07 février 2017

Sommes-nous tous racistes ?

La réponse est oui si l’on prend une définition extensive du mot. Par exemple celle-ci, extraite du cnrtl.fr et que l’on retrouve presque identique dans d’autres dictionnaires:

« Attitude d’hostilité de principe et de rejet envers une catégorie de personnes. »

Qui ne rejette personne en tant que groupe ou sous-groupe? 


 

 

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La définition initiale du racisme est celle-ci, toujours selon le cnrtl:

« Ensemble de théories et de croyances qui établissent une hiérarchie entre les races, entre les ethnies.

− En partic. Doctrine politique fondée sur le droit pour une race (dite pure et supérieure) d’en dominer d’autres, et sur le devoir de soumettre les intérêts des individus à ceux de la race. Attitude d’hostilité pouvant aller jusqu’à la violence, et de mépris envers des individus appartenant à une race, à une ethnie différente généralement ressentie comme inférieure. »

Cette définition est précise. Il y a d’une part réduction de l’individu à son origine ethnique (raciale), puis l’idée que cette origine ethnique ou raciale serait entachée de tares ou de différences irréductibles qui infériorisent le groupe auquel il appartient (et donc une généralisation du propos excluant), enfin que l’on serait en droit de dominer et de soumettre une population à cause de son origine.

Ce racisme a autorisé l’esclavage, par exemple. C’est simplement inacceptable dans l’évolution de nos sociétés, inacceptable humainement et moralement si l’on est simplement épris de liberté et d’intérêt pour les humains. Et l’on peut comprendre que les populations qui en ont été les principales victimes historiquement gardent collectivement une marque de cette souffrance.

 

 

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Les origines ethniques ont cependant une importance culturelle.  Elles déterminent des groupes dont les valeurs et les codes internes sont identiques. L’intégration à une autre culture demande donc un apprivoisement des nouveaux codes (j’y reviens souvent) et du temps.

On n’aime par les autres par obligation. On a même la possibilité de ne pas les aimer sans que cela fasse de nous un mécréant. L’autre est une chance ou une incertitude selon la situation. Les parents et les proches sont en principe une chance. On s’appuie sur eux, on ne met que peu de barrières.

Avec une personne inconnue et d’origine lointaine on met plus de barrières, du moins au début. S’agit-il d’une attitude d’inspiration raciste ou xénophobe? Pas forcément. C’est l’altérité qui déclenche un mécanisme d’adaptation. Il s’agit bien de mécanisme, pas de volonté excluante.

La définition extensive est de nature à bloquer toute discussion. Ne pourrait-on plus critiquer un groupe? Politiquement les adversaires s’excluent: sont-ils racistes pour autant? Non. La critique mutuelle des groupes, des corporations et des cultures est permise.

Le cas du voile musulman est un exemple de la difficulté du débat: d’un côté beaucoup de personnes critiquent le port du voile, pour raison de féminisme ou de simple liberté personnelle; de l’autre certaines considèrent que c’est un choix culturel qui n’a pas à être discuté.

Les premières sont en général qualifiée d’islamophobes, néologisme désignant un racisme anti-musulman. Mais la religion est un choix et sa critique ne devrait pas être considérée comme du racisme.

 

 

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Je choque parfois certaines personnes quand je dis que je ne vois pas Donald Trump comme un raciste. Ses propos sur le mur et les mexicains n’ont pas visé l’ensemble des mexicains mais ceux d’entre eux qui sont des délinquants – ce ceux-là même qu’Obama a aussi expulsé. Le dire serait plus choquant que le faire?

Je préfère évidemment que les relations humaines soient naturelles, libres et respectueuses. Je pense aussi qu’il est bien d’apprendre aux enfants à donner d’eux-mêmes pour les autres. Mais je ne me soumets pas à l’obligation d’aimer mon prochain, tous mes prochains à la fois – ou alors, selon les Évangiles, de les aimer comme moi-même, ce qui élargit singulièrement le débat. Encore faudrait-il bien définir le mot aimer. Par exemple je n’aime pas Donald Trump: je suis intéressé par ce qu’il signifie dans un moment historique donné.

Le Camp du Bien que je mentionne parfois est formé de ceux qui font étalage de leur beauté intérieure en publicisant leurs bonnes actions, genre charity business. Ceux qui, people, imposent à la société leur mode de vie et disent où est le Bien et où est le Mal, et qui est dans quel camp. S’il suffit à une star de clamer Sauvons la planète pour se donner le visage du Bien, je reste perplexe sur le niveau d’exigences de la société.

Ceux qui s’en tiennent à la définition extensive du racisme oublient son sens précis. Ceux qui, au travers de la morale, veulent faire taire par la culpabilité ceux qui se donnent la liberté de penser autrement ne font qu’exclure. Tout le monde exclut!

Pour ceux-là, je propose ce court passage du Petit Prince de Saint-Exupéry, qui parle justement de l’importance de l’apprivoisement:

 

 

- Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli...

- Je suis un renard, dit le renard.

- Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste...

- Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.

- Ah! pardon, fit le petit prince. Mais, après réflexion, il ajouta : · Qu'est-ce que signifie " apprivoiser " ?

· Tu n'es pas d'ici, dit le renard, que cherches-tu?

· Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu'est ce que signifie " apprivoiser " ?

- Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant! Ils élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?

- Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie " apprivoiser " ?

- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie " créer des liens... "

- Créer des liens ?

 

 

14:25 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : racisme, xénophobie, inclusion, esclavage, voile, critique, trump, people, renard | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

MOI, je ne suis pas raciste.

Je ne suis pas raciste, parce que je me suis toujours construit de la relation à l'autre.

Et que l'autre qui m'a construit, on se fout éperdument de ...

IL faut aimer les autres.

Le reste: le fric, la morale, la façon de faire l'amour: il faut laisser cela aux spécialistes.

Écrit par : Dédé Lire | 07 février 2017

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A propos du camp du Bien, quelqu'un a posté ça, dans un autre blog :
«Vous gagnerez le jour où vous serez prêts à prononcer le serment que j'ai prêté moi-même au début de mon combat. Et pour ceux qui aspirent au jour de mon retour, je vais maintenant le répéter au monde entier: Je jure, sur ma vie et l'amour que j'ai pour elle, de ne jamais vivre pour les autres ni demander aux autres de vivre pour moi».
Ayn Rand, “La vertu d'égoïsme“, 1964.

Écrit par : Géo | 07 février 2017

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Illustration : il y a une minute, l'escroc en chef du HCR ressort pour la énième fois au téléjournal suisse que les pays proches de la Syrie accueillent des millions de réfugiés et que nous en Europe devrions en tirer exemple. Mais pourquoi Darius Rochebin ne lui fait pas remarquer qu'un réfugié chez nous coûte entre 100 et 300 fois plus cher qu'en Turquie ou au Liban ?

Écrit par : Géo | 07 février 2017

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« un réfugié chez nous coûte entre 100 et 300 fois plus cher qu'en Turquie ou au Liban ?»

Ouais, mais c'est du job pour les entreprises disciples de Mme Amstein...

Mais vu le franc fort, délocalisons tout ça en Roumanie ou en Chine. Peut-être même qu'en Afrique c'est plus avantageux avec le franc CFA...

Écrit par : petard | 07 février 2017

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Cher hommelibre,

- « Les origines ethniques ont cependant une importance culturelle. Elles déterminent des groupes dont les valeurs et les codes internes sont identiques. »

Pour les racistes.

Le racisme est une valeur culturelle ... pour les racistes.
Pour les non-racistes, ... le racisme est un vice, ... et un vice n'a aucune valeur.


- « L’autre est une chance ou une incertitude selon la situation. »

Au même titre qu'un poulet. Si on a faim, c'est une "chance". Si on a pas faim, c'est une "incertitude", car on pourrait avoir faim un peu plus tard, alors autant le mettre tout de suite dans une cage, ou l'attacher, au lieu de devoir courir après quand on aura faim. En tout cas, c'est comme ça qu'on fait en Afrique.


- « Les parents et les proches sont en principe une chance. »

Les "parents" n'ont rien à voir avec la "chance". Ils sont ... "les parents".

Sans parents, "on" n'existerait pas. Parce que pour exister, il faut se _diviser_ de notre maman. C'est la ... _division cellulaire_.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Division_cellulaire


Les "proches" n'ont rien à voir avec la chance. Les "proches" sont proches parce que tel est comment __vous__ vous-même considérez ceux que vous appellez "proches".

Un canard, ou un chien (vous aimez le chien ?) peut vous être "proche". On dit alors que c'est un canard (ou un chien) ... de compagnie, ... ou de subsistance, ... parce qu'on peut pas le caresser, ou le manger, s'il est pas à portée de main.


- « On s’appuie sur eux, on ne met que peu de barrières. »

Je sais pas trop ce que ça veut dire, mais si je comprends bien ce que vous vous avez écrit plus haut ...

... « Ce racisme a autorisé l’esclavage, par exemple. C’est simplement inacceptable dans l’évolution de nos sociétés, inacceptable humainement et moralement si l’on est simplement épris de liberté et d’intérêt pour les humains. »

Vous vous autorisez à restreindre la liberté de ceux sur lesquels vous vous appuyez en leur mettant des barrières dessus. C'est bien ça ? Ou vous appuyez votre corps (assis ? couché ? début ?) ou une partie de votre corps (votre pied ?) sur eux, ... pour les empêcher de s'échapper. Ou serait-ce bien ça ?


- « C’est l’altérité qui déclenche un mécanisme d’adaptation. Il s’agit bien de mécanisme, pas de volonté excluante. »

"L'altérité", ... dites vous ? Oh quel joli mot ! Mais quel drôle d'animal de compagnie est-ce là ?

"PHILOS. Caractère, qualité de ce qui est autre, distinct. Anton. identité"

http://cnrtl.fr/definition/alt%C3%A9rit%C3%A9


Ou laaaa. Un mot d'origine ... philosophique !

"Mécanisme d'adaptation", ... dites vous ?

"D'adaptation" ... à "l'autre" ?

C'est donc "l'autre" ... qui provoque ... votre adaptation ?

Comme de regarder un canard provoque la faim, parce que vous vous adaptez au canard, par mécanisme d'adaptation ?


- « La définition extensive est de nature à bloquer toute discussion. Ne pourrait-on plus critiquer un groupe? »

Pourtant, un groupe, ça peut discuter de tout. Y compris quand c'est un groupe de racistes.

Mais où est la problème ? Vous allez pas vous bloquer à cause d'une "définition extensive" qui veut rien dire ? Vous êtes gené de parler de racisme ? Ou de parler dans un groupe de racistes ?

Regardez moi ! Moi aussi je parle de racisme, dans un groupe de racistes. Ca bloque personne de parler de racisme. Même vous vous parlez de racisme. Voyez vous-même ...

... « Sommes-nous tous racistes ? »

Alors ! Pourquoi vous bloquer ? Si tout le monde peut parler de racisme ? Hein ?


- « Politiquement les adversaires s’excluent: »

Il "s'excluent" ??? Comme un canard s'exclut de son oeuf ? Ou comme un oeuf s'exclut de sa canne ?


- « sont-ils racistes pour autant? Non. »

Alors concernant les canards, autrefois c'était le petit canard qui s'impregnait de ses parents pour devenir canard ou un autre alter ego, mais c'est dépassé.

https://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9l%C3%A9gonie_(h%C3%A9r%C3%A9dit%C3%A9)


- « La critique mutuelle des groupes, des corporations et des cultures est permise. »

Ben oui. Tout comme les racistes ont le droit d'être racistes. Si y'avait pas de racistes, y'aurait pas besoin du mot "racisme".


- « Le cas du voile musulman est un exemple de la difficulté du débat: d’un côté beaucoup de personnes critiquent le port du voile, pour raison de féminisme ou de simple liberté personnelle; de l’autre certaines considèrent que c’est un choix culturel qui n’a pas à être discuté. »

Tout à fait. C'est le débat de choix entre ceux qui n'ont pas assez de culture, et ceux qui en ont trop. Alors pour compenser, ceux qui n'en ont pas assez s'adaptent, et deviennent racistes. C'est auto-mécanique.


- « Les premières sont en général qualifiée d’islamophobes, néologisme désignant un racisme anti-musulman. »
- « Mais la religion est un choix et sa critique ne devrait pas être considérée comme du racisme. »

Ben oui. Ca arrive. Mais ça c'est parce que les racistes confondent les musulmans et les arabes. ... A cause du voile. Parce que le voile les empêche de choisir d'être anti-arabe ou anti-musulman. Ou si vous préférez, ... raciste ou islamophobe.


- « Je choque parfois certaines personnes quand je dis que je ne vois pas Donald Trump comme un raciste. »

Mééé nooooonnn, faut vraiment pas vous en faire. La censure des blogs de la TDG surveille bien tout. Que vous êtes bien islamo-compatible, arabo-compatible, et même ado-teen-compatible (dès 13 ans). Vous risquez rien. Pensez donc ! Vous êtes une star de la TdG !


- « Ses propos sur le mur et les mexicains n’ont pas visé l’ensemble des mexicains mais ceux d’entre eux qui sont des délinquants – ce ceux-là même qu’Obama a aussi expulsé. Le dire serait plus choquant que le faire? »

Vous croyez que les mexicains non-"délinquents" ont fait la différence ? Faudrait peut-être leur demander. Peut-être, ... mais je dis bien ... peut-être ... les mexicains voilés, ... ceux qui se voilent la face ... pour pas se voir ... ou pour pas se montrer ... ils se sont exclus tout seuls ?


- « Je préfère évidemment que les relations humaines soient naturelles, libres et respectueuses. »

Mais c'est tellement difficile, et ça coûte tellement cher. Le plus efficace, et le plus rapide, c'est vraiment des relations humaines à intelligence artificielle, ou virtuelles, par internet, sans le son, donc sans besoin d'écouter des politesses. Comme ça personne perd de temps.


- « Je pense aussi qu’il est bien d’apprendre aux enfants à donner d’eux-mêmes pour les autres. »

Ah, les zenfants! Les chti nenfans ! Une petit coup de main, un petit bisou, une petite fessée, pour qu'ils apprennent que la vie n'est pas gratuite, que les parents ont payé, et continuent de payer très cher pour leur donner du bonheur très pur. Ca coûte cher les enfants, au moins qu'ils servent à quelque chose, avant que papa leur laisse tout ce qu'il a gagné durement toute sa vie durant.

- « Mais je ne me soumets pas à l’obligation d’aimer mon prochain, tous mes prochains à la fois – ou alors, selon les Évangiles, de les aimer comme moi-même, ce qui élargit singulièrement le débat. Encore faudrait-il bien définir le mot aimer. »

Tout à fait. Ainsi, selon les Évangiles, on peut aimer ...

... le poisson,
... le boeuf,
... le veau,
... l'agneau,

... et un tas d'autres animaux que les vegans n'aiment pas.


- « Par exemple je n’aime pas Donald Trump: »

Oui. C'est une viande très coriace, le donald, surtout le vieux donald. Il faut le faire cuire longtemps, à la broche, mais à feu doux, pendant au moins 4 ans.


- « Le Camp du Bien que je mentionne parfois est formé de ceux qui font étalage de leur beauté intérieure en publicisant leurs bonnes actions, genre charity business. »

Tandis que le camp du mal, ils "publicisent" leur beauté extérieure, une beauté beaucoup plus efficace pour la publicité, car beaucoup plus voyante.


- « Ceux qui, people, imposent à la société leur mode de vie et disent où est le Bien et où est le Mal, et qui est dans quel camp. »

Tout à fait. Heureusement qu'avec Donald, l'age d'or du veau du bien est fini. Au tour du gros boeuf du mal mâle maintenant.

Enfin une victoire pour l'altérité, l'alter droite, l'extrême autre doite, ... celle pour la révision totalitaire des valeurs américaines, ... de la réalité virtuelle alternative du présent et historique du passé, ... pour un fantastique voyage dans le temps ... vers les seules vraies fausses valeurs de la culture américaine exclusive des mondes merveilleux de Wall Street, ... de Hollywood, ... et de Disney !

https://s27.postimg.org/fmca8zm3n/dodo.jpg

Écrit par : Chuck Jones | 08 février 2017

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Celui qui vote pas pour moi est raciste, celui qui ne m'aime pas est raciste, celui qui critique mes pensées est raciste, celui qui ne me donne rien est raciste, et je vous le dis le monde est rempli de raciste.
C'est simple à comprendre Non ? Comprendre quoi ? Le simple fait que ce terme est devenu n'importe quoi. Ben oui avec le temps je crois que je suis devenu raciste. Je n'aime pas les antiracistes primaires idéologiquement pure !

Écrit par : aoki | 08 février 2017

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@ Dédé Lire:

Aimer les autres, ne pas les aimer: je précise mon idée.

Aimer en se disant "il faut" est un forçage par la volonté. Une part de volonté est utile pour orienter son intention avec bienveillance vers l'autre, mais cela ne suffit pas à mon avis. Le ressenti et la volonté ne sont pas toujours accordés. Je tente autant que possible d'aligner les deux.

Cela implique de reconnaître ses ressentis, ses "je n'aime pas" comme préalable. Grâce à quoi on peut évoluer. Si je ne suis que dans le "il faut" la contrainte crée des résistances inconscientes qui peuvent aboutir au contraire du but recherché.

Ne pas aimer c'est d'abord reconnaître les distances, avant peut-être de les réduire. Ne pas se substituer au réel, mais reconnaître le réel avant de vouloir le faire évoluer.

Écrit par : hommelibre | 08 février 2017

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Cher hommelibre,

- « Politiquement les adversaires s’excluent: sont-ils racistes pour autant ? »
- « Cela implique de reconnaître ses ressentis, ses "je n'aime pas" comme préalable. »
- « Si je ne suis que dans le "il faut" la contrainte crée des résistances inconscientes qui peuvent aboutir au contraire du but recherché. »

Donc, pour bien vous comprendre, ... vous faites de la résistance à vos "ressentis" de "il faut" et ça vous empêche d'exercer votre volonté politique de vous adapter pour pas être raciste, c'est bien ça ?

En fait, vous éprouvez une sorte de ... dissociation auto-excluante .. entre vos ressentis ... et votre volonté politique, ... qui deviennent alors des adversaires ?

Ou si vous préférez, vos ressentis résistent inconsciemment, souverainement, héroïquement, en excluant votre volonté de vous dominer ?

Écrit par : Chuck Jones | 08 février 2017

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si aimer signifie qu'"il faut" aimer, qu'il y a obligation d'aimer, que c'est "obligé! ce ne peut qu'être faux et dangereux parce que ce qui force fausse et par le fait opère un dysfonctionnement à commencer par dysfonctionnement cérébral.
On assiste à une forme d'islam identitaire:
jeunes en voyage, catholiques croyants et pratiquants en villégiature à l'"étranger" cherchions le clocher le plus proche, "pour la messe, dimanche" non par identité mais par foi, religion (également sorte de sécurité par le fait de se retrouver comme un peu chez soi, même langue, le latin, et chants)! non pour attaquer ou critiquer les "autres"!

La laïcité a été créée en un temps où l'explosion de l'islam ne se posait pas.
Il faut en tenir compte.

Ayant suivi les progrès entre catholiques et protestants permis ou facilités voire introduits par l'oecuménisme j'appelle de mes vœux non l'apparente démission chrétienne contemporaine mais une Religion judéochrétienne réunissant tous juifs comme chrétiens non pour provoquer l'islam mais pour s'affirmer non "honteux" ou "repentants" ou "démissionnaires" de notre foi.

Quant aux chrétiens qui se sont tournés vers le bouddhisme le Dalaï a pensé devoir préciser qu'ils ne sont en rien tenus à abandonner leur foi chrétienne.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 08 février 2017

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Personne n'est parfait. Il ne faut pas louer 'Homme parfait, mais celui qui conscient de ses imperfections essaie d'aller au-delà de ce que son cerveau primitif lui dit de faire.

Le raciste qui se contrôle parce qu'il sait que son cervelet lui dit des ânerie, n'est pas un raciste.
Seul celui qui suit dans les actes son instinct primitif est un raciste.

Quand à la définition du racisme, cela est parfois difficile. Certain se sentent attaquer, alors qu'il n'y avait pas l'intention.
Pour moi, le racisme est dans l'intention de faire mal à une communauté.

Trump en traitant les mexicains de violeurs nous montre ce qu'est un acte racistes.
Il aurait pu dire que les hommes blanc sont des psychopathes puisque la majorité des tueurs en série sont des hommes blanc. Il ne l'a pas fait parce qu'il ne veut pas s'en prendre à cette catégorie de population.

Écrit par : motus | 08 février 2017

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Aux Etats-Unis la majorité des tueurs en série ou pas ne sont Justement pas des blancs. Si vous suivez l'émission "Les enquêtes impossibles" présentée par Pierre Bellemare, cela vous aurait évité de dire n'importe quoi!

Le titre de ce billet colle tout-à-fait à certains commentateurs.Pffff

Écrit par : Patoucha | 13 février 2017

Le fait de prendre le temps de apprivoiser présuppose de la curiosité et un potentiel d'ouverture.
Ils ne sont pas toujours là, aussi parce qu'on peut être saturé ou même blasé. L'indifférence ou une certaine fermeture ne sont pas forcément du "racisme". On gagne vraiment à nommer les phénomènes par des mots précis.

A Genève, on est entouré de gens venus d'ailleurs, si on ne l'est pas aussi soi-même. Ici, être d'ailleurs est "normal".
On n'a parfois plus l'énergie de s'intéresser à tant de diversité.
On aurait peut-être envie, que ce soit très simple et qu'en tant qu'habitants d'un lieu si cosmopolite, on ne soit pas en permanence sollicité dans notre capacité d'adaptation et d'accueil !

Quand je suis arrivée ici il y a 50 ans, j'avais 11 ans. A cette époque déjà, il y avait une grande diversité du point de vue visuel, culturel, religieux. Jamais n'avais-je vu autant de gens qui n'étaient pas comme moi. En tant qu'enfant, on n'en conclut pas grand chose, surtout si ses parents ne font pas de fixation sur ce genre de différence.
A l'école, on m'a royalement ignorée, personne n'a fait d'effort particulier, sauf l'enseignant, qui a fait son possible pour m'apprendre des rudiments de français et je lui en étais bien sûr très reconnaissante.
Comme j'étais blonde et blanche, je n'ai pas pensé à du racisme à aucun moment, mais j'ai quand-même passé 6 mois seule dans la cour de récréation.
Si cela arrivait aujourd'hui à un enfant non-francophone( peut-être d'origine extra-européenne), on en serait très ému. A l'époque, ça passait sans autre.
J'ai toujours pensé que c'était de ma faute à moi, j'avais été éduquée dans l'idée que j'étais responsable de tout ce qui m'arrivait.
En Allemagne, j'avais reçu un accueil tout différent, car les autres enfants avaient été presque trop enthousiastes selon mes critères nordiques.
J'en ai quand-même conclu, qu'il devait y avoir des différences de mentalité selon les pays d'Europe et que j'étais très mal tombée ici.
J'ai été sauvée par les enfants américains de ma nouvelle rue, qui n'ont pas été rebutés par mon mutisme et ma timidité initiaux. Moi aussi, en tant que nouvelle, j'avais besoin d'apprivoiser toute la nouveauté.
Difficile d'oublier ça.

L'apprivoisement présuppose aussi de pouvoir prendre du temps, alors que de nos jours, on veut tout tout de suite. La rapidité des changements est un très gros challenge, pas seulement pour les nouveaux venus, mais aussi pour ceux qui sont déjà là.
Il faudrait un plaidoyer pour une certaine lenteur. L'être humain est un piéton avant d'être un pilote ou un passager de voiture, TGV ou d'avion. Notre rythme est le pas à pas.
On n'a pas pu muter totalement en 100 ans !

Écrit par : Calendula | 08 février 2017

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Une question qui me turlupine: si je n'aime pas les cons, suis-je raciste ?

Au sujet de Trump, je reste un peu dans l'incompréhension des procès d'intention qu'on lui fait régulièrement. Puisque la loi d'exclusion vis-à-vis de 7 nationalités présumées être des pays exportateurs de terroristes a été jugée raciste par une série de magistrats américains, il faudra m'expliquer en quoi elle est anti-musulmane. D'une part ces pays ne sont pas peuplés uniquement de musulmans, d'autre part tous les musulmans ne sont pas issus uniquement de ces pays. Je ne suis pas convaincu que c'est une bonne mesure ou même une mesure utile, mais je ne comprends pas en quoi elle est inconstitutionnelle.

Écrit par : Kad | 12 février 2017

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Quelqu'un a-t-il compris la récente sortie de Yannick Noah au sujet de son mauvais accueil à Genève (après avoir critiqué Rodgeur et Stan)? "Il ne manquait plus que les bananes !"

Il faut sans doute comprendre que bananes = Afrique, mais Noah n'est pas Africain, à moins de remonter à ses très lointains ancêtres. Serait-il interdit de réagir négativement à ses propos? On en deviendrait immédiatement un lanceur de bananes? Pourquoi pas plutôt de mangues ou de papayes, enfin un fruit qui pousse en Martinique ou en Guadeloupe? Si on critique un Belge (Homme Libre, au hasard....), on devient un lanceur de moules-et-frites? On critique François Hollande ou Fillon, on devient un lanceur de baguettes?

On se calme.... Visiblement Noah n'a pas mis les pieds en ville, il se serait rendu compte qu'il n'est de loin pas le seul "bronzé" dans les parages. Sinon devait passer ses journées àlancer des bananes....

Écrit par : Arnica | 12 février 2017

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Vous savez que Zendin Ben Zidan, le Gd footballer quoi, qu il réfléchit plus avec son pied qu avec sa tête et à son honneur, il a cessé d être un Etranger en France dès qu on a commencé à apprendre qu il fréquente aussi les putes comme tout autre citoyen "normal" de nationalité française....

Écrit par : Charles 05 | 12 février 2017

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"mais je ne comprends pas en quoi elle est inconstitutionnelle." Cela m'a aussi frappé : la presse mainstream ne nous donne aucune explication à ce sujet. On se demande bien pourquoi...

Écrit par : Géo | 12 février 2017

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« Quelqu'un a-t-il compris la récente sortie de Yannick Noah au sujet de son mauvais accueil à Genève »

Bof, il voulait faire son malin et se prendre pour une certaine garde des sots.

Écrit par : petard | 12 février 2017

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« Ensemble de théories et de croyances qui établissent une hiérarchie entre les races, entre les ethnies.»

« Ensemble de théories qui établissent une hiérarchie entre les humains »

Et ça, ça ne gêne personne ? Et c'est pourtant âprement défendu par les non-nauséabonds.

Écrit par : petard | 12 février 2017

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"Tout à fait. C'est le débat de choix entre ceux qui n'ont pas assez de culture, et ceux qui en ont trop. Alors pour compenser, ceux qui n'en ont pas assez s'adaptent, et deviennent racistes. C'est auto-mécanique."

fumeuse comme théorie il fallait oser. bon mais complétement déconnectée de la réalité.

certains gens qui s'estiment cultiver n'ont pas compris le fonctionnement du processus d'assimilation, processus mis en œuvre par ceux "manquants de culture", mais processus auquel ils ne participent pas, donc ils se sont imaginés que ceux manquants de culture étaient racistes, donc il fallait éradiquer ce racisme par la contrainte (solution qui marche rarement, mais qu'adorent certains gens cultivés, donc ils ont créer SOS racisme, les étrangers à assimiler sont devenus des victimes donc refusent le processus d'assimilation, seul processus à l'heure actuelle qui fonctionne. les gens "sans culture n'ont plus le droit d'assimiler", résultat ils désertent les banlieues laissant entre eux les étrangers.

et le racisme presque inexistant s'est développé, voilà comment des gens qui se croient intelligents, en voulant éradiquer le racisme l’augmentent, mais alors à quoi ça sert que ces gens là "genre Chuck Jones" sois intelligent à rien, des personnes "sans culture" sont beaucoup plus efficaces qu'eux pour assimiler les étrangers.

Écrit par : leclercq | 12 février 2017

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Pourquoi l'ordonnance présidentielle concernant l'interdiction provisoire d'entrée sur le territoire américain serait anticonstitutionnel ?

Voici ce qu'en dit Hiffington Post ( very mainstream ;-)))

"Trump’s EO violates the Establishment Clause, the Due Process Clause, the Equal Protection Clause, and theTake Care Clause of the Constitution. It also violates the Convention Against Torture and Other Cruel, Inhuman or Degrading Treatment or Punishment (CAT), as well as the International Covenant on Civil and Political Rights (ICCPR); both are treaties the United States has ratified, making them part of US law under the Constitution’s Supremacy Clause. The EO violates the Immigration and Nationality Act as well. "

www.huffingtonpost.com/.../trumps-unconstitutiona...

Si j'ai bien compris, à tout cela les avocats de D. Trump opposent la sécurité nationale.
C'est difficile à justifier, puisque des pays d'origine de terroristes très efficaces ne figurent pas sur la liste.

C'est une vraie bataille de juristes, dans le pure style de ce que nous connaissons tant par les séries télévisées, le cinéma et "la vraie vie", si on pense p.ex. aux pressions exercées sur les banques suisses.

Écrit par : Calendula | 12 février 2017

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Juste une question : l'expédition de banditisme international de 2003 en Irak, GW II, cela ne violait pas aussi quelques-uns de ces traités ?
"Trump’s EO violates the Establishment Clause, the Due Process Clause, the Equal Protection Clause, and theTake Care Clause of the Constitution. It also violates the Convention Against Torture and Other Cruel, Inhuman or Degrading Treatment or Punishment (CAT), as well as the International Covenant on Civil and Political Rights (ICCPR); both are treaties the United States has ratified, making them part of US law under the Constitution’s Supremacy Clause. The EO violates the Immigration and Nationality Act as well. "

Les Américains sont de gros rigolos.

Écrit par : Géo | 12 février 2017

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« C'est une vraie bataille de juristes, dans le pure style de ce que nous connaissons tant par les séries télévisées, le cinéma et "la vraie vie" »

Le juridisme américain, c'est le summum de l'art, que dis-je du savoir d'enculer les mouches et pas seulement. C'est probablement l'industrie américaine la plus florissante.
Les Bonanno, Genovese, Provenzano et autres Corleone n'étaient que des "manuels" de la gachette pas très futés.

Pas surprenant lorsqu'on observe que ce pays produit à la chaîne ce genre de malfaisants dans leurs usines d'Harvard et de Yale.

Écrit par : petard | 12 février 2017

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- « Quelqu'un a-t-il compris la récente sortie de Yannick Noah ... "Il ne manquait plus que les bananes !" »

Moi ce que j'ai cru comprendre, c'est que l'équipe de France de tennis devait être fière de son passé colonialiste et de sa victoire dans la 1ère coupe de la 1ère guerre mondiale dans laquelle la France a trouvé une nouvelle colonie, le Caméroun, de fabrication allemande (à l'époque où l'Allemagne fabriquait des colonies d'excellente qualités) dans laquelle Monsieur Noah est né.

Mais ce j'ai pas compris c'est ... qu'est-ce que la Suisse a avoir dans tout ça ?

La Suisse ne fabrique pas de bananes, ne fabrique pas de colonies, et n'a pas participé à la 1ère coupe de la guerre mondiale.

Ptet que Monsieur Noah confond la Suisse et l'Allemagne, comme beaucoup d'étrangers d'ailleurs, comme les américains qui confondent la Suisse et la Suède.

Faut juste espérer qu'un sacré blogueur ne déclenchera pas la 3ème guerre mondiale entre la France et la Suisse en postant une photo de Monsieur Noah mangeant une banane.

Ou qu'une certaine presse n'essaie pas de nous faire avaler des bananes en nous prenant pour des pommes.

Écrit par : Chuck Jones | 12 février 2017

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"C'est une vraie bataille de juristes, dans le pure style de ce que nous connaissons tant par les séries télévisées " Calendula

"c'est ce que nous", comme si vous aviez mandat de porte-parole de l'ensemble des citoyens
dont certains, malgré votre citation, font l'acquisition de connaissances autrement que par capillarité (vos dires: que nous connaissons par TV, ciné etc)

alarmant ces prétentions baignées d'ignorances, vu les résultats des votations & situation suisses depuis 1999-2002.

Écrit par : divergente | 12 février 2017

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