13 février 2018

Nicolas Hulot : le vent du boulet

Des deux il y a un menteur. Ou une menteuse. Qui dit vrai? On ne le saura pas. La prescription est passée. L’affaire ira aux oubliettes, après usage politique. Mais malgré le peu d’éléments de cette plainte, sa nuisance continue.


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Aujourd’hui une dénonciation de harcèlement, d’agression sexuelle ou de viol tue socialement voire professionnellement un homme. Il suffit d’accuser. Pas besoin de preuve dans cette première étape. Le mal est fait et vite fait.

Toutes les accusations contre des hommes ne sont pas fausses et/ou malveillantes. Mais il y en a assez pour les considérer comme un véritable problème de société, surtout à l’heure de l’anonymat des réseaux sociaux.

Dans le cas de Nicolas Hulot, accusé en 2008 un an après la prescription des faits supposés, la presse se mélange les pinceaux. BFMTV annonce ainsi dans le même texte, à deux lignes d’intervalle, qu’il s’agit d’une plainte pour viol puis d’une plainte pour agression sexuelle. Ce qui est très différent.

Porter plainte n’est pas facile pour une vraie victime, du moins c’est l’antienne répétée publiquement. Peut-être. Mais déposer une plainte juste après la prescription, quel sens cela peut-il avoir? À tout le moins une utilisation non prévue par la plainte.

 

 

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C’est son avocat qui parle au nom de Pascale Mitterrand:

« Elle a voulu que monsieur Hulot sente le vent du boulet, point! Et elle a voulu qu’il sache dix ans après que son ressenti des faits était toujours le même à son égard et à celui des faits. »

Sentir le vent du boulet? Est-ce bien la fonction d’une plainte? En principe, une plainte est déposée pour être instruite et pour avoir un effet direct sur le ou la coupable. Le vent du boulet est un détournement de l’objectif pénal.

C’est une forme de chantage, voire de harcèlement qui dure, sans avoir besoin d’en rajouter. Ces choses-là sont répétées dans des coteries et font leur chemin comme des torpilles.

Puisque volontairement trop tardive pour être instruite, la plainte a donc été déposée pour faire pression sur Nicolas Hulot et pour le contrôler. Il serait même question que la renonciation de l’écologiste à la présidentielle soit liée à cette affaire.

Pourtant cette plainte a non seulement été classée mais le procureur d’alors avait précisé: « … en tout état de cause, les faits dénoncés n’apparaissaient pas établis. »

Instrumentaliser une plainte pour agression sexuelle, en faire une arme politique: c’est hélas là où nous sommes rendus et monsieur Hulot pourrait bien se retrouver en vacance de son ministère.

Toutefois la Secrétaire d’État à l’égalité entre femmes et hommes, Marlène Schiappa, qui avait été si prompte à assimiler le meurtre de la joggeuse Alexia aux violences contre les femmes en général, s’est ici mordue la langue. Je veux dire qu’elle s’est tue et n’a donné aucun commentaire.

C’est la bonne nouvelle du jour.

 

 
 
 
 
 
 
 
 

10:22 Publié dans Philosophie, Politique, société | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : pascale mitterrand, nicolas hulot, sexualité, viol, fausse accusation | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Peut-être vous souvenez-vous de ce gamin de cinq ou six ans mis en prison dans un de ces États de tarés américains parce qu'il avait voulu jouer au docteur avec une petite fille de sa connaissance. Ses parents suisses l'avaient exfiltré pour qu'il échappe à la peine de mort ou à la castration...
Peut-être que dans dix ans, la CIA arrivera à mettre la main sur lui et l'éliminer en douce. A fait peur à une petite fille quand il avait cinq ans : couic.
N'oubliez pas que marche des salopes, sous la direction de l'Oberbannführer Coline de Senarclens à Genève, se dit Slutwalk et que cela nous vient des Etats Unis des Tarés du Zizi...

Écrit par : Géo | 13 février 2018

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de manger dans la main des féministes en acceptant leurs modifications des délits sexuels (délits non constatables à géométrie variable)voilà où ça même à du grand n'importe quoi.

https://www.causeur.fr/marlene-schiappa-nicolas-hulot-viol-2-149526

"Il est pourtant impossible de démontrer qu’un événement n’a pas eu lieu, a fortiori dans ce type d’accusation, où nul ne conteste la réalité de la relation sexuelle. Les divergences ne portent en effet que sur l’appréciation du consentement, infiniment subjective : alors que Nicolas Hulot évoquait aux gendarmes, lors de son audition de 2008, une liaison fugitive dénuée de toute pression, la plaignante dénonçait « une relation sans violence, mais passive et non désirée ». Nicolas Hulot aurait pu (ou dû ?) se rendre compte que cette passivité ne signifiait pas consentement. Si les faits n’avaient pas été prescrits, la qualification juridique de « oui qui voulait dire non », simulacre de consentement, aurait donc dû se fonder sur le seul éprouvé psychologique de la plaignante, pendant ou après les « faits ». Ce « oui » qui n’est pas vraiment un oui, sans être franchement un non, cette façon de céder sans enthousiasme à des sollicitations pressante peut être revisité à la faveur de la colère, de la rancœur ou du dégoût, et qualifié de viol. C’est à ce « non »-là, à ce refus muet, que les féministes les plus ardentes voudraient sensibiliser les magistrats, craignant qu’ils ne prennent en considération que les cas dans lesquels le refus a été clairement exprimé. Et outrepassé. Céder, nous disent-elles, ne signifie pas consentir.
Bravo Marlène Schiappa !

Mais en introduisant une différence juridique entre « céder » et « consentir », on fait de l’éprouvé psychologique de la victime le principal (le seul ?) constituant de l’infraction. Sans que l’on s’interroge suffisamment sur l’intentionnalité du mis en cause. Ou encore sur son manque de discernement (aurait-il pu ou dû percevoir que ce consentement n’en était pas un ?). On attend du procès pénal la manifestation de la vérité, à travers la confrontation impitoyable de deux subjectivités haineuses."

Écrit par : leclercq | 13 février 2018

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