15 février 2018

Horloge de l’apocalypse : à deux doigts du paradis ?

Le temps n’autorise aucun retour en arrière. En principe. Car l’horloge de l’apocalypse peut être actionnée dans les deux sens. Cette horloge symbolique a été inventée et popularisée par des scientifiques atomistes au début de la guerre froide en 1947.

 


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Leur but: mettre en garde l’humanité contre le risque de guerre nucléaire. Le principe: plus nous sommes près de minuit, plus le risque est grand de fin dramatique de l’espèce humaine. Les risques potentiels liés au réchauffement du climat ont été ajoutés en 2007, ainsi que les tensions liées au hydrocarbures et aux nouvelles technologies.

Je ne vois pas pourquoi des scientifiques atomistes mêlent le climat, les nanoparticules et la géopolitique du gaz à leur angoisses nucléaires. Question climat, il ne peut y avoir d’apocalypse pire que celles déjà traversées dans un lointain passé, comme lors de la disparition des dinosaures.

L’idée d’une catastrophe à minuit tapant, au bout d’un compte à rebours, est fascinante. Ce chiffre marque la fin du jour, l’obscurité ennemie, le temps qui manque et produit une menace permanente. Minuit, ça imprime les esprits. Imaginez que l’apocalypse soit annoncée pour minuit onze minutes et 4 secondes: ça fait désordre.

Donc minuit tapant ça fait peur. C’est le but, comme en général tout ce qui concerne le climat: faire peur et en tirer parti.

 

 

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Et pour 2018, où en est le curseur de l’horloge symbolique? Il s’est rapproché de minuit: les atomistes ont enlevé trente secondes à cause du supposé risque nucléaire que fait peser sur la planète la supposée imprévisibilité Donald Trump. Il ne resterait donc que 2 minutes symboliques avant la fin hypothétique de la vie terrestre.

Cet indice est d’évidence un outil politique. Il sert à ajouter une dose d’affect dramatisé aux prévisions catastrophistes. Ainsi un article d’une revue de vulgarisation scientifique, Science & Avenir, et l’AFP, produisent une information aux entournures quelque peu comiques et abusive.

L’article est titré: « L’horloge de l’apocalypse désormais à 2 minutes de la fin du monde ».

Non, elle n’est pas désormais à deux minutes comme si elle y était allée toute seule: ce sont des humains qui placent ses aiguilles virtuelles, selon des critères définis et appréciés par eux seuls. Ce n’est pas un fait, c’est une illustration.

On peut lire en début d’article:

« L’horloge de l’apocalypse n’est pas un concept de science-fiction : bien réelle, elle symbolise l’imminence d’un cataclysme à l’échelle planétaire, minuit représentant la fin du monde. » 

Non: elle n’est pas réelle. Comme dit dans la phrase: c’est un symbole. Ou un concept. Ce n’est d’ailleurs pas une horloge, c’est un système anxiogène.

 

 

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Imaginer la fin du monde, c’est de la science-fiction. Alors une fin du monde par la fin des hydrocarbures? Certainement pas. Nous trouverons ou inventerons d’autres ressources. Nous pouvons déjà produire du pétrole à base d’algues.

Une fin du monde par un changement climatique? À part la chute d’un gros astéroïde il n’y a aucun risque irréversible. Les périodes glaciaires étaient plus perturbatrices pour les espèces vivantes que le réchauffement que nous connaissons depuis le petit âge glaciaire.

Alors une fin du monde par une guerre nucléaire? À part le fantasme d’un Trump fou appuyant sur le bouton nucléaire dans une crise mégalo, il y a très peu de risque. D’ailleurs le fameux bouton nucléaire est un système complexe et sophistiqué qu’un président ne peut armer seul.

Ensuite, il semble que l’humanité pourrait survivre à une telle guerre. Soit parce qu’il y aura des zones préservées, soit parce qu’une partie des êtres humains s’y adaptera sans séquelles – de même que la faune et la flore de Pripyat, ville d’Ukraine entièrement évacuée à la suite de l’accident nucléaire de Tchernobyl, et reconquise par la végétation et la vie sauvage (images 2 et 3).

À Tchernobyl, les animaux occupent la place abandonnée par les hommes et se portent dans l’ensemble bien. Certains observateurs n’hésitent pas même à affirmer que le site est devenu un paradis des animaux.

Un paradis? Ne le disons pas trop vite, mais on sait qu’un site pollué peut redevenir un lieu de vie. Aujourd’hui la ville d’Hiroshima est reconstruite et compte deux millions d’habitants.

J’ignore si cette ville est aujourd’hui un paradis, mais ce n’est visiblement pas la fin du monde.

 

 

 

 

08:58 Publié dans Environnement, Politique | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : apocalypse, horloge, peur, fin du monde, nucléaire, changement climat, réchauffement, guerre, trump | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

A ce propos, le catastrophisme, pleine page aujourd'hui dans le matin dimanche.
Sous la plume d'Andres Allemand, un peu le plus caricatural des journalistes gauchistes, on peut lire de vraies énormités. La propagande GIEC commence à s'emballer sérieusement et cela devient le grand n'importe quoi...
Il s'agit de pénurie d'eau dans les grandes villes du monde. "Oubliez le robinet, il n'en sortira pas une goutte ! La ville du Cap, en Afrique du Sud, sera-t-elle la première métropole mondiale forcée de couper l'eau courante dans les ménages et les entreprises ?"
La réalité : il n'y a à ce jour jamais eu une seule ville africaine de cette taille ou pas qui assure une distribution d'eau potable domestique 24 heures sur 24 à tous ses habitants et il n'y en aura jamais, jusqu'à la fin de l'humanité. C'est en dehors des possibilités de homo africanus.
S'ensuit une liste de villes touchées par ce problème. Personnellement, je m'étais toujours demandé depuis longtemps comment il était possible de gérer la demande en eau de ces villes, tant cela paraît d'emblée insurmontable. Ces problèmes ne sont donc pas surprenants et n'ont rien à voir avec le changement climatique, mais tout simplement, encore une fois, avec l'augmentation terrifiante de la population humaine.
Notre journaleux amateur de sensations fortes et catastrophistes aurait par ailleurs pu aborder l'autre aspect de la question que se posent mes collègues.
Le water supply, c'est bien, mais après il faut aussi penser à l'évacuation des excreta humains...
Selles dites normales: de 150 à 200 g par jour (Wikipedia).
Pour Jakarta, 10 millions d'habitants : 1500 à 2000 tonnes par jour...
Mais sur ce sujet, rien. Cela n'entre pas dans le cadre de la lutte sur le réchauffement et anti-Trump...
Par contre, cela a beaucoup à voir avec la surpopulation et la pollution des nappes ou fleuves, lacs et rivières...

La caricature totale, c'est à propos de Miami : "les eaux de l'océan Atlantique contaminent l'aquifère Biscayne, sa principale source d'eau potable. Malgré la mise en place de barrières souterraines, le phénomène continue de s'aggraver, en raison de la montée des océans."
La raison de ce phénomène s'appelle le biseau salé. Quand vous pompez l'eau douce terrestre, l'eau salée marine prend sa place. Cela arrive dans toutes les villes côtières...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Biseau_sal%C3%A9
Quand bien même il s’avérait que l'océan serait monté de quelques millimètres, cela n'aurait qu'une influence infinitésimale sur ce qui arrive à Miami.
Conclusion : un article de pure propagande.

Écrit par : Géo | 18 février 2018

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J'ai aussi été surpris par cet article, qui classe par exemple les excès d'urbanisation après la montée des océans... Manque de sérieux. Pourtant j'ai plutôt une bonne opinion du journaliste.

Écrit par : hommelibre | 18 février 2018

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"Pourtant j'ai plutôt une bonne opinion du journaliste." Je ne manquerai pas de vous signaler les prochains dérapages, parce qu'il y en aura forcément...

Écrit par : Géo | 18 février 2018

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L'horloge de l'apocalypse n'est-elle pas d'une certaine manière une lanceuse d'alerte?

Les fléaux annoncés "supposés" sont-ils pures inventions de cerveaux détraqués?

Avec, comme toujours, l'étiquetage adapté en l'occurrence "catastrophisme"!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 18 février 2018

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Myriam Belakovsky @ "Les fléaux annoncés "supposés" sont-ils pures inventions de cerveaux détraqués? Avec, comme toujours, l'étiquetage adapté en l'occurrence "catastrophisme"!"
Vous êtes encore une fois à côté de la plaque. Il y a que l'idéologie a depuis longtemps pris le pas sur une analyse scientifique. Lisez l'article, lisez ma critique et après, vous interviendrez.

Écrit par : Géo | 19 février 2018

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Géo,

Moi je trouve effarant, et "catastrophique" le fait d'annoncer une troisième guerre mondiale en observant les territoires non atteints de manière pérenne par les atteintes nucléaires du passé

en occultant la souffrance des victimes, deuils et désespoir à conjuguer encore au présent.

Cette mentalité, ouverte à une troisième guerre mondiale (divertissement de quoi égayer certains s'imaginant, leurs proches et amis, sans doute à l'abri... de quoi égayer, encore une fois, leur grisaille quotidienne?) est à désespérer les plus optimistes d'entre nous.

Et parce que cultivant envers et contre tout quelque vestige d'humanité j'accepte, par vos bons soins, Géo, de passer d'après vous et "comme on sait" pour une personne "à côté de la plaque"!

Puisse-il, à temps, s'en retrouver d'autres sur cette même plaque... tout particulièrement en pensant à nos descendants.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 19 février 2018

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@ Géo
Andres Allemand est aussi le wedding planner. Son site: AndresTheCelebrant.com. Vous y trouvrez un video aussi.
amb

Écrit par : amb | 19 février 2018

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Correction: AndresTheCelebrant.com (sans aucune espace)
amb

Écrit par : amb | 19 février 2018

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"Puisse-il, à temps, s'en retrouver d'autres sur cette même plaque... tout particulièrement en pensant à nos descendants."
Comme si nous ou vous pouvions changer le cours des choses. Quant à vos descendants, désolé, mieux vaut penser à autre chose. Leur avenir est sombre, mais ils sont majoritaires à vouloir à tout prix accueillir chez eux des gens qui leur sont très défavorables. Ils en paieront le prix, c'est certain.

Écrit par : Géo | 19 février 2018

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"A ce propos, le catastrophisme, pleine page aujourd'hui dans le matin dimanche.""Conclusion : un article de pure propagande."

Pauvre Geo, Le Matin, La Tribune, la RTS, 24Heures, La Liberté, etc. ils sont tous contre vous, tous aussi incompétents que vous êtes brillants, tous aussi subjectifs que vous êtes objectif, tous partie prenante d’un grand complot dirigé contre on ne sait trop qui, tous malhonnêtes, menteurs, fourbes, corrompus, etc. etc.

Heureusement, qu'il reste quelques brillant intervenants comme vous qui détiennent la vérité, qui ont tout compris et qui font preuve d’une sagesse, d’une modestie et d’un respect exemplaires....

Mais c’est vrai, ceci dit, que que ça doit être pesant à la longue d’être si seul à comprendre ce qui se passe vraiment sur la planète….

Écrit par : Vincent | 19 février 2018

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Mais qu'est-ce qui vous fait croire que je suis "seul à comprendre ce qui se passe vraiment sur la planète…" ? Je crois qu'on est assez nombreux. On ne va pas chercher à contrer votre caca nerveux, c'est pure perte de temps. Vous n'avez qu'à lire les billets de ce blog...

Écrit par : Géo | 19 février 2018

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Il fut un temps où les croyants demandaient à Dieu de faire d'eux des artisans de paix en demandant DONA NOBIS PACEM!

Ce qui à la limite valait bien les éructations de ceux qui insultent éternellement ceux qui pensent autre3ment qu'eux.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 19 février 2018

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Bon voyage, Myriam Belakovsky.

Écrit par : Géo | 19 février 2018

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@ Géo

De votre part, amabilité inattendue

Mais... Bon voyage à vous aussi, Géo.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 19 février 2018

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La catastrophe numéro 1 c'est la surpopulation.
Tout le rest en découle.
Mais les croyants à qui on a dit croissez et multipliez, peuplez la Terre refusent de constater que cette surpopulation est la source de tous les maux actuels.
Prenons exemple sur le Japon: population en décroissance, car immigration zéro et indice de fécondité en dessous de 2. Et le Japon s'en sort très bien (sauf côté pollution radioactive bien sûr). Et la Chine aussi a pris une sage décision en menant une politique qui limite le nombre d'enfants par famille.
Tandis que nos gouvernements pour continuer à engraisser les détenteurs du capital et à la botte de ceux-ci, mènent une politique de destruction de l'environnement en souscrivant au mythe d'une croissance infinie. Le pire c'est que ces gouvernements peuvent compter sur certaines forces dites de "gauche" toute prêtes à collaborer à cette destruction programmée si la tendance n'est pas inversée.
Malheureusement nous sommes entouré de gens comme Vincent qui sont trop cons pour comprendre où cela va nous mener.
Les guerres actuelles sont déjà des guerres pour l'accès aux ressources et celles-ci devenant d'autant plus rares que la population mondiale croît plus vite, nous ne sommes qu'au tout début de ces guerres. L'accroissement de la production des armes dont celles nucléaires est dramatique.
Vous pouvez être sûrs que ceux qui détiennent les capitaux n'ont AUCUN RESPECT pour la vie humaine. Ils nous le prouvent tous les jours.
Du reste que représente la mort d'un homme quand il y en a plus de 7 milliards?
De 100? De 1000? D'un million? Rien. Demandez aux Afghans, aux Irakiens, aux Libyens, aux Nouveaux Russes, aux Syriens, aux Yéménites...
Les détenteurs des complexes militaro-industriels les remercient de se sacrifier pour eux et leurs enfants.

Écrit par : Daniel | 19 février 2018

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@Vincent On le sait depuis 2000 avant les fêtes de Pâques c'est le retour des catastrophistes en tous genres et de tout poil
Je rejoins Géo et puis vous affirmer que si on avait marché dans toutes le peurs inventées depuis la fin de la guerre il aurait fallu construire davantage de cliniques psychiatriques
Et la faim tenaillant aussi les porte monnaies il y avait d'autres chats à On avait pas le temps de cultiver la science fiction

Écrit par : lovejoie | 19 février 2018

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