28 août 2017

Antispécisme : le marxisme du XXIe siècle

Un automobiliste roule en zone boisée. Un sanglier surgit et traverse la route. Impossible à éviter. L’animal est tué. L’automobiliste se verra-t-il inculpé d’homicide involontaire ou par imprudence? Ou de dérive raciste s’il ne se considère pas lui-même comme un meurtrier? C’est encore une fiction mais on peut l’imaginer.

 


antispecisme-01.jpgZone de non-droit

Car les relations entre l’espèce humaine et le reste du monde animal sont actuellement, et depuis longtemps, une zone de non-droit. Ou plutôt de droit du plus fort. Et c’est bien l’espèce humaine qui est la plus forte.

Elle domine, exploite, asservit par la domestication, tue et mange les autres espèces ou les donne en pâture sous forme de farine à des bovins devenus par force eux aussi carnivores.

Elle torture certaines bêtes avec une cruauté « scientifique ». En laboratoire la science cautionne le massacre et les expériences in vivo. Que dirions-nous si une espèce dominante et technologiquement développée plantait des électrodes dans le cerveau de nos enfants pour étudier leurs réactions à différents stimuli? Si des fermes élevaient les bébés humains pour leur prendre leurs organes?

La domination humaine sur le monde animal est une longue histoire. Une histoire d’apprivoisement, mais aussi de lutte. Lutte pour la survie ou pour la suprématie – ce qui est le stade le plus abouti de la survie d’une espèce. Le rôle dominant n’a pas toujours été tenu pas les hommes. Les grands carnassiers ont longtemps dicté l’agenda de la lutte entre monde sauvage et espèce humaine.

La loi du plus fort a prévalu et prévaut encore. Les relations entre espèces animales ne sont pas encadrées par un Code civil universel. Le droit de tuer un animal pour le manger est l’expression d’un non-droit pour les animaux à vivre en sécurité sans la menace humaine et sans être exploités.

 

 

antispécisme-02.jpgDomination ou civilisation

Les humains mangent de la viande depuis des centaines de milliers d’années. Notre espèce n’est en ce domaine pas différente des autres espèces carnassières. Lesquelles espèces carnassières n’établissent de leur côté aucun corps de lois destinées à codifier les relations entre espèces. Par exemple la chasse à la gazelle par un groupe de lions est manifestement abusive: la disproportion des forces en présence condamne automatiquement la gazelle.

Le spécisme est comparé au racisme. L’antispécisme serait dès lors le marxisme du XXIe siècle, comme le déclarait le journaliste Aymeric Carron cité hier dans son éditorial par le Rédacteur en chef adjoint du Matin Dimanche, Jean-Jacques Roth.

L’antispécisme est présentée comme la nouvelle idéologie des opprimés contre leurs oppresseurs. Elle viendrait au secours des espèces non-humaines afin de leur donner des droits juridiques et de modifier les rapports de production. Cela ne signifie pour autant pas que des animaux prendront possession de l’outil de production, et l’on ne verra pas d’abattoirs dirigés par des chevaux ou des vaches.

Je comprends l’intérêt du végétarisme et j’ai moi-même été longtemps végétarien. Dans ce milieu que je connais le désir est fort de hisser le mode alimentaire au rang de théorie sociale. Je l’ai tenté. J’y ai renoncé.

De quel droit, de quelle autorité, l’être humain exploite-t-il et tue-t-il des espèces animales? De son autorité propre et du droit du plus fort. Cela signifie que les relations entres les espèces animales ne sont pas encore civilisées, acculturées, si l’on considère que la civilisation est le dépassement de la loi du plus fort au profit du respect mutuel.

 

 

antispécisme-03.jpgColonialisme inter-espèces

Il apparaît même que des textes, religieux comme profanes, ont autorisé la domination de la nature et des autres espèces par les humains.

Bon. Si l’on veut imposer une culture, une civilisation dont la loi du plus fort ne soit pas la règle, et dont les droits des animaux seraient établis juridiquement, il faut aller au bout du processus.

Ainsi le principe de réciprocité – ce qui vaut pour une espèce vaut aussi pour les autres – doit être établi de manière durable. Les animaux sauvages feront bien de ne plus nous manger: c’est très impoli et peu respectueux. Je ne parle même pas des moustiques et des tiques, bébêtes prêtes à s’abreuver de notre sang bien chaud.

Les carnassiers ne devront plus manger des proies de chair, marque incontournable du colonialisme inter-espèces. Lions, loups, ours et autres lynx se mettront donc au steak de céréales ou d’insectes – non, pas d’espèce animale!!! – ou de tofu. Je vois d’ici les ours cuisiner avec leurs grosses papattes: un spectacle ravissant.

Les fourmis se verront notifier l’interdiction d’exploiter des pucerons. Cette démonstration de la domination d’une espèce par une autre espèce est un résidu suranné du passé colonial animal. L’homme va donc mettre de l’ordre dans la nature et décider de limiter les comportements colonialistes entre espèces. Oui mais voilà: en s’adressant uniquement aux humains les anti-spécistes confirment qu’au fond l’homme reste le sommet de la création.

 

 

antispécisme-05.jpegAssignation

Dans la confrontation immémorable entre les espèces vivantes, animales et/ou végétales, seule l’espèce humaine serait tenue de cadrer son comportement dans des lois écrites. 

Le refus d’assumer l’aspect sacrificiel de la vie que représente l’alimentation animale, la volonté de mettre de l’ordre dans la nature sans demander la réciprocité, démontre une fois de plus que l’être humain se place lui-même au sommet de la hiérarchie du vivant et seul capable de décider pour les autres. Au fond les anti-spécistes n’ont de ce point de vue pas plus de légitimité morale que les autres humains.

Pour aller plus loin: on peut regretter que le respect du vivant s’intéresse uniquement aux espèces mammifères. Encore un spécisme qui ne dit pas son nom. La raison: les mammifères souffrent aussi et ont une vie sociale qui les place en partie à égalité avec les humains. En réalité on s’occupe d’eux parce qu’ils sont plus proches de nous que par exemple les insectes, et parce qu’ils sont de bons objets pour nos projections affectives. Mais se limiter aux mammifères c’est encore de l’anthropocentrisme, puisque l’homme est la raison pour laquelle on veut leur donner des droits.

Pour dépasser cette limite arbitraire du souffrant/non souffrant, cette supériorité supposée de l’animal souffrant sur l’animal non souffrant (et sur le végétal), il faudra donner une personnalité juridique aux espèces végétales et interdire leur consommation.

Cela paraît déraisonnable? Bien sûr. Mais pas plus que de donner une personnalité juridique aux animaux, laquelle personnalité devrait être pleine et entière et non subordonnée à un humain.

Ainsi un chien qui mord une personne se verra personnellement assigné à comparaître devant un tribunal et à justifier son agression. Il pourra être condamné, après avoir été entendu, et passer en prison un excellent temps de méditation sur la violence dans le monde.

D’ailleurs il sera interdit de disposer d’un animal de compagnie, chien, chat, rat, reptile, ou autre. C’est encore une manifestation de domination et de colonialisme inter-espèces.

 

antispecisme-04.jpg 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaires

En réalité, les véganes n'existent que par la grâce des médias qui leur consacrent une attention totalement disproportionnée. Leur théorie est simplement absurde et tout le monde le sait. Par contre, ils surfent sur la vague du végétarisme, qui se répand fortement pour des raisons de santé ET aussi de qualité de plus en plus médiocre de la viande. Alors moins de viande, de meilleure qualité et surtout, plus de billet sur les véganes !

Écrit par : Géo | 28 août 2017

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Il semble que quelques milliardaires qui partagent leur temps entre oeuvres de bienfaisance et projections d'avenir qui permettront à certains d'engranger d'énormes bénéfices (un peu méchant comme raccourcis pour certains, j'en suis conscient) envisagent d'investir très sérieusement dans le business de la fabrication de viande sans viande mais à l'apparence et au goût de viande. Elle existe d'ailleurs déjà mais à un prix hors de toute mesure utile.
Je ne crois pas qu'ils envisagent un avenir où les animaux carnassier seront aussi nourris de cette nouvelle viande "pure" en ce qu'elle n'exigera plus aucun sacrifice d'animaux. Les lions pourront donc continuer à manger des gazelles ... et les sangsues à nous sucer le sang.

Écrit par : Mère-Grand | 28 août 2017

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Merci pour ces réflexions et l'humour du traitement qui me semble encore le seul moyen de relativiser ces mouvements à la mode.
Pourtant la discussion ne devrait pas s'arrêter là car la surproduction de viande dans des conditions pitoyables devrait nous inciter à rechercher des alternatives pour assurer nos besoins en protéines animales.
Car s'il n'est jamais bon de faire le bien des autres malgré eux, le simple fait d'être le principal prédateur et le seul doué d'un langage assez élaboré pour la communication implique des responsabilités.
Ne serait-ce que pour des questions très égoïstes de préservation de notre environnement ou de diététique optimale.
Je suis donc plutôt enthousiaste avec l'importation récente du concept de production à grande échelle de la consommation d'insectes et autres vers dans nos contrées ainsi que les divers produits succédanés qui donnent au carnivore nostalgique et réticent le sentiment de pouvoir continuer à consommer de la chair animale en toute bonne conscience.
Si je reconnais aussi être incapable de me nourrir exclusivement de végétaux, je pense que notre héritage atavique d'omnivores pourrait être réactualisé car nous ne sommes plus des chasseurs, cueilleurs depuis plus de 10'000 ans et nos besoins de ces protéines pourraient bien être remis en question.
La plupart de mes amis qui ont renoncé à la consommation de viande semblent se porter mieux que la moyenne. Ou du moins ils ne semblent nullement souffrir de carences susceptibles de remettre leur choix en question.
Ils contribuent aussi de manière directe à limiter les dérives liées à l'exploitation démesurée et souvent atroce des autres espèces animales.

Écrit par : Pierre Jenni | 28 août 2017

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"Ou du moins ils ne semblent nullement souffrir de carences susceptibles de remettre leur choix en question." Nous ne synthétisons la vitamine B12 que dans les intestins, ce qui explique le comportement des animaux qui consomment parfois leurs excréments. Si vous ne voulez pas procéder de même, il faut alors se faire des injections de B12 synthétisées par d'autres animaux, que l'on aura tué vraisemblablement. Les véganes ne sont pas sortis de l'auberge.

Cela dit, encore une fois, il y a vraiment beaucoup de différences entre la viande industrielle et la viande d'un animal qui a eu une belle vie...

Écrit par : Géo | 28 août 2017

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Essayez la spiruline Géo.

Écrit par : Pierre Jenni | 28 août 2017

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Les virus et les bactéries sont des êtres vivants. Les humains qui tombent malades à cause d'eux doivent-ils renoncer à les combattre?

Par ailleurs, hier j'ai tué une mouche qui m'importunait. Dois-je en éprouver du remords et/ou de la honte?

Écrit par : Mario Jelmini | 28 août 2017

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"Essayez la spiruline Géo."
https://fr.wikipedia.org/wiki/Vitamine_B12
"la spiruline n'est pas une source de vitamine B12 pour les humains23."

Écrit par : Géo | 28 août 2017

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Chaque mouvement d'idée qui se définit par un terme disposant du suffixe "isme" contient intrinsèquement un grand potentiel de dérive.

Pour la simple raison que des idées et des logiques qui ne sont pas pondérées par d'autres fonctions humaines, restent livrées à leurs propres constructions erratiques et perdent leur appartenance à la dimension humaine.

Il en va de même pour les sentiments disposant d'un potentiel monstrueux si un esprit n'y est pas attaché pour sa fonction cadrante.

On peu peut être encore dire quelque chose de semblable avec l'instinct purement corporel qui reste bêtement à raz le sol, s'il ne reçoit pas une lumière de conscience.

Certain disent que savoir trouver une cohésion entre ses diverses fonctions nous donnent une âme.

L'antispécisme appartient à la première catégorie. Un développement théorique qui n'est pas passé par la confrontation à tous les domaines qui animent l'être humain.
On peut imaginer que cela participera à des développements intéressants avec le temps.
Mais pour l'instant le discours de compassion servi par une logique froide, me laisse sur les pattes arrières.

Écrit par : aoki | 28 août 2017

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MDR la photo John! Je croyais un homme à l'envers.....: ))))))))))) :P

Écrit par : Patoucha | 28 août 2017

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C'est assez peu surprenant de constater que les vegans sont très souvent des urbains très éloignés de la nature. D'ailleurs, ils idéalisent cette dernière sans la connaître.

Le plus drôle est de leur faire remarquer que certaines plantes sont carnivores.

Être vegan est un moyen de jouer au rebel, de faire chier son petit monde. De faire le moralisateur à deux balles. Je me suis déjà retrouvé en voyage dans les Andes avec des végétariens hollandais qui refusaient toute viande... mais se goinfraient de chips américaines. Ben un de ces végé nous a fait un malaise à 4000 mètres. Je lui aurait donné des baffes médicales! Heureusement pour lui on avait un étudiant en médecine.

Écrit par : Riro | 28 août 2017

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À la fin de votre billet, vous proposez (ironiquement, bien sûr) la création de tribunaux pour juger les chiens qui mordent les humains.

De mon côté, j'aimerais proposer la création de tribunaux pour juger les dieux.

Je pense en particulier au Dieu de la Bible, auteur d'innombrables massacres, homicides, atrocités et autres exactions sur des êtres humains.

“Qui est semblable à moi? Qui osera me citer en justice?” (Jérémie 49:19 et 50:44), s'est vanté en son temps l’Éternel (*).

Le nouveau Testament tout entier tourne autour d'un crime sordide, celui d'un Fils condamné à une mort atroce par son propre Père (**). Car tel fut le destin peu enviable de Jésus de Nazareth. On est en droit d’espérer que l’auteur d’un crime aussi abominable sera un jour appelé à en répondre devant la justice des hommes. Car Dieu a honteusement abusé de son autorité paternelle et cela mérite un châtiment exemplaire.


(*) Là où la plupart traduisent “Qui est semblable à moi?”, la Bible du Semeur propose cette variante: “Qui est mon égal?”. Et là où la plupart traduisent “Qui me citera en justice?” ou “Qui osera me citer en justice?”, la Bible du Semeur adopte cette formule: “Qui me demandera des comptes?”.

(**) • “(...) Jésus-Christ, que Dieu a établi comme victime expiatoire” (Romains 3:25); • “Lui [Dieu] qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré” (Romains 8:32); • “Celui qui était innocent de tout péché, Dieu l’a condamné” (II Corinthiens 5:21); • “Cet homme [Jésus de Nazareth] (...) a été livré (...) conformément à la décision que Dieu avait prise et au projet qu'il avait établi d'avance” (Actes 2:22-23, traduction Bible du Semeur; comme le précise Actes 3:18 in fine, la décision et le projet de Dieu prévoyaient que “son Messie devait souffrir”). • “Le sang de la croix” (Colossiens 1:20). • Colossiens 2:14 (“en le clouant sur la croix”) confirme que c’est bien Dieu qui a crucifié Jésus. D’ailleurs, l’intéressé a implicitement reconnu sa pleine et entière responsabilité lorsqu’il a affirmé: “Moi seul je fais mourir (...) et personne ne peut délivrer de ma main” (Deutéronome 32:39, c’est Dieu qui parle). Ce qui a fait dire à Mahomet: “C’est lui [Dieu] qui fait vivre et mourir” (le Coran LVII:2).
“Saisi de tristesse et d’angoisse” (Matthieu 26:37), Jésus aurait tant voulu pouvoir échapper à cette mort cruelle à laquelle son propre Père l’avait condamné. Pour preuve, la supplication qui s’échappa de ses lèvres à l’approche de sa crucifixion: “Mon Père, si cela est possible, que cette coupe s'éloigne de moi!” (Matthieu 26:39). Loin de se montrer miséricordieux envers son Fils, Dieu le Père, au contraire, lui fit boire la coupe jusqu’à la lie.
Ainsi, il est inutile de chercher de midi à quatorze heures, comme on l’a fait pendant des siècles, pour savoir si la crucifixion de Jésus est à imputer plutôt à Caïphe et aux Juifs ou plutôt à Pilate et aux Romains: le seul vrai responsable de cette mort inique n’est autre que Dieu le Père, qui a manipulé à sa guise tous les acteurs du drame conçu dans les méandres obscurs de son âme perfide.

Écrit par : Mario Jelmini | 28 août 2017

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Moi, qui à chaque fois qu'il m'arrive une bonne chose je me dis: Merci mon Dieu.... LOL

Dieu a crée l'homme à son image tant qu'il était au Paradis d'Eden!

Ponce Pilate un saint... les juifs peuple déicide.....
Il a été crucifié sous l'ordre de PP! Point barre! Le reste n'est que broderie et littérature!
Dieu n'a rien à voir avec la barbarie des hommes!

Dieu l'a livré à SES tentations. Dieu n'a pas dit à l'homme de respirer pour lui et de vivre à travers lui, ni de tuer pour lui....

Ô Seigneur Dieu, stp, pardonne ses offenses à Mario Jelmini. Amen!

:)))))))))))

Écrit par : Patoucha | 29 août 2017

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Et à chaque fois qu'il vous arrive une"mauvaise" chose, Patoucha, vous dites aussi "Merci mon Dieu"?
Une de mes connaissances vient d'apprendre qu'elle était atteinte d'un cancer; doit-elle dire "Merci mon Dieu"?

Une fois de plus, vous m'avez offensé, Patoucha! LOL:)))))))
J'ignore si Dieu vous pardonnera puisqu'il paraît qu'il ne pardonne qu'à ceux qui pardonnent à ceux qui les ont offensés. Re-LOL:)))))))

Dieu est une crevure.

Vingt siècles de christianisme, quatorze d’islamisme et voilà qu’elle ressuscite, l’antique vérité: “Ce qui est devenu ancien, ce qui est vieilli, est proche de sa fin” (Hébreux 8:13). Car c’est une évidence: l’homme n’a plus besoin de ce tuteur, de cette béquille. Non seulement ce faux Père est devenu superflu mais il représente un obstacle, un frein à la connaissance et au progrès spirituel. Le temps est venu de s’en débarrasser comme on se débarrasse d’une mauvaise herbe ou d’une mauvaise habitude. Le moment est venu d’envoyer aux orties cette carcasse inutile et encombrante.

Quand, en contrôlant la date de péremption d’un médicament, on constate que celle-ci est largement dépassée, qu'est-ce qu'on fait? Dans un tel cas, la seule réaction saine, si l’on ne tient pas à mourir empoisonné (et cela vaut pour les médicaments comme pour les aliments, pour les nourritures matérielles comme pour les nourritures spirituelles), est de renoncer à consommer la denrée périmée et de la jeter.

Écrit par : Mario Jelmini | 29 août 2017

@ Riro:

Un moyen de jouer au rebelle, oui, il me semble aussi. Le mouvement s’inscrit dans la « tradition » de contestation d’un aspect de la société, avec positions ou actions qui alimentent des surenchères.

Écrit par : hommelibre | 29 août 2017

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@Mario Jelmini

"Dieu est une crevure"

Wowwwww quel blasphème!

Pourquoi cette haine de Dieu? Un engrenage de confusions avec les fondamentalistes et les fanatiques qui ont brodé la Bible à leur convenance sur Jésus et Dieu!

Vous me rappelez l'erreur qu'on fait actuellement sur l'invasion des migrants.... dont personne n'ignore le but final. On ne s'en prend pas aux fossoyeurs de notre identité et liberté que sont les incompétents gouvernants occidentaux, l'UE et l'ONU qui n'ont rien retenus de l'histoire. Les pétrodollars, l'enrichissement sur le dos des contribuables, les magouilles, le MENSONGE du RACISME pour LE PROFIT et la LÂCHETÉ se sont substitués à la morale et à la responsabilité du pays qu'ils gouvernent. Ils ont ouvert des vannes créant un tsunami à l'échelle mondiale. Ce monde, se trouve aujourd'hui noyé... par rapacité, veulerie et faux humanisme. On se trompe de combat. Et vous aussi Mario Jelmini......

Je plaisantais! Oú est passé votre humour ? Désolée pour votre amie.

Écrit par : Patoucha | 29 août 2017

@ Géo:

Les médias aiment, cela remplit leurs colonnes. C’est comme les Femen: un groupe minuscule au discours caricatural mais provocateur (et avec du nu dans le cas des blondes de l’est), cela suffit à remplir une presse qui fonctionne largement sur le buzz.

Plus de billet sur les vegan? Pas sûr. Il y a là une attaque certes « minusculaire » ou « groupusculaire » mais contre laquelle il me paraît utile d’avoir quelques anticorps vu l’amplification sans esprit critique par les médias et les réseaux internet.

Écrit par : hommelibre | 29 août 2017

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Alors la piste à creuser, c'est le fait qu'ils surfent sur la vague du végétarisme, que chacun avec l'âge et ses petits inconvénients du genre crise de goutte a tendance à lorgner, et le fait que la viande industrielle a supplanté les petits producteurs de viande de meilleure qualité.

Écrit par : Géo | 29 août 2017

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Il est vrai qu'à côté d'eux, il y a tous les délirants de la biodynamique, de la permaculture et toutes ces foutaises pour bobos bébés baba-cools. Arrheu-arrheu ! C'est le nouveau mot d'ordre...

Écrit par : Géo | 29 août 2017

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@ Patoucha
"Désolée pour votre amie", m'avez-vous fait savoir à propos de cette personne de mes connaissances qui venait d'apprendre qu'elle était atteinte d'un cancer.
Je précise ici que cette personne est hémiplégique et aveugle.

Mais ne soyez pas désolée pour elle car - Dieu merci - cette personne n'est qu'une invention de ma part - une de plus.
Vous voyez, je n'ai pas perdu mon humour!
Simplement, aujourd'hui, c'était au tour de l'humour noir.

Plus sérieusement, Patoucha: savez-vous que vous commencez à me redevenir sympathique?
Alors, c'est pour quand ce resto en tête-à-tête?

Écrit par : Mario Jelmini | 29 août 2017

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@Mario Jelmini

"Plus sérieusement, Patoucha: savez-vous que vous commencez à me "redevenir" sympathique?"
Alors, c'est pour quand ce resto en tête-à-tête?

Quelle blague!

En cas de déception - après des kilomètres pour voir celle qui vous "redevient" sympathique - Allez-vous me laisser la facture.... et vous en prendre à Dieu?!!!! LOL

Écrit par : Patoucha | 29 août 2017

@ Patoucha
Pour le resto, je propose que chacun de nous paie sa part de consommations. Ça vous va?
De déception, je ne pense pas qu'il puisse y en avoir puisque je pars de l'idée que vous êtes une pouffiasse.

PS
Vous savez, les pouffiasses sympathiques ça existe! J'en ai déjà rencontrées.
J'ai même rencontré des pouffiasses heureuses...

Écrit par : Mario Jelmini | 29 août 2017

@Mario Jelmini

Pour le resto, je propose que chacun de nous paie sa part de consommations. Ça vous va?

Ben, dites-moi donc! Plus galant tu meures!

De déception, je ne pense pas qu'il puisse y en avoir puisque je pars de l'idée que vous êtes une pouffiasse.
PS
Vous savez, les pouffiasses sympathiques ça existe! J'en ai déjà rencontrées.
J'ai même rencontré des pouffiasses heureuses...

Heureux homme! mais, au risque de vous décevoir, je n'ai aucun rapport avec vos pouffiasses qu'elles soient sympathique ou heureuses. Elles devaient se contenter de peu...

Mario Jelmini! Vous êtes INFERNAL!

Écrit par : Patoucha | 29 août 2017

Mario Jelmini @ "Dieu est une crevure" ? Dieu existe, entre les deux oreilles des gens. Vaut-il la peine d'en parler ainsi ? Croire en dieu est une faiblesse, une abdication de sa condition d'homme libre, intelligent, responsable. Mais faut-il à ce point sortir sa haine des pauvres et des faibles qui ne trouvent pas d'autres issues que la croyance en ces âneries ?

l'humanité évolue entre plusieurs errements : lors de la création de ces religions, il n'y avait pas de distinction entre savants et prêtres. C'était les mêmes personnes. Les choses ont bien changé depuis, les croyants ne s'en sont pas aperçus.

On retrouve le même genre d'aberration aujourd'hui dans le domaine de l'art. Les véritables et seuls créateurs, les seuls vrais artistes, ce sont les ingénieurs.
Les autres sont des escrocs qui veulent faire croire à certains naïfs très riches qu'ils ont créé quelque chose...

Écrit par : Géo | 29 août 2017

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Affirmer l`existence de Dieu est le fait du croyant mais affirmer la non-existence de Dieu est aussi du domaine de la croyance.

Écrit par : JJ | 29 août 2017

Que faut-il attendre de Géo qui ne croit qu'en lui même!

Je me demande, quand son heure sera venue, QUI il aura à son chevet!?

Écrit par : Patoucha | 29 août 2017

@ Patoucha
Quand son heure est venue, on n'a besoin de personne à son chevet.
Ne dit-on pas que les oiseaux se cachent pour mourir?

Écrit par : Mario Jelmini | 29 août 2017

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"Ne dit-on pas que les oiseaux se cachent pour mourir?"

Mais là il s'agit d'un drôle d'oiseau.... :)))))))

Écrit par : Patoucha | 29 août 2017

@ JJ
"(...) affirmer la non-existence de Dieu est aussi du domaine de la croyance."
Pas d'accord avec vous: affirmer la non-existence de Dieu est du domaine de la non-croyance.
Bien entendu, par "Dieu" j'entends ici les dieux inventés par les hommes, tels les dieux juif, chrétien et musulman.

Écrit par : Mario Jelmini | 29 août 2017

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Géo a bien raison de ne croire qu'en lui-même.
Croire en soi-même est la plus grande marque de respect que l'on puisse avoir pour Dieu.

Écrit par : Mario Jelmini | 29 août 2017

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@Mario Jelmini

"Géo a bien raison de ne croire qu'en lui-même."

Ce n'est pas le sens de mon commentaire!

"Croire en soi-même est la plus grande marque de respect que l'on puisse avoir pour Dieu."

Que Dieu vous entende Mario Jelmini! LOLLLL

Mon Dieu m'appelle sous la douche :))))))

Bye :)

Écrit par : Patoucha | 29 août 2017

@Mario Jelmini

"Géo a bien raison de ne croire qu'en lui-même."

Ce n'est pas le sens de mon commentaire!

"Croire en soi-même est la plus grande marque de respect que l'on puisse avoir pour Dieu."

Que Dieu vous entende Mario Jelmini! LOLLLL

Mon Dieu m'appelle sous la douche :))))))

Bye :)

Écrit par : Patoucha | 29 août 2017

JJ@ J'ai écrit ça : " Dieu existe, entre les deux oreilles des gens." Mais c'est de Jung...
(l'horrible nazi aux yeux de patoucha, la juive qui a tout compris)...
Bon , je ne devrais pas foutre la m... chez les *** comme ça, mais je ne peux pas m'en empêcher.

Écrit par : Géo | 29 août 2017

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"(l'horrible nazi aux yeux de patoucha, la juive qui a tout compris)...

La juive vous emmerde Géo...le syndrome du nazi Jung!

Écrit par : Patoucha | 29 août 2017

@Mario Jelmini

"Pour le resto, je propose que chacun de nous paie sa part de consommations. Ça vous va?"

LOL Plus galant, on meurt!

"Vous savez, les pouffiasses sympathiques ça existe! J'en ai déjà rencontrées.
J'ai même rencontré des pouffiasses heureuses..."

Heureux homme! Mais je ne pense pas faire partie de votre panoplie de pouffiasses...

Mario Jelmini! Vous êtes INFERNAL!

Écrit par : Patoucha | 30 août 2017

En réponse à Patoucha, qui ne me trouve pas galant parce que je lui propose de nous rencontrer à la table d'un bon resto en payant chacun son écot.
Et l'égalité hommes-femmes, Patouchette, vous en faites quoi? Vous l'invoquez seulement quand ça vous arrange...

À propos des pouffiasses heureuses (ou des grandes sottes heureuses, si vous préférez) que j'ai rencontrées, je précise qu'elles se montrèrent toutes particulièrement heureuses après une nuit torride (ou une nuit infernale, si vous préférez) passée avec moi. Vous en déduisez ce que vous voulez mais ne savez pas ce que vous perdez en refusant de me rencontrer.

"Mario Jelmini! Vous êtes INFERNAL!", concluez-vous.
"L'enfer, c'est les autres" (Jean-Paul Sartre, Huis clos).
Donc, si pour vous l'enfer c'est moi, pour moi l'enfer c'est vous.

De toutes façons, c'est en enfer qu'on trouve les gens intéressants. Pas au paradis.

Signé: un bon petit diable.

Écrit par : Mario Jelmini | 30 août 2017

"Il est vrai qu'à côté d'eux, il y a tous les délirants de la biodynamique, de la permaculture et toutes ces foutaises pour bobos bébés baba-cools. Arrheu-arrheu ! C'est le nouveau mot d'ordre..."

Un peu caricatural ça Géo, d'abord si la permaculture est devenu un concept à la mode, ça reste un art et une culture au même titre que les jardins Zen.
On a pu tromper les sens de sommeliers et d’œnologues trop sûr d'eux simplement en modifiant les étiquettes et les forme des bouteilles. Ce qui signifie qu'en terme d'appréciation sensoriel et de plaisir nous ne fonctionnons pas comme un chromatographe ou spectromètre (pour la référence à l'art de l'ingénieur), la subjectivité règne dans les sens et le plaisirs que l'on peut en retirer.
Mais la "subjectivité" s'éduque et se cultive et devient quelque chose de plus objectif.

Goethe qui est un inspirateur de l'approche biodynamique disait : « Les sens ne trompent pas, c’est le jugement qui trompe. »

La biodynamique, comprend des paramètres très intéressants (passionnant?) dont on prend rarement le temps de considérer sans à priori. Mais à l'expérimentation, il semble qu'il y aie une quasi unanimité sur son apport (objectif ?) en viticulture.
En tous cas cela s'inspire des sciences naturelles que préconisait Goethe, qui intégrait les sens humains comme des outils de connaissances.
Ses travaux sur la métamorphose du végétal sont passionnant y compris pour des ingénieurs (polydiplômés que je connais).
Et puis Goethe; le monument admiré par notre ami Jung, on retombe sur nos pattes. Non ? Ce dernier n'a d'ailleurs jamais cherché à démentir une probable parenté avec l'illustre auteur et naturaliste.

Mais ma contestation repose surtout sur le fait que ces deux disciplines incriminées, ne sont pas aussi déconnectées et brandies par des disciples vindicatifs pour faire une morale culpabilisante, que l'antispécisme.
Il n'y a pas la même posture arrogante en arrière plan.

Je ne conteste pas le fait, que vous ayez pu rencontrer des bobos qui "se la jouaient"



http://www.bio-dynamie.org/biodynamie/goethenne/

Écrit par : aoki | 30 août 2017

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Je voulais surtout dire que les véganes s'appuient aussi sur cette mouvance de contestation générale des modes de production agricole :
Beaucoup de terres sont utilisées pour nourrir les animaux, cette production de masse demande forcément l'utilisation de beaucoup de pesticides. Et les humains consomment trop de viande.
Sur ce terreau fleurissent de nombreuses théories plus ou moins rationnelles...

Écrit par : Géo | 30 août 2017

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"Sur ce terreau fleurissent de nombreuses théories plus ou moins rationnelles..."

Sur ce point là je suis bien d'accord.
Ce n'est pas si dérangeant, tant que cela reste le fait de chercheurs et expérimentateurs. Il peut toujours en ressortir de nouveaux paradigmes.
Ce sont les ayatollahs qui me crispent

Écrit par : aoki | 30 août 2017

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@Mario Jelmini

"Et l'égalité hommes-femmes, Patouchette, vous en faites quoi? Vous l'invoquez seulement quand ça vous arrange..."

Vous êtes nouveau Mario Jelmini! Autrement vous auriez su que je suis une anti-féministe dans l'âme. Un âge certain... ne peut prétendre à une "égalité" au stade de revendication. C'est mettre la charrue avant a galanterie. Vous n'aimez pas LA femme, mais les femmes contrairement à moi qui aime l'homme pas les hommes.....

"À propos des pouffiasses heureuses (ou des grandes sottes heureuses, si vous préférez) que j'ai rencontrées, je précise qu'elles se montrèrent toutes particulièrement heureuses après une nuit torride (ou une nuit infernale, si vous préférez) passée avec moi."

Elles ont compris leur douleur en une nuit... LOL

"Vous en déduisez ce que vous voulez mais ne savez pas ce que vous perdez en refusant de me rencontrer."

J'en déduis que je devrais venir avec deux gardes du corps :)))))

"Mario Jelmini! Vous êtes INFERNAL!", concluez-vous.
"L'enfer, c'est les autres" (Jean-Paul Sartre, Huis clos)."

Hé oui! le pauvre, il ne pensait pas partager Simone de Beauvoir avec des femmes et en "groupe".....

"Donc, si pour vous l'enfer c'est moi, pour moi l'enfer c'est vous."

LOL! Vous m'avez "incendiée" sous divers pseudos....

"De toutes façons, c'est en enfer qu'on trouve les gens intéressants. Pas au paradis."

Au milieu des flammes?!!!

"Signé: un bon petit diable".

Signé: La Comtesse de Ségur. :))))))))))

Écrit par : Patoucha | 30 août 2017

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