14 août 2018

Genève après l’agression : cités, moulin à vent et récupération politique

Si l’agression en vieille ville de Genève est choquante et insupportable, la suite qui lui est faite crée un malaise. Avant même de connaître les détails de cette bagarre, où cinq femmes ont été blessées (dont une une dans le coma), le discours victimaire est mis en avant.


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Il s’agirait de violence faite aux femmes. C’est du moins l’hypothèse de madame Von Arx, députée féministe PDC, et de Caroline Dayer, autre tête du féminisme dogmatique en Suisse romande. Les deux femmes ont été interviewées à la télévision sans que la présentatrice ne montre la plus élémentaire distance journalistique. La RTS est la voix du féminisme radical.

Madame Von Arx insiste sur les droits des femmes (qui sont simplement les Droits de l’Homme) et sur celui en particulier de s’habiller comme elles en ont envie. Pourquoi ce point en particulier? Elle oriente d’emblée l’agression vers une explication que rien à ce jour ne suggère. Au passage, s’habiller comme elles ont envie, pourquoi pas, mais alors, suivant ce que cette envie leur suggère, elles feraient bien de prendre des gardes du corps.

Car le monde est comme il est. De même qu’il y a des criminels, certains hommes n’arrivent pas à se gouverner quand une jeune femme affiche une tenue exposée, très dénudée ou provocante. C’est ainsi et les imprécations des divas féministes n’y changent rien. En disant cela madame Von Arx envoie probablement des jeunes femmes au casse-pipe. C’est irresponsable de sa part (même les hommes ne sortent pas partout n’importe comment).

Cela voudrait dire que l’agression s’est produite parce que les victimes sont des femmes, et que les agresseurs voulaient casser de la nana, délibérément, explicitement. Ce que rien ne démontre en l’état des informations.

Il faut dire que dès l’annonce les titres étaient suggestifs. Il était question de cinq femmes agressées par des hommes, ou par un groupe d’hommes. Dans l’ambiance actuelle de nos sociétés ces titres laissaient entrevoir une éventuelle guerre des sexes et une agression ciblée. Ce que les féministes ont amplifié et affirmé comme une vérité.

Or les quelques témoignages diffusés dans différents médias ne laissent pas entendre cela.

 

 

geneve,agression,femmes,guerre des sexes,annemasse,délinquants,von arx,caroline dayerBanlieue

« En sortant, vers 4h30 du matin, elle descendait les marches qui mènent place des Trois-Perdrix quand tout à coup les jeunes garçons, qui marchaient derrière elle, lui ont mis un coup. Comme ça, pour rien. »

« J’ai vu un groupe de cinq ou six femmes rejoindre tranquillement le parking situé en haut de la rue Frank-Martin, elles n’étaient pas avinées». Cette retraitée indique que soudain une insulte a fusé et que «l’une d’elles est revenue sur ses pas». Les autres seraient venues l’aider. Ensuite, cela a dégénéré, «chacun tapait sur chacun. »

On ignore donc à ce moment la raison de l’altercation. Cependant le Matin dimanche du 12 août a enquêté plus avant et relate en page 9 un témoignage concernant l’un des assaillants:

« … l’homme avec qui elle a discuté était âgé de 20-22 ans maximum. Il était Maghrébin, métis, détaille-t-elle. (…) C’était le cliché du mec de cité. Le jeune homme était accompagné d’au moins trois amis au profil similaire, d’après elle. … il était un peu alcoolisé et (…) se montrait entreprenant avec les femmes. Il est venu nous parler, c’était de la drague à deux balles. Il était insistant mais pas agressif. »

La banlieue d’Annemasse traîne une triste réputation, style mauvais garçons et gangs. Si cette hypothèse trouve confirmation, cela fera désordre à Genève, où la question des frontaliers et des bandidos venus de France fait partie des sujets sensibles. Les personnes d’origine arabo-musulmane vont encore en prendre plein la figure.

Pourtant les délinquants ne sont qu’une petite partie de ces populations, comme les délinquants de souche ne sont qu'une petite partie des populations d’origine européenne. Une minorité. Mais voilà, les minorités font aujourd’hui la loi, ou presque, dans nos sociétés.

Il s’agit peut-être d’une agression raciste, anti-blancs, ou contre les « riches » genevois, et non spécifiquement contre les femmes. Les manifs de soutien « aux femmes » n’auraient-elles servi qu’à écarter délibérément le sujet du racisme et de la banlieue d’Annemasse?

 

 

geneve,agression,femmes,guerre des sexes,annemasse,délinquants,von arx,caroline dayerMoulin à vent

Les Jeunes socialistes Suisses ont organisé d’autres manifestations dans quatre villes de Suisse, toutes sur le thème de la violence faite aux femmes. La pêche aux électeurs (et aux électrices) bat son plein!…

Un peu comme pour le Je suis Charlie, les féministes utilisent le slogan: Violence contre une, violence contre toutes. J’ai donc détourné ce slogan partial et communautariste (image 3).

Car qui soutient les hommes agressés? Personne. Pourtant, rien qu’à Genève:

un policier dans le coma cette semaine;

un homme agressé avec un tabouret au début juin, avec pronostic vital engagé;

un petit commerçant agressé au couteau au début juillet;

un fêtard gravement blessé et dans le coma après le feu d’artifice de 2017;

un passant blessé de plus de 10 coups de couteau (pronostic vital engagé) en décembre 2017.

Le point commun de ces agressions: ce sont des hommes qui en sont victimes. Le second point commun: aucun des manifestants, aucune des manifestantes de ces dernier jours, n’avait alors exprimé son indignation dans la rue, ni dénoncé la violence faite aux hommes. Ça ne doit pas être important. La violence semble plus acceptée de ce côté-ci.

Personne ne peut aujourd’hui affirmer que l’agression était une violence déterminée, pensée, sélectionnée, contre les femmes. À part le fait, peut-être, qu’il était plus facile aux voyous de s’en prendre à plus faibles qu’eux. C’est un rapport de force. De ce point de vue, chapeau aux jeunes femmes qui ont pris des risques pour aller défendre la première agressée.

Quant aux appels de madame Von Arx, dignes d’un moulin à vent, et selon qui l’État doit en finir avec la violence faite aux femmes, c’est pour la forme. Forfanterie et paroles inutiles, dans la mesure où l’État fait déjà ce qu’il peut. Personne ne peut prévoir qu’un homme ou une femme passe d’un comportement banal à un déchaînement criminel.

Alors, violence faite aux femmes? Cette hypothèse laisse un malaise, elle ne colle pas avec ce que l’on sait à ce jour. Par contre une chose est certaine: Von Arx et compagnie n’ont pas à communautariser la violence de rue. Le thème de la violence n’est pas la propriété privée des féministes. Elles n’ont aucune juste raison pour utiliser ces jeunes femmes agressées comme des prétextes politiques ou dogmatiques. 

 

 

 

15:57 Publié dans Divers, Féminisme, Politique, société | Lien permanent | Commentaires (34) | Tags : geneve, agression, femmes, guerre des sexes, annemasse, délinquants, von arx, caroline dayer | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Merci pour vos propos riches, adéquats et nuancés.
Je suis frappée actuellement de la façon dont des groupes, des individus, des médias ou des dirigeants lancent vite des mots-clefs, sans chercher à capter ce qui a animé les événements ou les déclarations, puis continuent leurs déclarations avec des décrets ou des jugements.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 14 août 2018

Exactement Marie-France. Capter ce qui a animé les événements, selon chaque situation, devrait être une sagesse appliquée.

Écrit par : hommelibre | 15 août 2018

Des suspects identifiés, selon le 20 minutes:

"... la majorité des auteurs présumés a été identifiée, indique mardi le Ministère public genevois, revenant sur une information de la «Tribune de Genève». Il s'agit de ressortissants français domiciliés en France voisine.

Selon nos informations, cinq personnes sont recherchées. D'après une source policière française citée par le quotidien genevois, il s'agirait de «petites frappes» et non d'individus appartenant à la «grande criminalité»."

https://www.20min.ch/ro/news/geneve/story/Deux-suspects-identifies-apres-le-tabassage-24869313

Écrit par : hommelibre | 15 août 2018

Le Blick nous donne le témoignage (complet cette fois et non pas de la version tronquée de la RTS, de la Tribune et du Matin) de la femme qui était sur place:

https://www.blick.ch/news/schweiz/westschweiz/frau-in-genf-ins-koma-gepruegelt-kommen-die-schlaeger-aus-frankreich-id8716539.html

Le passage important est ce dernier:

Die Genferin beschreibt den mutmasslichen Täter als 20 bis 22-Jährigen mit maghrebinischen Wurzeln. Er sei «ein bisschen muskulös» gewesen und habe blondierte Haare gehabt. Er habe dem Klischee des «mec de cité» entsprochen – in Frankreich eine Art städtischer Macker. Sie ist sich sicher: «Er kommt auf jeden Fall nicht aus Genf.»

A quand un article équivalent à la RTS, dans la TdG, le Matin? On peut toujours rêver. Mentir par omission est toujours mentir, donc c'est une forme de FAKE NEWS de la part de la RTS, de la TdG et du Matin. Hilarant et aussi pathétique quand on pense que ces derniers se présentent toujours en grands pourfendeurs de fake news. Cela s'appelle de la manipulation!

Écrit par : Dumur L. | 15 août 2018

@ HL

ça me fait penser aux événements de Cologne.

https://www.youtube.com/watch?v=dgL8cdGObgI

écouter à 4 mm 53.

" c'est de la faute des hommes"

Écrit par : leclercq | 15 août 2018

Bonjour Homme Libre, après chaque agression on donne la parole aux victimes, ce qui est en effet un premier pas indispensable, mais ne serait-il pas vraiment très intéressant d'avoir aussi des conversations approfondies avec les agresseurs et de nous faire parvenir les conclusions des personnes compétentes?
Connaître le pourquoi serait la seule manière d'essayer d'y remédier.

Je parle ici de toutes les agressions, en général. Souvent l’alcool est mentionné, mais toute personne ivre ne se transforme pas en énergumène.
Ce manque de respect de l'autre, qui semble croître, d'où vient-il?

Bonne journée.

Écrit par : Colette | 15 août 2018

C est très sage ce que @Mme Colette dit:"(...)Je parle ici de toutes les agressions, en général. Souvent l’alcool est mentionné, mais toute personne ivre ne se transforme pas en énergumène(...).

Un énergumène n est il pas celui qui se livre à des mouvements excessifs d’exaltation, de colère, qui parle et s’agite avec violence extrême qui pourrait être gratuite?

Fait est que je me permette d ajouter les drogues à l alcool et surtout la mauvaise éducation et l inconscience immature de la conséquence de ses propres actes sur lui et sur la victime, certes.

Savez vous que l homicide sans pré-médiation coûte 30 ans de prison ferme et avec pré-médiation la prison ferme à vie?

Bien à Vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 15 août 2018

@ Colette

il vient de là

"La femme constitue l'enjeu le plus important du
groupe, et même de tout groupe. C'est ainsi que le voile
se retrouve utilisé pour susciter les vocations et recruter
d°autres voiles. On voit là comment L’article 9 de la
Convention de sauvegarde des droits de L’homme et des
libertés fondamentales, qui a été pensée à L’origine pour
protéger les individus en leur garantissant «la liberté de
manifester [leur] religion ou [leur] conviction individuel-
lement ou collectivement, en public ou en privé, par le
culte, L’enseignement, les pratiques et L’accomplissement
des rites ››, est détoumé, dans les faits, en moyen légal
de placement sous tutelle d'êtres humains.
Je me souviens d'une période en Algérie - cela n'a
pas du tout toujours été le cas _ où porter dans la rue
un simple décolleté pouvait déclencher des insultes dans
le meilleur des cas, et même parfois des jets de pierres.
Le port d'un jean ou de tout pantalon qui pouvait être
jugé serré, a fanion' lorsqu”il n'était pas dissimulé sous
une longue chemise, mettait la pauvre malheureuse à la
merci de mains baladeuses, en pleine rue. L'agression
était perçue comme normale. «Fallait pas chercher» :
cette sentence, on l'entend désormais sur le territoire
français.
Toute prérogative identifiée par le groupe, selon ses 'l
usages, comme appartenant aux hommes fait courir '
aux femmes qui se Parrogent le risque d'être prises r
pour des « putes ››. Entrer dans un café; fumer une
cigarette; aller au ciné... Ces situations banales sont
réservées aux hommes. À moins de revendiquer le
statut d°adulte, les femmes, si elles souhaitent avoir la
paix, doivent se soumettre. D'où le slogan «Ni putes, *'
ni soumises ››, qui ne signale absolument pas une évo-
lution interne à la société française comme cela a été
souvent dit, mais les conséquences de l'importation
en France de modalités sociales d'autres sociétés. La }
!
société française ne vit plus à une telle heure, si tant
est qu'elle y ait jamais vécu.
Ce qui est à bien des égards surréaliste, c'est que *
certains territoires français soient désormais tenus
sous cette loi ségrégationniste : « Monique, ensei-
gnante à la retraite, avait voulu y prendre un café :
“Il n”y avait que des hommes qui me regardaient,
comme si je n°étais pas à ma place. ]'ai trouvé ça
insupportable. Sur le trajet du métro, je me suis
aperçue que toutes les terrasses étaient mascu-
lines*.” ›› Ou encore : « C'est parfois difficile d'oser
entrer et s'asseoir, c'est un vrai engagement. ›› Il
faut bien se rendre compte de ce à quoi certaines
femmes en sont rendues en France : oser entrer dans
un café! Les situations décrites dans cet article, je
les ai touchées du doigt, mais de l'autre côté de la
Méditerranée. .
Lorsque j'étais lycéenne, sitôt les portes du bus
ouvertes, nous nous ruions contre les parois pour y
plaquer nos fesses, tandis que nous posions très vite
nos cartables devant nous pour protéger notre inti-
mité. C”était un cauchemar que de se vivre continuel-
lement comme une proie potentielle. Il y a quatre ans,
tandis que les images des yeux fiévreux de beaucoup
d°hommes massés sur la place Tahrir, au Caire, défi-
laient sur nos écrans, à l'heure des journaux télé-
visés, ce sont ces images qui sont remontées à ma
mémoire. Cela créait un douloureux contraste avec les
propos creux que déversaient journalistes, politiques et
pseudo-experts au sujet d°une prétendue quête éper-
due de liberté. Selon eux, nous assistions en direct à
l'éclosion des bourgeons du printemps. La suite est connue
Les mères contre la femme
Ce qui peut parfois sembler incompréhensible,
c'est le rôle que les mères jouent dans l°asservisse-
ment de leurs filles, ce qui perpétue le processus. Là
aussi, de nombreuses études existent qui permettent
de mieux comprendre. Les mères jouent leur place
au sein du groupe. Elles ne sont pas nécessairement
les alliées de leurs filles, qui représentent un dan-
ger pour la position sociale de leur mère. Pour les
sociologues Horia Kebabza et Daniel Welzer-Lang,
les mères assurent un rôle de dressage : «La question
du contrôle des femmes par les hommes n'est pas seu-
lement une affaire privée, c'est un acte social dont les
hommes ont à répondre devant leur communauté tout
entière. Il existe une pression sociale sur les hommes
qui ne savent pas “tenir leurs femmes", et par ricochet
sur les mères qui ne savent pas “tenir leurs filles”. Ce
sont les mères, véritables agents de “dressage”, qui
sont chargées de ce travail. ››
C'est pourquoi, là aussi, les approches simplistes
qui se focalisent sur la seule aide aux femmes, laissant
de côté les pères et leurs fils, étaient d”avance vouées
à l'échec. C'est dans le rôle attribué aux garçons,
donc dans la question culturelle et identitaire, qu'il
convient de chercher l'une des principales sources
de l'écart extrêmement important que l°on observe
entre la réussite scolaire des filles et celle des garçons,
qui se reflète sur les taux de chômage. Se focaliser
sur des conséquences tout en refusant systématique-
ment d'analyser les sources est on ne peut plus stérile.
Si ce sont des hommes qui sont les gardiens du temple,
les geôliers se trouvent être en l'occurrence le plus sou-
vent des geôlières. On en trouve une bonne illustration
dans les cérémonies de mariage, où les femmes dansent
ensemble avec le drap maculé du sang de l°hymen de la
mariée qui vient d”être déflorée. Tout le monde attend le
drap, dans un moment de tension, sachant exactement
ce qui en cet instant est en train de se dérouler derrière
la porte ; et c'est cette même société qui considère simul-
tanément que la femme doit se voiler pour des raisons
qui ont trait à la pudeur et à la dignité.
Les normes culturelles ont ceci de puissant qu'elles
échappent à toute jauge universelle, pour la simple raison
que la rationalité n'est pas absolue. Adolescente, j'étais
choquée par ce spectacle. Mes copines et les femmes
riaient à gorge déployée. Tout leur semblait normal. En
effet, tandis que je pensais aux individus, elles pensaient
au regard du groupe. L'honneur était sauf. Il convenait
donc de rire et de danser. Plus tard, certaines de mes
amies ont, elles aussi, sacrifié au rite alors que je savais
pertinemment qu”elles avaient, comme nous disions à
l”époque, fait les quatre cents coups 5 mais peu importe, à
leurs yeux, l'essentiel n'était pas de s'assumer, de devenir
libres, mais de continuer dӐtre admises par le groupe.
Alors, celles qui en avaient les moyens s'offraient un
voyage à l'étranger pour se faire reconstruire un hymen.
Pour les autres, les discussions allaient bon train quant
aux subterfuges auxquels elles avaient bien pu recourir.
Aujourd’hui, sur le territoire français, des structures et
associations aident des filles de l'immigration à continuer
de perpétuer la mascarade au lieu d°assumer leur choix
de vie. Lors d'une réunion, une collègue demande à une
responsable d'association venant en aide aux femmes de
s°exp1iquer sur ce point précis. Alors que nous avions
affaire à une Française de souche inscrite dans la lignée
des mouvements féministes de libération de la femme
de Mai 1968, elle répondit qu”il fallait bien aider ces
filles, faute de quoi elles subiraient les foudres de leur
famille. Ces féministes auraient aussi bien pu choisir
d'aider ces filles à assumer leur vie plutôt que de tricher,
ce que les Occidentales ont su faire. Beaucoup des fémi-
nistes d”aujourd'hui se sont muées en idiotes utiles d”une
machine infermale qui lamine les progrès et conquêtes, ô
combien salutaires, de leurs aînées. Ces femmes ne sont
plus l'avenir de l'homme - ne serait-il qu'occidental -
que chantait Jean Ferrat; elles en sont les fossoyeuses.
L'ethnologue Camille Lacoste-Dujardin a étudié de
près le rôle joué par les mères, et en particulier par
les mères de garçons, au sein du modèle familial du
Maghreb. Son analyse' est sans appel; être mère d°un
garçon permet non seulement de posséder affectivement
et de régenter son fils, mais aussi d°assujettir ensuite la
femme qu°il prendra pour épouse. Ce phénomène est des
plus classiques au Maghreb. Les filles sont étroitement
surveillées et dominées d”abord par leur mère, avant de
passer sous L'autorité de leur belle-mère. Il existe une
véritable terreur de la belle-mère. La dimension de mère
cannibalise celle de femme. Nous sommes bien dans une
situation où ce sont les femmes qui participent active-
ment au malheur des femmes."

trêve de plaisanterie, certaines populations sont entachées d'une image d’associabilité. donc être raciste c'est tenir compte de cette image d'associabilité.

"Les populations entachées par cette image d'associabilité
doivent réaliser qu'elles prendraient les mêmes distances
vis-à-vis des Français de souche si ces derniers adoptaient
le même mode d'expression. Les Français ne connaissent
pas dans le détail, et c'est naturel, les cultures autres que la
leur. Ils ne disposent donc pas de grilles de décodage suffi-
samment fines pour leur permettre de différencier chaque
individu de son groupe d'origine et le saisir en tant qu'in-
dividualité. Aussi se protègent-ils en préférant se tenir à
l'écart de tous ceux qui appartiennent à un groupe dont les
attitudes leur apparaissent comme menaçantes.
Ces grilles de décodage s'élaborent au cours du temps,
au travers des connaissances acquises grâce aux informations
que l'on recueille par le biais d'une multitude de canaux : la
lecture, les médias, le cinéma, et bien entendu l'expérience
du vécu quotidien des contacts avec les autres. Notre propre
psychologie et notre système de valeurs, hérités en grande
partie de notre culture, sont utilisés pour situer les autres
par rapport à soi. L'autre est constamment référencé par
rapport à nos propres critères d'évaluation. Ainsi, on ne
peut pas ne pas situer l'autre par rapport à soi. Cette consta-
tation est une donnée première de la réalité interhumaine. Le
résultat de l'identification de l'autre intervient et oriente tout le
processus de la communication avec cet autrui . Ce proces-
sus n'est donc pas propre aux Français; il est spontanément
mis en branle par tous les êtres humains sur terre. Il est un
fait que les comportements et les moyens d'expression très
éloignés de ceux que valorise la culture française exposent
leurs auteurs à une réprobation unanime qui se conclut par
une sanction, cette dernière pouvant aller jusqu'au rejet pur
et simple."

"Depuis tant d'annees que des crispations se font sentir,
les gouvernements successifs ont refusé de travailler à rassu-
rer les Français. On est au contraire parti du postulat que les
Français étaient potentiellement des racistes primaires , et
on a abondé dans la création d'une panoplie de mécanismes
et d'organismes pour leur faire la guerre. Les mots qui ont
été choisis ont leur importance. On parle de Haute Auto-
rité de lutte contre les discriminations. On planifie des
campagnes de communication pour sensibiliser et encou-
rager les potentielles victimes de discriminations à por-
ter plainte. Or, dans l'imaginaire collectif, qui dit lutte
dit ennemi ; qui dit victime dit « bourreau . Ainsi, on
stigmatise les Français en les érigeant ofliciellement au rang
d'ennemis ou de bourreaux."

"Aujourd'hui, les Français ont peur. Ils se sentent en insé-
curité quant au respect de ce qui fonde leur identité. À
leur défense de tout ce qui participe de cette identité, on
attribue désormais l'étiquette de raciste . Les Français ne
se sentent plus protégés ni par leurs institutions, ni par leur
classe politique. Or, le premier des besoins primaires est jus-
tement la sécurité. Satisfaire ce besoin doit donc s'inscrire
dans les priorités de tous nos gouvernants, quelle que soit
leur teinte politique.
Lorsqu'ils craignent d'être inquiétés, les Français déve-
loppent pour se défendre des stratégies personnelles d'évi-
tement qui sont autant de réflexes naturels de protection.
Refuser de décrypter les causes de leur comportement et ne
pas travailler à trouver les moyens de les rassurer les pousse
à se refermer chaque jour davantage sur eux-mêmes."

donc vous comme tous les français vous êtes concernés par une insécurité venant de populations immigrées non intégrés, donc à vous lire malgré celà, vous n'avez aucun évitement aucun réflexe naturel de protection.

donc pour clamer que vous n'êtes pas raciste, vous avez un fonctionnement anormal.

"Alors qu,on aurait dû aider les migrants et leurs descen-
dants à assimiler la portée des enjeux de l”insertion, on a
préféré et on continue de préférer exiger des Français des
concessions non négligeables vis-à-vis des fondamentaux de
leur société. Encouragées par l”inconscience d'associations
qui leur voulaient pourtant du bien, et parla démagogie de
partis politiques qui courtisaient leurs suffrages électoraux,
les populations issues de l'immigration ont alors commencé
à se dresser contre les Français. Cela n'a fait qu'engendrer
l`hostilité des Français de souche à leur égard. Ainsi, au lieu
de travailler à transformer les Français en alliés de l'inser-
tion, on en a petit à petit fait des résistants à l'insertion des
nouveaux arrivants. "

"La pression exercée par les associations et les collectifs
de toute nature ne laisse en effet souvent aucun choix à
nos gouvernants. Ces derniers finissent le plus souvent par
plier, car l”opinion publique est elle-même sentimentale-
ment manipulée et devient rongée par le remords et la mau-
vaise conscience. Elle exerce alors à son tour une pression
sur l'État et l'amène à des prises de décisions qui défient les
règles de bon sens et de sagesse."

" La France a pensé que la dimension
«sujet ›› pouvait être imposée de l”extérieur par l'octroi de
papiers d'identité. Le travail d'associations et d'avocats
qui se sont, tout au long des vingt dernières années, spé-
cialisés dans l'identification des failles du système social
et juridique français a sans cesse renforcé la dimension
«ayant droit ›› au détriment de la dimension «sujet ››. Loin
d'aider les migrants à appréhender l'ensemble des ques-
tions liées à une intégration, cette approche a en réalité
travaillé à leur malheur. "

"Dans cette phase de résistance, la négociation est per-
manente. Comme un enfant avec l”autorité parentale,
les migrants et leurs descendants testent régulièrement la
société d'accueil pour en éprouver les limites. Tant que les
parents ne trouvent pas comment clairement leur indiquer
les limites à ne pas franchir, les enfants connaissent un
sentiment de puissance qui grandit à chaque victoire; jus-
qu”au jour où les parents se trouvent dépassés, leurs enfants
ayant pris l'ascendant sur eux. Cette situation est certes ter-
rible pour les parents qui la vivent. Elle l°est encore bien
davantage pour leurs enfants, car ils perdent ainsi ceux qui
auraient pu, et qui auraient dû, leur servir, à l”image des
jeunes arbres, de tuteurs pour bien grandir. Cette situation,
c'est celle dans laquelle nous nous trouvons. La République
a été testée. Elle a tout accepté : son hymne a été conspué,
ses institutions, l'école et les représentants de la force publi-
que attaqués, l’enseignement d’une partie de ses program-
mes scolaires a été refusé... La République a sans cesse
reculé, signifiant ainsi sa faiblesse, et renforçant jour après
jour le sentiment de puissance de ceux qui la restaient. Elle
signifiait ainsi que tout pouvait être transgressé. Elle porte
la responsabilité d’avoir laissé les nouvelles générations de
l'immigration šengager dans une voie qui ne pouvait que
générer leur mise au ban de la société."

"l'évolution des êtres s'effectue toujours dans le sens de
la minimisation des coûts, c'est-à-dire que l'être humain
cherchera toujours à privilégier l'issue qui lui permettra de
satisfaire les commandements de celui qui exerce sur lui la
plus forte pression, cela dans l'optique de diminuer l'in-
tensité de la tension qu'il subit. Lorsqu'il est soumis à des
tensions culturelles extrêmes, le sujet construit son iden-
tité en privilégiant l'économie de moyens . Si la commu-
nauté d'origine exerce un contrôle extrêmement strict sur
ses membres, tandis que, dans le même temps, la Républi-
que se montre flexible, compréhensive, accommodante, il
est naturel que les jeunes générations de l'immigration se
raccrochent de plus en plus aux racines de leurs ancêtres
biologiques, et s'éloignent de ce fait chaque jour davantage
de l'insertion dans la société française. Ces jeunes généra-
tions risques beaucoup plus en n'observant pas le système
de valeurs et les codes de leurs groupes d'origines qu`en se
révoltant contre le modèle républicain.
Il apparaît d'ailleurs systématiquement, aux yeux des
jeunes générations issues de l’immigration, qu'il n'y a rien
à perdre en défiant les lois de la République.Cela est très
préoccupant. Si le sentiment de peur lié à l'éventualité de
la perte d'un statut ou d'avantages matériels a un effet dis-
suasif, le sentiment d'impunité n'empêche pas le passage à
l'acte délictueux, il peut même l'encourager si celui-ci pro-
cure un avantage. Ce cas extrême est illustré par l’empri-
sonnement, qui n'est plus vécu comme une sanction, mais
au contraire comme un élément de valorisation au sein du
groupe. La prison symbolise le courage d'avoir su affronter
l’adversaire «République française ››.
Tant qu'elles ne percevront pas qu'elles ont encore quel-
que chose à perdre, les jeunes générations issues de l'im-
migration continueront d'être à la merci de leurs pulsions
destructrices. Tant qu'ils ne percevront pas ce qu'ils ont à
perdre à les laisser se marginaliser en défiant la République,
leurs parents n'assumeront pas leurs responsabilités vis-à-vis
de ces dernières, ni vis-à-vis de la société. Nous voyons là
à quel point l”attitude adoptée par la République n'est pas
neutre, et va au contraire orienter la trajectoire empruntée
par les jeunes générations pour se construire, avec toutes les
conséquences que cela induira pour l’individu lui-même et
pour la société tout entière.
Pour développer les efforts et les concessions nécessaires
à l'insertion, il faut en saisir l'utilité, ou sentir que la non-
insertion revêt un caractère risqué. Pourquoi s'astreindre à
ce qui est ressenti comme une contrainte lorsque l'on sait
que la non insertion ne présente aucun risque?
Pour que les enfants des banlieues se réinvestissent à
l'école malgré l’opposition que leurs ascendants nourrissent
bien souvent à son égard, il est indispensable qu'il n'existe
plus autour d’eux aucun modèle de réussite où l'on puisse,
en particulier, gagner de l'argent sans grand effort tout en
étant protégé par une impunité quasi totale, puisque la pri-
son n'est pas une sanction efficiente. De plus, lorsque la
prison n'empêche pas le délinquant ou son entourage de
profiter du fruit de ses activités illicites, cela mérite bien d'y
séjourner un peu; «le jeu en vaut la chandelle ››. Que l, État
ait été si long à réagir face à la propagation des réseaux
d'économie souterraine, des vols à l'arraché ou des vols
à la portière a été très lourd de conséquences. Dans une
telle conjoncture, c'est un terrible fourvoiement que de
penser que le modèle de réussite par l'école républicaine,
à savoir travailler beaucoup et longtemps sur les bancs de
l'école pour recevoir plus tard un salaire, ait une quelcon-
que chance de constituer un attrait. Assécher l”économie
parallèle permettra le développement d`une motivation qui
conduira au développement des efforts incontournables
our a rendre tout métier.
J’avais au début de ce livre abordé le fait que les rêves
des parents pour leurs enfants étaient souvent déconnectés
de la réalité, et que le chemin qui devait conduire à ces
rêves n'était qu'exceptionnellement balisé par les adultes.
La méthode pour atteindre la réussite n'est donc pas tou-
jours centrale dans l’appréciation de cette réussite. De plus,
les critères d'appréciation de la réussite ne sont pas non
plus nécessairement les mêmes que dans la société française.
Pour qui est issu d’une société pauvre, réussir, c'est avoir
beaucoup d’argent. Cela ne signifie pas nécessairement
travailler, au sens classique du terme. La symbolique du
mot «travail» n’a absolument pas la même résonance dans
toutes les sociétés. C’est au demeurant celui qui réussira le
plus vite avec le moins d'efforts qui sera parfois considéré
comme le plus futé, c'est-à-dire le plus intelligent.
La société française est encore très loin du modèle de
société qui saurait être jugé acceptable par nombre de ses
migrants. Elle n'est donc qu’au début des demandes de son
adaptation. Son attitude freudienne (compréhension, jus-
tification et mansuétude) est systématiquement interpré-
tée comme un signe de faiblesse par tous ceux qui ont été
éduqués dans une culture privilégiant les attitudes et les
modes de communication basés sur l’autorité et le rapport
de force. Plus elle sera perçue comme accommodante, plus
les demandes d'accommodation afflueront, obligeant de
fait l'individu d'origine étrangère à se plier aux lois dictées
par son groupe d’origine, et non plus à celles que dicte la
République. Une République faible ne sera d’aucun secours
pour l'immigré confronté au processus d’insertion, et à plus
forte raison à celui de l’intégration.
L’engagement de la République à faire respecter ses fon-
damentaux soutient et guide, par ailleurs, ceux qui hésitent,
ceux qui titubent face aux difficultés de l'acceptation d'une
identité différente de celle de leurs ancêtres biologiques.
Plus la République sera forte, plus elle sera en mesure de
donner force et courage à ceux qui souhaitent l'intégrer, car
c'est elle qui assumera, face à son groupe d’origine, la res-
ponsabilité de l,adaptation de l'individu dans le processus
d’insertion, puis dans celui de l’intégration. Plus la Répu-
blique sera faible et le montrera, plus l”individu se trouvera
dans l’obligation de la sacrifier.
C’est à l’État qu'incombe la responsabilité de trouver le
moyen de faire triompher le respect de ses fondamentaux,
et en particulier ceux des droits de l'homme. Sans une assu-
qu incombe la responsabilité de trouver le moyen de faire
triompher le respect de ses fondamentaux, et en particulier
ceux des droits de l homme Sans une assu
rance de protection forte, incarnée par une République qui
assume ses responsabilités, beaucoup ne sauront pas fran-
chir le pas d’une insertion, et encore moins d'une intégra-
tion, dont le coût peut se révéler dissuasif. La République
ne doit plus fermer les yeux ou les détourner, pour simuler
n'avoir rien vu. Elle se doit de toujours rester aux côtés des
« faibles ››, et de les protéger en étendant sur eux le manteau
de ses valeurs fondamentales.


extraits d'un livre de Malika sorel sutter

Écrit par : leclercq | 15 août 2018

Excellent blog Hommelibre !

Mme Von Arx-Vernon n'est pas une inconnue dans la défense des personnes maltraitées !

Le secret de l'instruction existant, nous ne saurons sans doute jamais ce qui s'est réellement passé.

La violence a toujours existé, qu'elle soit physique ou verbale, nous devons accepter qu'elle fasse hélas partie de notre quotidien tant dans la sphère privée que dans les lieux publics.

Les hommes comme les femmes en sont victimes ici comme ailleurs dans le monde.

Écrit par : Lise | 15 août 2018

@ Lise

"La violence a toujours existé, qu'elle soit physique ou verbale, nous devons accepter qu'elle fasse hélas partie de notre quotidien"

cette violence là est le fait de descendants d'immigrés, pas intégrés Malika Sorel Sutter explique très bien pourquoi. c'est pas la peine de noyer le poisson et d'avoir des réponses comme les cruches dans le débat avec Eugénie Bastié.

" surtout la mauvaise éducation"

pére éjectés du foyer suite à une séparation où n'ayant plus le droit de jouer leur rôle, les féministes ont fait voter des lois pour ça voir la Suéde

http://in-nocence.org/public/read.php?3,3651

http://www.slate.fr/monde/83599/suede-generation-education-enfant-roi

http://blog.lefigaro.fr/education/2011/04/sos-enfants-battus-et-societe-a-la-derive.html

http://www.hommedaujourdhui.ca/jean_gabard.htm

Écrit par : leclercq | 15 août 2018

@ Leclercq : je n'ai pas lu en entier le texte que vous indiquez ayant relevé que l'on parlait de la France, même si l'on peut y faire un rapprochement.

Ayant travaillé dans des études d'avocats, il n'y a pas que des descendants d'immigrés et d'immigrées qui cognent, tabassent, tuent, etc.. il y a aussi des suisses et des suissesses.

Et je vous cite " ... d'avoir des réponses comme les CRUCHES dans le débat avec Eugénie Bastié."

Définition de cruche selon le Larousse : 1) Vase à large panse, à anse et à bec; son contenu; 2) personne stupide = moi je suppose ?

Écrit par : Lise | 15 août 2018

@ Lise

" il n'y a pas que des descendants d'immigrés et d'immigrées qui cognent, tabassent, tuent"

il n'y a pas que mais comme par hasard c'est la grosse majorité.

il y a quand même un gros problème de ce coté là, Malika Sorel Sutter l'explique très bien au-dessus. 15% de la population française et à Roanne j'habite à coté plus de 70% de cette origine.

" Il était Maghrébin, métis, détaille-t-elle. (…) C’était le cliché du mec de cité. Le jeune homme était accompagné d’au moins trois amis au profil similaire, d’après elle.

extrait du billet d'HL, et apparemment dans le cas qui nous concerne aussi.

et dans le débat que j'ai mis au-dessus être dans le déni de réalité comme les intervenantes au débat je maintiens ce sont des cruches, et je pèse mes mots pour rester poli. en réalité les féministes défendent les immigrés contre vents et marées parce que ce sont des victimes comme elles, victimes de quoi on sait pas.

"Aujourd’hui, sur le territoire français, des structures et
associations aident des filles de l'immigration à continuer
de perpétuer la mascarade au lieu d°assumer leur choix
de vie. Lors d'une réunion, une collègue demande à une
responsable d'association venant en aide aux femmes de
s°exp1iquer sur ce point précis. Alors que nous avions
affaire à une Française de souche inscrite dans la lignée
des mouvements féministes de libération de la femme
de Mai 1968, elle répondit qu”il fallait bien aider ces
filles, faute de quoi elles subiraient les foudres de leur
famille. Ces féministes auraient aussi bien pu choisir
d'aider ces filles à assumer leur vie plutôt que de tricher,
ce que les Occidentales ont su faire. Beaucoup des fémi-
nistes d”aujourd'hui se sont muées en idiotes utiles d”une
machine infermale qui lamine les progrès et conquêtes, ô
combien salutaires, de leurs aînées. Ces femmes ne sont
plus l'avenir de l'homme - ne serait-il qu'occidental -
que chantait Jean Ferrat; elles en sont les fossoyeuses."

le monde de la justice auquel vous avez appartenu a sa part de responsabilité dans le désastre actuel.

"La violence a toujours existé, qu'elle soit physique ou verbale, nous devons accepter qu'elle fasse hélas partie de notre quotidien"

vous faites bien dans le déni de réalité là, où je me trompe,

pour les suissesses qui se sont fait tabasser, leur seul tort est de n'avoir pas eu une attitude à raser les murs comme font toutes les femmes dans les banlieues françaises.

Écrit par : leclercq | 15 août 2018

@ Leclercq

Vous devriez expliquer ça à Michel Sommer qui semble avoir oublié ce que sont les statistiques!

http://andrenaef.blog.tdg.ch/archive/2018/08/13/aux-jeux-de-berlin-une-europe-ouverte-et-joyeuse-293641.html#c516657

On se demande comment un soi-disant intellectuel peut faire un tel raccourci. Ses propos sont, si je ne me trompe pas, un sophisme

Écrit par : G. Vuilliomenet | 16 août 2018

@ Leclerq : vous me "qualifiez de cruche" sans me connaître mais seulement sur un post !!!

Écrit par : Lise | 16 août 2018

Colette,

Votre suggestion est quelque chose à quoi je peux adhérer. Mais elle est délicate à réaliser. La crainte dune 'accusation de "soutenir les criminels" pourrait enrayer cette démarche, même si ce n'est pas l'intention.

Comment explorer le psychisme d'un délinquant ou d'un criminel? Dira-t-il la vérité, une vérité dont on puisse faire ensuite usage dans une perspective de prévention? Tenté en général de minimiser ou de nier des faits pour minimiser la sanction, le délinquant peut utiliser des éléments de langage qui ne sont pas son vécu profond. D'ailleurs, est-il capable de s'analyser?

Je pense qu'une telle démarche prendrait du temps, plus que celui de l'instruction, chaque étape de la prise de conscience demandant ce temps pour être intégrée et préparer la suivante.

Écrit par : hommelibre | 16 août 2018

Quelle dégradation relationnelle invraisemblable. A ce jeu là hommes et femmes sont responsables (la généralité). Mais en tant que femme j'ose dire que se sont les femmes les premières responsables.

Cette volonté depuis des décennies à vouloir être égale (qui à mon avis sous-entend même supérieure) a tout déstabilisé. Elles ont perdu bien plus qu'elles n'y ont gagné, et en plus elles ont fait perdre à leurs enfants mâles leur rôle primordial. Je parle que de l'occident, pas des autres cultures qui sont restées moyenâgeuses.

Elles sont entrées en politique, elles ont imposé ce laxisme-sexiste et n'ont pas compris que cela allait les perdre. Alors que les responsables en paient le prix, tant pis, mais le pire est qu'elles ont inversé des valeurs fondamentales; notamment que l'homme à une place, à sa place, et la femme une place à sa place. Et qu'est-ce que c'est peu important de savoir que celle de la femme serait un peu inférieure.
Aujourd'hui je mets ça en parallèle avec la police l'autorité -supérieure- c'est la même chose on ne la respecte plus, donc on a perdu toutes les nuances et plus personnes ne sait ce qu'est la hiérarchie et pourquoi elle est importante dans toutes communautés, nations, civilisations.

Cette anarchie est le signe de notre perte à tous.

Écrit par : Corélande | 16 août 2018

A-t-on des statistiques sur les violences faites aux femmes, par des hommes ou par des femmes. Je pense que ce serait assez intéressant de voir comment cela a évolué.

Ce qui suit va sembler hors sujet mais pas tant que ça, il y a un lien avec mes propos ci-dessus.

M'intéressant à ma généalogie, j'apprenais que des homonymes qui vivaient à l'époque de Napoléon sont morts "à son service" lors de la campagne de Russie. J'ai donc cherché à savoir si nous étions de la même famille. Pour cette raison j'ai lu un petit ouvrage écrit par Abram Nicole qui a appartenu à ce fameux bataillons des Canaris neuchâtelois. Il y raconte sa vie, celle des siens, de Neuchâtel et de la vie locale et dans les environs, Auvergnier, Colombier, etc... Bien entendu, il nous décrit les bals et les castagnes. A aucun moment il ne fait mention que des femmes y sont violentées, ce sont des affaires d'hommes.

Je vous invite à lire la prose du Toto Thévoz qui semble faire l'amalgame entre la violence "gratuite" contre les femmes et le machisme, le "virilisme" comme "valeurs" suisses. Une fois encore, la philosophie de Michel Audiard a de beaux jours devant elle.

Écrit par : G. Vuilliomenet | 16 août 2018

@ HL, nous sommes bien d’accord sur le côté délicat d'une telle entreprise.

Si, comme le dit Lise, les violences ont toujours existé, il me semble qu'il faut distinguer celles qui ont un but (vol, vengeance...) et la violence gratuite qui semble augmenter.
Ce manque de respect de l'autre dont je parlais. C'est sans doute là que parents, éducateurs, psychologues etc pourraient agir si des motifs clairs apparaissaient dans un rapport mensuel, annuel( et anonyme bien sûr)
Mais je suis probablement trop idéaliste...

Bonne fin de journée.

Écrit par : Colette | 16 août 2018

@ Colette

" parents, éducateurs, psychologue"

http://www.communautarisme.net/Violences-dans-les-banlieues-regarder-la-realite-en-face_a646.html

Il importe en tout premier lieu de prendre en compte ce que les éducateurs, les enseignants, les psychiatres observent depuis des années. Il existe un phénomène de bandes constituées de jeunes adolescents et de post-adolescents en situation d’échec et désocialisés, animés par le ressentiment et la haine à l’égard de la société et des institutions. Ces jeunes minoritaires sont désœuvrés et déstructurés ; ils ont perdu l’estime d’eux-mêmes et le sens du réel. Leur sentiment d’appartenance se limite souvent à leur quartier ou à leur immeuble. Leur langage colle aux affects et aux pulsions ; ils ne mesurent pas la portée de leurs actes et le sentiment de culpabilité est le plus souvent absent. Fascinés par les clichés sur la réussite et l’argent, ils vivent dans un univers où l’image est maître, et ils acquièrent des comportements de dépendance à l’égard des stupéfiants. Ils se réfugient dans des bandes machistes où les rapports de force dominent avec les phénomènes de caïds et s’enferment dans une sous-culture de la délinquance et du ghetto. Nombre d’animateurs, d’éducateurs sociaux, mais aussi d’enseignants se trouvent désemparés devant de tels individus perpétuellement agités, aux comportements asociaux et immaîtrisables. Ces jeunes ont une image dépréciative d’eux-mêmes qui peut se retourner en agression. Lors des nuits de violence, ils sont entrés dans une logique de destruction et d’autodestruction en s’attaquant aux quartiers où ils habitent.

Écrit par : leclercq | 16 août 2018

Ce qui est intéressant dans le cas du policier dans le coma, c'est que la TdG affirme que c'est un Suisse, ce qui est possible. Hélène Richard-Favre va encore plus loin, elle affirme que c'est un Suisse d'origine!

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2018/08/16/on-apprend-que-l-agresseur-presume-du-policier-desormais-sorti-du-coma-est.html

Écrit par : G. Vuilliomenet | 16 août 2018

Bonsoir

Il faut toutefois rappeler (concernant le policier) qu'il ne s'agit que d'un coup de poing, la victime a joué de malchance en ne tombant pas "bien"...

Pour le reste :-)

http://highexistence.com/images/view/history-of-humanity-by-milo-manara/

Écrit par : absolom | 16 août 2018

Bah oui! C'est vraiment pas grave, ce n'était qu'un simple coup de poing. On va passer l'éponge.

Écrit par : G. Vuilliomenet | 16 août 2018

Sortir d'une boîte seule à quatre heures trente du matin n'est-ce pas une erreur… chercher la violence, l'attaque

prendre un risque évident?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 17 août 2018

MB ou le premier pas vers l'acceptation de la violence et une méthode très proche de préceptes d'une certaine communauté dont la volonté est de garder les femmes en cage.

D'ailleurs la remarque que vous faites est tout autant valable pour les hommes, non?
Tout le monde ne s'appelle ni J.-C. Van Damme ou Arnold Schwarzenegger.

Écrit par : G. Vuilliomenet | 17 août 2018

La violence est un fait qu'il faut affronter sans le moins du monde devenir une "femme en cage"!

Les féministes des années septante perdirent pas mal de leurs militantes lorsqu'il fut question de volontairement provoquer les hommes par le vêtement, la tenue: les hommes ayant à se dominer...le manque de respect vis-à-vis des hommes transparaissant en cette exigence.
Il faut adapter sa tenue et qui veut être respectée respectable, en ce sens, doit l'être.
Une simple tenue agréable "passe partout"!
On disait "être bien mise"!
Le "bon goût" l'emportant.

On l'annonce et Silicon Valley le confirme: bientôt il n'y aura plus de travail pour l'homme appelé à devenir autoentrepreneur. Pléthore d'industries et de surfaces de vente ayant poussé comme des champignons. Comment créera-t-il/elle sa propre entreprise avec quel argent (pensions, retraites, seconds piliers accordés une fois épuisés pour assurer le quotidien famille, enfants, loyer, impôts, assurances, etc., d'un côté, la création de l'entreprise, de l'autre? Comment l'homme, la femme, ainsi stressés voire paniqués contrôleront-t-ils leurs nerfs?
Et les migrants arrivant dans un pays inconnu ne parlant pas la langue non intégrés sans pouvoir trouver du travail comment créeront-ils leur propre entreprise?
Climat général?
L'amour, la tendresse, l'amitié… les rapports...amoureux?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 17 août 2018

Bah non M. Vuilliomenet, l'éponge ne sera pas passée.

Mais "Le Suisse" sera jugé pour son acte, à savoir un coup de poing et ce qui va avec, genre rébellion aux forces de l'ordre, état d'ébriété sur la voie publique et que sais-je encore...

Des coups de poings, j'en ai pris, j'en ai donné, bon ben voilà, en général ça se finit comme ça, on n'en meurt pas.

Flic ou voyou, ça ne date pas de hier :-)

Écrit par : absolom | 17 août 2018

absolom a raison, un coup de poing à un policier c'est pas grand chose, il n'y a pas mort d'homme, on va pas en faire tout un fromage. Un petit séjour de 3ans à Champ-Dollon cela me semble très bien comme petite punition. On va quand même pas lui couper un bras pour ça ;-)

Écrit par : cosanostra | 17 août 2018

Voici un cadeau de la part d'un libéral:

http://www.commentaires.com/societe/tabassages-voir-la-realite-en-face


Ah oui, on peut aimer la castagne, mais demandez-vous si les mecs sont à cinq pour vous tomber dessus, si vous serez aussi rodomont que sur le net!

"En traînant toute la nuit au Flon, quartier clairement dangereux à ces heures-là, on sait que l’on prend des risques importants. C’est pourquoi d’ailleurs de nombreux amateurs de cinéma évitent les salles de ce quartier le soir: pas envie de finir au CHUV ou à la morgue !"


"Tous les pays européens qui avaient ouvert largement leurs frontières sous prétexte de solidarité s’en mordent les doigts aujourd’hui: voyez ce qui se passe en Suède, en Allemagne, en Belgique: des dérives graves, et surtout irréversibles, beaucoup de violence, notamment à l’égard des femmes. Le choc culturel est beaucoup plus grand que ne le pensent les bons esprits, et justifie donc une attitude que l’on peut qualifier d’auto-défense de nos sociétés."

Voici encore des propos qui mettent à mal les malfaisants de l'attalisme, du mondialisme, du multiculturalisme.

Écrit par : G. Vuilliomenet | 17 août 2018

Se faire tabasser suite à de la drague lourde ou suite à une demande de cigarette.... c'est devenu normal.

Heureusement les femmes PS viennent à la rescousse avec leur propositions choc: "salaire égal", "plus de moyens pour les foyers de femmes battues" et une grande campagne nationale "non, c'est non". Autant dire des mesures qui n'auront pas beaucoup d'effet!

L'Etat gouverné par des mous et cette société de bisounours ne fera pas grand chose pour nous protéger. Je propose les solutions suivantes: la famille et la communauté. En gros, ne sortez plus seuls, mais en groupe dans des endroits communautairement clean (sans racailles). Si vous sortez entre filles, demandez à un mari, cousin ou frère de venir vous chercher histoire de repousser les raclures qui traînes en bandes.

Mes propos seront considérés comme sexistes et communautaristes. Mais la gauche à l'indignation sexiste et le monde de la nuit est communautariste. Les classes sociales et certaines communautés ont leur propres boîtes de nuit. Il ne s'agit que de s'adapter et se préserver.

Écrit par : Riro | 17 août 2018

si on y réfléchi un peu, les féministes ont eu ce qu'elles voulaient: l'égalité homme/femme. Désormais, les femmes se font tabasser comme les hommes.


Ps: c'est de l'humour, avec un peu de vérité

Écrit par : omar | 17 août 2018

Voilà M. Vuilliomenet, je pose un lien que vous connaissez:

https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/auteur-presume-coup-poing-policier-suisse/story/13708977

"Le jeune homme se trouvait avec plusieurs autres personnes au moment des faits, «mais pour l’heure il s’agit de la seule interpellation», ajoute-t-elle. Une procédure a été ouverte et l’agresseur est désormais prévenu de trois chefs d’infraction, à savoir «tentative de lésions corporelles graves, empêchement d’accomplir un acte officiel ainsi que consommation de stupéfiants», détaille encore Rita Sethi-Karam."

Autrement dit, s'il est avéré à l'instruction que le jeune n'avait pas conscience que la victime allait se prendre un bord de trottoir, il n'aura mis qu'un simple coup de poing, le reste étant un manque de pot.

Perso, j'ai arrêté la bagarre depuis longtemps, j'ai 62 ans. Je me ferais mettre par plus jeune, normal. Mais cette situation est arrivée à l'un de mes amis une fois. Il a mis un marron à un autre, ce dernier est tombé et s'est ramassé un bac à fleur en béton avec sa tête. On a eu de la chance, il s'en est tiré avec un hématome, puis nous sommes devenus amis avec lui aussi. Je dis on car j'étais présent mais spectateur.

Écrit par : absolom | 17 août 2018

Les féministes suisses des années septante obtinrent le droit de vote
Elles revendiquèrent un salaire correspondant non à leur sexe dit faible mais à la qualité de leur travail.
Elles luttèrent en faveur de la contraception comme moyen non seulement de planifier les naissances mais, en Suisse, de limiter les avortements lesquels, en cas de détresse des femmes, furent décriminalisés.
Planning familial et crèches.
L'entrée en politique avec ce risque, comme pour les femmes pasteurs, d'imiter les hommes au point d'en être parfois de dérisoires caricatures.

Chefs d'entreprises plus ou moins humaines… allant jusqu'à ignorer le personnel.

La militante FO Arlette Laguiller qui a travaillé toute sa vie en entreprise refusait d'avoir une femme comme contremaître...

Hommes et femmes nous sommes uniques et personne n'est l'autre.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 17 août 2018

Pour la petite histoire:

https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/genevois-frappe-policier-libere/story/28715825

Pour autant que cela intéresse encore qui que ce soit :-)

Écrit par : absolom | 29 août 2018

En conclusion, la comparaison...

https://www.20min.ch/ro/news/faits_divers/story/Le-policier-voulait-calmer-le-jeu--il-se-fait-tirer-dessus-30010602

Écrit par : absolom | 09 septembre 2018

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