18 décembre 2017

La deuxième mort de l’ours ( nouveaux éléments )

climat,réchauffement,ours,banquise,glace,mer,cancer,carbocentrisme,paul nicklen,holocène,national geographic,Cancer?

Ce nouvel article est signé Christophe Passer et est paru en page Chroniques (image 3, cliquer pour agrandir). Ce n’est pas une reconnaissance formelle de la précipitation, du manque de réflexion et de prudence du journaliste auteur du premier article et de sa une (image 1), mais c’est quand-même un recul.

Christophe Passer recadre sans ménagement. Et avec raison: « Est-ce un problème de propagande ou de journalisme? Toujours est-il que cette histoire est un ramassis de contre-vérités. La propagande: (…) rien ne prouve que celui-là soit dans cet état à cause du réchauffement. »

On revient à l’hypothèse d’une mort naturelle, ou d’une maladie grave et invalidante: « Mais toujours selon les scientifiques, il semble que ce soit juste un vieil ours. Il est peut-être blessé. Il est sans doute et avant tout très malade. Il semble avoir des symptômes non pas de famine (il serait secoué de spasmes), mais d’un cancer des os. Il n’arrive donc plus à chasser. »

Notons que cette hypothèse n’est pas davantage vérifiable, faute d’analyses sur l’ours en question. Mais au moins elle relativise l’information initiale catastrophiste.

Je note que le journaliste croit devoir donner des gages aux tenants du réchauffement carbocentriste: « Hé, je n’entends pas un instant contester le réchauffement climatique et ses conséquences. »

 

 

climat,réchauffement,ours,banquise,glace,mer,cancer,carbocentrisme,paul nicklen,holocène,national geographic,Liberté

Moi non plus je ne conteste pas l’élévation de la température. Pourquoi a-t-il besoin de le préciser? Ce n’est pas la question. Cette forme d’excuse par avance, d’allégeance aux maîtres invisibles de l’opinion publique montre malheureusement que les esprits sont profondément contaminés et pris en otages par le Camp du bien.

N’est-il plus possible d’émettre un avis sans avoir à s’en excuser par avance? Le langage moderne est-il à ce point piégé par le politique?

Où est la liberté intellectuelle?

Christophe Passer invoque ensuite la difficulté du métier de journaliste: « Il faut plusieurs jours, des téléphones aux scientifiques, pour expliquer cela, nuancer ce qui est une fake news de plus. C’est un métier, et ça va moins vite qu’Internet où les gens partagent en pleurnichant des images qui les trompent en leur montrant ce qu’ils ont envie de croire. »

On ne saurait mieux dire! Sauf que…

Sauf que l’info sur l’ours diffusée par le photographe Paul Nicklen pour National Geographic pouvait être vérifiée avant la publication du premier article. Cette image a été mise en ligne sur Internet dans la première semaine de décembre, le 7 précisément, juste avant le One Planet Summit parisien de Macron (une manière de faire pression sur les délégués?).

J’ai publié mon premier billet sur cette image le 9 décembre. J’y posais déjà les questions qui aujourd’hui semblent enfin trouver la faveur des médias. Du 9 au 13 décembre, date du premier article du matin, il y a quatre jours. Insuffisant pour se poser des questions et vérifier? Pas pour moi. Ses collègues qui démentaient la dramatisation dès le 15 (image 2), et encore une fois hier (image 3), ont su se montrer plus rapides dans leurs vérifications.

 

 

climat,réchauffement,ours,banquise,glace,mer,cancer,carbocentrisme,paul nicklen,holocène,national geographic,Holocène

Au fond, la difficulté du journaliste serait de vérifier ses infos et ses sources? Mais c’est justement ce que l’on attend de lui. Pour autant que ses propres croyances n’aient pas dès le début biaisé son traitement de l’info et fait perdre sa prudence professionnelle, ce qui semble ici le cas comme je l’ai rappelé.

Un autre élément s’ajoute encore, qui démonte un peu plus la version catastrophiste: celui de la glace de mer. Selon le catastrophisme climatique, les ours blancs disparaîtront avec la fin supposée de la banquise arctique. Or cette banquise a déjà connu des extensions plus basses qu’aujourd’hui. De plus les modèles n’expliquent pas correctement le présent:

«  En outre, la diminution récente de la glace de mer semble être plus rapide que prévu par les modèles climatiques, indiquant que les processus responsables de ces changements climatiques rapides récents ne sont pas entièrement compris et font l’objet d’un débat scientifique et sociétal intense. »

 

 

climat,réchauffement,ours,banquise,glace,mer,cancer,carbocentrisme,paul nicklen,holocène,national geographic,Vérifier

D’après les marqueurs climatiques des carottes de glaces prélevées dans diverses régions arctiques, la température moyenne au maximum de l’Holocène précoce (HTM) était supérieure à la moyenne actuelle. La reconstitution simulée du climat du passé laisse penser que l’arctique a déjà connu des étés libres de glace. La glace est ensuite revenue et les ours polaires n’ont pas disparu.

Enfin un relevé du service canadien des glaces a été publié par un blogueur (image 4). Il concerne le 14 août 2017, jour où l’ours a été filmé. Une étoile jaune citron montre l’emplacement du tournage. Il se trouve assez proche de la mer, à l’ouest de l’île Somerset.

On constate qu’au 14 août il reste une grande étendue gelée, faite de glace d’un an et de vieille glace. Il est donc faux d’affirmer que l’ours est mort de faim faute de glace de mer pour chasser. L’affirmer tient de la fausse information délibérée.

« Le National Geographic a forgé un faux (hoax) parce que la présence de glace de mer pleine autour de l’île Somerset semble être en contradiction flagrante avec la principale affirmation fallacieuse Manque de glace de mer: c’est un mensonge fabriqué délibérément pour falsifier la vérité, mensonge qui ne peut pas résulter d’erreurs d’observation ou de jugement: c’est une faute grave pour les journalistes du National Geographic qui ont déjà un long dossier de canular climatique publié depuis des années. »

On peut s’arrêter là pour cette affaire. Si l’ours est bien mort de vieillesse ou de maladie, le journaliste auteur de l’article catastrophiste l’a tué une deuxième fois à des fins politiques. On peut aussi considérer qu’il faut vérifier autant que possible tout ce que l’on nous dit.

Quant au Matin, que par provocation je conseillais de voler plus que de l’acheter car il se faisait propagandiste (le journaliste d’hier semble avoir lu mon billet), on peut aujourd’hui reconnaître son recul sur l’ours, et l’acheter à nouveau.

 

 

 

 

 

 

 

 


Voici deux nouveaux éléments dans « l’affaire de l’ours » affamé, dont les images ont fait pleurer la sentimentalosphère. D’abord Le Matin dimanche a publié hier un nouveau rectificatif après celui, humoristique, de vendredi (image 2). Deux rectificatifs en deux jours? C’est exceptionnel. Ça a dû chauffer en salle de rédaction!

 

Commentaires

"Quant au Matin, ... l’acheter à nouveau." Sauf qu'il va bientôt sombrer dans les poubelles de l'Histoire, ce qui est sa juste place.
Les fanatiques religieux du réchauffement façon René Longet et ses suivants ont visiblement durci le ton, s'en prenant violemment aux mécréants que nous sommes. Le pseudo-philosophe Michel Serres grommelait sur une chaîne française hier soir qu'il était scandaleux d'opposer dans un débat un prix Nobel et un vulgaire contradicteur, le prix Nobel ayant évidemment toujours raison...
Ce matin, c'était le thème du quart d'heure d'entretien de la radio nationale, de 7h30 à 7h45, avec un historien des sciences, qui a remis en place le journaliste et sa volonté de punir les réfractaires. Mais sans jamais aborder l'essentiel, le nombre d'erreurs commises par ces nouveaux dieux, les savants : souvenez-vous de la mort des forêts et des pleurnicheries des écolos à cette époque. Il ne se trouve personne dans la presse pour s'en souvenir, en tout cas.
Les forêts sont tellement vivantes qu'elles menacent l'existence des pâturages alpins, vu le prix du lait. Même que le WWF et autres organisent des journées pour nettoyer les prairies de ces maudits arbres qui les envahissent...
Des erreurs scientifiques, il y en a des dizaines de milliers d'exemple. Sur aucun sujet il ne peut y avoir consensus général, parce que dans ce cas, ce n'est plus de science qu'il s'agit mais de doctrine.
L'historien des sciences a abordé cette question des résultats donnés sans autre au public. Souvenez-vous de ce prof de physique qui nous parle de translation de photons, en affirmant que tel photon à Martigny est le frère jumeau de son petit photon Genève...C'est vachement crédible, pas vrai ? Existe-t-il une seule personne au monde qui le croit ?
Ou alors, les ondes gravitationnelles, dont l'ordre de grandeur de l'amplitude serait du 100'000ème de la taille de l'atome, détectable dans l'Univers...
Le niveau des mers qui s’élèvent de quelques mm, alors que la marge d'erreur habituellement admise sur ce niveau GLOBAL, pas le niveau mesuré le long des côtes, est de plus ou moins deux mètres...
Et qui se serait élevé de plus de 20cm depuis le début du 20ème, alors qu'à cette époque, aucun instrument ne permettait de déterminer une altimétrie précise permettant de donner de tels chiffres...
Les scientifiques seraient bien inspirés de soigner quelque peu la présentation de leurs résultats, s'ils veulent cesser de passer pour des gurus ou des illuminés, utilisés par de vulgaires et médiocres politicards comme celui cité ci-dessus. Il devient chaque jour plus évident que la lutte contre le réchauffement est pour beaucoup de ces agitateurs une lutte contre le capitalisme et strictement rien d'autre. Ils n'ont pas réussi à faire la révolution par l'agitation des masses, ils veulent la faire sous couvert d'écologie.

Écrit par : Géo | 18 décembre 2017

Répondre à ce commentaire

@Géo: Bien résumé !
Une autre photo de ce même photographe:
https://polarbearscience.com/2015/09/09/last-years-dead-svalbard-polar-bear-used-for-this-years-propaganda/
Je ne conteste pas la véracité de la photo, mais le fait qu'on pense pouvoir déterminer les causes à partir d'une photo. Les ours meurent comme tout être vivant, et leurs carcasses se conservent plus longtemps dans le froid.

"We found that the ice-free period in this region lengthened by 3 ± 0.8 wk over the period 1979−2015. Polar bears migrated onshore 2 wk earlier and offshore 1 wk later in the period 2005−2015 than in 1980−1989."

Une différence de 2 à 4 semaines. On peut supposer qu'un animal qui évolue depuis des millions d'années dans cette région devrait être capable de survivre une telle période.

Écrit par : Ben Palmer | 18 décembre 2017

Répondre à ce commentaire

Hola Homme Libre,

Il nous faudrait des bataillons d'Hommes Libres pour analyser, prendre le temps de vérifier, contraster les infos. Merci!!!
Sans doute sommes-nous amenés à ne plus rien croire, ne plus croire personne, mais ce serait, peut-être exagéré. En tout cas affirmer après avoir lu/entendu les nouvelles devient exclu (ou l'a toujours été?¿?¿).

Bonne semaine, temps très frisquet ici.

Écrit par : colette | 18 décembre 2017

Répondre à ce commentaire

@Colette: Vous avez raison, il faut prendre toutes les nouvelles (News) avec une grosse louche de sel pour ne pas se faire tromper par les Fake News et Alternative Facts.
Mais on ne peut pas non plus tout savoir, être experte de tous, surtout quand on n'a pas de formation scientifique, et encore. Il faut toujours garder un certain scepticisme, même si on se trouve en face d'avis "d'experts" ou de politiciens (dont le niveau d'expertise ne dépasse souvent pas celui d'un quidam ordinaire).

Écrit par : Ben Palmer | 18 décembre 2017

Pour votre information:
http://science.sciencemag.org/content/359/6375/568/tab-pdf

Écrit par : Daniel | 10 février 2018

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés entre 22 h - 08 h (Europe/Paris).