02 juillet 2017

Le point sur l’épidémie du bagspreading

De notre envoyé spécial sur le front. – Chers auditeurs, la situation est dramatique. Il ne passe pas un jour sans que de nouvelles preuves en images n’apparaissent sur internet. L’épidémie ne connaît pas de fin. Son ampleur est difficile à mesurer mais le phénomène, massif, est constaté sur toute la planète.

 


manspreading,bagspreading,épidémieMétro, bus, trams, trains: tous les moyens de transports sont contaminés et sinistrés. Ils sont aujourd’hui recouverts d’un drap blanc comme un linceul. À l’intérieur les preuves sont gardées à disposition de la police mondiale: ce sont des sacs à main, des sacs à commissions, des achats mode, des bagages de voyage, quand ce ne sont pas des chiens – d’où le nom émergent de dogspreading.

L’étalement dans l’espace est si répandu, et sous tant de formes, qu’on ne saura bientôt plus comment le nommer. Si l'on suit la rumeur, la désignation actuellement à la mode  est le manspreading, l’écartement masculin (non, je n’ai pas dit l’écartèlement).

Mais le constat en images de notre caméraman est révélateur et sans appel: des hommes ne sont pas les seuls à s’étaler et à prendre leurs aises dans l’espace public. Il y a aussi des femmes. Et parfois des enfants. Comme certains hommes, certaines femmes aiment occuper un espace plus large qu’elles. S’il y a des places libres l’étalement des jambes ou des affaires ne pose pas de problème.

manspreading,bagspreading,épidémieMais alors, si des femmes s’étalent elles aussi, pourquoi parler de manspreading uniquement, me demandent tous les témoins interrogés? Si des femmes s’étalent, c’est du spreading (écartement ou étalement) généralisé, non genré. Donc non significatif d’une caractéristique de genre. Et du coup la théorie de la domination masculine (arme de culpabilisation massive, me souffle-t-on dans l’oreillette) prend un sale coup. À cause des femmes qui s’étalent.

Que répondre à ces témoins dont les propos regorgent du bon sens le plus élémentaire (mon cher Watson)??

Certains disent que l’on devrait aussi dénoncer les femmes et leur jambes ou leurs sacs. Une fois ces femmes bien culpabilisées, bien obéissantes, bien repliées sur elles-mêmes, les féministes pourront alors parler des hommes. Elle pourront même parler de manspreading.

manspreading,bagspreading,épidémieDonc, ici sur le terrain, le cri du coeur est: interdisons d’abord aux femmes de s’étaler! Elles donneront ainsi le bon exemple aux hommes. 

Ou bien on n’interdit rien et on laisse les gens régler les litiges entre eux, comme des adultes.

Dans mon entourage ce sera vite fait: les femmes que je connais se laissent rarement marcher sur les pieds.

 

 

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08:16 Publié dans Féminisme, Humour, société | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : manspreading, bagspreading, épidémie | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Aucun commentaire à faire (vous auriez pu vous en épargner) ... les photos sont très révélatrices de ces mauvaises habitudes :-))))

Je connais parfaitement bien ces situations détestables qui sont très rarement l'œuvre des hommes mais bien CELLE des FEMMES !!!

Préférant être assise que debout, j'enlève le/les objet/s litigieux pour le/les poser sur les genoux de leur propriétaire après avoir demandé de les enlever si elle ne réagit pas !

Une réponse m'avait fait rire : mon sac à dos est fatigué (!)

En 2011, avec une connaissance, nous avions compté dans un wagon Lausanne/Morges vingt-huit sacs à dos et à main, cabas, chiens, pique-nique, livres, etc... dans un seul wagon sans les sièges servant de reposoir pour les pieds...

Écrit par : Lise | 02 juillet 2017

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Voyagez en première Lise! :-p

Écrit par : Patoucha | 02 juillet 2017

Le savoir s'imposer a remplacé le savoir vivre, notion désuète parmi celles qui devraient être inculquées aux enfants.

Écrit par : Mère-Grand | 02 juillet 2017

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Mais le pire dans l'histoire c'est que certaines féministes ont répondu quelque chose comme "Si on demande à une femme d'enlever son sac elle le fera mais si vous demandez à un homme, il ne pourra pas pour des raisons anatomiques évidentes " donc en gros n'oubliez pas quoi que vous fassiez vous resterez un mâle oppresseur des femmes devant l'éternel. Et de toutes les façons dans le paradigme des féministes seuls les hommes peuvent porter préjudice aux femmes et être sexistes. Si une femme est sexiste on appelle ça du sexisme inversé c'est moins grave évidemment puisqu'il est absolument nécessaire pour la femme occidentale afin de se libérer des entraves du patriarcat . Pour ma part je m'en vais dans les montagnes afghanes ou personne ne me reprochera d'écarter les jambes et ou les transports en commun n'existent pas.

Écrit par : Dyadya Vova | 04 juillet 2017

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S'il y a tant de choses à étaler partout comme expliqué n'est-ce pas qu'en cette société de marché en tout et pour tout, on consomme trop?
On accumule "pour accumuler" en même temps qu'il devient indispensable de photographier de "fixer pour toujours" la masse produite par ces accumulations?

Écrit par : Marie de Koriacis | 04 juillet 2017

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Pendant des millénaires, les hommes ont utilisé le cheval comme moyen de transport. Il n'y a dès lors rien d'étonnant à ce que l'habitude leur soit restée d'écarter les jambes sur leur siège quand ils utilisent l'un de ces moyens de transport modernes qui ont remplacé le cheval...

Écrit par : Mario Jelmini | 04 juillet 2017

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@ Mario Jelmini : ai jamais croisé de chevaux en ville et vous ?

Je ne pense pas que les hommes de 40 ans et moins aient beaucoup utilisé le cheval pour se déplacer


:-))))

Écrit par : Lise | 04 juillet 2017

Mario Jelmini:

"Pendant des millénaires,...."

"Tout comme les femmes, dans certains cas de figure bien précis, écartent instinctivement les jambes."

"PS"

MDR MDR Je suis pliée!

Je passais :)

Écrit par : Patoucha | 05 juillet 2017

@ Lise
Je suis né et j'ai passé ma vie dans une vallée reculée. Au cours de ma paisible existence, je suis descendu une seule fois en ville: c'était pour assister au Concours Hippique International de Genève. J'y ai admiré plein de cavaliers, et aussi des cavalières.
Je ne prétends par avoir tout vu mais, comme tout un chacun, je me base sur ce que j'ai vu.

Même si l'on n'a jamais fait de cheval, nos ancêtres en ont fait pendant des millénaires et cela n'est pas sans avoir laissé des traces. Comme on ne s'assied pas sur un cheval sans écarter les jambes, cela est devenu instinctif, c'est maintenant ancré dans les gènes: quand je m'assieds, j'écarte les jambes.
Tout comme les femmes, dans certains cas de figure bien précis, écartent instinctivement les jambes. Pas vous, Lisette?

PS: je ne comprends rien à ces blogs qui parlent de sexisme. Y aurait-il des femmes sur cette Terre qui se plaignent des hommes? Voilà qui donnerait aux hommes un motif de se plaindre d'elles.

Écrit par : Mario Jelmini | 04 juillet 2017

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