06 avril 2017

Gaz chimique : de Libé à Trump, le déchaînement

Après Aylan sur une plage turque, voici Khan Cheikhoun. Le quotidien Libération fait aujourd’hui sa une très esthétique sur ces enfants morts. Sur fond noir, sans déco, sans contexte. Avec un titre: Les enfants d’Assad.

 


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La chaine LCI est plus prudente en ce 6 avril et parle d’une attaque chimique « présumée ». Dès le début les informations ont été contradictoires. L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH) a été en première ligne en annonçant 58 morts et 170 blessés.

Relayant l’opposition syrienne, cette ONG presque fantôme, dirigée par un individu basé à Londres et dont les informations ont jusqu’à ce jour été soit invérifiables soit ouvertement anti-Assad, a parlé d’une attaque aérienne.

François Hollande a rapidement pris le relais. On sait ce que valent ses paroles: rien. Gesticulations habituelles et volonté d’en finir avec Assad. Puis la communauté internationale, selon la presse, a accusé ouvertement le régime de Damas. La communauté internationale en question se résume à la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et les États-Unis.

Même le pape François s’y est mis et a lui aussi relayé la notion d’attaque délibérée. L’opposition syrienne, dont on ne sait plus qui elle est sinon qu’il s’agit très largement d’islamistes égorgeurs, a pointé le régime en mentionnant l’utilisation d’obus contenant du gaz toxique.

Avant même toute enquête les habituels pourfendeurs de Damas ont accusé ouvertement le régime. C’est sur ce déchaînement que Libé publie sa couverture esthétisante. La guerre en est presque jolie. Le quotidien fait le buzz. Il y a quelque chose de pourri au royaume de Libé.

 


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Or nous savons aujourd’hui que toutes les informations concernant la Syrie sont hautement suspectes et orientées. Sur le cas dramatique de la petite ville de Khan Cheikhoun aucune enquête n’a encore eu lieu. Si des témoignages variés semblent accréditer la présence de gaz chimiques, rien ne permet à ce moment d’en désigner l’origine.

La Russie affirme qu’il s’agit de l’explosion d’un entrepôt des rebelles qui fabriquent eux-mêmes des substances chimiques hautement toxiques. Comme le souligne Kad dans son blog c’est plausible.

L’attaque au gaz d’août 2013, déjà attribuée au régime de Damas, avait conduit la communauté internationale à envisager une intervention militaire directe contre la Syrie. On n’a toutefois jamais eu de confirmation d’une responsabilité du régime après l’enquête des Nations Unies.

Au contraire des affirmations occidentales de l’époque, le prestigieux MIT (Massachussetts Institut of Technologie), affirmait même que l’attaque avait été perpétrée depuis une zone rebelle.

Depuis lors les armes chimiques détenues par Damas ont été détruites sous contrôle international. Le régime aurait-il pu discrètement reconstituer des stocks? Je l’ignore. Par contre en novembre 2016 une autre attaque au gaz chimique a été perpétrée par, semble-t-il, Daesh. On n’a pas vu de déchaînement médiatique à ce sujet. Il n’y a pas eu non plus d’enquête des Nations-Unies, à ma connaissance. Deux poids, deux mesures.

 

 

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Aujourd’hui le mal est fait, alors qu’il n’y a pas de preuve de responsabilité. Donald Trump monte en première ligne et menace on ne peut plus clairement le régime syrien d’une intervention armée. On se demande s’il osera ce qu’Obama avait renoncé à faire. Je le crains.

Mais pourquoi cette prise de position et cette menace, sans enquête, sans preuve? Trump tente-il de ressouder l’Amérique autour de lui par une nouvelle guerre? Veut-il se rallier les républicains frondeurs, alors qu’il est empêché de mener sa politique par une guerre interne sans précédent menée par le camp démocrate et une partie de son propre camp? Il y a de quoi être troublé.

Ne renonçons pas à nous demander à qui sert cette campagne. La guerre de Syrie est une guerre du gaz. Assad refuse depuis des années le passage d’un gazoduc qatari sur son territoire. Ce gazoduc est destiné à faire concurrence au gaz russe qui alimente largement l’Europe.

Le recul de Daesh, la fin possible de la guerre et l’écrasement de l’opposition djihadiste (partiellement soutenue par des pays occidentaux), laisse maintenant très peu de temps pour renverser Assad et mettre en place un régime favorable au gaz des pétromonarchies.

Or si Trump met ses menaces à exécution, un désordre bien plus grave qu’en Libye pourrait survenir et engendrer d’autres monstres de type Daesh.

La responsabilité de la presse occidentale est aujourd’hui immense. Elle peut pousser à la guerre ou freiner les ardeurs effarantes du Donald. Et je ne suis pas sûr que cette presse privilégie la paix.

En attendant, nos coeurs saignent pour la Syrie.

 

 

 

 

15:30 | Lien permanent | Commentaires (72) | Tags : syrie, gaz chimique, trump, hollande, onu, damas, assad, guerre, gazoduc, djihadistes, russie | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Merci pour ce billet. Pourvu qu'il porte loin !

Écrit par : Géo | 06 avril 2017

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Trump est empêtré dans les affaires russes. Il a certainement trouvé là un moyen de dire que le dieu Trump n'a aucun lien avec la Russie.
Et la semaine prochaines, il va peut-être annoncer avec grand fracas une entente avec Moscou qui va gronder Assad pour sa petite bêtise.

Trump a du respect pour Poutine, mais apparemment pas pour le président chinois. A mon avis la Corée du Nord a plus de souci à se faire qu'Assad.

Écrit par : motus | 06 avril 2017

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@motus La Corée du Nord n`a pas de souci a se faire par rapport aux USA et cela pour une raison simple: tant qu`il y a une Corée du Nord caricaturalement agressive, l`armée US n`a pas a justifier sa présence massive en Corée du Sud. De plus, le statu quo arrange aussi la Chine qui ne souhaite pas voir une Corée réunifiée devenir une superpuissance économique lui faisant de l`ombre dans la région.

Écrit par : jean jarogh | 06 avril 2017

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L’armée syrienne n’a jamais commis l’attaque chimique d’Aout 2013 dans la goutha de l’est de Damas . De très nombreux arguments le prouvent et pourtant nos médias la lui attribue froidement sans commentaire .
D’ici peu de temps , on apprendra que les djihadistes égorgeurs pour le compte des puissances impérialistes ont tout fait pour que l’armée syrienne bombarde cet entrepôt d’armes chimiques leur appartenant .
Les médias occidentaux veulent mettre en avant ce piège pour contraindre les USA à ne pas modifier d’un iota leur attitude belliciste à l’égard de la Syrie .
Les médias occidentaux oublient de rappeler que le raid aérien de l’aviation française sur Manbij en représailles de l’attentat de Nice avait fait 120 victimes civiles et probablement aucun tué chez Daech .
En savoir plus sur http://reseauinternational.net/message-secret-disrael-a-assad/#w63WOOJewezurRlB.99

Écrit par : Charles 05 | 06 avril 2017

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Vous avez dit PLAGIAT?

Vanda 06 avril 2017
L’armée syrienne n’a jamais commis l’attaque chimique d’Aout 2013 dans la goutha de l’est de Damas . De très nombreux arguments le prouvent et pourtant nos médias la lui attribue froidement sans commentaire .
D’ici peu de temps , on apprendra que les djihadistes égorgeurs pour le compte des puissances impérialistes ont tout fait pour que l’armée syrienne bombarde cet entrepôt d’armes chimiques leur appartenant .
Les médias occidentaux veulent mettre en avant ce piège pour contraindre les USA à ne pas modifier d’un iota leur attitude belliciste à l’égard de la Syrie .
Les médias occidentaux oublient de rappeler que le raid aérien de l’aviation française sur Manbij en représailles de l’attentat de Nice avait fait 120 victimes civiles et probablement aucun tué chez Daech .

En savoir plus sur http://reseauinternational.net/message-secret-disrael-a-assad/#iA4gwxcWyraPhlcb.99

Écrit par : Patoucha | 08 avril 2017

@ jean jarogh
La Corée du Sud n'a pas intérêt à la réunification, cela plongerait le pays dans l'abime économique, en tout cas c'est que pense beaucoup de personnes là-bas même si dans le coin de leur tête ils rêvent d'un pays unifié. Tout le monde s'arrange donc de cette situation.

La nouveauté est que bientôt les USA seront apporté de la CdN. Et la 2eme nouveauté est Trump, qui ne respire pas la stabilité. Ces 2 éléments donnent une instabilité à cette région

Des frappes ciblées, et non une invasion, ne me semble donc pas impossible.
Mais je laisserai aux spécialistes de cette région le mot de la fin.

Écrit par : motus | 06 avril 2017

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@ Hommelibre

merci pour tous ces excellents billets, j'ai pas le temps d'écrire en ce moment mais je lis tous les billets et les commentaires.

Cordialement

Écrit par : leclercq | 07 avril 2017

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Je rejoins pleinement @leclerq sur ses compliments à @hommelibre, entre autre sur son article chapeau sur le gaz chimique en Syrie.

Le passage du gazo-oléo-duc qatari refusé par Assad en 2009 était certes un des déclencheurs, parmi tant d autres, de la Guerre contre la Syrie. Guerre autant militaire que médiatique masquées ainsi par les USA/Otan/UE/France comme une guerre "installatrice de Démocratie" en Syrie (boff....). La Russie ne voulait pas ce passage et l Etat Exxon Mobile ( =Etat du Qatar et vice versa) ne voulait pas que Gazprom russe passe par la Syrie non plus et voilà les résultats.

Dans la même veine, n oublions pas que les deux guerres précédentes contre l Irak et la Libye avaient le même parfum: Autant la Libye que l Irak possède chacune 15% des réserves pétrolières mondiales pour les 70 ans à venir. Autrement dit, les deux possèdent un tiers de ses réserves mondiales et "ça vaut la chandelle et la peine" de les avoir certainement surtout qu il s agit d un or noir de très bonne qualité mais de cette vérité, mot personne n en pipe! En plus, massacrer et génocider ses deux pays avec un demi million de libyens assassinés et pays rendu en cendre ne déplaisent pas à l "Occident" pour des raisons géo-stratégiques. Quant à l Irak, même scénario génocidaire avec 1.5 millions d irakiens massacrés dont un demi million d enfants de bas âge. Ces chiffres d assassinés irakiens sont tellement hallucinants que même un journaliste américain stupéfait par le chiffre d un demi million d enfants assassinés a eu le "justificatif" suivant par la bouche de Madeleine Albright(M.A.) qui a répondu ainsi:""Liberty Has No Price""!!. Et quelle saloperie de la part des USA, l Otan et de M.A.

Bien à Vous.

Écrit par : Charles 05 | 08 avril 2017

Merci à vous Leclercq.
Pas de souci.

Écrit par : hommelibre | 07 avril 2017

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OUi, un grand merci pour ce billet lucide et clair. Certains semblent oublier que dans les conflits modernes (et anciens, dans une autre mesure!) la propagande, les manipulations d'informations font partie intégrante du conflit. Ceci d'autant plus avec les moyens modernes de lancement et de propagation de toute sorte d'informations, vérités, contre-vérités et j'en passe.
Là, les média jouent malheureusement le jeu de la propagande au lieu de faire leur travail d'enquête, de vérification, d'analyse AVANT leur publication urbi et orbi. Décidément on n'a rien appris du passé mais cela n'est pas nouveau. Encore merci!

Écrit par : uranus2011 | 07 avril 2017

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Personnellement, je pense que les stocks d'armes chimiques syriens ont, au moins en grande partie, été détruits. Je pense aussi que Bachar n'a aucun intérêt à des civils avec du gaz sarin, ce qui ne manque pas d'attirer l’opprobre général de l'opinion publique mondiale contre lui. Comme vous le soulignez, les terroristes ont en revanche bien plus intérêt à donner une justification aux Américains pour une offensive contre la Syrie. Donc, je ne peux pas m'empêcher de trouver hautement improbable la version des médias citant la "communauté internationale".

Concernant les stocks détenus par les terroristes, la presse affirme qu'ils n'existent pas. Si on pense qu'ils existent bien, il faut chercher d'où ils viennent. Et pour cela, il faut se souvenir d'où viennent les terroristes eux-mêmes. Beaucoup d'entre eux sont d'anciens militaires irakiens qui ont rejoint Al Qaida pendant l'invasion américaine. Et si les Américains n'ont trouvé aucune arme chimique dans le pays alors qu'il est évident qu'il devait rester de petits stocks datant des années 90, c'est sans doute que ces militaires s'en sont emparé et leur ont fait passer la frontière. Je ne sais pas combien de temps ces substances peuvent rester actives, mais il me semble tout à fait plausible que les armes chimiques de l'Irak soient désormais aux mains des terroristes syriens.

Écrit par : Kad | 07 avril 2017

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He oui vous avez raison Kad ! Ce sont les explications les plus cohérentes qui tombent sous le sens.
Chaque fois que la stabilisation du pays fait des pas conséquents. Un truc du genre arrive pour mieux raviver l'hostilité des pays occidentaux à cette Pax Russia qu'ils abhorrent.

Trump venait à peine d'officialiser sa posture de ne plus faire du départ de Bachar un objectif et le voilà retourné le jour d'après.

On peut imaginer (espérer ?) que la réaction de Trump est une manoeuvre pout ménager la chèvre et le chou dans ses terres et que cette frappe reste symbolique. En effet toutes les précautions ont été prises afin que ce bombardement fassent le moins de pertes possible.

Écrit par : aoki | 07 avril 2017

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Je partage votre analyse Aoki, celle de Kad aussi.

Écrit par : hommelibre | 07 avril 2017

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En règle générale, des gaz chimiques sont lancés par des obus et non pas par des avions. Le Gaz suspecté d être l assassin à Khan Cheikhoun est libellé et fabriqué par une seule et unique puissance européenne (et pour plus de clarté, ce pays européen n est nullement pro-Assad...).

Comprendra qui pourra et/oui qui voudra...

Écrit par : Charles 05 | 07 avril 2017

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On sent toutes fois une petite tendance de prudence dans la presse écrite. Notamment cet encadré dans le 20 minutes :

"Experts dubitatifs

Si pour les Occidentaux la responsabilité du président syrien dans «l'attaque chimique» ne fait aucun doute, les experts sont dubitatifs. Ils ne comprennent pas les raisons qui l'auraient poussé à commettre un tel impair au moment où tout lui souriait.

Une autre hypothèse pourrait être une opération menée par l'appareil militaire syrien sans l'aval de Bachar al-Assad.

Autres suspects, les Iraniens qui «voient d'un mauvais oeil les Russes prendre toute la place en Syrie», ajoute l'expert. «Il ne faut pas exclure l'Iran, car ce pays ne veut pas voir de rapprochement entre les Etats-Unis et la Syrie», estime lui aussi un chercheur libanais qui souhaite garder l'anonymat car il travaille en Syrie.

Pour Waddah Abded Rabbo, directeur du quotidien al-Watan proche du pouvoir à Damas, «le régime n'avait aucun intérêt à provoquer une attaque chimique surtout après que M. Assad a obtenu ce qu'il attendait depuis six ans: la reconnaissance et la légitimité par les États-Unis. Pour lui, ce sont «vraisemblablement les Turcs qui ont mené cette opération, car le rapprochement entre le gouvernement syrien et Washington leur est inacceptable»."

Écrit par : aoki | 08 avril 2017

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@aoki,
Très intéressante votre analyse.
Néanmoins, j ajouterais la version-hypothèse de la Russie qui parle plutôt pour un bombardement des avions syriens à un "hangar" de munitions incluant aussi des gaz neuro-toxiques et appartenant aux Djihadistes et aux Rebelles (Rebelles? au fait contre qui et quoi sauf être contre la Syrie entière!)

Écrit par : Charles 05 | 08 avril 2017

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Avant, nous avions le lamentable Tony Blair en Irak et aujourd hui nous avons un autre lamentable qui est Hollande en Syrie. Avec les 59 Awacs (AWACS pour Airborne Warning and Control System) américains lancés par les américains depuis la mer méditerranée (vraiment?) ou les Awacs lancés sur place fournies par les USSA aux coupeurs de tête en Syrie, la question se pose?

Quand on sait que le prix d un Awacs est équivalent à 800 000 euros, cela fait combien en tout pour les 59? Pourvu que Trump ne demanderait pas le remboursement du coût à ceux qui ont chaleureusement salué son action en Syrie et qui prônent la continuité internationale de ces attaques( terme à Hollande qui aime Al Nosra re-baptisée Front Fateh al Cham et qui fait du bon boulot en Syrie, dixit). ça serait à la France de mettre la main à la poche, aussi la GB, l Allemagne et la Turquie. En allant de l adage de l autre andouille de Bush Junior disait:Who pay say, on pourrait attendre...

Et si le gaz saran était fourni aux Coupeurs de tête et rebelles par la France ou la Turquie ou les USA et qui se trouvait dans le hangar avec d autres munitions dites "traditionnelles" des terroristes, hangar bombardé légitiment par les avions syriens? Ceci expliquerait la précipitation de Donald afin qu une nouvelle affaire noie l ancienne (formule à Pasqua) surtout que les morts civils à Mossoul ont l air de croître d une manière hallucinante desquels il ne faudrait rien dire SVP...

Bien à Vous.

Écrit par : Charles 05 | 08 avril 2017

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En lisant les différents commentaires et hypothèses ci-dessus, on comprend que la situation en Syrie est toujours d'une complexité et d'une opacité qui défient l'entendement de la simple béotienne que je suis.
Je suis incapable de prendre position, car il me semble que peu de personnes sont au courant des alliances réelles, des coups de bluff et autres retournements de loyautés.

Au milieu de tout ça, est-ce que l'un de vous a une explication pour le fait que l'armée russe n'ait pas utilisé ses dispositifs anti-missile, alors qu'elle en déjà placé en Syrie, en tout cas depuis octobre 2016 et si je lis bien, à deux endroits ?

https://francais.rt.com/international/27194-moscou-installe-missiles-sol-air

Est-ce que ces emplacements étaient peu opérationnels par rapport au navire de guerre américain ? Les Tomahawks sont-il trop rapides ou furtifs ?

L'armée américaine a averti l'armée russe, qui aurait averti l'armée syrienne.
Ainsi, plusieurs avions auraient pu être sauvés, selon ce blog :

http://jrbelliard.blog.tdg.ch/archive/2017/04/07/le-bombardement-americain-d-une-base-syrienne-provoque-un-no-283220.html

Il y a donc eu un laps temps pour s'organiser entre l'avertissement et les frappes. Ce que j'ignore, c'est combien de temps il faut, pour actionner des missiles sol-air, donc pour les rendre opérationnels.

Écrit par : Calendula | 08 avril 2017

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Calendula, je n'ai pas de réponse à vos questions.
Je pensais écrire une suite à ce billet mais les choses sont dites ici, je ne vois pas ce qu'il y a à ajouter. À part de demander que tous les médias gardent la même prudence de langage que celui cité par Aoki (j'ai aussi lu cette prudence dans le Figaro).

Et à part dire qu'en l'état on ne sait rien tant qu'une enquête rigoureuse n'aura pas été menée.
Par contre je prends position quand Merkel et Hollande affirment: " Son recours continu aux armes chimiques et aux crimes de masse ne peut en effet rester impuni".

Aucune enquête n'a permis de l'affirmer, ni en 2013 et encore moins de façon continue. Si ce n'est pas du mensonge délibéré, je ne sais pas ce que c'est.


Sur l'armée russe, je ne sais pas. Temps de réaction trop court? Ou accord secret de laisser passer cette salve pour ne pas envenimer ni paraître le mauvais aux yeux de l'opinion?

Écrit par : hommelibre | 08 avril 2017

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Une analyse intéressante sur la réaction de Trump, qui rejoint en partie d'autres avec quelques compléments:

http://conscientia.fr/2017/04/07/frappe-us-en-syrie-la-nuit-des-dupes-masquait-un-joli-de-coup-de-billard/

Écrit par : hommelibre | 08 avril 2017

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@hommelibre,

L'article donnée en lien est très intéressant et met la situation en perspective. On voit bien la difficulté de l'interprétation des indices.

La grande discussion dans certains médias américains tourne autour de la légalité de l'initiative présidentielle.
Avait-il le droit d'agir ainsi, sans s'en référer au Congrès ?
Si j'ai bien compris, le président en a le droit, s'il s'agit de défendre les intérêts vitaux de la nation. Les gloses tournent autour de la réalité de l'intérêt vital pour les USA dans le cas de la Syrie.
Et il y la question : On va où comme ça ? Est-ce une action ponctuelle ou y a-t-il d'autres actions militaires en préparation ?

J'essaye de suivre un peu, mais c'est chronophage.
En particulier CNN et New York Times sont pour le moment très critiques face à la façon, dont la décision des frappes a été prise.

Écrit par : Calendula | 08 avril 2017

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Très critiques, et ils ont raison Calendula, enfin à mon avis. Je ne peux soutenir Trump sur cette initiative (ou attaque). On va où comme ça? Bonne question.

Écrit par : hommelibre | 08 avril 2017

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Un article aussi articulé que de coutume, mais j'ai à redire sur la notion que des rebelles eu pu fabriquer du Satin en quantity suffisante pour produire l'effet constaté. La fabrication et l'acheminement des composantes (qui doivent demeurer séparées judqu'à déploiement) sont trop complexes et coûteux pour que ce soit credible.

Écrit par : Quentin Montagne | 08 avril 2017

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"des rebelles eu pu fabriquer du Satin". Du sarin. Cette objection est juste, mais les rebelles avaient peut-être ces obus dans un entrepôt pris à l'armée syrienne...

Écrit par : Géo | 08 avril 2017

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Quentin, l'objection est juste en effet. L'hypothèse de Géo tient la route. Ou alors pourraient-ils avoir été "aidés" depuis le sud-liban, où il existe des zones de replis?

Cela part de l'idée que rien n'est prouvé et que Assad n'est pas idiot et n'a pas intérêt actuellement à monter le reste du monde contre lui. Ou qu'il n'a plus la possibilité de produire ce gaz. Ce n'est qu'une hypothèse également. Donc franchement il est difficile de savoir.

Par ailleurs je vous remercie pour votre appréciation!

Écrit par : hommelibre | 08 avril 2017

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@ Patoucha,

Mettre en cause un lien et sa source fait partie du débat, et vous le faites. C'est important que chacun puisse mettre une source ou en contester une.

Je ne cherche pas à remonter toutes les infos possibles à partir d'un lien, ce serait souvent trop difficile. J'apprécie que les intervenants puissent aussi le faire. Personnellement je ne partage pas l'avis des anti-Israël, vous le savez. Mais je n'empêche pas pour autant de critiquer ou mettre en cause Israël. Ma propre idée se fait sur mes convictions déjà acquises et sur la fiabilité des informations quand je peux la vérifier.

On peut mettre ici des liens vers le site de Mélenchon, du NPA de Poutou, de Soral, tant qu'il n'y a pas de diffamation ou d'attaque et injures personnelles. Chacun doit se faire sa propre idéea. J'ai des convergences avec certains intervenants sur certains sujets, pas sur d'autres. C'est aussi le débat.

Je suis d'accord avec vous sur le fait qu'Allain Jules laisse passer chez lui des propos extrêmement agressifs et politiquement dangereux. Les appels à la haine ne sont pas rares. Je me suis inscrit sur son site FB Pro Russie, il y a quelques mois. Je désirais trouver d'éventuelles informations intéressantes sur la Russie. Au bout d'une semaine il y a eu une vidéo sur une cérémonie soufie, et cela a donné lieu à un déchaînement de violence verbale et mentale rare. J'ai donné mon avis sur cette violence et j'ai annulé mon adhésion. J'ai cependant gardé cette page en copie, et j'ai vu qu'elle a ensuite été rapidement retirée après que j'aie dénoncé la grande violence des propos.

Les passages que vous citez plus haut sont d'une très grande violence mais n'ont pas été écrits sur mon blog. De toutes façon je pense que de tels propos ne font pas de bonne publicité à ceux qui les profèrent. L'excès nuit au crédit.

Tant que de tels propos ne sont pas écrits ici les opinions et sources trouvent leur place. Je ne peux censurer un lien parce que dans ce lien, sur un autre site, parfois après avoir navigué entre plusieurs sites, on trouve des écrits malveillants ou des appels à la haine. Les liens en cascade sur internet sont si nombreux qu'un tel travail conduirait à ne plus publier sur le net.

Écrit par : hommelibre | 08 avril 2017

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@Homme Libre,
Je prends bonne note de votre avis en tant qu éditeur de cet excellent blog.
Quand je serais censuré une seule fois ce qui est ma devise, je ne vous dérangerais plus.
Quant à Patoucha, mon opinion est prise depuis très longtemps, c est un fanatique et un *** qui se prend pour une villa.

Écrit par : Charles 05 | 08 avril 2017

"mais j'ai à redire sur la notion que des rebelles eu pu fabriquer du Satin en quantity suffisante pour produire l'effet constaté."
Ben voyons! D'abord l'effet constaté n'est pas très important si on le compare avec ce qui se passe quand des militaires l’emploient: des morts par milliers.
Ensuite quand un groupe comme Aum Shinrikyo arrive à l'employer, c'est ridicule de simplement penser qu'al quaida n'a pas les moyens de s'en procurer et de l'utiliser, quand ces terroristes sont soutenus par la Turquie, le Qatar, l'Arabie et les USA.
https://en.wikipedia.org/wiki/Aum_Shinrikyo

Écrit par : Charles | 08 avril 2017

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Puisque personne ne semble avoir vu cette photo et sa légende, je remets le lien:
http://phibetaiota.net/2017/04/special-donald-trump-in-enemy-hands-syria-causus-belli-is-utter-crap/#more-124770
Le sarin pénètre très facilement à travers la peau. Alors les masques, c'est pour la galerie.

Écrit par : Charles | 08 avril 2017

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@hommelibre et Patoucha,

Est-il utile de laisser ces propos d'une anti-sémitisme tellement violent dans ce lieu ? De plus, en majuscules ?
Il me semble que ça peut être presque contre-productif d'afficher ça.

Oui, on peut constater que ça existe, que c'est insupportable, mais n'est-ce pas donner une sorte de plateforme à une propagande haineuse ?
Est-ce que ça ne pourrait pas être mal utilisé ?

Oui, je suis une poule mouillée, une vierge effarouchée, tout ce qu'on veut, mais là on atteint un niveau de haine quand-même redoutable.

Écrit par : Calendula | 08 avril 2017

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"Est-il utile de laisser ces propos d'une anti-sémitisme tellement violent dans ce lieu ? De plus, en majuscules ?"

Ben.. c'est un copier/coller dans le lien du commentaire plagié du 06 avril 2017, et ce n'était qu'un extrait!
J'ai signalé ce lien ainsi que la provenance de la "source" Press TV, créée par l'État iranien!

"mais là on atteint un niveau de haine quand-même redoutable."

C'est ce que j'ai mis en exergue dans le lien du complotiste Réseau international fréquenté par les mêmes personnes que chez allain jules que j'ai dénoncées chez J-NC. Vous comprendrez mieux le sens de mon commentaire Calendula et me direz ce que vous en pensez car ce que vous lirez ici c'est une haine sans nom!

http://jncuenod.blog.tdg.ch/archive/2016/09/09/non-francois-hollande-la-democratie-ne-triomphera-pas-toujou-278710.html

Écrit par : Patoucha | 09 avril 2017

Calendula,

J'ai suivi votre conseil, j'aurais dû l'enlever plus vite en effet, car même en tant que citation ce n'est pas approprié, ni utile au débat.
Je présente mes excuses à ceux et celles qui en ont été choqués.

Écrit par : hommelibre | 08 avril 2017

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Charles05,

C'est rare et j'espère que cela n'arrive pas. Nous n'avons pas le même point de vue sur tout, mais ce n'est pas un obstacle au débat.
PS: ne le prenez pas mal, j'ai mis trois étoiles sur un de vos mots, pas pour censurer vraiment mais pour ne pas envenimer. J'espère que vous me comprendrez et reviendrez.

Écrit par : hommelibre | 08 avril 2017

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@ Charles,

J'avais vu le lien, pas la photo.
Pour moi il faudrait encore plus d'infos plus détaillées. Je ne veux pas tomber dans le travers inverse de Hollande et me faire des certitudes trop rapides.

Écrit par : hommelibre | 08 avril 2017

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J'ai regardé trois JT ce soir, pour suivre les infos sur la Syrie.
RTS: rien.
France 2: rien.
Seul TF1 en a fait une séquence en deuxième position après la Suède.

Je suis... surpris pour le moins que quelques jours après ce que la presse et quelques chefs de gouvernements ont nommé un acte de la plus grande barbarie et le dépassement des lignes rouges, et après une réunion disputée et médiatisée du Conseil de Sécurité, et moins de deux jours après l'envoie de missiles par l'armée américaine, cela passe quasiment déjà aux oubliettes. Ce silence de deux rédactions sur trois est forcément un choix. Un choix que je trouve très rapide pour un tel événement. Pour quelles raisons?

TF1 a pour sa part montré une frégate russe qui va vers la Syrie dans les même eaux que les navires américains, avec ses batteries de missiles anti-missiles. Puis l'aéroport de la base bombardée, déjà à nouveau opérationnelle. Enfin un dignitaire iranien reprochant aux américains d'affaiblir Assad, ce qui ne peut que réjouir Daesh. Rien sur le gaz,. De plus les images provenaient des russes et des syriens. Plus de Assad bashing. Changement de cap?

Écrit par : hommelibre | 09 avril 2017

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Magistral Asselineau !

https://www.youtube.com/watch?v=4GlM_hszZYE

Français, c'est le moment de vous réveiller... sur la douzaine, là vous en avez au moins un qui tient la route !

Écrit par : petard | 09 avril 2017

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Patoucha,

J'ai compris la raison qui vous a fait poster ce texte. Cela n'empêche, j'aurais dû ne le laisser que très peu de temps à titre d'édification de ce que l'on trouve sur le net.

Je vous donne mon avis sur le lien vers Réseau International. Quand un texte présenté comme une nouvelle, qui plus est engageant un État, et quand ce texte donc contient dès le début la phrase: "Par l’intermédiaire d’une tierce partie dont le nom n’est pas révélé".

je zappe. Une info de ce type est exactement ce que je rejette sans autre forme de procès. C'est de la rumeur, pas de l'info. L'anonymat enlève tout crédit à l'info et je ne la commente même pas. Quand plus loin je lis qu'Israël est même prêt à rendre le Golan, je zappe encore plus vite tellement c'est insensé. Des preuves, ou alors que ces gens se taisent. Donc prétexter l'anonymat d'une source et ne pas signer sont deux signes qui décrédibilisent par principe l'info.

C'est pourquoi je ne commente pas ce genre de lien. Cela fait partie de la confusion générale du monde, cela y participe, l'amplifie. Et je n'y crois pas. Par ailleurs je n'ai trouvé aucun responsable nommé sur ce site ce qui me rend encore plus suspicieux sur la valeur des informations qui y circulent. Ce site ne fait pas signer ses "articles". Celui mis en ligne sur les supposée propositions secrètes d'Israël à Assad est reprise de PressTV, qui est un média arabisant et pro-islam. Ce ne serait pas en soi un défaut si les infos étaient vérifiables. Ce n'est pas le cas.

Le texte que vous avez mis puis que j'ai effacé n'était pas l'article mais un commentaire parmi d'autres. Je pense que ce commentaire devrait être effacé du site, mais pour moi il n'engage pas l'article. Sa violence, son côté délirant – l'écriture en majuscule m'apparaît comme un signe d'hystérie ne peuvent faire d'adeptes.

La page FB que je mentionne précédemment, à propos d'Allain Jules, était un déversement de haine et d'appel au meurtre contre des musulmans. Il n'y a pas qu'Israël qui est visé par les merdias d'internet.

Je pense garder assez de prudence sur mon blog pour que les lecteurs et lectrices fassent la différence entre des réflexions organisées et une forme de folie, entre le doute nécessaire et l'accusation paranoïaque.

Si je doute de la version de la presse occidentale, je doute autant de certaines sources pro-russes ou pro-arabes.

Je sais qu'une image ou une vidéo peuvent être truquées ou sorties du contexte. J'ai vu récemment une photo d'avions, à propos des chemtrails, photo qui ne peut être authentique, pour des raisons que j'aborderai un jour. Il y a des réflexes de base à voir. J'en au quelques-uns, et je cultive l'attitude intellectuelle de doute et l'esprit critique sur le plus d'infos possibles. Par exemple sur Alep, la petite fille qui courait vers la caméra et présentée comme une victime de la libération de la ville, était sortie d'un clip musical. La preuve du détournement était faite.

Je peux parfois me laisser surprendre, être abusé, en général c'est quand je réagis trop rapidement sans laisser le temps décanter. Si je prends des risques je les prends à mon nom. Ce fut le cas avec la Femen Eloïse, donc des indices suffisants à mes yeux laissaient entendre qu'elle était une escort girl. On s'en serait foutu si son groupe n'avait dans le même temps condamné la prostitution comme une preuve de la "domination masculine". J'ai été contesté sur ce billet, y compris par une féministe aux idées mal en place de l'Uni de Genève. Une Gorgone. Connaître la vérité a pris du temps. Eloïse elle-même a finalement avoué, sous des prétextes fumeux mais elle a reconnu avoir été escort. J'avais eu raison.

Je pense que je vais modérer votre comm suivant, pour la même raison que celle donnée à Charles 05: ne pas envenimer. Vous le savez déjà: c'est une des rares raisons qui me fait modérer un commentaire, ou mettre des *** à la place d'un mot.

Je ne perçois pas les derniers propos de Charles comme un chantage. Il est libre, s'il veut venir il vient, il représente une sensibilité.

J'ai parfois modéré plus systématiquement un intervenant quand les attaques personnelles ou la violence d'un propos envahissait le fil. Mais je ne marche pas au chantage. Un débat n'est pas une épicerie. Si parce que j'ai modéré un mot de Charles 05 il ne venait plus, soit, ce serait sa liberté et son choix. Le fait d'être complimenté sur la tenue de mon blog ne me fait pas penser à un chantage, et d'ailleurs cela ne modifie pas mon principe qui est de vérifier quand c'est possible – du moins sur certains sujets.

Bien à vous.

Écrit par : hommelibre | 09 avril 2017

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Utiliser des enfants morts pour faire du chantage émotionnel à des fins de propagande est insupportable.
Libé va-t-il nous montrer les enfants morts à Stockholm? Non, d'abord parce qu'on respecte les morts occidentaux et, surtout, ce serait une propagande qui n'irait pas dans le bon sens (nous devons être pleins de compassion pour les pauvres opprimés qui doivent pouvoir s'exprimer avec des camions bélier).

Je n'ai pas tout lu, mais il me semble constater une nouveauté dans la présentation des événements de Stockholm: on sait que le tueur est Ouzbek, mais on ne précise pas s'il est musulman. Évidemment, puis que ça n'a rien à voir avec l'islam.

C'est peut-être la solution: cesser d'associer ces attentats à l'islam, l'effet de propagande islamique devrait disparaître aussitôt, non? De simple faits divers, commis par des cinglés. Crier "Allah akbar !" fera immédiatement de vous un fou.

Écrit par : Arnica | 09 avril 2017

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@Arnica je rejoins vos propos au sujet des enfants c'est inconcevable
De nos jours l'enfant est devenu simple objet pour publicités
Là on est entrain de fabriquer un monde de pétochards ni plus ni moins et ce en plus encouragé par certains politiciens qui le sont tout autant sinon plus

Écrit par : lovejoie | 09 avril 2017

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Quelle est la différence entre François Trump et Donald Hollande?

Les deux ont échoué, l un après 5 ans et l autre après 3 mois de gouvernance, toute proportion gardée, de casser l image et la politique du précédent (Sarkosy et Obama) surtout à l intérieur de leurs pays. Alors, ils se retournent sur la scène internationale afin de se refaire une belle santé et endosser le beau costume de Chef de guerre et retenez moi sinon je fais un malheur. Mais, il ne faut pas se leurrer, ce n est pas eux les Chefs de Guerre mais bel et bien l Establishment de Washington (FBI/CIA/Congress/Vendeurs d armes/les généraux, etc...)qui fait tout. Combien a coûté les 59 AWACS lancés sur la base aérienne militaire Shayrat en Syrie (sans détruire la piste d attérissage!) ? N est il pas environ 800 000 euros la pièce?. N était il pas plus utile d injecter ces 60 millions de dollars dans l Obamacare par exemple et de ne pas tuer 12 adultes et 7 enfants à Shayrat et de violer les lois internationales et quasiment créer un incident qui aurait pu très mal tourné avec la Russie. Cette dernière considère et à juste titre que bombarder Sheyrat est dirigé contre Moscow et déclarer une guerre contre la Russie avec un risque certain d une 3 ème guerre mondiale? Et si la Russie avait intercepté ces Awaks ou répliqué en bombardent le navire américain d où ces Awacs étaient partis, je vous laisse le soin de méditer la suite d un tel "incident"!

Écrit par : Charles 05 | 09 avril 2017

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Charles 05@ Renseignez-vous mieux avant d'écrire. Quiconque confond Awacs et Tomahawk démontre qu'il ne maîtrise pas vraiment le dossier.
Je l'écris parce que vous persistez dans l'erreur...

Écrit par : Géo | 09 avril 2017

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Tiré de "Les Observateurs" :
Quelques heures avant la folle décision de Donald Trump de bombarder de missiles une base militaire syrienne, Peter Ford, ancien ambassadeur britannique en Syrie, avait accordé une interview à Sky News qui mérite attention.

Peter Ford : Il faut se demander à qui profite (le crime). Clairement, ce n’est pas le régime syrien ou les Russes qui en bénéficient, et je considère comme hautement improbable l’hypothèse que l’un ou l’autre soient derrière tout ça.

Il y a plusieurs possibilités.

La première, c’est que tout ça soit des fake news, les images, les vidéos, les informations viennent toutes de sources de l’opposition, et non de journalistes indépendants crédibles.

Il est également possible que les images montrent les suites d’un bombardement qui aurait frappé un dépôt djihadiste de munitions chimiques. Nous savons de source sûre que les djihadistes stockaient des armes chimiques dans des écoles à Alep-Est car elles ont été vues ensuite par des journalistes occidentaux. C’est une autre possibilité.

Sky News : Quoi qu’il en soit, ceux qui prennent ces informations pour argent comptant soulèvent la question d’une intervention contre le régime d’Assad.

En réalité, nous n’apprenons jamais. Les (prétendues) armes chimiques de l’Irak, vous vous en souvenez ? On en a été matraqués (pour nous forcer à intervenir). À Alep, on nous a dit qu’un holocauste était en train de se produire, des massacres… Mais rien de tel ne s’est produit. Des reporters indépendants y sont allés après et n’ont trouvé aucune preuve de massacre. Ce que nous avons vu, ce sont des combattants se faire évacuer en bus calmement. Et nous avons découvert par la suite que beaucoup d’images étaient fausses.

Écrit par : Géo | 09 avril 2017

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Géo, intéressante interview en effet. Des propos de ce genre ont-ils contribué à calmer le jeu médiatique? Les rédactions et les chancelleries sont peut-être revenues à une position plus raisonnable.

Écrit par : hommelibre | 09 avril 2017

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On peut constater que l'attaque à l'arme chimique d'août 2013 (d'où qu'elle vienne, soit des rebelles selon le MIT) avait tenu le monde en haleine pendant des semaines. Ici, plus rien après cinq jours. On parle de la flotte qui navigue vers la Corée, de la justification légale de l'envoi des missiles, des nouveaux attentats en Égypte, mais plus du gaz ni des victimes.

C'est réconfortant de lire ou d'entendre cet ancien ambassadeur.


Ici la page de la BBC avec un extrait court de l'interview de Peter Ford:

www.bbc.co.uk/programmes/p04zb6yv


Ici l'interview complet:

www.bbc.co.uk/programmes/p04zc6cs

Les deux en anglais.

Écrit par : hommelibre | 09 avril 2017

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Fin de journée hier je bois un verre sur une terrasse ensoleillée avec une vieille amie Syrienne.
Elle a travaillé il y a longtemps comme traductrice à l'ONU, et a conservé encore quelques contacts dans le réseau des organisations internationales.

Bien sûr elle a envie de s'épancher suite au dernières actualités dans son pays.
Notamment ceci; une de ses amies travaillait à l'ONU en 2013, elle recensait toutes les prises d'otages en Syrie. Combien, où, qui avec des photos d'identité si possible.
Lors de l'attaque chimique de la Ghouta elle a reconnu sans aucun doutes des otages venant d'un petit hameau entre Lattaquié et Idleb et capturés un ou deux mois plus tôt.
Elle en fit un rapport qui fût interdit par son administration !!!

Cette même personne à de fortes présomptions que les victimes de la dernière attaque chimique proviennent de populations prise en otage pendant la retraite des rebelles en fin mars à Hama.

A défauts de preuves , cela parle de l'opinion de quelques syriens vivant ici sur ce qui se passe dans leur pays. Cela souligne une répétition de modus operandi; à chaque perte de terrain des otages sont capturés et leurs morts mises en scène de manière à accuser le pouvoir. Et enfin je n'ai aucune raison de ne pas croire qu'un rapport produit par une personne employée par l'ONU soit censuré.
Ce n'est pas l'ancien émissaire de l'ONU en Syrie, Koffi Annan, qui dira le contraire

Écrit par : aoki | 09 avril 2017

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Une autre info,

L'attaque au camion bélier s'est produite un jour après que des médecins suédois accusaient les images des casques blancs de supercherie.

http://french.almanar.com.lb/347246

Écrit par : aoki | 09 avril 2017

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@ aoki,

Ici, on n'a pas encore parlé du bombardement de l'hôpital, qui a suivi le problème avec le gaz à Khan Cheikhoun. Même cela aurait été inventé par les "rebelles" ?

(J'écris "problème avec le gaz", parce que tant qu'il n'y aura pas eu d'enquête fiable sur place, il est préférable de ne pas essayer d'affirmer que le gaz est venu d'un avion, plutôt que d'un entrepôt se trouvant au sol. Certains mettent même la présence de gaz en doute, et parlent d'une
mise-en-scène de A à Z.)
On trouve ce genre de nouvelle concernant les bombardements ayant suivi l'épanchement du gaz :

"Plus tard dans la matinée, le centre local de la défense civile, qui servait de morgue improvisée, a été complètement détruit par une frappe aérienne, obligeant à dégager à nouveau des décombres les corps des victimes de la première frappe. L’hôpital Al-Rahma de Khan Cheikhoun, le seul en fonction dans cette ville, a également été ciblé, un missile s’abattant à une vingtaine de mètres de l’édifice. L’équipe médicale a décidé d’évacuer les blessés vers d’autres villes.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/syrie/article/2017/04/04/le-regime-syrien-accuse-d-avoir-perpetre-une-attaque-au-gaz-toxique_5105625_1618247.html#UBtKOUrqAWMvcSyj.99"

On peut bien sûr partir de l'idée que tout ceci n'est qu'un ramassis de fake news, car l'embrouille de l'information en est au point, où plus rien ne tient.
Malgré tout, il serait plus objectif de remettre en cause toutes les sources de façon égale et de ne pas partir du présupposé que certaines sources seraient plus vertueuses, à priori.
C'est aussi une guerre de l'information et si ce conflit protéiforme n'en finit pas, c'est aussi parce qu'on sait si peu, ce qui se passe vraiment.
Le leitmotiv étant " C'est pas moi-c'est lui, vous n'avez pas de preuves".

A milieu de tout ce déferlement contradictoire, ce qui m'a frappée, ce sont ces paroles de personnes se trouvant en Syrie actuellement et qui disaient
plus ou moins ceci ( je l'ai entendu à la télévision, mais également lu plusieurs fois dans des médias, que vous ne prendrez probablement pas pour fiables):
"Est-ce vraiment pire de mourir suite à l'épandage de gaz sarin,qu'à cause de bombes-barils, qui contiennent de toute façon du chlore ? Ça, on nous en envoie tous les jours ! On a déjà la guerre avec des armes chimiques depuis des années et ça n'a dérangé personne ! Ou du moins, personne n'a cherché à vraiment y mettre fin."

Voir p.ex. Human Rights Watch mai 2013 :

https://www.hrw.org/.../syrie-recours-probable-par-le-gouvernement-au-chlore-en-tan...

Comment "sauver" une des parties au conflit, quand on en est à un tel point de nihilisme ? Comment décider, qui est moins cruel ou moins à blâmer ?
J'en suis incapable.
Heureusement que l'on ne me demande pas de trancher ou de trouver la meilleures façon d'en sortir. Il n'y a que des mauvaises façons et ceux qui essayent de faire quelque chose se font de toute façon descendre en flammes. Avec ou sans gaz.
On y verra peut-être clair dans 10 ans (si ça s'est terminé, faute de combattants).

Écrit par : Calendula | 09 avril 2017

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@Calendula votre commentaire du 08 avril 2017

Bonsoir Calendula,

J'attire votre attention sur ma réponse le lendemain:)

Je passais.... Bonne nuit

Écrit par : Patoucha | 10 avril 2017

Bien sûr Calendula vous avez raison sur un point. On parle de courant médiatique à l'image du flux continu comme une rivière. De chaque côtés il y a des ennemis qui y déversent quantité de toxiques pour atteindre l'autre camps et le résultat est que cela rend chaque cc imbuvables.

Mais lorsque l'on connait personnellement quelqu'un qui a un pied dans le terrain sans autres postures politiques, encore moins religieuse que celle de retrouver la paix qui préexistait et qui n'a pas envie que son pays ne soit dirigés par la haine islamiste (on peut le comprendre aussi) il ne s'agit pas de la même chose.
J'ai déjà parlé sur un blog du travail que fait sa fille sur place pour reconstruire la réconciliation. Elle a décidé toute seul de prendre en charge des veuves d'extrémistes et leur apprend à travailler, à retrouver une intégration sociale, passant pardessus les haines les conditionnements de rejets mutuels martelé depuis 6 ans et les conditions difficiles que l'on imagine même pas comme les roquettes, le chaos, les privations , l'eau empoisonnée (justement) ainsi que la haine qui peut vous tomber dessus pour vous tuer n'importe quand.

Enfin les enjeux en causes ne sont un secret pour personnes et reconnu de tous. On déjà un retour des excès des médias sur la chute d'Alep dernièrement, on a pas vu une ruées d'humanitaires pour aider, soigner et reconstruire la ville après coup.
Une question persiste toujours, quelles ONG sont physiquement présentes sur le sol syrien ? Tout est délégué aux casques blancs et l'OSDH. En dernier lieux on a vu des manipulations de vidéo, des sélections de témoignages qui détourne l'info. Si vous tapez fakes vidéo sur google vous verrez qu'elles vont toujours dans le même sens, celui d'incriminer Bashar.

Écrit par : aoki | 09 avril 2017

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Quelques éclaircissements ici sur l'enfumage médiatique de ces derniers jours:

http://journal-neo.org/2017/04/09/are-trump-s-military-plans-going-to-come-to-fruition-idlib-pyongyang-teheran-and-then-everywhere/

Si vous voulez une trad en FR yaka demander. Et pour d'autres sources, yaka demander aussi...

Les 3 derniers §... c'est coton !

Écrit par : petard | 10 avril 2017

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Calendula,

Tout peut et doit être passé au crible de l'esprit critique aujourd'hui.

Cela dit, les manipulations médiatiques se sont installées depuis longtemps dans le paysage médiatique. Rappelons-nous la Roumanie et le "charnier" de Timisoara:

"En décembre 1989, à la veille du réveillon de Noël, alors qu’en Roumanie tombait la dictature de Nicolae Ceausescu, les téléspectateurs occidentaux découvraient avec horreur les images d’un charnier où, affirmaient les envoyés spéciaux, gisaient des corps affreusement torturés. On parlait alors de quatre mille morts pour la seule ville de Timisoara. L’émotion soulevée était immense ; les éditoriaux solennels et les appels à l’action se multipliaient. En fin de compte, il s’avéra que les cadavres exhibés devant les caméras avaient été déterrés dans le cimetière des pauvres. Partisans de Ceausescu compris, la « révolution roumaine » avait fait quelque sept cents morts – moins de cent à Timisoara. Le bilan de l’attaque américaine au Panamá, qui s’était déroulée au même moment dans l’indifférence générale, s’élevait à près de deux mille morts…

De la condamnation légitime d’une dictature, pourquoi le discours médiatique a-t-il basculé dans ce délire où le dictateur roumain devenait un « vampire », et les hommes de la Securitate, des ombres maléfiques et toutes-puissantes ? Deux mois plus tard, dans un article intitulé « Télévision nécrophile » (Le Monde diplomatique, mars 1990), Ignacio Ramonet analysait les raisons finalement très logiques qui expliquaient cet emballement irrationnel.

L’affaire de Timisoara devait jeter le discrédit sur des médias qui, jusqu’alors, bénéficiaient de la confiance de leur public. Le soupçon qu’elle fit naître fut confirmé, un an plus tard, par les débordements similaires qu’occasionna la guerre du Golfe."

https://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-12-21-Timisoara

Écrit par : hommelibre | 10 avril 2017

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@ hommelibre,

Ces montages passés ont miné la crédibilité de tous. La fiole de Colin Powell a été la destruction massive de la preuve par l'image.
Depuis ce moment-là, je n'ai pas arrêté de douter des informations et même des images. Tout peut être trafiqué, tout peut s'adapter aux besoins de telle ou telle idéologie.
On peut prouver la supercherie après coup, mais il faut du temps. ( C'est pour cela que j'écris, que l'on connaîtra mieux les faits concernant la guerre en Syrie peut-être dans 10 ans). C'est pourquoi, contrairement à beaucoup de commentateurs, je ne prends pas position.
Je suis toujours perplexe devant les certitudes et les convictions concernant la géopolitique et la capacité de mes contemporains à épouser un point de vue avec passion et fermeté.
Je ne fais que douter et observer que les opinions et les hypothèses acquièrent assez rapidement le statut "d'information alternative".
Les convaincus trouveront toujours des "preuves" et s'il n'y en a pas, on en fabriquera ou on acceptera aveuglement celles fabriquées par autrui. Ou alors, on peut aussi déclarer que l'absence de preuves est justement la preuve qu'on ne nous dit pas tout.
Et on exigera des tenants de l'opinion opposée de produire des preuves, dont la validité pourra être contestée grâce à une logique qui se mord la queue.
Cette logique est en gros :
"Je ne crois que les sources qui proviennent de mon camp et tout ce qui pourrait les remettre en cause est par définition faux. D'ailleurs, je n'entends même pas les autres sons de cloche.
Et plus ça va, plus je me fâche et je me trouvé conforté dans mes certitudes. Tous ceux qui ne sont pas d'accord avec moi sont dangereux et imbéciles et je dois les combattre avec vigueur."
( Donald Trump étant l'incarnation suprême de cette logique.)

Que devraient faire les médias pour regagner la confiance perdue ? Le journaliste d'aujourd'hui doit-il rendre des comptes sur la supercherie de Timisoara (1989 ) ? Si oui, comment ?
Il me semble que même les blogueurs se trouvant sur le théâtre des opérations sont désormais discrédités ! On doute de leur emplacement, de leur véritable statut etc.
Je n'ai pas de réponse qui vaudrait pour tout le monde.
De mon côté, j'essaye de multiplier les sources, bien écouter ce que les responsables politiques disent eux-mêmes. Ne pas trop m'attarder sur les analyses, qui peuvent être orientées. Plus j'ai de points de vue et de sources différentes, plus mon opinion peut s'affiner.
Je ne fais pas la morale, j'explique comment j'essaye de gérer le flux continu d'informations contradictoires.
S'il se passe un événement, comme l'empoisonnement au gaz de mardi dernier, il me semble qu'il faudrait essayer de garder toutes les hypothèses en tête .
Comme je n'ai aucune vraie influence sur les décisions politiques, je me permets le luxe de seulement observer et aussi d'essayer de rappeler ici, que dans une situation aussi dramatique que celle de la Syrie, nous devrions rester très modestes.
La situation a énormément évolué en 6 ans. Peut-être arrive-ton à un moment, où de guerre lasse, les différentes forces en présence vont se re-configurer ?
L'Orient, même proche, est d'une complexité incroyable. Je n'arrive pas à m'ériger en experte ni à prétendre comprendre toutes les lignes de force en présence.
L'idée même qu'il y aurait des bons et des mauvais me semble fausse. Il n'y a que des intérêts , des rapports de force, des alliances plus ou moins fiables. Et énormément de morts civils, de personnes traumatisées, qui sont probablement comme nous, parfaitement impuissantes face aux événements. Mais mille fois plus impactées.

Écrit par : Calendula | 10 avril 2017

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Calendula,

La crédibilité minée est une mauvaise et une bonne chose à la fois.

Mauvaise car le contrat social fonctionne sur la confiance, entre les citoyens, les citoyens et les élus, les citoyens et les médias, les citoyens et les scientifiques ou le personnel de santé, etc. Sans la confiance la société est fragilisée ou grippée. Les citoyens aujourd'hui sont devant une société d'une très grande complexité et tout n'est pas vérifiable par soi-même.

Les médias ont leur part. Si à Timisoara ils n'ont pas imaginé la vérité (je leur laisse le bénéfice du doute), avec les pseudo ADM ils pouvaient mettre en question une image si inconsistante que je ne comprends toujours pas comment cela a pris. À Alep on a su rapidement que l'apocalypse n'avait pas lieu, on a vu les images prises ailleurs et détournées, les vidéo idem, il faut donc être aujourd'hui très prudent.

Une bonne chose car les mêmes citoyens deviennent plus actifs dans la co-gestion de l'information. C'est un gain de démocratie. Cela s'apprend: comment trier, comment éviter la foi aveugle dans la contre-information. La tentation est grande de prendre le contre-pied par réflexe, en même temps ce réflexe permet de creuser, d'analyser, de chercher. Le doute devient presque une vertu. Ne plus croire sur parole a du bon.

Dans ce sens je doute de la vidéo des médecins suédois. Peut-être parce que l'idée est insupportable et que je la refuse, mais pas seulement. D'une part il n'y a pas d'autre source, ce qui est surprenant, et le seul relais vient d'un média arabe – et les rivalités internes entre factions pourraient jouer un rôle. D'autre part parce que je suis étonné que cela ait pu être filmé sans difficulté apparente, alors qu'il s'agit si c'est vrai d'un charcutage. Autant Daesh utilise les décapitations comme arme de propagande, autant ici je n'en vois pas l'intérêt pour les rebelles.


Le défaut d'information n'est pas une preuve. vous faites bien de le souligner, mais le traitement différencié est troublant. Je constate par exemple qu'hier plus aucun des JT que j'ai survolés ne parlent plus de la petite ville de Syrie. 6 jours après un événement pareil, je reste pantois, et mon radar interne me dit de redoubler de vigilance.

Écrit par : hommelibre | 10 avril 2017

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bonjour

J'ai cité votre très bon article dans le mien ( à la fin)
http://duboutduborddulac.blog.tdg.ch/archive/2017/04/07/bazooka-trump-guerroie-comme-il-tweete-court-et-impulsif-283231.html
Sur le gaz en Syrie objet de géostratégie je rédige depuis 2013 des articles sur le thème à la fois pour le passage du gaz venu du sud mais aussi celui off shore sur la côte méditerranéenne

Écrit par : Sylvie Neidinger | 10 avril 2017

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bonjour

J'ai cité votre très bon article dans le mien ( à la fin)
http://duboutduborddulac.blog.tdg.ch/archive/2017/04/07/bazooka-trump-guerroie-comme-il-tweete-court-et-impulsif-283231.html
Sur le gaz en Syrie objet de géostratégie je rédige depuis 2013 des articles sur le thème à la fois pour le passage du gaz venu du sud mais aussi celui off shore sur la côte méditerranéenne

Écrit par : Sylvie Neidinger | 10 avril 2017

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Merci Sylvie. Il y a un travail de fourmi à accomplir pour tenter de trier le vrai du faux.

Écrit par : hommelibre | 10 avril 2017

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@hommelibre,

En vous lisant, je me pose la question sur la réalité de l'aspect co-gestionnaire et démocratique de notre façon d'aborder l'information.

Nous pouvons certes remettre en cause tout ce que la presse et les médias audiovisuels traditionnels diffusent, mais est-ce que les "sources alternatives" sont forcément plus fiables ?
Qu'il s'agisse d'agences de presse non-occidentales ou de sources plus directes.
Si des blogueurs ou simples citoyens écrivent ou twittent depuis p.ex. Alep, comme ça a été récemment le cas, qu'est-ce qui nous assure que ce n'est pas une manipulation ? Et cela de A à Z ?
Il me semble que beaucoup de lecteurs sont à l'affût de l'info incroyable, on aimerait tant délivrer le scoop énorme ! Si on est un simple commentateur ou blogueur et qu'on n'a pas de carte de presse, je crois qu'on peut diffuser ce qu'on veut et participer de bonne foi à la désinformation.

La co-gestion implique non seulement que l'on soit consommateur de nouvelles, mais possiblement aussi diffuseur.

Je ne connais pas bien toutes les directives de l'éthique journalistique, mais je crois que de diffuser une fausse nouvelle est quand-même un peu embêtant pour un vrai professionnel, pour quelqu'un qui signe un article de son nom.

Un exemple récent et intéressant, c'est le coup d'état en Turquie. On en est toujours à essayer de savoir, de quoi il s'agissait vraiment. Qui a mis la tentative en route ? Que savait Erdogan et quand ?
Un exemple d'analyse après coup :

arretsurinfo.ch/la-grande-purge-apres-la-mascarade-de-coup-detat-va-affaiblir-la-turq..

A ce stade, je trouve difficile de savoir, ce qu'il en est, mais il faudrait arriver à garder ces hypothèses-là en mémoire.

Faut-il être journaliste pour écrire un tel article ou est-ce à la portée de quelqu'un dont le journalisme ou l'analyse politique n'est pas le métier ? Il faut avoir le temps de se renseigner largement sur un sujet donné et p.ex. dans le cas de la Turquie, cela en sachant lire et comprendre le turc.

La démocratisation de la gestion de l'information pourrait aussi être une forme d'"uberisation". Chacun pense pouvoir exercer un "métier", qui jusqu'à présent demandait une formation ou une légitimation .
On a adoré " le printemps arabe", parce qu'on avait ces témoignages en direct, cela donnait l'impression de la réalité vécue, d'une sincérité vraie.
Peut-être était-ce effectivement une sorte de prise directe sur les événements, mais depuis, il me semble qu'on a un peu déchanté.

Écrit par : Calendula | 10 avril 2017

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Vous posez la question des compétences et limites des blogueurs (principalement mais des site d'apparence journalistique ne sont pas plus sûrs que les blogs).

Pour ma part je lis la presse et les blogs, pas seulement les blogs. Je constate en tant que blogueur que je peux mettre la loupe sur un événement ou un aspect de l'événement, mais rarement plus sans quoi je deviens commentateur professionnel, ce que je ne suis pas. Je l'ai fait pour la question du gazoduc qatari, c'est ce que je pense sur une partie de la cause du conflit. Il y en a d'autres, on le sait: la politique dès Bush junior sur le Moyen-Orient, les conflit politico-religieux internes aux pays arabo-musulmans, par exemple.

J'essaie de partager un point de vue, parfois avec conviction, sans prétendre pouvoir remplacer un travail de journaliste de terrain (sauf dans quelques cas où je pense avoir creusé plus loin que la presse). Cependant je vois aussi que certains journalistes bâclent leur travail. Sur les fausses informations la loi française en punit les auteurs. Pour les blogs c'est difficile puisqu'ils n'ont pas de statut officiel et donc ne sont pas supposés faire autorité.

Chacun doit trier, partout, dans les blogs aussi. La manière de s'exprimer est pour moi importante, par exemple un ton très agressif et absolutiste se heurte à mon "pare-feu" mental. Pourtant je suis parfois aussi très ferme et déterminés dans certains billets. Ce peut être le cas lors de prise de position ou d'opinion sur un sujet. Les blogs peuvent parfois entretenir utilement des polémiques sur des thèmes de sociétés.

Avec le temps je me suis cadré davantage sur mon blog, et d'autres blogueurs que je lis l'ont fait également. Il me semble qu'il est possible de repérer sur un blog ce qui tient de l'humeur, ou du jugement personnel, de l'information, du désir personnel ou du parti pris. Le sachant on peut faire avec.

Écrit par : hommelibre | 10 avril 2017

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Vous posez la question des compétences et limites des blogueurs (principalement mais des site d'apparence journalistique ne sont pas plus sûrs que les blogs).

Pour ma part je lis la presse et les blogs, pas seulement les blogs. Je constate en tant que blogueur que je peux mettre la loupe sur un événement ou un aspect de l'événement, mais rarement plus sans quoi je deviens commentateur professionnel, ce que je ne suis pas. Je l'ai fait pour la question du gazoduc qatari, c'est ce que je pense sur une partie de la cause du conflit. Il y en a d'autres, on le sait: la politique dès Bush junior sur le Moyen-Orient, les conflit politico-religieux internes aux pays arabo-musulmans, par exemple.

J'essaie de partager un point de vue, parfois avec conviction, sans prétendre pouvoir remplacer un travail de journaliste de terrain (sauf dans quelques cas où je pense avoir creusé plus loin que la presse). Cependant je vois aussi que certains journalistes bâclent leur travail. Sur les fausses informations la loi française en punit les auteurs. Pour les blogs c'est difficile puisqu'ils n'ont pas de statut officiel et donc ne sont pas supposés faire autorité.

Chacun doit trier, partout, dans les blogs aussi. La manière de s'exprimer est pour moi importante, par exemple un ton très agressif et absolutiste se heurte à mon "pare-feu" mental. Pourtant je suis parfois aussi très ferme et déterminés dans certains billets. Ce peut être le cas lors de prise de position ou d'opinion sur un sujet. Les blogs peuvent parfois entretenir utilement des polémiques sur des thèmes de sociétés.

Avec le temps je me suis cadré davantage sur mon blog, et d'autres blogueurs que je lis l'ont fait également. Il me semble qu'il est possible de repérer sur un blog ce qui tient de l'humeur, ou du jugement personnel, de l'information, du désir personnel ou du parti pris. Le sachant on peut faire avec.

Écrit par : hommelibre | 10 avril 2017

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Calendula@ "Si on est un simple commentateur ou blogueur et qu'on n'a pas de carte de presse, je crois qu'on peut diffuser ce qu'on veut et participer de bonne foi à la désinformation."
Ce n'est pas le lot des commentateurs de diffuser des informations, mais d'apporter leur pierre à un édifice. Dans ce blog, cela marche plutôt bien.
Il est important de souligner les incohérences ou les contradictions de la presse mainstream, pro-américaine jusqu'à l'aveuglement complet. Debray l'avait déjà relevé à propos des Balkans, c'est encore pire aujourd'hui avec l'Ukraine et la Syrie...

Écrit par : Géo | 10 avril 2017

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"Le fait d'être complimenté sur la tenue de mon blog ne me fait pas penser à un chantage,"

Si vous croyez être le seul être "complimenté"..... Le chantage, lui, il suit! Cela fait partie du double langage!

La quantité, surtout quand elle est plagiée, ne fait pas la qualité John!

Bonne soirée!

Écrit par : Patoucha | 10 avril 2017

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Patoucha,

Je ne vous suis pas sur ce faux débat et procès d'intention.

Écrit par : hommelibre | 10 avril 2017

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H.L.répond à Patoucha:

""Je ne vous suis pas sur ce faux débat et procès d'intention."

Je crois que Patoucha me vise aussi ce qui est son droit le plus strict, soit.

Je suis l avis de H.L, Editeur du blog et merci à lui et à son blog, pour ne pas envenimer et avoir des *** à mon texte et ceci à la place d un terme vraisemblablement peu élégant.

Alors je rectifie en disant ceci:" Patoucha, mon avis ainsi que bcp d autres sont faits comme suit:""C est un Coq qui se prend pour un cheval" (autant cette phrase que la précédente avec *** sont tirées de Voltaire sur les fanatiques donc bornés, 250 ans déjà!"

Merci à H.L. et Bien à Vous Tous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 10 avril 2017

On en arrive à se demander non s'il faudrait censurer les médias mais les faire contrôler par une instance non corrompue... contrôler les infos diffusées car il faut admettre que de l'ensemble des lecteurs tous n'ont pas forcément les moyens, le temps pour tout comparer, vérifier, etc.

Jean-Louis Borloo alors ministre d'Etat avait à l'époque, déjà, mis en garde à propos des médias en orientant le public du côté des réseaux sociaux.

"Nos cœurs saignent pour la Syrie" est une profonde parole d'humanité.
Il est souhaitable que de telles paroles jonchent les allées que nous parcourons parce que les incessants massacres tant du corps que de l'esprit des gens risquent, et c'est follement inquiétant, de banaliser l'horreur à force, précisément, de pléthores d'infos.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 10 avril 2017

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Myriam,

Banaliser l'horreur, c'est déjà en route, et je partage votre inquiétude.

Écrit par : hommelibre | 10 avril 2017

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Dans le billet sur l'inégalité de traitement de l'info avec la bataille de Mossoul, j'avais cité un extrait d'un article du monde de 2003 qui s'interrogeait déjà des manipulations qu'avait subies la presse en 1991 !

Voici le lien de l'article entier

http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2003/02/22/guerre-du-golfe-le-precedent-de-1991_310368_3236.html

Ceci pour rappeler que nous disposons d'outils cognitifs pour placer des éléments en perspectives. Je ne vais certainement pas m'empêcher au nom d'une prudente neutralité de tenir compte de ces éléments. Bien au contraire.

Nous observons et nous apprenons de cela. C'est une spécialité de la qualité humaine qui a besoin d'engranger beaucoup d'information pour se faire une représentation cohérente de chose, de notre microcosme humain.
Nous voyons le monde tel que nous sommes nous dit le penseur Emmanuel Kant. J'en suis persuadé. Notre perception des choses dépend grandement de nos outils de prise d’informations. Nos cinq sens n'en sont que la pointe d'iceberg.
Jung décrit aussi que dès le début de l'existence nous nous orientons dans la vie avec diverses possibilités psychiques du cerveau. La pensée, l'intuition, le sentiment, et la sensation.
J'ai mis près de 50 ans pour comprendre que je m'étais développé autour de la fonction sentiment. Fonction introvertie de surcroit. Une fois ceci compris et accepté il est possible de naviguer dans des paniers de crabes sans trop se faire avoir par une partie que nous ne connaissons pas de nous-même.

J'ai observé que la réalité était rarement en deçà de la fiction, j'ai appris à concevoir toutes les intrications de réalités différentes possibles converger en un seul évènement que nous dénommons un fait.
C'est ce qui nous est donné après quelques années d'expériences. Pour autant que l'on ait envie de chercher dans ce genre de direction.
C'est cet ensemble qui permet je trouve, à s'autoriser à témoigner avec son interprétation, de manière orientée de façon honnête et avertie.

S'il m'arrive de partager une information qui va dans mon sens, sans que j'en sois certain, j'utilise systématiquement le conditionnel.

S'en tenir à une absolue neutralité prudente signifie simplement pour moi que l'on ne s'est pas investi et que l'on a pas envie de le faire, ou encore par prudence envers soi-même pour toutes sortes de raisons. C'est légitime mais on ne peut pas préjuger ceux qui le font pour autant.

Écrit par : aoki | 10 avril 2017

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"Ne renonçons pas à nous demander à qui sert cette campagne. La guerre de Syrie est une guerre du gaz. Assad refuse depuis des années le passage d’un gazoduc qatari sur son territoire. Ce gazoduc est destiné à faire concurrence au gaz russe qui alimente largement l’Europe."

Gaz iranien:
https://www.armstrongeconomics.com/world-news/press/syria-pipeline-how-the-press-will-not-tell-the-truth-about-syria/

Écrit par : Caramba! | 11 avril 2017

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« S'il m'arrive de partager une information qui va dans mon sens, sans que j'en sois certain, j'utilise systématiquement le conditionnel.»

C'est une règle sage et prudente. Une règle de base que tous les journalistes professionnels devraient OBLIGATOIREMENT respecter. Sous peine de délit PÉNAL de désinformation (qu'à mon avis, l'on devrait inscrire dans le code pénal).

En tous les cas le journaliste professionnel, dont l'adresses du billet est mentionnée ci-dessous ne s'encombre pas avec ce genre de détail:

http://jncuenod.blog.tdg.ch/archive/2017/04/07/apres-la-syrie-l-ukraine%C2%A0-283234.html

Le drame avec ce genre de désinformation, c'est que les jeunes bobos qui n'ont rien dans le choux-fleur, boivent cette petite bière cul sec !

Écrit par : petard | 11 avril 2017

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"Sous peine de délit PÉNAL de désinformation (qu'à mon avis, l'on devrait inscrire dans le code pénal)" --> contradiction. C'est pénal ou ce n'est pas pénal ?

"Il est important de souligner les incohérences ou les contradictions de la presse mainstream"
Par exemple, le reportage du TJ sur le gazage montrait une vidéo tournée sur place, selon le commentaire off. On y voyait deux grosses explosions sur la ville qui auraient été à la base de ce gazage. Or on sait que les hautes températures détruisent les molécules toxiques, par exemple du sarin. Les obus toxiques ont une toute petite charge explosive, pour diffuser le gaz sans le détruire. la vidéo montrée au TJ suisse est donc mensongère et aucun journaliste suisse ne l'a relevé.
C'est grave, à mon avis.

Écrit par : Géo | 11 avril 2017

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Au JT de TF1 mardi, 23 secondes rapides sur la Syrie. Gilles Bouleau annonce qu'une analyse faire en Turquie sur des blessés confirme qu'il s'agit de gaz sarin. (La Turquie, partie prenante au conflit, qui écrase ses kurdes, est-elle le meilleur acteur pour faire cette analyse?). En toute fin Gilles Bouleau redit qu'en 2013 le régime avait déjà utilisé le gaz contre sa population.

Aucune preuve, l'enquête de l'ONU n'a pas désigné de coupable, et le MIT accuse les rebelles.

Désinformation, comme si cela allait de soi. Va falloir sortir la Kalach, ou quoi? Pas pour soutenir l'un ou l'autre, mais pour exiger une info moins manipulée.

Gille Bouleau est celui qui semblait très nerveux et pressé avec Asselineau à la fin du même journal.

TF1 entreprise privée devrait le licencier pour faute professionnelle.

Écrit par : hommelibre | 13 avril 2017

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