19 janvier 2017

Sept millions d’indemnités pour 15 mois de mariage

Quand une carrière au cinéma ne décolle pas assez il existe d’autres solutions pour devenir célèbre. Le mariage, par exemple. Mais attention: pas avec le vendeur de pizza du coin! Il faut une star mondiale.


Depp-heard01.jpgJugement

Amber Heard s’est donc mise en couple avec Johnny Depp. Il a laissé sa petite famille pour elle et s’est même marié avec l’Amber. Un mariage court: quinze mois. Rompu pour des faits supposés de violence conjugale de la part de l’acteur.

Rien n’est pourtant démontré ou prouvé et aucune plainte pénale n’a été déposée par l’actrice à ma connaissance. Actrice qui a cependant continué pendant des mois à se présenter publiquement en victime comme si c’était un fait acquis.

Au final un tribunal a tranché. L’acteur doit payer 7 millions de dollars d’indemnités de divorce à la dame.

Pourquoi est-ce lui qui doit payer à elle et non l’inverse? On paie des indemnités au conjoint ou à la conjointe a consacré son temps par exemple à l’éducation des enfants plutôt qu’à un travail rémunéré.

Mais ce n’est pas le cas.

Amber Heard a continué à travailler pendant leur union et deux films sont prévus, en 2017 et 2018, suite à celui sorti en 2016. De plus sa notoriété s’est envolée depuis sa relation avec Johnny, et plus encore depuis les accusations qu’elle a proférées publiquement à son encontre.

 

 

depp-heard02.jpgMGTOW

L’actrice s’est engagée à verser cette somme à des associations caritatives. Signe donc qu’elle n’en a pas besoin personnellement et qu’elle n’a pas de perte à compenser à cause de son mariage. Et au passage, petit supplément d’image publique.

Depuis quelques temps on prête une relation à Amber Heard avec le milliardaire Elon Musk, co-fondateur de Paypal, propriétaire de Tesla (voiture électrique) et de SpaceX (espace). Un milliardaire? La dame a du nez. Et un physique très avantageux – ça aide pour capter un milliardaire. Nous ne sommes décidément pas égaux.

Amber Heard, Angelina Jolie: deux illustrations récentes d’un biais sexiste où d’une part les hommes sont automatiquement désignés comme agresseurs même sans procès ni preuve, et d’autre part ils doivent en général payer.

Aux États-Unis, au Canada et en France de plus en plus d’hommes refusent le couple. Ils ont une dénomination collective: MGTOW. Soit Men Going Their Own Way, en français: les hommes faisant leur propre chemin. Ils ne veulent plus vivre avec une femme ou partager un appartement, encore moins se marier. Ils renoncent à faire des enfants. Ils ont des relations occasionnelles mais chacun reste chez soi. Quand c’est fini on ne se doit rien.

Ce n’est pas bon pour la reproduction de l’espèce, ça. Mais n’espérez pas les faire changer d’avis tant que les hommes seront les cibles désignées de l’industrie du divorce et que des accusations jamais démontrées les mettront de manière systémique au banc des accusés.

 

 

 

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Commentaires

Dans nos sociétés où l'institution du mariage est en grand danger et où les couples divorcent de plus en plus et plus souvent, il semble impératif de revoir certains concepts. Les USA sont particulièrement délirants en matière de divorce: si l'homme est riche, la femme peut repartir avec un véritable jackpot, sans rien avoir fait pendant la durée du mariage et même si l'union fut de courte durée (comme le montre ton exemple). Il semble donc normal que les hommes deviennent méfiants et refusent de plus en plus de s'engager face à un système qui les désavantage et peut même les mettre en danger socialement et financièrement. Encore un sujet qui laisse les féministes de marbre, elles qui préfèrent se concentrer sur des discriminations mineures, voir inexistantes mais qui ont le mérite de concerner le seule genre qu'elles défendent.

Écrit par : Toto1er | 19 janvier 2017

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Je comprends maintenant pourquoi certains mécènes se tapent des escor-girls ... oh wait l'affaire Ribéry

Écrit par : misanthrope et fier | 19 janvier 2017

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J'ai bien ri de ce tableau que vous décrivez si bien. Combien de femmes n'ont-elles pas profité de la recette circulant de bouche à oreille, et surtout dans les milieux militants du féminisme!

Voici une anecdote vécue par moi-même et celles qui y étaient présentes sauront situer et les personnages et le lieu où se tenait le think-tank féministe.

Je devais me rendre à un séminaire sur le futur essor de l'informatique, aujourd'hui dit simplement du numérique. C'était en 1992.
je m'étais trompée de salle et étais un peu en retard. Entrée sur la pointe des pieds, je n'osais pas risquer de provoquer un trou d'attention de l'auditoire à demander que l'on m'indiquât la bonne salle. Par politesse, je m'asseyais un moment me confondant à toutes les militantes en train d'abssorber religieusement les propos d'une prédicatrice haut perchée sur un podium. Le thème était, et je le résume en raccourci de quelques mots:
Indemnité de l'épouse dans un divorce: La comptabilité du temps en heures consacrées à la famille, c'est-à-dire à son conjoint, au ménage, aux enfants dans leurs soins quotidiens, dans leur accompagnement scolaire, dans leurs loisirs de semaine et en vacances. Mais aussi au temps que l'épouse a consacré à elle-même pour être désirable et opérationnelle en tout temps.Les plus aisées mentionnaient le sacrifice inchiffrable pour elle à tenir le rôle de carte de visite de monsieur.

Je ne vais pas vous relater les aberrations et les revendications extrémistes et irréelles qui ont été dites, toutes dans le tropisme d'un règlement de comptes. Au passage, je peux vous dire que le livre de la sainte oratrice était vendu comme une bible auprès de ses ouailles. Pendant l'allocution, pour bien lui témoigner de leur attachement.

J'avais cru qu'on allait me massacrer à coups de sacs. Je fus finalement violemment jetée dehors après mon intervention (oui! j'étais choquée, indignée, courroucée mais j'en gardais néanmoins l'entière maîtrise de mes propos et gestes... j'étais profondément écœurée par les petits calculs d'épicier de ces mégères sous influence. Les femmes du peuple attendront la révolution!).

Qu'avais-je proposé de si compromettant?
De faire modifier la loi sur le mariage, au Canada, en Suisse et en France - puisque la majorité de l'auditoire provenait de ces trois pays et qu'il s'y trouvait des élues Genevoises du Canton et de la Ville - qu'un contrat de mariage à termes avec des choix de 3; 6; 9 ans etc. Le contrat tacitement renouvelable, ou encore, avec une nouvelle rédaction comportant d'éventuelles clauses et dispositions qu'on veut y voir figurer. Le principe d'un contrat d'association ou de société en droits privés qui peut se modifier en cours de route.
Ainsi, responsabilités, patrimoine, actifs ET passifs sont clairement décrits et définis. Seule une loi unique de protection de l'enfant reste non négociable et que l'apport des deux futurs conjoints doivent y être préalablement défini et arbitré par une instance formée et habilitée pour cette question spécifique. Ainsi, l'enfant à naître bénéficiera, lui aussi, d'un contrat d'un minimal irréductible pour son évolution et son épanouissement. C'est un patrimoine immatériel très important avant la naissance. Il va, de ce simple fait, protéger les libertés des deux conjoints séparés ou divorcés. Dans le cas d'insuffisance de soutien matériel des deux, l'état interviendrait avec le sien en dernier ressort.

J'apporte une précision ici qui rend le billet d'HommeLibre pertinent à 200% et 100% comique. Toutes ces participantes avaient en commun, un conjoint très jeune ou très vieux, riche, de famille économiquement très solide, mais le conjoint est ou supposé déjà ravi par de nouvelles candidates plus spiritueuses (oui, ce n'est pas une coquille de vocabulaire . Elles ne sont pas forcément spirituelles).

L'impression que ces femmes m'avaient donnée était de hargne de vengeance du dépité contre le mâle-proie juteux qui échappe aux griffes du prédateur affaibli par un divorce - divorce qu'elles cherchaient à orienter à leur avantage, un allié formel et officiel. Une force de frappe. Une condamnation sans appel possible - et qu'il s'agit de faire cracher le mâle jusqu'à l'agonie...
Elles tenaient à faire valoir le nombre de leurs années passées auprès du conjoint, qu'elles seules, ont dû vieilli, elles seules, ont dû perdre leurs belles années de virginité et que leur homme serait resté intact, toujours enviable, prospère aux ressources intarissables.

Moralité: nombre de femmes ont transformé l'enfant de leur union en mascotte, en piège, en instrument de chantage. Et cet enfant va le payer toute sa vie en dénégation des parents et en ressentiments.

Il y a un redressement et une éducation des femmes à faire, encore plus longue, après l'ère féministe.

Rendez-vous compte HommeLibre?
Le mâle ne vieillit pas.
Le mâle reste désirable à vie.
Le mâle est performant à vie donc puissant et intemporel.
Qu'elle femme se refuserait un pareil dieu?

Écrit par : Beatrix | 20 janvier 2017

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Béatrix: MDR!

... enfin, pour votre conclusion et l'anecdote. Pour le reste, l'enfant transformé en objet utile, le redressement, c'est hélas moins drôle.

Écrit par : hommelibre | 20 janvier 2017

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Quelle chance j'ai d'être âgé et de ne plus avoir la petite tête qui commande la grande.

C'est vraiment désolant pour tous ces jeunes qui entrent dans la "vie matrimoniale". Le nouveau droit du divorce/mariage/famille est une véritable catastrophe.

La vie est carrément foutue pour un père qui divorce ou se sépare à 40 ans avec deux gamins.
On peut faire les comptes comme on veut: soit le gras se suicide, ou sombre dans l'alcool et la misère.

Et c'est un crétin de jeune avocat socialiste vaudois qui est la locomotive de ce désastre !

Écrit par : petard | 20 janvier 2017

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Cher hommelibre,

- « Au final un tribunal a tranché. L’acteur doit payer 7 millions de dollars d’indemnités de divorce à la dame.»

Ah ben ... des "indemnités de divorce" ?

Pourtant TMZ ne parle pas "d'indemnités de divorce" mais ... "d'indemnités" de "violences conjugales" ... dans le cadre d'un _accord_ entre ... "Le comédien" ... et ... "son ex-femme", ... accord dans lequel le "tribunal" que vous évoquez n'a rien tranché du tout ... puisqu'ils se sont mis d'accord _avant_ que le tribunal n'ait "tranché" le cas de "violences conjugales", ... mais _après_ le cas du divorce puisque que l'accord a été fait ... avec son "ex-femme", pas avec son "femme". Vous avez compris ?

D'ailleurs, voyez vous-même ...

« Le comédien de 53 ans a ainsi accepté de verser 7 millions de dollars à son ex-femme, tandis que celle-ci a abandonné ses poursuites pour violences conjugales. »

http://www.purepeople.com/article/amber-heard-se-separe-des-7-millions-de-dollars-de-son-divorce-avec-johnny-depp_a197415/1
http://www.purepeople.com/article/amber-heard-vs-johnny-depp-les-avocats-de-l-actrice-fautent-et-se-retractent_a197295/1
http://www.purepeople.com/article/johnny-depp-et-son-doigt-en-sang-nouvelle-revelation-du-camp-d-amber-heard_a197046/1
http://www.tmz.com/2016/08/15/johnny-depp-cuts-off-finger-amber-heard-photos/?adid=hero1
http://www.tmz.com/2016/08/12/johnny-depp-amber-heard-throws-wine-glass-domestic-violence-video/

Décidément, on ne peut vraiment pas faire confiance aux traducteurs de TMZ.

Écrit par : Chuck Jones | 20 janvier 2017

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L'institution du mariage, telle que nous la connaissons, est probablement destinée à disparaître.
Déjà, parce que les hommes n'y ont effectivement aucun intérêt, sauf peut-être celui de transmettre leur nom de famille aux éventuels enfants.

La formule du contrat à renouveler périodiquement ( telle que Béatrix la présente) est assez intéressante. Elle pourrait éventuellement sauver cette institution, si on désire vraiment la sauver.

Au risque de me répéter, de commentaire en commentaire, je pense qu'en plaçant l'intérêt des enfants au centre de tout le dispositif, on arrive à quelque chose de réellement équitable, en ce qui concerne les deux partenaires-parents.

En l'état, je plaide pour le concubinage, que j'expérimente depuis bientôt 35 ans avec le même compagnon.
On nous a beaucoup mis en garde à la naissance des enfants : Attention ! elles vont terriblement souffrir de votre non-mariage.
Que nenni !
Nous avons tenu bon et nos enfants n'y ont vu que du feu. Notre statut a dérangé nos parents et certains de nos amis, mais je trouve que ça ne les regardait pas.
Après tout ce temps, il n'y a plus de commentaires.
Du moment que la femme travaille, que les enfants sont reconnus par leur père, on vit dans une transparence et une autonomie financière et fiscale.
Paradoxalement, nous avons payé toutes ces années moins d'impôts que des couples mariés ayant des revenus équivalents.
De plus, l'autorité parentale est désormais partagée entre parents concubins, donc le père n'est plus désavantagé.
Le seul point négatif que je connaisse, c'est l'impôt sur la succession, en cas de décès de l'un des concubins. Mais nous avons pensé, que le maigre héritage que nous pourrions laisser, irait aux enfants.

Il faut favoriser des dispositifs qui reposent sur la pleine responsabilité de chacun des partenaires. Passer sa vie à l'ombre d'un mari ne peut être un projet de vie, aussi riche fût le mari.

Mélania T., si tu me lis, tu ne seras pas d'accord, mais je crois que nous n'avons pas les mêmes attentes et je ne fais pas partie des "bombes", qui arrivent à attraper un mari valant des milliards de dollars ! ;-))))

Écrit par : Calendula | 20 janvier 2017

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Quel fossé entre le billet et les commentaires....

Les divorces entre riches en Europe n'ont rien à envier aux Américains (Berlusconi, a fait la UNE des médias pour ses frasques et déboires judiciaires bien plus que son divorce.

Faire le choix d'élever ses enfants n'est pas "passer sa vie à l'ombre d'un mari" Calendula et, les "bombes" n'étaient - plus pertinent d'utiliser l'imparfait, les références étant du siècle passé - pas toutes vénales ni matérialistes. Aliam vitam, alio mores!

Écrit par : Patoucha | 20 janvier 2017

@Patoucha,

J'espère, que vous avez bien vu mon ;-)))

En voyant les deux photos illustrant le billet et en pensant à l'actualité du jour, je me suis permis ce petit télescopage.

On ne peut pas faire rire tout le monde...surtout, quand on n'est déjà pas en odeur de sainteté. :-)))))))

Écrit par : Calendula | 20 janvier 2017

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"....surtout, quand on n'est déjà pas en odeur de saintet

Pour qui? Parce que moi je vous aime bien et lis avec intérêt vos commentaires méme si je ne les commente pas toujours. Ou alors appuyé encore par :-))))))) c'est pour en rire? Généralement je suis très réceptive à l'humour, ce qui m'a échappé, et m'en excuse, étant sans doute habituée à des commentaires plutôt sérieux de votre part et trop prise par ma réponse....

Les petards ont toujours eu plus de succès que les "bombes" qui souvent se transforment en bonbonnes :)

Avec mes meilleurs vœux pour 2017

Écrit par : Patoucha | 21 janvier 2017

"Qu'avais-je proposé de si compromettant?"
Inutile. Il suffit de signer un contrat en séparation de biens.
Mariage temporaire? Comme les musulmans, donc. Sympa pour les enfants. Ou alors pourquoi donc se marier?

Écrit par : Caramba! | 20 janvier 2017

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- « je pense qu'en plaçant l'intérêt des enfants au centre de tout le dispositif, on arrive à quelque chose de réellement équitable, en ce qui concerne les deux partenaires-parents. » (Calendula)

Vu qu'on a bien rigolé avec les femmes prenant des avocats pour faire valoir leurs droits, ... qu'est-ce qu'on va se marrer quand les enfants pourront aussi prendre des avocats pour divorcer de leurs parents pour avoir les mêmes jouets que leurs copines et leurs copains de l'école et du youtube !

Si vous voulez mon avis, ... si la relance de l'éducation est encore un peu plus compromise, ... la relance religieuse des patriarch-aristocrates ... et la relance économique des avocats ... sont elles bien assurées.

}:-))))

Écrit par : Chuck Jones | 20 janvier 2017

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Le cas des célébrités, des hyper-riches, des grands médias et des avocats, semble fonctionner en circuit fermé bien huilé. C'est un commerce, c'est un marché de négoces d'un autre genre qui rapporte énormément auprès de l'audio-visuel qui en achète pour nous par nos redevances. Personne n'est dupe, encore moins ces acteurs là qui s'y prêtent.

Les consommateurs,les habitués des pays profonds de ce genre de contes ne mélangent rien dans leur tête, ils savent que c'est un autre monde, un lobby, rien de plus qu'une industrie du spectacle et de l'émotion, et que cela ne ressemble en rien à leur vie modeste, précaire, au quotidien parfois misérable. Ma foi, si un tel magazine ou une émission TV leur échoit, ils y goûtent comme on goûte les histoires pour enfants à 6 ans, le temps d'une petite pause de quelques minutes. Ils n'y accordent assurément pas beaucoup d'importance.

Cette industrie veut nous faire croire que la société n'a pas changé depuis un demi siècle - Cela l'arrange bien - elle nous fabrique des phénomènes qu'elle veut à scandale, mais cela ne prend plus guère. Elle en a trop fait.

Autant les femmes que les hommes qui spéculent sur une union et désunion appartiennent, en général, à leurs milieux communs, aux même sérails, vivant dans/des mêmes appareils, souvent avec les mêmes grands patrons. Ils ont tout leur temps pour s'adonner à leur propre image, à leur propre mythe. Pour cela, il faut bien l'aide d'icônes qui les entourent et des rabatteurs.
Après le tournage on tourne encore sous d'autres projecteurs.

S'il s'agit de la grande bourgeoisie, on n'en saurait rien. La presse a même intérêt à ne pas faire de bruit sous peine d'une plainte pénale.

Demain les exagérations grossières ne feront plus recettes et il faudra passer à autre chose.

Écrit par : Beatrix | 21 janvier 2017

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@ Chuck Jones,

Comme vous prenez ce passage de mon commentaire, j'aimerais un peu préciser ma pensée.
L'idée n'est pas d'amener des enfants à prendre des avocats, mais de penser en amont.
Dans l'état actuel, le mariage n'assure pas aux enfants de pouvoir vivre dans la même configuration familiale jusqu'à leur majorité. Le divorce est devenu très fréquent, les familles dites monoparentales et les familles recomposées également.
C'est la réalité.
Le mariage n'est pas une assurance de stabilité ni pour les enfants, ni pour l'homme, ni pour la femme.
C'est pour ça, que je pense qu'il faut la prendre en compte et se demander : qui souffre le plus de cette réalité ?
Il me semble que ce sont les enfants, mais je peux bien sûr me tromper.

Comme le billet aborde l'aspect financier du divorce, mon idée était de s'assurer que les enfants éventuels aient des conditions de vie décentes.
Tant la mère que le père doivent apporter leur contribution à ces conditions. Le cas le plus fréquent, c'est la garde accordée à la mère et une contribution financière du père, calculée selon des critères souvent contestables et des suivis de dossiers insuffisants.
Selon les cas, des pères peuvent être paupérisés et des mères peuvent se retrouver à ne pas toucher un sou pour les enfants, parce que le père refuse de payer ou part à l'étranger.
Je ne parle pas de l'aspect affectif, qui est encore tellement plus difficile ! Vu de l'extérieur, il est difficile de comprendre que des parents ne pensent pas d'abord aux enfants. Ce serait même dans leur propre intérêt de ne pas devoir assumer des enfants déstabilisés.

Je pars de l'idée, peut être erronée, que si on est en séparation de biens, comme c'est le cas dans le concubinage, le calcul des quoteparts de chaque conjoint est plus simple. On aura bien sûr acquis des objets en commun, mais il est concevable qu'en ayant l'obligation d'assurer le cadre de vie des enfants, on doit arriver à partager. P.ex. en cas de garde partagée, si je garde la cuisinière, tu auras le frigo. Là, il faudrait probablement créer des postes de médiateurs assermentés, pour aider à gérer ça.

Le divorce de deux personnes sans enfants devrait être simple. Pour des non-célébrités richissimes, après 15 mois, le plus gros problème devrait être celui de l'appartement, surtout à Genève. Là, il y a de quoi négocier âprement !
L'exemple du billet(qui décrit les problèmes de people) est bien sûr en dehors de nos sphères plus proches du terre-à-terre.
D'où mon clin d’œil à Mélania Trump. Le premier divorce de son mari (d'avec Ivana) a fait les choux gras de la presse américaine pendant de longs mois. C'était avant internet et Twitter, mais ça intéressait follement les tabloïds et peut-être même l'opinion publique.

Écrit par : Calendula | 21 janvier 2017

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@ Patoucha,

L'humour et l'ironie sont vraiment super difficiles à manier. Je n'y arrive pas à tous les coups. En fait, ça rate la plupart du temps !

C'est vrai, une "bombe" peut finir en "bobonne" botoxée, surtout si elle n'a pas d'horizon au-delà du soin de sa personne.
Le temps passe, c'est inexorable.
On est déjà en 2017.
Merci pour vos bons vœux ! Je vous souhaite également plein de bonnes choses pour cette nouvelle année.

Écrit par : Calendula | 21 janvier 2017

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Merci Calenlendula pour vos vœux.
Hé oui, lle temps passe....on ne peut "suspendre son vol".....

Je viens de passer un délicieux grand moment sur la TSR2 "Marie-Thérèse Porchet: 20 ans ans de bonheur". J'adore cet humoriste hors pair, danseur et chanteur qui plus est! Je ne me souviens pas avoir autant ri depuis Thierry Le Luron. Un artiste exceptionnel que Joseph Gorgoni et qu'elle endurance.vraiment trop fort! Waouh!

Mariage, assurance ?

LOL! Cela ne rassure que les caisses des assurances et en cas de sinistre vous devez vous battre des années pour avoir en retour bien moins que ce qu'on vous a vendu comme promesses. De plus, de victime vous passez pour un profiteur, et c'est là la différence avec les Etats-Unis.

Écrit par : Patoucha | 22 janvier 2017

Madame Calendula,

- « Le mariage n'est pas une assurance de stabilité ni pour les enfants, ni pour l'homme, ni pour la femme. »

Excellente réflexion !

Que pensez vous de la création de ... "l'assurance-divorce" ... pour ceux et celles qui veulent assurer les risques ... d'instabilité des enfants ... causés par le divorce de leurs parents ?

Comme ça ils paieront à l'avance les pensions indemnités dûes aux enfants si leurs parents divorcent avant leur majorité.

Écrit par : Chuck Jones | 21 janvier 2017

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@ Mister Jones,

L'assurance-divorce est une excellente idée. En tout cas en théorie.
Dans la pratique, le mariage et surtout le mariage à l'église en robe blanche,
repose sur une pensée positive.
Il me semble, que les jeunes mariés y croient vraiment, ils ne s'imaginent pas faire partie des 50%, qui vont finir par divorcer avant 10 ans.
Je crois d'ailleurs que même ma statistique grossière est un peu optimiste.

A la naissance du premier enfant, on pourrait peut-être conclure une sorte d'assurance. Une assurance de plus ?

C'est vraiment une idée à développer, même si elle va à l'encontre non seulement du romantisme lié à toute la situation, mais aussi à l'encontre d'une certaine idée de la liberté. J'imagine parfaitement que cette assurance ne pourrait pas être obligatoire, on a déjà de la peine avec la LAMAL ...

Écrit par : Calendula | 21 janvier 2017

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Cher hommelibre,

- « MGTOW. Soit Men Going Their Own Way, en français: les hommes faisant leur propre chemin. Ils ne veulent plus vivre avec une femme ou partager un appartement, encore moins se marier. »

Oui. Ils préfèrent s'abandonner à eux-mêmes par eux-mêmes pour eux-mêmes.

Et quand ils en ont marre de se sentir abandonnés, ... y'a toujours le refuge de la SPH (Société Protectrice des Hommes), ... pour espérer trouver une maîtresse qui n'aura pas trop peur d'eux.

https://www.adopteunmec.com/

Écrit par : Chuck Jones | 21 janvier 2017

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@ Chuck:

Il ne s'agit pas d'indemnités de violence domestique, ce qui n'a jamais été porté en justice ni démontré.

L'indemnité est bien de divorce. Le texte parle de fin du statut de mariage le 13 janvier. Elle est devenue son ex-femme après cette date.

Le Figaro est plus explicite:

www.lefigaro.fr/culture/2016/08/19/03004-20160819ARTFIG00146-amber-heard-johnny-depp-les-dessous-d-un-divorce-houleux.php

Écrit par : hommelibre | 21 janvier 2017

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@Homme libre
"L'indemnité est bien de divorce. Le texte parle de fin du statut de mariage le 13 janvier. Elle est devenue son ex-femme après cette date". (HL)

C'est ce qu'on appelle Liquidation du Régime (matrimonial ou mariage).
Dans ce texte, le statut induit-il une autre réalité ou une acception différente de la liquidation du régime? Si oui, laquelle?
Dans le cas du couple dont la différence d'âge est notable, qui doit quoi à qui?
A ma connaissance, les gens fortunés choisissent, à 99% d'entre eux, le contrat de mariage avec régime de séparation des biens. Il n'y a qu'un minimum (de standing conditionné et limité dans le temps) prévu pour le moins fortuné en cas de séparation ou de divorce.

Aujourd'hui, la plupart des couples recourt au divorce par consentement mutuel. Cette possibilité expéditive et administrative a répondu à une demande de plus en plus croissante et au besoin de libérer le tribunal civil de l'asphyxie. Mais pour ceux qui rencontrent de la résistance à leurs prétentions justifiées ou non, la démarche sera plus longue et compliquée. Mais la justice ne les oblige plus à être représentés par un avocat. Ils peuvent prendre leur propre défense et monter leur propre dossier.

Pour instituer des dispositions plus libérales, il faudrait réformer de fond-en- comble la loi sur la famille et le mariage. Ou mieux. L'abolir.
La loi sur la personne deviendrait centrale, elle permettrait d'énumérer les droits (et leurs limites) de la personne physique, morale, sociale et professionnelle. Autant pour l'enfant qui doit être considéré comme une personne à part entière. Ce sont les modalités de participation des parents à garantir ses droits qui pourraient soulever encore plus de conflits. D'autre part, si ce principe venaient à être accepté, une veille pour son suivi devrait être créée.

Comme je le pense, quand on a beaucoup d'argent, on joue avec et on paie quelques joueurs qui acceptent l'offre.
Ces deux acteurs, manifestement, utilisent leur argent pour leur promotion réciproque. Il n'y a pas l'ombre d'un drame sous-jacent. Et ce chiffre de sept million de dollars colporté par ces revues à sensation...De l'argent virtuel? De la réclame commerciale? Qui les a vus? Qui peut attester?

Écrit par : Beatrix | 21 janvier 2017

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Cher hommelibre,

- « Il ne s'agit pas d'indemnités de violence domestique, ce qui n'a jamais été porté en justice ni démontré. ... L'indemnité est bien de divorce. Le texte parle de fin du statut de mariage le 13 janvier. Elle est devenue son ex-femme après cette date. »

Et pourtant ... le 16 août 2016, TMZ publie:

"Amber and Johnny filed legal docs Tuesday in which Amber withdrew her request for a restraining order."

"The divorce case, which was tied to the domestic violence petition, is also resolved. As we reported, our sources say Johnny agreed to pay Amber approximately $7 million to walk away ... that includes attorneys' fees ... at a point, $8 million was on the table, so she ended up with a mil less."

Traduction: ils ont divorcé _à l'amiable_, et Johnny a dit dac-O-dac-d'accord pour payer $7 millions en échange du retrait de la plainte pour violence conjugale.

Voyez vous-même ...

http://www.tmz.com/2016/08/16/amber-heard-johnny-depp-settlement-domestic-violence-divorce/


Et même que le 18 août 2016, Amber a dit qu'elle donnait le 100% de ce que Johnny a promis de payer pour le retrait de sa plainte à des oeuvres de charité.

Voyez vous-même ...

http://www.tmz.com/2016/08/18/amber-heard-johnny-depp-settlement-money-charity/

Écrit par : Chuck Jones | 21 janvier 2017

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"Johnny a dit dac-O-dac-d'accord pour payer $7 millions en échange du retrait de la plainte pour violence conjugale."
Comme DSK a été d'accord pour payer 2 millions de dollars pour le retrait de la plainte au civil de Mme Diallo. Une autre manière de "divorcer" et de ne pas se retrouver devant le juge.

Écrit par : Caramba! | 21 janvier 2017

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@ Caramba

je crois que vous n'avez pas compris grand chose de ce qui était écrit dans le lien ci-dessus vous devriez le relire.

Écrit par : leclercq | 21 janvier 2017

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Merci Chuck Jones
pour ces liens,
Causes et effets changent sensiblement le point de vue avec ces précisions.

Le geste d'Amber Heard l'honore grandement et tous les enfants ayant subi des troubles en famille peuvent que len remercier. C'est un beau message.

Ce que je trouve original et vexant pour Johnny, c'est la confiscation du reste des revenus provenant des transactions cinématographiques pendant leurs quinze mois de mariage dont elle dit y avoir droit parce qu'il n'y a pas de contrat dans le mariage.
Apparemment, il a l'air d'accord. Johnny Depp est un bon perdant et il a un bon fond malgré son impulsivité.

Écrit par : Beatrix | 21 janvier 2017

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@ Beatrix
"Johnny Depp est un bon perdant"
En fait il a gagné. La plainte a été retirée. L'affaire est close.

Écrit par : Caramba! | 21 janvier 2017

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putain sérieux les mecs, pas Elon Musk !! s'il divorce de cette connasse elle est capable de prendre la moitié de son fric ! sachant qu'il investie de son argent pour des projets importants pour l'humanité.. on peut échouer à aller sur Mars à cause de cette catin !

Écrit par : Omar | 24 janvier 2017

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Omar:

Bien d'accord. Elon Musk devrait lire la presse et considérer ce qui est arrivé à Johnny.
Ses sous dans le solaire, oui, pas sur un chèque à Amber!

#sauvonselonmusk!

:-)

Écrit par : hommelibre | 25 janvier 2017

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