10 janvier 2018

Harcèlement ? Des femmes libèrent une autre parole… à contre-courant

Catherine Deneuve, Peggy Sastre, Catherine Millet sont parmi les premières signataires. Des femmes qui refusent l’enfermement victimaire et la chasse à l’homme. J’en reproduis le texte ci-dessous. En fin, un lien permet d’envoyer son nom pour signer.

 


La tribune est publiée initialement dans Le Monde du 9 janvier:

 

Des femmes libèrent une autre parole

 

weinstein,harcèlement,sastre,deneuv,liberté,Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste.

À la suite de l’affaire Weinstein, a eu lieu une légitime prise de conscience des violences sexuelles exercées sur les femmes, notamment dans le cadre professionnel où certains hommes abusent de leur pouvoir. Elle était nécessaire. Mais cette libération de la parole se retourne aujourd'hui en son contraire : on nous intime de parler comme il faut, de taire ce qui fâche et celles qui refusent de se plier à de telles injonctions sont regardées comme des traîtresses, des complices ! Or c'est là le propre du puritanisme que d’emprunter, au nom d’un prétendu bien général, les arguments de la protection des femmes et de leur émancipation pour mieux les enchaîner à un statut d'éternelles victimes, de pauvres petites choses sous l'emprise de phallocrates démons, comme au bon vieux temps de la sorcellerie. 

 

De fait, #metoo a entraîné dans la presse et sur les réseaux sociaux une campagne de délation et de mise en accusation publique d’individus qui, sans qu’on leur laisse la possibilité ni de répondre ni de se défendre, ont été mis exactement sur le même plan que des agresseurs sexuels. Cette justice expéditive a déjà ses victimes, des hommes sanctionnés dans l’exercice de leur métier, contraints à la démission, etc., alors qu’ils n’ont eu pour seul tort que d’avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses « intimes » lors d'un dîner professionnel ou d’avoir envoyé des messages à connotation sexuelle à une femme chez qui l'attirance n'était pas réciproque. 

 

Cette fièvre à envoyer les « porcs » à l’abattoir, loin d’aider les femmes à s’autonomiser, sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle, des extrémistes religieux, des pires réactionnaires et de ceux qui estiment, au nom d’une conception substantielle du bien et de la morale victorienne qui va avec, que les femmes sont des êtres « à part », des enfants à visage d'adulte, réclamant d’être protégées. En face, les hommes sont sommés de battre leur coulpe et de dénicher, au fin fond de leur conscience rétrospective, un « comportement déplacé » qu’ils auraient pu avoir voici dix, vingt, ou trente ans, et dont ils devraient se repentir. La confession publique, l’incursion de procureurs autoproclamés dans la sphère privée, voilà qui installe comme un climat de société totalitaire.

 

weinstein,harcèlement,sastre,deneuv,libertéLa vague purificatoire ne semble connaître aucune limite. Là, on censure un nu d’Egon Schiele sur une affiche ; ici, on appelle au retrait d’un tableau de Balthus d’un musée au motif qu’il serait une apologie de la pédophilie ; dans la confusion de l’homme et de l’œuvre, on demande l’interdiction de la rétrospective Roman Polanski à la Cinémathèque et on obtient le report de celle consacrée à Jean-Claude Brisseau. Une universitaire juge le film Blow Up de Michelangelo Antonioni « misogyne » et « inacceptable ». 

 

À la lumière de ce révisionnisme, John Ford (La Prisonnière du désert), et même Nicolas Poussin (L’Enlèvement des Sabines) n’en mènent pas large. Déjà, des éditeurs demandent à certaines d’entre nous de rendre nos personnages masculins moins « sexistes », de parler de sexualité et d’amour avec moins de démesure ou encore de faire en sorte que les « traumatismes subis par les personnages féminins » soient rendus plus évidents ! Au bord du ridicule, un projet de loi en Suède veut imposer un consentement explicitement notifié à tout candidat à un rapport sexuel ! Encore un effort et deux adultes qui auront envie de coucher ensemble devront au préalable cocher via une « Appli » de leur téléphone portable un document dans lequel les pratiques qu’ils acceptent et celles qu’ils refusent seront dûment listées.

 

Ruwen Ogien défendait une liberté d'offenser indispensable à la création artistique. De la même manière, nous défendons une liberté d'importuner, indispensable à la liberté sexuelle. Nous sommes aujourd’hui suffisamment averties pour admettre que la pulsion sexuelle est par nature offensive et sauvage, mais nous sommes aussi suffisamment clairvoyantes pour ne pas confondre drague maladroite et agression sexuelle. Surtout, nous sommes conscientes que la personne humaine n’est pas monolithe : une femme peut, dans la même journée, diriger une équipe professionnelle et jouir d’être l’objet sexuel d’un homme, sans être une « salope » ni une vile complice du patriarcat. Elle peut veiller à ce que son salaire soit égal à celui d’un homme, mais ne pas se sentir traumatisée à jamais par un frotteur dans le métro, même si cela est considéré comme un délit. Elle peut même l’envisager comme l’expression d’une grande misère sexuelle voire comme un non-événement.

 

En tant que femmes, nous ne nous reconnaissons pas dans ce féminisme qui, au-delà de la dénonciation des abus de pouvoir, prend le visage d’une haine des hommes et de la sexualité. Nous pensons que la liberté de dire non à une proposition sexuelle ne va pas sans la liberté d’importuner. Et nous considérons qu’il faut savoir répondre à cette liberté d'importuner autrement qu’en s’enfermant dans le rôle de la proie. 

 

Pour celles d'entre nous qui ont choisi d'avoir des enfants, nous estimons qu’il est plus judicieux d’élever nos filles de sorte qu’elles soient suffisamment informées et conscientes pour pouvoir vivre pleinement leur vie sans se laisser intimider ni culpabiliser. Les accidents qui peuvent toucher le corps d'une femme n’atteignent pas nécessairement sa dignité et ne doivent pas, si durs soient-ils parfois, nécessairement faire d’elle une victime perpétuelle. Car nous ne sommes pas réductibles à notre corps. Notre liberté intérieure est inviolable. Et cette liberté que nous chérissons ne va pas sans risques ni sans responsabilités.

 

 

Sarah Chiche (écrivain, psychologue clinicienne et psychanalyste)

Catherine Millet (critique d'art, écrivain)

Catherine Robbe-Grillet (comédienne et écrivain)

Peggy Sastre (auteur, journaliste et traductrice)

Abnousse Shalmani (écrivain et journaliste)

 

et beaucoup d’autres:

 

http://pouruneautreparole.blogspot.ch/2018/01/des-femmes-...

 

 

À propos de Peggy Sastre, mes précédents billets:

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2015/12/22/personna...

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2015/12/23/hommes-e...

 

 

C’est l’occasion de publier un nouvel extrait de mon nouvel album:

Contre-Courant, la chanson-titre:

 

 

 

 

 

 

 

 

13:38 Publié dans Féminisme | Lien permanent | Commentaires (29) | Tags : weinstein, harcèlement, sastre, deneuv, liberté | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Vous avez vu ? Il n'y a pas le nom de Jane Birkin sur l'affiche de "blow up"...
Alors ça...

******

Écrit par : Géo | 10 janvier 2018

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Cela dit, je suis étonné que les blogueurs TdG n'abordent pas LA QUESTION en jeu ces temps. Le contenu idéologique de la RTS, sur tous les sujets abordés. TOUTES les émissions les unes après les autres, nous rabâchent le même message: il faut ouvrir les portes à TOUS les migrants, quel que soit leur nombre, il faut supprimer tous les droits de ce qui n'est pas conforme à la volonté des "femmes socialistes", qui à l'évidence dirigent notre pays et encore plus évidemment, le contenu idéologique de la RTS.
Cela devient criant...
Mais peut-être suis-je le seul ici à suivre ces émissions ? Mon amie bi-nationale suisse-française depuis 28 ans n'a pratiquement jamais écouté la radio suisse, et comme les bi-nationaux deviennent majoritaires dans ce pays...

Écrit par : Géo | 10 janvier 2018

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Géo, j'ai enlevé le petit passage.

Écrit par : hommelibre | 10 janvier 2018

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Je comprends, je comprends...
Il devrait exister un blog neutre où l'on aurait le droit de répondre à ceux qui nous censurent...

Écrit par : Géo | 10 janvier 2018

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Bonsoir

Géo, Pierre Jenni l'a fait ce blog, exprès pour...

Écrit par : absolom | 10 janvier 2018

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Peut-être ce blog a-t'il été fermé depuis, ça je ne le sais :-)

Écrit par : absolom | 10 janvier 2018

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Hier au soir (10 janvier), France 5, dans son émission "C dans l'air" prétendait débattre à propos de cette pétition "Deneuve". Il y avait là deux hommes incapables de défendre les hommes et s'excusant presque d'être là et, bien sûr, deux féministes approuvant la délation porcine. On a très peu parlé de la pétition et beaucoup victimisé la femme.

Cette victimisation est tellement ancrée dans les esprits que les hommes se taisent. Et ce sont des femmes courageuses qui doivent dénoncer cette chasse aux sorcières. La cause des hommes est bien mal engagée...

Écrit par : Henri | 11 janvier 2018

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Parler de cause des hommes, c'est rentrer dans leur jeu. Certaines personnes se servent de la différence entre hommes et femmes à d'autres fins, plus politiques et subversives. Très peu de femmes sont exclusivement de tendance gynécocrate.
Ce débat est très confus, avant tout. Deneuve est tout aussi féministe que les dénonciatrices de Weinstein, voire plus : elle, elle ne se serait pas laissé baiser pour le dénoncer dix ans plus tard.
Comme je l'ai déjà écrit, tout le monde a toujours su que pour être une actrice, il fallait coucher. Et elles couchaient, parce qu'il n'y a pas de solidarité entre femmes. Sinon, elles auraient rejoué Lysistrata et pu être actrices sans autre. J'allais écrire comme les acteurs, mais les acteurs eux aussi se font enchoser pour être acteur...
Qu'attendent-ils pour manifester ?

Écrit par : Géo | 11 janvier 2018

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Certaines, certains n'ont toujours pas compris que se faire entuber n'est pas une exclusivité genrée.

Écrit par : desabuse | 11 janvier 2018

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"Il y avait là deux hommes incapables de défendre les hommes et s'excusant presque d'être là"
Comment peut-il en être autrement si tout désaccord fait de vous un "porc"? Face à des femmes aussi déterminées et intellectuellement armées, les pauvres redeviennent vite des petits garçons face à leurs mamans.
Signe du curieux renversement dans ce jeu de pouvoir, le fait que c'est la plus féministe des deux qui a saisi son "contradicteur" par la bras à la fin de l'émission, dans un geste apparemment amical et apaisant, qui aurait été interprété comme un signe de domination typiquement masculin dans un autre contexte.

Écrit par : Mère-Grand | 11 janvier 2018

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Bien vu Mère-Grand.

Écrit par : hommelibre | 11 janvier 2018

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"le fait que c'est la plus féministe des deux qui a saisi son "contradicteur" par la bras à la fin de l'émission, dans un geste apparemment amical et apaisant"
Purée, le nombre de fois où une parfaite inconnue me pose la main sur mon bras au bout d'une minute ! C'est tout de même incroyable que personne ne le mentionne en remarquant que le problème n'est pas entre hommes et femmes mais bien entre gens à problèmes et gens équilibrés. Coline de Senarclens n'est pas en premier lieu une femme, c'est d'abord et avant tout une cinglée !

Écrit par : Géo | 11 janvier 2018

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A part ça, je rêve d'une grande manif de...m...! Comment s'appelle l'homme de Angelina Jolie * ?, Matt Damon, etc, etc avec des pancartes : "On en a marre de se faire ent..er"...
*Bud Spencer ? Brave bite ? Me souviens plus.

Écrit par : Géo | 11 janvier 2018

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Cette "tribune" parue dans "Le Monde " a l'immense mérite de montrer qu'il n'y a pas une pensée unique et qu'il est possible d'exprimer d'autres opinions que celles qui prennent toute la place sur les réseaux sociaux ou les médias qui aiment le scandale et les histoires qui pourraient être scandaleuses.
Ensuite, on peut se positionner et regarder ce qu'on prend et ce qu'on trouve soi-même contestable.
La tribune publiée ci-dessus est très longue et il se peut qu'elle contienne les apports de plusieurs personnes, qui ne sont probablement pas toujours d'accord entre elles sur tout.
Je n'ai pas réussi à voir la liste complète des signataires, mais il me semble qu'il s'agit de femmes ayant des positions élevées et de responsabilité dans le monde intellectuel, artistique ou entrepreneurial.
Une longue "tribune" dans "Le Monde" a une autre allure qu'un récit sur "balanacetonporc" et elle reflète une réalité sociale bien réelle. "balancetonporc" a quelque chose de low-cost, rien que de par son titre ...

Certaines femmes se sentent assez fortes pour supporter d'être importunées, mais je me demande si elles ont raison de réclamer un droit à importuner.
Déjà, il faudrait avoir la définition des signataires de "importuner " et "drague maladroite", car les hommes demandent des éclaircissements.
S'il est évident que les purifications à postériori d’œuvres d'art jugées sexistes est une démarche idiote et dénotant une sorte de vision paranoïaque, je trouve compliqué de demander de la compassion pour le frotteur de métro.
Je vois une certaine condescendance dans l'idée qu'il y aurait un droit au frottage, parce qu'il s'agirait de soulager une misère sexuelle, comme l'a explicité C.Millet hier sur "Quotidien Première Partie". Les femmes devraient se prêter à ce soulagement anonyme, alors que "la misère sexuelle"n'est pas une réalité uniquement masculine et qu'il serait illusoire de la résoudre dans les transports en commun. C'est un sujet bien plus compliqué que ça et les hommes méritent mieux que d'avoir le droit à importuner ou à grappiller des gratifications dans l'anonymat de métros bondés. Je trouve qu'il y a une misère dans le frottage de métro.

Écrit par : Calendula | 12 janvier 2018

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J'aimerais dire aux femmes qui me lisent qu'elles n'hésitent pas à nous demander conseil ou aide, car nous les hommes connaissons bien les hommes pour avoir affaire à eux.

J'aimerais aussi si vous le permettez rappeler ce conseil à tous, que malgré notre bon droit, les passages piétons, les signalisations, le code de bonne conduite, les amendes, Il est indispensable pour votre bien de regarder à gauche et à droite avant de traverser une voie de circulation. Je sais c'est injuste mais mon expérience de piéton et de conducteur m'incite à partager cette information avec vous.

Écrit par : calico | 12 janvier 2018

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Ce qui me dérange chez les "balanceuses de porcs", en dehors de la notion de dénonciation souvent anonyme, contre laquelle l'homme visé peut difficilement se défendre (et bien sûr l'insulte faite à la race porcine ;-)), c'est un certain manque du sens des proportions: on dirait que pour ces personnes, une blague un peu salace ou bien une main sur le genou revêtent la même gravité qu'un vrai viol. C'est bien cela sans doute que les signataires de la tribune entendent par "vague de puritanisme". On est dans le noir ou blanc, en oubliant toutes les nuances de gris (ou de Grey? ;-))
Bon, en même temps, je peux difficilement juger, ça ne m'est jamais arrivé, je ne sais pas pourquoi - mon physique, ma tenue vestimentaire, mon attitude générale, ou bien juste la chance? Je l'ignore.

Écrit par : alena hochmann | 12 janvier 2018

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@ alena hochmann

"qu'un vrai viol"

la définition du viol est quelque chose de très large, c'est même devenu non constatable.

votre conjoint qui met sont doigt dans votre sexe par surprise c'est un viol, un inconnu qui vous violente physiquement et qui éjacule dans votre sexe c'est aussi un viol constatable celui là, il y a quand même une grosse différence entre les deux.

https://www.causeur.fr/viols-justice-droit-epoux-couple-148135

"Notre expérience psycho-criminologique nous enseigne à quel point la population des auteurs de viol est hétérogène : le violeur des rues n’a rien à voir, au plan psychiatrique comme au plan de la dangerosité, avec le conjoint ou ex-conjoint aveugle ou égocentrique. Le premier suscite avant tout l’effroi, l’angoisse de mort. Le second, la répulsion. L’usage du seul terme de viol pour désigner des situations aussi différentes est pauvre et réducteur."

Écrit par : leclercq | 12 janvier 2018

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@leclercq
Quelle que soit votre définition du viol (et il y en a aussi une inscrite dans la loi, et que seul le législateur peut changer, que ce soit le parlement ou une initiative), il y a aussi des comportements qui n'en sont clairement pas, mais que ces dénonciatrices tous azimuts semblent pourtant mettre sur le même plan. Trop crier au loup pour tout et n'importe quoi (une blague, une main sur le genou etc.) risque, à la longue d'être contre-productif et d'affaiblir la cause des personnes subissant des choses vraiment graves, celles que j'appelle "vrai viol", des cas comme ceux que vous évoquez.

Écrit par : alena hochmann | 12 janvier 2018

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"l`enfermement victimaire"

Ca pourrait être le résumé de ce blog.

Écrit par : Viktimo | 13 janvier 2018

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Oprah Winfrey.... The time is up ! tatatatannnnn

http://www.20minutes.fr/people/2200171-20180111-chanteur-seal-pense-oprah-winfrey-ment-propos-harvey-weinstein

sur la touche avec Meryll Streep.

Écrit par : nuances | 13 janvier 2018

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@ alena hochmann

" il y a aussi des comportements qui n'en sont clairement pas, mais que ces dénonciatrices tous azimuts semblent pourtant mettre sur le même plan."

tout à fait en accord avec vous.

"Quelle que soit votre définition du viol (et il y en a aussi une inscrite dans la loi, et que seul le législateur peut changer,"

les féministes ont bien influencer le législateur pour la définition actuelle qui est on ne peut plus large et met sur le même plan des choses totalement différentes et surtout non constatables comme il est bien expliqué dans le texte de causeur que j'ai mis en lien.

"d'affaiblir la cause des personnes subissant des choses vraiment graves, celles que j'appelle "vrai viol"

ce qu'on appelle le vrai viol suivant l'ancienne définition juridique, je crois qu'il y en a relativement peu, et que les gens ne connaissent pas la nouvelle définition du viol, ils fonctionnent encore sur l'ancienne, c'est pour celà que quand ils entendent le mot viol, ce mot est tout de suite associé avec une abomination, enfin c'est mon avis.

Écrit par : leclercq | 13 janvier 2018

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@ alena hochmann

avec une présidente femme, voilà où ça même la définition du viol élargie, condammer des hommes sur des dossiers vides.


http://www.leparisien.fr/une/la-presidente-essayait-d-orienter-notre-vote-01-04-2011-1388014.php

Écrit par : leclercq | 13 janvier 2018

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"Leclercq

Je crois en effet que nous sommes, au moins en partie, d'accord. D'un côté, je pense tout de même que l'ancienne définition du viol était trop restrictive, en excluant, par exemple le viol par le mari (à propos, les viols par un inconnu sont, je crois assez rares), ou la pénétration par un objet. Selon moi (et sauf erreur selon la loi), il y viol dès qu'il y a contrainte ou menace. Mais ce que je voulais surtout dire, c'est que ces "balanceuses de porcs" semblent mettre tout sur le même plan, un peu comme si on disait que voler un paquet de bonbons au supermarché c'est pareil que braquer une banque. Et on dirait aussi que pour elles, la Femme est une petite chose fragile qui peut se trouver traumatisée à vie par une mauvaise blague ou une main sur le genou. Je ne sais pas vous, mais pour moi, ce n'est pas vraiment l'expression de l'égalité des sexes.

Écrit par : alena hochmann | 14 janvier 2018

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@ alena hochmann

"ou la pénétration par un objet"

ce qui me dérange moi, c'est qu'un délit à la base doit être constatable.

de la violence des coups du sperme c'est constatable, pénétration par un objet par un doigt par surprise non.

"les actes qui troublent l’ordre public de façon visible, objective et mesurable.

c'est parole contre parole comme il est expliqué dans ce texte

https://www.causeur.fr/viols-justice-droit-epoux-couple-148135

et face à un tribunal féminin l'homme a tout faux.

http://www.leparisien.fr/une/la-presidente-essayait-d-orienter-notre-vote-01-04-2011-1388014.php

"A un moment, j'ai souligné que la victime, tous les mercredis, revenait voir son soi-disant violeur. « Ça l'innocente », ai-je dit. « C'est un détail, a répondu la présidente."

on arrive là quand même dans du grand n'importe quoi.

un pauvre gars comme ça un jour sortant de prison en apprenant l'attitude de la présidente du tribunal il lui mettra une balle dans la tête.

ce type de présidentes sait bien quelle est défendue par le système.

http://www.liberation.fr/societe/2013/11/28/le-jure-qui-avait-viole-le-secret-du-delibere-condamne-a-deux-mois-avec-sursis_962682

"par exemple le viol par le mari"

non, c'est inextricable. s'il y a violence c'est de la violence conjugale c'est plus un viol.

"Devrait-on, comme le souhaitent les féministes les plus radicales, qualifier de viol tout rapport sexuel non désiré (et pas seulement non consenti) ? Sans le savoir, le législateur est tombé dans un piège inextricable."

On oublie que, pour être reconnu coupable de viol, il faut avoir voulu violer. C’est un principe cardinal du droit pénal qu’un comportement incriminé ne tombe sous le coup de la loi que s’il est commis « intentionnellement », « sciemment » (exception faite des infractions « non intentionnelles », comme les homicides ou blessures involontaires, la mise en danger de la vie d’autrui…).

"le violeur des rues n’a rien à voir, au plan psychiatrique comme au plan de la dangerosité, avec le conjoint ou ex-conjoint aveugle ou égocentrique. Le premier suscite avant tout l’effroi, l’angoisse de mort. Le second, la répulsion. L’usage du seul terme de viol pour désigner des situations aussi différentes est pauvre et réducteur"

"Le droit de dire « non » apparaît comme un droit primordial et la loi ne badine plus avec l’amour : violer son épouse est, en France, un crime passible de 20 années d’emprisonnement, une peine plus lourde que celle prévue pour le viol d’une inconnue (15 ans)."

l'époux qui suscite la répulsion est plus lourdement condamnè que l'inconnu qui suscite l'effroi l'angoisse de mort.

le délire n'a pas de limites.

Écrit par : leclercq | 14 janvier 2018

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" il y viol dès qu'il y a contrainte ou menace."

c'est de l'agression sexuelle, pour qu'il y ai viol il faut qu'il y ai pénétration.

et une contrainte où une menace n'est pas constatable. donc pour moi c'est bidon

Écrit par : leclercq | 14 janvier 2018

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Leclercq,

Le droit de dire non, si plusieurs fois: ce "non" avec accord, de la part de la personne refusant, ä la personne ainsi lésée d'aller chercher ailleurs un "oui"?

Pour qu'il y ait viol, il "doit" y avoir pénétration:

Viol par regard, plaisanteries indécentes... sous-entendus?

Gestes? Y compris mains sur les fesses... croyez-vous que Gilberte, la Gilberte de Courgenay acceptait ces familiarités?

N'y a-t-il qu'une manière de "violer"?

Les hommes, seuls violent-ils ou, selon les circonstances, les femmes concernant les hommes au sens de ne pas respecter le sentiment de l'autre, d'imposer des caresses y compris sans pénétration, sans envie réciproque?

Viol par non respect de et en mille et mille choses

Y compris questions indiscrètes, déplacées...?

N'y a-t-il pas viol dès que l'on ne respecte plus la pudeur, l'intimité ou l'état d'être ou le ressenti d'autrui?

Écrit par : Myriam Belakowsky | 14 janvier 2018

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@ Myriam Belakowsky

pour qu'il y ai viol il faut qu'il y ai pénétration c'est écrit dans la loi.

et je rajoute il faut que ça soit constatable, mettre qu'elqu'un en prison pour quelque chose qui n'est pas constatable, ça ne tient pas debout, c'est croire à tout ce qu'affirme "une victime".

Écrit par : leclercq | 14 janvier 2018

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N'est reconnu viol que ce qui se prouve.
Moralité
violeurs... avec vos sous-vêtements vite rincés en partant n'oubliez pas d'essuyer consciencieusement les parties intimes et concernées de vos victimes.

Viol des consciences.

Écrit par : Hermine | 15 janvier 2018

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@ hermine

http://dictionnaire-droit-humanitaire.org/content/article/2/viol/

des pays ont encore des définitions du viols justes.

Les lois de nombreux pays prévoient que si la réalité de la pénétration ou si le caractère forcé de la relation ne sont pas prouvés on ne peut pas qualifier ces actes de viol ni les juger en tant que crimes.

Il faut également noter que le niveau de preuve exigé peut être extrêmement difficile à atteindre selon les pays. Les tribunaux peuvent exiger des preuves matérielles, des constatations et des analyses médicales, mais aussi éventuellement des témoignages. Ces preuves sont allégées en situation de conflit.

En dehors du témoignage de la victime, un certificat médical authentifiant les constats de lésions dues au caractère forcé ou violent du rapport sexuel peut aussi être utilisé devant les tribunaux. Le médecin confronté à une telle situation a, en toutes circonstances, le devoir d’établir ce certificat au profit de la victime le plus rapidement possible après les faits.

Écrit par : leclercq | 15 janvier 2018

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