31 janvier 2017

Oui à la naturalisation facilitée

Je ne comprends pas bien les tenants du non. Pourquoi refuser à la troisième génération d’immigrés la possibilité de devenir Suisses plus rapidement? Craint-on l’exemple français?


naturalisation,facilitée,suisse,Nombre d’enfants d’origine maghrébine, de troisième génération, refusent aujourd’hui le mode de vie français. L’influence islamiste est passée par là.

Mais en Suisse nous n’avons pas une telle situation. La plus grande part de cette troisième génération de l’immigration est originaire d’Italie. La différence culturelle est moins grande qu’avec des ressortissants musulmans.

Pourtant les ritals, comme on les nommait, n’étaient pas bien vu en Suisse. Ils auraient pu développer une culture de ghetto, d’exclus, de rejetés. Ce n’est pas le cas. Pas plus que pour de nombreux musulmans vivant en Suisse et adaptés à nos lois et principes de vie en société.

L’affiche de l’UDC qui appelle à voter non, illustrée par une femme en burqa, me paraît pour le moins décalée avec le sujet de la votation. Dans la mesure où la nouvelle loi insiste toujours sur l’assimilation de nos codes de vie, il y a fort peu de possibilité que la burqa soit prise comme un signe d’acceptation des valeurs de notre pays.

Cette facilitation ne devrait pas avoir comme conséquence de donner le passeport à croix blanche à des centaines de djihadistes jusque là invisibles: ni l’origine de l’immigration, ni le terreau social en Suisse, ni les faits ne montrent un risque dans ce sens. Les quelques radicalisés n’ont pas eu besoin de cette facilitation pour le devenir.

Vivre dans un pays depuis plusieurs générations est en soi un signe favorable à une naturalisation facilitée. Pas le seul cependant, et la nouvelle loi préserve les conditions-cadres de la naturalisation.

Je ne vois donc aucun obstacle à octroyer cette facilitation aux jeunes gens concernés.

 

 

 

13:41 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : naturalisation, facilitée, suisse | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

La nationalité suisse ne vaut plus rien elle se défini plus par l'argent que par l'amour de la patrie. Quand l'argent viendra à manquer les suisses qui aime vraiment leur pays auront tout perdu, même l'honneur.

Écrit par : norbert maendly | 31 janvier 2017

Faciliter la naturalisation ne signifie pas "donner" le passeport. C'est simplement donner la possibilité à des "bons" candidats à la naturalisation d'aller plus vite en matière administrative. J'ai bien écrit "bons" candidats, car l'on peut estimer que la 3e génération est bien intégrée. Après, il y aura toujours contrôle des dossiers.

Cette histoire de femmes en burqa n'a pas de sens. Une suissesse pur sucre peut se convertir et décider de porter la burqa. Bien que le lien avec la hausse de l'islam en Suisse soit plus dû à l'immigration qu'aux conversions.

A ma connaissance, beaucoup d'italiens, espagnols et portugais de seconde génération font la demande de naturalisation. Ils ont souvent peur de faire les frais des tours de vis du peuple suisse en matière d'immigration et sont très bien intégrés. Les gens des balkans aussi font facilement la demande dès la première génération, car leurs passeports ne valent pas grand chose. Cette seconde catégorie font souvent la demande du passeport par simple intérêt (voyager) et garde un identité balkanique très forte.

Écrit par : Riro | 31 janvier 2017

Ils nous envahissent avec nos lois, ils nous soumettrons avec leur loi.

Écrit par : norbert maendly | 31 janvier 2017

Mon père, né en Suisse, avait dû s'y reprendre à trois fois pour obtenir sa naturalisation et ce avec l'aide de deux Conseillers administratifs d'une commune genevoise, d'un pasteur et de son employeur.

Son père, né en Suisse, de même que son grand-père né également en Suisse, n'avaient pas demandé la nationalité suisse, principalement pour des raisons financières malgré le fait qu'ils avaient épousé des suissesses !

Écrit par : Lise | 31 janvier 2017

Mon grand papa était en Suisse
Mon papa était en suisse
Je suis en Suisse j'ai donc droit à être Suisse et à d’accéder à une procédure simplifiée.
Mon grand papa était un merveilleux acteur connu.
Mon papa était était un merveilleux acteur connu
Je suis dans le spectacle donc j'ai donc le droit d'être un acteur célèbre et de passer avant les autres acteurs parce qu'avant il avait grand-papa et papa.

On connait le résultat de ce genre de raisonnement et les déceptions qui s'en suivent.

Ce n'est pas parce il est le fils de X qu'il sera.
On voit bien le résultat de la 3ème génération en France.
Alors NON à la naturalisation facilitée qui n'a aucun sens.

Écrit par : bernard | 01 février 2017

Il n'y a pas de raison de faire de la discrimination. Les Suisses le sont déjà par le fait qu'Eux ils n'ont qu'un passeport et pas plusieurs.
(N'oublions pas l'éventail des droits de vote avec plusieurs passeports)

D'autre part, tout le monde doit suivre le même cheminement, il n'y a pas de motifs quelconques qui puissent être donné à certains et pas à d'autres; cela s'appelle de la discrimination.

C'est NON! Tout bénéfice à son prix, qu'ils paient pour une procédure normale, puisque c'est une nationalité et un avantage nettement supérieur aux autres. (que cela les Suisses avec un seul passeport et les autres d'origine qui eux aussi n'ont qu'un seul passeport).

Écrit par : Corélande | 01 février 2017

Le refus de certain à la naturalisation facilitée amène directement ces questions :

Quelles sont les critères pour être admis comme suisse, et qu'elles sont ceux qui doivent permettre de refuser la nationalité suisse.

Je demande donc aux opposants de me définir ces critères et donc de me dire lesquels motivent leur opposition.

Sachant que la naturalisation facilité n'est pas donnée, mais passe à travers certains critères, comme les respects des lois, j'ai du mal à définir la motivation des opposants, alors aidez-moi !

Écrit par : motus | 01 février 2017

@motus. Chéri, tu votes et tu ne peux par faire le job tout seul? c'est ça que t'as appris des ramadan brothers ?

Écrit par : divergente | 01 février 2017

@divergente
Ben voilà, pour vous, c'est juste une question de racisme.
Vous avez au moins le mérite de le dire et de ne pas chercher des excuses bidons comme bien d'autre.

Le hic, est qu'une naturalisation non facilité, n'empêchera pas d'acquérir la nationalité, cela prendra juste plus de temps.
Le positif est que cela permettra de garder des fonctionnaires pour traiter les dossiers.

Votre opinion se heurte à une réalité. il n'y a pas de critères racistes qui empêchent d'acquérir la nationalité suisse.
Quelques soit le résultat de cette votation, vous êtes perdant et vous le resterez.

Écrit par : motus | 01 février 2017

@ Bernard:

Trois générations qui se succèdent dans le même pays; à la troisième on n'est pas comme à la première: on est né ici, on connaît mieux la langue et les usages, on se sent du pays grâce aux amis qu'on se fait dans l'enfance, on s'ancre dans un lieu et une culture. La troisième génération n'est pas comparable aux nouveaux arrivants. Les jeunes italiens d'aujourd'hui, de troisième génération, se sentent très Suisses et connaissent la langue et les coutumes de notre pays.

La comparaison avec trois générations d'acteurs ne me paraît pas relevante. Le statut civil dans un pays est indépendant de nos qualités propres. Un acteur génial ne fait pas forcément des enfants bons comédiens. On le voit aussi dans les dynasties ou familles de chanteurs et chanteuses: les enfants qui prennent la même carrière sont plus connus pour leur filiation plus que pour leur talent propre.

Donc, pas de facilitation pour eux, qui doivent faire leurs preuves à partir de zéro. Alors qu'un 3e gén a déjà des acquis sur le statut de citoyenneté suisse: la langue, l'école, l'ambiance culturelle, l'affiliation à un groupe d'activité locale, la perception du système politique, par exemple. Ces acquis me semblent de nature à justifier la facilitation. Laquelle, comme le rappelle Motus, n'est pas bradée par la facilitation.

Écrit par : hommelibre | 02 février 2017

Erreur dernière phrase. Lire: "La naturalisation, comme le rappelle Motus, n'est pas bradée par..."

Écrit par : hommelibre | 02 février 2017

« Tout bénéfice à son prix, qu'ils paient pour une procédure normale, puisque c'est une nationalité et un avantage »

Il n'y a aucune raison d'accorder des privilèges aux immigrés, c'est donc NON.

D'abord, devenir Suisse lorsque on est titulaire d'un permis C, n'offre que très peu d'avantages professionnels. Hormis certains jobs précis dans la fonction publique (police et armée).

Ayant épousé une italienne il y a 35 ans, il y a belle lurette que j'aurais pu obtenir le passeport italien-UE. Je n'ai jamais réclamé cet avantage et ne le ferai en aucun cas.

Écrit par : G. Blanc | 02 février 2017

"on se sent du pays grâce aux amis qu'on se fait dans l'enfance, on s'ancre dans un lieu et une culture"

3me génération: les demandeurs sont encore et d'abord originaires d'une autre culture et d'un autre pays, où leurs parents y ont famille & résidences, où ces demandeurs ont passé leurs vacances
Nous avons accueilli des centaines de milliers de "réfugiés" supposés repartir au pays. Aujourd'hui ces 3me génération de "réfugiés", kosovars, maghrébins etc, nous réclament plus de droits, encore plus vite.

Tiens, vous ne parlez pas de patrie, mais de "se sentir au pays"? cette notion n'est pas automatique, n'est pas à confondre avec les habitudes de vie liées au lieu de résidence et à l'emploi, n'est pas acquise dans les écoles/ ça c'est 1 mythe (écoles à mettre au pluriel, souvent lieux de souffrances, périodes de solitudes). Un 3me génération fait comme ses parents, secundos, les premiers à stabiliser une vie motivée par la recherche du plus gros salaire, à bénéficier des facilitations des bilatérales, à exiger des droits & libertés de circulation dont nous suisses non binationaux n'avons jamais bénéficié en Europe jusqu'à 2002.

La notion de "se sentir au pays" est à distinguer du sentiment qu'un territoire vous appartiendrait... parce que vous y avez "des droits".
La notion de ne pas "se sentir au pays" est une réalité pour déracinés -ici le résident genevois, par définition locataire, vit hors-sol, est de fait 1 déraciné, et vous ne me ferez pas croire que les multi-nationaux résidents genevois ne sortent pas de Genève pour retourner en vacances "au pays". Où de saisonniers en secundos leurs familles ont gardé leurs racines et construit leur "havre familial".
Combien de fois ai-je-vu ça ici: une africaine, temps de résidence en Suisse de 5-8 ans, mère de famille n'ayant jamais travaillé à part au black, plus qq heures/semaine étalé sur 2-3 mois/an en petits jobs "officiels" sans qualif sans travail écrit requis (type nettoyage de surface), délaissée par mari, vivant 200% des services sociaux avec enfants, qui obtient le droit, le temps (1-2 mois) et l'argent pour retourner "au pays" en Afrique, en avion avec les mômes (...)
Ne plus "se sentir au pays", être étranger chez soi est maintenant imposé à Genève par un développement trop rapide du nombre de communautés de migrants économiques devenues majoritaires sur les suisses non binationaux.
La Suisse n'ayant pas la géographie d'un Canada qui maîtrise ses migrations, a laissé venir trop de monde. Et là je ne parle d'expériences, de faits et de vécu - pas de notion empirique, de sentiments ou de sensations. Lisez les rapports de Michel Piccand, dont sur la destruction de la Suisse par l'immigration.

La facilitation d'une naturalisation n'apporte rien aux demandeurs, dont l'attachement "au pays" est l'opportunisme à satisfaire les priorités du quotidien, très souvent vécu dans un mépris des suisses affiché sans complexe.

Ces priorités sont le salaire l'emploi et cet attachement peut vite pour ces multi-nationaux, être réorientés vers Dubai, Singapore ou d'autres cieux chinois.
La Suisse n'a plus la cote sur l'international, est sur la pente descendante et ça tombe bien: on vote.
cataire restant un vivant hors sol, par nature déraciné.

Écrit par : divergente | 02 février 2017

@divergente
Cela ne change en rien au fait qu'une naturalisation non facilitée, n'empêche pas la naturalisation.

Votre discours aurait un sens, si celui qui est né en Suisse obtient le passeport.

"destruction de la Suisse par l'immigration."
La population la trouve trop importante, c'est un fait. Cela ne vient pas du monde politique, mais de la politique des entreprises qui nient leur responsabilités sociales, et fait appel à l'extérieur.

Les libéraux dont l'UDC, nous martèlent de laisser la liberté totale aux entreprise, car le mouvement libéral sait aussi prendre ses responsabilités.
On est témoins de cette prise de responsabilité...

Non seulement ils préfèrent engager un étranger plutôt qu'un suisse de plus de 50 ans, mais ils veulent la RIE III et faire porter le fardeau économique sur cette même population qui subit cette discrimination.

Et face à cette immigration, 40'000 naturalisations par an, ce n'est pas grand choses.

Écrit par : motus | 02 février 2017

yope Motus. "40'000 naturalisations par an, ce n'est pas grand chose".
pour vous peut être mais pour moi ça veut dire beaucoup SiSi car en Suisse avec env 80'000 immigrants + 20'000 clandestins supplémentaires, vous avez une ville nouvelle par an.

Bon. une ville nouvelle par an, C jouissif pour les affaires de certains.
faites-vous une autre idée: Comparez ces pays par population/par surface dispo

Portugal = 92'100 km2 / 10,5 mios d'habitants
Hollande = 41'545 km2 / 17 mios d'hab
Suisse = 41'290 km2 / 8 mios d'hab
Danemark = 43'100 km2 / 5,5 mios d'hab
Estonie = 43,7 km2 / 1,4 mios d'hab

France = 551'500km2 / 66 mios d'hab
Allemagne = 357'340 km2 / 85 mios d'hab
United K = 243'610 km2 / 65 mios d'hab

Donc vos 40'000 naturalisations par an, devant être absorbés par la population d'un pays montagneux qui n'a que 8 millions d'habitants, c'est énorme, c'est toxique et c'est définitivement destructeur du tissus culturel indigène.
Attention aux arguments-clichés miroir aux alouettes d'économistes & politiciens, tels le vieillissement de la population obligeant à l'accueil de migrants en raison de l'équation: 1 actif pour 3 adultes = soit fin assurée des financements de retraites, soit une équation d'inflation exponentielle démographique à mi ou long terme, intenable pour un système de répartition solidaire par l'impôt. Et qui aggrave au lieu de résoudre le problème du sous-emploi. La solution nécessaire (peu d'actifs, pour financer beaucoup de dépendants) étant plus lourde à appliquer donc poussée sous le tapis par les élus. Qui à la place font du dumping salarial, de la sous-enchère aux emplois ce qui chasse les uns, pour laisser place à ceux attirés par leurs racolages à l'immigration.
Réjouissant ces mécanismes, non? Bon week-end.

Écrit par : divergente | 02 février 2017

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