16 mars 2017

« Vieux mâle blanc » : racisme décomplexé dans le camp Hamon

Benoît Hamon, alias Dumbo, aurait dû utiliser ses aérofreins auriculaires pour ralentir les ardeurs de Laura Slimani. Cette élue socialiste et porte-parole du candidat pratique un racisme « cool » et un sexisme décomplexé. Ce qui lui vaut d’être aujourd’hui visée par une plainte pénale.

 


 maleblanc02.jpgLes faits

Suite au rapprochement de Philippe Saurel, maire de Montpellier, avec Emmanuel Macron, la jeune élue a tweeté un message limpide: « Je sais pas vous mais moi je m’en passe bien du soutien de Saurel : 1 autre vieux mal blanc libéral en moins. » Mal pour mâle, évidemment.

On peut, en pleine campagne, stigmatiser un homme politique en trois mots: vieux, mâle, blanc. Trois caractéristiques dont on ne comprend pas l’évocation dans un pays supposé être la Lumière des Droits de l’Homme, auxquels les socialistes se réfèrent habituellement comme s’il s’agissait de la prunelle de leurs yeux.

Une semaine après la publication de ce tweet le camp Hamon n’avait toujours pas réagi. Le silence du candidat valant approbation, Philippe Saurel vient de déposer une plainte pour « injure raciale, injure en raison du sexe, provocation à la discrimination en raison de la race et provocation à la haine en raison du sexe. »

Ceux qui sont les plus prompts à voir racisme et sexisme partout, soit les socialistes français, seraient-ils en réalité ceux qui le propagent le plus? En tous cas ils sont champions quand il s’agit de stigmatiser et d’exclure. Cerise sur la choucroute, l’élue est également en charge du dossier égalité hommes-femmes. Comment dit-on? Ah oui: mort de rire.

 

maleblanc03.jpgJeune femelle rose

Elle se défend:

« Philippe Saurel est un homme blanc et libéral, c’est un fait. Je voulais simplement souligner l’homogénéité de la composition des soutiens à Emmanuel Macron. Malheureusement, dès que l’on parle de discrimination, cela déclenche des réactions nauséabondes. »

Oui, mais non. D’abord ce mot, nauséabondes, réflexe olfactif du Camp du Bien qu’on lâche quand on n’a plus rien à dire. C’est de la morale de singe. Oui parce que cela ne vaut pas de s’étriper et que je veux bien lui donner quitus de son intention. Mais non, c’est trop insignifiant de dire cela sans une réflexion approfondie sur l’Histoire et sur ce que cela signifie dans notre époque. Éric Zemmour a été condamné pour moins que cela me semble-t-il.

Cela posé la jeune femelle rose n’est pas la seule, ni même la première, à attaquer le mâle blanc. Piqûre de rappel sur cette forme trop tolérée de racisme (ou de guerre culturelle).

Par exemple Trump est devenu, selon la presse, le représentant des hommes blancs frustrés et forcément racistes. Son intronisation a été saluée par une Marche de femmes le 21 janvier. Une marche lors de laquelle une vielle femelle black, Donna Hylton, a pris la parole.

 

MaleBlanc01.jpgAchromie

Donna Hylton a passé 27 ans en prison pour l’enlèvement, la séquestration pendant une vingtaine de jours, la torture, le viol répété par trois hommes et quatre femmes – dont elle-même, et finalement le meurtre d’un businessman homosexuel homme et blanc, Thomas Vigliarolo. Yo! Un meurtre – plus: un cas d’école mêlant race, sexe, homosexualité et classe sociale.

Oublions le sordide, oublions le crime, elle a purgé sa peine. Soit. Mais si elle a parlé en tant que femme noire, victime anciennement de mauvais traitements, elle est aussi le bourreau sadique d’un mâle blanc. Elle a pu passer à l’acte. N’y a-t-il pas un risque de justifier de son crime? Soutenir cette femme et en faire une icône: quel manque de sensibilité chez les féministes. Et cela par dépit d’avoir vu leur héroïne, la vieille femelle blanche Hillary Clinton, perdre l’élection. 

Autre exemple. En Suisse romande le quotidien Le Temps a produit, le 6 mars, un numéro réalisé entièrement par des femmes. Intitulé qui ratisse large: « Les femmes font Le Temps ». Les femmes? Enfin, 29 femmes supposées représenter l’ensemble des femmes. Petite provocation: à l’impression du canard elles on retiré la couleur rose. Résultat: des photos d’elles carrément cadavériques. Mireille Vallette avait souligné cette achromie idéologique.

 

maleblanthoblot.jpgPost-colonial

Illustration involontaire du moisissement du mouvement? Toutefois elles n’ont pas été au bout de leur intention: les publicités ont bien gardé le rose, qu’il s’agisse de produits de beauté ou de la montre Hublot Purple Line, qui est… très rose et réservées aux femmes!

Dans ce numéro une intervention aligne quelques fondamentaux de la doxa féministe. Sous le titre Un 8 mars post-colonial on peut lire:

« Désobéissons pour enfin respecter toute existence qu’elle soit noire, rom, féminine, trans, queer, handicapée/à capacité différente, travailleur. se du sexe, asexuelle, enfantine, animale, végétale, etc. »

Dans ce grand mix victimaire on peut observer qu’il n’y a pas d’appel à respecter l’existence blanche ou masculine . Normal puisqu’on lit plus loin:

« … à partir de la colonisation et du capitalisme, la vie à protéger est construite sur le modèle soit-disant universel et rationnel de l’HB +, à savoir l’homme blanc, cisgenre, hétérosexuel, bourgeois, de culture chrétienne, marié et valide… ».

Difficile d’être plus clair. Ces gens-là ont l’oreille des politiciens et des médias? Monde de ouf.

solleville.jpgAutre exemple. En Suède, pays matriarcal, on apprend que les hommes blancs ne sont pas bienvenus dans la police:

«  … des milliers de candidats passant le concours d’entrée à l’académie de police ont été refusés en raison de discriminations sexuelles et raciales. … Le tribunal a décidé que la police devra payer 100.000 couronnes suédoises, soit environ 10.800 euros, à chaque victime… »

L’un des clivages actuels de nos sociétés est donc bien femmes et minorités contre homme blanc hétéro. Soeurs femelles, que fait-on en votre nom?

 

Il y aurait encore d’autres exemples, mais je suis déjà bien assez long aujourd’hui. Je termine en suggérant de regarder la vidéo en haut à droite: en 1964, l’encore jeune femelle blanche Francesca Solleville parlait déjà des vilains hommes blancs dans sa chanson en hommage à Angela Davis. La stigmatisation du mâle blanc, condensé de sexisme et de racisme, s’étale librement et ses combattantes ne sont jamais inquiétées ni arrêtées. Normal: ce sont des progressistes. Et l’on n’arrête pas le progrès...

 

 

 

 

16:40 Publié dans Féminisme, Politique, société | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : hamon, slimani, racisme, sexisme, mâle, féminisme | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Bonjour :-)

J'ai remarqué un truc, c'est que ces "féministes" sont toujours moches...physiquement s'entend.

L'autre jour, je sirotais à une terrasse lorsque j'ai vu arriver une fine jolie en leggins, sortant d'une Maserati Ghibli noire flambant(e)neuve, avec son moufflet histoire de faire quelques courses...elle avait l'air contente...

Du coup, j'ai été content aussi. Encore une que l'on ne verra jamais dans une "marche des salopes" :-)

Moralité, il y a celles qui rêvent, jalouses, et les autres, celles qui savent et se sortent de la bouse :-)

Écrit par : absolom | 16 mars 2017

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C'est tout bonnement hallucinant comment le féminisme moderne est devenu un mouvement intolérant, sexiste, raciste et violent... Lutter contre les discriminations est très bien en soi, je le souligne, mais si ça doit se faire en usant de méthodes elles-mêmes discriminatoires, je demande à comprendre la pertinence du procédé... On veut plus de femmes partout mais surtout moins d'hommes, coupables de "masculinité toxique" et si la personne s'avère être blanche, cisgenre et hétérosexuelle, elle n'en est que plus coupable alors que ces données sont en grandes parties biologiques, de la même manière que l'on naît femme, noir, grand, petit, beau, etc. Or je considère que les discriminations basées sur les éléments que l'on ne contrôle (ou très peu) pas sont les plus intolérables et détestables.

Ce qui est frappant, c'est de voir à quel point ces discriminations sont le fruit de la frustration, la haine, la jalousie, la vengeance et la mesquinerie. Il est largement temps de lutter et contre-attaquer et renvoyer ces féministes à leur immenses et déplorables contradictions. Lutter conte ce type de féminisme me semble impératif et surtout prioritaire avant qu'il ne contamine de manière irrémédiable les mentalités. Les femmes qui se respectent et qui respectent les hommes avec leur qualités et leur défauts ont un rôle à jouer, de la même manière que les féministes utilisent et instrumentalisent des hommes naïfs et qui pensent un peu bêtement que les féministes leur seront reconnaissantes.

Écrit par : Toto1er | 17 mars 2017

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J'imagine très bien le lynchage médiatique et les ennuis judiciaires si quelqu'un avait traité Taubira de "Vieille femelle noire".

Ce sont les champions de l’incohérence.

Écrit par : C. Martel | 17 mars 2017

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"D’abord ce mot, nauséabondes, réflexe olfactif du Camp du Bien qu’on lâche quand on n’a plus rien à dire."
Entièrement d'accord avec vous à propos de l'usage de cet adjectif qui trahit le fait que l'on n'utilise plus son intellect pour argumenter, mais uniquement ses sens, dont on sait qu'ils ont une origine plus primitive.

Écrit par : Mère-Grand | 17 mars 2017

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@ Mère-Grand: cet usage du primitif et du corporel (sens) contient de plus une violence certaine, je pense. Après "nauséabond", il reste le vomissement puis le passage à la violence. Et a minima il y a volonté d'exclure sans appel.

Écrit par : hommelibre | 17 mars 2017

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