06 mai 2018

Nouvelle étude américaine : les simulations climatiques surestiment le réchauffement

En avril 2016 déjà une étude parue dans la revue Nature indiquait déjà que la pluviométrie observée au XXe siècle n’avait pas connu les extrêmes annoncés par les modèles des climatologues. Les modélisations, et ceux qui les élaborent, avaient surestimé les effets du réchauffement, en surestimant la réponse de l’atmosphère au forçage radiatif.


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Rebelote cette année. Les climatologues américains Judith Curry et Nicolas Lewis jettent un pavé dans la mare non asséchée de la controverse climatique.

Judith Curry (image 1), chercheuse et enseignante, étudie entre autres les ouragans et les modèles atmosphériques. D’abord favorable aux thèses du Giec (elle se surnommait elle-même Grande prêtresse du réchauffement climatique), elle s’en est distancée. Elle n’y trouvait plus la rigueur scientifique nécessaire à ses yeux. Ici, elle explique pourquoi elle s’est mise en retrait de son porte d’enseignant.

Dans Wikipedia également, ce résumé:

« Un facteur décisif de sa résolution (ndla: de retrait) est qu’elle ne sait plus quels conseils donner aux étudiants et aux jeunes chercheurs en science du climat, qui, à cause de la folie qui règne dans cette discipline, doivent souvent choisir entre l’intégrité scientifique et le suicide professionnel. »

 

 

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La nouvelle étude confirme que les modèles ont surestimé le réchauffement en surestimant la sensibilité climatique à l’équilibre – ECS en anglais. Cet indice évalue de combien augmenterait les températures moyennes globales si la quantité de dioxyde de carbone dans l’atmosphère doublait par rapport au niveau pré-industriel. Selon le Giec: « Au vu des limitations des modèles et des observations, la sensibilité du climat à l’équilibre se situe probablement entre 2°C et 4,5°C, plus vraisemblablement autour de 3°C. Il est très improbable qu’elle soit inférieure à 1,5°C. {8.69.6Encart 10.2}. »

La présentation de l’étude par Paul Driessen en résume la teneur. On peut se dire: une autre étude, et puis quoi? Mais non: d’une part Judith Curry est une pointure dans son domaine. D’autre part la publication dans le très sérieux Journal of Climate, peu enclin à la sympathie envers les climato-critiques, donne force à cette recherche:

« Une nouvelle étude menée par les climatologues Nicholas Lewis et Judith Curry conclut que la «sensibilité climatique à l'équilibre» (ECS) de la Terre à plus de dioxyde de carbone atmosphérique est inférieure de plus de 50% à ce que les alarmistes du climat prétendent. Que leur article ait été publié dans le Journal of Climate suggère que le "consensus de 97%" affirmé des experts du climat pourrait s’éroder. 

(…)

 

 

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En effet, disent les autres climatologues notés, il y a de bonnes raisons de penser que les ECS et les erreurs alarmistes sont même supérieures à 50%. D’une part, il n’y a aucune raison convaincante de supposer que le système climatique de notre planète et les températures océaniques profondes étaient en «équilibre énergétique» à la fin des années 1800 - nous ne pouvons donc pas savoir si elles sont «déséquilibrées» aujourd'hui. 

De plus, les variations du courant solaire, volcanique et océanique pourraient être suffisantes pour expliquer tout le réchauffement climatique pendant la période de réchauffement prétendument anthropique - ce qui signifie qu'il n’y a pas de réchauffement climatique à rejeter sur le dioxyde de carbone

Si tel est effectivement le cas, il n’y a aucune justification pour les politiques énergétiques punitives, destructrices d’emplois et prolongeant la pauvreté que les partisans du «consensus climatique» et de «l’énergie renouvelable» ont exigé. »

En conférence de presse, Nicholas Lewis affirme que « Nos résultats impliquent que, pour tout futur scénario d’émissions, le réchauffement futur sera vraisemblablement nettement inférieur au niveau simulé par le modèle informatique central projeté par le GIEC, et très peu susceptible de dépasser ce niveau. »

Le réchauffement lui-même n’est pas remis en cause (il dure depuis le petit âge glaciaire, et heureusement) mais son ampleur et les projections modélisées, et donc l’alarmisme, le risque de catastrophe, l’absence d’études sur ses bienfaits, et peut-être certains aspects de la COP 21.

 

 

 

 

 

15:25 Publié dans Environnement, Météo, Science | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : climat, réchauffement, judith curry, giec, catastrophisme | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Très bon billet reflétant la facilité avec laquelle l'enfumage médiatique fonctionne toujours aussi bien
Pour vendre quoi de mieux ainsi que pour mieux refroidir les porte monnaies et surtout culpabiliser les citoyens
Les apocalyptiques ont encore de beaux jours à venir pour mieux nous gruger
Et ce système pour uniquement vendre de nouvelles technologies est vieux comme le monde
A croire que des manifestations soient organisées avec des casseurs dans le seul but de vendre des caméras de surveillance
Je suis toujours ébahie de la crédulité de certains avalant les images et infos aussi vite qu'à l'époque ou on nous racontait l'histoire du Petit Chaperon rouge
A moins que ces pseudo réchauffements médiatiques soient de nouvelles fables ,allez savoir /rire
Bonne journée

Écrit par : lovejoie | 07 mai 2018

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Une seule étude peut t'elle remettre en cause de nombreuses autres, sachant qu'elle fait partie des gens qui critiquent le consensus actuel ?

Oui si elle a raison, mais si elle a tort, les conséquences sur la planète seront terrible.

Etre minoritaire n'implique pas d'avoir raison. Le bon sens est de se protéger.

L'humain depuis l'aube des temps à chercher à se protéger avant que les catastrophes ne lui tombent dessus et le tue.
On serait si l'on vous suivait, la première génération stupide à attendre que le ciel nous tombe sur la tête.

HL, le réchauffement ne vous concernera pas. Il vous est donc aisé de prendre tout ça à la légère.
Je doute que les nouvelles générations comprennent votre légèreté sur le climat. Il n'est pas possible de jouer à la roulette russe parce parfois, une étude minoritaire va dans un autre sens.

Écrit par : motus | 07 mai 2018

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motus @ "Oui si elle a raison, mais si elle a tort, les conséquences sur la planète seront terrible."
Vous êtes franchement ridicule. Vous tombez dans l'hystérie des émissions bon marché des chaînes de tv bas de gamme, "Science&Vie" et autres démagos...
S'il y a responsabilité humaine dans le réchauffement, le problème n'est pas le réchauffement, c'est l'humanité. Nous pullulons comme la vermine ou comme le cancer. Pas en Europe, certes, mais en Asie et en Afrique. L'humanité est le cancer de la planète et cela fait drôlement bizarre d'entendre des cellules cancéreuses proclamer qu'elles veulent sauver la planète...
Les médias se shootent à l'anxiogène que c'en est parfaitement risible. Les érosions des côtes seraient dues au réchauffement...Alors que si vous mettez une côte sableuse face à une surface liquide agitée par des vagues, il y aura érosion, aussi sûrement que vous devez changer parfois de chaussures parce que vos semelles sont trop usées. Le délire des réchauffistes, devenus la pire secte des temps modernes depuis le fascisme et le communisme, ne cesse d'envahir tout l'espace de réflexion sans contre-mesures, sans barrages...
Le néo-fascisme vert a probablement gagné la guerre de la culture. Ce matin, pour les journalistes, la question des races était réglée. Il n'y a plus de Noirs ni de Blancs, selon eux. Alors pourquoi y a t-il encore des problèmes raciaux s'il n'y a plus de races ?
La négation de ce concept a été inventée dans les années 80 par des scientifiques d'extrême-gauche, dont André Langaney (qui écrit dans Siné-Hebdo -viré de Charlie...- sous le pseudo Dédé-la-science) qui déclaraient qu'on ne voyait pas de différence de race dans le génôme humain. Sauf qu'ils en connaissaient le 1%, et qu'ils ont tranquillement déclaré que le 99% restant était de l'ADN poubelle, sans importance...
Et c'est ainsi que couramment les parents pygmées mettent au monde des géants de type viking...
Mentir, mentir, mentir : la devise de la plupart des scientifiques qui parlent du climat. Ils ne font que suivre ceux qui parlaient des races...

Écrit par : Géo | 07 mai 2018

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Motus,

Je vous retourne le compliment: je trouve très légère l’attitude qui consiste à croire sans plus laisser de place au doute.

Léger? Laissez les mauvais procès de ce type, on y entend un manque d’argumentation solide. Il n’y a rien de léger à chercher les failles de la doctrine. Ce qui est léger, je vais vous le dire, Motus. Ouvrez grand vos yeux:

ce qui est léger c’est de foncer tête baissée dans le « climatisme », comme à d’autres périodes on a foncé tête baissée dans le « progrès salvateur », dont on met en cause aujourd’hui certains aspects. L’humanité chercherait à anticiper sur les catastrophes pour s’en protéger? Je pense que l’on pourrait trouver des milliers d’exemples qui invalident votre croyance. Et non, nos générations ne sont pas stupides, elles font comme toutes les générations: elles agissent selon leurs besoin, et en tirent ensuite une expérience.


Vous écrivez:
« Je doute que les nouvelles générations comprennent votre légèreté sur le climat. Il n'est pas possible de jouer à la roulette russe parce parfois, une étude minoritaire va dans un autre sens. »


Nous, nous sommes déjà les nouvelles générations, nous sommes déjà dans le réchauffement. Plus d’un degré en environ 150 ans: nous n’en vivons pas plus mal. Au contraire. En Europe par exemple les famines du petit âge glaciaire sont oubliées. Nous démontrons nous-mêmes que l’on peut vivre dans un réchauffement sans que cela soit une catastrophe. Quant à la roulette russe, je vous laisse avec cette métaphore un peu hystérique, non démontrée, et qui ne laisse plus de place à la raison.


Je reviens à cette étude. Comme indiqué dans mon billet, cette piste n’est pas absolument nouvelle et Judith Curry n’est pas seule. Celle-ci ne se définit d’ailleurs pas comme minoritaire. C’est vous qui introduisez cette notion insidieusement décrédibilisante.

Elle est une scientifique et livre ses travaux. D’autres ont exploré cette voie précédemment, par exemple le météorologue, collaborateur de la Nasa et de la Noaa, Roy Spencer, et d’autres. Le découplage entre les modélisation et les observations s’amplifie.

À titre d’exemple, ici:

www.drroyspencer.com/about/

et ici:

http://objectivescience.net/spencer-climate-facts-vs-models/

« The discrepancy between models and observations is not a new issue… just one that is becoming more glaring over time. » (Juin 2013)

Trad:
« L'écart entre les modèles et les observations n'est pas une nouvelle question ... juste une qui devient de plus en plus flagrante avec le temps. »


Sur Roy Spencer: « Before becoming a Principal Research Scientist at the University of Alabama in Huntsville in 2001, he was a Senior Scientist for Climate Studies at NASA’s Marshall Space Flight Center, where he and Dr. John Christy received NASA’s Exceptional Scientific Achievement Medal for their global temperature monitoring work with satellites. »


Voici aussi l’avis de Gavin Schmidt, modélisateur climatique au célèbre Goddard Institute for Space Studies de la Nasa. Il est rédacteur associé au Journal of Climate.

https://translate.google.ch/translate?hl=fr&sl=en&u=https://thebulletin.org/uncertainty-climate-modeling&prev=search

Intéressant de lire un scientifique. Exemple:

« Par conséquent, alors qu'il est séduisant de tenter de coincer notre ignorance avec la certitude apparente d'intervalles de confiance de 95%, le confort qu'elle donne est susceptible d'être une illusion. »

Écrit par : hommelibre | 08 mai 2018

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Voilà que nos journalistes font semblant de découvrir le mobbing à l'Uni. Tout le monde qui est passé par là sait que l'Uni est tenue par deux ou trois mandarins et que le reste de la troupe a intérêt à marcher droit sans broncher. Etudiants, doctorants, c'est garde-à-vous, doigt sur la couture du pantalon et fermer sa gueule.
Sincèrement, vous pensez qu'un étudiant de Martine Rebetez qui émettrait le moindre doute sur les dogmes de la religion réchauffiste aurait la moindre chance de passer ses examens ?

Écrit par : Géo | 11 mai 2018

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