07 mai 2017

Refondation 1 : conservateurs et progressistes

Le thème des migrations est un des plus clivants aujourd’hui. C’est donc un bon sujet. Pour certains l’immigration est une chance. Pour d’autres une plaie. Comme souvent il y a du vrai dans les deux affirmations.

 


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En ouvrant une nouvelle section de mon blog sous le titre « Refondation » je souhaite proposer à la réflexion non pas des sujets particuliers ni même le système politique, mais le fondement culturel sur quoi le reste est construit.

Je participerai ici à ce que je nomme une nouvelle révolution culturelle. Outre mes propres réflexions j’inclurai la pensée d’autres chercheurs et penseurs, connus ou non, extérieurs à ce portail ou blogueurs et commentateurs connus. Pour ma part cette section ne sera pas polémiste et sans la provocation intellectuelle que l’on me connaît parfois car il s’agit de repenser notre société et ses valeurs de manière rationnelle et ouverte.

Je commence cette première approche par les migrations. L’immigration est-elle une chance? Le mot est mal choisi. Chance contient l’idée de hasard, d’imprévisibilité et de risque. Or une migration n’est plus comme dans la préhistoire l’arrivée d’une population sur un territoire vierge. La Terre est partout habitée par des populations qui ont un passé, un mode de vie, une organisation politique et des valeurs forgées au cours du temps.

Une identité en découle, soit un ensemble de marqueurs et repères communs qui forgent une certaine homogénéité des populations et une cohérence dans sa communication. marques identitaires: paysages, musique, mode de relations humaines, philosophie, religion, etc.

 

 

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De nouveaux arrivants apportent parfois une culture différente et cela doit être pris en compte. Les cultures sont des réalités immatérielles profondément ancrées. Les populations plus anciennes que les nouvelles ont une prévalence de fait, parce qu’en occupant un territoire et en l’organisant elles se donnent une appartenance commune.

De même que l’on demande à des invités de s’adapter à nos règles dans notre maison, de même des populations nouvelles sont invitées à accepter le mode de vie et les valeurs de ceux qui les invitent. C’est pour moi un fondements des relations humaines.

Les humains sont naturellement sociaux et plutôt bienveillants et collaborants mais ils doivent néanmoins s’apprivoiser mutuellement. On n’aime pas un étranger parce qu’il est étranger – une telle position idéologique n’est respectueuse ni de l’autre ni de soi. En effet elle saute d’un coup tout un processus d’apprivoisement sans prendre en compte les différences, sans connaître l’autre ni se faire connaître soi-même.

Il y a des limites entre les humains. Croire ou décider qu’il n’y en a pas est une erreur. Le corps est la première limite. Je ne peux pas faire ce que je veux de l’autre ni inversement. Personne ne peut déplacer mon corps sans mon accord. Par analogie personne ne peut déplacer ma maison ou mes croyances sans mon accord réfléchi. Le corps est une première brique d’une pensée par laquelle on attribue une valeur forte à la souveraineté individuelle. Et par extension à la souveraineté territoriale, qui est un ensemble de souverainetés individuelles réunies dans le même corps de valeurs.

 

 

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Le premier groupe installé s’attribue une sorte de propriété sur le sol. C’est ainsi. Dès lors les groupes suivants sont soit des envahisseurs, s’il viennent de force et s’il ne s’adaptent pas aux valeurs du groupe « de souche » (c’est-à-dire présent et organisé depuis au moins quatre générations).

Les migrations ont lieu depuis la nuit des temps pour différentes raisons: recherche de subsistance et de ressources en cas de famine (migrants économiques), guerres (réfugiés), volonté de domination et de création d’empires (colonisateurs).

Il ne s’agit pas de les empêcher mais d’en contrôler le flux afin que la population qui accueille ait les moyens matériels et la disposition psychologique bienveillante pour qu’une intégration ou assimilation se déroule dans de bonnes conditions. On le sait: le nombre est une des conditions qui détermine si les conditions sont remplies ou non. C’est valable dans presque tous les domaines.

Si au festival de Woodstock les participants ont vécu une euphorie d’amour alors qu’ils étaient des centaines de milliers qui ne se connaissaient pas, cela n’est possible que dans un cadre temporel très limité. S’ils avaient dû vivre dix ans ensemble au même endroit les différences et dissensions seraient apparues, voire les conflits.

Certains pensent donc que l’immigration est une chance. Ils se définissent comme progressistes. Je réfute d’abord le mot chance, trop lié au hasard, même si on peut lui attribuer le sens de bon heur (bon événement).

 

 

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Une immigration est un choix politique, non pas un hasard. C’est éventuellement une opportunité, quoique ce mot ne me satisfasse pas entièrement. Mais admettons, c’est une opportunité pour l’économie: plus de bras et de bouches c’est plus de prospérité. Mais aussi de coûts sociaux, territoriaux, environnementaux. Une balance doit être faite, à moins de vouloir bétonner tout le plateau Suisse par exemple.

C’est une opportunité de remplacement de la population autochtone dont la natalité est en baisse, donc un moyen d’assurer la pérennité de notre culture. Mais une immigration sans limites n’est valable que dans une logique de croissance infinie, dont on sait qu’elle est impossible. Dans un autre objectif de renouvellement stable, ou dans celui d’une décroissance au cas où les ressources viendraient à manquer, l’immigration devient un problème à gérer avec précision et fermeté. Trop n’est alors plus un bonheur mais un malheur.

Les responsables nommés ou élus d’un groupe et d’un territoire doivent prendre cela en considération. Il ne s’agit pas d’être ouvert pour être ouvert, mais pour un objectif et des besoins précis. L’ouverture par principe n’est pas un but en soi. De même que notre maison et notre coeur peuvent être ouverts ou fermés à choix, de même un pays décide de s’ouvrir plus ou moins, à qui, pendant combien de temps. Il y va de la conservation du territoire et de l’homogénéité du groupe. Cette homogénéité étant un facteur de stabilité sociale.

 

 

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Un progressiste considère que l’on doit s’ouvrir très largement et qualifie les conservateurs d’égoïstes. Nous l’avons vu en Suisse lors de la votation sur la libre circulation (immigration de masse) du 9 février 2014. Égoïstes? On introduit ici un critère moral au sens du bien et du mal. Or ce critère n’a rien à faire ici. Ouvrir plus ou moins les frontières est un choix raisonné et non une peur de l’autre ou un égoïsme de repus.

Être conservateur, comme le sont d’ailleurs les écologistes par rapport à l’environnement et aux ressources, c’est d’abord préserver un acquis qui fonctionne, et c’est parce qu’il fonctionne que l’on peut accueillir de nouveaux arrivants de manière proportionnée. Mélanger progrès supposé et bons sentiments est une erreur fondamentale, source de tensions et de malentendus.

Un conservateur souhaite un monde durable, préservant certaines traditions (qui ne sont que l’accumulation des progrès précédents), mais il n’est pas fermé et accepte aussi la nouveauté, de manière réfléchie, non compulsive ou émotionnelle. Je précise ici que progressiste et conservateur ne se superposent pas pour moi à gauche et droite. Même si on l’entend parfois, c’est un raccourci qui ne décrit pas la réalité complexe. Il y a des progressistes et des conservateurs dans les deux bords de cet ancien clivage.

 

Pour sortir de la moralisation stérile je propose à la réflexion ces deux phrases:

Si l’on veut un monde stable et durable, on décide d’un monde où les migrations sont contrôlées.

Si l’on veut aider au développement du tiers-monde, on ne prend pas ses bras et ses cerveaux par la migration excessive et incontrôlée.

 

 

 

Commentaires

"C’est une opportunité de remplacement de la population autochtone dont la natalité est en baisse"

ça fonctionne si l'assimilation est rapide, pour que les arrivants puissent payer les retraites, mais ça ne sert à rien si les arrivants coutent plus cher, qu'ils ne rapportent, alors il vaux mieux favoriser l'augmentation de la natalité par des mesures.

Combien l’État consacre-t-il à la politique d’immigration ?

Aussi étrange que cela puisse paraître, il ne me semble pas que cette question pourtant cruciale, car elle concerne directement la capacité d’accueil, d’insertion et d’intégration de la France, ait jamais été abordée de manière totalement transparente. Pourtant, depuis trente ans, l’État français (qu’il soit incarné par la droite ou par la gauche) est accusé de ne rien faire, ou au mieux de ne pas faire suffisamment. Puisque l’État ne réagit pas aux attaques, son silence tend à accréditer cette thèse aux yeux des citoyens. Mais pour se permettre de porter une telle attaque, ses accusateurs disposent forcément de données chiffrées : il est maintenant nécessaire qu’ils les communiquent à l’opinion publique. Leur responsabilité est en effet pleinement engagée, car la haine que nous voyons se déployer contre notre société, et surtout contre ceux qui l’incarnent (policiers, gendarmes, pompiers, enseignants, médecins…), puise une partie de sa force dans ces accusations que propagent de nombreuses associations, des intellectuels, mais malheureusement aussi des femmes et des hommes politiques.

Des études ont déjà été menées sur cette question budgétaire, et les chiffres avancés par différents chercheurs convergent dans leurs ordres de grandeur. Quels sont-ils ?

Lorsque l’on calcule la différence entre les dépenses consenties par l’État et les recettes qu’il a récoltées au poste « immigrés et populations issues des dernières vagues d’immigration », on obtient un déficit d’environ 24 milliards d’euros par an. À ce chiffre qui constitue un perte nette, il convient d’ajouter 12 milliards d’euros par an pour la politique d’intégration, qui inclut entre autres l’éducation, le logement, la santé, la politique de la ville. Ce dernier montant constitue un investissement dont on espère qu’il produira des résultats en termes d’intégration. Au total, l’État débourse donc en moyenne 36 milliards d’euros par an pour sa politique d’immigration-insertion-intégration. D’aucuns diront que ce n’est rien ; je considère pour ma part que ce chiffre est vertigineux !

Je suis convaincue que l’État, quelle que soit sa couleur politique, gagnerait grandement à rendre publique la réalité de l’ampleur de sa mobilisation sur cette question. Cela contribuerait à dissiper un certain nombre de malentendus, et aiderait à la construction du fameux socle de reconnaissance que j’ai souvent évoqué, et qui marque la nette différence entre les descendants de l’immigration intra-européenne et ceux de l’immigration extra-européenne. Dire la vérité diluerait grandement le poison de la haine que les accusateurs de l’État ont injectée dans le cœur des populations issues de l’immigration maghrébine et africaine.

À ceux qui souhaitent connaître le détail des chiffres, je recommande la lecture de l’ouvrage L’immigration, ça coûte ou ça rapporte ? de l’expert international Jean-Paul Gourévitch, aux éditions Larousse. Quant à ceux qui contesteraient la réalité de ces chiffres, c’est simple, qu’ils fournissent les leurs ! Avec bien entendu, comme le font les chercheurs dignes de confiance, leur ventilation par poste et leurs méthodes de calcul.

"On introduit ici un critère moral au sens du bien et du mal. Or ce critère n’a rien à faire ici."

qu'est que font d'autres ces ministre européens, ils ne s’inquiètent même pas de savoir si les pays du nord on un besoin de main d’œuvre.


« La France, la patrie dont je ne saurais déraciner mon cœur. J’y suis né, j’ai bu aux sources de sa culture. J’ai fait mien son passé, je ne respire bien que sous son ciel, et je me suis efforcé, à mon tour, de la défendre de mon mieux ».
Marc Bloch, « l’Étrange défaite », septembre 1940.


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23 mars 2010
Les yeux grands fermés

Selon la presse, le Premier ministre souhaitait un large remaniement. Au vu du sévère avertissement que le corps électoral vient d’adresser au pouvoir politique, et l’abstention en est un témoin majeur, c’eût été en effet la moindre des choses. Mais le Président de la République, qui connaît peut-être la loi de conservation de la masse de Lavoisier, a choisi de l’appliquer à la lettre : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Les Français ont donc eu droit à un petit jeu de chaises musicales, jolie expression qui désigne en réalité le recyclage du personnel politique, dont la France est la principale victime depuis des décennies ; jeu de chaises également assorti de la récupération de personnalités identifiées comme des opposantes, stratégie éculée qui vise à en diluer le « venin ». Pour la rupture attendue depuis 2007, le peuple français patientera encore. Selon le Figaro, « l’UMP s’est félicité du remaniement Fillon, saluant la “volonté de l’exécutif de rassembler toutes les sensibilités de la majorité présidentielle” ». Ce remaniement ne concernait donc pas du tout la France et les Français, mais bien uniquement l’UMP et ses courants internes…

J’ai une petite pensée pour Xavier Darcos. La culture est en effet si peu répandue dans ce monde politique, que cela me fait toujours bien de la peine de voir partir un lettré !

Je souhaite à présent mentionner la sortie du livre que vient de publier Michèle Tribalat, démographe et directrice de recherche à l’Ined : Les Yeux grands fermés, L’immigration en France.

Voici quelque extraits d’un entretien que Michèle Tribalat a accordé à l’Express.

Michèle Tribalat : Pouvoirs publics, médias, experts n’inventent pas des chiffres, mais ils privilégient les instruments qui relativisent l’immigration et présentent ses effets sous un jour favorable ou, lorsque ce n’est pas possible, qui mettent les immigrés ou leurs descendants en position de victimes.

L’Express : Pourtant l’immigration est, selon de nombreux observateurs, utile à notre économie ?

Michèle Tribalat : C’est ce que l’on nous martèle de tous côtés, mais je n’ai pas lu beaucoup d’études traitant de la question en France. Cette insistance contraste avec le silence assourdissant qui a accueilli le rapport du CAE, silence qui montre le peu d’intérêt pour la réalité, ou tout au moins pour un diagnostic éclairé. Et les études qui sont disponibles, souvent réalisées aux États-Unis ou au Royaume-Uni, ne mettent pas en avant une augmentation décisive du produit intérieur brut [PIB] par habitant due à l’immigration. Les nombreuses études étrangères s’accordent généralement pour constater un effet négatif sur les plus bas salaires lorsque l’immigration est faiblement qualifiée. […]

Michèle Tribalat : L’immigration familiale a changé : elle n’accompagne plus à distance, comme autrefois, le flux d’entrées de travailleurs. Elle comprend désormais des unions dites mixtes entre Français et étrangers, dans lesquelles le conjoint français est bien souvent d’origine étrangère. Ces unions ouvrent ainsi un droit à immigrer à un étranger qui vient du même pays que celui des parents de son conjoint français.

L’Express : Un débat sur l’immigration est donc impossible ?

Michèle Tribalat : Il est difficile. C’est sans doute en partie lié au passé (colonisation, Shoah…). Je crois aussi que nous n’avons pas, comme les anglo-saxons, le culte de la libre expression. Ce n’est pas, chez nous, une question fondamentale. Au Royaume-Uni, par exemple, même si le débat est virulent, des positions divergentes peuvent s’exprimer. En France, s’interroger sur les bienfaits annoncés comme inévitables de l’immigration, c’est déjà pécher. Être en faveur d’une politique migratoire plus restrictive est forcément répréhensible. On fait alors immédiatement partie des “méchants” qui ne veulent pas accueillir des malheureux, et l’accusation de racisme n’est jamais bien loin. Nous n’avons pas le goût de la vérité.

Vous pouvez lire l’intégralité de l’entretien sur le site de l’Express. Michèle Tribalat fait partie des personnes à lire, et dont les analyses méritent d'être largement relayées.
10:36 | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags: fillon, sarkozy, immigration, tribalat |
11 mars 2010
Une réalité que les Français ignorent…

La cause est entendue, la France est cette horrible bonne femme responsable et coupable du malheur des populations de l’immigration. À en croire tout ce que l’on donne à lire et à entendre aux Français, ces populations sont arrivées pauvres dans notre pays, et y sont devenues misérables.

Dans Cahiers français (La Documentation Française, sept.-oct. 2009), Benoît Normand nous livre une information très précieuse : « L’enquête nationale sur le logement, réalisée en 2006 par l’INSEE, fait apparaître que les conditions de logement des immigrés, en comparaison des autres populations, sont satisfaisantes pour ce qui concerne le confort, mais non pour ce qui concerne le peuplement du logement, du fait de la plus grande taille des ménages […] Le taux d’immigrés propriétaires de leur logement est passé de 34% en 1992 à 40% en 2002, les personnes nées françaises étant 56% à être propriétaires à cette dernière date […] » 40% de propriétaires, c’est une réalité que les Français ignorent et que les nombreux médias prompts à fustiger la France se gardent bien de crier sur les toits.

___________

Différents journaux ont fait état de la volonté du Président de la République de placer la Halde sous tutelle. La chose semble difficile car, comme vous le savez, la France n’est plus un pays libre. Même ses plus hauts dirigeants sont en effet placés sous la puissance de feu de la pensée unique. Courage, M. le Président, ce n’est pas une mise sous tutelle de la Halde dont la paix civile dans notre société a besoin, mais bien de sa dissolution. S’il faut y aller graduellement et en passer par la tutelle pour des raisons de stratégie, alors allons-y !

Nous pouvons d’ores et déjà parier sur le fait que l’immigration-intégration-identité sera de nouveau LE sujet de la prochaine présidentielle. J’avais déjà écrit que tant qu’il n’aurait pas été traité et même réglé, ce sujet se réinviterait à chaque élection majeure. C’est bien naturel, car c’est de lui que dépend l’avenir du peuple français.
22:14 | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags: immigration, logement, halde, sarkozy |
15 décembre 2009
Pour eux, nous n’existons plus !

Hier matin, j’ai assisté à un séminaire ministériel organisé par Éric Besson, sur le thème « Les migrations en Méditerranée : construire un espace de prospérité partagé ». Dans la mesure où de nombreux journalistes couvraient le séminaire, je peux me permettre d’en partager avec vous quelques éléments.

Y étaient conviés des ministres des pays suivants : Chypre - Grèce - Espagne - Croatie - Malte - Monténégro - Maroc - Égypte.

Un expert planta d’emblée le décor, basant son argumentaire sur le fait que puisque la population européenne vieillissait, trois possibilités s’offraient à nous. Je le cite :

« 1) Soit nous retardons l’âge de la retraite : mesure pas très populaire ;

2) Soit nous mettons davantage les femmes au travail : cela aura une incidence négative sur le taux de fécondité ;

3) Soit nous organisons les migrations internationales. »

Et sur ces mots destinés de toute évidence à permettre aux ministres présents d’enchaîner avec leurs discours bien préparés, le fil conducteur de la matinée fut que, puisque le Nord ne faisait pas d’enfants, le Sud en faisant beaucoup (cela a été dit), il fallait donc s’atteler à organiser les flux migratoires du Sud vers le Nord. Plusieurs ministres ont même déclaré que de toute façon l’immigration se produisant de manière illégale lorsqu’elle n’était pas autorisée, il était préférable de la légaliser et de l’organiser. Il a aussi été dit qu’en Tunisie, 75 % des jeunes envisageaient de quitter leur pays…

Voici un florilège de paroles prononcées par des ministres des pays du Nord :

« Les pays du Nord ont besoin de main d’œuvre. »

« L’immigration augmente la compétitivité des pays du Nord. »

« L’immigration profite aussi bien aux pays du Sud que du Nord. »

« Comme la main d’œuvre qui vient du Sud est peu qualifiée et que les pays du Nord auront de plus en plus besoin de main d’œuvre qualifiée, les pays du Nord doivent aider à former la main d’œuvre du Sud afin qu’elle réponde mieux à leurs besoins. »

« Nous devons conduire une politique souple de visas afin de faciliter la circulation des flux d’immigration. »

« Nous devons faciliter le fait que les immigrés gardent le contact avec leurs pays d’origine et y transfèrent une partie de leur argent. »

« Nous devons organiser les sociétés d’accueil de manière à ce qu’elles reconnaissent qu’elles sont diverses. De toute façon, c’est le modèle qui est appelé à se répandre partout. La priorité doit être donnée à la lutte contre les discriminations. »

« Un monde sans immigration serait un monde plus divisé, plus radical. »

« La pauvreté et le manque de développement ont été causés par la colonisation. »

« L’immigration est peut-être la solution à la crise », prononcé très solennellement par le ministre suédois, invité en tant que représentant du pays qui préside actuellement l’Union Européenne.

Les deux ministres du Sud demandèrent que leurs ressortissants soient bien traités dans les pays hôtes, et que dans l’empressement à organiser les flux du Sud vers le Nord, on veille à faire en sorte de maintenir le lien prégnant avec les pays d’origine, afin que les migrants transfèrent des fonds dans leur pays (souvenons-nous que c’est autant d’argent qui sera ôté du projet éducatif de leurs enfants). Le ministre marocain insista sur le fait que ces migrants (la communauté des Marocains résidant à l’étranger) constituaient une diaspora, et que le Maroc s’en occuperait de manière très active. La ministre égyptienne prit bien soin de commencer son discours par « Au nom d’Allah le plus miséricordieux… » et formula le souhait que la langue arabe soit beaucoup plus présente à l’avenir dans le bassin méditerranéen.

Éric Besson conclut ainsi la matinée : « Nous devons accélérer et accroître les flux de circulation. »

Tous les ministres ont signé la « Recommandation de Paris sur la promotion de la mobilité des jeunes dans l’espace méditerranéen », dont voici un extrait : « Réaffirmant leur détermination à bâtir un avenir méditerranéen commun, ils sont convenus de la nécessité de donner priorité à la jeunesse dans la construction d’un espace méditerranéen de la circulation des personnes, du savoir et des compétences. »

Un office méditerranéen de la jeunesse sera créé d’ici le 1er janvier 2011. Il aura pour but de faciliter la libre circulation des étudiants de certaines filières universitaires, ainsi que de leur offrir des bourses.

Je dois tout de même vous livrer une perle qui fut répétée à plusieurs reprises : « Il serait intéressant que l’on se penche un jour sur les besoins réels de main d’œuvre des pays du Nord, car nous ne les connaissons pas » !!! N’importe quel esprit sainement constitué aurait pourtant commencé par là ! À aucun moment il n’a été question de l’existence de chômeurs en Europe, et donc encore moins de leur nombre, ni d’étudiants pauvres qu’il fallait peut-être aider en Europe.

Durant toute cette matinée, il était manifeste que les peuples européens n’intéressaient pas les ministres européens. C’était comme si l’Europe était une terre inhabitée ou qui allait très prochainement le devenir, et qu’il convenait de la peupler. Le seul moment où on put penser que dans leurs esprits des Européens existaient encore, c’est quand il fut fait mention de la nécessité de lutter contre les discriminations dont les migrants seraient victimes…

Cette matinée m’a montré, si c’était encore nécessaire, à quel point ces « élites » européennes se préoccupaient parfois bien davantage des intérêts de peuples étrangers que de ceux de leurs propres peuples. Ce sont bien elles qui sont responsables de la situation actuelle, et non pas les immigrés. Désormais, seuls les peuples européens pourront épargner le chaos à leurs pays, et sauver par la même occasion leurs vies et celles de leurs descendants, car il est clair que ce qui nous est préparé par des dirigeants qui ne s’en rendent même pas compte, c’est la prolifération des Balkans à travers l’Union Européenne. Nous sommes là bien loin du rêve des pères fondateurs !

Chaque citoyen doit œuvrer à l’émergence d’une véritable conscience collective qui nous aidera à arrêter la course folle vers les Balkans. Si un peuple européen y parvient, tous les autres suivront la même voie, car chaque peuple observe à présent ses voisins. Pour y parvenir, il est indispensable de fournir des arguments et des clés de décryptage à nos proches, nos amis, nos collègues, ainsi qu’à tous les politiques dont le cœur bat encore avec celui des Français, et qui peuvent ainsi devenir des porte-voix de la cause la plus importante qui soit : la cohésion nationale. La puissance jaillit entre les hommes lorsqu’ils agissent ensemble !

Écrit par : leclercq | 07 mai 2017

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J'inventerais un nouveau mot qui exprime un mélange entre conservateurs et progressistes : proconservatiste

Ce sont ceux qui ont un patriotisme européen, qui veulent une immigration extra européenne contrôlée, une politique libérale humaine à l'intérieur des frontières européennes mais conservatrice pour l'extérieur.
Qui souhaite donc une indépendance forte de l'Europe (économique, politique, militaire) face aux puissances existantes ou en passe de le devenir.

Écrit par : motus | 07 mai 2017

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Pour tout dire:

France d'en haut
urbanisme, métropoles
Emmanuel Macron

périphérie et ruralité
Marine Le Pen

Des deux, Emmanuel Macron BCE Bruxelles Mondialisation ses prédateurs à l'affût ou
Marine Le Pen... lequel de ces deux candidats tiendra-t-il, assurément, à coup sûr ses promesses?

Pour le bonheur de qui: France d'en haut des "ayant-dents" voire "crocs" des "jeunes loups" ambitieux extrêmes

ou France d'en bas?

Marine Le Pen appartenant évidemment à la classe des ayants-dents et... droits...

Écrit par : Myriam Belakovsky | 07 mai 2017

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"C’est donc un bon sujet. Pour certains l’immigration est une chance. Pour d’autres une plaie. Comme souvent il y a du vrai dans les deux affirmations."

C'était une bonne introduction pour un débat il y a 50 ans. Aujourd'hui, l'Europe, c'est 20 millions de chômeurs et 100 millions de jeunes Africains qui veulent y débarquer aujourd'hui maintenant. Il y a donc un certain décalage...

Écrit par : Géo | 07 mai 2017

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https://www.voltairenet.org/article196234.html

Écrit par : contribution | 07 mai 2017

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Réduire la discussion à vos deux phrases n'apporteront aucune solution, car l'émigration (ou l'immigration) est un phénomène qui ne peut se suffire à lui-même. Il est toujours consécutif à une situation qui conduit à choisir d'immigrer : curiosité, famine, désir de conquête, climat favorable, niveau de vie, etc. Les pays où l'immigration est la plus forte sont donc bien, parfois à leur corps défendant, "responsables" de l'immigration puisqu'ils renvoient l'image de terres où la vie paraît plus agréable, celles où il semble possible d'imaginer un avenir.

Personne ne semble contester les raisons des immigrants. La seule chose qui pose problème, c'est leur quantité qui est évidemment difficilement quantifiable. Et la réponse est le plus souvent "on ne peut pas accueillir toute la misère du monde". Si toutefois on ne peut pas l'accueillir toute, il convient alors forcément d'admettre qu’elle existe et de consacrer une partie de nos forces à l'éradiquer, et conséquemment, réduire, voire stopper l'immigration. Rêve fou ? Peut-être mais pas certain.

Je me demande, John, si vous n'ouvrez pas la boîte de Pandore, avec les meilleures intentions du monde. Au fond, la première question à se poser serait de se demander pourquoi il y de l'immigration. Mais quelle que soit la réponse, la problématique resterait entière...

A suivre au gré des réactions !

Écrit par : Michel Sommer | 07 mai 2017

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Pour ceux à qui cela intéresse:

selon un sondage Ifop pour La Croix et Le Pèlerin.

L’ancien ministre de l’Économie a obtenu 92% des suffrages exprimés par les pratiquants musulmans.

M. Macron a obtenu 67% des suffrages exprimés par les protestants contre 62% pour les catholiques.

Interrogé par Le Monde Juif .info sur le vote des Français de confession juive, Le Pèlerin a indiqué que « le nombre de personnes sondées n’était pas suffisant pour obtenir un chiffre représentatif pour les votants de cette religion ».

Cette enquête Ifop a été réalisée en ligne dimanche 7 mai, et à partir d’un cumul d’interviews du 4 au 7 mai, auprès de 4 330 personnes inscrites sur les listes électorales, extraites d’un échantillon de 4 572 personnes dont la représentativité a été assurée par la méthode des quotas. Marge d’erreur de 0,7 à 1,6 point.

http://www.lemondejuif.info/2017/05/presidentielle-2017-92-musulmans-ont-vote-macron/

En Suisse: 85% des Français ont voté Macron
En Israël: 96% des franco-Israéliens ont voté Macron

Écrit par : Patoucha | 09 mai 2017

"il convient alors forcément d'admettre qu’elle existe et de consacrer une partie de nos forces à l'éradiquer, et conséquemment, réduire, voire stopper l'immigration. Rêve fou ? Peut-être mais pas certain."

Il n'est pire sourd qui ne veut entendre...

La revue "Un seul monde", l'organe de la DDC (Direction pour le développement et la coopération suisse)de mars 2008 dans l'éditorial "Périscope" indiquait:
"Entre 1990 et 2005, les guerres ont coûté à l'Afrique l'équivalent de quelque 353 milliards de francs. Ce montant comprend les coûts directs des conflits (...)
Il correspond à peu près au volume de l'aide internationale attribuée au continent noir durant cette même période."

Écrit par : Géo | 07 mai 2017

Répondre à ce commentaire

La TdG a annoncé bien avant TF1 la victoire de Macron..... LOL Qu'elle surprise. MDRRRR

Écrit par : Patoucha | 07 mai 2017

Répondre à ce commentaire

J'oubliais!

Et la comédie de la surprise continue......

Écrit par : Patoucha | 07 mai 2017

Wep! Lire "Quelle" surprise.....

Écrit par : Patoucha | 08 mai 2017

Err Quelle ... Un peu tard ... :)

Écrit par : Patoucha | 08 juin 2017

"We don't know nothin' relative to what could be known."
Cette citation prise dans l'ouvrage de Kevin Kelly," Inevitable", suggère que nous traversons une époque d'accélération de plusieurs phénomènes et surtout celui de la connaissance qui devient accessible à tous et partout immédiatement.
C'est ainsi que dans des régions reculées comme en Afrique, on découvre le monde sur un smartphone alors qu'on a pas même de TV dans le village.
Certains réalisent soudain qu'ils vivent des vies de misère alors que la richesse est là, juste à côté, à tendre les mains.
La question des migrations est une conséquence et un effet secondaire des principes de l'économie de marché qui est devenue une véritable caricature du capitalisme et qui se traduit par une fuite en avant pour survivre, car sans croissance le système s'effondre.
Toute discussion qui viserait à contenir l'immigration ne m'apparait que comme un emplâtre sur une jambe de bois et les mesures que nous prenons ne règleront rien à terme.
Je pense même que les mouvements actuels qui semblent déjà presque ingérables, ne sont que de petits exercices de préparation à une véritable invasion qui risque bien de se terminer en bain de sang.
Je considère presque comme un exercice esthétique indécent de parler le l'enrichissement culturel d'une nation qui reste ouverte à l'immigration. Car la seule raison qui autorise cette ouverture à l'autre est le profit. Celui qui s'intéresse à l'autre dispose déjà de tous les moyens de le faire sans devoir s'expatrier.
Nous devons revoir toute notre manière de fonctionner au niveau global car le monde est devenu village et l'effet papillon de plus en plus évident.
C'est possible car la technologie nous permet déjà, si nous l'utilisions intelligemment, de nourrir près de trois fois les habitants de notre planète sans même recourir aux techniques traditionnelles d'engraissement et de pesticides qui épuisent la terre et n'offrent pas les nutriments requis pour vivre sainement.
Les usines de desalinisation de l'eau relativisent considérablement la crainte que nous avions de manquer de ce liquide indispensable à la vie.
Nous vivons une époque d'abondance que l'économie de marché et le capitalisme financier sont incapable de répartir équitablement provoquant guerres, famines, pollution, dérèglements climatiques, migrations et désespoir.
Il faut lire ceux qui entrevoient la suite, comme Jeremy Rifkin qui vient de sortir un film sur son ouvrage "la troisième révolution industrielle" et Peter Joseph qui, en plus de ses vidéos décapantes sur "une culture en déclin", vient de publier "The new human rights movement".
Alors, les questions de migrations, pour lesquels nous, les occidentaux, portons une énorme responsabilité, ne deviendront qu'un vieux souvenir, une plaie de l'Histoire, que nos descendants relateront à leurs enfants incrédules.
https://www.fastcompany.com/40410329/will-the-third-industrial-revolution-create-an-economic-boom-that-saves-the-planet
http://www.nyjournalofbooks.com/book-review/new-human-rights
http://cultureindecline.com

Écrit par : Pierre Jenni | 07 mai 2017

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Michel,

Ces deux phrases n'apportent pas de solution en effet, ce sont plutôt des pistes pour redéfinir sur quoi on fixe les décisions politiques. En ce sens elles contiennent des valeurs: stabilité des sociétés, durabilité, développement des pays d'où part une forte émigration.

Les pays à forte immigration sont attractifs parce que la vie y semble plus facile. Oui. Mais la Suisse par exemple n'a pas toujours offert ce visage d'aisance. Au XIXe siècle on quittait la Suisse pour échapper entre autres aux disettes chroniques. Aux États-Unis la vie a été longtemps dure, elle l'est encore pour une grande partie des américains. L'aspect attractif ne profite pas à tout le monde parmi les résidents. Ceux qui viennent en ne voyant que cette attractivité imaginent-ils que sans formation, sans la langue, ils n'ont comme perspective – s'ils sont admis – que la part la plus dure de ce miroir brillant?

En Afrique même des associations oeuvrent à montrer l'envers du miroir et à décourager le départ vers l'Europe. Avec assez peu de succès. Les candidats au départ pensent que sur le nombre certains passeront les mailles du filet, et que cela pourrait être eux. Même les images des milliers de morts en mer ne les rebutent pas.

Il n'y a pas de solution toute faite. Géo rappelle opportunément que les conflits en Afrique gaspillent largement les moyens qu'ils reçoivent entre autre de nous. Ils pourraient construire des infrastructure pour que des entreprises se développent. Il y en a, beaucoup d'Africains misent sur leur pays, mais le mouvement n'est pas assez fort ni soutenu.

Ce que nous avons d'attractif vient en bonne partie de l'énergie mise par nos prédécesseurs pour développer nos pays. Cela vaudra aussi pour l'Afrique.


Sur la question de la boîte de Pandore: c'est un risque mais il est déjà bien entamé sans que j'aie besoin d'écrire quoi que ce soit. La France semble danser en continu sur cette boîte de Pandore. Vous avez compris mon intention. Je prends ce risque parce que tant que l'on ne repensera pas librement notre monde, sans se laisser enliser dans entre autres les jugements moraux ou des idées dont la bienveillance apparente recèle inconsciemment des guerres potentielles, rien ne changera. Mieux vaut parler, jusqu'au moment où il sera possible de parler sans l'intimidation, ni la violence jamais très éloignée.

Écrit par : hommelibre | 07 mai 2017

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12 millions de Français n'ont pas voté. 4 millions de votes blancs! 20 millions d'électeurs ont voté pour lui dont ceux qui ont voté contre MLP oú par défaut. Une victoire large et inconfortable. Un président élu sans enthousiasme...(nous apprend-on) Un résultat déroutant et inquiétant dixit Jean-Christophe Caranbeadelis (félicité par tweet) Sur le plateau VLD traite la France de MLP dé rance et étriquée soit 11 millions de Français ....elle qui a démantelé l'Instruction publique..... Le seul vrai mouvement ( 4millions de votes blancs) qui a émergé de cette élection c'est la France insoumise. Dixit R Garrido. Bef tout le monde attend les Législatives car il semblerait que c'est là que tout va se jouer. Un grand combat attend la France dans ces Législatives dixit MLP dans son discours.
Les sondés de Macron, ont surtout voté parce qu'il représente le RENOUVEAU..... Et ,personnellement, je crois bien qu'ils vont tomber de haut! Wait and see.....

J'aime la neutralité et la classe du journaliste G Bouleau dans sa manière de traiter ce résultat et de gérer le plateau, contraire à la joie affichée par sa collègue!

Écrit par : Patoucha | 07 mai 2017

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Pour la deuxième fois, les Français ont rejeté la présidence à une femme... et après ils viennent nous faire la morale avec des histoires d'inégalité et patati et patata...

Y'a pas à dire, cette fois avec "le fils à sa maman", cette France machiste a touché le fond de la fosse de Marianne !

Écrit par : petard | 07 mai 2017

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"Sur le plateau VLD traite la France de MLP dé rance et étriquée soit 11 millions de Français ..."
Quelqu'un sait-il qui est ce VLD ?

"Géo rappelle opportunément que les conflits en Afrique gaspillent largement les moyens qu'ils reçoivent entre autre de nous. Ils pourraient construire des infrastructure pour que des entreprises se développent."

1. Ce n'est pas moi, c'est la DDC (Direction du Développement et de la Coopération, soit l'organisme étatique suisse de coopération, dépendant des Affaires étrangères) qui le rappelle opportunément. Ce n'est pas la même chose, surtout face à des interlocuteurs comme Michel Sommer, chantre du conformisme xénophile suisse.
2. "Ils pourraient construire" --> NOUS construisons des routes, des écoles, des centres de santé, NOUS creusons des forages, construisons des systèmes d'approvisionnement en eau pour les petites villes. Le rôle des Africains est de placer des pseudos chefs de projet , qui laissent tout le travail pour leurs homologues européens et qui se contentent de toucher leurs salaires, et surtout, surtout, leur fameux "per diem".(Il faut payer très cher pour que les Africains acceptent de suivre une formation...).

Écrit par : Géo | 08 mai 2017

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que les français voient cette vidéo, puisque c'est ce qui va se passer chez eux, grâce à leur nouveau et beau président :

http:/lesobservateurs.ch/2017/05/07/rome-une-journaliste-agressee-violemment-par-des-refugies-en-plein-direct/

Pendant tout se raffut électoral en France les journaleux européens ont largement oublié d'informer sur cette invasion sournoise qui se poursuit allègrement.

Écrit par : Corélande | 08 mai 2017

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@ petard


Surnommer Emmanuel Macron le "fils à sa maman" est-ce utile?
qu'avez-vous à reprocher à Macron jusqu'à présent?

Votre respect concernant les femmes, en général, plus âgées, en particulier?

Est-il arrivé que l'on vous avoue qu'en prenant connaissance de votre pseudonyme après lecture de vos lignes il arrive, allez savoir pourquoi... que le pied démange!?


Que signifient les apparences?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 09 juin 2017

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