13 juin 2017

Oradour-sur-Glane : tragédie ou scandale ?

Les mots ont un sens et leur choix n’est pas anodin. Qu’a voulu faire Macron lors de son étrange discours de commémoration du massacre d’Oradour-sur-Glane? Relier le passé et le présent? Imprimer ses propres mots sur l’Histoire? Le résultat est trouble et le message confus.

 


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Oradour-sur-Glane est ce village martyr près de Limoges, pillé et détruit le 10 juin 1944 par un détachement de la compagnie SS Das Reich. 642 civils y ont trouvé la mort. Dans son discours Emmanuel Macron a dit: « Oradour n’est pas seulement un drame de la guerre. Ce n’est pas seulement une épouvantable tragédie. Oradour est un scandale. Un scandale absolu. »

Scandale absolu? La définition courante est: « Scandale: grand retentissement d’un fait ou d’une conduite qui provoque la réprobation, l’indignation, le blâme. » (cnrtl). Réprobation, indignation, blâme: du léger pour désigner des actes de guerre. Hiroshima, était-ce un scandale? Et l’Holocauste?

Il y a une différence entre ce que nous désignons par scandale et le massacre d’un village entier dans des conditions tragiques. On ne traite pas Oradour comme l’affaire DSK ou celle du scooter de Hollande dans un article de Gala.

Dans Causeur.fr la journaliste Barbara Lefebvre, professeur d’histoire, a comme moi réagi à ce terme de scandale:

« Oradour n’a rien d’un « scandale », ce n’est pas une affaire tonitruante qui suscite l’indignation populaire. Oradour-sur-Glane, ce n’est pas le scandale du Médiator, ni celui des emplois fictifs au sein de tel ou tel parti, ni celui des costumes offerts par un agent de la Françafrique à un candidat à la présidentielle, ni celui d’un président sur un scooter pour rejoindre en catimini sa dulcinée, ni celui des amours interdits entre une enseignante et un de ses jeunes élèves. Il est des mots qu’il faut savoir peser avant de les utiliser. »

 

 

oradour,barbarie,nazi,macron,scandale,causeurIndignation

Le président des Français a également évoqué l’ennemi et l’indignation dont les français sont supposés faire provision.

« Ici, notre conscience se fortifie parce qu’ici elle voit, elle sait, elle touche ce contre quoi elle se dresse, a poursuivi le président. Ici, nous faisons provision d’indignation. » Deux choses: d’une part il insiste sur l’importance de savoir contre quoi l’on se dresse, quel est l’ennemi. D’autre part le shopping d’indignation.

Autre extrait de l’article de Causeur:

« … faire « provision d’indignation », comme on fait provision de marchandises pour les jours maigres. S’indigner, ce n’est ni penser, ni se préparer à agir. S’indigner, c’est déplorer la famine au sud Soudan puis se mettre à table et s’indigner de nouveau avec la même intensité à l’idée de devoir remplir sa feuille d’impôt ! »

L’indignation a été popularisée pour des bobos parisiens. Pas pour évaluer les horreurs de la guerre. De plus la posture morale bien notée de l’indignation est souvent insignifiante en comparaison du comportement réel de ceux qui s’en drapent. C’est un peu comme s’indigner des barrières dressées contre les réfugiés, puis sortir de chez soi en fermant la porte à double tour.

 

 

oradour,barbarie,nazi,macron,scandale,causeurDésigner l’ennemi

Enfin Macron parle de la bestialité infâme qui n’est jamais totalement éradiquée. Il la voit non seulement en Syrie mais dans la population même. Je le cite: « La barbarie, dès qu’elle le peut, se reforme, brandissant ses étendards noirs. » Il ne désigne pas précisément l’ennemi. De qui parle-t-il? Qui a pris la place du national socialisme? Pense-t-il à l’idéologie et aux combattants djihadistes de l’islam politique et militaire? Je ne vois pas de quoi d’autre il pourrait parler.

Mais il ne le dit pas clairement. À sa décharge il s’adressait à des enfants et ne voulait pas tenir un discours qui pourrait être mal compris. Mais à travers eux il s’adressait aussi à la France. De l’article de Causeur encore:

« Cette bestialité elle était, elle reste politique. Aux politiques d’y répondre, d’armer le peuple intellectuellement pour y résister et l’affronter. Mais si on ne nomme pas clairement l’idéologie bestiale qui nous a déclaré la guerre, on continuera à allumer des bougies, éteindre les tours Eiffel, et accumuler les minutes de silence en comptant nos morts, nos « martyrs ».

Faut-il tenir des discours convenus et enfoncer les portes ouvertes du moralement correct? Croit-on qu’en se montrant émus et gentils, en faisant des petits coeurs avec les doigts, en s’indignant, les méchants déposeront les armes?

Non. Ce sont les armes, les bombes, qui aujourd’hui font reculer Daesh sur le terrain militaire. C’est le renseignement et la police qui sont à l’oeuvre pour protéger nos sociétés dans nos frontières. C’est le refus de la repentance coloniale qui peut faire barrage à l’agression morale et culturelle.

 

 

 

14:07 | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : oradour, barbarie, nazi, macron, scandale, causeur | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Macron a un gros problème de concept : la colonisation, crime contre l'humanité...
Soit dit en passant, il faut une sacrée dose d'ignorance pour proférer de telles stupidités...

Écrit par : Géo | 13 juin 2017

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La colonisation "crime contre l'humanité" ...... Oradour-sur-Glane ..."un scandale". Macron a tout dit de sa vision du monde, du passé et du présent. Il est bien le reflet de son temps avec de plus en plus d'ignorant, de cerveaux lessivés, de vide intellectuel effarant.

Écrit par : uranus2011 | 14 juin 2017

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C'est vrai que le choix de mot est bizarre. Moi j'aurai choisi des mots comme "honte collective" "blessure éternelle" ou "meurtrissure irréparable" etc. J'imagine mal le Général De Gaule arriver à Oradour sur Glane et dire que ce qui est arrivé est un scandale.

Écrit par : Kad | 14 juin 2017

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Le mot "scandale" appartient à la culture people et à la politique. Pas au tragique.

Écrit par : hommelibre | 14 juin 2017

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La colonisation? Combien d'Oradour-sur-Glane lors des différentes colonisations? Un nombre innombrable.

Écrit par : Anallyse | 14 juin 2017

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Excellente réaction de Barbara Lefebvre! Celle des féministes ne se fera pas attendre.... elles, si heureuses de voir un jeunot épouser une grand-mère ......

Les conneries il en disait durant sa campagne. Cela ne l'a pas empêché d'être élu!? Nous n'avons pas fini de les collectionner......

Apparemment il lit beaucoup les articles de Le Causeur ..... Ce dernier peut-il porter plainte contre le plagia ? Si cela ne tenait qu'à moi, je l'aurais ridiculisé dans un article.

".... ses étendards noirs" Ben hommelibre, nous avons tous compris l'allusion au drapeau de l'EI! N'oubliez pas qu'il doit pas mal de voix qui ont voté pour lui à l'électorat arabomusulman.....

Écrit par : Patoucha | 14 juin 2017

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Le scandale est d'avoir un blanc bec comme président!

Écrit par : Patoucha | 14 juin 2017

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Ce que l'on observe est que dans l'extrême droite, et la droite conservatrice, tout est pris pour avancer une critique contre Macron.
Voir certain journaliste, s'enfoncer dans une obsession quotidienne anti-Macron, c'est du jamais vu

5 ans, voir 10 ans, ce sera très très long !


Soyez patient, et attendez l'action gouvernementale pour amener la critique.

Si le ridicule ne tue pas, elle laisse des traces sur le crédit accordé à une personne, MLP en sait quelque chose.

Écrit par : motus | 14 juin 2017

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Pour une fois d'accord avec motus. On jugera le macron au pied du mur...

Écrit par : Géo | 14 juin 2017

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blanc seing pour un blanc bec

Écrit par : com | 14 juin 2017

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Oradour-sur-Glane n'est pas un scandale mais un symbole.

Symbole de l'horreur nazie, certes, mais symbole de la folie qui peut s'emparer d'un groupe.

Sorte de pèlerinage mini Auschwitz pour Français.
Particulièrement ceux qui ont connu l'abjection de la Seconde Guerre mondiale. Guy Gilbert en l'un de ses livres raconte le déplacement, comme une initiation, qu'il fit ado avec son père à Oradour-sur-Glane.

Qualifier Oradour-sur-Glane de scandale absolu... sonne snob!

Langage de bobos mondains.

A leur décharge qu'ils sont trop jeunes pour avoir connu, entre autres guerres ou conflits armés "durs", comme s'il en existaient de doux... les horreurs nazies de la Seconde Guerre mondiale.

Pas plus de quoi plaisanter que de jouer sur ou avec les mots.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 14 juin 2017

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Motus, vous en oubliez: les droites et les gauches sont bien unies dans la critique de Macron. Je n'ai pas entendu l'extrême-droite nazillarde et skinhead, par contre j'entends bien Mélenchon, et les les antifas de l'ultra-gauche avaient manifesté le soir du 23 mai pour refuser cette élection.

Bien sûr qu'on jugera le fond sur son action. Je ne critique pas l'action gouvernementale dans ce billet. Quoi qu'il y aurait à dire encore sur Ferrand, Bayrou et autres fariboles.

Il me paraît intéressant de souligner dès maintenant, pour tenter de savoir à qui l'on a vraiment à faire, les changements entre l'image angélique de la campagne et celle, plus cassante que l'on a déjà perçue à propos des réfugiés Comoriens, ou le personnage dont les propos sont douteux, comme ici.

Écrit par : hommelibre | 15 juin 2017

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@ Anallyse

une meilleure connaissance de la colonisation vous serait profitable, ça vous empêcherait de proférer de telles affirmations.

belle analyse du colonialisme par jean d'Orgeix

"Que notre analyse des mobiles de la politique française de l°époque
soit juste ou non, indéniablement la faute capitale fut d'admettre
le dénigrement de l,époque coloniale française.
Lorsque j,écris « admettre le dénigrement ››, ‘c’est un euphémisme.
Au lieu d” “admettre” on peut dans un très grand nombre de cas
dire “encourager”. Les opinions politiques obligeant, chez nous, à
des prises de position systématiques sur certains problèmes comme
celui de la colonisation, il n'y a plus étude des faits, recherche de
vérité, mais seulement prises de positions idéologiques. Il y eut une
époque, à Bangui, où les discours violemment anti-blancs tenus par
des dirigeants noirs étaient écrits par certains attachés de l'ambassade
de France. Combien de ces derniers sont arrivés avec l'opinion préé-
tablie que tout Français résidant là-bas ne pouvait être qu'un ignoble
exploiteur de la sueur du peuple centrafricain, auquel il fallait faire
rendre gorge. Cette autodestruction a eu des effets dramatiques.
Nous avons admis, encouragé tous les propos, tous les écrits
présentant l”époque coloniale comme si elle avait été une infamie,
une ignoble exploitation d’un vainqueur asservissant un vaincu.
L'écrasement d'un pauvre peuple par un autre. C'est au point, et
cela fait partie de la grande intoxication mondiale, qu'une majorité
de Français éprouve de nos jours un certain complexe de culpabilité
envers l'histoire coloniale de notre pays.
On croit rêver!
Qu'est-ce qu'était l'Afrique centrale quand les Français ont
commencé la pénétration? Une mosaïque de tribus plus sauvages,
plus cruelles les unes que les autres; connaissant des famines, une
mortalité infantile effroyable; un anthropophagisme institutionnel!
Nous savons comment le vieux Bandassa évoquait l”époque
de ce bon temps durant lequel quand il faisait des prisonniers de
tribus voisines, ces malheureux étaient attachés à des arbres et le
palabre concernant l”attribution de chaque morceau de viande se
faisait devant “l’animal sur pieds”, si l'on peut dire, qui, ainsi, avant
d’avoir la gorge tranchée avait le douteux plaisir de savoir, qui allait
manger son foie, son cœur ou ses abattis.
fai vu certaines des limites tribales au-delà desquelles tout homme,
femme, enfant étaient attrapés et immédiatement dévorés.
La culture, la civilisation de L’Afrique centrale dont les speakers
de Radio Bangui nous parlent souvent sans rire, cӎtait cela!
La réalité de la colonisation a été d'apporter d°abord ce menu
bienfait qui s'appelle “la paix” et de donner à tous les Africains de
nos colonies, avec la sécurité, la possibilité de voyager, de se déplacer
sans crainte hors de leurs limites tribales.
La colonisation a marqué la fin des famines grâce à une orga-
nisation administrative ayant rapidement regroupé sur des voies
accessibles les villages perdus de brousse et en organisant une
agriculture de base.
C”est l’effort sanitaire de nos médecins qui a permis de venir à
bout du fléau de la lèpre, de faire reculer toutes les grandes maladies,
et parvenir à la quasi-disparition des épidémies.
La colonisation, c”est elle qui a créé les routes, les villes, donner
un début d’infrastructure économique, construit des écoles, qui
a entièrement créé tous les éléments permettant aujourd'hui à ces
pays de revendiquer leur indépendance. Combien de temps dura
cette période coloniale pour parvenir à ce résultat? Un... deux...
trois siècles? Non! Les tout premiers Français ayant commencé
à pénétrer en Afrique centrale l”ont fait il y a moins de cent ans;
soixante ans à peine pour certaines régions.
Cette implantation coloniale s'est-elle accomplie par une invasion
brutale, dans un bain de sang? Aucunement. Dans la plupart des
contrées elle fut pacifique grâce à des “traités” avec les chefs locaux.
Les combats qui eurent lieu ne mirent jamais aux prises plus de
quelques compagnies. Toute la pénétration française en Afrique
centrale provoqua beaucoup moins de morts qu'une seule bonne
journée durant la guerre du Biafra, et certainement moins que le
nombre d'êtres massacrés chaque année par les expéditions tribales
avant la colonisation.
Cette période coloniale fut-elle entachée de brutalité, d'abus
d’exploitation ?
Brutalité? Il ne faut pas oublier quels hommes ont organisé ces
pays. Le militaire pénétra et ensuite assura la sécurité de tous. Ce
furent les administrateurs civils qui assurèrent la direction du pays,
parallèlement à L’implantation des missionnaires.
Imagine-t-on ces derniers instaurant avec nos fonctionnaires civils
un règne de terreur, de cruauté, de mépris de l,être humain? Soyons
sérieux! Que la fameuse “chicote” ait fonctionné, certes oui. Pour
obliger les villages à créer des plantations, les cultures nécessaires
pour empêcher les famines, les administrateurs durent employer
souvent des moyens énergiques et les chefs responsables des villages
n,ayant pas accompli le travail fixé recevaient un certain nombre
de coups de chicote sur les fesses. Quelle horreur? Encore une fois,
soyons sérieux. À cette époque les punitions corporelles existaient
encore dans la marine britannique et que je sache les marins de
Sa Majesté n'étaient pas de pauvres esclaves méprisés et avilis. Vers
les années 1970 le président Tombalbaye, au Tchad, réínstaura
oflîciellement les condamnations au chicotage pour les chefs de
villages n’ayant pas accompli le programme des travaux de culture
fixé par le gouvernement... qui y a trouvé à redire? Actuellement
dans de nombreux États on coupe les mains des voleurs... quand
ce niest pas plus. (]'ai fait un court séjour au Cameroun en 1975
et dans le journal Cameroun-Tríbune du 27 janvier, j'ai pu lire un
écho annonçant l,exécution de deux étudiants qui avaient volé un
transistor dans la chambre d,un de leurs camarades.) A-t-on jamais
vu de pareilles peines pour de simples vols durant l'époque coloniale?
Il est d'ailleurs plaisant aujourd”hui d”entendre dénoncer liau-
toritarisme de cette époque par ceux-là même qui proclament que
ces peuples sont encore trop jeunes pour accéder à la démocratie;
que seul un parti unique, c'est-à-dire une dictature avec tout ce que
cela implique, peut assurer le développement économique; et ces
personnes ne s”émeuvent aucunement (ou de façon vraiment discrète)
sur les incroyables abus de nombreux gouvernements africains.
Le voilà, le véritable esprit raciste. Il est chez ceux qui ne se
soucient pas qu'un noir tue un autre noir mais qui s”indignent si
un blanc donne une gifle à un noir.
Abus? Certainement il y en a eu! Dès qu'une communauté en
domine une autre, des individus en profitent, en usent et abusent.
C”est fatal. Mais les abus particuliers qui ont existé ne peuvent peser
dans la balance face à tous les bienfaits apportés durant l”ensemble
de l)époque coloniale.
Nul doute que durant les cinq siècles d’occupation romaine
nous ayons, nous Gaulois, subi bien des abus individuels. Mais
par ailleurs nous reçûmes tout l”apport de la civilisation romaine
et méditerranéenne.
Astérix nous ravit, mais, historiquement parlant, il est heureux
que le brave Vercingétorix ait été vaincu à Alésia.
Que sont d'ailleurs les abus qui furent commis par quelques par-
ticuliers en Afrique en comparaison de ceux commis actuellement
par les fonctionnaires africains?
Exploitation? Il aurait été normal que la France colonisatrice cherche
à tirer un maximum de profits des territoires qu’elle contrôlait. Hélas,
ce sens de l”exploitation rationnelle n'a pas été, comme chez les Anglais,
l’apanage des gouvernements de la III° République. Les quelques
richesses mises en valeur en Afrique centrale ne contrebalançaient
pas les sommes que nous a coûtées l'équipement de ces territoires.
Non! En aucune façon les peuples d”Afrique centrale ne peuvent
dénoncer l’époque coloniale. Elle a été nécessaire pour eux; elle,
et elle seule, leur a permis de sortir d”un complet primitivisme et
de pouvoir prétendre accéder à la civilisation; et cela en un laps de
temps très court et à un prix infime.
Quelle importance dira-t-on, des discours anticolonialistes à
l”usage de la population sont normaux; ils font partie d’un certain
défoulement compréhensible et sans conséquences! Mais si, juste-
ment, les conséquences en sont graves. L'Africain à tous les éche-
lons est un affectif. C'est aussi un comédien né; il joue des rôles,
se grise lui-même de mots. À force de dénoncer l’époque coloniale
sans que nous remettions les choses au point, le dirigeant africain
s'est convaincu lui-même.
Il est tristement de bonne foi aujourd'hui quand il affirme que
nous avons volontairement détruit la “culture” africaine, la “civili-
sation” africaine, les “monuments” africains [sic], tout ce qui faisait
la gloire et la grandeur de l°Afrique noire, et ceci afin de parvenir à
asservir de pauvres peuples, de les réduire en esclavage en détruisant
leur histoire et leurs traditions.
Il y croit d'autant plus qu”il veut y croire. Il faut beaucoup de
courage pour admettre que l”on appartient à des peuples restés en
retard des autres dans l'évolution du monde, qui ont eu besoin
d,une direction étrangère et qui ont encore des efforts importants
à réaliser pour combler ce retard.
Il est plus simple et plus agréable de se poser en malheureuses
victimes dont le développement, l'épanouissement ont été entravés
par de féroces peuples guerriers ayant imposé leur loi par la force.
Or c'est très grave. D'abord parce que l’irréalisme est le pire
ennemi de toute politique créatrice; ensuite, cette vision totalement
fausse de leur histoire donne à l'Africain une agressivité, si ce n'est
de la haine, envers le blanc.
C'était le point de départ fondamental de tous nos rapports
présents et à venir. Où ces pays reconnaissaient que la colonisation
française a été nécessaire pour eux, profitable, alors une coopéra-
tion amicale, fraternelle était possible, et serait source de progrès.
Ou bien ils considèrent avoir été spoliés, exploités, et alors cela
engendre à notre égard une méfiance, une agressivité, un goût de
“revanche ”complètement stupides.
Un ne peut s,empêcher de penser que la condamnation sys-
tématique, sans appel, sans même envisager qu”il puisse en être
autrement, de l,époque coloniale appartient à la très vaste action
visant à la décomposition par l°intérieur de l'Occident.
Dans cette guerre larvée qui caractérise notre époque, l'Est s'ap-
puie sur l'arme idéologique grâce à laquelle il utilise des “cinquièmes
colonnes révolutionnaires” à l’intérieur des pays de l,Ouest, et par
ailleurs il cherche à gagner en influence dans le Tiers-monde.
Quel meilleur moyen que, d'un côté, attiser le sentiment de
revanche raciale contre les anciens colonisateurs, et de l'autre détruire
les forces morales de l'Occident. Dans la mesure où celui-ci renie
son passé, n'a plus conscience de ce que sa civilisation a apporté au
monde, éprouve un permanent complexe de culpabilité sa faculté
de résistance s”effondre.
D'où la mise en œuvre depuis des années de ce gigantesque
lavage de cerveaux visant à donner à l'homme blanc un sentiment
de culpabilité par rapport aux peuples afro-asiatiques.

"Exploitation? Il aurait été normal que la France colonisatrice cherche
à tirer un maximum de profits des territoires quelle contrôlait. Hélas,
ce sens de l”exploitation rationnelle n'a pas été, comme chez les Anglais,
l'apanage des gouvernements de la III° République. Les quelques
richesses mises en valeur en Afrique centrale ne contrebalançaient
pas les sommes que nous a coûtées l'équipement de ces territoires.
Non! En aucune façon les peuples d”Afrique centrale ne peuvent
dénoncer l'époque coloniale. Elle a été nécessaire pour eux; elle,
et elle seule, leur a permis de sortir d”un complet primitivisme et
de pouvoir prétendre accéder àla civilisation; et cela en un laps de
temps très court et à un prix infime."

Écrit par : leclercq | 15 juin 2017

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Quand on parle des crimes de la colonisation, voit-y pas qu'un Leclercq sort le sabre et nous gratifie d'un copié-collé non seulement illisiable, mais nombriliste et sans aucun intérêt. Et bien sûr il est piquant de taxer l'autre d'ignorant quand cette personne se trouve incapable d'avancer un seul argument qui lui soit propre.
Je ne vais pas surcharger le blog avec des kilomètres de copiés-collés indigestes.
Il suffit de faire une recherche: "massacres pendant la colonisation".
Quelques exemples: massacres des populations amérindiennes, éradication des Tasmaniens, massacre des aborigènes australiens, massacre de Sétif, massacre de Madagascar, guerres d'Indochine et d'Algérie (plusieurs centaines de milliers de morts), etc.
Donc des Oradour-sur-Glane innombrables.
Au hasard: Yogandima, à lui tout seul 12 fois Oradour-sur-Glane.
Leclercq ou le négationisme revendiqué. A base de racisme bien sûr.

Écrit par : Analyse | 15 juin 2017

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@ Analyse

"d'un copié-collé non seulement illisiable, mais nombriliste et sans aucun intérêt."

illisible sans intérêt, pauvre rigolo, texte de Jean d'orgeix, aucun repentants n'a une connaissance de terrain du niveau de la sienne. quelques dizaines de lignes et c'est indigeste !!!

Il suffit de faire une recherche:

internet est envahi par les mensonges des repentants.

"guerres d'Indochine et d'Algérie" et une guerre n'est pas la colonisation. le Vietminh et le FLN ont beaucoup plus terrorisé la population que l'armée française.

" A base de racisme bien sûr." où est le racisme dans le texte de Jean d'Orgeix ? mon ce n'est que la réalité, crue.

lisez Daniel Lefeuvre, un historien honnête, Ah oui c'est vrai vous allez avoir du mal, un livre entier ça risque d'être indigeste pour vous.

Lucien Bodard la guerre d'Indochine mais là c'est hors de votre portée 800 pages.

allez bonne journée pitre de service.

Écrit par : leclercq | 16 juin 2017

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