24 avril 2018

Néoracisme et blanchitude : naissance du « Conneriarcat »

Au nom de l’antiracisme se développe aujourd’hui, sans complexe, un nouveau racisme revendiqué et affirmé comme légitime: celui des « racisés ». Entendez par là toute personne d’origine ethnique et culturelle non française de souche et qui a ou aurait subi, ou subit encore, une oppression due à la race.


racisé-02.jpgEndogènes

Eh bien oui: l’expression de souche trouve ici toute sa place dès lors que ceux qui ont une autre origine, même si certains  et certaines disposent du passeport français, sont mis en avant spécifiquement comme victimes. 

L’ennemi des néoracistes est l’homme blanc cisgenre. C’est dit ouvertement, théorisé, revendiqué, et cela crée les conditions de futures batailles.

Ce concept est actuellement en plein développement au Canada et continue son enracinement en France. Des universitaires dits progressistes l’imposent de plus en plus comme un standard de normalité intellectuelle.

La haine du blanc devient un passage obligé vers l’inclusivité. Ce n’est pas un progrès: c’est une régression. Le but n’est pas l’égalité: c’est la prise de pouvoir. Une prise de pouvoir sur celui qui aujourd’hui est désigné comme l’oppresseur universel: l’homme blanc cisgenre, comme les ultra des LGBT les désignent. Cisgenre signifie hétérosexuel. Donc normatif si l’on considère la reproduction de l’espèce.

Le langage raciste anti-blanc fleurit sur internet, dans des universités, dans des livres, et lors de réunions interdites aux blancs parce qu’ils sont blancs, ou hommes, ou cisgenre. C’est malheureusement l’aube de nouveaux barbarismes, portés soit par des allogènes (d’origine non-européenne) qui ont trouvé dans la victimisation une source de reconnaissance et/ou de revenus, soit par des endogènes qui se fabriquent leur nouveau prolétariat en vue du grand soir toujours fantasmé.

 

 

Racisé-01.jpgMao

Quel spécimen humain est produit par cette idéologie néoraciste? La courte vidéo en bas de ce billet, édifiante, en montre un. Enfin, une. Elle se prénomme Juliette et étudie à la fac de Tolbiac. On ne sait si elle a tout appris par coeur ou si elle fait partie d’une secte. On voit en tous cas qu’il lui est difficile d’assumer sa blanchitude

La demoiselle devrait relire l’histoire de l’esclavagisme, pratique courante entre les peuples africains, puis largement banalisée par les arabo-musulmans dont la traite a été massive sur une dizaine de siècles. La blanchitude ne serait plus la seule cible: la matitude, la négritude, le seraient aussi. Mais dans ces milieux, personne ne veut le dire.

On retrouve Juliette sur un autre plateau le 18 avril (vidéo 2 à 12’20’’). À C Politique elle tient un discours bien appris, très idéologique, blindé, sans aucun espace intellectuel ni respiration. Juliette, son joli minois enfantin et ses grosses lunettes, est sûrement une bonne image à présenter aux médias.

Mais elle n’est pas une étudiante lambda. Elle est plus proche des Maos de l’époque que de l’étudiante qui veut réussir sa vie. Mais avec ce premier plan médiatique elle se fait sa place. On lui trouvera un poste de cadre dans un futur ministère, comme ce fut le cas pour Caroline de Haas.

Juliette est visiblement plus qu’une militante occasionnelle. Elle tient un discours de cadre politique de premier plan, préparé, formé. Ce discours ne doit rien au spontané.

 

 

Racisé-03.jpgRacines 

À écouter celle qui est seule pour représenter l’ensemble des étudiants de Tolbiac, l’oppression politique extrémiste se porte bien. Avec ce ton et ce débit étouffant, oppressant, la forme prend malheureusement le dessus sur le contenu. Et l’antisémitisme n’est pas absent à Tolbiac:

« Local sioniste raciste anti-goy", "Palestine vaincra"… Un local utilisé par l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) a été saccagé sur le site Tolbiac de l’université Paris-I et ses murs recouverts d’inscriptions "à caractère antisémite", a indiqué le président de l’association, mercredi 28 mars. "Alors que le site est occupé par des étudiants d'extrême gauche, notre local a été saccagé, une armoire jetée à terre, avec sur le mur des inscriptions 'A mort Israël', 'vive Arafat'", a précisé Sacha Ghozlan à l’AFP. »

Ah, cette extrême-gauche, si exemplaire depuis Hollande, si humaniste et inclusive, cette gauche cartonne dans la haine quand elle montre son autre visage.

 

Autre chose. Chez les racisés un collectif asiatique décolonial  (image 2, cliquer pour agrandir) a inventé un nouveau terme: le blantriarcat. Faut-il en rire ou en pleurer? 

Si la connerie devient un système, si le Conneriarcat croît, ils en seront les chefs.

Mais ouvrons les yeux: la désignation d’un bouc émissaire est, malheureusement, un moteur pour les groupes fascistes, qu’ils soient fascistes de gauche ou de droite.

On trouve un autre terme pour parler des racisés: les racinés. Ceux et celles qui ont des racines autres que les racines française historiques. Ce terme, moins polémique que racisé, peut inclure et englober tout le monde, homme blanc hétérosexuel compris. Car tout le monde à des racines. Tout le monde vient de quelque part.

racisé-morgan.jpgSi le rappel à l’origine et aux racines est légitime pour les uns, il doit l’être pour les autres, qu’ils soient blancs ou verts. C’est toujours une démarche conservatrice, qui nous dessine une identité supra-personnelle, et ce n’est pas une opprobre.

Cela comporte des risques de nationalisme belliciste, et d’essentialisation des individus. Mais sur ce dernier point je constate que tout le monde essentialise (par généralisation ou inclusion abusive): les africains parlent presque toujours au nom de tous les africains (et les afro-américains sont nombreux à évoquer leurs racines), les musulmans au nom des musulmans, les féministes au nom des femmes.

À l’extrême, la féministe Robin Morgan essentialisait la blanchitude au point de se haïr elle-même (image 4). 

Nous évoluons, nous changeons parfois un peu, mais le Homeland et les racines nous donnent une place singulière et nécessaire sur Terre, un socle sur quoi se construit notre identité individuelle. Ce socle est, je pense, une condition pour que les notions d’égalité juridique et morale et de solidarité humaines trouvent un ancrage durable et librement décidé.

  

 

Juliette sur LCI:

 

Juliette à nouveau, sur C Politique, à 12’20’’:

 

 

 Et encore un peu, résumé:

 

 

 

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Commentaires

Sur l'exemplaire de "Mein Kampf" hérité de mon grand-père, cette dédicace : "Tout Français doit lire ce livre", signée Maréchal Lyautey.
Tous les Français l'eussent-ils lu, la guerre de Troie aurait quand même eu lieu.
Les Juliette et autres extrémistes sont dans l'air du temps, comme le pollen ces jours. Irritants et allergènes mais la saison du pollen ne dure pas si longtemps.
Espérons qu'on les oublie pour de bonnes raisons, leur inanité par exemple, et non pour cause de désastre majeur imminent.

Écrit par : Géo | 24 avril 2018

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