07 août 2017

Méditerranée : des humanitaires complices du trafic d’êtres humains

Comment le dire autrement? Le soupçon pesait depuis plusieurs années: les ONG humanitaires servent de passerelle pour l’immigration illégale vers l’Europe. Cette fois le procureur Trapani a fait saisir préventivement un bateau affrété par une ONG.

 


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L’ONG en question est allemande: Jugend Rettet, et son bateau est le Iuventa. Mais d’autres organisations ont été dénoncées: Médecins sans Frontières, Sea Watch, ProActiva Open Arms, Save the Childrens. Ces organisations ont été citées par deux procureurs italiens mais aussi par d’autres sources d’observation en Méditerranée.

Ainsi le site gefira.org, qui dénonce le traffic humain réalisé avec la complicité objective des humanitaires, a relevé les déplacements de bateaux affrétés par des ONG connues pour être actives dans le sauvetage de migrants. Les noms des bateaux apparaissent depuis le site marinetraffic.com, où tous les déplacements sont suivis et les bateaux identifiés, comme pour le traffic aérien.

Les bateaux ne recueillent pas les migrants près des côtes italiennes: ils vont les chercher à la limite des eaux libyennes, selon un protocole qui semble indiquer une collusion avec les trafiquants.

Les ONG, bien financées, patrouillent en permanence au large de la Libye. Dès qu’un garde-côte italien détecte une barque de passeurs il avertit les ONG. Le bateau le plus proche doit recueillir les passagers. C’est la loi maritime.

 

 

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Ils devraient ensuite des déposer dans le port le plus près, comme c’est la règle. Mais ils les amènent dans les ports italiens. Ainsi des centaines de milliers de migrants illégaux sont aujourd’hui en errance dans l’Union Européenne, apportés par des humanitaires qui participent objectivement au traffic d’esclave et bafouent impunément les lois européennes.

Cette suspicion avait déjà été exprimée par le directeur de l’agence européenne de surveillance des frontières Frontex. Les ONG prétendent n’agir que par sentiment de compassion. Ils participent à vider peu à peu l’Afrique de ses bras et de ses cerveaux et à imposer à l’Europe un projet de société sans passer par les urnes.

L’Europe n’a pas vocation à absorber tous les migrants économiques d’Afrique subsaharienne, voire toute sa population à terme! L’Afrique a besoin de se développer, pas de se vider et de rester dans une posture victimaire improductive – sauf pour ceux qui empochent les milliards d’aide versés par les pays occidentaux.

 

 

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L’appel d’air créé par les ONG en Méditerranée est de nature à amplifier le flux migratoire, et rien dans ce système ne semble pouvoir l’arrêter. Sauf peut-être une confrontation directe avec les passeurs, par des commandos parachutés en Libye, ou par le blocus naval de ce pays. L’épreuve de force pourrait aller jusqu’à une occupation militaire partielle pour bloquer le traffic sur terre, comme le faisait Kadhafi.

On peut aussi fermer les ports européens, ce qui serait probablement contraire aux lois maritimes, mais une situation exceptionnelle ne permet-elle pas des politiques exceptionnelles?

Quoi qu’il en soit toute solution sera compliquée et demandera un courage politique inhabituel. L’Italie, en première ligne des arrivées de bateaux et de plus en plus énervée de la passivité de l’UE, prendra-t-elle des mesures coercitives toute seule?

Et surtout qui freinera l’activité des ONG, toutes si « humanistes », disent-elles, alors qu’elles sont le chaînon nécessaire pour que le traffic continu et massif d’humains aboutisse en Europe en laissant au passage des passeurs probablement déjà milliardaires?

Les bons sentiments? Il vaut mieux s’en méfier parfois et garder la raison.

 

 

Migrations depuis la Libye et bateaux d'ONG en Méditerranée:

 

 

 

15:37 Publié dans Philosophie, Politique | Lien permanent | Commentaires (73) | Tags : migration, ong, traffic humain, méditerranée, italie, libye, passeurs | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

"Confrontation avec les passeurs par des commandos parachutés, occupation militaire pour bloquer le trafic terrestre, blocus naval libyen, fermeture des ports européens": solutions simplettes et surtout très populistes... Vous auriez par ex. pu parler de la pratique italienne de ramener les migrants en Italie au motif que les ports libyens ne sont pas sûrs; ou comment l'Europe pourrait envoyer plus de navires pour aider l'Italie et la Grèce (cf les efforts en Somalie contre les pirates); ou la création de centres d'accueil sur tout le littoral européen pour décharger l'Italie et la Grèce; ou la mise en place d'une réelle pratique européenne de renvoi rapide des migrants économiques; etc. etc. etc. Mais non, on parle de petites solutions du niveau de la commère bavardant chez sa coiffeuse.... Joli niveau.

Écrit par : JCVD | 07 août 2017

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Excellent article corroborant de nombreux soupçons ! ou comment mieux faire durer le plaisir dans le seul but de recevoir encore et toujours de l'argent
Peut-être pour mieux aider les sectes à prendre le contrôle des sciences

Écrit par : lovejoie | 07 août 2017

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- Espagne : sans billets ni réservations, 650 Algériens prennent d’assaut un ferry

"Selon le journal francophone Le Soir d’Algérie dans son édition d’hier, 03 Aout. Ce sont 650 algériens avec pas moins de 250 véhicules présentés au port d’Alicante pour être embarqués de force à défaut de tout casser."

La photo devrait être envoyée à Topo Thévoz.....

http://fr.israelvideonetwork.com/nouvelle-video-montrant-les-bienfaits-de-limmigration-en-europe-graphique/?omhide=true

La série des violes s'allonge:

Papenburg, Allemagne : le maire de la ville furieux après l’agression d’une petite fille par un migrant soudanais
Jan Peter Bechtluft, maire de la ville allemande de Papenburg, a exprimé sa fureur après qu’un demandeur d’asile soudanais de 26 ans ait été arrêté pour avoir agressé sexuellement une fille de dix ans dans un magasin local. Le maire de Papenburg a déclaré: « Pour les personnes qui commettent des crimes, il ne peut y avoir aucun droit d’asile ». Ses …

Lire la suite... http://www.europe-israel.org/2017/08/papenburg-allemagne-le-maire-de-la-ville-furieux-apres-lagression-dune-petite-fille-par-un-migrant-soudanais/

Grèce : manifestation agitée de migrants syriens exigeant un regroupement familial vers l’Allemagne (Vidéo)
. Un certain nombre de migrants syriens se sont bagarrés avec la police devant l'ambassade d'Allemagne à Athènes le mercredi pour protester contre les retards qui les ont empêchés de se réunir avec leurs familles en Allemagne.

Lire la suite... http://www.europe-israel.org/2017/08/grece-manifestation-agitee-de-migrants-syriens-exigeant-un-regroupement-familial-vers-lallemagne-video/

Ils font en Occident ce qu'ils n'osent chez eux!

Écrit par : Patoucha | 08 août 2017

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Excellent texte, court net et précis !

Si l'on manifeste quelque peu que l'on n'est pas d'accord d'accueillir tous ces réfugiés - faux ou vrais - on se fait traiter de racistes ...

Écrit par : Lise | 08 août 2017

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Il faut violer intellectuellement "le" gauchiste. Dites-lui qu'il est complice d'une nouvelle traite négrière et qu'il a du sang plein les mains, malgré le voile humanitaire qu'il lui attribue...(voir la gestion australienne). Plus de place pour la compassion avec ces demeures.

Écrit par : Laurent Lefort | 08 août 2017

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@ JCVD:

Je ne propose pas de solution, j’envisage des hypothèses éventuelles. L’Italie a annoncé il y a quelques jours son intention d’envoyer des bâtiments de marine en Libye à l’appel d’un des chefs actuels du pays. La France souhaite installer un blogspot sur territoire libyen.

Les ports libyens ne sont pas sûr, j’ai lu cela aussi. Pour cette raison on continue à laisser passer des milliers d’illégaux qui forcent nos portes et sont prêts à mourir en mer? À laisser des migrants être traités comme des esclaves. Ou tués directement par des passeurs?

Voulons-nous un État de droit et des relations internationales mutuellement respectueuses? Alors faisons-les respecter. Les ONG bafouent cet État de droit au nom de principes humanitaires. Les migrants ont bien compris qu’ils disposent d’un pont vers l’Europe, et prennent le risque qu’environ 1 sur 40 y laisse sa peau.

Les candidats à un pays d’Europe doivent suivre les procédures dans leur pays d’origine.

D’autre part comme je l’ai déjà dit la solution à long terme est le développement de l’Afrique, auquel je verrais si possible une contribution internationale supervisée pour vérifier l’attribution des montants octroyés et de l’avancement de ce développement.

À défaut de cela la confrontation ne peut être exclue. D’ailleurs elle existe déjà. La pression sur nos frontières, le non-respect des procédures légales, la volonté de passer malgré les questions de droit, ainsi que l’aide des ONG, sont des confrontations. Une épreuve de force n'est pas à exclure.

Je ne sais du mot « populiste » que le fait qu’il sert à évacuer les débats et à s’économiser des arguments. C’est un signe de paresse intellectuelle. Dans la mesure où il n’apporte aucune précision utile sur le sujet il ne sert à rien et doit être considéré comme un langage intimidant destiné à discréditer celui à qui l’on s’adresse. Il est plus intéressant de discuter ouvertement que de vouloir mettre en boîte.

Écrit par : hommelibre | 08 août 2017

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Comment croire qu'ils vont vider l'Afrique?

Rappel sur le problème de l'immigration/invasion que subissent les états occidentaux:

https://www.youtube.com/watch?v=FXX-i4AAGNo&list=PLxc9em8AXXHxyW4aPH5h6l7iWC_zKnIrd

Écrit par : G. Vuilliomenet | 10 août 2017

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Apres avoir lu votre sujet, je constate que vous êtes tout le contraire d'un humaniste et que ce qui a l'air de vous éclatez ce sont plus de morts dans la grande bleue. Mais sérieusement vous avez vu sur quoi naviguent ces misérables ? C'est évident qu'ils n'iraient pas bien loin avant de crever.

Écrit par : Steve Roeck | 10 août 2017

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Faut-il vraiment à tout prix confondre "humanisme" avec "stupidité"? Les bateaux pneumatiques que les trafiquants fournissent aux Africains désireux d'envahir l'Europe ne sont pas fait pour naviguer, ils sont fait pour que les crétins des ONG viennent les récupérer pour les aider à cette invasion. Avec la complicité des Italiens jusqu'ici, qui semblent enfin avoir compris qu'ils trahissaient l'Europe...

Écrit par : Géo | 10 août 2017

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Vincent@ Le très honorable Jean-Noël Cuénod a bien évidemment censuré ma réponse à votre commentaire, comme à son habitude quand il a tort...
J'aimerais juste que vous ayez le courage de vous exprimer sur la vidéo indiquée par G. Vuilliomenet le 10 août 2017...si vous en êtes capable.

Écrit par : Géo | 11 août 2017

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Vous avez de la chance Géo, il censure votre commentaire, moi, les miens ne passent pas la rampe de l'enregistrement par blogSpirit, je reçois directement en retour le fameux message d'erreur.

Strohbach, de son prénom Vincent, devrait nous dire ce que signifie NSDAP, lui qui, avec son complice de l'instant sur le blog du plouc qui se trouve à Paris, ne voient pas, ne savent pas que le nazisme et le fascisme sont d'essence socialistes.

Écrit par : G. Vuilliomenet | 12 août 2017

J'invite tous ces drogués à la moraline de lire ce texte.

http://www.breizh-info.com/2017/08/08/75159/immigration-chaos-nos-enfants-accuseront

Oh! Ce n'est pas une supplique, d'ici 20-30 ans je serai mort et enterré loin des tracas de la vie. Je pense plus à mes petits-enfants, surtout ceux qui seront de sexe féminin, car ce sont elles qui pâtiront le plus de la plus grande catastrophe qui va toucher l'Europe. Oui, nos descendants ne pourront que nous vomir, malheureusement le mal sera fait. Peut-être que notre sauvetage viendra de l'Europe de l'est où nous trouvons les seuls pays qui tiennent tête aux ordures qui veulent nous imposer et le mondialisme et l'islam, idéologie religieuse qui permet le meilleur des contrôles des sociétés, mieux que le nazisme, mieux que le communisme, pour autant que les salauds qui tirent les ficelles échouent dans leurs tentatives de déstabilisation des pays du Visegrad, mais combien de temps cela prendra-t-il. Si ils viennent à notre secours, ce ne sera pas la première fois. Qui se souvient de Jean III de Sobieski, ce roi polonais qui à l'aide de ses troupe sauva Vienne en 1683?

Écrit par : G. Vuilliomenet | 12 août 2017

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Je la trouve où votre vidéo Geo ? Parce qu'avec toute la propagande issue de la fachosphère qui est partagée par Vuilliomenet et ses (tout) petits camarades, on ne sait plus trop où donner de la tête.

Si c'est la vidéo du prof ricain avec ses "boules à 5" dont vous me parlez, je ne vois pas trop quel commentaire vous attendez de moi pour pouvoir continuer à m'insulter.

C'est évident qu'il faut d'abord et avant tout aider les populations des pays les plus pauvres à rester chez eux en développant leur économie et en explorant leur richesses naturelles.

Sauf qu'en plus du fait que ce dernierb point a déjà été pris en charge par nos multinationales occidentales, on n'empêchera jamais des femmes et des hommes de tout faire pour tenter d'offrir une vie meilleure à leurs enfants. ....
Vous aurez beau fermer la porte d'entrée à double tour, ceux-ci rentreront par la cheminée ou par les sauts de loup.

Du coup autant essayer comme certaines régions d'Italie et du Canada (par exemple) d'utiliser cette immigration pour redonner vie à des villages laissés à l'abandon en facilitant l'intégration des immigrants plutôt que de les traiter avec mépris et de les parquer pendants des mois (aux frais des contribuables) dans des centres avant de.... les refiler au pays voisin....

Ceci dit, il y a effectivement le problème de nos populations qui estiment, à juste titre, qu'il y a suffisamment de pauvres parmi nous pour justifier leur refus de venir en aide aux ressortissants du reste du monde....
D'autant que si on y ajoute une peur, ô combien instrumentalisée par la fachosphère, des musulmans qui seraient (c'est tellement plus simple ainsi) tous des dangereux terroristes en puissance, on comprends mieux l'impasse actuelle.

Quoi qu'il en soit, s'en prendre aux quelques rares personnes et organismes qui font vraiment preuve de solidarité en agissant concrètement, apparaît comme aussi injuste que simpliste. A moins, bien entendu, d'être convaincu que les naufrages et les noyades d'enfants finiront bien par ... servir de leçons.

Bref tout ça pour vous dire que face à une problématique inédite particulièrement complexe, ça prend un minimum d'humanité et d'ouverture d'esprit et c'est bien pour cela que, quelque soient ses démonstrations, la fachosphère (dont vous êtes, Geo, un valeureux représentant) fait partie du problème et non pas de la solution (pour autant qu'elle existe) comme vous semblez en être convaincu.....

Écrit par : Vincent | 12 août 2017

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Commentaire de Vincent Strohbach qui est de la plus parfaite lâcheté.

Le contraire m'eût étonné.

On n'a jamais vu un mouton se transformer en lion.

Écrit par : G. Vuilliomenet | 12 août 2017

Strohbach, la réponse est là! Même un enfant de cinq ans n'aurait même pas eu besoin de poser la question! :-)

"J'aimerais juste que vous ayez le courage de vous exprimer sur la vidéo indiquée par G. Vuilliomenet le 10 août 2017...si vous en êtes capable."

Écrit par : G. Vuilliomenet | 12 août 2017

Ne baissez pas les bras. Organisez-vous, créez de petites communautés avec tout le nécessaire; habitats, jardin, plantations tournantes; à chaque moments un légume ou un fruit à consommer. Plus les réserves nécessaires pour plusieurs mois minimum.
N'hésitez pas à quitter vos emplois, changer de vie, car financièrement en travaillant comme des ânes, vous alimentez et remplissez les caisses pour que nos autorités continuent à pourvoir aux besoins des clandestins et autres illégaux qui s'infiltrent avec la complicité de nos élus.

Expliquez bien et continuellement à vos jeunes filles notamment, pourquoi il ne faut absolument pas approcher ces nouveaux venus.
Si chacun y va de sa "petite goutte" nous aurons des foyers de résistance bien disséminés et alors l'union fera la force.
Cherchez pas très loin, regardez comment les Résistants ont pratiqué lors des 2 guerres du XXème siècles.

Au moins j'aurai le sentiment d'avoir fait le maximum et donner à mes petits enfants l'image d'une battante, envers et contre tous, pour sa foi en la reconnaissance de ses racines et au nom du respect pour le courage de mes Anciens.

Écrit par : Corélande | 12 août 2017

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Utile comme toujours votre commentaire sur ma réponse à Géo, Vuilliomenet, constructif, surtout !

À part chialer, dénoncer, ostraciser, mépriser et insulter, vous servez à quoi exactement ?

Écrit par : Vincent | 12 août 2017

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Vous semblez surtout parler pour vous.

Écrit par : G. Vuilliomenet | 12 août 2017

Fachosphère: ensemble des individus qui partagent des idées fascistes. Des gens d'extrême-droite. Il n'y a que les incultes et les abrutis pour croire encore que le fascisme et sa cousine le nazisme sont d'extrême-droite. Même une personne qui n'a qu'un neurone saurait que le nazisme et le fascisme sont d'essence socialiste.
J'ai pu lire chez Cuénod, une grosse tête nous écrire que le NSDAP était d'extrême-droite.

NSDAP: Le Parti national-socialiste des travailleurs allemands (en allemand : Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei, désigné sous le sigle NSDAP)

Oui!oui! oui! vous avez bien lu: PARTI NATIONAL-SOCIALISTE, la véritable traduction est PARTI SOCIALISTE-NATIONAL.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_national-socialiste_des_travailleurs_allemands

Il ne faut pas s'étonner du côté nationaliste du parti, il fut une époque où les socialistes aimaient leur patrie. Il faut croire que ceux qui se disent socialistes aujourd'hui, sont en réalité des bolcheviques internationalistes.

Un parti des travailleurs d'extrême-droite! Ahahahahah! On aura lu toute sorte de conneries sur les blogs de la TdG, mais là, nous avons une sacrée perle.

Écrit par : G. Vuilliomenet | 12 août 2017

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C'est pas moi qui ai inventé le non de fachosphere Vuilliomenet. Mais c'est vrai qu'il vous est plus facile de jouer sur les mots plutôt que d'essayer, une fois n'est pas coutume, d'apporter des éléments constructifs.

Maintenant si vous préférez que je vous nomme raciste, intolérant, islamophobe, ou encore xénophobe plutôt que facho, il n'y a pas de problème, le constat reste le même de toute façon....

Écrit par : Vincent | 12 août 2017

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Je vous ai déjà dit strohbach que vous ne me connaissez pas, vous ne savez pas si je suis blanc, métis ou noir, vous ne connaissez pas mon parcours de vie. Voyez-vous, vous ne lisez que mon nom et vous ne savez pas qui se cache derrière.

En fait, vous êtes juste dans le préjugé.

Écrit par : G. Vuilliomenet | 14 août 2017

Vincent@ Cela ne sert à rien d'aider les Africains. cela leur donne juste l'occasion de mieux se massacrer entre eux, comme c'est parti aujourd'hui au Kenya.
Ce n'est pas moi qui le dis, c'est la DDC. peut-être cette fois-ci lirez-vous ce texte que je répète dès que nécessaire :
La revue "Un seul monde", l'organe de la DDC (Direction pour le développement et la coopération suisse)de mars 2008 dans l'éditorial "Périscope" indiquait:
"Entre 1990 et 2005, les guerres ont coûté à l'Afrique l'équivalent de quelque 353 milliards de francs. Ce montant comprend les coûts directs des conflits (...)
Il correspond à peu près au volume de l'aide internationale attribuée au continent noir durant cette même période."

D'autre part, personne ne se développe par les autres. Cela doit venir d'eux et de personne d'autre. Les ONG ne travaillent que pour la gloire personnelle de leur fondateur et de leurs chefs...Plusieurs auteurs (en fait, auteures...) africains l'ont déjà écrit depuis longtemps : Axelle Kabou : l'Afrique refuse-t-elle le développement. Et Dambisa Moyo :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Dambisa_Moyo

Maintenant, j'ai déjà décrit une bonne centaine de fois ce qu'est la migration des Africains vers l'Europe : leur manière à eux de concevoir le développement de leur pays. En donnant une fortune aux passeurs. N'oubliez pas que pour un Africain, 10'000 euros, c'est comme un million pour vous. Leur mère s'est évertuée à gagner cette somme durant des dizaines d'années, pour envoyer le meilleur de ses fils en Europe, pour qu'il envoie du fric à sa famille. cet argent serait bien mieux chez eux pour développer leur pays. Si le système politique ne le permet pas, qu'ils fassent comme tous les peuples du monde : qu'ils prennent le courage de le changer. S'ils sont capables de risquer leur peau dans les conditions que l'on sait en Méditerranée ou en Mer Rouge, qu'ils le fassent de manière plus utile pour leur pays et pour eux.

Quant à l'islam, vous devriez lire le billet de Mabut, cela contribuerait à votre éducation. Peut-être arriverez-vous un jour à être moins borné...

Écrit par : Géo | 12 août 2017

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"Ben Achour nous ressort les poncifs d'un monde islamique éclairé sans qui l'Europe serait restée dans la nuit."

On se demande alors pourquoi le monde arabe - s'il était tellement "éclairé" - est resté dans la nuit, une nuit très obscure et très obscurantiste. Rappelons seulement l'interdiction des images.

Écrit par : Daniel | 12 août 2017

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On est d'accord sur l'Afrique Géo, votre constat est argumenté et il correspond sûrement à une certaine réalité, sauf qu'une fois qu'on sait ça, à part continuer à soutenir les africains qui veulent vraiment développer leurs pays, on fait quoi ?

On traite comment les milliers d'immigrants qui continueront d'affluer tant qu'ils seront convaincus que leur salut se trouve chez nous ?

Écrit par : Vincent | 12 août 2017

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"J'ai pu lire chez Cuénod, une grosse tête nous écrire que le NSDAP était d'extrême-droite."

Cuénod a bien sûr raison. Seule l'extrême-droite est raciste.

"Un parti des travailleurs d'extrême-droite! Ahahahahah! On aura lu toute sorte de conneries sur les blogs de la TdG, mais là, nous avons une sacrée perle."

Au lieu de dire des conneries, vous feriez mieux de lire Mein Kampf. L'idéologie d'Hitler s'inspire directement des écrits de Nietzsche, qui vomissait et le socialisme et la démocratie, et voulait une société aristocratique.

"Rien que la couleur rouge de nos affiches les attirait
dans nos salles de réunions. La bourgeoisie ordinaire
fut épouvantée quand nous recourûmes au rouge des
bolcheviks, et elle vit là quelque chose de très louche.
Les nationaux allemands faisaient courir le bruit que
nous n’étions au fond qu’une variété du marxisme, que
nous n’étions que des socialistes larvés. Car ces têtes
dures n’ont pas compris jusqu’à ce jour la différence
entre le vrai socialisme et le marxisme. Surtout quand
on découvrit que nous nous adressions dans nos
réunions non pas à des « Mesdames et Messieurs »,
mais seulement à des « compatriotes », et que nous
nous traitions entre nous de camarades de parti; alors
beaucoup d’entre nos adversaires nous prirent pour des
marxistes. Bien souvent, nous nous sommes tordus de
rire au sujet de la panique de ces stupides bourgeois en
peau de lapin, devant ce spirituel jeu de devinettes sur
notre origine, nos intentions et notre but.
* * *
Nous avons choisi la couleur rouge pour nos
affiches après mûre et solide réflexion, pour faire
enrager la gauche, pour provoquer son indignation, et
pour l’amener à venir à nos réunions, ne fût-ce que dans
le but de les saboter, parce que c’était la seule façon de
nous faire entendre de ces gens-là."

A mon tour de me tordre de rire de cette stupidité du bourgeois qui perdure jusqu'à aujourd'hui de confondre le national-socialisme avec le socialisme.

Quand Hitler copie Nietzsche:

"Au contraire, la conception « raciste » fait place à la
valeur des diverses races primitives de l’humanité. En
principe, elle ne voit dans l’État qu’un but qui est le
maintien de l’existence des races humaines. Elle ne
croit nullement à leur égalité, mais reconnaît au
contraire et leur diversité, et leur valeur plus ou moins
élevée. Cette connaissance lui confère l’obligation,
suivant la volonté éternelle qui gouverne ce monde, de
favoriser la victoire du meilleur et du plus fort, d’exiger
la subordination des mauvais et des faibles. Elle rend
ainsi hommage au principe aristocratique de la nature et
croit en la valeur de cette loi jusqu’au dernier degré de
l’échelle des êtres. Elle voit non seulement la différence
de valeurs des races, mais aussi la diversité de valeurs
des individus. De la masse se dévoile pour elle la valeur
de la personne, et par cela elle agit comme une
puissance organisatrice en présence du marxisme
destructeur. Elle croit nécessaire de donner un idéal à
l’humanité, car cela lui paraît constituer la condition
première pour l’existence de cette humanité. Mais elle
ne peut reconnaître le droit d’existence à une éthique
quelconque, quand celle-ci présente un danger pour la
survie de la race qui défend une éthique plus haute
; car, dans un monde métissé et envahi par la descendance de
nègres, toutes les conceptions humaines de beauté et de
noblesse, de même que toutes les espérances en un
avenir idéal de notre humanité, seraient perdues à
jamais."

Écrit par : Jules | 12 août 2017

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L’aversion d’Hitler et des Nazis pour les communistes, les
marxistes et les bolcheviks est aussi bien connue qu’irréfutable.
Elle est fréquemment utilisée par les historiens pour contrer la
thèse qui fait l’objet de ce livre, à savoir que le national-socialisme
était un mouvement socialiste. Pour un parti qui explique avoir
« d’étroites affinités électives » avec les communistes, la
persécution de ceux-ci constitue une pratique étonnante. Il est vrai
qu’on pourrait s’attendre à ce que des socialistes entretiennent de
bons rapports avec des communistes, et la haine entre les
« rouges » du KPD et les Nazis doit donc être expliquée. Sans cette
explication, la dénaturation du national-socialisme devient un jeu
d’enfant. Pour reprendre les mots de F.A. Hayek écrits dès 1933,
« la persécution des marxistes et des démocrates en général, tend à
occulter le fait fondamental que le National-Socialisme est un
véritable mouvement socialiste, dont les idées principales sont le
fruit des tendances antilibérales qui ont progressivement gagné du
terrain en Allemagne depuis la fin de l’époque bismarckienne. »

Dans "Le socialisme en chemise brune" de Benoît Malbranque

http://ben.lp.free.fr/lesocialismeenchemisebrune/Benoit%20Malbranque%20-%20Le%20Socialisme%20en%20Chemise%20Brune.pdf

Écrit par : G. Vuilliomenet | 15 août 2017

J’en viens à l’une des objections que je n’avais pas prévu de
traiter, mais que de nombreuses personnes m’ont faite. Elle était
souvent formulée de cette façon : les socialistes n’ont jamais parlé
de la « race », et le racisme est contraire au socialisme. Il aurait été
souhaitable, sans doute, que cette objection parvienne à établir un
mur infranchissable pour nous en étant, en dehors de tout
soupçon, d’une parfaite vérité. Mais ce n’est pas le cas. Au dix neuvième
siècle, et jusqu’à une époque plus récente, les grands
théoriciens du socialisme ont traité de la question de la race avec
une tranquillité étonnante. En 1925, c’est-à-dire à l’époque même
où le national-socialisme commençait à percer en Allemagne, Léon
Blum prononçait ces mots devant la Chambre des députés : « Nous
admettons qu'il peut y avoir non seulement un droit, mais un
devoir de ce qu'on appelle les races supérieures […] d’attirer à elles
les races qui ne sont pas parvenues au même degré de culture et
de civilisation »

Dans "Le socialisme en chemise brune" de Benoît Malbranque

http://ben.lp.free.fr/lesocialismeenchemisebrune/Benoit%20Malbranque%20-%20Le%20Socialisme%20en%20Chemise%20Brune.pdf

Écrit par : G. Vuilliomenet | 15 août 2017

C'est là que nous sommes en désaccord. La plupart d'entre eux n'ont pas droit d'asile en Europe, qui doit déjà gérer plus de 20 millions de chômeurs + les Syriens qui eux ont droit d'être accueillis, en tout cas temporairement. Et en Europe, l'esclavage y est interdit, malgré ce qui se passe dans les serres d'Andalousie ou de Sicile...
Donc, on met fin le plus vite possible à l'activité des passeurs libyens, qui profitent de l'anarchie créée par cet abruti de Sarkozy. On aide les Africains à retourner chez eux. l'Europe se lance dans une campagne contre l'exode et son système coopératif soutient les investisseurs locaux contre les mafias locales. Elle en a les moyens, contrairement à ce chef de bureau mauritanien qui ne voulait pas risquer sa peau...
En fait, l'attitude des Européens est simplement scandaleuse par sa bêtise et son incompétence...

Écrit par : Géo | 12 août 2017

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Ces disputes, qui forment la plus grande partie des commentaires sur les blogs, ne semblent qu'effleurer les causes.
Avant d'aller faire la leçon aux africains, ou à n'importe qui, il s'agirait d'abord d'analyser les raisons qui font que l'Afrique peine à décoller malgré les immenses richesses dont elle dispose.
Nous, les occidentaux, ceux du nord, avons profité et exploité ce continent pour satisfaire nos envies et nos besoins, sans aucune considération pour ses habitants. Aujourd'hui encore, nous voulons pouvoir consommer notre café à un prix raisonnable. Mais qui est conscient des ravages qu'ont occasionné la monoculture de café dans des pays entiers qui ont perdu leur autonomie alimentaire dans l'espoir de s'enrichir rapidement ?
Nous sommes tous responsables et nous espérons éviter une trop profonde remise en question en validant des entreprises humanitaires qui m'apparaissent comme des pansements sur des jambes de bois.

Cette intro n'est qu'un aperçu minimaliste du constat. Pour ce qui est des solutions, à part l'accès à l'éducation pour le plus grand nombre et la prise de conscience de l'unité de l'humanité, qui prendront encore quelques générations, je ne vois qu'un moyen de freiner la dérive. Réguler et limiter les capacités de nuisance des entreprises transnationales en exigeant la transparence des comptes et des amendes salées pour toute transgression.
Chez nous, en Suisse, nous avons Public Eye, anciennement la Déclaration de Berne, qui fait un travail remarquable à la source.

Le seul problème avec ces structures c'est qu'elles ont les moyens d'éviter les diverses législations nationales en délocalisant leurs centres exécutifs dans des contrées complaisantes. D'où l'urgence de rénover ou transformer l'ONU et ses satellites pour revitaliser le bel élan de solidarité qui s'est exprimé à la fin de la deuxième guerre mondiale. Car le monde est devenu village et aucune décision qui compte ne peut être prise dans un petit coin, comme chez nous par exemple, si les autres ne valident pas. Ceci explique en bonne partie la frilosité du CF dans son rapport sur les matières premières puisque la Suisse est le numéro un des trois principaux pays actifs dans ce négoce.

Bref, ce que je voulais dire ici en quelques lignes c'est que tout le monde a raison mais peu semblent faire l'effort de s'informer plus à fond pour comprendre les véritables enjeux.

https://www.publiceye.ch/fileadmin/files/documents/Rohstoffe/2017_FAQ_transparence-paiements.pdf

Écrit par : Pierre Jenni | 12 août 2017

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@ Pierre Jenni

"il s'agirait d'abord d'analyser les raisons qui font que l'Afrique peine à décoller malgré les immenses richesses dont elle dispose".

il ne faut pas oublier que les africains vivaient dans un complet primitivisme il y a 100 ans. donc c'est quand même normal qu'ils soient incapables de décoller le contraire serait étonnant.

Nous sommes tous responsables !!! Ah bon et pourquoi me sentirais je responsable que les Africains soient incapables de décoller.

le repentance est à la mode en ce moment, alors que rien ne la justifie, lisez "le sanglot de l'homme blanc"

"Nous, les occidentaux, ceux du nord, avons profité et exploité ce continent pour satisfaire nos envies et nos besoins, sans aucune considération pour ses habitants"

sans aucune considération pour ses habitants !!! exploité, l'Afrique était un gouffre financier pour la France drôle d'exploitation, les asiatiques eux exploitent l’Afrique actuellement sans aucun scrupule.

"Qu'est-ce qu'était l'Afrique centrale quand les Français ont
commencé la pénétration? Une mosaïque de tribus plus sauvages,
plus cruelles les unes que les autres; connaissant des famines, une
mortalité infantile effroyable; un anthropophagisme institutionnel!
Nous savons comment le vieux Bandassa évoquait l”époque
de ce bon temps durant lequel quand il faisait des prisonniers de
tribus voisines, ces malheureux étaient attachés à des arbres et le
palabre concernant l”attribution de chaque morceau de viande se
faisait devant “l’animal sur pieds”, si l'on peut dire, qui, ainsi, avant
d’avoir la gorge tranchée avait le douteux plaisir de savoir, qui allait
manger son foie, son cœur ou ses abattis.
fai vu certaines des limites tribales au-delà desquelles tout homme,
femme, enfant étaient attrapés et immédiatement dévorés.
La culture, la civilisation de L’Afrique centrale dont les speakers
de Radio Bangui nous parlent souvent sans rire, cӎtait cela!
La réalité de la colonisation a été d'apporter d°abord ce menu
bienfait qui s'appelle “la paix” et de donner à tous les Africains de
nos colonies, avec la sécurité, la possibilité de voyager, de se déplacer
sans crainte hors de leurs limites tribales.
La colonisation a marqué la fin des famines grâce à une orga-
nisation administrative ayant rapidement regroupé sur des voies
accessibles les villages perdus de brousse et en organisant une
agriculture de base.
C”est l’effort sanitaire de nos médecins qui a permis de venir à
bout du fléau de la lèpre, de faire reculer toutes les grandes maladies,
et parvenir à la quasi-disparition des épidémies.
La colonisation, c”est elle qui a créé les routes, les villes, donner
un début d’infrastructure économique, construit des écoles, qui
a entièrement créé tous les éléments permettant aujourd'hui à ces
pays de revendiquer leur indépendance. Combien de temps dura
cette période coloniale pour parvenir à ce résultat? Un... deux...
trois siècles? Non! Les tout premiers Français ayant commencé
à pénétrer en Afrique centrale l”ont fait il y a moins de cent ans;
soixante ans à peine pour certaines régions.

Écrit par : leclercq | 12 août 2017

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Pierre Jenni@ Vos propos sont ceux d'un adolescent boutonneux dopé à l'altermondialisme de bas étage. Les plantations de café sont un moyen pour les Africains (certains d'entre eux...) de s'enrichir et de dépasser l'agriculture de subsistance où chaque père de famille produit avec sa daba (houe) juste de quoi nourrir sa famille, et vous vous insurgez contre cela ! Vous n'avez décidément aucune connaissance même la plus basique en économie...
Les plantations de café n'appartiennent plus aux colons blancs, les prix sont déterminés par le marché et le café asiatique est le premier problème des producteurs africains qui ne sont plus compétitifs...

J'ai assisté de loin à des négociations entre un gouvernement africain et une compagnie minière sud-africaine. Les deux parties étaient mécontentes, ce qui semble indiquer que l'accord trouvé était correct. Rappelez-vous que les Africains, à l'instar des Bédouins du KSA, touchent des milliards sans rien foutre. Ils n'ont ni la technologie, ni le savoir-faire et encore moins les capitaux pour mettre en valeur leurs richesses. Alors ils se contentent d'ouvrir la bouche, couchés sous leur bananier. Le problème, c'est qu'ils ne partagent pas trop leur richesse acquise grâce aux Occidentaux, comme le font un peu mieux les Saoudiens, par exemple...

Écrit par : Géo | 13 août 2017

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"j'étais un Africain blanc" de Jean d'Orgeix

Morceaux choisis

"L'intérêt du gouvernement est d'ailleurs le même que celui de ces sociétés. Elles acquittent en effet les droits prévus pour les diamants récoltés alors que les pierres volées partent directement par les mille et un chemins de la brousse vers le Tchad et vers le Congo.
Il y a au Tchad un service officiel d'achat de diamants alors que le sous-sol de ce pays n'en a jamais contenu un seul. Il est évidemment inutile de demander d'où proviennent les pierres sinon de notre frontière toute proche. C'est une véritable hémorragie nationale.
Dacko est un ancien instituteur, grave, sérieux, "faisant très bien" dans une réception officielle aux discours bien préparés à l'avance.
Au cours du dîner il écoute les plaintes des directeurs, longtemps sans répondre. Enfin il dit :
«... Enfin, messieurs... ces diamants... appartiennent à la Centrafrique... Vos travailleurs sont des Centrafricains... Donc ces diamants sont à eux... Il est normal qu'ils les prennent... »
D'abord sidérés, les directeurs argumentent : ce peut être un point de vue mais alors, dans ce cas, il faut dénoncer les contrats de leurs sociétés ; et si le gouvernement leur accorde des concessions en échange de droits de location, obligations d'investissements dans le pays, taxes sur leur production, etc., elles doivent alors être protégées par la loi.
À tout cela, Dacko répond imperturbablement la même phrase :
— Les diamants appartiennent aux Centrafricains, je ne peux pas empêcher les Centrafricains de les prendre...
Au point que soudain un des directeurs, excédé, dit :
— Bon ! Je vois, monsieur le premier ministre, qu'il est vraiment inutile de parler avec vous...
Pour détendre l'atmosphère, quittant le problème des diamants, je parle de l'intérêt d'une politique de développement touristique. David Dacko m'écoute gravement en hochant la tête jusqu'au moment où j'ai ce mot :
— De plus, un des intérêts du tourisme est qu'il peut être une source importante de rentrées de devises.
Alors il se tourne vers moi et dans un silence devenu tristement général il réplique :

— ... Les devises... les devises... tout le monde m'en parle... moi je n'en ai jamais vu... d'abord c'est de quelle couleur ? ^
Cette phrase, j'en atteste l'authenticité sur l'honneur!
Quelques mois plus tard, le président de la République centrafricaine, David Dacko, sera fait grand-croix de l'ordre de la Légion d'honneur.
Mais j'avoue être un peu inquiet à l'issue de ce dîner."

"Quelques jours plus tard, alors que je me prépare à partir en safari, un administrateur français affecté au titre de la coopération comme conseiller technique auprès du gouvernement centrafricain passe à Ouadda en inspection. Il vient d'assister à Bangui aux fêtes de l'indépendance et un incident l'a indigné.
Un grand défilé a eu lieu, formé de chars symbolisant les diverses activités du pays.
— Soudain dans ce cortège, nous dit-il, je vis arriver une vingtaine de soldats portant des fusils de bois peints en tricolore pour qu'il n'y ait aucun doute sur la nationalité qu'ils symbolisaient. Au milieu d'eux une douzaine d'hommes, femmes, enfants portant de lourdes chaînes se traînaient par terre pendant que les "soldats" faisaient semblant de les rouer de coups. Ce spectacle était donc censé représenter l'époque coloniale. Etant dans la tribune officielle,
j'ai regardé notre ambassadeur. À la vue de ce cortège il a ri aux éclats et applaudi ostensiblement ainsi que ses jeunes attachés de cabinet. Tous frais émoulus des officines politiques parisiennes et n'ayant jamais vécu ici auparavant.
Un des miniers de Ouadda, car nous sommes quatre ou cinq à prendre un verre avec cet administrateur lorsqu'il raconte la chose, dit:
— Oh, ce n'est pas bien méchant ; il faut bien qu'ils se défoulent. J'entends encore, car ces propos me sont revenus à l'esprit beaucoup plus tard, l'administrateur, qui était un vieux du pays, répondre :
— Si ! Il est très grave que notre ambassadeur n'ait pas réagi. Un pays qui renie publiquement les soldats, les fonctionnaires qui l'ont servi, qui ne respecte pas son passé et son œuvre, ne peut pas espérer être respecté lui-même."

"Pourtant de larges régions d'une richesse prodigieuse en animaux de toutes sortes commencent à se dépeupler complètement. Non que l'agriculture se soit développée, la brousse est toujours la même. Ces destructions ne sont pas le fait de villageois pour la nécessité de leur ravitaillement mais celui de véritables entreprises de braconnage ; et ces entreprises appartiennent à des "dirigeants" des échelons les plus élevés. Elles nécessitent en effet un camion, quatre ou cinq carabines et l'accord officieux des autorités.
L'opération est simple : quatre ou cinq chasseurs appointés se rendent en camion dans une région giboyeuse. Là, ils tirent sur tout ce qui bouge, mâles, femelles, petits, sans distinction. Au fur et à mesure des abattages quelques hommes engagés dans le village le plus proche boucanent la viande. Celle-ci perdant au cours de l'opération environ les 5/6e de son poids, il faut pour remplir un camion, de quatre tonnes abattre un total de 24 000 kg de viande fraîche ;
soit, compte tenu des os, des têtes, des entrailles non comestibles,
l'équivalent de trente tonnes d'animaux vivants...
Dans les régions giboyeuses d'Afrique, quatre chasseurs peuvent
réaliser ce tableau en quatre à cinq jours. Aussitôt le camion ramène
son chargement à Bangui où le produit de la vente, à 200 francs CFA
le kilo, avoisine les 800 000 francs CFA (16 000 francs de l'époque).
La semaine suivante le camion repart à nouveau...
Aucune faune au monde ne peut résister à ce régime ; alors les chasseurs vont plus loin. Si des régions comme celle où je vis restent encore intactes, c'est en raison de leur éloignement des grands centres et de l'état effroyable des pistes y donnant accès. Les braconniers craignent d'avoir plus de frais en réparation de leur camion que de
recettes.
Ainsi au lieu d'organiser le ravitaillement en viande par des troupeaux domestiques et conserver au pays cette richesse que représente la faune sauvage, les dirigeants réalisent des fortunes en la détruisant. Le grave est que dans ces régions les villages ne peuvent plus se ravitailler par la chasse comme ils le faisaient jusque-là. Il leur faut acheter sur les marchés une viande de plus en plus rare et
de plus en plus chère.
Cela n'empêche pas le gouvernement centrafricain, comme ceux de beaucoup d'autres États, de promulguer des lois concernant la protection de la nature avec l'approbation et souvent une aide matérielle des différents comités mondiaux intéressés.
Les dirigeants africains sont contents, les membres des comités aussi, il n'y a que les animaux, et nous, ceux qui les aimons et vivons sur le terrain, à connaître la triste réalité."

"Jamais, à aucun moment, la France ne fit respecter les techniciens qu'elle fournissait. Ceux-ci comprirent rapidement qu'en cas de conflit avec les autorités africaines, Paris leur donnerait systématiquement tort; l'accusation minimum étant qu'ils ne « savaient pas s'adapter aux nouvelles circonstances ».
Rapidement nos compatriotes techniciens se découragèrent, laissant aller les choses sans plus trop s'en soucier, les dirigeants africains les accusant alors de ne pas coopérer réellement avec eux.
La raison initiale de ce climat provenait de ce que la France, loin de se faire respecter, elle, et son œuvre coloniale, laissait les Africains se persuader que cette époque avait été criminelle. Dès lors l'aide française n'était plus un acte d'amitié, de fraternité envers ces nouveaux Etats, ce n'était qu'une "réparation" (toujours trop faible bien sûr) des torts causés.
L'Africain a un sens aigu de la fraternité raciale. Je suis ton frère... tu es mon frère... nous sommes des frères... c'est une phrase qui se conjugue en permanence. Bien des chefs d'Etats africains réprouvèrent la sauvagerie d'un Amin Dada, eurent honte de l'image qu'il a donnée au monde et qui desservait l'Afrique; or, pourtant, jamais au sein de l'Organisation de l'unité africaine, une voix ne s'est élevée pour le condamner. Cela pour la seule raison qu'il n'est pas possible, à la face du monde, de condamner un "frère de race".
Il faut donc comprendre la réaction des Africains lorsqu'ils ont lu sous la plume de "blancs" (n'ayant, ceci dit en passant, jamais vécu dans ces pays et en jugeant avec l'autorité depuis leurs bureaux parisiens) des condamnations violentes de l'époque coloniale, des accusations forcenées contre les "atrocités", les "crimes", les "spoliations" accomplis par nos compatriotes durant cette période.
Comment faire comprendre aux bons Africains que "les choses étant ce qu'elles sont" en France, quand on touche à la politique, aux principes idéologiques, tout peut se dire, se crier, s'affirmer, même avec la plus parfaite mauvaise foi si cela peut servir les intérêts du moment. Nous, Français, sommes habitués depuis longtemps à savoir faire la part de la "politicaillerie" ; à ne pas donner aux discours enflammés des uns comme des autres plus d'importance qu'ils n'en ont. Les excès de langage de tant "d'intellectuels" nous laissent relativement froids car nous savons tellement qu'une affir-mation absolue aujourd'hui sera remise en cause demain... souvent par les mêmes.
Mais les Africains ? Eux n'ont pas cette habitude. Ils réagissent simplement, je dirais même sainement. Et leur réaction est : « Pour que des blancs disent cela d'autres blancs, faut-il que ceux-ci soient coupables. »
La masse de la population qui a vécu l'époque coloniale comme une chose absolument normale, respectant et aimant les Français qui "savaient plus de choses qu'eux", découvrent que ces mêmes Français les ont rendus malheureux, les ont "volés".
Désormais, les rapports entre les deux communautés vont peu à peu changer. C'est le gouvernement français qui porte la plus grande part de responsabilité en ce domaine car, soucieux de s'attirer à toute force la sympathie du Tiers-monde, il préféra par démagogie aller lui-même dans le sens de cette condamnation coloniale.
Va alors naître cette nouvelle race, ceux dont on dira plus tard : « Ils sont là pour faire du CFA. » C'est normal. Comprenant leur impuissance devant le caprice, le bon plaisir et l'incohérence des dirigeants dont ils dépendent souverainement, nombre de coopérants cessent de se passionner pour cette Afrique à laquelle les anciens se donnaient corps et âme. Ayant la garantie de la fonction publique, tranquilles pour leur avenir, ils n'ont plus qu'un souci : passer le plus agréablement possible leurs séjours africains et... faire des économies, le franc CFA étant le double de l'ancien franc métropolitain.
Pour l'instant, nous, les "privés", attachés par la force des choses beaucoup plus solidement à cette Afrique où nous sommes venus vivre, commençons à craindre que le laisser-aller qui s'installe partout ne pose bientôt des problèmes pour toutes nos activités."

Écrit par : leclercq | 13 août 2017

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Intéressant vos "yaka, faucon" Geo mais d'ici que le traffic des êtres humains soit éradiqué voir même freiné, des milliers d'enfants, de femmes et d'hommes auront largement eu le temps de se faire racketter par des passeurs, de mourir en mer ou encore de se faire parquer et/ou traiter comme des pestiférés par toute une frange de la population des pays qui voudront bien les tolérer.... provisoirement ou non.

Vouloir mettre fin aux agissements des passeurs me paraît, en effet, aussi utopiste que de vouloir stopper le traffic de drogues. Visiblement la demande est suffisamment forte pour que l'offre se réinvente sans cesse et les trafiquants pourraient donc bien continuer à avoir encore longtemps une longueur d'avance sur les forces de l'ordre.

Bref, si sur le fond et à terme, je suis prêt à vous suivre il me semble qu'indépendamment des compétences et du manque de courage des dirigeants politiques européens, comme le rappelle très justement Pierre Jenni, de nombreux intérêts sont en jeu et rien ne se fera donc aussi facilement que vous semblez l'affirmer.

Et ce même si aujourd'hui nous sommes dans l'urgence et que cela nécessite effectivement des décisions rapides, pragmatiques mais aussi .... humaines.

Voilà pourquoi je persiste à croire que l'absence de solution et les théories simplistes et démagogiques des populistes, des nationalistes et autres identitaires ne servent finalement qu'à pourrir un débat qui n'avait vraiment pas besoin de ça, tant la situation est déjà suffisamment complexe et ô combien dramatique ....

Écrit par : Vincent | 13 août 2017

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suite sur la réalité Africaine.

"Lorsque je suis à Ouadda entre deux safaris, je vois souvent le sous-préfet Nado. Il est drôle et sympathique, nous nous entendons très bien . Avec lui je vais prendre conscience de certaines réalités africaines.
Ma case est, par rapport à la sous-préfecture, sur l'autre rive de la Pipi. Nous sommes distants d'environ 600 m et il faut, pour nous rendre mutuellement visite, emprunter l'unique petit pont.
Un après-midi, Nado vient sur son vélomoteur faire une partie de boules et prendre l'apéritif. À la nuit tombante il s'apprête à partir quand je lui dis :
— Reste donc dîner ici.
quand il me dit sur un ton se voulant plaisant mais dont je sens le sérieux réel :
— ... Bon... d'accord... j'espère que les Bandas ne m'attaqueront pas cette nuit quand je rentrerai...
C'est alors qu'il m'avoue ne jamais dormir sans ses deux fusils chargés sous son lit. Je suis stupéfait : ainsi il vit ici, à Ouadda, avec la sensation d'être un "occupant" ; de façon bien plus forte que n'a jamais dû l'éprouver un administrateur français.
C'est que Nado appartient à une race du sud, comme tous les dirigeants centrafricains, et qu'ici il vit dans les tribus du nord.
C'est là une des grandes causes du déséquilibre de l'Afrique. Rares sont les pays qui correspondent à la moindre réalité nationale. Les limites coloniales n'avaient eu pour origines que les hasards de la pénétration, la facilité de communications administratives, sans souci des réalités ethniques et même souvent géographiques. Le Loiret ou le Calvados sont des départements, pas des réalités nationales. Du jour au lendemain, on décréta que l'Oubangui-Chari, le Tchad, le Congo, etc. devenaient des États, alors que ces limites administratives réunissaient seulement des foules de tribus, de races, très différentes et parfois violemment hostiles les unes aux autres. Tout le monde sait ce que cette aberration a provoqué au Nigeria; on oublie déjà les holocaustes de l'ex-Congo belge; le monde ignore en général les génocides du Soudan où les arabisants du nord ont massacré les "nègres" du sud ; qui se souvient du Burundi où les Tutsis (ethnie minoritaire du chef de l'Etat, le président Nicombéro) massacrèrent les Hutus (environ 85 % de la population). Un témoignage du R.P. Pizard précisait : « J'ai vu personnellement des centaines de personnes obligées de passer entre des haies de jeunes gens qui les battaient à coups de gourdin jusqu'à ce que mort s'ensuive. Les camions prenaient ensuite livraison des corps pour les déposer dans des charniers. » Le Tchad est en perpétuel conflit comme le fut un temps le Cameroun.
La Centrafrique, ex-Oubangui-Chari, eut la chance de réunir un ensemble de tribus assez pacifiques et, jusqu'à présent, aucune ethnie ne s'est dressée contre une autre.Mais, c'est un principe sacré en Afrique, l'immense majorité des postes principaux, leviers de commande, fonctions officielles, sont partagés entre membres de la tribu du chef de l'État. Aussi, aux premiers temps de l'indépendance, tous les nouveaux administratifs implantés dans ma région (nord-est du pays) venaient du sud (région du président-fondateur Boganda, puis de son successeur Dacko).
Comme la vieille méfiance atavique de l'Africain envers tout ce qui n'est pas sa tribu engendre la peur, ces administrateurs venant du sud vivaient dans une certaine angoisse.
J'ai un soir avec Nado une conversation que j'aurais aimé enregistrer. Elle aurait étonné beaucoup de nos compatriotes et même de nos dirigeants car nombre de ceux-ci ignorent le vrai visage de l'Afrique.
Comme je l'ai dit, Nado est un garçon intelligent, charmant; contrairement à la plupart de ses collègues sous-préfets, il ne détonnerait absolument pas dans une grande soirée parisienne où il serait un très agréable compagnon. Un soir, toujours après une partie de boules, il reste dîner ainsi que le commandant de la brigade de gendarmerie de Ouadda; j'ai donc là les deux plus importantes autorités de la sous-préfecture.
Le dîner est joyeux et, après quelques digestifs, les propos très libres. À un moment la conversation vient sur la sorcellerie. Je sens l'occasion favorable.
— Écoute, Nado, on a beaucoup parlé et écrit sur la sorcellerie africaine. Franchement j'ai du mal à y croire. Mais cela m'intéresse d'avoir ton opinion, à toi, Africain, dont je connais le bon sens, l'esprit de synthèse...
Il me regarde en hésitant, ses yeux se ferment à demi. Puis soudain :
— Bien sûr tu ne peux pas comprendre, parce que chez vous, en Europe, les choses sont rationnelles ; mais chez nous, en Afrique, elles ne le sont pas...
Ce ne sont pas des choses dont les "évolués" africains aiment à parler. Devant un Européen, ils se taisent ou sont les premiers à se moquer ostensiblement des vieilles croyances. Mais moi je suis déjà un vieux du pays... et les boissons portent aux confidences. Encore, aurais-je l'air de sourire ou d'insister trop, il ne dirait rien, mais je semble sincère et sans ironie, même prêt à croire si un homme évolué comme lui me certifie certains faits. Alors il se lance dans des histoires de sorcellerie, vite rejoint par le commandant de brigade. Durant une heure, Eliane et moi nous les écouterons avec passion car c'est toute la véritable Afrique qui se met à nu.
— ... Tu connais "tel" village, ici, à 20 km ; ne fais jamais quelque chose qui déplaise à ses habitants, parce qu'ils peuvent te mettre un animal dans le ventre...
— Comment cela ?
— Oui... oui. L'animal qu'ils veulent. Un chien, une panthère, un singe; et l'animal crie. Toi, tu ne l'entends pas, mais les gens qui t'entourent l'entendent. Alors tu peux partir aussi loin que tu veux... En Amérique... Toujours tu as cet animal qui crie dans le ventre. Et puis, un jour, tu l'entendras... alors tu mourras la nuit suivante...
Il fut question aussi d'un autre village des environs qui, une nuit, voulait attaquer ceux du village voisin. Comme les hommes approchaient silencieusement des cases endormies, ils se sentirent soudain mordus par des fourmis. Ces fourmis les attaquaient tellement qu'ils mirent le feu à la paille sèche pour les faire fuir. Alors les fourmis se transformèrent en hommes... car c'étaient ceux du village menacé qui s'étaient volontairement changés en fourmis pour berner ainsi les assaillants.
Je ne parle pas des histoires de morts que l'on enterre et qui soudain, une fois que la terre les a recouverts, apparaissent bien vivants à l'entrée du village, etc.
Une heure durant, sous-préfet et commandant de gendarmerie nous racontèrent vingt histoires de la sorte. Je ne leur reproche certes pas ces croyances. Le grave est qu'elles sont profondément partagées par la quasi-unanimité des ministres et chefs d'État africains. Bien sûr, jamais ils ne l'avoueraient face à leurs collègues européens et l'inquiétant est que ceux-ci voyant les seules apparences, et Dieu sait si l'Africain sait donner le change en ce domaine, ne comprennent pas qu'un monde nous sépare. Nos représentants parlent raison, persuadés qu'elle doit triompher, seulement, comme l'a dit mon sous-préfet en cet instant de sincérité :
« Bien sûr, chez vous les choses sont rationnelles, mais en Afrique, elles ne le sont pas. » "

"Seulement j'ai oublié que je suis en Afrique. Dès mon arrivée à Bangui une nouvelle douche mon bel enthousiasme. David Dacko semble décidé à interdire la chasse à partir de la saison suivante.Je suis effondré. C'est toute ma vie qui est remise en question. Quelles raisons motivent cette décision du président de la République ? Nous ne le saurons jamais exactement. Ce n'est aucunement une mesure de conservation des animaux car la chasse doit être interdite uniquement aux "non-résidents", c'est-à-dire aux touristes, c'est-à-dire à ceux qui font rentrer de l'argent dans le pays. Elle restera autorisée pour les "résidents", c'est-à-dire les Africains et les blancs vivant en Centrafrique, ceux justement qui chassent sans contrôle et en ne payant que des taxes d'abattage extrêmement réduites.
C'est aberrant!
Je parviens à être reçu par Dacko. Avant d'être introduit dans son bureau, son chef de cabinet de cabinet me fait enlever ma cravate et ma veste.
« II ne faut pas s'habiller de façon bourgeoise, le président n'aime pas ça. »
La mode a changé ! Revenu maoïste après un séjour à Pékin, Dacko en est au style "prolétarien" ; la cravate et la veste absolument obligatoires l'année précédente sont maintenant intolérables, symboles d'un Occident que l'on méprise.
Je dis à Dacko mon étonnement car l'organisation de safaris professionnels est une source de rentrées pour le pays ; je ne parle plus de "devises"... il a dû apprendre depuis son dîner à Ouadda ce que c'était, mais sait-on jamais?
Dacko me répond :
« Mais, monsieur d'Orgeix... vos clients sont des blancs... ils viennent chasser avec vous qui êtes un blanc... ils vous payent vous, de blancs à blanc. À la fin de la saison vous rentrez en France ; où est l'intérêt des Centrafricains là-dedans ? »
J'essaie bien entendu de lui expliquer que moi, pour organiser mes safaris j'achète des véhicules, du carburant, des vivres, des boissons, tout un matériel acquittant des droits de douane tels que 40 % de l'ensemble de ces achats vont directement dans les caisses du trésor; que par ces achats j'augmente le chiffre d'affaires des sociétés travaillant à Bangui et donc les impôts et taxes qu'elles payent au gouvernement; que je fais travailler des Centrafricains qui payent des impôts et augmentent le mouvement commercial du montant de leur pouvoir d'achat; que moi-même je paie mes impots, patentes, taxes diverses; et que donc finalement sur ces sommes échangées "entre blancs" seul le montant de mon petit benefice personnel n'entre pas en Centrafrique.
Je lui répète tout cela mais c'est une vue économique au deuxième degré qu'il lui est impossible de comprendre. Comme quelques années auparavant avec les directeurs des mines de diamants, il me répète •
« Vous êtes un blanc... vos clients sont des blancs... cela n'intéresse pas la Centrafrique. »
Je sors de son bureau complètement découragé."

"À Bangui l'atmosphère n'est pas très gaie. La poussée maoïste s'accentue.
Le Congo-Brazza, pays voisin, est tombé dans l'orbite de Pékin. Des bandes de gamins d'une quinzaine d'années sillonnent les rues, armés de mitraillettes, arrêtant toutes les voitures conduites par des Européens pour les "fouiller". Souvent ils obligent les occupants à se déchausser pour "leur apprendre à marcher à pied". Il n'est pas rare que pour faire un kilomètre le malheureux automobiliste soit arrêté à trois barrages différents.
Il est intéressant de noter qu'à notre connaissance, Paris n'éleva jamais une protestation ferme concernant les brimades et sévices dont furent victimes nos ressortissants et l'aide technique et financière ne sera jamais arrêtée. Ainsi le contribuable français paye les pantins dont Pékin tire les ficelles.
La Centrafrique est à la veille de succomber à son tour à la pénétration maoïste. Dako reçu à Pékin, en est revenu endoctriné, et on apprit par la suite qu'à quelques kilomètres de Bangui chez un des ministres, une "armée populaire" formée de tout jeunes gens et équipée par les Chinois était en voie de préparation. Beaucoup d'Européens, en raison de l'exemple de Brazzaville, envisagent de partir avant que les événements ne dégénèrent."

"Il y a eu tout de même ces dernières années une petite évolution, mais elle est très faible et très lente. Une seule nouveauté plut aux Youlous : la pomme de terre. Seulement ils mangèrent régulièrement toute leur production sans garder ce qui est nécessaire aux semailles. Trois ans de suite le gouvernement renvoya de nouvelles semences, puis il se lassa...
Les pommes de terre ont été le sujet d'une histoire intéressante, concernant les réactions de ces Africains.
Comme je l'ai dit, les pommes de terre poussent très vite à Ouanda Djallé et de plus sont très bonnes. À Bangui, les magasins en manquent souvent, car la plupart des pommes de terre mises en vente viennent... de France. Le prix du kilo atteint donc un cours très intéressant pour le producteur. Mais le problème n° 1 est toujours celui du transport qui est excessivement cher, surtout s'il s'agit de régions de très mauvaises pistes. Notre camion 9 tonnes se rendant à Bangui toutes les trois semaines pour chercher notre ravitaillement je fais une proposition aux familles de Djallé : celle de leur transporter à chaque voyage jusqu'à 5 tonnes de fret-cadeau (pas plus de 5 tonnes car je ne veux pas risquer de casser les ressorts). Je fais pour eux les calculs de rentabilité. Une famille cultivant d'octobre à mai un hectare, ce qui ne nécessite pas un gros effort, réaliserait, étant donné l'avantage du transport gratuit, un bénéfice d'environ 120000 francs CFA. Or le salaire de base est fixé à ce moment à 3 250 francs CFA ! Ce simple hectare de pommes de terre pouvait donc rapporter environ trente-cinq fois la valeur du SMIC local. Jamais personne n'a été intéressé par cette proposition.
Et nous sommes là, par rapport à notre monde abreuvé, saoulé de chiffres sur le "revenu national brut", "revenus bruts par tête d'habitants", "évolutions du pouvoir d'achat", nous sommes dans une autre dimension.
À quoi peut-on attribuer la réaction (ou plutôt l'absence de réaction) de ces Africains, lorsque la possibilité s'offre à eux, d'augmenter très sensiblement leurs revenus ?
Pour moi qui ai vécu si longtemps avec eux, je crois que les raisons sont de deux ordres.
Tout d'abord, il existe chez eux une sorte de sentiment de refus, plus instinctif que raisonné d'ailleurs, de changer leur mode de vie. Peut-être le spectacle de notre permanente activité, de la frénésie de travail du blanc, leur fait-elle pressentir que s'ils adoptaient nos habitudes, ils acquerraient certes une plus grande richesse mais au prix de la perte de leur totale liberté.
La deuxième cause réside dans le fait que leurs problèmes sont très différents des nôtres. Notre époque de standardisation a tendance à oublier une grande relativité : celle des besoins en fonction des facteurs géographiques et démographiques.
Il nous est difficile de réaliser que l'on puisse vivre absolument sans argent; or, un habitant des villages de l'Afrique centrale le peut parfaitement.
Logement ? Une case en parpaings de terre séchée et en bois se construit en quelques jours. Il faut voir là une des raisons de fréquents déplacements d'Africains allant visiter un parent ou un ami dans un autre village que le sien, et y séjournant parfois plusieurs mois. Avec trois ou quatre amis, et l'entraide dans ce domaine est très grande, il se construit une case personnelle qu'il abandonnera le jour de son départ.
Nourriture ? Un petit champ de manioc, ou de mil, lui assure son ravitaillement de base. Dans tous les cours d'eau, les mares, il pêche sans difficulté du poisson. J'avais un campement situé au bord de la rivière Ouandjia; tous les ans les hommes des villages voisins venaient en fin de saison sèche faire leurs provisions, car ils conservent le poisson boucané. Ils avaient différentes manières de pêcher, notamment avec des filets, mais l'une de ces manières était la suivante : les hommes, en ligne, avançaient doucement dans la rivière, l'eau leur arrivant à hauteur de la taille. Chacun avait une sagaie qu'il lançait sans arrêt juste devant lui, au hasard, or tous les dix coups environ, l'homme ramenait au bout de sa sagaie un poisson pesant de 3 kg à 10 kg. On imagine la densité de poissons que cela représente.
Pour la viande, les hommes partent souvent à trois ou quatre, passer quelques jours en brousse. S'ils n'ont pas un fusil de chasse, ou un fusil de traite (c'est le nom donné aux vieilles armes se chargeant par le canon), la sagaie et les pièges leur permettent de se constituer des réserves de viande boucanée. En outre ils ramènent du miel sauvage, très abondant dans la région, qui, après fermentation, leur procure l'alcool (douma ou hydromel).
Ce que nous appellerions le "vivre et le couvert" leur est donc assuré naturellement. La rivière du village est la salle de bains commune, très fréquentée car ils ont le goût de la propreté. Le soir, le ciel étoile, un tam-tam et l'alcool remplacent avantageusement, du moins à mon goût, nos cabarets enfumés.
L'argent, dans l'absolu, n'est donc pas indispensable, sinon pour payer l'impôt individuel."

"Bien sûr, nous autres blancs, même vivant dans le même contexte géographique, ne pourrions que difficilement nous adapter à ce mode de vie absolument naturel, mais essentiellement en raison des habitudes acquises, des besoins que nous nous sommes donnés. En sommes-nous plus heureux ?
Si un homme politique africain venait nous dire :
« Laissez-nous ! Vous avez inventé des tas de choses, vous fabriquez, produisez, vous êtes riches ; seulement vous la payez, cette richesse, et d'un prix pour nous exorbitant. Il n'est que de voir dans vos grandes villes, chaque matin, ces troupeaux, du PDG à la secrétaire, du cadre au manœuvre, qui tous les jours, qu'il vente, qu'il neige, s'en vont, encore ensommeillés, qui par l'autobus, qui par le métro, qui dans sa voiture, er ,-ermer huit heures de leur vie pour une activité la plupart du temps routinière, sans intérêt individuel.
« Alors laissez-nous. Nous préférons ne pas avoir vos belles voitures, vos coûteux vêtements, vos confortables maisons... nous préférons rester libres. Libres de vaquer à nos occupations, à nos distractions, mais sans jamais aucune obligation. »
Cet homme politique, pour ma part, je le comprendrais et le respecterais. Mais la mode du "développement économique" a gagné les sphères dirigeantes africaines ; des populations de plus en plus denses, commencent à s'entasser dans les bidonvilles entourant les capitales, avec, bien entendu, la naissance des problèmes de survie. Plus grave sans doute, la naissance de notre grande maladie : "l'insatisfaction", qui est un mal inguérissable puisque, quelle que soit sa situation sociale, l'homme pris dans cet engrenage, désire toujours plus de richesses, plus de possibilités financières."

"Le budget annuel de la Centrafrique s'élève à 13 milliards de francs CFA. Donc cette province de la Vakaga, où il n'y a et où il ne pourra y avoir en tout état de cause, avant longtemps, aucune autre activité économique, peut rapporter 2,6 % du budget national, et ceci sans aucun investissement de l'Etat.
La seule nécessité pour le gouvernement est d'interdire de façon totale et réelle la chasse à la population mais par ailleurs de ravitailler gratuitement cette dernière en viande et en poisson. Mon étude est très détaillée : en organisant systématiquement la distribution de la viande provenant des animaux tirés en safaris ; en organisant certaines battues officielles de ravitaillement dans les troupeaux non chassés (hippopotames et éléphants sans ivoire) ; et en achetant des bœufs domestiques ainsi que du poisson, selon un plan de distribution village par village, toute la population de la Vakaga peut être entièrement et gratuitement ravitaillée. Il en coûtera à l'État à peine une dizaine de millions.
Près de 3 % d'augmentation du revenu national. Toute une population nourrie (en viande et poisson du moins) gratuitement en contrepartie de l'interdiction de chasse; vo"à ce qui est facilement réalisable.

Écrit par : leclercq | 13 août 2017

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suite et fin

La seule nécessité pour le gouvernement est d'interdire de façon totale et réelle la chasse à la population mais par ailleurs de ravitailler gratuitement cette dernière en viande et en poisson. Mon étude est très détaillée : en organisant systématiquement la distribution de la viande provenant des animaux tirés en safaris ; en organisant certaines battues officielles de ravitaillement dans les troupeaux non chassés (hippopotames et éléphants sans ivoire) ; et en achetant des bœufs domestiques ainsi que du poisson, selon un plan de distribution village par village, toute la population de la Vakaga peut être entièrement et gratuitement ravitaillée. Il en coûtera à l'État à peine une dizaine de millions.
Près de 3 % d'augmentation du revenu national. Toute une population nourrie (en viande et poisson du moins) gratuitement en contrepartie de l'interdiction de chasse; vo"à ce qui est facilement réalisable.

Écrit par : leclercq | 13 août 2017

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Et c'est reparti pour un tour... Vincent se sent tellement seul sur son blog, qu'il vient nous resservir ses poncifs éculés. Au fait, as-tu demandé à ta descendance pourquoi Trudeau et son gouvernement autorisait à nouveau l'excision ? Et combien de migrants as-tu recueilli dans ta jolie petite maison cossue, et désormais presque vide ? En fin de compte, tu n'es en rien différent de ces affreux capitalistes qui se murent dans leurs villas à Vésenaz ou ailleurs.

La gauche caviar dans toute sa splendeur, idiot utile des multinationales qu'il dénonce lui-même. Francis Bouygues t'aurait adoré. Va falloir te réveiller, parce qu'à ce rythme, ce sera un milliard de Nigérians qu'il faudra accueillir. Ce n'est pas "l'homme blanc" qui est responsable du taux de fécondité allucinant en Afrique, me trompe-je... Que faire ? Ben les laisser se démmerder. Les villes allemandes étaient les plus dévastées en 45, je n'ai pas ouïe dire qu'ils aient eu une aide extérieure pour les reconstruire.

En fait, la seule bonne nouvelle, c'est que grâce à l'armée lybienne, les bateaux des ONG risquent d'être coulés. (Francis Bouygues les auraient adoré). Et si l'Italie a l'air enfin de s'occuper de ses frontières, ce n'est ni le cas de l'Espagne, ni celui de Tsipras, qui préfèrent toujours accueillir des milliers de nouveaux envahisseurs, plutôt que de s'occuper des centaines de Grecs qui meurent, faute d'un système de santé digne du 21ème siècle. Mais ça, le communiste s'en contrefout. Il préfère utiliser le pognon pour renflouer les banques en faillite, et être le bon chienchien de la Reichchancellière.

Alors oui, la gauche actuelle a du sang plein les mains, des milliers de morts sur la conscience (le cas australien étant là pour l'appuyer), et sont complices voir, bénéficiaires, des négriers et autres marchands d'esclaves 2.0.

Écrit par : Laurent Lefort | 13 août 2017

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Le commentaire de Laurent Lefort me fait penser au dernier film avec Christian Clavier "A bras ouvert".

https://www.youtube.com/watch?v=XmjlwtNSkFM

Allez Strohbach! Un peu de poils au cul au lieu d'insulter les commentateurs qui ne pensent pas comme vous et qui refusent l'africanisation de l'Europe, faites comme Jean-Etienne Fougerole, invitez les déshérités à venir chez vous, bien entendu, il vous faudra spécifier la couleur de leur peau (noire si possible) et leur religion (musulman de préférence)

Écrit par : G. Vuilliomenet | 13 août 2017

Tous les chefs de village auxquels je parle de ce projet l'approuvent bien entendu totalement car, en plus du ravitaillement gratuit, l'augmentation du nombre de safaris créera un grand nombre d'emplois pour les habitants de la région.
Mais cette politique économique se heurte à l'opposition des autorités locales. Préfets, sous-préfets, gendarmes, agents spéciaux. Ils ont, eux, les moyens et le droit de posséder une carabine et de faire chasser pour leur compte. Non seulement leur propre ravitaillement est assuré mais ils revendent ou exportent vers le sud du pays. À toute force ils veulent garder leur privilège.
Durant des années je lutterai pour faire adopter ce plan, multiplierai les démarches auprès du gouvernement, les rapports, les notes d'informations, mais ce sera toujours en vain.
Oh, sur le principe on est d'accord ! Mais pour passer à la réalisation il faudrait se mettre au travail, décider des mesures à prendre, établir des textes de loi ; nommer les agents d'exécution, imposer le respect de ces lois aux autorités administratives locales... Les ministres n'ont pas le temps, pris comme ils le sont dans un tourbillon permanent de voyages, de réceptions de délégations de pays "frères", de cocktails, de cérémonies commémoratives.
Et puis... et puis il y a confusément le sentiment qu'il est inutile de faire des efforts, de se fatiguer pour augmenter le revenu national car, en fin de compte, si les finances publiques connaissent des difficultés les pays "ignoblement riches", cette chère France en tête qui en ce domaine ne veut céder sa place à personne, ainsi que la foule d'organismes d'aides internationales, financés eux-mêmes toujours par les mêmes pays, sont là pour renflouer les caisses vides, combler les budgets en déficit. Alors..."

"Me rendre à Bangui ! C'est vite dit. Les 1 000 km de piste nécessitent trois jours entiers de voiture à l'aller et autant au retour ; ou prendre l'avion hebdomadaire mais devoir attendre une semaine la liaison suivante... cela en pleine saison, en plein travail!
Enfin, en raison de la gravité de la situation, je choisis cette dernière solution et me rends à Bangui. Dès mon arrivée je vais chez le sous-secrétaire d'Etat au tourisme. Celui-ci, nouveau venu à ce poste, me reçoit pour me dire : « Monsieur d'Orgeix, j'ai étudié le dossier de votre société... j'ai vu que vous étiez en règle et que vous avez acquitté toutes vos taxes. Je suis navré que vous ayez dû quitter votre travail mais... cela valait mieux... merci d'être venu. » et il ajoute : « Comptez sur moi pour qu'à l'avenir on ne vous fasse pas revenir de si loin pour rien. » Ce secrétaire d'État s'appelait Kossingon. En dix-sept ans d'Afrique c'est l'homme le plus intelligent, le plus constructif que je connus. Trop ! Il osa critiquer en conseil des ministres certaines manières de gouv ^rner. Envoyé à la fameuse prison de N'garaba, personne ne le revivjamais.
Voilà ! Toute cette tempête, entre les frais de voyages et le remboursement de plusieurs jours de safaris que je dois par honnêteté consentir aux clients que j'ai abandonnés, se solde par une perte d'environ 500000 francs CFA (10000 francs), tout cela pour s'entendre dire : il n'y a pas de raisons, rentrez chez vous ! Il y a des moments, en Afrique, où l'on se sent un pantin !
Le lendemain, je suis à l'office du tourisme où je rencontre Jean Laboureur. Pour lui, la situation est différente. Il a, loyalement, comme sa convention avec le gouvernement centrafricain le stipulait, fait de lourds investissements de plusieurs dizaines de millions de francs CFA, mais son exploitation est déficitaire. Il me dit : « Oui, j'ai du retard pour payer certaines taxes. S'ils exigent le règlement immédiat, cela me sera impossible. » Je le sens très inquiet, se voyant menacé de la saisie de toute son entreprise et sans doute d'expulsion.
Un gendarme arrive alors, annonçant que nous étions tous deux convoqués immédiatement chez le ministre d'État chargé du développement. Allons bon ! Je croyais en avoir fini et voilà que tout recommence !
Nous entrons dans le bureau. Laboureur est nerveux. Le ministre d'État, Ange Patassé, nous reçoit. Il se tourne d'abord vers moi :
« Pour vous, monsieur d'Orgeix, nos services ont enquêté, les choses sont en règle. »
Bon ! Pour moi c'est terminé.
« Mais pour vous, monsieur Laboureur, je ne suis pas content du tout... »
Là, je vais pendant vingt minutes passer un bon moment, mais tristement significatif.
J'ai raconté ma première rencontre avec Ange Patassé. Le sentiment qu'il m'avait donné d'être un homme intelligent, actif, un ministre valable.
Mais les perpétuelles révolutions de palais l'ont fait tout le temps changer de ministère. Il passait de l'un à l'autre avec la rapidité d'une fusée sur orbite ; étant pendant six mois considéré comme le bras droit du chef de l'État pour ensuite connaître une semi-disgrâce. Cet homme a été insensiblement repris par le grand ennégraillement et je vais ce jour-là, dans son bureau, le constater avec tristesse.
« Monsieur Laboureur... je ne suis pas content du tout... Ah non ! pas du tout... pas content. Si les choses ne changent pas, le gouvernement prendra des mesures énergiques... »
Le visage de Laboureur se crispe. On va lui réclamer immédiatement les taxes qu'il ne peut provisoirement payer.
« ... Je suis très mécontent... Il y a dix jours, je suis passé à votre campement de Gounda (un campement de vision du domaine de la Safric), j'avais soif... j'ai voulu boire... Eh bien le réfrigérateur ne marchait pas... J'ai bu de la bière chaude ! Comment... comment... Nous voulons développer le tourisme... et le réfrigérateur ne marche pas... Alors ? Les touristes viennent d'Europe... Ils ont chaud, ils ne sont pas habitués au soleil, ils veulent boire... et ils ne peuvent même pas avoir la bière fraîche... Ah non ! c'est intolérable... Le gouvernement ne peut accepter cela ; il prendra des mesures... Vous portez tort au développement touristique de la République centrafricaine... »
Vingt minutes ! Durant vingt minutes, nous entendîmes le même leitmotiv. Laboureur reprend des couleurs.
— Oui, je sais, monsieur le ministre. C'est un nouvel employé que j'ai et qui ne sait pas régler la flamme du réfrigérateur... Croyez que je vais prendre des mesures...
— Ah oui ! Faites ce qu'il faut... sinon le gouvernement interviendra. .. parce que je suis très mécontent...
Et voilà! Sur l'assurance que désormais le réfrigérateur marchera, nous sommes congédiés sans qu'il soit question de rien d'autre. Des invectives à la radio, deux patrons de sociétés de safaris arrêtés dans leur travail durant une semaine en pleine saison, des centaines de milliers de francs CFA perdus, des touristes mécontents, tout cela pour nous entendre dire qu'un réfrigérateur ne marchait pas ! "

" Ce pays, je le hume par tous les pores. Peut-être est-ce la dernière fois. Inlassablement, je revis ce sanglot qu'Antoine a eu sur mon épaule. Ce sanglot, je sais que c'est celui de tous ceux ici auxquels j'ai donné un métier, le goût et le respect de leur travail, une élévation sociale. Ces braves gens, avec leurs qualités, leurs défauts, sont encore au stade d'une certaine enfance. Ils savent, eux, qu'ils ont besoin encore d'être dirigés, guidés, et ils le savent sans en faire de complexes, parce que cela est écrit dans le grand livre du monde.
Eux, je les aime et ils m'aiment ! Cela n'a rien de commun avec ceux qui jouent aux chefs d'État, ministres, préfets, parasites de tout poil."

"Aux débuts, j'ai eu bien du mal à combattre le sens de la hiérarchie et le goût du privilège tellement ancré dans ces pays. Le cuisinier s'occupe de sa cuisine, le chauffeur de sa voiture... Que le cuisinier doive préparer vite quelque chose et qu'il manque de bois pour faire le feu, nul ne l'aidera, comme lui n'aidera pas le chauffeur dont le camion est enlisé. Leur donner le sens de l'équipe, d'une solidarité et d'une entraide nécessaire a été assez long. Les y obliger m'aurait occasionné maints palabres. Seulement si le cuisinier manquait de bois je lui disais : « Prépare vite tes casseroles » et, comme une chose toute naturelle, j'allais lui ramasser du bois. Si le camion était enlisé, je partais le premier chercher les pierres nécessaires. Au début, à ce jeu, je risquais mon autorité. Un patron qui met lui-même la main à la tâche peut vite avoir la réputation de "petit blanc". Mais, puisque le "patron" le faisait, le chauffeur pouvait lui aussi ramasser du bois, ou le cuisinier des pierres sans perdre leur dignité. Ainsi ils ont acquis le sens du travail en équipe et compris dans une certaine mesure que l'on peut, pour le bien général, faire un travail en dessous de sa "condition" sans déchoir.
Cette entreprise, c'est la nôtre à tous. Ils savent, eux, quel travail je fais pour qu'elle marche. Ils savent que jamais l'un d'entre eux ne vient me voir pour un problème personnel ou un drame familial sans que je fasse tout en mon pouvoir pour l'aider, l'assister. À n'importe quelle heure un malade peut me faire appeler, il sait que je serai toujours disponible pour lui. "

" N'empêche qu'ils vont aller trinquer avec leurs "collègues" centrafricains ; on va faire un petit discours vantant la parfaite collaboration et l'esprit de coopération régnant entre les deux pays. Bien sûr, crédits, bourses diverses vont être octroyés généreusement. Pendant ce temps-là, nous, Français, sommes insultés, bafoués, humiliés ; taillables et corvéables à merci. La "grandeur" devrait, semble-t-il, être dans le fait d'exiger le respect de nos ressortissants."

"IL EST BIEN CERTAIN que lorsque l'indépendance a été donnée aux colonies françaises d'Afrique noire, elles n'étaient, du moins toutes celles dont j'ai le droit de parler parce que j'y ai vécu, absolument pas prêtes à cela. Il n'existait aucun homme susceptible d'assumer valablement des responsabilités gouvernementales. La Côte d'Ivoire et le Sénégal étaient pratiquement les seuls États à posséder un homme d'envergure. Mais une hirondelle ne fait pas le printemps et les présidents Houphouët-Boigny et Senghor ne symbolisent pas, hélas, l'Afrique.
Cet octroi de l'indépendance était-il préférable dans le contexte international ? Cela touche à la politique mondiale et je ne m'estime pas en mesure d'en juger.
Il reste que nous donnions l'indépendance à des pays pas prêts à l'assumer. Il importait donc que la chose se fasse au mieux des intérêts français, comme de ceux des peuples ainsi décolonisés.
Toute l'infrastructure administrative devait donc être assurée initialement —et elle l'a été effectivement- par nos techniciens et nos cadres.
Comme on ne pouvait tout de même envisager que la France assumerait éternellement les charges financières de ces États, l'objectif, il a d'ailleurs été maintes fois proclamé, était de "mettre la machine en marche". Petit à petit, former des cadres africains susceptibles de diriger, gérer leur pays et lui donner un équilibre économique lui assurant son indépendance totale.
Pour ce faire, il était nécessaire que la France, puisqu'elle acceptait d'assumer la "mise sur rails" de ces nouveaux États, le fasse avec toute l'autorité, disons même, la fermeté parfois indispensable à sa mission éducatrice.
L'indépendance n'était qu'un mot car elle ne peut être réelle dans un État n'ayant ni les hommes, ni les moyens économiques d'assurer son existence et son équilibre.
Disons qu'elle était proclamée dans le principe, sa réalité effective étant le but à atteindre le plus rapidement possible. Nous devions donc veiller à ce que les jeunes dirigeants africains apprennent réellement leur métier, tiennent compte des réalités permettant le développement de leur pays.
Mais il était bien certain que ces dirigeants, arrivant soudain au pouvoir, seraient grisés, auraient tendance à "jouer" aux hommes d'État et à écouter plus volontiers leurs passions, leurs caprices ou leurs intérêts propres qu'à œuvrer durement, difficilement, dans le silence des cabinets, à construire leur pays.
C'est un apanage normal et humain de la jeunesse ; et c'est là que doit intervenir l'éducateur dans le propre intérêt de ses "élèves" et cela d'autant plus facilement s'il a, et c'était le cas, les moyens d'imposer son expérience et d'obliger à la sagesse.
Aux premières incartades, aux premières décisions administratives, économiques, politiques relevant de la fantaisie, de l'incohérence ou de l'irréalisme, la France devait intervenir.
Comment ? Par le langage le plus simple qui soit et que l'Africain, tous les Africains, comprennent fort bien :
« La France a donné l'indépendance, et c'est une chose sur laquelle elle ne reviendra plus ; mais en même temps elle offre pro-visoirement les moyens de cette indépendance par ses techniciens et son aide économique. Cela, elle ne pourra le faire très longtemps et elle tient donc à ce que les dirigeants africains apprennent leur métier en suivant strictement les conseils des techniciens français qui ont mission de mettre sur rails l'administration et l'économie.
« Si les dirigeants d'un pays refusent de suivre les conseils de ces techniciens expérimentés et se lancent dans des aventures, la France, forte de son expérience, prédit que ce pays ne pourra alors trouver son équilibre ; elle ne peut donc cautionner une politique contraire aux intérêts du peuple de ce pays et retire ses techniciens et son aide économique. L'indépendance étant acquise, les dirigeants africains peuvent parfaitement agir comme bon leur semble, de même la France si elle ne croit pas à leurs options politiques peut retirer l'aide qu'elle offre généreusement. Nous restons bons amis... chacun chez soi. »
Cela aurait été un langage simple, clair et parfaitement compréhensible pour les dirigeants africains. Nul doute que la pensée de perdre l'aide française les aurait persuadés aisément de travailler dans les voies indiquées et cela, répétons-le encore, dans leur propre intérêt et surtout, surtout, dans celui de leurs peuples.
Certains, par orgueil ou entêtement fanatique, auraient-ils refusé et accepté de renoncer à toute aide française ? Peut-être.
Mais très vite, la banqueroute de ces pays laissés à eux-mêmes et à leurs dirigeants incapables aurait offert un tel contraste par rapport aux pays se développant grâce à l'action et aux conseils de nos techniciens que la France aurait vu grandir son prestige et son autorité dans toute l'Afrique.
En cas de retrait de la France, d'autres grandes nations auraient pris la relève ? Lesquelles ? Les Russes ? On peut constater que deux années ont suffi aux dirigeants soviétiques pour comprendre l'Afrique noire. Ils avaient fait un effort certain lors des troubles du Congo, cherchant à cette époque à s'implanter dans tout le continent, mais en moins de deux ans ils ont réalisé le degré d'inconstance et de versatilité des dirigeants noirs et renoncé à faire des efforts sérieux dans ces régions. De bonnes paroles ? Certes ! Dénoncer le néocolonialisme occidental ? Bien sûr, cela n'engage à rien. Offrir généreusement des bourses d'étude à Moscou ou à Prague aux étudiants africains ? Oui, certes, cela permet de les endoctriner politiquement et pourra servir un jour. C'est un investissement qui ne coûte pas cher!
Donner des aides économiques ? Holà doucement ! Des cadeaux de temps en temps, bien mis en valeur par la propagande, oui, mais de "petits" cadeaux; certainement pas assumer l'équilibre financier de ces pays... ou alors la contrepartie demandée serait importante... et solide. Après plusieurs années, l'URSS revint en force en Afrique, non par son "aide économique" mais militairement par soldats cubains interposés.
Les Chinois ? Eux tentaient de parvenir à une implantation en Afrique mais cette implantation se heurtait aux différences fondamentales de races. Le Chinois maoïste, toujours actif, secret, mystérieux, grave, doctrinal, travailleur était rejeté immanquablement au bout de quelque temps par l'Afrique comme un corps étranger à son organisme.
Les Américains ? Une certaine aide oui, mais eux non plus n'envisagent pas de tenir littéralement ces pays à bout de bras ou alors les avantages économiques demandés seraient lourds et solidement assurés.
Non ! Il n'est que la France pour donner et sans réelles contreparties sérieuses. Ainsi les Africains en sont venus à estimer cette générosité absolument comme un dû ne motivant donc aucun sentiment de reconnaissance.
Normal et humain ! A-t-on déjà vu une jeune péripatéticienne éprouver de l'admiration et de l'amour pour l'homme qui l'entretient, paye tous ses caprices et trouve normal qu'elle lui refuse sa couche quand bon lui semble ?
Les masos n'incitent jamais à l'admiration, mais développent chez certains le goût du sadisme !
Ainsi tous nos conseillers ont été de plus en plus bafoués ; les techniciens, payés par la France mais détachés et mis à la disposition des gouvernements africains ont été abandonnés, sans défense, aux fantaisies les plus incohérentes de leurs "patrons", leur dignité même n'a pas été protégée, or leur dignité était celle même de la France dont ils n'étaient que les représentants.
À tous les échelons chacun sentit très vite qu'en aucun cas, Paris ne les soutiendrait. Un ambassadeur de France à Bangui, un jour de colère, alors que des Français venaient d'être spoliés, expulsés dans des conditions scandaleuses me dit : « Je ne peux rien faire ! Les ordres de Paris sont formels : pas d'histoires. Vous pensez bien qu'ils (les dirigeants centrafricains) le savent. Alors ils se moquent d'une ambassade désarmée. Si aujourd'hui j'intervenais, je serais immédiatement désavoué par le Quai d'Orsay. »
J'ai entendu ces propos de la bouche d'un ambassadeur, je les ai entendus dans celle des administrateurs locaux, des gendarmes, de tous les fonctionnaires donnés par la coopération, et à tous les échelons."

"Quelle importance dira-t-on, des discours anticolonialistes à
l”usage de la population sont normaux; ils font partie d’un certain
défoulement compréhensible et sans conséquences! Mais si, juste-
ment, les conséquences en sont graves. L'Africain à tous les éche-
lons est un affectif. C'est aussi un comédien né; il joue des rôles,
se grise lui-même de mots. À force de dénoncer l’époque coloniale
sans que nous remettions les choses au point, le dirigeant africain
s'est convaincu lui-même.
Il est tristement de bonne foi aujourd'hui quand il affirme que
nous avons volontairement détruit la “culture” africaine, la “civili-
sation” africaine, les “monuments” africains [sic], tout ce qui faisait
la gloire et la grandeur de l°Afrique noire, et ceci afin de parvenir à
asservir de pauvres peuples, de les réduire en esclavage en détruisant
leur histoire et leurs traditions.
Il y croit d'autant plus qu”il veut y croire. Il faut beaucoup de
courage pour admettre que l”on appartient à des peuples restés en
retard des autres dans l'évolution du monde, qui ont eu besoin
d,une direction étrangère et qui ont encore des efforts importants
à réaliser pour combler ce retard.
Il est plus simple et plus agréable de se poser en malheureuses
victimes dont le développement, l'épanouissement ont été entravés
par de féroces peuples guerriers ayant imposé leur loi par la force.
Or c'est très grave. D'abord parce que l’irréalisme est le pire
ennemi de toute politique créatrice; ensuite, cette vision totalement
fausse de leur histoire donne à l'Africain une agressivité, si ce n'est
de la haine, envers le blanc.
C'était le point de départ fondamental de tous nos rapports
présents et à venir. Où ces pays reconnaissaient que la colonisation
française a été nécessaire pour eux, profitable, alors une coopéra-
tion amicale, fraternelle était possible, et serait source de progrès.
Ou bien ils considèrent avoir été spoliés, exploités, et alors cela
engendre à notre égard une méfiance, une agressivité, un goût de
“revanche ”complètement stupides.
Un ne peut s,empêcher de penser que la condamnation sys-
tématique, sans appel, sans même envisager qu”il puisse en être
autrement, de l,époque coloniale appartient à la très vaste action
visant à la décomposition par l°intérieur de l'Occident"

"Quel meilleur moyen que, d'un côté, attiser le sentiment de
revanche raciale contre les anciens colonisateurs, et de l'autre détruire
les forces morales de l'Occident. Dans la mesure où celui-ci renie
son passé, n'a plus conscience de ce que sa civilisation a apporté au
monde, éprouve un permanent complexe de culpabilité sa faculté
de résistance s”effondre.
D'où la mise en œuvre depuis des années de ce gigantesque
lavage de cerveaux visant à donner à l'homme blanc un sentiment
de culpabilité par rapport aux peuples afro-asiatiques."

"Peu de temps avant notre retour il y eut le drame des 98 centimes !
Un beau jour, Bokassa se dit que s'il fabriquait lui-même sa monnaie, il n'aurait plus jamais aucun problème monétaire ; la planche à billets pouvant tout de même émettre de la monnaie aussi vite que lui mettrait à la dépenser.
Il fallait y penser et nul ne peut contester la rigueur de ce raisonnement !
La Centrafrique appartient sur le plan financier à la zone franc régie par la Banque centrale des États de l'Afrique équatoriale et du Cameroun. Cette zone englobe en outre le Tchad, le Congo et le Gabon ; sa monnaie est le franc CFA qui est garanti sur le marché international par la France. Le conseil d'administration de cette Banque centrale est composé d'un représentant de chaque État, y compris de la France, qui conserve le contrôle des émissions monétaires.
Bokassa avait donc soudain demandé avec violence que le siège de la Banque centrale ne soit plus à Paris, et que désormais la monnaie centrafricaine soit imprimée à Bangui. Bien entendu notre gouvernement avait répondu que la chose était impossible. Si un des États de la communauté désirait sortir de la zone franc et imprimer sa propre monnaie, c'était son droit souverain mais en ce cas-là cette monnaie ne pouvait plus être garantie par la France.
Les conseillers de Bokassa lui avaient alors fait valoir que s'il pouvait, à l'intérieur de ses frontières, utiliser cette nouvelle monnaie, aucun pays ne l'accepterait en paiement d'importations. Fureur bokassienne, suivie de l'annonce d'un grand discours à Radio Bangui.
Je possède l'enregistrement de ce discours... c'est encore un grand morceau d'anthologie !
Cela commence à un rythme d'une lenteur extraordinaire, avec des temps entre, et même au milieu, de chaque phrase de l'ordre de huit à dix secondes. Il affirme d'abord qu'il parle:
« En tant que président de la République centrafricaine, la seule république dont je suis le président... et dont je suis moi-même le fils "au-then-tique" ! »Après avoir invité les ambassadeurs accrédités en République centrafricaine à faire savoir à leurs gouvernements les termes de sa déclaration, le ton s'accélère pour préciser :
« J'invite les sourds et les malades à se faire soigner afin d'écouter mon intervention qui est de portée internationale... »
Puis : « On prétend que je réclame le siège de la Banque centrale... »
Et c'est l'explosion !
« Je m'en contrefous du siège... je n'ai rien à "foutre" du siège... et je répète que ceux qui sont sourds ou sont malades doivent désormais, à partir de maintenant, recourir aux médecins... pour se faire soigner, s'ils sont malades! »
Et c'est alors l'argument-choc :
« Le franc CFA a été réduit à deux centimes par la France, donc le franc CFA a perdu sa valeur. La perte est égale à 98 centimes au bénéfice de la France. »
Jusque-là le franc CFA valait 2 francs français, mais la France venait de créer notre nouveau franc, dit à l'époque le "franc lourd".
« Pour faire un franc CFA il faut 100 centimes. Actuellement sa valeur n'est plus que de 2 centimes... »
Et dans un hurlement il demanda :
« Où sont passés les 98 centimes ? »
Évidemment le « Où sont passés les 98 centimes ? » incite à éclater de rire. En France... mais pas à Bangui, car à l'issue de ce discours une foule de plusieurs milliers d'Africains dévala dans les rues, renversant les voitures occupées par des Européens, les attaquant à coups de gourdin.
Il y eut une quinzaine de blessés et bon nombre de coopérants exigèrent leur rapatriement immédiat."

"Nos achats portaient certainement sur plus de cinq cents produits différents ; or, j'ai dû faire une étonnante et triste constatation : sur l'ensemble de nos achats, il n'y avait même pas 15 % de produits d'origine française.
Les véhicules, les produits pétroliers... n'en parlons pas. Le vin était portugais ou espagnol, les tissus et cotonnades : hollandais, les lampes à pétrole : allemandes, les réfrigérateurs : suédois. L'essentiel de ce que nous achetions en produits français consistait en boîtes de conserve, encore en avions-nous beaucoup venant d'URSS, du Portugal et du Maroc.
Combien souvent j'ai entendu en France : « Oui, nous donnons des aides financières, mais... nous les récupérons par l'ouverture de marchés commerciaux. »
Ce qui donc voudrait dire qu'en contrepartie de notre aide, notre commerce bénéficie d'une situation privilégiée. Pourtant Allemands, Japonais, pour ne citer qu'eux, ne donnent pas le vingtième du montant de nos aides diverses, et leurs produits détiennent la majorité du marché !
Je ne juge pas, mais je constate. Encore est-ce là le secteur privé, mais le plus étonnant est de voir par exemple en Centrafrique que tous les officiels ne roulent qu'en Mercedes.
J'en fis un jour la remarque à un attaché commercial de l'ambassade de France :
« Ne serait-il pas préférable pour nous de donner une grande partie de notre aide en matériel sorti de nos usines, en fonction des besoins d'équipement formulés par le gouvernement centrafricain ? »
Je me suis entendu répondre par cet attaché :
« Ce serait une atteinte à l'indépendance de ce pays. Notre aide financière ne doit être liée à aucune contrepartie. »
Alors, avec l'argent du contribuable français, les ministres centrafricains achètent des Mercedes, nos voitures ne leur semblant pas suffisamment représentatives !
Peut-être que cela fait partie d'une politique à longue vue, d'un contexte général... peut-être. Mais souvent j'ai regretté que dans notre démocratie où tous les sujets sont débattus sur la place publique, le gouvernement ne nous explique jamais exactement les options et les buts de la politique française en Afrique car pour le simple spectateur que je suis, il est bien des choses incompréhensibles. Je dis bien exactement, et non des phrases aussi sonores que creuses sur des "dialogues" se terminant toujours par une aide accrue de notre part sans aucune contrepartie vraiment tangible et durable."

"Dans tous ces pays, la possibilité de bafouer, spolier, humilier nos ressortissants engendre un mépris pour le pays tout entier.
Car ne vous y trompez pas, Français de la métropole, si, donnant foi aux lénifiants propos officiels, vous croyez que notre pays est admiré, respecté, vous vous trompez lourdement.
Le Français, individuellement, peut être aimé car au bout du compte sa forme d'esprit, son caractère sont les plus compréhensibles, les plus proches de l'Africain. Celui-ci aime rire, il a de l'humour, il s'emballe vite mais n'aime pas être sérieux très longtemps ; autant de formes de caractère que l'on retrouve chez nous. Ce même Français peut aussi évidemment être respecté, mais ce sentiment ira à l'homme lui-même, non à son appartenance nationale.
Bien entendu, régulièrement, les discours des chefs d'États encensent la France, sa compréhension, la largeur de vue de ses dirigeants... Tiens pardi ! Il serait étonnant qu'ils disent autre chose alors qu'ils sont en train de solliciter... et d'obtenir presque toujours... nos aides financières.
Mais dans ces pays où l'acte gratuit n'existe pas, il est normal que chacun défende farouchement et même sans scrupule ses intérêts, où la solidité de race est une véritable religion, où le fort et le courageux est admiré, le faible méprisé. Dans ces pays, l'image volontairement et outrancièrement "libérale" que veut lui donner notre régime engendre, derrière les sourires intéressés, un sentiment dédaigneux et méprisant envers ce pays sans aucune réelle dignité.
Il ne faut pas croire que les problèmes racontés au cours de ce récit sont le fait du régime "bokassien" ; ce sont ceux que les Africains blancs ont vécu dans pratiquement toute l'Afrique.
Nous l'avons déjà dit: deux seuls pays francophones, la Côte d'Ivoire et le Sénégal, ont la chance d'avoir des dirigeants exceptionnels, mais même dans ces pays, après ces deux grands dirigeants, que se passera-t-il ?
La France, imperturbable, donne des aides d'une ampleur, inchiffrable pour nos propres dirigeants eux-mêmes, tellement elles sont variées et arrivent de différents budgets, parle du « développement économique », de la « production », du « taux de croissance », enfermés comme le sont nos technocrates dans leur monde à eux, incapables d'envisager la diversité des problèmes dus aux réalités géographiques, ethniques, ataviques.
Et tout ce que nous donnons l'est toujours sans jamais demander en contrepartie aucun engagement, aucune garantie d'avenir.
L'URSS pendant ce temps embrigade des cadres politiques sous la couverture de "bourses d'étudiants".
Nous donnons de l'argent.
Eux apportent une religion !
Leurs militants, endoctrinés, dirigés, armés bien entendu, s'emparent, et s'empareront à chaque occasion, des pouvoirs vacants et y instaurent leur régime de fer, interdisant tout retour en arrière.
Mais cela est un autre problème !

Écrit par : leclercq | 13 août 2017

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Je trouve l'attitude de leclerq absolument scandaleuse, lui qui sabote les blogs en déversant des pages entières de livres sans respect des autres commentateurs.

Vincent @ "les théories simplistes et démagogiques des populistes, des nationalistes et autres identitaires ne servent finalement qu'à pourrir un débat qui n'avait vraiment pas besoin de ça, tant la situation est déjà suffisamment complexe et ô combien dramatique ....
Sauf que c'est précisément les gens comme vous qui compliquent la situation. Il faut dire NON à l'invasion des barbares, qu'ils soient hommes, femmes ou enfants.
C'est tout. Décidément, la paille et la poutre, c'est toujours valable...

Écrit par : Géo | 13 août 2017

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@ Géo

merci Géo d'apprécier à sa juste valeur, les constatations et analyses de Jean d'Orgeix, au court de 17 ans de vie en Afrique, ces analyses nous permettent de mieux comprendre l'âme africaine, encore un grand merci à toi.

Écrit par : leclercq | 13 août 2017

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De un, on ne se tutoie pas. De deux, on peut mettre un lien ou faire passer un court extrait. Mais saboter un blog de cette manière, personne n'en veut...

Écrit par : Géo | 13 août 2017

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Géo, autant il n'y a jamais rien de bon à tirer des diatribes outrancières et méprisantes des Laurent Lefort, G.Vuilliomenet et cons sorts, autant je suis déçu de votre réponse qui n'en est justement pas une. Comme si le solution du problème consistait juste de dire non pour que comme par enchantement la vague d'immigration s'arrête soudainement.....

Par ailleurs, si vous préférez penser que les bargeots nationalistes populistes et xénophobes sont plus responsables que les humanistes sincèrement préoccupés par le sort de celles et ceux qui n'ont pas eu la chance et le privilège de naître dans un pays aussi cossu que le notre, grand bien vous fasse mais effectivement on ne sera jamais d'accord là dessus.

NB : C'est vrai qu'il nous casse les c..... Leclercq avec ses copiés/collés rébarbatifs....

Écrit par : Vincent | 13 août 2017

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Jules | 12 août 2017 @ Juste une question : le black block, c'est de gauche ? Et Pol Pot, aussi de gauche ? Et les massacres de Staline, c'était de gauche ?
Fascistes rouges, fascistes bruns : pas mal de correspondances...

Écrit par : Géo | 13 août 2017

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D'autant plus que les fasciste bruns sont des socialistes!

A lire, "Le socialisme en chemise brune" de Benoît Malbranque. Ouvrage très documenté et principalement basé sur les écrits et paroles de toute la crème nazie de l'époque.

http://ben.lp.free.fr/lesocialismeenchemisebrune/Benoit%20Malbranque%20-%20Le%20Socialisme%20en%20Chemise%20Brune.pdf

Écrit par : G. Vuilliomenet | 13 août 2017

@ Géo

un lien !!!

ces extraits sont tirés du livre. si ça vous intéresse pas vous passez c'est tout. au lieu de parler de sabotage, vous me faites penser au forum du front national, à ras les pâquerettes, pourtant vous êtes d'un autre niveau, vu vos analyses et écrits.

personne n'en veut.. vous parlez à la place des autres.

@ Vincent c'est ta pensée altermondialiste qui me casse les c....

tu ferais bien de les lires mes copiers/coller, ça te ferais connaitre un peu la réalité de l'Afrique.

" les bargeots nationalistes populistes et xénophobe"

ils sont surtout plus lucide que toi.

que les Africains commencent à être respectueux et reconnaissants envers les pays occidentaux, et ça sera un bon début avant une aide efficace.

Écrit par : leclercq | 13 août 2017

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Au contraire Leclercq. Pour moi qui ait vécu 27 ans dans un pays africain, je trouve vos copier/coller intéressant.

Nos braves bobos devraient aller vivre au moins cinq ans dans un pays d'Afrique noire, à titre d'employé dans une entreprise, une vraie, pas ces ONG ou ces organisations internationales. Peut-être en parleraient-ils différemment après l'expérience.

Écrit par : G. Vuilliomenet | 14 août 2017

@ Géo
Bien sûr que non. Etre de gauche c'est être pour une démocratie politique ET économique.

Écrit par : Jules | 13 août 2017

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@ Vuilliomenet

Il faut savoir lire. National-socialisme != socialisme.

http://www.alterinfo.net/Comment-Hitler-s-attaqua-au-chomage-et-relanca-l-economie-allemande_a67584.html

Écrit par : Jules | 13 août 2017

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Rhooooo tout marchait tellement bien économiquement que le monstre est entré en guerre! Vous devriez remettre en question les sites que vous fréquentez et vous remettre en question:

"Banni de Google Actualités, condamné par la justice, le site AlterInfo assume déjà un petit passé derrière lui malgré la discrétion de son fondateur, Zeynel Cekici...."

Cette "agence de presse associative" traîne aussi, depuis 2009, une condamnation judiciaire de son fondateur à quatre mois de prison avec sursis pour provocation à la haine raciale, contestation de crimes contre l'humanité et diffamation raciale et religieuse."

http://www.journalismesinfo.fr/AlterInfo-l-information-version-antisioniste_a4240.html

"Son credo ? L'antisionisme, qu'il revendique ouvertement. "

Ce lien expliquerait cela!
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Des migrants débarquent soudainement sur la plage de Cadix

Où est la police?

https://www.youtube.com/watch?v=UwCgfpLA7Tc

Écrit par : Patoucha | 13 août 2017

Le national-socialisme c'est ce qu'on appelle aujourd'hui le populisme.

Écrit par : Jules | 13 août 2017

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"Comme si le solution du problème consistait juste de dire non pour que comme par enchantement la vague d'immigration s'arrête soudainement"
C'est clair que cela va passer par une crise. Seulement voilà, il faudra s'y faire. Des crises de plus en plus fortes, nous sommes condamnés à les affronter.
Nous allons au devant de crises majeures parce que personne ne veut s'attaquer à la croissance démographique humaine qui est simplement folle. La courbe de croissance est à la verticale. Pour qu'elle s'infléchisse, cela ne va pas se faire tout seul parce que les ressources s'amoindrissent aussi très rapidement. Ceux qui possèdent les bonnes terres agricoles très productrices, c'est nous, les Français en particulier. Sur le reste de la planète, c'est déjà beaucoup moins simple. L'Afrique n'est clairement pas en état d'auto-suffisance alimentaire et si chez nous, cela se passe mal, pour des raisons climatiques par exemple, je ne pense pas que nous allons nous priver pour nourrir la population exubérante africaine avec ses huit enfants par femme. Cela, ça va arriver dans les décennies qui viennent. Souvenez-vous qu'en 1950, nous étions 4 milliards. Nous en sommes à bientôt 7.5 aujourd'hui. Surpopulation signifie aussi facilité de propagation d'épidémies. Qui peuvent advenir par deux. Avez-vous étudié les accidents, d'avion en particulier ? Les pilotes maîtrisent un incident technique, une panne sans problème. Mais si un autre incident arrive en même temps, la probabilité de s'en sortir diminue drastiquement. C'est le scénario qui nous attend au contour dans les décennies qui viennent. Une conjonction subite de malheurs que l'on ne pourra pas facilement contrôler. Une éruption volcanique majeure qui couvre le ciel durant une année au moment d'une sécheresse importante, avec des populations toujours plus nombreuses à nourrir...
Il faudra se faire à supporter les crises. Souvenez-vous de ce qu'ont vécu nos parents. 50 millions de morts durant la 2ème guerre mondiale et la destruction d'une grande quantité de villes européennes. Alors il faut que les Européens comprennent qu'ils ne sont pas les papas et les mamans des Africains et que ceux-ci doivent cesser de se mettre en danger...

Écrit par : Géo | 13 août 2017

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Merveilleux ces commentaires, entre les copier-coller indigestes de pages entières de livres et la propagande agressive et haineuse de l'Alt-Right suisse, on est servi... Pathétique.

Écrit par : Le Magnifique | 14 août 2017

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C'est toi qui es pathétique, mon gros. As-tu le moindre argument ? Non, seulement la certitude d'être dans le mainstream des connards de la radio et de la téloche. Pauvre type...

Écrit par : Géo | 14 août 2017

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LOL la grande forme Géo :))))))))

Juste un ptit moment de passage :)

Écrit par : Patoucha | 14 août 2017

Hum, il semble que les trois règles du portail TdG soient différemment appréciées :
la concision y est, certes, la pertinence comme le disait ce cher Albert, c'est affaire de point de vue, pour la courtoisie, par contre, on peut aller se rhabiller...
On se reprend les petits...

Écrit par : Le petit historiographe | 14 août 2017

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@ Le Magnifique

je ne vois pas pourquoi un copier-coller long serait de ce fait indigeste expliquez moi ?

la réalité sur l’Afrique et des exemples ça ne s'écrit pas en 3 lignes, vous ne lisez jamais de livre ? un livre c'est quand même autrement plus long que quelques extraits du même livre.

où peut-être que la réalité de l'Afrique te dérange, ça doit être ça

Écrit par : leclercq | 14 août 2017

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Il faut savoir qu'aujourd'hui, si un document fait plus d'une page A4, ça devient indigeste pour les indigents.

Écrit par : G. Vuilliomenet | 14 août 2017

Tout va très bien pour moi, navrant. Par contre, pour vous et vos amis, c'est visiblement la misère intellectuelle. Vous n'avez rien à dire et tenez à le faire savoir.

Écrit par : Géo | 14 août 2017

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Je prends en compte votre remarque Géo. Je viens de consulter mon blog et j'ai élagué un peu (des deux côtés) ce qui tenait de l'attaque personnelle ou provoquait inutilement. C'est un sujet difficile où toutes les grilles de lectures ont leur place. Les anathèmes sont d'une inutilité... atomique, ici.

Écrit par : hommelibre | 14 août 2017

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@hommelibre

?C'est ma remarque John, pas celle de Géo!
Je me suis insurgée contre l'attaque dont Géo à fait l'objet! Mais bon.... Pas grave. vous avez vos raisons.

Bonne soirée

Écrit par : Patoucha | 14 août 2017

HL@ Vous avez bien fait...
Je pense que vous devriez cesser l'accès libre à votre blog et ne publier que ceux qui se donnent la peine d'argumenter, quelle que soit leur couleur politique. Mais des arguments, pas des insultes...

Patoucha @ HL a supprimé la mienne de demande...

Écrit par : Géo | 15 août 2017

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@ Géo:

Accès libre (sauf la nuit), c'est un choix. Un filtrage permanent permettrait en effet d'éviter les interventions qui ne servent pas le débat de fond. Mais cela demande que je sois plus souvent sur le blog pour ne pas faire trop attendre les commentateurs. Parfois je peux, d'autres fois non.

J'aime assez la réactivité rapide de l'accès libre, mais quand le contenu vire aux attaques, la pertinence de cet accès libre est mise en question. À voir.

Écrit par : hommelibre | 15 août 2017

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Un moyen pour "élaguer" les blogs sans que celui qui les abrite passe son temps à le faire lui-même: que les blogueurs s'abstiennent systématiquement et immédiatement de répondre à des interventions, même intelligentes, agressives et insultantes, en particulier celles qui usent des adjectifs se terminant par -phobes.
Ceux qui sont là pour un échange d'idées (y compris le savoir et les opinions) n'y perdraient rien, car l'agressivité ne fait que conforter chacun qu'il a raison et que l'autre est un imbécile. Nous savons tous qu'il est extrêmement difficile, généralement même impossible, de changer d'avis sur un sujet qui nous tient à coeur.
Seul un exposé de faits et d'opinions fondées sur l'idée (illusoire ou non) que nous sommes de la même humanité et que nous cherchons à la valider par le recherche du bien et du vrai à une chance d'infléchir une conviction.
Le reste fait partie des que postures, rituels de domination ou publicités pour une cause.

Écrit par : Mère-Grand | 15 août 2017

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Le meilleur moyen "d'élaguer " est de modérer les pseudos farfelus.....

Écrit par : Patoucha | 15 août 2017

Homme Libre@ Vous êtes un blogueur, je suis commentateur. J'avais un blog, il a un peu déplu en haut lieu...
Si j'écris chez Jean-Noël Cuénod ou chez Bonard, sur la binationalité par exemple, il arrive un moment où j'ai tellement raison que ces deux braves hommes en apparence mais en apparence seulement décident de ne pas publier ma réponse, même si il y est possible d'y déceler le moindre terme injurieux.
C'est pourquoi je trouve anormal que de parfaites petites ordures puissent venir insulter ceux qui ne sont pas pour une destruction immédiate de l'Europe et ses valeurs sans autre chez vous.

Écrit par : Géo | 15 août 2017

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Sur la binationalité, nous avions échangé. Je ne vous cache pas que je vous tiens en très haute estime sur votre probité sur cette question : vous avez sciemment renoncé à votre nationalité belge pour adopter la suisse. Dommage que vous n'ayez pas amené votre témoignage chez Cuénod et chez Bonard, qui ne faisaient pas preuve de bonne foi sur cette question...

Écrit par : Géo | 15 août 2017

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John n'est pas le seul à avoir renoncé à sa nationalité Géo!

J'ai laissé un commentaire chez Cuénod..... je n'y suis plus retournée depuis!

Écrit par : Patoucha | 15 août 2017

@ Géo
"Si j'écris chez Jean-Noël Cuénod ou chez Bonard, sur la binationalité par exemple, il arrive un moment où j'ai tellement raison que ces deux braves hommes en apparence mais en apparence seulement décident de ne pas publier ma réponse, même si il y est possible d'y déceler le moindre terme injurieux."
J'avais envoyé un second commentaire à Claude Bonard sur la binationalité, il ne l'a pas publié. Dans son dernier commentaire, il fait référence à Pierre Dac et donc vise le commentaire que j'avais écrit. Comment appelle-t-on le fait de répondre à un commentaire qu'on censure? Voici mon commentaire non publié et on peut comprendre son embarras:

Monsieur Claude Bonard,

Vous écrivez:
"Je vous laisse imaginer quelle pourrait être la réponse si l'on s'en tient aux critères de la géométrie politique chère au regretté Pierre Dac qui la définissait ainsi : "le carré de l'hypoténuse parlementaire est égal à la somme de l'imbécilité construite sur ses deux côtés extrêmes"... sauf qu'aujourd'hui il n'y a qu'un seul côté extrême... défavorable aux personnalités qui ont deux passeports."

Puis:
"Mais sur mon blog, j'aimerais que la courtoisie règne et qu'on évite les invectives et les anathèmes,"

Vous qualifiez d'"extrême" (avec référence à "l'imbécilité construite" sur un ou deux "côtés") une personne qui demande l'égalité des droits. Ce faisant avez-vous évité l'invective ou l'anathème? Avez-vous été courtois?

Je vous remercie de votre attention et vous souhaite une belle journée.

Écrit par : Daniel | 15 août 2017

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J'en profite pour réparer mon erreur que les esprits bien tournés auront corrigé d'eux-mêmes : "même si il y est possible d'y déceler le moindre terme injurieux."
possible --> impossible...

Écrit par : Géo | 16 août 2017

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