24 mars 2017

Le piège de la « République exemplaire »

J’avais grande sympathie pour Pierre Bérégovoy, ancien Premier Ministre de François Mitterrand. Pour son style, son parcours, son humanité. Mis en cause publiquement il s’était suicidé au bord d’un canal à Nevers.


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Son cas préfigurait-il les excès de ce que l’on nomme aujourd’hui une République exemplaire? Il en était lui-même partisan. Lors de sa prise de fonction il avait brandi devant les députés une liste supposée contenir les noms d’élus corrompus (vidéo en fin de billet).

En réalité il venait d’écrire la page qui scellerait sa propre fin. Car, mis en cause lui-même – et sans qu’aucune preuve ne soit fournie d’une éventuelle culpabilité – des manifestants l’enfonçaient en lui demandant: « Béré, t’as pas 100 briques? ».

Nicolas Canteloup ne fait pas autre chose dans ses pastilles quotidiennes sur TF1 à 20 heures 50.

La notion de d’exemplarité doit être questionnée. On demande aux élus de respecter les lois en vigueur, comme tous les citoyens. Doivent-ils en faire plus et se montrer comme des modèles? Je ne le pense pas.

 

 

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Je n’attends pas d’eux de me montrer le chemin. Je considère même cette notion d’exemplarité de l’élu comme une distinction anormale entre lui et le citoyen, comme une volonté de supériorité morale destinée à éduquer le peuple.

Ce qui nous attend et qui a déjà commencé, c’est la République des donneurs de leçons. Je n’accorde pas une telle importance morale aux élus. L’électeur décide librement qui il élit ou rejette. C’est son vote qui détermine ce qu’il accepte ou non.

L’exemplarité induit forcément une suspicion latente. Le candidat ou l’élu est-il bien un héraut de la morale, ou ne fait-il que se conformer à l’image sociale attendue? Agit-il en son âme et conscience selon des règles intériorisées, ou se soumet-il comme un enfant aux bons et mauvais points donnés par ceux qu’il accepte comme ses juges de moralité?

Un élu qui exhibe une exemplarité comme un enfant devant ses parents, pour lequel l’exemplarité est une soumission à l’image sociale attendue, m’intéresse moins qu’une personne qui agit de manière correcte parce qu’il en comprend et admet les raisons de l’intérieur.

Pas besoin de démonstration spectaculaire pour ce faire. On n’est pas moral pour les autres mais d’abord pour soi-même. C’est peut-être devenu difficile à comprendre dans un monde de plus en plus construit sur l’image extérieure et sur la peur du jugement d’autrui, où la religion sociale a remplacé la religion de l’âme, où la norme judiciaire prend le pas sur la conscience personnelle de ses actes.

 

 

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Et puis où est l’exemplarité de la République dans une période où l’on ne compte plus les accusations sans preuves, les fuites organisées sur les procédures en cours, fuites délibérément facilités par des personnes en lien avec l’institution judiciaire?

S’accrocher d’arrache-pied à la notion d’exemplarité c’est mettre les élus en compétition de bienséance morale devant le « tribunal du peuple ». Cette bienséance morale ne garantit pourtant aucune capacité politique particulière ni comportement angélique.

La République exemplaire est un piège pour celui ou celle qui la prône. Elle conduit au jugement moral sur la valeur même des élus. Je n’attends pas cela. Les humains sont imparfaits, inaccomplis, avec des failles. Je privilégie cette acception de l’humain contre toute idée de perfection ou d’exemplarité. Pour cette raison je ne refuse pas qu’un élu condamné par le passé puisse se représenter s’il a payé sa dette, à l’instar d’Alain Juppé.

Si un exemple doit être donné ce sera avec discrétion, de manière naturelle, sans le revendiquer avec ostentation. Comme un parent qui montre par son simple comportement quelles sont les bonnes et mauvaises manières d’être. Pas besoin de brandir le drapeau doré d’une hyperbolique supériorité morale sur un air de Regardez comme je suis beau et bien. La loi suffit, la morale fondamentale y est incluse. Pourquoi en rajouter?

À République exemplaire je substituerais les termes de République correcte et efficace. Et plutôt qu’un modèle exemplaire je préfère quelqu’un de bien. Comme Martin, le saint partageant son manteau avec un mendiant. Ce qui prend déjà du temps. Le temps d’une vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

13:18 Publié dans Philosophie, Politique | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : exemplarité, république exemplaire, affaires, justice, bérégovoy, canteloup, leçon, électeurs, morale | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

hommelibre, Hier, j'ai laissé ce commentaire dans le précédent billet:

"FR 2 Fillon Très intéressant surtout en ce moment - Écrit par : Patoucha | 23 mars 2017

Il s'agissait de "l'invitée mystère..." que je vous présente:

Qui est cette "romancière" plagiaire, diffamatrice, qui multiplie les procès dont encore une mise en examen cette année, qui se permet de traiter Fillon de malhonnête...? Si j'étais dans le public je ne me serais pas gênée de me lever pour gifler cette femme vulgaire, prétentieuse et qui se croit tout permis?!

: https://fr.wikipedia.org/wiki/Christine_Angot - Extrait

"Procès
En 2008, à la suite de la publication du Marché des amants, Christine Angot se voit obligée de dédommager, après accord, à hauteur de 10 000 euros, Élise Bidoit (ex-femme de son nouveau compagnon43), qui a reconnu une partie de sa situation personnelle transcrite dans l'œuvre44.

En 2011, lors de la publication du roman Les Petits, Élise Bidoit accuse à nouveau Christine Angot d'atteinte à sa vie privée et familiale45 et décide d'attaquer l'auteur en justice. Cette dernière comparaît le 25 mars 2013 pour atteinte à la vie privée46,47,48. Elle est condamnée, conjointement avec son éditeur, le 27 mai 2013 à verser 40 000 euros de dommages et intérêts49 à Élise Bidoit.

En 2017, elle est mise en examen, ainsi que Laurent Joffrin, pour diffamation après la parution d'un article dans Libération où elle accusait l'éditeur Christophe Lucquin de publier des livres à caractère essentiellement pédophile50.

"Les influences littéraires de Christine Angot sont nombreuses, et vont de Louis-Ferdinand Céline à Marguerite Duras en passant par Marcel Proust — page 24 de Léonore, toujours, il y a une allusion claire à l'incipit du roman Du côté de chez Swann et elle cite d'ailleurs Proust en exergue à Pourquoi le Brésil ?. Elle déclare :
« Je ne suis pas autant intimidée par Duras ou Proust que par Céline. Voilà quelqu'un qui parle sa langue. Duras, ce qui est bien, c'est qu'elle ne s'emmerde pas. Dans C'est tout, dans Emily L.… Ce que j'aime aussi, c'est qu'elle a fait en sorte qu'on se demande toujours si elle est un écrivain ou pas59. »

Emprunts et réécritures

Dans L'Inceste, Christine Angot note : « Toujours m'appuyer sur des choses annexes, faire des rapprochements, depuis que j'écris, il y a toujours eu d'autres voix, d'autres textes, d'autres choses, un autre angle sous lequel j'essaie de me montrer »61. De fait, la plupart de ses œuvres sont le produit d'un processus de réécriture et de citations d'autres livres - emprunts explicites ou cachés au lecteur.

On évoquera, en premier lieu, la réécriture de l'incipit d'À l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie d'Hervé Guibert qui ouvre L'Inceste, ainsi que les nombreuses citations qui émaillent le texte. Quant à son roman suivant, Quitter la ville, il contient de nombreux emprunts (réécrits ou fidèles), à la pièce Œdipe, ainsi que des citations extraites de Cet amour-là de Yann Andréa, dernier compagnon de Marguerite Duras. En outre, le texte est largement composé de citations d'article de presse, de chroniques et critiques littéraires.

Christine Angot avoue aussi s'être servie des Cahiers de Vaslav Nijinski et du Livre noir élaboré par Ilya Ehrenbourg et Vassili Grossman (destiné à recueillir des témoignages et documents sur la Shoah), afin de rédiger son ouvrage Les Autres. Quant à Léonore, toujours, le texte évoque Sexus d'Henry Miller et L'Usage de la vie mentionne quant à lui des liens avec C'était tout une vie de François Bon59. En outre, Interview contient une citation voilée du chanteur Dominique A.

L'exercice de l'emprunt et de la réécriture est par ailleurs abordé frontalement dans Léonore, toujours où l'auteur propose au lecteur un poème qu'elle aurait rédigé pour sa fille avant d'avouer, quelques pages plus tard, l'avoir simplement recopié à partir d'un recueil.

Lors de la publication de son roman Les Désaxés, la revue Lire se demande : « Faut-il lire Angot ? »65. Dès lors, si la critique littéraire note que « la romancière reste unique, seule aujourd'hui à être reconnaissable dès les premières lignes », elle souligne aussi que Christine Angot « a épuisé son sujet dès les vingt premières lignes [et que] les pages, répétitives, se suivent alors sans le moindre rythme, à peine heurtées par quelques clichés sur le monde du cinéma et de nombreuses marques d'élégance (« vie de merde », « grosse vache », « pisse-copie », etc.) ».

Écrit par : Patoucha | 24 mars 2017

Merci pour ces détails utiles Patoucha.
Son intervention était hallucinante. Je pense y revenir dans un autre billet.

Écrit par : hommelibre | 24 mars 2017

Et encore, je ne parle pas de la socialiste Filippetti qui n'a fait, elle aussi, que répéter comme un perroquet tout ce qui a fait la UNE de tous les médias gauchistes! Une députée.... cette mégère qui soutient un mollasson?

Et dans toute cette foire d'insultes et de diffamation, un Fillon digne, très classe, mais sûrement très touché, malgré toute cette avalanche haineuse déversée par deux hideuses mégères qui ignorent la présomption d'innocence! Elles ne devraient pas s'en tirer à si bon compte, car ces accusations méprisantes ont été dites devant des millions de téléspectateurs.
Naturellement les médias gauchistes, y compris chez nous, n'ont retenu que ce qu'il leur convenait, faisant abstraction de ceux qui ont bien suivi l'émission..... Ils ont encore de beaux jours pour noircir un peu plus le tableau et, je me demande, jusqu'où ils vont allerr et, si Fillion est élu, ce que je souhaite, quelle sera leur réaction? Ces journaleux n'ont plus d'éthique. Ils n'ont tiré aucune leçon du flop de cette Presse, décriée par tout le monde par leur faute, et uniquement de leur faute! Cette presse là mériterait d'être revue. Une Bonne mise à plat, car elle a dépassé la ligne rouge et cela ne peut plus être acceptable. Ce n'est pas pour cette liberté de la presse que j'ai voté, mais pour une liberté de denoncer les choses avec impartialité et non en suivant les tendances populistes, souvent gauchistes - de donneurs de leçons, et qui croient être au dessus de tout,

Écrit par : Patoucha | 24 mars 2017

Je ne suis pas toujours d'accord avec Le Causeur, mais là je dois reconnaître que cet article m'évite d'en rajouter surtout sur l'hypocrite Pujadas, meneur de cette émission qui, à elle seule, est "Indigne d’une vieille démocratie comme la nôtre." dixit David Desgouilles:

“L’Emission politique” est indigne du service public

Bienvenue dans la campagne la plus grotesque de l’histoire - Extrait:

"Peu importe le sort de François Fillon, en fait. Cela fait des mois que cette émission fait honte à la politique française. Avec ses invités-mystères ridicules, avec ses « Français anonymes » triés sur le volet dont on découvre l’identité ultra-militante les jours suivants, avec son humoriste pas drôle à la fin. Ce jeudi soir, nous avons décroché le pompon : Christine Angot, l’invitée-mystère venue interpeller le candidat. La romancière préférée de Libé est venue faire son esclandre et Pujadas ne pouvait évidemment pas l’ignorer. Pour le spectacle. Pour la « punchline » comme on dit aujourd’hui. Echange consternant. Indigne d’une vieille démocratie comme la nôtre.

Quand Karim Rissouli est venu annoncer le record du nombre de tweets (170 000), David Pujadas pouvait jubiler. C’est pourtant davantage François Fillon et ses accusations portées contre l’Elysée qui avaient suscité cette explosion de commentaires sur les réseaux sociaux que la consternante confrontation avec Christine Angot. Mais peu importe. L’important, c’est de faire du buzz, du tweet. Et de l’audience alors qu’il n’y a pas plus de publicité sur le service public de télévision à cette heure. La prochaine fois, que nous réservera l’émission-phare de la politique 2017 ? Un de mes amis taquins propose Isaac de Bankolé face à Marine Le Pen et Douchka face à Emmanuel Macron."

La suite: http://www.causeur.fr/emission-politique-fillon-angot-pujadas
Retrouvez tous les articles de David Desgouilles sur son blog Antidote

Écrit par : Patoucha | 24 mars 2017

La République exemplaire serait à l image de confier des jeunes adolescentes en déroute, entre autres, sexuelle à un Institut de redressement éducatif "Exemplaire" géré par ***!

Néanmoins, Hamon, Mélenchon et Fillon qui sont peut être un peu borgnes mais honnêtes, ils seront des Rois dans le royaume des Aveugles.

Écrit par : Charles 05 | 24 mars 2017

Sauf que... c'est Fillon lui-même qui s'est présenté comme un modèle d'intégrité. Il a reçu la monnaie de sa pièce.
Maintenant cette histoire d'invitée chez Pujadas mérite-t-elle toutes ces réactions ? Elle s'est admirablement plantée toute seule.
De là à pousser la victimisation jusqu'à évoquer le suicide de Bérégovoy entre les lignes, voilà qui va sérieusement hypothéquer la force affichée jusqu'à maintenant par ce candidat combatif.
Mais c'est peut-être encore de la stratégie, pour toucher les coeurs.

Écrit par : Pierre Jenni | 24 mars 2017

LOL Pierre Jenni, "stratégie pour toucher les cœurs "..... Vous faites l'écho de l'excitée mégère, qui aurait dû balayer devant sa porte avant de traiter Fillion de malhonnête!

Si vous aviez lu l'hommage de Mitterrand à Pierre Bérégovoy, vous auriez compris à quoi Fillon faisait allusion!

J'ai suivi l'émission hier. Je me suis renseignée avant de commenter. Vous auriez dû en faire de même au lieu de vous noyer dans la masse des mauvaises langues et personnes de mauvaise foi.

Écrit par : Patoucha | 24 mars 2017

Jenni s'est branché un cerveau artificiel. On voit le résultat...

Écrit par : Géo | 24 mars 2017

MDR MDRRRR

Écrit par : Patoucha | 25 mars 2017

Tout ce qui se passe en ce moment, que cela soit aux States, aux Pays-Bas, en France et chez nous, en Valais notamment, n'est plus qu'un jeu de massacre. Il n'y a plus du tout de débat politique, ce n'est que lynchage, magouilles et tires à vue sur ceux que l'on veut abattre.

Le mot démocratie là dedans n'a plus sa place.

Ma conviction est que M. Fillon en invoquant par 2 fois "le suicide" face aux journalistes de France 2; delahousse et pujadas, voulait juste envoyer un message qui disait;"SVP vous nous mettez en danger, car toutes ces attaques qui ne relèvent en rien de choses jugées, peuvent à tous moments créer le désespoir et le passage à l'acte, et notamment de ses proches".
Pour ma part c'est ce que je redoute, car je sais tellement comment cela se passe, notamment dans le monde paysans!
Il le fait avec classe et dignement sachant dans quel marasme il est plongé
depuis 5 mois au moins.

En laissant tous ces "chiens" aboyer et mordre sans retenue et avec vice, nous leur avons donné l'os de notre démocratie à ronger, et maintenant ils vont dévorer de la chair humaine.

Écrit par : Corélande | 25 mars 2017

Corélande@ Vous vous trompez. Depuis qu'il y a des sociétés, il y a des combats de chien pour le pouvoir. C'est la règle. Et que le meilleur gagne. Ou plutôt, celui qui gagne est le meilleur, par définition. Les peuples ont les dirigeants qu'ils méritent, sans exception. Alors ne tombez pas dans la stupidité type Amnesty International. Les Syriens ont Bachar el Hassad pour dictateur. Qui représente 15% de chiites contre 80% de sunnites. Les jeunes sunnites ont lancé leur révolution en prétendant à la face du monde, devant 120 télévisions, qu'ils préfèrent mourir que de vivre sous Bachar. Ils ont perdu, ils meurent. Où est le problème ?
Les peuples ont les dirigeants qu'ils méritent. Point barre.

Écrit par : Géo | 25 mars 2017

Sarkozy a failli être reconduit à la présidence.
Malgré les casseroles, il s'est qualifié sans souci pour le 2eme tours.

On est loin d'un peuple qui demande aux politiciens d'être parfait, mais le déni de Fillon suivit d'excuses peu sincères, dans une affaire d'enrichissement personnel a été insupportable pour la majorité des gens.

Qu'un candidat fasse des partouzes, fume parfois un pétard, ne va pas l'empêcher d'être élu.
Tout ce qui concerne l'enrichissement personnel est par contre pénalisant.

Les gens ne demandent pas aux politiciens d'être meilleurs qu'eux, mais pas pire. Ils ont aussi une capacité à pardonner lorsqu'il y a des regrets sincères.
On n'est pas dans le piège de la "République exemplaire"

Fillon, que ce soit son côté caliméro, ou Trump avec le livre qu'il brandit, il nous rend mal à l'aise.
Mélenchon que je n'aime pas, a par contraste avec Fillon, réussit à être crédible dans une stature d'homme d'Etat.

Si il y a une demande d'exemplarité, ce n'est pas dans la perfection. Pour moi, simplement, Fillon n'a pas été à la hauteur.
Un Sarkozy aurait surfé sur ce genre d'attaque sans se faire mouiller.

Écrit par : motus | 25 mars 2017

Corélande@ Pour compléter mon commentaire précédent, voici ce que je trouve dans le programme du Festival "Histoire et Cité" :
Syrie, notre histoire
par Jean-Pierre Filiu
Notre monde a abandonné la Syrie et son peuple à une horreur tellement inimaginable que cette atroce réalité est niée, ou au moins minorée. Pour qu'un tel détournement de sens soit devenu possible, il a fallu occulter tout ce qui dans l'histoire de la Syrie ravive notre propre mémoire. Il importe donc de renouer avec la part de l'histoire universelle qui s'y est déroulée. Cela est d'autant plus vrai pour Alep, une des plus anciennes cités de l'humanité, aujourd'hui détruite sous nos yeux.
Uni bastions, salle B106, vendredi 31 mars.

Vous avez déjà vu une telle accumulation de mensonges éhontés ? Moi jamais.
Alep se porte comme un charme, enfin débarrassée des amis terroristes de ce Filiu. Honte à ce sinistre menteur !

Écrit par : Géo | 25 mars 2017

@Géo,
Je suis d accord avec votre écrit ci dessus.
Ce qui est étonnant est que nous ne demandons jamais c est quoi l avis du peuple où le pays est martyrisé voire génocidé. Demandez à un Irakien aujourd hui si l Irak sous le Big Dictateur Saddam n était il pas 1000 fois mieux qu aujourd hui et je suis certain que oui? De même pour les Libyens et est ce que la Libye aujourd hui n est elle pire 1000 fois qu à l époque du "dictateur cocaino-man" Khadafi?. Et allez, je cite la Syrie, serait elle mieux sous Daech que sous Assad, certainement pas?

On nous répondra que la médecine du 21ème siècle est tellement performante et du High Tech. Mais les Remèdes prescrits par Drs Hollande, Dre Merkel, Professeur Erdogan et Son Excellence la FBI/CIA ne conduisent en fin de compte qu à la mort atroce du patient. A quoi bon cette médecine ?

In fine, ce n est pas aux cabinets noirs de l Elysée, entre autres, ni de nommer le futur président de la France ni surtout pas déterminer à qui le pouvoir revient et/ou qui est le Président d un pays étranger à être élu par des citoyens qui ne sont pas de nationalité française certes!.

Écrit par : Charles 05 | 25 mars 2017

"Demandez à un Irakien aujourd hui si l Irak sous le Big Dictateur Saddam n était il pas 1000 fois mieux qu aujourd hui et je suis certain que oui" Cela a été dit et redit,aucun doute sur ce sujet. Idem pour la Libye, avec en plus la descente des djihadistes sur le Mali qui a valu aux Français de devoir réparer les erreurs de Sarko en actionnant "Serval". Mais le pire du pire a été l'intervention de George W.Bush en Irak, parce que nous ne finirons jamais d'en payer les conséquences négatives...

Écrit par : Géo | 25 mars 2017

Charles 05@ Vous avez vu le massacre de civils à Mossoul par la coalition occidentale ? On se demande pourquoi Amnesty International ne pousse pas ses criaillements habituels. A croire que cette ONG est complétement orientée...
Quand on se souvient de l'hystérie de ces gens à propos d'Alep...
Si vous habitez Genève, allez le dire à ce Filiu...

Écrit par : Géo | 25 mars 2017

Géo, il me semble que c'est la deuxième fois cette semaine, et cela ne semble pas émouvoir grand monde. La guerre n'est jamais belle on le sait. Mais ici la question est clairement celle du double traitement de l'information. Je pense en parler bientôt.

Écrit par : hommelibre | 25 mars 2017

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