15 mai 2018

Déjà 330 ans de réchauffement : le doute reste permis

Une remarque dans mon précédent billet m’a donné l’envie de résumer quelques points qui justifient le doute. Il ne s’agit pas de nier une montée des températures en de nombreuses régions de la planète. Il ne s’agit pas plus de refuser toutes les thématiques environnementales.


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N’empêche. La question climatique est aujourd’hui trop politisée pour être objective. Il y a toujours des raisons de douter. Un doute que je qualifie de devoir citoyen et de contre-pouvoir. En effet, dans la logique même de l’écologie et du développement durable, il est aujourd’hui admis que nous devons réfléchir autant que possible sur notre devenir. 

On a foncé tête baissée dans le progrès industriel, avant d’en découvrir des aspects moins positifs comme la pollution massive. Prenons en compte nos expériences passées. L’intelligence du passé devrait nous épargner une même précipitation tête baissée vers un nouvel avenir supposé aussi radieux que le précédent…

Voici quelques pistes qui justifient amplement le doute:

 

1. Nos générations vivent dans un réchauffement d’environ un degré depuis déjà 1860, ou de plus de deux depuis la décennie 1680. La météo n’est pas devenue plus extrême en 160 ou 330 ans, ni la Terre inhabitable. Les régions à risques (inondations, sécheresse) le sont depuis des milliers d’années.

2. Les périodes chaudes ont été des temps de prospérité, contrairement au froid. Le petit âge glaciaire a été une malédiction pour de nombreuses populations en Europe.

3. Le catastrophisme n’est pas une posture scientifique, pas plus que l’émotion n’est un indicateur du futur. Le consensus n’a aucune valeur d’indicateur scientifique.

 

 

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4. Le climat est chaotique et d’une extrême complexité. Les modèles informatiques tentent de reproduire au plus près l’évolution climatique passée et future. Le réel, l’observation, doit prévaloir sur les modèles. Or les observations actuelles ne valident pas les modèles catastrophistes. Par exemple il y a depuis presque 20 ans un découplage entre CO2 et T° et un plateau dans le réchauffement (El Niño 2016 à part) que la théorie n’explique pas.

5. On connaît trop peu de choses sur le climat pour établir des constats indiscutables et des prédictions sûres.

6. Les précédentes hausses (médiévale, romane) ont atteint des températures plus élevées qu’aujourd’hui. Le CO2 n’y était pour rien.

7. Les divergences autour de l’action réelle du CO2 n’ont pas trouvé de solution.

8. Les approximations du Giec, les manipulations comme la canne de hockey de Mann pour soi-disant illustrer le réchauffement moderne, ont jeté un discrédit durable sur l’agence onusienne du Giec et ceux qui y travaillent.

9. La peur, le matraquage anxiogène massif et sans aucune nuance, l’absence de réflexion et d’analyse personnelle des acteurs médiatiques, l’impossibilité pour le public de vérifier et l’obligation de croire, le dénigrement de ceux qui doutent et qui sont critiques, sont de nature à rendre encore plus méfiant.

 

 

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10. L’eschatologie (le discours sur la fin du monde) n’est pas scientifique. Il est religieux. Reeves et Hawking mélangent malheureusement science et religion.

11. La culpabilisation, l’évocation sombre de l’avenir de nos enfants (utilisés comme moyen de chantage émotionnel) ne sont pas des voies à suivre.

12. Le projet de contrer le réchauffement et de refroidir le climat ne peut prendre forme que dans les conditions où une minorité d’experts impose ses convictions à une majorité d’ignorants.

 

Ce sont quelques pistes élémentaires. Il y en a d’autres, plus techniques. Ces points montrent qu’en l’état actuel le consensus et l’adhésion libres et volontaires ne sont pas possibles. Seules la contrainte et la peur produisent un semblant d’unanimité.

Ou le bourrage de crâne, comme on peut le voir sur l’image 3 extraite d’un manuel scolaire (français sauf erreur). On pose à l’élève, en conclusion, une bien étrange demande: « Explique pourquoi le réchauffement climatique est lié au rejet intensif de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ». On n’est pas loin d’une tautologie.

Nous ne sommes pas de simples feuilles blanches sur lesquelles l’information se dépose. Nous devons digérer cette information. Et douter c’est digérer. En doutant on ré-analyse, on reprend les éléments à son propre compte.

Si au bout du compte le réchauffement est bien et seulement d’origine anthropique, ces doutes, et les questions et débats qui les suivent, auront eu le mérite de permette à une bonne partie des populations de balayer leurs propres doutes.

Et si ce n’est pas le cas, on saura que l’on aura assisté à l’une des plus énormes manipulation d’opinion jamais réalisée. Ou à un aveuglement collectif des plus sidérants.

 

 

 

 

15:27 Publié dans Environnement-Climat | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : climat, réchauffement, co2, anthropique, doute, giec | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Nos descendants connaîtront peut-être la réponse.

Écrit par : Mère-Grand | 15 mai 2018

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Oui. Pour nous, nous serons au frais depuis un moment...
:-)

Écrit par : hommelibre | 15 mai 2018

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"on saura que l’on aura assisté à l’une des plus énormes manipulation d’opinion jamais réalisée."
La mort des forêts, c'était pas mal aussi. Mais l'hystérie ne touchait que l'Europe, il est vrai...
"12. Le projet de contrer le réchauffement et de refroidir le climat ne peut prendre forme que dans les conditions où une minorité d’experts impose ses convictions à une majorité d’ignorants."
Je pense en effet que les Américains ne vont rien demander à personne pour lancer des campagnes de chemtrails. Quand on pense que les journalistes ne savent même pas ce que sait et crient à la fake new...

Écrit par : Géo | 15 mai 2018

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Les chemtrails ne sont pas ma tasse de thé. Il y a bien sûr des ensemencements de nuages pour la pluie, mais cette histoire de chemtrails ne me convainc pas du tout de chez pas du tout.

Cela dit il n'est pas exclu que l'ensemencement des océans puisse être tenté, mais je m'en méfie.

Écrit par : hommelibre | 15 mai 2018

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Votre point 10 : Autant je peux comprendre le succès grand public de Reeves, astrophysicien praticien, à qui l’on doit l’explication de la nucléosynthèse des éléments lourds au sein des étoiles et ce n’est pas rien. Avec sa bonne bouille de Père Noël et son accent québécois, c’est un excellent vulgarisateur et conteur, mais on doit bien reconnaître que ses travaux ne peuvent rivaliser avec ceux de Hawking.
A propos de celui-ci, mort tout récemment, j’ai par contre toujours eu du mal à appréhender l’intérêt médiatique, relayé par des journalistes qui n'y comprennent pas lerche. Curiosité morbide, due essentiellement à la SLA dont il était atteint ? Ses travaux sur les trous noirs et la gravité quantique sont d’un tout autre niveau, mais ils sont hors de portée du pékin moyen (dont je suis) : la physique quantique n’est qu’un formalisme mathématique, vouloir l’expliquer sans les maths, autant l’enseigner avec le langage des signes, tant les phénomènes décrits sont hors du sens commun.

On a fait de lui un grand vulgarisateur, personnellement je veux bien, son bouquin « Une brève histoire du temps » s’est vendu comme des petits pains, mais combien d’acheteurs l’ont lu dans son intégralité ? Je vous rejoins quand vous écrivez qu’ils mélangent les genres et sortent de leurs clous (leur domaine de compétence), mais c’est le propre de tous ces grands scientifiques, saisis par le démon de la célébrité. Cela s’appelle la vanité.

Écrit par : Gislebert | 15 mai 2018

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"Oui. Pour nous, nous serons au frais depuis un moment..."
Ou au chaud pour ceux qui se feront incinérer...
Le premier problème est celui de la surpopulation ou dit plus exactement de la pullulation humaine et de la destrution des écosystèmes.

Écrit par : Daniel | 15 mai 2018

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"combien d’acheteurs l’ont lu dans son intégralité ?"
Je l'ai lu six fois, tant je voulais être sûr d'avoir tout compris. Je me souviens de l'effort et du plaisir, pas du pourcentage qui m'a échappé.

Écrit par : Mère-Grand | 15 mai 2018

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Six fois ? "Rara avis in terris nigroque simillima cygno".

Écrit par : Gislebert | 15 mai 2018

"Ou au chaud pour ceux qui se feront incinérer..."
Excellent!
Mais vous soulevez là une nouveau problème pour les spécialistes du réchauffement et ceux d'entre nous qui ont le remords trop prompt: combien de temps nos cendres resteront-elles chaud et quel effet délétère ce choix aura-t-il sur le climat?

Écrit par : Mère-Grand | 15 mai 2018

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Sûr que la crémation n'est pas écolo, dispendieuse en énergie, les fours montent à 800-900 degrés, pendant une bonne heure et même plus si le client était un bon vivant (l'imparfait s'impose) et après le tri des métaux (prothèses diverses), faut pulvériser les calcius au broyeur, c à d les nonosses résiduels que les Anciens grecs et romains recueillaient précieusement dans une urne... Pas une sinécure de devenir un pur esprit...

Écrit par : Gislebert | 15 mai 2018

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Pour Gislebert : https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/la-liquefaction-alternative-a-la-cremation-et-a-linhumation-6368/

Sur le mélange des genres, j'observe que nombre de scientifiques de pointe font leur come back vers le divin tant leurs découvertes semblent ouvrir de nouveaux et toujours plus vastes horizons.

Enfin sur la posture climato-septique je dirais que c'est beaucoup de branlette intellectuelle car je vois mal ce qui pourrait aller à l'encontre du développement d'une économie respectueuse de l'environnement. Et si pour y parvenir il faille appuyer un peu fort sur les chiffres, soit. Car sans pression il ne se passe strictement rien.
Mais attention de ne pas aller trop loin non plus car cela risque bien de produire l'effet inverse de celui recherché. Et à l'époque des fake news ça ne pardonnerait pas.

Écrit par : Pierre Jenni | 15 mai 2018

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@Gislebert
Mes lectures du livre de Hawking m'ont apporté un plaisir supplémentaire bien après l'époque où je m'a suis attaché, puisque elles m'ont permis de découvrir votre citation latine que je n'avais pas rencontrée lors de mes études. Merci donc à vous.
La première partie me flatte et je mérite la deuxième si on admet qu'elle se rapporte non à la "treue Ehefrau", comme l'exprime le commentaire allemand sur lequel je suis tombé, mais au "treuer Ehemann".
Les cygnes noirs d'Australie ont été découverts par les Européens longtemps après la mort des Romains qui les ont imaginés pour en faire un adage.

Écrit par : Mère-Grand | 16 mai 2018

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Le doute est non seulement permis, il devrait être automatique !

Dans la vie, on doit souvent prendre des décisions par rapport à une situation dont on ne maîtrise ni les tenants, ni les aboutissants. Il faut faire un choix mal éclairé.

Si on se trouve devant un cas compliqué, que faire ne cas de doute ?
Rien ?
Essayer d'agir de sorte à parer à plusieurs éventualités ?
Choisir ce qui nous semble être la moins mauvaise des options ?

Dans le cas du réchauffement climatique,( qui a lieu, puisqu'on observe des fontes importantes de glaces et des changements de biotopes, sans en venir à des analyses de divers diagrammes plus ou moins abscons), on aurait avantage à agir de sorte que cela n'impacte pas trop négativement la vie des êtres humains, des animaux et surtout leur avenir.

Quand bien même l'activité humaine n’aggravait pas une évolution climatique "naturelle", les hommes auraient avantage à essayer de préserver ce qu'ils peuvent.
Et comment préserver nos ressources ?
On est quand-même assez savants, pour accepter comme dénominateur commun minimum quelques principes simples, qui malheureusement sont ceux prônés par une pensée écologiste. Et peut-être par la COP 21, mais je n'ai pas assez étudié la chose pour savoir ce qui est pervers dans les mesures préconisées.
L'écologie ayant été disqualifiée comme pensée politique, on se trouve dans une impasse. Il est communément admis que les "Verts" ont tort sur toute la ligne et qu'ils veulent juste embêter le monde avec des discours fumeux reposant sur du vent.
Bien souvent, les politiciens écologistes n'ont pas su gérer habilement leur discours et leurs actions.
Ils se sont divisés et cela au profit de ceux qui veulent rester dans une logique du statut quo de l'illusion des ressources infinies et du droit au gaspillage et à la pollution.
Le contrôle de la démographie est certainement un axe essentiel, mais tellement complexe. On touche à quelque chose de si personnel qu'il faut s'y prendre de façon très réfléchie.
L'expérience nous apprend que l'éducation et l'accès à un certain bien-être font baisser la natalité, mais lentement. L'éducation et le bien-être permettent aussi de mieux gérer l'eau, les cultures vivrières, le budget familial et éventuellement faire reculer des croyances du type " la corne de rhinocéros c'est bon pour ...".
De toute façon, quand il n'y a plus de rhinocéros, il faudra bien trouver autre chose ...
Quand il y avait peu d'humains sur Terre, on pouvait faire les choses sans forcément respecter les ressources, elles suffisaient.
Maintenant, non seulement sommes-nous extrêmement nombreux, mais en plus, tout le monde veut manger de la viande, avoir une belle voiture et un smartphone. Il faudrait être bien idéaliste pour penser qu'on va y arriver.
Il va falloir faire des choix.

Écrit par : Calendula | 16 mai 2018

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"Les chemtrails ne sont pas ma tasse de thé. Il y a bien sûr des ensemencements de nuages pour la pluie, mais cette histoire de chemtrails ne me convainc pas du tout de chez pas du tout."
Vous n'y croyez pas ? La chaîne "Science&Vie" prépare l'opinion publique à accepter cette option décidée par les Etasuniens en ce moment même...
Distribution d'oxyde de soufre pour tout le monde. C'est l'Oncle Sam qui décide de notre climat. Ambiance glaciale garantie...

Écrit par : Géo | 21 mai 2018

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