09 janvier 2017

Marseille : appel à légaliser le cannabis

La primaire de la gauche introduit un nouveau point dans le programme de plusieurs candidats: la légalisation du cannabis. Plusieurs candidats soutiennent cette légalisation. Dans la foulée 150 personnalités marseillaises ont lancé un appel en ce sens.


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À Marseille les narcotrafiquants règlent leurs différents par balles. En 2016 ces règlements de compte ont fait 27 morts. La rigidité des autorités sur ce dossier n’empêche pas environ 11% de la population française de fumer régulièrement. J’ignore la source de cette estimation mais c’est beaucoup. Enorme même.

La grande ville du sud souffre particulièrement ces luttes entre bandes. Selon La Dépêche:

« Cent cinquante Marseillais, dont les députés PS Patrick Mennucci et Marie-Arlette Carlotti, ont signé une tribune publiée hier dans le Journal du dimanche pour une «légalisation contrôlée» du cannabis, déplorant notamment les ravages causés par le trafic dans une ville meurtrie par les règlements de compte. (…)

Parmi ces derniers, les députés PS des Bouches-du-Rhône Carlotti et Mennucci – qui s’était déjà prononcé pour la légalisation du cannabis – mais aussi des médecins, des enseignants, des sociologues, des artistes, deux magistrats retraités ou des policiers. »

 

 

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La prohibition du cannabis est un échec. On le sait depuis des décennies. Cette prohibition, survenue vers la moitié du XXe siècle, ne répondait pas à une problématique de santé publique. Les artistes, entre autres, fumaient librement au XIXe siècle.

Les personnalités qui ont signé cet appel mentionnent les avantages attendus d’une légalisation: fin de la mainmise des réseaux mafieux sur la vente du produit, économies dans les activités policières, taxation au profit de l’État, nouveau secteur agricole et création d’emplois locaux.

On peut y ajouter un meilleur contrôle de la qualité du produit, la liberté individuelle et l’aspect récréatif au même titre que la consommation d’alcool, l’intérêt thérapeutique apaisant dans certaines pathologies graves.

Actuellement en France le simple débat public sur le cannabis est encore impossible. Le pays dit de la liberté est aussi le plus rigide et autoritaire en Europe sur ce sujet.

Pour comparaison des pays comme l’Espagne et la Hollande n’ont pas connu d’envolée de la consommation suite à la dépénalisation. Aux États-Unis huit états ont légalisé la culture, la vente et la consommation de cannabis.

 

 

 

10:19 Publié dans Divers, Politique, Santé | Lien permanent | Commentaires (35) | Tags : cannabis, légalisation, marseille, prohibition | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Et oui, c'est la guerre à Marseille pour s’approprier le trafic de drogue.

Je me souviens encore de l'époque des grandes émeutes des banlieues, seule la banlieue de Marseille s'était tenue tranquille. Les médias parlaient alors du magnifique vivre ensemble du sud de la France.... En réalité le calme était assuré par les mafias locales pour préserver leur trafic de drogue.

Les politiciens qui demandent la dépénalisation du cannabis pour pacifier la rue sont des idiots. Car le trafic perdurera. Les ramifications avec le Maroc sont telles que même devenu légal, il existera un marché noir... comme pour les cigarettes. Cela risque aussi d'augmenter la vente de cocaïne, les trafiquants devrons diversifier leurs produits..... Et la cocaïne passant par l'Afrique augmente année après année.

Écrit par : Riro | 09 janvier 2017

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Il est essentiel de réfléchir à partir de données stables basées sur le bon sens et non sur des opinions « simplistes » rabâchées à travers une propagande incessante : « la prohibition a échoué », « la guerre à la drogue est un échec, place à la paix », « il faut couper l’herbe sous les pieds des dealers », « il faut assécher les réseaux criminels », « il faut attaquer les dealers au portefeuille »… Etc.
Si c'était la "prohibition" qui est la cause de cette consommation, comment pourrait-on expliquer que les pays qui ont une législation très stricte sur ce sujet comme la Suède, la Finlande, la Norvège, la Grèce, Chypre, la Roumanie… Bref les autres pays d'Europe qui ont une législation similaire, soient les pays où la consommation est la plus faible d’Europe (moins de la moitié de la moyenne européenne) ?
Comment pourrait-on expliquer que la consommation de cannabis ait baissé pendant 8 années consécutives (de 2005 à 2012) alors même que la loi n'a pas changé depuis 1970 ?
Pour qu’une société puisse survivre, il est indispensable que le comportement de ses membres soit régi par des lois. Ces lois sont faites pour protéger l’individu comme les membres de la société afin d’en assurer la survie.
Comme exemple simple, on pourrait se demander ce qui se passerait s’il n’y avait pas de code de la route : bien sûr que de griller un feu rouge pourrait n’avoir aucune conséquence s’il n’y avait personne de l’autre côté ! Ceci pour répondre à ceux qui disent que « fumer un joint de temps en temps chez soi est sans danger pour les autres », ce qui, au demeurant est faux et témoigne d’une profonde ignorance de ce qu’est le cannabis.
Mais accepteriez-vous de circuler en voiture si le code de la route n’existait pas, si vous risquiez à chaque virage de trouver quelqu’un en face de vous ?
La nécessité d’une loi qui interdise les comportements dangereux s’impose donc d’elle-même de par le simple bon sens.
Il reste donc à décider si « oui » ou « non » le cannabis est dangereux pour la société…
Et là TOUTES les études scientifiques sérieuses le confirment : le cannabis est dangereux pour l’individu comme pour la société dans laquelle il vit ! Et ces dangers sont pour la plupart largement sous-estimés, voire ignorés par la plupart des gens, qui sont abreuvés sans cesse par une propagande qui est loin d’être innocente !
Pour parler des dangers de la consommation de cannabis il y a :
• Les conséquences physiques,
• Les conséquences psychiques et
• Les conséquences génétiques c’est à dire qui vont altérer les générations futures.
Tout cela est su, documenté et ne peut être remis en cause : les conclusions des études ne sont pas de vagues conditionnels mais des certitudes.
Toutes les expériences de légalisation/dépénalisation qui ont été tentées à travers le monde se sont soldées par un échec cuisant et n’ont jamais fait diminuer la consommation. Comment pourrait-on imaginer qu’il en serait autrement en France ? Comment peut-on raisonnablement ignorer les multiples tentatives en ce sens, en particulier pour les états des USA qui ont légalisé récemment ?
Je ne parle pas ici des "fanfaronnades largement relayées par les médias concernant "le pognon qu'ils gagnent" mais de statistiques réelles concernant l'évolution de la consommation depuis la légalisation : les résultats sont sans appel ! Voir le rapport officiel de l'HIDTA du 1er septembre 2016 sur les conséquences de la légalisation au colorado...

Écrit par : infodrogue | 09 janvier 2017

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Votre commentaire est très intéressant et je vais essayer d'y répondre au mieux car il soulève plusieurs aspects différents concernant ce sujet.
En premier je vais parler des USA où j'ai fait une tournée de conférences en 2016 incluant le Colorado, l'Oregon, l'état de Washington et DC, ... Et l’ouest canadien (Vancouver)
Et la première chose que je peux dire c’est que les « informations » que nous en donnent les médias sont filtrées et déformées et on n’entend parler que de l’argent des taxes… La réalité est toute autre : les accidents mortels où le chauffeur est sous l’influence du cannabis ont été multipliés par 3, tandis que les « petits accrochages » sont devenus tellement fréquents que j’en ai vu deux ou trois chaque jour à Seattle ! Qui paie les assurances ?
Quid des vies humaines ?
En terme de criminalité : les trafics n’ont pas diminué bien au contraire !
Ah évidemment, si on se base sur les chiffres « bruts »… Si on n’arrête plus les criminels, la criminalité diminue… Lapalisse n’est pas loin !
Les trafics se font maintenant dans les deux sens avec le Mexique, trafic entre le cannabis médical et récréatif, trafic entre les adultes et les enfants et, cerise sur le gâteau, le Mexique inonde les USA avec de l’héroïne !
En terme de consommation : elle augmente de façon exponentielle !
Des nouvelles formes de cannabis très concentrées (WAX, Dragon Balls)) se répandent avec des conséquences gravissimes !
Les visites aux urgences des hôpitaux ont été multipliées par 20 en quelques mois depuis la légalisation (Colorado, Orégon…)
Qui paie les assurances ?
Et le pire n’a même pas encore été évoqué : les modifications génétiques engendrées par le cannabis qui met en péril les générations futures !!!
Et je pourrais continuer ainsi avec les expulsions des établissements scolaires, le trafic des adultes envers les enfants qui n’ont pas accès au cannabis en vente libre, le trafic du cannabis médical moins taxé par rapport au récréatif…
Il faut savoir que pour 1 dollar récolté en taxes sur les ventes de tabac, celui-ci coûte au pays entre 8 et 10 dollars et pour l’alcool entre 12 et 15 dollars : pensez-vous réellement qu’il en serait différemment pour le cannabis ?
Par contre, pour ce qui est des craintes de devoir ensuite légaliser les autres drogues, héroïne en tête, vous avez raison, c’est ce qui arrivera inéluctablement. C’est ce qui se passe déjà sur l’ouest canadien (et USA) : Vancouver a lancé une alerte sanitaire internationale car ils sont submergés à cause des urgences et overdoses d’héroïne, Fentanyl et autres coupés bien sûr avec des opioïdes synthétiques… Les statistiques d’overdoses dues aux opiacés aux USA montrent une courbe exponentielle !
Pour ce qui est des raisons pour lesquelles les gens prennent des drogues, il y a deux principales raisons : la première est pour « résoudre une condition indésirable » (peur, anxiété, colère, timidité, douleur, dépression…) et la seconde est « la pression du groupe » (curiosité, besoin de faire comme les autres, de s’intégrer au groupe, faire des expériences…).
Je peux bien sûr développer chaque point.
Enfin, quelle serait la « bonne solution » ?
Nous avons vu que ni la dépénalisation (Cas de la Hollande) ni la légalisation (Cas du Colorado) ne peuvent faire baisser la consommation.
Le cadre législatif strict, que certains appellent péjorativement la « Prohibition », est bien évidemment nécessaire mais il n’est pas suffisant.
Un problème a toujours des conséquences et la plupart du temps une seule cause. Si on veut résoudre ce problème, que doit-on attaquer ? La CAUSE ou les CONSEQUENCES ?
La cause bien évidemment !
Pour ce qui est du problème de la consommation de drogues, les conséquences sont connues : il s’agit de l’échec scolaire, perte de productivité, maladies, accidents du travail ou de la circulation, criminalité…
Et voilà où se concentre, hélas, le plus gros des « efforts » des gouvernements successifs pour enrayer ce fléau.
Mais quelle est la véritable CAUSE de ce problème ?
On peut affirmer sans l’ombre d’un doute que l’unique CAUSE de la consommation de drogues est l’IGNORANCE ! Si les gens SAVAIENT ce que sont les drogues et quels en sont les effets, ils n’en prendraient tout simplement pas !
Ceci est facile à démontrer. Prenons un exemple simple : imaginons que nous soyons au sommet d’un immeuble de 12 étages et que je vous propose de sauter. Quelle serait votre réponse ? Non, bien sûr, sauf à vouloir vous détruire. Mais pourquoi répondre « non », pourquoi ne voulez-vous pas sauter ? Pourtant vous n’avez jamais essayé de le faire…
Et bien vous répondez « non » simplement parce que vous SAVEZ, vous avez COMPRIS que si vous sautez vous allez détruire votre corps.
Et bien il en est de même pour les drogues ! Le problème réside dans l’absence de connaissances sur ce que sont les drogues et sur ce que sont leurs effets !
Autre exemple simple : supposons que vous ayez mal à la tête et que je vous propose de vous taper sur la main avec un marteau. Que diriez-vous ? Que je suis fou ? Certes, mais pourtant cela marche, vous auriez tellement mal par le choc du marteau que vous en oublieriez le mal de tête !
Mais alors, que doit-on faire ?
Prenons l’exemple d’un bateau qui aurait un gros trou dans sa coque. Le trou est la cause du problème, l’inondation du bateau en est la conséquence. Donc, même s’il est aussi nécessaire d’écoper, il serait stupide d’écoper éternellement sans jamais boucher le trou, n’est-ce pas ?
On voit donc maintenant clairement que la solution à ce problème doit inclure en priorité l’attaque de la CAUSE en apportant de la « vraie » connaissance c’est à dire faire de la « vraie prévention », « sans faire peur ou banaliser », « sans exagérer ou minimiser », « sans évaluer et dire aux autres ce qu’ils doivent faire ou ne pas faire » (…), mais simplement dire la VERITE sur ce que sont les drogues et quels en sont les véritables effets.
La plus grosse partie du budget de la lutte contre la toxicomanie doit être réservée à la PREVENTION, sans bien sûr éliminer la répression de la criminalité, le soin immédiat aux toxicomanes, et enfin la réhabilitation complète et définitive des toxicomanes sans l’emploi de drogues de substitution (car légales ou pas, prescrites ou pas, les drogues de substitution sont des drogues et détruisent l’individu comme la société dans laquelle il vit).
Donc, là encore, vous avez raison, il faut INFORMER les parents comme les adultes avec des données vraies simples et logiques.

Écrit par : infodrogue | 09 janvier 2017

Il faudrait pouvoir bien analyser, comment se passe la légalisation aux USA.
Et avoir des informations fiables sur la situation aux Pays-Bas et en Espagne. Comment gèrent-ils le tourisme d'achat, par exemple ?
Est-ce que le trafic d'autres substances perdure ou augmente, comme Riro le préconise ?
Il me semble que dans ce dossier, on doit choisir entre deux maux :
d'une part, un trafic illégal avec tout l'univers mafieux que cela implique,
d'autre part l'acceptation d'une nouvelle substance "récréative", en plus du tabac et de l'alcool, dont on essaye de contenir les méfaits par des campagnes de promotion de la santé publique et de la sécurité routière.

On craint bien sûr qu'ensuite, il faudra légaliser la cocaïne, l'extasy, l'héroïne, le crack etc, puisque leur fabrication et trafic entretient également des réseaux criminels.
Il faudrait pouvoir comprendre, pourquoi il y a une telle demande pour ces substances. Pourquoi y a-t-il tant de consommateurs de cocaïne à Genève ?
Pourquoi les ados sont-ils si attirés par le cannabis ?

Car même si l'offre pléthorique et le prix accessible peuvent favoriser l'augmentation du nombre de consommateurs, ils n'expliquent pas le besoin de se "défoncer".
Pourquoi tel ou telle se mettent-ils à dépendre de drogues en général et de drogues dures en particulier et pas tels autres ?
Quand je vois les dealers en ville, je n'ai franchement aucune envie de les soutenir en achetant leur marchandise et en prenant le risque de me faire arnaquer par des produits frelatés! Entrer dans le circuit de ce commerce me semble tellement idiot.
Si les substances étaient en vente libre et contrôlée, je me demande, si je ne serais pas plus encline à essayer... Je pourrais me rassurer, en me disant que ce n'est pas si dangereux, après tout.
Il y a beaucoup d'inconnues et la seule façon éclairée d'aborder la question c'est de s'informer largement et d'essayer de comprendre toute la partie irrationnelle du domaine des addictions.
Quand internet est arrivé, on n'a pas du tout mesuré la fascination que p.ex. les blogs allaient exercer sur certain(e)s d'entre nous ! ;-)))))

Écrit par : Calendula | 09 janvier 2017

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infodrogue, vos rappels sont absolument essentiels, bon texte. J'aurais aussi mentionné la toxicité/addicto réelle du cannabis en raison des modifs en teneur de THC >15% apportées aux plants, et rappelé que ce cannabis n'a rien à voir avec le cannabis des années 80. A votre texte on reconnaît le professionnel spécialiste non pourvoyeur chimiste du sérail médical, idem pour moi (réhab à long terme, concept cool turkey). Bien sûr que le déport & consos & trafiquants sur d'autres drogues serait immédiat vs très long le tps de réadaptation du judiciaire. Très coûteux pour les services de l'Etat, une dépénalisation du seul cannabis (pas de salle de shoot prévue) serait contre-performante pour les addicts et n'aurait aucun effet sur les conditions criminelles existantes à Marseille.

A craindre que les surcoûts exorbitants pour les services étatiques soient une raison officielle suffisante de rejet d'une dépénalisation, pour ne pas devoir entrer en matière au niveau des économies souterraines et du nettoyage criminel des quartiers nords de cette ville de 800'000hab.

Très en retard la France (cf blocage cannabis médical), et milieux marseillais hors contrôles.

Écrit par : divergente | 09 janvier 2017

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@ divergente

donc recontrôler les milieux marseillais, remettre de l'ordre comme au temps de Zinedine zidane Ado, tout ado qui commettait un délit était passé à tabac dans les sous-sol de la Gendarmerie, et deux Gendarmes pouvaient aller partout dans les quartiers nord Nord de Marseille sans crainte pour leur sécurité.
Le délinquant respecte la force donc il faut utiliser la force contre lui, eux l'utilisent bien la force contre les forces de l'ordre.

Écrit par : leclercq | 09 janvier 2017

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@Infodrogue*: Pourriez-vous nous préciser quelle est votre spécialité: chercheur ou enseignant, et poste occupé: membre responsable d'association ou cadre responsable en réseau de santé national? les infos apportées dépendant de l'un ou l'autre des cadres professionnels dans lesquels vous agissez.

Pour la bonne compréhension des uns ou des autres.
Il est à noter que votre deuxième avis, débutant par "Votre commentaire ",
a été publié après mon commentaire précédent,
bien qu'il vienne d'être placé à la suite de votre premier post.


*Infodrogue: lien d'un site français sur le cannabis.

Écrit par : divergente | 09 janvier 2017

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Pour répondre à votre dernière question, je ne possède aucun titre "ronflant" mais une solide expérience de terrain aussi bien que théorique.
J'ai une formation de Biochimiste, j'ai travaillé pendant 37 ans dans un Centre Hospitalier Général en Biologie médicale et j'y ai réalisé de nombreuses analyses de drogues (toujours à des fins diagnostiques).
Je lutte contre la drogue par la prévention et je suis sur le terrain depuis 24 ans ce qui m'a permis de "faire mes armes" auprès des ados comme des adultes et j'ai dû traverser avec succès des épreuves dans ce domaine parmi mes proches.
J'ai été pendant 10 ans le président de l'association de prévention "Non à la drogue, oui à la vie" dont je suis actuellement président d'honneur.
Je fais des conférences dans le monde entier et ma conférence est traduite en 12 langues, avec des résultats positifs tant dans la prévention que des personnes qui décident d'arrêter...
Je considère que toutes les opinions énoncées honnêtement sont respectables mais je privilégie toujours les faits : "lorsque les faits et les opinions se contredisent, les faits ont raison" disait Pascal.
Pour moi, le seul spécialiste est celui qui obtient des résultats.
Je peux voir à travers ce que vous écrivez que vous êtes aussi dans le domaine de la réhab sans drogues de substitution, et je serais heureux de continuer à communiquer avec vous via email : le mien est info.drogue@gmail.com
Cordialement, Robert

Écrit par : infodrogue | 09 janvier 2017

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@leclercq, le consommateur n'est pas 1 délinquant, par contre le dealer l'est, à tout âge.
suis pas française, pas touchée par Marseille (cette ville est gangrenée depuis trop longtemps par de puissants intérêts criminels, vous connaissez sans doute des noms de politiques assassinés pour s'y être attaqué),
mais concernée (déformation professionnelle oblige comme on dit) par les choix de politique de santé publique en matière de gestion des drogués.

- on sait que le centre de shoot de Genève fonctionne (occasionnellement) pour des marseillais, hebdomadairement pour des lyonnais. etc.
donc les contribuables genevois payent un centre de shoot & services annexes genevois, ouverts aux drogués de la région Rhône-Alpes-Auvergne en expansion jusqu'aux Bouches du Rhône.

Écrit par : divergente | 09 janvier 2017

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Merci @Robert, Vous êtes sur le terrain & voyagez pour conférences dans le monde? Alors on ne parle pas du même terrain. Pour le thérapeute à plein temps avec le toxico, la période max de travail de "terrain" recommandée est 3 ans. Ce qui n'a rien à voir avec le temps "sur le terrain" d'un psy quelque chose, dont l'intervention sur le terrain se limite à des réunions entre collègues et quelques heures hebdo dans un service.
Dans mon "unité", un modèle du genre en Europe à l'époque, on faisait des +70h dont h24 pratiquement tous les semaines (parfois 36h d'affilée), heures sup impossibles à compenser. Nous étions 1 team de 7-8 collègues à Berlin, couvrant une chaîne d'étapes, pour 1 douzaine de toxicos: hosto -en fermé, avec atelier en extra, & apparts en collectifs. On a eu succès, bonnes stats à 6mois, 2-5 ans, renom européen, avons combattu les programmes de meth (échecs à New York) en congrès etc.
L'intérêt des programmes sans substitutifs est surtout au niveau du toxico (la question étant spécifique, connaître votre background m'étais nécessaire), et paraît définitivement abandonné de toutes politiques de santé, pour raisons de stabilisation sociale facilitée par les substitutifs (le problème est balayé sous le tapis) et de réduction de coûts (à court terme).
La discussion de l'intérêt de tels programmes (hors substitutifs) n'est pas prête d'être engagée ici, le business pharmaceutique sait où est son potentiel, et le politique sait quels intérêts servir. Dans cet environnement, c'est donc avec plaisir que j'ai lu votre point de vue.

Écrit par : divergente | 09 janvier 2017

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J'apprécie le travail que vous avez fait et je connais le dévouement nécessaire pour s'occuper de toxicomanes...
Petite précision : quand je parlais de "terrain" je parlais de la rue, des quartiers défavorisés comme les autres, de centres sociaux...Mais pas dans le domaine de la réhab.
Mon but est d'informer sur le danger de consommer des drogues et j'ai commencé mes conférences dans la rue, les centres sociaux ou sportifs, les écoles, les émissions de radio...
Depuis que je suis à la retraite, je peux voyager plus facilement et je suis invité pour donner mes conférences de prévention dans de nombreux pays. J'ai toujours été bénévole.
J'ai aussi quelques connaissances dans le domaine de la réhab mais ne l'ai jamais pratiquée personnellement.
Les conflits d'intérêts biaisent complètement les données dans le domaine de la réhab et on peut simplement affirmer que le pourcentage de réussite avec méthadone avoisinne les 0% si, bien sûr, on considère que quelqu'un est réhabilité quand il ne prend plus de drogue... Ce qu'on confond volontiers à l'heure actuelle avec la "re-socialisation" de l'individu...
Mais ce n'est pas directement mon sujet.

Écrit par : infodrogue | 09 janvier 2017

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Merci @infodrogue

Même si votre réponse se place avant mon commentaire, je crois comprendre que vous réagissez à celui-ci.
Bizarrement , quand on clique sur "répondre à ce commentaire", la réponse se met de façon illogique avant ledit commentaire ...
Résultat : On ne comprend plus très bien le fil de la discussion.

De toute façon, ce qui importe, c'est le contenu de vos longs textes, qui sont des témoignages importants.
L'information fiable est parfois la chose la plus difficile à faire passer.
Nous devons vraiment rester vigilants et le jour venu, lorsque nous aurons à voter à ce sujet ( car nous voterons bien sûr), être bien au clair sur les risques réels et les causes à effets réels.

Écrit par : Calendula | 09 janvier 2017

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@ Robert:

Vous relayez ici le discours de la scientologie et l’association que vous citez est une association formée par la scientologie.

La Police Fundation que vous citez également est une fondation privée, non une instance policière.

Vous mentionnez différents chiffres, d’autres chiffres contredisent les vôtres, comme ici:

https://www.newsweed.fr/effets-legalisation-cannabis-etats-unis/

Selon cette étude il n’y a pas d’augmentation significative de la consommation. Le Procureur des Etats-Unis reconnaît d’ailleurs que le cannabis n’est pas une drogue passerelle vers d’autres drogues.

« Lorsqu’on compare les autres effets annoncés de la légalisation, l’étude trouve une « absence de conséquences négatives significatives ». La théorie du cannabis comme drogue passerelle menant à l’alcool ou à d’autres drogues ne se retrouve pas dans les chiffres. Le Procureur général des USA a d’ailleurs récemment déclaré que cette théorie, souvent utilisée contre la légalisation, ne se vérifiait pas. »


D’autres articles, comme ici Le Monde, citent d’autres informations:

http://clesnes.blog.lemonde.fr/2014/12/19/marijuana-an-1-bilan-globalement-positif-dans-le-colorado/

« Aucun nuage de cannabis ne flotte sur la ville. Le crime a baissé de 10 % selon le FBI. Le nombre d’accidents de la route aussi. Il est interdit de fumer dans les lieux publics, y compris les parcs et cafés. Les achats sont limités : une once (28,34 g) par personne pour les résidents du Colorado. 7g pour les visiteurs. Chaque plant est recensé dans un fichier central informatisé. Chaque mouvement consigné. »


Autre article chiffré du Monde ici:

www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/06/22/au-colorado-la-legalisation-du-cannabis-ne-rime-pas-avec-hausse-de-la-consommation_4956008_4355770.html

« Déjà un peu en dessous de la moyenne du reste de Etats-Unis, la consommation de cannabis chez les jeunes (lycéens et collégiens) du Colorado est loin d’avoir explosé depuis la légalisation, votée par cet Etat depuis janvier 2014. »



En vous lisant je retrouve les poncifs d’il y a des décennies, dans lesquels la peur est sous-jacente. D’autre part je vous vois vous donnez à vous-même beaucoup d’importance sur les résultats de la lutte anti-drogue grâce à vos conférences:

« Je fais des conférences dans le monde entier et ma conférence est traduite en 12 langues, avec des résultats positifs tant dans la prévention que des personnes qui décident d’arrêter… »

Les questions autour de la drogue dans notre société sont nombreuses, complexes, et sont confiées à des groupes pluridisciplinaires. Le fait qu’une personne seule prétende avoir autant d’influence me paraît en soi peu crédible. Quant à la scientologie elle n’est pas une référence pour moi. Enfin, mélanger cannabis et héroïne par exemple est exactement l’amalgame inutilement effrayant.

Écrit par : hommelibre | 10 janvier 2017

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@ "Hommelibre" : tiens, voilà encore quelqu'un qui gobe ce que disent les médias...
Newsweed étant bien entendu une référence en termes d'objectivité !!!
Vous pourriez peut-être vous procurer le "Rapport (certes confidentiel) de la Mission Franco-Allemande d'évaluation de la mise en oeuvre de la légalisation de la marijuana au Colorado, qui émane de l'Ambassade de France aux USA" : il date du 17 décembre 2014 mais est déjà assez concluant !
Je me réfère quant à moi à des Thèses d'Etat telles que celle du Pr Chamayou de l'Université de Rouen concernant la dangerosité du cannabis, ou encore la synthèse de l'INSERM publiée en 2001, ou bien d'autres études scientifiques... Mais je ne les ai jamais vu évoquées par Newsweed...
Il est sans doute plus instructif d'aller voir sur place plutôt que de s'abreuver de la propagande que nous servent les médias et qui correspond (tiens comme c'est bizarre) aux fluctuations... de la bourse !
Et oui, les grands capitaux, banques et industries pharmaceutiques ne sont pas loin !!!
Pour ce qui me concerne, vous pouvez assister à l'une de mes conférences et juger... Après.
Je respecte toutes les opinions et j'entends que vous en fassiez de même.
Ce sont certes là des propos que tiennent volontiers les scientologues... Peut-être pourriez-vous vous en inspirer.

Écrit par : infodrogue | 10 janvier 2017

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@Robert, re:terrain. bien sûr street work, couplé à un ambulatoire, jobs en prisons (je gérais en solo les interviews, l'ambu + prisons), travail avec les parents, les administrations tout ça nous le faisions. Mais je n'ai pas étalé ces détails, le sujet ici étant l'amont du toxico, la dépénalisation de la conso de cannabis; que refusent les professionnels.

@HL.
"mélanger cannabis et héroïne par exemple est exactement l’amalgame inutilement effrayant"

100% des toxicos ont commencé par une conso de cannabis : l'effrayant sont les dégâts des 2 ou d'autres mix sur le cerveau d'une gamine ou d'un gamin de 13 ans, sur leur vie, pour leur vie entière.

De tels propos seraient effarants s'ils émanaient de professionnels. De tels arguments sont néfastes au sujet et négatifs à cette discussion. A moins d'être sciemment tendancieux dans le billet.
De ce que j'ai constaté en France et en dehors du buzz de candidats en campagne, les débats (commissions Sénat etc) sont bien partis pour aller vers un refus de la dépénalisation.

- approche "Scientologue": absolument. même réflexion/ même combat re: scientologues que vous, il ne peut en être autrement.

Fréquentes ici, & par déformation professionnelle, je détecte ces réflexions tendancieuses à 100km et les rejette d'autant plus rapidement.
Je m'attends d'ailleurs à voir ce commentaire également censuré.

Écrit par : divergente | 10 janvier 2017

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des indices, pourquoi la dépénalisation cannabis ne peut/ ne doit être votée?:


"Il me semble que dans ce dossier, on doit choisir entre deux maux :
d'une part, un trafic illégal avec tout l'univers mafieux que cela implique,
d'autre part l'acceptation d'une nouvelle substance "récréative"
dixit Calendula.


"Si les substances étaient en vente libre et contrôlée, je me demande, si je ne serais pas plus encline à essayer... Je pourrais me rassurer, en me disant que ce n'est pas si dangereux, après tout"
dixit Calendula.


no comment.

Écrit par : divergente | 10 janvier 2017

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@ infodrogue & divergente:

Il existe d'autres études, je n'ai pas l'intention de tout citer ici. Il y a comme d'habitude une info alarmiste sur le cannabis, et une info raisonnable.

Psychotropes, alcool, sucre, sont des produits à risque d'addiction. Pour autant tous les buveurs et tous les fumeurs ne sont pas aux urgences! La plupart mènent leur vie normalement.

Mélanger cannabis et héroïne sur une ado de 13 ans: on ne parle évidemment pas de la même chose. En être là à cet âge ne tient pas à la drogue mais à un ensemble plus compliqué.


infodrogue, vous concluez:

"Je respecte toutes les opinions et j'entends que vous en fassiez de même.
Ce sont certes là des propos que tiennent volontiers les scientologues... Peut-être pourriez-vous vous en inspirer."

: en quoi aurais-je manqué de respect pour une opinion, la vôtre en l'occurrence? En rien, et votre fin est nulle et non avenue, sauf à vouloir me donner une leçon. Que je n'ai pas demandée et dont je n'ai pas besoin.

Écrit par : hommelibre | 10 janvier 2017

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Hommelibre, sauf que je n'ai jamais parlé de "Mélanger cannabis et héroïne sur une ado de 13 ans"

Libre à vous, ce sont vos ingestions -THC, teneur, molécules modifiées etc, vos neurones, vos gênes.

Écrit par : divergente | 10 janvier 2017

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Borsalino, French connection...comme le temps passe :-)

Écrit par : absolom | 10 janvier 2017

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Je vous dédie cette petite musiquette infodrogue, faite sous cannabis à mes moments perdus...

http://www.absolom.ch/miouse/Cool.mp3

Meilleures salutations de la "chose" et ses neurones perdus :-)

Écrit par : absolom | 10 janvier 2017

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Voici pour clore ces discussions quelques éléments de réflexion sur les statistiques réelles, celles dont on ne parle pas dans nos médias, concernant les conséquences de la légaisation dans les états de Washington et du Colorado :
https://learnaboutsam.org/wp-content/uploads/2016/11/SAM-report-on-CO-and-WA-issued-31-Oct-2016.pdf
Cette compilation émane de SAM : Reviewed by researchers from: University of Colorado at Denver
Johns Hopkins University, Harvard Medical School, Children’s Hospital Boston, University of Kansas.
Elle comprend des références des organismes gouvernementaux tels que : Colorado Department of
Public Safety, NSDUH state, Denver Police Department...

Écrit par : infodrogue | 10 janvier 2017

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C'est amusant de constater que les gens tel que vous infodrogue éprouvent la nécessité de brandir sans cesse études, rapports et autres foutaises américaines à tout va...

Cela vous ennuie tant que ça de vivre avec vos expériences personnelles?

L'humanité fraie l'herbe de longue date, bien avant que ne surgisse cette entité de cinglés. Il se trouvent des millions de gens à travers le monde à fumer des cannes tout en travaillant, payant leurs impôts et s'occupant de leurs enfants. Des millions de vie sociales "normales", discrètes et sans problèmes.

Pourquoi toujours parler de la queue du train, et jamais du train ? Vous n'auriez plus rien à dire c'est ça?

La vie, quel que soit le domaine, produit son lot de faibles. Ceux là même qui partiront dans un accident quelconque avant d'atteindre leur vingt ans par ci, d'autres qui ne pourront vivre leur jeunesse car frappés de maladie mortelle par là...

Mais comprendrez-vous ce que j'essaie de vous dire, infodrogue?

Écrit par : absolom | 11 janvier 2017

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Bonjour @Absolom,
Je pense être capable de comprendre ce que vous essayez de me dire et je l'accepte comme étant votre opinion, votre expérience, et je ne tiens absolument pas à vous dire le contraire : vous êtes le seul à savoir ce qui est vrai pour vous.
Je peux certes, témoigner de beaucoup d'expériences personnelles dans ce sens.
Mais peut-on raisonnablement légiférer sur des expériences ? Certains vous diront qu'ils consomment et que cela ne leur "fait rien", d'autres "vivront un enfer", certains conduisent sans avoir d'accident, d'autres détruisent la vie de familles entières en tuant un enfant, juste pour avoir fumé un joint...
Le sujet de cet article est de parler du cadre légal et non des cas particuliers.
Ce que vous vivez est réel pour vous et apparemment vous n'avez pas eu les désagréments (et c'est un euphémisme) de la majorité des consommateurs de drogue... POUR LE MOMENT !
Je comparerai le fait de fumer du cannabis avec le jeu de la Roulette Russe : 5 sur 6 vous diront que ce n'est pas dangereux !!! Et c'est vrai, ils n'ont pas eu de désagrément !
Mais le sixième n'est plus là pour en parler ! Et plus on y joue, moins on a de chances de passer à travers !
Mais regardez autour de vous, parmi les gens qui, comme vous je suppose d'après vos propos, consomment du cannabis régulièrement : n'y en a-t-il pas eu qui ont cessé leurs études, qui ont "pété les plombs", qui ont eu des accidents, qui soient allés en psychiatrie pour schizophrénie ou autres violences, qui soient malades... ? Et bien, c'est QUAND votre tour ???
En fait je pense que vous serez d'accord avec moi sur le fait que toute notre puissance provient de notre mental (c'est à dire perceptions, mémoire, capacité à penser QI).
Et bien c'est très exactement cela que le cannabis détruit ... LENTEMENT !
Et on peut affirmer, car on l'a mesuré, que chaque joint rend plus stupide que le précédent !
Oh, pas de beaucoup, mais inexorablement !
Vous me direz "mais je suis intelligent, je peux faire..." Et c'est vrai, mais pour pouvoir le juger vous utilisez... votre mental, celui-là même qui est altéré...
Comme disait Coluche (et Descartes bien avant lui) : "l'intelligence est la chose la mieux répartie entre les hommes car, quoiqu'il en soit pourvu, il a toujours l'impression d'en avoir assez... vu que c'est avec ça qu'il juge !"
Je ne vous demande pas de me croire mais je vous demande juste d'observer.
Par exemple supposons que vous ayez 10 000 pièces de 1 euro dans la poche et que je vous en enlève une, est-ce que vous vous en apercevriez ? Non. Et une autre ? Non plus, jusqu'au jour où vous commenceriez à le constater car il en manque trop... Et là, bien souvent c'est trop tard !!!
J'ai côtoyé beaucoup de gens qui ont pris des drogues (je suis sur le terrain depuis 24 ans) et j'ai constaté que ceux-là sont habituellement plus intelligents, plus puissants, plus artistes que la moyenne avant d'en prendre, puis se sont détruits, ils ont détruit la source de leur puissance, le mental !
Ce qui est logique car plus on est puissant, plus on fait les choses "fort" que ce soit bonnes ou mauvaises, plus on a besoin de faire des expériences !
Il ne s'agit donc pas des "faibles" quand on parle de drogue mais justement de l'inverse, et là encore, je parle en connaissance de cause avec de très nombreux cas, y compris parmi mes proches.
L'humanité fraie "l'herbe" de longue date, mais êtes-vous sûr qu'il s'agit de la même qu'aujourd'hui ? Là encore, c'est une roulette russe car on peut fumer de l'herbe à 1% de THC et une autre à 35% (voire plus car la Moonrock titre 51,2%).
Alors, oui, bien sûr vous me direz "voilà pourquoi il faut contrôler la production"... Donc interdire les variétés plus concentrées ce qui créerait immédiatement un marché criminel pour distribuer de la plus concentrée, de la Skunk puisque la demande existe déjà !!!
Mais même en consommant de la moins concentrée, le coefficient de solubilité (donc d'accumulation dans les tissus graisseux du corps, principalement le cerveau et les nerfs) est si élevé que l'accumulation est inexorable ce qui en fait la drogue LENTE par excellence !
Bien sûr, je répondrai volontiers à toutes vos questions.
Cordialement, Robert

Écrit par : infodrogue | 11 janvier 2017

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Je vais toucher mes 61 ans le 27 avril prochain. Je fume un pétard par soir (jamais le jour) et ce depuis une trentaine d'années...

Depuis le temps que certains claironnent que le taux de thc augmente, ce dernier devrait dépasser le 2000 pour 1...

Je n'ose même pas vous parler de ma condition physique, nous friserions l'indécence :-)

Écrit par : absolom | 11 janvier 2017

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ps...je ne crois pas que ma poche supporterait 80 kgs d'euros :-)

Écrit par : absolom | 11 janvier 2017

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Je pensais en avoir fini, mais pas tout à fait Robert...

Je vous sens gentil, aussi ne m'en veuillez pas d'avoir eu la réaction un peu méchante. J'espère sincèrement que vous ou votre entourage n'ayez connu vilain désagrément avec ce produit.

Je pense que vous savez que l'on ne peut imputer une seule mort au cannabis au long de son histoire. Je ne parle bien sûr pas de marchandise frelatée ou synthétique, ni de règlements de compte...

L'herbe, cela reste comme une arme, une voiture, une bouteille d'alcool...tout dépend de celui qui s'en sert...mais je finis en allant un peu dans votre sens:

J'ai bien perdu quelques neurones en route puisque totalisant au moins deux fautes de grammaire dans mes commentaires ci-dessus, sans oublier un "s" qui aurait mieux fait de rester au lieu de s'en aller, des tirets en rade par-ci par-là...:-)

Bien à vous

Écrit par : absolom | 11 janvier 2017

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@absolom Bonsoir,
J'apprécie votre humour...

Il reste cependant quelque précision à apporter :
Vous avez écrit "on ne peut imputer une seule mort au cannabis au long de son histoire"...
Et ceci est une phrase qu'on entend souvent...

Il serait intéressant de préciser de quoi vous parlez : de mort par overdose, je suppose ?
Avez-vous déjà vu quelqu'un mourir d'une overdose de tabac ? Non, hein, il n'y en a pas !
Et pourtant le tabac fait 70 000 morts par an en France. Les gens ne meurent pas d'une overdose, mais des conséquences du tabac. J'ai travaillé 37 ans en centre hospitalier et je peux développer...
Et pour le cannabis, c'est pareil... sauf que c'est pire !
Des études ont montré que le cannabis est 5 à 7 % plus toxique que le tabac, en ne parlant que de toxicité physiologique. »
Mais surtout : avez-vous déjà vu une statistique montrant une augmentation des accidents de la route parce que le gars a fumé du tabac avant de partir ? NON, il n'y en a pas.
Par contre pour le cannabis... Je vous laisse le soin de lire les faits divers.
Que diriez-vous à une mère dont le fils a été écrasé par un conducteur sous l'emprise de cannabis ? Qu'il avait le droit de le faire vu que c'est légal ?
Ah bien sûr me direz-vous il ne faut pas conduire après avoir fumé... OK, combien de temps après ?
Si on ne peut l'empêcher aujourd'hui, pensez-vous qu'on pourra demain si le cannabis était légalisé ?
Et on ne parle là que de mort du corps !
Mais que penser de ces zombies décérébrés, ces légumes ambulants, détronchés par la fumette ? Comme je vous l'ai dit précédemment, je suis sur le terrain et si vous saviez le nombre de parents qui me répètent que leur fils est devenu un légume léthargique parce qu'il fume des joints !
Est-ce que c'est un avenir brillant pour nos jeunes ?
Alors, peut-être faut-il appliquer le principe de précaution avant de légaliser un produit qui peut détruire la société dans laquelle nous vivons.
Il y a encore plusieurs aspects qu'on pourrait aborder de façon scientifique et pragmatique mais je pense que les aspects évoqués sont déjà suffisamment graves pour y réfléchir à deux fois.

Écrit par : infodrogue | 11 janvier 2017

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Vous supposez juste Robert...

Je vous ai parlé d'une frange pour laquelle il n'y aura jamais rien à faire. Pourquoi insister?

Parce que c'est votre vocation, votre métier?

Pourquoi une majorité sans problème devrait-elle condamnée pour une minorité à problème?

Ne pensez-vous pas que l'humanité pourra se faire du soucis le jour où il y aura plus de décès que de naissance?

Savez-vous que sous peu, nous allons être un paquet sur cette planète?

Écrit par : absolom | 11 janvier 2017

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Vous pouvez remplacer cannabis par smartphone...vous verrez, c'est rigolo pareil niveau détronchés comme vous dites...et pourtant c'est légal :-)

Écrit par : absolom | 11 janvier 2017

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Ne pas minimiser les effets du cannabis, cela reste une drogue. Voir les liens entre le cannabis et les troubles psychotiques qui sont subtils. Le cannabis est souvent consommé pour ses propriétés anxiolytiques, psychostimulantes et hallucinogènes. Les recherches récentes en imagerie, neurobiologie, neurophysiologie et génétique incriminent de plus en plus le système endocannabinoïde dans la genèse des troubles psychotiques. Les troubles psychotiques liés à l’usage du cannabis ont été clairement observés. D'autre part, je ne comprends pas pourquoi à ce titre ne pas légaliser toutes les drogues. Ce n'est pas parce que les hommes buvaient beaucoup d'alcool au siècle passé que l'ivrognerie n'a pas été combattue...

Écrit par : Claude | 18 janvier 2017

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Petite cerise sur le gâteau et pis j'arrête :-)

https://www.youtube.com/watch?v=VASywEuqFd8

Écrit par : absolom | 15 février 2017

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En effet il y a des choses qui ne marchent pas, qui ne marcheront pas et qui n'ont jamais marché... Comme la légalisation du cannabis !
A voir http://denver.cbslocal.com/2016/07/11/marijuana-pregnant-thc-positive-babies-colorado/

Écrit par : infodrogue | 15 février 2017

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En effet il y a des choses qui ne marchent pas, qui ne marcheront pas et qui n'ont jamais marché... Comme la légalisation du cannabis !
A voir http://denver.cbslocal.com/2016/07/11/marijuana-pregnant-thc-positive-babies-colorado/

Écrit par : infodrogue | 15 février 2017

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Vous devriez déménager aux states vous...:-)

Écrit par : absolom | 15 février 2017

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