02 juin 2017

Trump, le climat et l’instinct critique

Trump a pris sa décision. À contre-courant du reste du monde. Je ne partage pas le point de vue qui fait du Donald un désaxé et j’imagine qu’il a réfléchi avec une équipe. Cette décision politique suscite des réactions très émotionnelles.

 


Trump-climat-02réfutable.jpgRéfutable

La question climatique est si complexe que l’émotion est le véhicule privilégié pour communiquer des décisions et pour les faire accepter (et même désirer) par les populations. Des populations que l’aspect technique dépasse largement et qui n’ont aucun moyen de développer une réflexion contradictoire.

Les ressorts émotionnels utilisés autour du climat visent à donner une image très négative des esprits critiques et de l’avenir. Le discours d’intimidation morale fonctionne à plein. Je pense que cela seul devrait déjà faire douter des injonctions émotionnelles, ou au moins faire garder une distance intellectuelle.

On a le droit d’être climato-critique. Je laisse tomber l’expression climato-sceptique qui ne recouvre pas ma propre démarche intellectuelle. La part de scepticisme provient d’abord de l’esprit critique. Cet esprit critique ne doit pas abdiquer, même quand on nous annonce qu’il y aurait un consensus à 97% des chercheurs sur l’origine unique du réchauffement.

D’une part ce chiffre représente les chercheurs associés directement au GIEC, donc pas tous les chercheurs. D’autre part un consensus n’est pas une position scientifique fiable. La science analyse, déduit des lois et des vérités temporaires. Par principe toute hypothèse doit être réfutable sans quoi elle n’est pas scientifique. Tant qu’un seul individu peut proposer une expérience ou une réflexion qui contredit l’hypothèse, celle-ci n’est pas validée à 100%.

 

 

trump-climat-03jerusalem70.jpgEschatologie

Si une hypothèse n’est pas réfutable c’est de la méta-physique, donc de la spéculation ou de la croyance. C’est ce que pose en préalable l’épistémologie, ou l’éthique scientifique (la morale pour employer un terme actuel).

Si de plus l’hypothèse affirmée comme non réfutable concerne un domaine d’une extrême complexité – le climat de la Terre – pour lequel on n’a historiquement que peu de recul, qui résulte d’un ensemble de paramètres à cheval sur les sciences du vivant et les sciences exactes, et qui s’avance dans le domaine de la prédiction, ce n’est plus vraiment de la science.

Peut-être que le calcul linéaire des paramètres du réchauffement sera validé dans les faits, comme l’addition des tonnes de CO2, mais peut-être pas. En l’état on ne peut affirmer avoir pris en compte tout ce qui participe à l’équilibre global et aux variations naturelles du climat. Climat pour lequel l’eau, celle des océans et des nuages, est un tampon de base. Sans eau, pas d’atmosphère, pas de régulation, pas de rétroactions en cas de déséquilibre. Or à ce jour il semble que l’eau soit encore un maillon faible de la compréhension du climat.

Il convient donc de rester critique. L’esprit critique est un bien précieux en particulier à notre époque très émotive, où le ton, donc l’affect, fait passer dans le public des idées insuffisamment argumentées. Et l’on peut observer que le ton concernant le climat est celui de l’angoisse, de la peur, du catastrophisme, de l’eschatologie (de la fin du monde, ou de l’au-delà de la situation actuelle de l’humanité – image 2, siège de Jérusalem, David Roberts). Or on ne sait même pas comment la sortie des périodes glaciaires peuvent se produire sur une période aussi courte que quelques siècles.

 

 

trump-climat-04étés.pngCycles

Les éléments critiques demeurent pour moi les suivants. Il ne s’agit pas de nier un réchauffement mais de mettre en question une origine essentiellement anthropique, causée par l’activité humaine et l’usage des énergies fossiles.

Il s’agit aussi de déterminer quel est la référence de température moyenne idéale, actuellement située autour de 15° ou d’une valeur égale à la période 1950-1980. Or dans le passé les périodes plus fraîches ont été porteuses de catastrophes: famines, troubles sociaux, jusqu’à la révolution française qui devrait son déclenchement au climat froid et aux disettes qui en furent la conséquence. Les périodes chaudes, comme l’optimum médiéval ou l’optimum romain, ont été des périodes de prospérité. La chaleur c’est la vie.

En conséquence le troisième point est, à part de déterminer une référence, de savoir si le réchauffement est une plaie ou une chance, une menace ou une opportunité. Aujourd’hui, après environ trois décennies de prédictions alarmistes, les catastrophes ne semblent pas au rendez-vous. Ente autres la fréquence des ouragans majeurs, qui devrait être un marqueur directement lié au réchauffement des océans, n’augmente pas (image 4, Atlantique nord ligne du bas).

Enfin le réchauffement actuel est dans une continuité de montée des températures depuis le petit âge glaciaire, soit depuis environ la moitié du XIXe siècle. On ne peut affirmer que ce processus ne soit pas naturel, lié à des cycles, surtout quand on constate des paliers (1950-1980 et 2000-2015) alors que la quantité de CO2 émis ne cesse de croître après l’emballement des années 50.

 

 

trump-climat-05-ouragans.jpgPerformance

L’argument d’une catastrophe climatique à venir, la grande peur du XXIe siècle, n’est à mes yeux pas avéré. La poursuite du réchauffement n’est ni certaine ni forcément mauvaise. Le recours à des termes moraux et affectifs anxiogènes pour critiquer la décision de Donald Trump est donc déplacé et excessif.

Que l’on veuille faire évoluer les modes de production d’énergie et réduire le recours aux ressources fossiles est une chose bienvenue, mais pas forcément pour les raisons avancées.

Par exemple produire moins de déchets difficilement recyclables tout en étant aussi performant est une bonne raison écologique. Être moins dépendant de ressources assez mal partagées sur la planète est une autre bonne raison. Produire plus durable est aussi une raison qui mérite réflexion.

Mais la croisade morale pour « sauver la planète » est à mes yeux excessive. On ne sauve pas la planète, on aménage sa manière d’y vivre et l’on s’adapte à ses variations. Le mythe du salut ne peut construire une pensée rationnelle ni fonder un choix politique. Or la raison doit primer sur l’affect et le mythe.

Une écologie politique doit produire une vision positive de l’avenir sans s’appuyer sur un catastrophisme incertain.

 

 

Trump-climat-01.jpgCoupeuse de tête

On doit également se demander si l’éthique libérale est respectée dans la mesure où les énergies renouvelables et intermittentes bénéficient d’aides de la part des collectivités. Sans vraie concurrence on peut craindre que l’innovation – et donc la performance – soit ralentie.

Il faut impérativement préserver le niveau de production énergétique, électricité et chaleur, car nous en avons besoin dans tous les domaines: médecine, mobilité, habitat, culture, industrie, agriculture, etc. Cette production doit être suffisante et régulière et si possible restituer de l’indépendance à chaque nation.

Par contre les pleurs et récriminations véhémentes contre la décision de Donald Trump sont regrettables. Elles servent surtout à alimenter la haine contre lui et à étouffer sa politique par une agression permanente.

Côté haine et délire venimeux, l’image 5 produite par de la comédienne américaine Katie Griffin est révélatrice des sentiments du « camp du bien »… À noter que cette image a quand-même fait scandale dans une partie de son propre camp. Mais la presse n’est pas mieux, si elle est plus polie:

« Des dizaines de milliers de californiens fuyant les flammes durant l’été 2016, le stress hydrique qui touche de plus en plus d’Etats américains...

 

 

trump-climat-06éolienne.jpgFascinabilité

Donald Trump, le président américain, n’a sans doute jamais vu ces images. A moins qu’il conteste l’incontestable, c’est-à-dire la relation entre l’homme et le réchauffement climatique et les conséquences catastrophiques pour la planète. »

Il y a toujours eu des incendies et des stress hydriques, de tous temps. Le réchauffement n’en est pas la cause première. D’ailleurs les incendies sont une manière naturelle de régénération des forêts. Et si le réchauffement s’y ajoute, il faudra s’adapter.

Emmanuel Macron a paraphrasé le président Trump: « Make the planet great again ». Ce qui n’a aucun sens sur le fond. C'est du spectacle. Il fait son Ich bin ein Berliner. Dans Le Parisien il est question d’une « faute historique et criminelle contre la planète. » Pour le New York Times c’est une victoire des nationalistes, un isolationnisme insensé, une décision qui mène le pays sur le chemin de la catastrophe irréversible.

Une telle débauche de superlatifs négatifs devrait d’autant plus aiguiser notre esprit critique. D’autant que je ne crois pas que Trump soit un malade ou un sociopathe, même s’il s’est forgé un style particulier et verse parfois dans l’excès. Il en aura discuté avec ses conseillers, aura pesé les choses et a fait un choix politique.

Cela dit, quand un président démocrate reviendra au pouvoir, il défera ce que Trump aura fait. C’est cela l’alternance démocratique, que les libéraux américains semblent avoir du mal à accepter.

Pour ma part je ne suis sûr de rien et dans ce domaine je ne veux croire en rien. J’ai une inclination naturelle vers une pensée écologiste mais j’ai aussi un instinct critique qui me prémunit contre ma propre « fascinabilité ». En sachant que tant cette fascinabilité que l’excès de critique peuvent aveugler.

 

 

 

14:28 | Lien permanent | Commentaires (26) | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

@Homme libre Excellent point de vue ! on peut même se demander si cette volte face n'est pas pour offrir davantage de places de travail aux nombreux migrants arrivés aux USA

Écrit par : lovejoie | 02 juin 2017

Répondre à ce commentaire

D'accord avec vous...

Il me semble que les problèmes majeurs et vérifiables sont les pollutions chimiques, pétrolifères (plastiques, particules) et radioactives. L'eau, l'air et la terre sont concernés. Peut-être qu'avec toujours moins de verdure à l'hectare, les rayons solaires ont de plus en plus de mal à être absorbé ?

De fait, nous sommes trop, simplement. Bétonnage, destruction de la faune & flore, appauvrissement des sols etc...on revient toujours au même :-)

Écrit par : absolom | 02 juin 2017

Répondre à ce commentaire

Si avant de monter dans un avion, 90% des expert disent qu''il va s'écraser, et 10% que non.
Qui allez-vous écouter ?

Le choix de Trump n'est pas scientifique mais politique. Il s'est aligner sur sa base d'électeurs qui le soutien encore et la minorité ultraconservatrice qui est son plus proche allié.

Les électeurs centriste qui avaient fait le choix de Trump, ne revoteront pas pour son parti ces prochaines années.

Ce qui me fait dire qu'avec les prochaines élections américaines des 2 chambres, et les Etats comme la Californie qui ont décidé de suivre les accords de Paris, l'influence de ce retrait ne sera pas énorme.
Mais politiquement, les USA ont pour la première fois perdu le leadership au niveau mondial. C'est une chance pour que l'Europe retrouve sa place en tant que puissance indépendante.

En Europe, Trump a aussi de l'influence dans le sentiment que les ultra conservateur sont des idiots. MLP a confirmé cette impression.
En Suisse romande, il y a Freysinger qui nourrit ce sentiment, il est le meilleur élément anti-UDC.

Bref Trump a bien lutté contre le climat, mais c'est contre le climat politique ultra conservateur qu'il a obtenu de grands succès!

Écrit par : motus | 02 juin 2017

Répondre à ce commentaire

Motus,

Comparaison n'est pas raison. Votre exemple ne tient pas la route.

Oui, le choix de Trump est politique. Il est toujours politique dans la mesure où la théorie dite scientifique souffre de nombreuses faiblesses. Je n'ai abordé que quelques points majeurs à mes yeux, il y en a d'autres. L'astuce des croyants en la cause unique anthropique est de nous faire croire que ce n'est pas politique.

Il faudrait demander à Al Gore combien il gagne avec la taxe carbone pour savoir à quel point c'est politique. Malheureusement les conservateurs argumentent mal, mais il en viendra d'autres qui sauront mieux penser et parler. Le discours d'intimidation s'effondrera, soit parce que la raison reprendra le dessus, soit parce que les événements seront trop discordants avec la théorie catastrophiste.

Écrit par : hommelibre | 02 juin 2017

Répondre à ce commentaire

Trump est Odieux mais "Honnête"...

Trump est odieux avec l annulation de l engagement des USA pour l Accord de Paris sur le Climat. Et alors? Ne l avait-il pas promise depuis bientôt deux ans via ses promesses électorales "grâce" auxquelles il a été élu? Il a tenu ses promesses qu on le veuille ou non ou que cela nous plaise ou déplaise. Sur ce point nous ne pouvons pas le critiquer. Comparaison n est pas raison: Regardez comment le tordu de Hollande, ami des Terroristes d Al Nosra/Al Qayda qui font du bon boulot en Syrie,a gagné les élections 2012 sur la promesse colossale de "Mon Ennemi est la Finance" alors qu il n en était rien puis, comme par hasard son Successeur est la Finance!! C est à se demander qui gouverne la France, certainement pas ni Hollande ni Macron. Et un cahier de charge des promesses à respecter, existe t il ou pas?

Écrit par : Charles 05 | 03 juin 2017

Répondre à ce commentaire

Je ne m'intéresse pas à essayer de comprendre l'origine de la fonte des glaciers ou d'autres phénomènes, dont on pourrait penser qu'il y a un problème de température, mais plutôt de savoir comment on va faire pour s'adapter aux changements. Et de savoir s'il est nocif d'essayer d'intervenir par des actions dites écologiques.
Une des motivations pour agir de façon à " sauver la planète" peut se trouver dans l'idée (peut-être trop simple) que la pollution n'est pas souhaitable ou que les ressources ne sont pas infinies.

En essayant de fonctionner selon l'accord de Paris, c'est à dire en se fixant soi-même des objectifs à atteindre, que risque-t-on ? D'encourager le développement de méthodes innovantes ? De permettre à des pays non-occidentalisés d'accéder à l'énergie sans passer par la case des hydrocarbures ?? Ce serait donc une vision tordue et il faudrait absolument pas se laisser embarquer dans une telle démarche, par honnêteté intellectuelle ?
Un accord aussi souple qu'il ait pu obtenir l'adhésion de quasi toutes les nations du globe serait une arnaque basée sur un hoax.

Le "changement climatique" est censé être dû en partie aux gaz à effet de serre.
OK, mettons cela en doute, par principe, en se disant que les scientifiques peuvent se tromper et avoir une approche trop grégaire et que ceux qui contestent l'influence des émissions de carbone ont raison.
Disons qu'il n'y a pas de problème, que l'activité humaine n'a pas d'influence sur les phénomènes atmosphériques. Il faut tout de même s'arranger pour que l'on puisse continuer à vivre de façon décente et anticiper quelque peu les effets de ces quelque changements qui ont tout de même lieu. Une preuve simple : l'arrivée de certains insectes en Suisse, comme le moustique tigre ou le blanchissement de la grande barrière de Corail en Australie.
Le manque d'eau potable est une réalité dans beaucoup de pays, simplement à cause de la pollution ou de la captation de l'eau en amont. Ça crée ou maintient des conflits armés.
La pollution systématique des villes chinoises ne peut amener santé et prospérité aux personnes exposées à ces émissions visibles à l'oeil nu.
La pauvreté et la mauvaise gestion des ressources cause des migrations, dont nous sommes les témoins impuissants.
Ce ne sont pas seulement des problèmes de réchauffement, mais j'ose penser qu'un réflexion sur la façon de gérer des ressources et d'améliorer leur efficience énergétique ( à commencer par le vent, le soleil, l'eau ) ne peut être nocif et que de penser à ne pas salir et gaspiller inutilement ne peut pas faire de mal.

Écrit par : Calendula | 03 juin 2017

Répondre à ce commentaire

Si je me rappelle bien c'est accord de Paris a été obtenu aux forceps!

Trump l'a répété au moins 3 fois, les conditions de l'accord pour les States sont terriblement onéreuses! Cette aide au développement indirecte
est un puits sans fond depuis des décennies. Trop peu de choses ont été faites dans les pays à risques, alors qu'ils ont reçu les fonds....pour!

La doctrine écologiste est de plus en plus ridicule. S'ils avaient un peu de bons sens, ils appuieraient, entre autre, à fond l'empêchement de ces transferts incessants des véhicules qui transbordent, en avant en arrière, des produits alimentaires notamment, par des routiers au diesel dont on sait pertinemment que c'est une des premières pollutions dangereuses et toxiques pour l'homme.
Quant à l'émigration écologique ce n'est pas encore le vrai motif et ce n'est certainement pas en s'enfuyant de leurs territoires qu'on résoudra le problème en accumulant des gens sur un autre territoire.

D'autre part, je trouve que Trump est extrêmement intelligent. Il manœuvre maintenant avec les contradictions systématiques qu'il se prend dans la figure lors de ces décisions. Précisemment, 1)il dénonce l'accord, donc il tient sa promesse électorale. 2) Il sait qu'il va faire de conséquentes économies en n'ayant plus ces dépenses financières. 3) Comme la fronde va s'élever, on le voit avec les Etats qui veulent respecter les accords de Paris, ils le feront à bien plaire. De fait, ils font le job et les essais et à moment où un autre on verra les résultats. Mais Trump lui il aura eu raison de toute façon!

Écrit par : Corélande | 03 juin 2017

Répondre à ce commentaire

Le climat? Une arnaque planétaire! Cela a été dit bien avant Trump! Mais comment résister pour ne pas le diaboliser! Ces gauchistes me sortent par les yeux!

L’hypocrisie de Barack Obama sur le CO2 et le réchauffement climatique
Publié par Jean-Patrick Grumberg le 3 juin 2017

Après la décision par le Président Trump d’annuler les mauvais Accords de Paris sur le climat, Barack Obama a déclaré : » Le refus de Trump de prendre la menace du CO2 au sérieux peut broyer les générations futures ».

Mais, remarque Tucker Carlson sur Fox News, l’hypocrisie de Barack Obama n’a pas de limites, car son comportement démontre qu’il ne prend pas la menace du CO2 au sérieux, autrement dit, « faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais ».

Tucker Carlson : « voici ce que Obama a fait, juste au mois de janvier : »

Le jour où Obama a quitté la présidence, il a pris un hélicoptère privé de l’armée pour se rendre à bord d’un Boeing 747 du gouvernement,
Il a traversé tout le pays dans le 747 privé pour se rendre à Palms Spring en Californie,
Après s’être relaxé pendant quelques jours dans une propriété de 1100 mètres carrés – est-ce que vous pouvez imaginer la quantité d’air conditionné nécessaire pour ça, la note incroyable d’électricité,
Puis il a pris l’avion privé de Richard Branson pour se rendre aux Caraïbes où, à bord d’un yacht privé, il s’est rendu sur une île privée.
De là, il a pris un jet privé pour se rendre en Polynésie française, et a pris encore un autre avion privé [Gulfstream G550] pour rejoindre l’atoll de Tetiaroa,
Après son séjour en Polynésie, il a pris un autre jet privé, pour aller passer deux semaines de vacances où une escorte de 14 véhicules l’attendait.

La question qui se pose est donc celle-ci : Obama reproche à Trump de ne pas prendre la menace du CO2 au sérieux, mais que fait-il lui Obama, personnellement, pour montrer qu’il prend cette menace au sérieux, que fait-il lui Obama, personnellement, pour montrer qu’il se sent concerné par cette menace…

L’hypocrisie à son degré maximum, et c’est Obama que les médias, grand pratiquants de l’émotion à géométrie variable, citent en exemple.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

À lire également:
Trump : « les Accords de Paris ne protégeaient pas le climat, mais distribuait notre richesse à d’autres pays »

Extraits:
"Le président Trump a promis pendant sa campagne de ne plus gaspiller d’argent pour le douteux réchauffement climatique, et de créer des emplois et générer de la richesse pour les classes moyennes. Il a été démocratiquement élu sur ce programme, il le met en application, cela s’appelle la démocratie, un concept qui n’intéresse plus du tout la gauche, qui pense que les élites devraient décider ce qui est mieux pour le peuple.

Selon l’étude de la National Economic Research Associates, quitter les Accords de Paris va permettre de sauver 2,7 millions d’emplois d’ici 2025.
Le Wall Street Journal hier écrivait : « La réalité est que se retirer [des Accords de Paris] est dans l’intérêt économique de l’Amérique, et cela ne fera pas grand-chose sur le climat. »
Les États-Unis sont l’un des pays les moins pollués au monde. Ils vont continuer à l’être. C’est l’un des pays où l’air et l’eau sont les plus purs au monde et ils vont le rester. (Les États-Unis se classent 4 fois dans la liste des 10 régions où l’air est le plus pur au monde : source : aqicn.org)

Donald Trump : « en tant que président, j’ai une obligation, et cette obligation est envers le peuple américain. Les Accords de Paris Accord auraient sapé notre économie, paralysé nos travailleurs, affaibli notre souveraineté, imposé des risques légaux inacceptables, et nous aurait placé dans une position désavantageuse par rapport à d’autres pays du monde. Le moment est venu de quitter les Accords de Paris — (Applaudissements) — et il est temps de mettre en place un nouvel accord qui protège l’environnement, nos entreprises, nous citoyens, et notre pays ».

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Écrit par : Patoucha | 03 juin 2017

Répondre à ce commentaire

Quant à la folle aux méthodes islamistes, elle est à poursuivre en justice!

INADMISSIBLE!

Écrit par : Patoucha | 03 juin 2017

Répondre à ce commentaire

Corélande, bien vu: il va faire des économie en laissant les États s'en charger eux-mêmes.

Écrit par : hommelibre | 05 juin 2017

Répondre à ce commentaire

Calendula:

comment s'adapter aux changements? En France par exemple, il y a déjà des expériences de culture sous des vergers ou plantations d'arbres, pour éviter aux cultures basse d'être brûlées ou trop desséchées. Comme font les agriculteurs dans les oasis: la culture en étages. On choisira aussi des types de végétaux résistants.

Dans les travaux routiers il existe maintenant des pavés qui ne prennent presque pas de chaleur et donc qui n'en accumulent pas. Les toits verts tempèrent la chaleur dans les immeubles, comme les zones vertes dans les villes. Bref, il y a déjà des choses existantes ou au stade d'expérimentation.

L'argument de la pollution ou des ressources limitées me paraît opportun et positif. De plus chaque pays peut faire avec ce qu'il a et ce qu'il pense être le mieux. Pas forcément besoin d'un accord global.

Par contre permettre aux pays émergents de sauter la case hydrocarbure me paraît difficile.
Je ne pense pas que l'accord de Paris est un hoax, c'est plutôt dans une ligne volontariste fondée sur une analyse orientée et sur une difficulté de se mettre en question. Dans les structures très hiérarchiques de l'ONU si un chef a dit, les autres disent.

Sur la cause, je ne sais pas qui a raison, mais mes doutes me paraissent légitimes. Ces doutes seraient peut-être moins tenaces s'il n'y avait une campagne aussi pesante pour faire passer une vérité unique et pour rejeter le doute dans un concert de dénigrements. L'interaction du vivant est difficilement quantifiable, et l'on ne peut être certain de contrôler ou de connaître tous les paramètres et leurs combinaisons. Quand je lis un rapport indiquant un seul chemin linéaire, je doute, parce que le vivant (et le climat est à cheval sur le vivant) est doté de systèmes régulateurs de rétroactions. Or je vois peu de cela dans la menace climatique qui est brandie.

L'arrivée d'insectes semble plus due dans certains cas aux voyages des humains qui en transportent, qu'à leur seule migration. Et quoi qu'il en soit il faudra faire avec.

Par ailleurs, je vous rejoins sur votre conclusion.

Écrit par : hommelibre | 05 juin 2017

Répondre à ce commentaire

"L'arrivée d'insectes semble plus due dans certains cas aux voyages des humains qui en transportent, qu'à leur seule migration" ......

L'arrivée de certains insectes de pays chaud sont les conséquences d'un environnement qui a changé. L'hiver étant moins rude, ils survivent, ce qui n'étaient pas le cas avant.


Concernant les prévisions, ils sont prédit avec des modèles qui s'affinent avec les découvertes, et qui sont effectué sur des ordinateurs extrêmement puissants.

La science peut se tromper dans des hypothèses, parce que les recherches ne sont pas assez avancées. Mais dans ce cas, les années passant, la meilleur connaissance du fonctionnement du climat aboutissent toujours à la même conclusion.


Les climato-sceptiques affirment des opinions, pas des faits scientifiques, il n'y a aucun calculs derrière leur dire. C'est du charlatanisme.
Si ils veulent avoir un soupçon de crédit, qu'ils fassent un modèle validé par les recherches, et qu'ils lancent leur simulation.

Entre la science et le charlatanisme, j'ai choisis.
Si j'ai mal au ventre je vais chez le médecin, pas sur internet.

Écrit par : motus | 05 juin 2017

Répondre à ce commentaire

@hommelibre,

En lisant vos premiers paragraphes, je crois comprendre que vous ne niez pas totalement le fait qu'il fasse désormais plus chaud chez nous, puisqu'il faut repenser la façon de cultiver.
Le premier graphique ( températures nationales moyennes en été, de 1945 ? à 2011) que vous publiez montre bien que depuis 1978, il y a eu une augmentation notable. Et les dernières années ( après 2011) ont été décrites comme bien chaudes que la moyenne.
Il est certes intéressant d'avoir des statistiques par pays ( le graphique concerne probablement la France ), mais le climat est un phénomène qui concerne la Terre entière. Ce n'est probablement pas à nos latitudes que les changements sont les plus spectaculaires, mais bien tout au Nord de l'hémisphère nord ou tout au Sud de l'autre hémisphère et dans des pays côtiers ou les îles de l'Océan indien ou du Pacifique.
C'est là que je vois la cohérence d'un accord planétaire.
D'autant plus que cet accord (qui n'est pas un traité contraignant) permet aux pays de fixer leurs propres objectifs. Le Nicaragua ne l'a pas signé, parce qu'il trouve que ce n'est pas assez sérieux et contraignant !

Vous savez, comme c'est difficile d'arriver à un consensus avec personnes aux intérêts et aux bagages très divers, lorsque celles-ci doivent fonctionner ensemble, p.ex. pendant une formation ou sur l'équivalent d'une île déserte. Alors que dire de la cohérence possible entre toutes les nations ?

En réfléchissant à la COP21 et aux accords de Paris, je me suis dit qu'ils ont réussi à trouver des formules qui étaient acceptables tant pour des pays hyper-industrialisés, très peu développés, très menacés ( comme le Bangladesh) ou relativement riches et peu menacés etc etc.
Il paraît que les négociations ont duré 20 ans. J'ai du respect pour les gens qui n'ont pas baissé les bras, qui ont poursuivi le boulot malgré tous les obstacles.
Ce n'est pas que je me fiche du "climat", mais je me dis que ces accords permettent au moins de diminuer la pollution de l'air, s'ils sont respectés. Et ce n'est pas rien. Si en plus, on arrive à respecter l'eau potable, tout n'est pas perdu.

Trouvez-vous que le discours écologiste, qui préconise de diminuer le gaspillage et la pollution d'une part et de chercher des pistes du côté des sources d'énergie hors-carbone et hors-nucléaire d'autre part, est également trop insupportablement moralisateur ?

Ne pas pouvoir sauter l'étape les hydrocarbures ? Actuellement, tout les monde en consomme, essaye d'y avoir accès, mais ça reste coûteux. Remplacer des générateurs d'électricité au diesel, bruyants et puants par le solaire ou l'éolien n'est quand-même pas une solution complètement ahurissante.

J'aime bien l'idée de la production d'énergie décentralisée. En installant des éoliennes ou des panneaux solaires dans des régions désertiques ou isolées, on procède un peu selon l'adage, selon lequel il vaut mieux donner une canne à pêche qu'un poisson à quelqu'un qui a faim.

Et puis, beaucoup ont pu sauter l'étape du téléphone avec fil, pour passer directement au portable ...

Écrit par : Calendula | 05 juin 2017

Répondre à ce commentaire

@ Calendula,

Je ne nie pas qu’il y ait réchauffement, je ne crois pas l’avoir jamais fait. Je ne me considère d’ailleurs pas comme « climato-sceptique », terme qui étymologiquement n’a pas vraiment de sens car on ne peut être sceptique sur le fait qu’il y a un climat, mais comme un « climato-critique », mauvais terme aussi, soit quelqu’un qui pose une critique sur les certitudes que les experts nous fournissent.

Mes questions sont sur:

- l’aspect anthropique, dont je mets en question le fait qu’il soit la cause unique; je le mets en question parce que le réchauffement est continu depuis la fin du petit âge glaciaire avant que le CO2 ne soit rejeté en quantités significatives; il y a eu d’ailleurs des plateaux, des poussées, puis encore des plateaux; vu le peu de recul de nos connaissances scientifiques sur le climat je pense qu’il vaut la peine de ne pas « croire » aux prédictions/anticipations pour dans un siècle;

le fait de choisir une période comme norme, alors que les variations n’ont cessé depuis que l’on peut évaluer les températures par l’étude par exemple des arbres ou des carottes de glace; des époques semblent avoir été aussi chaudes ou davantage que la nôtre sans que cela ne produise de catastrophes, au contraire elles ont été concomitantes à des développements importants de la prospérité;

justement sur ce dernier point, le fait de désigner le réchauffement comme une chose mauvaise ne me convainc pas; c’est peut-être une très bonne chose, par exemple pour envisager des cultures en Sibérie;

Toute variation aura des avantages et des inconvénients. Il faut s’adapter. Les ères glaciaires avaient de nombreux inconvénients, et la remontée des océans qui a suivi certaines périodes froides ont obligé les espèces à trouver de nouveaux habitats.


Sur le discours écologiste je pense que ses initiateurs doivent créer les industries qui vont avec et faire la preuve de leur efficacité. Mais tous les pays ne sont pas égaux en matière de vent ou d’ensoleillement. La COP ne paraît pas en mesure de réguler l’énergie au niveau mondial, et l’on ne sait pas si une intervention humaine est plutôt bonne ou plutôt mauvaise. Si l’on suit le discours catastrophiste, elle serait plutôt mauvaise. Pourquoi en serait-il autrement à l’avenir? Avons-nous la prétention de tout savoir et de ne plus faire d’erreurs ou d’excès?

Je n’ai pas plus confiance aux écolos politiques qu’aux autres lobbies.

Écrit par : hommelibre | 05 juin 2017

Répondre à ce commentaire

Motus, vous voilà rendu au discours dénigrant, discours d'intimidation classique. Charlatanisme...
:-D

Pour ma part je pose des questions, je ne crois pas sur parole sans penser par moi-même. De plus je me méfie d'instinct dès qu'une idée veut être imposée par des pressions irrationnelles ou dignes de la science-fiction.

Vos arguments restent à ce stade squelettiques, et je vous trouve borné, incapable de débattre réellement.

Écrit par : hommelibre | 05 juin 2017

Répondre à ce commentaire

@ hommelibre,

Comme avec toute chose, il y a les bons et les mauvais côtés.
En Sibérie en ce moment, ils ont surtout des problèmes pour s'adapter à la fin du pergélisol, qui rend la terre très meuble. D'immenses gouffres se forment, la terre s'effondre. Inutile de dire que les peuplades qui vivaient avec l'élevage et les migrations du renne vont devoir se sédentariser.
Mais quelques nomades valent bien un réchauffement de la toundra !
La phase de transition est toujours difficile et ce qu'ils vivent est un changement très rapide.

Je trouve que vous ne répondez pas vraiment sur mon argument "pédagogique", celui qui veut qu'en posant l'enjeu climatique comme objectif à tous,au sens littéralement global, on peut espérer une dynamique qui englobe toutes les nations.
C'est clair que nous sommes peu de chose en comparaison des forces et des cycles naturels, mais en essayant d'avoir une démarche qui profite justement mieux des éléments naturels ( vent, soleil, marées, force hydraulique), on optimise les ressources qui n'obligent pas à émettre davantage de CO2 ou à polluer des étendues par des marées noires, des fuites de pipe-lines, des déversements sauvages, des destructions de nappes phréatiques, des rejets de plastique issu de la pétrochimie dans les océans, sans parler de la propagation de micro-particules et autres joyeusetés du même type dans l'air que nous respirons.
De plus, on échappe au pouvoir immense qu'ont les pays producteurs grâce aux pétrodollars et dont nous sommes encore dépendants. C'est un lobby très puissant et si je suis bien renseignée, certaines pétromonarchies ont déjà choisi d'investir dans le renouvelable, comprenant que c'est l'avenir. Donc on risque quand-même de les retrouver dans les entreprises qui innovent.

Oui, comme vous le dites : "les initiateurs doivent créer les industries qui vont avec et faire la preuve de leur efficacité". Pour cela, ils ont besoin de trouver des investisseurs. Si j'avais de l'argent, c'est là que je le mettrais.
"Mais tous les pays ne sont pas égaux en matière de vent ou d’ensoleillement." écrivez-vous.
On peut déjà se réjouir que ceux qui ont vraiment besoin de décoller au niveau de la fourniture d'énergie, ce sont les pays pauvres et ils ont beaucoup de soleil. Pour moi, il y a gaspillage, s'ils ne l'utilisent pas pour en faire de l'énergie ! ;-)))
Je ne suis pas catastrophiste du tout, je me dis que le bon sens va finir par triompher et que les preuves de l'efficacité des énergies renouvelables va éclater au grand jour.
En revanche, je ne sais pas si je dois jubiler parce que les Chinois, qui sont déjà très présents en Afrique, vont y trouver des débouchés immenses pour leurs produits, mais aussi pour leur influence et leur poids stratégique.
Il me semble que la géo-politique est en train de se métamorphoser aussi rapidement que la toundra sibérienne se ramollit ...

Écrit par : Calendula | 05 juin 2017

Répondre à ce commentaire

Je n'ai peut-être pas bien capté votre argument. Je vais le relire et j'y reviendrai demain.

Écrit par : hommelibre | 05 juin 2017

Répondre à ce commentaire

Si on remonte dans le temps et qu'on constate que le changement climatique à toujours existé. L'homme n'y est et l'y peut rien contre les forces de la nature. Les catastrophes naturelles en sont la preuve, avec ou sans pollution, avec ou sans usines, voitures, nucléaire! Tout cela n'existait pas à la disparition de l'Atlantide , des dinosaures etc

Les politiques cherchent à faire du climat un centre de préoccupation pour occulter le plus important des problèmes qu'est le terrorisme qui les rattrape. Seulement ce sont des victimes innocentes qui paient le prix pour leur incapacité d'agir avant et non d'attendre le passage à l'acte!

Écrit par : Patoucha | 06 juin 2017

Répondre à ce commentaire

@Patoucha,

Par rapport au passé, je vois deux problèmes nouveaux :

- On est désormais 8 milliards et on ne peut plus se déplacer un peu plus loin, si notre habitat est menacé ou détruit, car la place commence à manquer et les ressources ne sont pas réparties de façon à ce que tous aient des conditions de vie acceptables. Les migrations ont malgré tout lieu et causent des conflits de toutes sortes.

- On accepte moins bien la fatalité et la mort. Avec le progrès médical et scientifique, on a la possibilité (ou on imagine l'avoir) d'intervenir et d'empêcher les catastrophes. Ce même volontarisme est à l'origine de notre bien-être moderne.

Il est évident que ce sont les Occidentaux qui ont l'idée de démarches comme l'Accord de Paris, c'est un truc qui émane d'une façon occidentale de voir le monde.
Les personnes qui n'ont aucun moyen de connaître la situation au Groenland ou aux Iles Marshall ne vont pas se faire de souci, même si leur quotidien à eux consiste à vivre sans électricité ou à devoir porter de l'eau sur des kilomètres.
On peut être parfaitement heureux en vivant dans la simplicité, j'en suis persuadée, mais si cette simplicité devient du dénuement, on va vouloir partir pour sauver sa vie. J'ai la naïveté de croire que si on améliore les conditions de vie dans des endroits dont proviennent les migrations, on aura rendu service à tout le monde.

Écrit par : Calendula | 06 juin 2017

Répondre à ce commentaire

Le problème ne va pas être de donner à manger à tous ces milliards d’êtres humains programmés, ce sera de trouver de la place pour pouvoir bouffer debout ! C’est à peu près ce que disait René Dumont, un sacré précurseur cézigue !

Écrit par : Gislebert | 06 juin 2017

Oups, correction : pour pouvoir bouffer ASSIS of course!

Écrit par : Gislebert | 06 juin 2017

Répondre à ce commentaire

Assis demain...mais debout après-demain :-)

Écrit par : absolom | 06 juin 2017

Répondre à ce commentaire

@absolom

"Assis demain...mais debout après-demain :-)"

Et couchés le surlendemain :))))))))

Écrit par : Patoucha | 12 juillet 2017

Calendula,

L’aspect pédagogique de l’accord de Paris est là, en incitant les pays à penser et anticiper leur développement. Il me paraît participer à une dynamique complexe ayant toujours plus ou moins existé. On crée quelque chose, et ensuite on réfléchit aux conséquences afin d’améliorer ce que l’on a créé. On apprend de nos expériences – et de nos erreurs. Ici on réfléchirait avant les effets supputés.

La concurrence entre les industries appelle à une pédagogie de l’amélioration qualitative des produits. La demande des consommateurs aussi, qui réfléchissent eux aussi aux effets visibles.

Avec la COP21 la réflexion est globale, pour toute la planète. C’est en théorie un plus. Réduire le carbone incite à être créatif. Poser des limites est toujours un peu pédagogique puisqu’il s’agit d’apprendre à faire autrement.

Je peux prendre ces aspects-là.

Écrit par : hommelibre | 07 juin 2017

Répondre à ce commentaire

Une décroissance de la population ferait consommer et polluer moins. pourtant les dirigeants politiques, en Europe par exemple, continuent à vouloir de la croissance, croissance démographique pour faire tourner l'économie et la consommation.

Les limites seront atteintes tôt ou tard, comme le souligne Gislebert. Pouvoir encore tous manger assis, avant de se répartir par étages les uns sur les autres! :-)

Devoir se limiter est pédagogique mais très difficile. L'instinct de vie pousse à croître et se multiplier. Se limiter volontairement est contre-nature. En fait les pays occidentaux se posent une limite en ne croissant plus, mais c'est parce que l'on peut contrôler les naissances par la contraception, et par égoïsme: nous voulons profiter de notre vie pour nous.

Il est possible que les pays à forte croissances suivront notre développement vers une stabilité voire une décrue démographique. C'est déjà le cas dans les pays du Maghreb où la natalité n'assure bientôt plus que le simple renouvellement, ceci depuis une trentaine d'années.

Mais le nombre assure plus de prospérité, comme une addition, plus que comme une diminution par la répartition entre plus. L'industrie a besoin du nombre pour écouler des produits abordables et donner du travail. Décroître comme croître pose des questions économiques et sociales.

Écrit par : hommelibre | 07 juin 2017

Répondre à ce commentaire

@hommelibre,

On a donc trouvé une parcelle d'entente ! ;-)))

Ce matin, j'ai entendu une information, dont je ne sais pas d'où elle émane et comment ce calcul aurait été fait. Au journal de Télématin (France 2) une journaliste affirmait :
Encore aujourd'hui, l'industrie des énergies fossiles est 4 fois plus subventionnée que celle des énergies renouvelables.

Si c'était vrai, les bonnes intentions des Accords de Paris ne seraient pas totalement inutiles. Mais j'aurais bien aimé connaître l'origine de ces chiffres...

Écrit par : Calendula | 07 juin 2017

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés entre 22 h - 08 h (Europe/Paris).