25 mars 2017

Le cinéma de Christine Angot

Personne n’a donc rien compris? Je décrypte la scène Angot-Fillon pour les nuls. Asseyez-vous, rangez les popcorns, le film commence. À l’image, apparition de l’héroïne qui s’installe et lâche un « Bon!… » dont on sent qu’il sera mauvais.


christine angot,francois fillon,sergio leone,misery,nid de coucou,mission,godard,belmondo,paris,de funes,popcornsMission

Puis un silence. Une atmosphère épaisse comme le vent de mousson sur les Cévennes. Ou comme dans Il était une fois dans l’ouest de Sergio Leone. L’harmonica en moins.

On imagine l’héroïne réfléchissant. On comprend ensuite qu’elle ajuste sa Kalachnikov devant son miroir – miroir judiciaire de mise en examen. Pour elle c’est diffamation publique. Le directeur de Libération, Laurent Joffrin, l’accompagne dans la charrette.

Elle ajuste donc. Chic, se dit-on, un film d’action lent. Assez vite cependant le visage de la dame devient un livre ouvert – cela arrive parfois chez un écrivain. Ce visage semble dire: « Comment vais-je touiller le caca? »

Enfin elle commence à parler. Au nom de la France et avec une expression de consomption. On se croirait dans Mission de Roland Joffé.

Elle constate le crime. « Vous ne vous êtes pas retiré », dit-elle sur un ton mêlé de reproche et d’admiration. François Fillon ne s’est pas retiré. Il a joui sans entrave. Normal: depuis la pilule et le préservatif la retirette n’est plus à la mode. De plus le coïtus interruptus n’est pas d’une fiabilité absolue.

 

 

christine angot,francois fillon,sergio leone,misery,nid de coucou,mission,godard,belmondo,paris,de funes,popcornsCoucou

Sur demande de David Pujadas elle lève rapidement son bras droit qu’elle agite comme un serpent, et brandit son grigri, un bracelet, qui deviendra mythique. Aussi rapidement elle retire son bras. Puis le montre encore. Puis le retire, le montre à nouveau, le retire, le montre. 

Ce geste plusieurs fois réitéré pourrait devenir une scène d’anthologie digne de Pierrot-le-Fou de Jean-Luc Godard. Anna Karina y répétait cette réplique: « Qu’est-ce que je peux faire, j’sais pas quoi faire » en jetant des cailloux à la mer. À la fin du film Belmondo explose. Au sens propre. Angot a copié: elle explose aussi. Au sens impropre.

On pense aussi au film Hiss, de Jennifer Lynch (fille de David Lynch), et à son héroïne la femme-serpent.

Enfin son bras se pose. Un ange passe sur le serpent, mais toujours pas d’harmonica. Ce bracelet devrait être un symbole. Celui de la résistance héroïque de Cricri Angot à la corruption, dans sa story telling. Un symbole ou un placement. Car si Fifi a rendu ses costumes, Cricri a gardé le bracelet. 

Bref encore. On découvre peu à peu qu’il s’agit d’une tirade. Un théâtre, quoi: Angot dans le rôle de l’accusateur public achevant son réquisitoire. Je passe, tout le monde l’a vu.

Peu à peu la séquence vire à Vol au-dessus d’un nid de coucou. Ou à Misery, de Rob Reiner (d’après Stephen King). Mais le meilleur est à venir quand on croit lire le générique de fin sur un prompteur virtuel. Mieux que dans Mission impossible. Nom : Angot. Prénom : Christine. Profession : écrivain. Mission: envoyer un missile. Objectif numéro 1: François Fillon. Objectif numéro 2: faire sa promo.

Car, cerise sur le gâteau, le Pujadas s’est reconverti en agent publicitaire et fait une annonce de 10 secondes pour le spectacle de l’Angot:

 

 

christine angot,francois fillon,sergio leone,misery,nid de coucou,mission,godard,belmondo,paris,de funes,popcornsParisianisme

« Et je précise Christine Angot que vous avez adapté votre roman Un amour impossible au théâtre jusqu’au 26 mars c’est à l’Odéon à Paris avec Marianne Medeiros et Bulle Ogier ».

La promo dans une émission faite pour la promo, ça se comprend. On est averti, on peut zapper si on n’aime pas. Ici cette promo tombe dans une émission politique de service public comme un spot publicitaire. Faute de goût, mélange inapproprié des genres. Remake du film Comme un cheveu sur la soupe. Mais en moins drôle: Pujadas n’est pas De Funès.

Ça fait singulièrement retomber l’intérêt de la séquence. On se dit: Tout ça pour ça en pensant au film de Claude Lelouch avec le magnifique Fabrice Luchini et l’étrange Alessandra Martines.

Une promo à trois jours de la fin des représentations: fallait-il relancer un spectacle retiré après seulement un mois à l’affiche, ce qui est très peu pour Paris et pour un écrivain connu?

France 2 ne diffuse plus de pub payante le soir. Si c’était le cas, à combien se chiffrerait le prix de 10’’ d’antenne en prime time après une séquence destinée à faire le buzz dans une émission politique?

Une vilaine impression me gagne, comme si tout n’était que mise en scène, ou clip promotionnel pour l’héroïne. Héroïne qui s’est retirée du plateau en hochant la tête et s’accrochant à la table, dans un mouvement incertain comme dans L’amour sur béquilles de Melvin Frank.

Mais toujours sans harmonica. N’est pas Sergio Leone qui veut.

Fin du film. On peut reprendre des popcorns. Ou se retirer.

 

 

 

Anna Karina dans Pierrot-le-Fou de Jean-Luc Godard:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires

Dommage. En insistant sur un non évènement tu surfes sur la médiocrité de la couverture médiatique.
Ce n'est pas ce que j'attends d'un blogueur qui fait de l'audience.
Tu pourrais t'élever un peu au lieu de surfer.
Prendre de la hauteur et toucher un peu plus large que ton fan club.

Écrit par : Pierre Jenni | 25 mars 2017

Répondre à ce commentaire

Un peu d'humour, Pierre! Parfois c'est bon. L'humour est une forme d'élévation – mais cet argument de l'élévation a peu de prise sur moi: le système de jugement vertical du haut et du bas n'est pas la seule référence intellectuelle.

Humour donc d'une part, et d'autre part je n'ai pas vu ailleurs mentionner ces 10 secondes de promo faite par Pujadas (cela peut m'avoir échappé). Je ne sais si et comment Angot a négocié mais ces 10 secondes renversent la supposée sincérité de la dame. Cela valait d'être relevé (à défaut d'être "élevé").

Je n'ai pas beaucoup vu non plus évoquée l'hypothèse d'un comportement pathologique d'Angot, que j'évoque par la bande avec Misery et Vol au-dessus d'un nid de coucou (au-dessus, élévation...).

Donc non, je ne prends pas ta remarque.

Mais encore:

Je me suis beaucoup amusé à écrire ce billet, et d'autres s'y amusent en trouvant un angle inattendu et décalé. Cela ne suffirait peut-être pas s'il n'y avait autre chose. Et justement, avec cette promo de Pujadas il y a autre chose. Angot est un peu givrée et au final anecdotique, mais Pujadas et sa promo créent dans ce cadre un vrai événement médiatique. Réécoute-le: il parle comme si de rien n'était alors que son invitée vient de le foutre dans la merde. Cet événement devrait au moins remettre en question la chaîne et Pujadas lui-même. Qu'est-ce qui a présidé à leur choix d'inviter Angot? Qu'ont-ils négocié avec elle? Étaient-ils au courant de ce qu'elle allait dire? Pourquoi n'ont-ils pas fait preuve d'autorité pour imposer la forme "dialogue" qui semblait prévue?

Non-événement? À toi de réviser ton échelle des valeurs et tes ordres d'importance.
Et puis si tu me lis régulièrement je creuse assez souvent des sujets difficiles pour ne pas avoir à rougir d'un billet sérieux traité sur un ton léger et décalé. De plus rougir parce qu'on me le demande, ça ne va pas le faire.

Rengaine ton moralisme Pierre, il n'est pas à sa place sous ce billet.

Mais libre à toi de ne pas me lire, si tu considères que ceux et celles qui m'apprécient sont un simple fan-club. Un peu condescendant et réducteur ton propos. Élève-toi, Pierre...

Écrit par : hommelibre | 25 mars 2017

Répondre à ce commentaire

A mon tour de te suggérer de ne pas prendre mes remarques tant à coeur.
Je te lis régulièrement et j'apprécie tes contributions.
Je t'accorde volontiers que je n'ai pas suffisamment apprécié ces travers de Pujalas tant dans cette invitation que dans la promotion d'un ouvrage.
Mais ce n'est pas sur ces points que tu mets l'accent. Sauf au travers de mon intervention.
Mon commentaire ne visait que mon désarroi face à un acteur important de l'information non formatée que je respecte infiniment et je ne puis que déplorer une telle réaction qui réduit le débat au niveau du caniveau.
Au final, nous participons par ces échanges à l'élévation générale qui n'a pas grand chose à voir avec la moralité.

Écrit par : Pierre Jenni | 25 mars 2017

Pierre, nous nous connaissons, j'ai soutenu ta candidature au Conseil d'État (et il n'y avait pas beaucoup de monde à le faire), donc je prend ce que tu viens de poster.

Mon billet est dans un style que j'affectionne parfois. Il n'est pas exceptionnel que je commence par poser le décor avant d'aller au but. Ici je termine sur la promo de Pujadas, c'est amené et cela tient un tiers de mon billet, et je passe volontairement sur d'autres aspects (à part le bracelet, scène emblématique). Mais peut-être n'était-ce pas assez explicite, auquel cas ton premier comm aura été utile et je t'en remercie.

Écrit par : hommelibre | 25 mars 2017

Répondre à ce commentaire

Je reste surpris que tu ne traites pas la posture de Fillon qui se la joue victime avec des menaces à peine voilées de suicide. Je trouve ça véritablement pathétique de la part d'un guerrier. Soit il joue, soit il est véritablement fragile.

Écrit par : Pierre Jenni | 25 mars 2017

J'ai critiqué cette posture victimaire de Fillon, sans préjugé de la réalité de la chose. J'ai trouvé mauvaise sa défense, et je pense qu'il n'a pas raison d'invoquer le cabinet noir. Cela m'a fait douter de lui. Je regrette qu'il évoque encore cela car je trouve que c'est un candidat de qualité. Son tempérament n'est pas celui de Mélenchon. Il assume être blessé, ça je peux prendre sans l'estimer trop fragile. Mais je comprends que cela questionne.

Pour Bérégovoy je n'ai pas perçu cela comme une menace voilée de suicide mais comme une confidence, une réflexion personnelle sur le monde politique, et je comprends qu'il puisse y penser en tant qu'exemple de où peut mener une campagne de dénigrement. S'il avait dû se suicider ce serait déjà fait à mon avis, mais je peux me tromper, ce n'est qu'une appréciation subjective. Au vu des réactions c'était probablement une erreur de le mentionner.

Cela dit la charge est très violente depuis deux mois, et celle d'Angot est un sommet de violence. Face à elle je l'ai trouvé plutôt mesuré.

Écrit par : hommelibre | 25 mars 2017

Répondre à ce commentaire

Pierre Jenni, je crois que votre réaction est due au fait qu'il dépeigne cette mégère telle qu'elle est parce que vous relayez sa diatribe à l'encontre de Fillon! Je crois plutôt que c'est vous qui nagez à contre courant sur la médiocrité de ces deux scorpions de socialo-gauchistes.

"tu ne traites pas la posture de Fillon qui se la joue victime avec des menaces à peine voilées de suicide."

Vous vous répétez car on vous a répondu sur le billet précédent:
http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2017/03/24/le-piege-de-la-%C2%A0republique-exemplaire%C2%A0-282929.html

D'autres billets en ont fait leur sujet.... j'y ferai un saut demain pour voir si vous avez fait montre du même désarroi qu'ici!

Écrit par : Patoucha | 26 mars 2017

Je dirai encore autre chose de Fillon. Je le perçois comme parlant parfois de sa réflexion, sans intention particulière, comme une ouverture sur une pensée plus intime, moins politique.

Je dis cela à partir de mon propre fonctionnement: je peux parfois explorer une idée dérangeante mais sans intention d'y donner une suite personnelle ni y adhérer. Cela me permet entre autre de faire évoluer ma propre vision. Ce qui n'est de loin pas toujours compris. Beaucoup de personnes que j'ai rencontrées prennent le premier mot pour le dernier et figent l'interlocuteur dans une déclaration lue selon une grille préfabriquée. Pour moi le premier mot n'est jamais le dernier, sauf s'il se répète durablement à l'identique.

Bien sûr je ne sais pas si c'est son cas, je ne me réfère qu'à moi. Mais je garde cette perception. Si je me trompe, s'il joue, je battrai ma coulpe.

Écrit par : hommelibre | 25 mars 2017

Répondre à ce commentaire

Atteindre une telle violence en politique ne contribue pas à rendre les acteurs plus crédibles.
Je doute sérieusement que Fillon soit candidat au suicide. J'interprète cela comme de la stratégie. De bas étage et qui ne sert pas. Une tentative désespérée pour toucher la sensibilité des indécis ?

Écrit par : Pierre Jenni | 25 mars 2017

Je partage cette impression John. Mais je partage aussi ton doute. Car pour accéder à un tel niveau, en France en particulier avec le système des énarques, véritables professionnels de la politique, il faut vraiment avoir développé l'art du stratège et s'être endurci le cuir.
J'éprouve donc un malaise lorsque Fillon touche ma fibre sensible. Je suis incapable de le prendre tel quel. J'adorerais me tromper.

Écrit par : Pierre Jenni | 26 mars 2017

ET n'oublie pas que dans l'intervalle il a attaqué Hollande.

Écrit par : Pierre Jenni | 25 mars 2017

Répondre à ce commentaire

"ET n'oublie pas que dans l'intervalle il a attaqué Hollande."

Ben voilà! Vous n'aimez pas Fillon! Trop de classe pour vous?

Écoutes, filatures, surveillance : un livre révèle les manoeuvres de François Hollande (extraits) Valeurs Actuelles

Publié le 24 Mars 2017

Méthodiquement, chaque adversaire politique fait l’objet d’un traitement individuel avec une utilisation systématique de leviers variés : campagnes de presse, divulgations de procédures judiciaires, révélations et menaces sur la vie privée de candidats potentiels à la présidentielle. Les auteurs du livre ne l’affirment-ils pas ? « Derrière ces ennuis à répétition qui ciblent les principaux rivaux du président sortant, difficile de ne pas voir la patte de Hollande ».

Alors qu’arrive la fin du quinquennat, les langues se délient. Et les acteurs de la présidence Hollande livrent les secrets les plus inavouables. Déjà, dans l’Élysée off , Stéphanie Marteau et Aziz Zemouri, en 2016, confirmaient : « Oui, il y a bien un cabinet noir à l’Élysée. » Selon eux, les informations collectées transitent par Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire général de l’Élysée, qui les « distille ensuite au président de la République ».
Sarkozy sous surveillance étroite

Seize mois après avoir quitté l’Élysée, Nicolas Sarkozy a été placé sur écoute. Pendant près d’un an, la police judiciaire a espionné ses conversations. Une première dans les annales de la Ve République. Depuis l’arrivée de Hollande au pouvoir, c’est comme si une malédiction judiciaire s’était abattue sur son prédécesseur. En 2017, cinq ans après sa défaite électorale, ce sont pas moins de treize affaires judiciaires qui empoisonnent Nicolas Sarkozy ou son entourage. Au point que les sarkozystes, prompts à s’afficher en victimes, y voient la main d’un cabinet noir.

“Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets inavouables d’un quinquennat”, d’O. Recasens, D. Hassoux et C. Labbé, Robert Laffont, 264 pages (J'ai effacé le prix mais pas cher pour le lourd qu'il envoie!)

Écrit par : Patoucha | 26 mars 2017

"En insistant sur un non évènement"

Un "non évènement" dites-vous alors que cette hystérique a révulsé plus d'un, sauf vous?!Voici un article qui rejoint ce que j'ai écrit à son sujet. Extraits:

"On se demande donc au nom de quelle compétence particulière, en vertu de quelle autorité, cette personne prétend parler, comme elle le prétend, au nom de ceux qui ne sont pas sur le plateau mais devant leur télévision, au nom de l’opinion publique, au nom du peuple français."

"Le summum de la scélératesse vient sans doute lorsque Christine Angot accuse François Fillon, qui plus tôt, a dit comprendre Pierre Bérégovoy, de faire du chantage au suicide. Ça, ça ne passe pas, éructe-t-elle.

Scélératesse doublée d’inconsistance quand, alors que François Fillon intervient enfin, elle minaude, surjouant l’ironie: oh le pauvre, oh le pauvre ! Il est blessé, le monsieur ! On a le sentiment pénible d’une vieille petite fille qui se moque du souffre-douleur de la classe dans la cour de récréation. Ou d’une mauvaise actrice sur le retour."

"On ne peut qu’écrire quand on ne peut pas parler, crache-t-elle à François Fillon avant de quitter la scène, écumant de rage, dans une dernière adresse : Vous savez pourquoi ils m’ont fait venir. Car eux m’ont fait dire ce que eux ne peuvent pas dire.

Las, l’écrivain s’est montrée incapable de parler. Elle est proprement inaudible tant trop d’invectives tue la philippique.

Pas sûre que ce soit à cause de Fillon. Elle nous a déjà habitués à ce genre d’hystérisation de la parole, comme on dit dans les salons littéraires ou les cours de feu les IUFM. On se souvient sans doute de ces Mais c’est pas possible, c’est pas possible d’entendre ça, crachés à la face d’Eric Zemmour, de son refus de participer à la même émission que Houellebecq. Elle est coutumière des éructations soudaines et des caprices sur les plateaux télé dont elle semble tirer davantage de notoriété que de sa prose."

http://ripostelaique.com/christine-angot-un-bon-coup-pour-fillon.html

Je poste ces deux commentaires qui ont retenu mon attention:

- "« l’émission a choisi de faire »intervenir Angot »…Pujadas s’est montré incapable de dominer la situation.. »
… mais vous le faites exprès ,Florence. L ‘émission, c’est Pujadas, avec la complicité et l’accord de ses supérieurs qui l’a « préparée ». Il a volontairement laissé « déraper » son invitée, puisque c’est précisément pour ça qu’il l’avait imposée. Evidemment, F.Fillon ignorait l’identité de « l’invitée surprise ». Une ignominie de plus à mettre au compte du cabinet noir de la hollandie. Pour le reste, il faut oublier cette mégère, qu’on supposait overshootée au point de perdre la raison. Honte à Pujadas, qui l’a mis en scène. Au moins les bobos gauchistes qui ambitionnent de continuer à dominer la France … et la télé publique, nous ont-ils montré ce dont ils sont capables."

"Une hysterique au sens medical du terme qui exhibe sa pornographie comme « acte » littéraire, bref, vulgaire decadente, excessive, insignifiante."

Écrit par : Patoucha | 26 mars 2017

De la lecture pour vous concernant "l'attaque contre Hollande..."



Hollande: pratiques d’un président normal Bienvenue à l’Elysée ! Par Régis de Castelnau (avocat)

Publié le 28 Mars 2017 -

Suite à la sortie d'un livre explosif pour Hollande et ses sbires du pouvoir, on devrait savoir bientôt si la justice est un nuage, ou un camouflage pour les "puissants" des pouvoirs.

(..)
On ne saurait être plus clair, surtout que la description continue avec l’endroit : « Pour orchestrer les affaires judiciaires il existe une mécanique complexe aussi efficace que redoutable. Hollande a su en tirer profit […] la plupart des affaires judiciaires qui ont empoisonné Sarko et les siens ont trouvé leurs racines ici dans cet immeuble ultra sécurisé du neuvième arrondissement de Paris ». La recette maintenant, comment instrumentaliser la justice : « afin d’allumer la mèche d’une affaire politique ou financière, il suffit que Tracfin pêche au bon endroit, remonte dans ses filets une infraction, et la transmettent officiellement la justice. Ou officieusement au service enquêteur qui se chargera de mener « une enquête d’initiatives » avant qu’un magistrat ne la reprenne à son compte. »

« Chaque fois, ce sont les mêmes juges d’instructions qui sont désignés pour les affaires qui intéressent le Château. »
Donc, si l’on comprend bien, les fonctionnaires d’État mâchent le boulot, et quand la soupe est prête on va donner le dossier au Parquet pour qu’il saisisse un juge d’instruction. Mais qui sont les magistrats saisis ? Il faut savoir que les juges d’instruction sont des juges du siège qui doivent instruire à charge et à décharge et donc leur impartialité doit être insoupçonnable. Et il existe un principe fondamental dans le fonctionnement de la justice, celui « qu’on ne choisit pas son juge ». Mais avec Hollande et sa fine équipe, si si, nos enquêteurs nous disent qu’ils les choisissent :

« Chaque fois, ce sont les mêmes juges d’instructions qui sont désignés pour les affaires qui intéressent le Château. Ils sont moins de cinq, dont on retrouve le nom dans tous les dossiers qui concernent Sarkozy […] cinq magistrats qui additionnent les affaires sur le clan Sarkozy sont eux-mêmes alimentés et épaulés par une poignée d’officiers de police judiciaire.» Dont on comprend qu’ils sont toujours les mêmes aussi. Bigre, amis journalistes– enquêteurs, il est difficile d’être plus clair, mesurez-vous le caractère déshonorant pour le président normal que cette description ? Personnellement, j’éprouve une certaine satisfaction en me rappelant comment j’ai prêché dans le désert en relevant l’acharnement judiciaire manipulatoire contre Nicolas Sarkozy dans ces colonnes. Et, pourquoi le cacher une certaine jubilation pour avoir décrit à l’avance ce qui allait arriver à François Fillon, ce qui m’a valu force qualifications de « complotiste », nouveau point Godwin du camp du bien.

La lecture du livre met également en lumière la pratique de la mansuétude ciblée, qui consiste à épargner à certains des poursuites judiciaires, en pensant à l’avenir. Certains ralliements à Emmanuel Macron sont de ce point de vue savoureux. « Le Château est passé maître dans l’art de pousser ou ralentir le feu sous les casseroles judiciaires. Pour enterrer sans classer, il suffit de donner consigne de continuer à creuser en préliminaire ad vitam aeternam. Dans ce cas le dossier reste sous contrôle direct de la chancellerie ». On cite Jean-Louis Borloo, ou Dominique de Villepin, dont on annonce le ralliement imminent à Emmanuel Macron et qui aurait, paraît-il, bénéficié de certaines complaisances : « les enquêteurs n’ont pas cru bon d’entendre ce bibliophile avisé qui, ces dernières années a empoché 5 millions d’euros pour la seule vente de ses livres. De même qu’aucune des procédures dans lesquelles Villepin apparaît à l’étranger ne semble susciter la curiosité des magistrats français. » Tout le livre n’est qu’un long florilège des outils et de l’exécution de ces basses œuvres. On en ressort édifié, sur l’imposture Hollandienne en matière de respect des principes et des libertés publiques.

Si les auteurs ont dit vrai, c’est en nombre que se comptent les infractions pénales établies
(..)
Espérons simplement que le Parquet de Paris sauvera l’honneur et fera son devoir.

http://www.causeur.fr/bienvenue-beauvau-hollande-fillon-cabinet-noir-43449.html

Écrit par : Patoucha | 28 mars 2017

Oui mais l'attaque politique est plus classique, plus admise parce que plus habituelle, et les politiciens ne sont pas des bisounours. Alors que l'attaque personnelle à ce point me paraît plus extrême et délétère.

Écrit par : hommelibre | 25 mars 2017

Répondre à ce commentaire

angot qui niait il y a quelques mois face à zemmour, l'effondrement du niveau scolaires des élèves français! Aujourd'hui même les profs de gauche s'alarment de l'attitude ouvertement hostile de certains élèves "créationnistes" face à des discipline comme l'histoire, la science, et la géographie! La Terre pour eux é 6'000 ans et ils sont prêt à agresser leurs profs s'ils disent le contraire!

Écrit par : Degoumois Dominique | 25 mars 2017

Répondre à ce commentaire

"Je doute sérieusement que Fillon soit candidat au suicide. J'interprète cela comme de la stratégie."
Il n'a fait aucun chantage au suicide, il a déclaré mieux comprendre ce qui est arrivé à Bérégovoy. C'est donc très différent : le suicide de Bérégovoy a en effet surpris beaucoup de monde. Mitterrand parlé de "livré aux chiens"...

Écrit par : Géo | 26 mars 2017

Répondre à ce commentaire

Au moins Géo a regardé l'émission jusqu'au bout, et a tiré la même conclusion que la mienne!

Écrit par : Patoucha | 26 mars 2017

Détrompez-vous Patoucha, Fillon m'est très sympathique. Il est bourré de qualités, il a de la classe et la carrure du poste. Je serai plus réservé sur son programme qui me semble d'un autre âge.
Je déplore juste les travers dans lesquels ils s'est pris et qui risquent bien de l'empêcher d'accéder au second tour.
Mais... comme le Canard s'est déchaîné sur lui un peu tôt, à mon avis, il pourrait bien rebondir.
Je n'ai pas suffisamment suivi la saga de l'élection présidentielle française pour donner un avis étayé. Je ne fais que part d'impressions au fil des évènements. Je pense que si j'étais Français, je m'abstiendrais car aucun candidat ne reflète mes sensibilités. J'espère pour eux qu'ils ne vont pas se coltiner Macron. Ce serait une véritable punition.

Écrit par : Pierre Jenni | 26 mars 2017

Répondre à ce commentaire

Les Français et leur rapport à l'argent, ça a quelque chose de surréaliste. Hier soir dans ONPC, le député LR, Hervé Mariton, soutien de François Fillon, s'est fait malmener par le panier de crabes de Ruquier, parce qu'il a laissé entendre que les salaires des députés (5000 euros par mois), étaient plutôt miteux en regard de ceux de l'enseignement supérieur...
Pour appuyer son propos, HM a pris en exemple Laurent Ruquier à qui il s'adresse directement: "Vous en une soirée, vous gagnez beaucoup plus que ce que je ne gagne en un mois" (ce à quoi l'animateur répondra d'ailleurs par un bref "Bien sûr!"). Une attitude qui n'a visiblement pas plu aux invités du PAF présents sur le plateau.

Alors voilà, selon les "rumeurs" circulant su le web, voici comment sont (ou étaient) gavés certains "artistes" du PAF:

Jean-Pierre Pernaut, présentateur journal TV: 50 000 euros par mois
Claire Chazal: 120 000 euros par mois (à l'époque où elle était aux commandes de l'info)
Jean-Luc Reichmann, animateur: 125 000 euros par mois
Nikos Aliagas, animateur: 30 000 euros par mois
Laurent Ruquier, pour ONPC: 40 000 euros par mois
Arthur, animateur, pour un numéro mensuel de "Enfants de la télé*: 250 000 euros
Elise Lucet, David Pujadas, journalistes présentateurs des journaux sur le service public: 12 000 euros
Christophe Dechavanne; 45 000 euros par émission en prime time
Michel Drucker, juste pour "Vivement Dimanche": 30 000 euros sans ses salaires de producteur et de présentateur radio
etc., etc,

Vus comme-ça, la famille Fillon, les costumes et les coins de table.. ce sont plutôt des clodos !

Écrit par : petard | 26 mars 2017

Répondre à ce commentaire

Pétard, j'ai vu cette séquence. On devrait à chaque fois rappeler aux animateurs leur salaires en direct. Cela relativiserait leur indignation de comédie.

Écrit par : hommelibre | 26 mars 2017

Répondre à ce commentaire

Toutes ces révélations sur Fillon sont une vaste comédie. On sait que plus d'une centaine de députés utilisent des membres de leur famille comme "assistant parlementaire". Leroux (reloux...) a été démasqué par hasard, pas de chance. Il en reste maintenant 98 en tout cas et on serait reconnaissant à ce vieil escroc de Hollande de continuer le combat et de lâcher son cabot Tourneire sur eux aussi, socialistes compris...
Merci à petard de nous révéler des chiffres sur cette clique de salopards du PAF.
Les politiciens français sont passablement puants, mais ce sont des agneaux à côté de leurs journalistes/animateurs, plus faux cul tu meurs...

Écrit par : Géo | 26 mars 2017

Répondre à ce commentaire

De jan à mars, déroulé de classe internationale telle qu'à l'international, c'est le discrédit, la honte pour les français; pour un candidat depuis ses débuts de vie, élu n'a rien su accomplir; que depuis longtemps sa fine équipe de fidèles connaissait & savait à quoi s'en tenir; se faire verser des salaires sur la tête de ses enfants; s'en faire rétro-céder les montants; réclamer le remboursement des frais de mariage à sa fille; porter montres et costumes de luxe offerts au 1er ministre, cados interdits jamais déclarés; en fonctions d'élu, se faire payer pour conseils avec chefs d'Etat & autre trafics d'influence; en candidat-président, faire croire à sa prestance de président compétent, ne pas s'entourer de compétences, mais de fidèles du parti adoubés par le boss; en tant que candidat, ne pas répondre aux questions, ne pas tenir son équipe informée, pas même du rdv au salon de l'agri; voir en restant inactif, les fidèles quitter le candidat; voir en restant inactif, le boss leur ordonner de rappliquer; se faire préparer 1 programme, en changer les lignes au fil des questionnements, parler de fermeté de programme; élu par moins de 3 millions de partisans, sur plus de 47 millions, utiliser le vote du parti pour se légitimer; se déclamer élu universel, au-dessus des partis; s'accrocher à l'élection du parti comme à un os; continuer avec le retour des ex-fidèles, en application des ordres du boss; utiliser les critiques pour s'arque-bouter, accroché comme à 1 os dans la gueule, à sa candidature, et se monter seul, mais victime mais fort; éloigner tout autre membre de l'équipe dans l'espace; à la place de tout débat et d'un programme entre-temps délité, occuper les espaces, accuser à la place d'être accuser: se placer victime de complots, des médias, complot des juges, complot du président

tabler sur son look et son temps d'occupation dans les médias comme moyen, & s'accrocher à son inextinguible ambition de devenir président comme seul projet (le programme? qu'importe le programme)
pour convaincre les électeurs d'un pays en détresse socio-économique,

c'est mépriser les institutions et se foutre des électeurs et l'inverse, à un degré rarement égalé à notre époque en Europe occidentale.

Écrit par : divergente | 26 mars 2017

Répondre à ce commentaire

À partir de 42:30... (ou avant déjà...), à se rouler sous la table... un grand moment de télévision...

https://www.youtube.com/watch?v=_T69bBOHsF4

Écrit par : petard | 26 mars 2017

Répondre à ce commentaire

À propos de costumes, François Bayrou a-t-il perdu la mémoire? Il fait mieux que Fillon en tentant de se faire rembourser plus de 40'000 € de costumes en frais de campagne en 2002. Frais qui auraient été à la charge non pas d'une personne privée mais des contribuables:

"Le candidat centriste de l’époque tentait ainsi, comme le rappelle également Le Point ce lundi 20 mars, de faire passer en “dépenses de campagne” – et donc en somme que le contribuable aurait dû payer - des frais d’habillements s’élevant à 42 566 euros. Le Conseil constitutionnel avait alors estimé que cette dépense était “manifestement excessive” et l'avait ramené à 5000 euros. François Bayrou avait donc dû payer de sa poche, en 2002, 37 566 euros de frais d’habillement pour la campagne présidentielle."

www.valeursactuelles.com/politique/quand-francois-bayrou-se-payait-pour-42-566-euros-de-costumes-en-2002-74166

Est-ce la raison pour laquelle il a renoncé à se présenter?
Quand la République exemplaire veut donner des leçons elle devrait regarder d'abord dans son propre placard.

La croisière s'amuse...

Écrit par : hommelibre | 28 mars 2017

Répondre à ce commentaire

Ah, ah, se faire rembourser ses frais de costumes...
Mais qu'est-ce qu'ils ont eu dans leur biberon, ces Français, pour se comporter de cette manière ? Ils haïssent l'argent, les riches et donc les Juifs dans les années 30-40, et aujourd'hui les Suisses.(va-t-on parler d'anti-helvétisme et créer une ligue pour lutter contre ?). Ils haïssent l'argent, et donc ils se font rembourser leurs costumes. C'est la faute du catholicisme ? Mais les Italiens et les Espagnols sont plutôt cathos et ne se comportent pas comme ça...
Vous vous imaginez, vous, se faire payer ou rembourser ses costumes ? LA HONTE !

Écrit par : Géo | 28 mars 2017

Répondre à ce commentaire

Wep!

par Jean-Philippe Delsol, le 27 mars 2017
Macron a menti sur sa déclaration de patrimoine
500 000 euros oubliés !

Il y a une omission grave dans la déclaration de Monsieur Macron, tant d’ailleurs dans celle du 24 octobre 2014 que dans celle déposée le 16 mars 2017 ès qualités de candidat à l’élection présidentielle. Pour l’IREF, c’est une omission de plus des trois quarts du patrimoine. Il serait temps que la justice s’en occupe avec la même célérité que pour d’autres candidats.

Monsieur Macron a gagné 2 748 065 € chez Rothschild entre 2010 et 2012. Lors de l’entrée en vigueur de la loi sur la transparence, il déclare, le 24 octobre 2014, à la Haute Autorité un patrimoine net de moins de 156 160€.
Sommaire
- Mensonges et faiblesses dans sa déclaration de patrimoine
- C’est une omission de plus des trois quarts du patrimoine !
Mensonges et faiblesses dans sa déclaration de patrimoine

Questionné par le journal La Croix du 12 mars 2017 sur la faiblesse de ce patrimoine après avoir gagné tant d’argent, l’ancien ministre répond : « Comme banquier d’affaires, j’avais le statut d’indépendant. J’ai donc payé, sur le montant brut de ma rémunération, des cotisations sociales patronales, salariales, puis l’impôt sur le revenu. Ces cotisations ont augmenté et frappé mon dernier revenu de référence, au point que je ne gagnais plus assez pour payer mes impôts ». Il signe là un double aveu :

• de mensonge d’abord car le revenu indiqué n’est pas un revenu brut, avant cotisations, mais un revenu net imposable. Il n’a donc pas eu à imputer le revenu indiqué de cotisations qui en ont déjà été soustraites pour déclarer son revenu imposable ;

• de faiblesse ensuite car s’il ne sait pas prévoir le paiement de ses impôts, comment peut-on lui confier la direction de la France ? Et s’il ne parvient pas à vivre sans emprunter alors qu’il se situe dans le 0,1% des Français qui ont les plus hauts revenus, quelle impéritie dans sa gestion personnelle !

« Par ailleurs, ajoute-t-il encore en réponse au journal La Croix, j’ai procédé à des travaux dans la maison de famille de mon épouse, partiellement financés par des emprunts bancaires qui ont tous été déclarés, en 2011 et 2012. » Lesdits travaux auraient donc représenté des montants de l’ordre, selon les informations délivrées par ailleurs, d’au moins 500 000€. Il y a donc là une omission grave dans la déclaration de Monsieur Macron, tant d’ailleurs dans celle du 24 octobre 2014 que dans celle déposée le 16 mars 2017 ès qualités de candidat à l’élection présidentielle.

En effet, si Monsieur Macron a réalisé des travaux dans la maison de sa femme, soit il a été convenu avec celle-ci qu’il devenait copropriétaire de ladite maison, soit il est resté propriétaire des améliorations apportées à celle-ci, soit encore il a conservé une créance sur son épouse à due concurrence. Cette dernière hypothèse est la plus probable, mais dans tous les cas il aurait dû déclarer le montant des travaux payés par lui dans son patrimoine.

Il a pu encore donner cette somme à sa femme, mais non seulement ce n’est pas ce qu’il a déclaré, mais en sus, contrairement aux successions, les donations entre époux sont assujetties aux droits d’enregistrement au-delà d’un abattement de 80 724€. L’ancien ministre de l’économie devait savoir ça et il n’a pas payé de droits de donation.

La loi est pourtant très claire. Elle dresse la liste des biens devant figurer dans la déclaration : immeubles bâtis et non bâtis, valeurs mobilières, assurances-vie, comptes bancaires courants ou d’épargne, livrets et autres produits d’épargne, biens mobiliers divers d’une valeur supérieure à un montant fixé par voie réglementaire, véhicules terrestres à moteur, bateaux et avions, fonds de commerce ou clientèles, charges et offices, biens mobiliers, immobiliers, comptes détenus à l’étranger, passif. La loi prévoit que « d’autres biens » devront être inclus dans la déclaration de patrimoine, c’est-à-dire tous les éléments du patrimoine d’une valeur substantielle.
C’est une omission de plus des trois quarts du patrimoine !

Le déclarant n’a pas à inclure dans sa déclaration les biens de son époux, mais il doit bien entendu y inscrire les créances sur son époux (se). Et une somme d’au moins 500 000€ est loin d’être négligeable. A défaut, il serait trop facile de virer l’argent de ses comptes sur ceux du conjoint (e) avant de procéder à sa déclaration à la Haute Autorité pour ne pas avoir à la déclarer.

L’article 26 de de la Loi n°2013-907 du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique dispose que « Le fait, […], de ne pas déposer l’une des déclarations prévues à ces mêmes articles, d’omettre de déclarer une partie substantielle de son patrimoine ou de ses intérêts ou de fournir une évaluation mensongère de son patrimoine est puni d’une peine de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende. Peuvent être prononcées, à titre complémentaire, l’interdiction des droits civiques, selon les modalités prévues aux articles 131-26 et 131-26-1 du code pénal, ainsi que l’interdiction d’exercer une fonction publique, selon les modalités prévues à l’article 131-27 du même code ».

Il ne fait pas de doute qu’un élément caché de patrimoine de 500 000€ est « une partie substantielle » d’un patrimoine qui représenterait ainsi, avec celui officiellement déclaré de 156 160€, une valeur globale de 656 160€. C’est une omission de plus des trois quarts du patrimoine.

Sur cette simple constatation, Monsieur Macron est passible d’une interdiction d’exercer une fonction publique, indépendamment de ce qui peut par ailleurs lui être reproché au titre de ses dépenses somptuaires au ministère et de l’utilisation des crédits de celui-ci pour engager sa campagne. Il serait temps que la justice s’en occupe avec la même célérité que pour d’autres candidats.
http://fr.irefeurope.org/Macron-a-menti-sur-sa-declaration-de-patrimoine,a4398

Écrit par : Patoucha | 28 mars 2017

Répondre à ce commentaire

Patoucha@ Merci de bien vouloir considérer que si on y regarde de près, vu la complexité des lois françaises, personne n'aura plus le droit de postuler à la chefferie...
Comment il disait, Richelieu ? Donnez-moi six lignes manuscrites de n'importe qui, je vous trouve une bonne raison de le pendre. Laissez-moi étudier le patrimoine de n'importe quel citoyen et comparer avec sa déclaration d'impôts, j'y trouve des défauts (et je suis plutôt nul dans ce domaine : même une pive comme moi pourrait le faire...).
Je-dis-ça-je-dis-rien.

Écrit par : Géo | 28 mars 2017

Répondre à ce commentaire

D'ailleurs, grâce à Mac Ronron, on en aura appris de bien belles sur le système américain d'entourloupes : un Suisse, ancien banquier, a fait remarquer que si Micron avait touché trois millions de dividendes, c'est qu'il possédait des actions à la base de ces dividendes (de chez Rothschild). Mais non : ils ont inventé les actions "fictives", qui ne valent qu'un dollar symbolique mais rapportent trois millions en trois ans...
Le système américain est vraiment un foutage de gueule tel qu'on n'arrivera jamais à s'imaginer, nous pauvres Européens, la dose de filouterie qu'il faut pour le créer...
Les Américains sont décidément les plus grands génies du crime de l'Histoire.

Écrit par : Géo | 28 mars 2017

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés entre 22 h - 08 h (Europe/Paris).