18 février 2017

Rouen : « Ça aurait été un homme… »

Ce n’arrive pas souvent. La présidente du tribunal de Rouen a lâché une phrase réaliste en plein procès. Un constat du réel. Jugeant en comparution immédiate une agression au couteau dans un couple, elle s’étonne du statut dont a bénéficié la prévenue.


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En effet c’est la compagne qui est poursuivie pour agression contre son conjoint. Du sévère avec 10 jours d’interruption de travail:

« À la fin d’une soirée ponctuée de disputes futiles, la femme explose. Elle se saisit d’une table basse qu’elle projette dans la télévision avant de porter des coups de ciseaux à son compagnon. Ce dernier parvient à la désarmer, mais elle prend alors un couteau et frappe une jambe et un bras. »

Pourtant elle a de quoi faire une victime potentielle dans l’imaginaire collectif: « … menue brunette de 33 ans en tailleur-cravate … ». On pense souvent, à tort, que l’homme ne peut pas être agressé par une femme parce qu’il est plus fort. Ce nouveau cas démontre, encore une fois, qu’il n’en est rien et que la violence n’est pas seulement affaire de force, mais de caractère, de tempérament, de détermination.

 

juge,rouen,agression,couteau,justice,laeticia b,Mansuétude

La victime dit avoir dû changer son mobilier par deux fois en raison de la violence de sa compagne. Celle-ci a également déjà crevé les pneus de son véhicule de fonction. Son supérieur indique qu’il est déjà venu travailler avec la marque d’un clavier d’ordinateur sur la joue. Après cette agression, celle de trop pour lui, il a déposé plainte.

« Une perquisition met à jour un couteau, une bombe lacrymogène et une matraque. La prévenue refuse de s’exprimer à l’audience et se contente de déclarer aux policiers : « Quand je suis en colère, je ne sais plus ce que je fais ». « Dans ce dossier, on retrouve toutes les phrases que l’on peut entendre dans un dossier de femme battue. Frapper quelqu’un avec un couteau, ce n’est pas rien. Comment expliquez-vous ce déferlement de violence ? », interroge la présidente. La prévenue reste muette. »

Cette agression a été commise en date du 27 juin 2016.

La prévenue n’a été mise en garde à vue que trois mois et demie plus tard, en octobre. Pour quelle raison cette sorte de mansuétude? On n’en sait rien. Ce qui a fait dire à la présidente:

« Ça aurait été un homme sur une femme, l’homme aurait été interpellé tout de suite ».

 

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Elle dit en clair que la justice ne traite pas les hommes comme les femmes, que celles-ci sont avantagées ou privilégiées. On le savait déjà suite à la publication de cette étude française. Cela se confirme, cela se dit même dans la bouche d’une présidente de tribunal.

L’agresseuse a été condamnée à une peine assez légère: 18 mois avec sursis. Dans un autre cas de 2016, également à Rouen, une femme a poignardé son mari suite à une peccadille:

« Le 4 août 2016 à Rouen (Seine-Maritime), Sokha Pa, 26 ans, se dispute avec son mari au sujet d’un appareil à rouler les cigarettes qui ne fonctionne pas. L’altercation tourne au drame lorsque la prévenue se saisit d’un couteau de cuisine et assène deux coups violents à son mari. Celui-ci est gravement blessé au thorax. (…) Les deux époux étaient déjà fortement alcoolisés au moment du drame. »

Là encore une condamnation relativement légère: 24 mois de prison, dont 18 avec sursis.

 

 

Jugement d'une mère pédophile à Saint-Gall: une peine légère selon l'avocate spécialiste Anne Reiser.

 

 

 

13:55 Publié dans Politique, société | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : juge, rouen, agression, couteau, justice, laeticia b | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Cher hommelibre,

- « On pense souvent, à tort, que l’homme ne peut pas être agressé par une femme parce qu’il est plus fort. »

Vous allez bien rigoler. Figurez vous que vous avez oublié dans l'histoire ... le plus rigolo ...

Figurez vous que ... la victime ... ben elle, ... je veux dire ... il ... ben il était ... gendarme. :-)))


- « Ce nouveau cas démontre, encore une fois, qu’il n’en est rien et que la violence n’est pas seulement affaire de force, mais de caractère, de tempérament, de détermination. »

Et tenez vous bien ... vous allez encore rigoler encore plus ...

Vous avez encore oublié encore plus drôle ...

Figurez vous que ... l'avocat du coupable ... euh je veux dire de la victime ... euh je veux dire de la coupable bien sûr ...

(excusez s'il vous plaît ma confusion, c'est à cause de mon tort de la pensée, j'ai la pensée un peu retord, c'est à cause que je découvre tout toujours en retard, alors j'ai le temps de me poser des questions) ...

... donc, figurez vous que la coupable ... ben son avocat a déclaré que ...

... "Ma cliente m’a expliqué que son couple ne fonctionnait pas du tout. Elle essayait de provoquer des réactions chez lui et c’est monté crescendo. "


Donc vous voyez, c'était pas du tout de la violence, ... c'était de la ... provocation, ... pour voir si son gendarme avait des réactions.

Généralement, quand on provoque pour voir si quelqu'un a des réactions, c'est pour savoir s'il est vivant. Ptet qu'elle a cru que son gendarme était mort.

Ptet qu'elle a appellé la gendarmerie, pour leur dire que son gendarme était mort et qu'ils l'ont pas cru, alors ils lui ont demandé d'essayer de piquer la victime, le gendarme donc, pour voir s'il était vivant, ... pas qu'ils viennent pour rien.

D'ailleurs c'est bien écrit dans l'article ...

Voyez vous-même ...

... "À partir du moment où ils ont habité ensemble ça a été l’enfer."

Vous voyez ?

Elle croit habité avec quelqu'un de vivant, et dès qu'ils ont commencé à vivre ensemble, il fait le mort. Alors elle elle croit qu'elle est en enfer et qu'elle a alors le droit de faire ce qu'on fait toujours en enfer, elle pique.

Moi, si vous voulez mon avis, ce gendarme, il était pas fait pour vivre avec une ... "menue brunette de 33 ans".

Il aurait bien mieux fait de prendre un chien.

Comme ça, si le chien le mord parce qu'il fait le mort, il peut aller l'emmener à la SPA, ou l'attacher à un lampadaire sur un parking d'autoroute et l'oublier en 5 minutes, et même, puisqu'il est gendarme, l'accuser de la rage et utiliser la force de son révolver pour sauver le public en invoquant la santé publique et empêcher le mal de se répandre et terroriser la population.

Bref, le gendarme, il avait baucoup plus d'options avec un chien qu'avec cette dame. Faut croire qu'il avait pas beaucoup d'expérience de l'habitation avec une femme. C'est un problème social ça. Faudrait probablement des cours à l'école pour apprendre comment ne pas faire le mort quand on prend une femme chez soi. Ou pour choisir de prendre un chien à la place.

- « Elle ne supportait pas la situation et n’a trouvé que ce moyen pour s’exprimer »

Ah ben. Vous voyez ? Vous avez vu ?

"Elle" ... la femme donc (pas la victime, le gendarme donc) ne "supportait" pas la situation.

Faut dire que vivre avec un mort, très vite, ça sent pas vraiment bon. Alors si elle dit à son gendarme "Va prendre une douche" et qu'il veut pas (vous avez dejà été dans une caserne vous ?) ben je peux vous dire que si vous sentez pas la même chose que les autres pour vous habituer aux odeurs de caserne, ça devient vite insupportable.

Et alors si elle dit à son gendarme "Allo ! Mais allo quoi ?", et que l'autre il fait le mort et il répond pas, là ... c'est la révolte sécuritaire, comme les révoltes de marins, ou de Marine. Ca pique.

Ptet que si le gendarme voulait faire le mort, il aurait mieux fait de prendre une "menue brunette" sur internet, et quand il en a marre, juste éteindre le PéCé. Sur internet, faire le mort, ça fait aucune différence, puisque c'est tout virtuel !


- « Dans un autre cas de 2016, également à Rouen, une femme a poignardé son mari suite à une peccadille »
- « au sujet d’un appareil à rouler les cigarettes qui ne fonctionne pas »

Ah ben mince alors !

Il était à qui l'appareil à rouler ?

Et il servait à quoi cet appareil s'il pouvait plus rouler des cigarettes ?


- « Alcool ... Les deux époux étaient déjà fortement alcoolisés au moment du drame. »

Ben ... vous savez ... en Normandie ... on est souvent alcoolisé. A cause des pommes. Pour oublier les histoires de musulmans à Paris. Des histoires qui font peur. C'est parce que ca rappelle l'époque oû les normands étaient pas encore normands mais vikings, quand les vikings avaient pas peur et qu'il étaient allés à Paris. Les vikings, ben ... ils ont pas supporté Paris. Beaucoup trop stressant, Paris. Beaucoup trop de gens trop pressés. Les pauvres vikings. Alors le roi de Paris, qui les prenait pour des pommes, leur a dit: "Paris, c'est beaucoup trop stressant pour vous. Vous allez être pressés comme des pommes. Allez en Normandie, comme ça vous pourrez prendre le temps de voir vos pommes pousser. Et de boire des coups."

Donc, les époux du cas de Rouen 2016, est-ce qu'ils étaient aussi fumés, par exemple avec des petites herbes ?

Ou est-ce qu'ils étaient aussi médicamentés, par exemple avec des petites pilules roses ou bleues ?

Et pis l'alcooltest, il a mesuré combien ?

Et c'était quel genre d'alcool ? Parce que les mélanges d'alcools, faut se méfier, c'est vachement traître !


- « Là encore une condamnation relativement légère: 24 mois de prison, dont 18 avec sursis. »

Ah ben ! Donc elle a fait une bonne affaire ? Pour cette "peccadille" ?

Parce que vous-même vous seriez d'accord de payer quel prix, votre juste prix, pour un appareil à rouler les cigarettes qui ne fonctionne pas, vous ?

Écrit par : Chuck Jones | 18 février 2017

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Chuck, vous m'avez fait sourire! :-)

Pour l'appareil à rouler un conseil: ne pas rouler en roulant. Je veux dire en conduisant une voiture qui roule. Quoi? Il y a des voitures qui ne roulent pas, donc je précise... Parce que rouler dans une voiture qui ne roule pas c'est possible. Je veux dire: rouler une cigarette, par exemple dans une voiture en panne. Mais quel est le juste prix d'une voiture qui ne roule pas? Qui ne peut pas rouler? À laquelle on a ajouté comme équipement optionnel une machine à rouler les cigarettes?

Ces machines étaient ingénieuses, avec leurs rouleaux et la bande large dans laquelle on déposait le tabac. On pourrait peut-être placer les rouleaux sous la voiture, pour voir si elle roule. Mais si elle roule on doit cesser de rouler. Rouler (une cigarette) ou conduire, il faut choisir.

Well, c'est dimanche matin, il fait beau, rien de sérieux n'est en vue dans les trois prochaines minutes, je peux faire du Chuck...
:-D

Écrit par : hommelibre | 19 février 2017

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Lors d un accident de voiture avec un alcoolo, la faute est à la voiture et non pas à l alcool. Mettez l alcoolo dans une chaise roulante et vous verrez qu il ne ferait pas d accident de la route.

Cet exemple s applique à bcp de politiciens entre autres français si ce n est pas tous et on leur donne encore à ce jour le volant d une voiture half-full automatique télécommandée au moins à 50% par les Multi Nationales/Grandes banques too big to fail/ leurs Lobbys et surtout leurs mé(r)dias. Mais les accidents tuent toujours plus de pauvres et de la classe moyenne, cherchez l erreur car ils se mettent toujours sur le trajet de l Etat, c est une manie, ils sont "cons"!

Écrit par : Charles 05 | 19 février 2017

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On ne le répétera jamais assez Messieurs ! Ne pas s'engager dans une union à la légère ...

Écrit par : monde de merde | 28 février 2017

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