06 janvier 2017

Naturalisation refusée : « l’anti-cloches » est sonnée

Deuxième essai, deuxième échec. Caramba! Mais qu’a-t-elle donc fait pour être encore rejetée? Rien de plus, mais rien de moins. Elle a comme d’habitude déroulé son caractère. Un caractère qu’elle a bien trempé.


naturalisation,suisse,nancy holten,vote,commune,traditions,gipf-oberfrick,fourrure,Ding dong

Sous la plume de Gabriel Sassoon la Tribune de Genève nous conte la mésaventure de cet ancien mannequin néerlandais de 34 ans, Nancy Holten. Devenue végane depuis une dizaine d’année elle voue son temps et son énergie à militer en faveur de la cause animale.

Ainsi il y a deux ans elle faisait campagne contre les cloches au cou des vaches. Leur tintement serait stressant pour les bêtes. Et puis, dans la Suisse des traditions elle a condamné la chasse et les courses de porcelets. Pire encore: elle voudrait faire taire les clochers des églises, fort dérangeants le matin. Ce n’est pas pour rien qu’on la surnomme l’anti-cloches dans sa commune d’Argovie, Gipf-Oberfrick.

En Suisse depuis l’âge de 8 ans Nancy Holten a demandé la nationalité helvétique. L’enquête des autorités est favorable: elle remplit toutes les conditions. Il manque le vote des citoyens de sa commune. Car à Gipf-Oberfrick les citoyens doivent donner leur aval. Et ils l’ont une fois de plus refusé.

 

 

naturalisation,suisse,nancy holten,vote,commune,traditions,gipf-oberfrick,fourrure,Caractère

Pour la deuxième fois en effet l’assemblée communale a rejeté sa demande. Les citoyens et citoyennes du village n’apprécient pas le comportement et la (très) grande gueule de la dame. Elle en fait trop. Ont-ils voté parce qu’elle les enquiquine ou à cause de son refus de certaines traditions helvétiques? Les deux semble-t-il.

Le maire et ses amis lui avaient pourtant recommandé de faire profil bas jusqu’au vote, comme l’indique le journaliste:  « En novembre dernier, quelques jours avant de se présenter devant les citoyens pour la deuxième fois, elle dénonçait le port de fourrures animales en posant dans Blick am Abend avec son chat Crystal dans les bras, masquant son buste dévêtu. Une provocation de plus, selon ses détracteurs » (image 2, parue dans le Blick).

La présidente locale de l’UDC précise:

« Nancy Holten a une grande gueule, tout ce qui l’intéresse est qu’on parle d’elle, fustige Tanja Suter, présidente de l’UDC locale. Il y a aussi des Suisses qui luttent pour la cause animale, mais pour avoir droit au passeport, il faut faire preuve de bonne volonté. Nous ne voulons pas lui donner ce cadeau si elle nous embête et ne respecte pas nos traditions. »

 

 

naturalisation,suisse,nancy holten,vote,commune,traditions,gipf-oberfrick,fourrure,Traditions ou ressentiment?

Cet avis comporte deux aspects: la critique des traditions du pays d’accueil, et la personnalité de la requérante. Ainsi une naturalisation peut être refusée pour cause de comportement ou de caractère autant que pour des raisons culturelles.

Effet de la démocratie participative. Est-ce un bien ou non? Pourrait-on imaginer, à la suite, que les habitants d’un immeuble ou d’un quartier choisissent leur voisins par vote majoritaire?

Je comprends que l’on tienne à ces marqueurs collectifs que sont les traditions. Je comprends aussi que l’on puisse les critiquer librement sans pour autant être anti-suisse. Après tout les traditions évoluent. En attendant, un peu sonnée par ce deuxième refus, l’anti-cloches envisage de s’installer dans la commune voisine où il n’y a pas de vote communal sur la naturalisation.

Ne peut-on d’ailleurs se contenter de l’enquête administrative des autorités pour décider d’une naturalisation? Des autorités qui attribuent un passeport au nom d’un État et non d’une simple commune. Faut-il donner libre cours aux ressentiments de voisins sous prétexte de démocratie? Faut-il valider un tel vote de proximité?

 

Et nous, qu’aurions-nous voté?

 

 

08:56 Publié dans Philosophie, Politique | Lien permanent | Commentaires (36) | Tags : naturalisation, suisse, nancy holten, vote, commune, traditions, gipf-oberfrick, fourrure | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

La démocratie participative est le garant de la non-naturalisation de gens qui ont un comportement inadéquat. A l'inverse la naturalisation par des fonctionnaires est la porte ouverte à tous les manquements en la matière. En effet les fonctionnaires n'ont souvent aucune idée du comportement des candidats et accordent souvent l'accès à la nationalité à des gens qui adhèrent ni à nos valeurs ni à nos mœurs et ne font aucun effort dans ce sens. La naturalisation par le sol serait une catastrophe sociétale, autant demander aux suisses d'adhérer au monde, mais c'est peut être à dessin que nos amis de gauche veulent nous la faire avaler.

Écrit par : norbert maendly | 06 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

Pourquoi a-t-elle attendu si longtemps pour se faire naturaliser? Si elle est en Suisse depuis l'âge de 8 ans, elle aurait pu le faire il y a belle lurette. Si elle était un homme, ça s'expliquerait par l'envie d'éviter l'armée. Mais en tant que femme.... pourquoi avoir attendu d'avoir envie de se lancer en politique?

Si elle devient suisse, elle pourra alors lancer une initiative, récolter des signatures, créer un parti politique et emmerder le monde comme le fait un Nicolas Blancho, par exemple. Le peuple pourra alors se prononcer sur les cloches des vaches et des églises.

Si sa naturalisation lui est refusée, qu'elle trouve un copain ou une copine qui lancera l'initiative à sa place.

Écrit par : Arnica | 06 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

Question d'autant plus compliqué que l'attachement à la stabilité culturelle est, lui aussi, culturel.Des pays géographiquement isolés comme le japon et la suisse ont développé une culture plus conservatrice que des pays carrefour comme la france, dont l'histoire est plus agitée, en bien comme en mal. En France, cette histoire serait impensable. On a déjà du mal à faire dégager des imams qui prèchent qu'une femme non voilée est un vide couilles public. Alors refuser la nationalité à quelqu'un qui n'enfreint pas la loi parce qu'il a une grande gueule... La grande gueule chez nous, c'est plutôt un signe d'assimilation :)

Écrit par : cyril | 06 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

mais qu'elle se ramène à poil ou avec ses besoins soixantuitards la hollandaise, on lui file le natel de Baranova pour réussir son intégration: le municipal genevois adore les fonds perdus, sa culture veut signer plus de subventionnements aux assoces endettées de ces con vaincues

Écrit par : divergente | 06 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

La vraie démocratie est de pouvoir répondre oui ou non.... tout le reste importe très peu. En plus cette personne semble s'être engagée dans une sorte d'épreuve de force contre la collectivité qu'elle dit vouloir rejoindre. Incompréhensible et le résultat est plus que logique.

Écrit par : uranus2011 | 06 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

L'excès de démocratie a des effets pervers. Voter pour ou contre une personne, c'est introduire de la subjectivité dans le choix. Chacun a ses propres critères: vision politique, caractère, charisme ou même physique. Cela peut inclure des points beaucoup moins avouables comme le sexe, l'inclinaison sexuelle, la provenance ou la religion. C'est acceptable quand il s'agit de choisir ses dirigeants politiques, ça fait partie de la règle du jeu et c'est totalement intégré par les équipes de campagne. C'est par contre totalement déplacé lorsqu'il s'agit de valider une naturalisation, ce qui devrait être basé sur des critères objectifs uniquement. Les communes qui, sous l'incitation de l'UDC, ont fait le choix de mettre aux voix les demandes de naturalisation, sont la honte de la Suisse.

Écrit par : Kad | 06 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

"Voter pour ou contre une personne, c'est introduire de la subjectivité dans le choix." En l'occurrence, il s'agit du vote contre le comportement d'une personne, non contre une personne...
Devrait-on accorder la naturalisation à un djihadiste prêt à tout faire sauter ? Je ne le pense pas et il ne s'agit pas d'une atteinte à la personne.

Écrit par : Géo | 06 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

Un collègue-contributeur, Géo, qui manque chroniquement de clarté a dit ci dessus:"Devrait-on accorder la naturalisation à un djihadiste prêt à tout faire sauter ? Je ne le pense pas et il ne s'agit pas d'une atteinte à la personne.""

Certainement qu il ne faudrait pas lui accorder cette naturalisation. Il faudrait l expédier illico soit à Champ Dollon (mais aux frais des contribuables!) ou plutôt l envoyer à l expéditeur (USA, la France, la Turquie ou les USA-Saoudi-Qataris).

Par contre, s il s agisse d un Djihadiste de haut rang "non-musulman", il n y a aucun risque qu il demande la nationalité ni européenne ni américaine, il l a déjà depuis belle ou mauvaise lurette. Prenons l exemple du Djihadiste (non musulman) Fabius ou son ex-Chef Hollande, un autre escroc pro-Djihadiste voire carrément un Djihadiste et que tous deux "ont salué le bon boulot d Al Nosra/ branche principale d Al Qayda en Syrie". Allons un peu plus à l Ouest, les USA qui avaient fabriqué Al Qayda de Ben Laden et qu ils l ont soutenue à ce jour même à Alep Est et même le Mc Cain qui est un vrai Djihadiste (non musulman) qui déclare urbi et orbi son soutien ainsi que H. Clinton à Daech. Restons aux USA, Bush Junior n a t il pas fait massacrer 1.5 millions d Irakiens dont 500 000 enfants de bas âge, n est il un dangereux salaud de Djihadiste, certes et on s en tape s il est musulman ou un non-musulman?. De même Sarkosy qui a fait la peau à la Libye avec 500 000 libyens de massacrés et pays rendu en cendres à jamais. Et in fine, où est il le pétrole libyen et irakien qui représente, tous deux, un tiers des réserves pétrolières mondiales pour les 70 ans à venir? Et le Pétrole Syrien ainsi que le projet qatari d oléoduc qui aurait dû passer par la Syrie mais qui l a refusé favorisant celui de la Russie et de l Iran et pourquoi pas et que la Syrie a payé cher ce refus !

Écrit par : Charles 05 | 06 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

Croyez-vous vraiment que cette anti cloches (des vaches des églises + anti chasse, anti courses, anti viande… bon, elle aime les chats, ça compense un peu son attitude de “neinsager” !) puisse être sonnée par le deuxième refus de sa commune à sa naturalisation. Elle semble avoir suffisamment d’énergie pour surmonter cette rebuffade qui pourrait l’amener à réfléchir sur la fine frontière qui existe entre soumission et courtoisie ?
Quant à déléguer les démarches de naturalisation à des fonctionnaires, ce serait se priver d’une spécificité et richesse de notre pays où les décision ne sont pas prises par des grandes administrations. En effet, avec notre fédéralisme, les compétences sont réparties entre la Confédération, les cantons et les communes. Qu’une commune ait son mot à dire sur les naturalisations, c’est sain. Mais, il faut aussi que l’avis ou le préavis d’une commune (qui pourrait être trop subjectif) puisse être contrarié par l’autorité cantonale (c’est le cas à Genève), ce qui permet au candidat à la naturalisation de faire recours auprès du canton.

Écrit par : Michèle Roullet | 07 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

"Un collègue-contributeur, Géo, qui manque chroniquement de clarté"
Ce ne serait pas l'hôpital qui se fout de la charité ?
Je voulais juste utiliser un raisonnement par l'absurde : jusqu'où va-t-on dans l'acceptation des hétérogénéités ? Cette dame n'aime pas les cloches, il y a des cloches partout en Suisse (surtout dans les parlements...), mérite-t-elle de devenir suisse ? Et si oui, jusqu'où va t-on ?

Écrit par : Géo | 07 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

--Moi: "Un collègue-contributeur, Géo, qui manque chroniquement de clarté"

--Géo dit:"Ce ne serait pas l'hôpital qui se fout de la charité ?Je voulais juste utiliser un raisonnement par l'absurde (...)?"

Entre l Ironie, la charité et le raisonnement par l absurde, le résultat n est il pas celui de l arroseur arrosé?

Écrit par : Charles 05 | 07 janvier 2017

Personnellement je suis mal à l’aise avec une votation pour accepter ou non un candidat ou une candidate. Je comprends que la proximité de vie permet de connaître une personne mieux qu’une enquête administrative. Cela va dans le sens de garder un pouvoir de décision sur notre environnement proche et d’une certaine souveraineté.

Mais le résultat perd en objectivité comme cela a été dit. J’entends que l’on ne souhaite pas être dérangé dans un mode de vie. C’est légitime: après tout on ne l’a pas élaboré pour qu’il soit renversé. De plus je pense toujours que l’arrivant doit s’adapter à l’accueillant, par un droit naturel d’ancienneté et par respect de la construction historique d’un pays.

Mais je ne vois pas vraiment un danger à la naturalisation de cette personne. Elle est emmerdeuse? Grande gueule? Il y a pire comme « délit ». Pour le reste elle remplit toutes les conditions et il semble rester assez de Suisses attachés à leurs traditions pour que celles-ci ne soient pas vraiment menacées par la dame.

Une votation est une forme assez définitive. Ne peut-on envisager plutôt lors de la mise à l’enquête publique une proposition de débat communal sur la candidature? Ceux qui sont en désaccord viendraient l’exprimer, en présence des responsables cantonaux. L’avis exprimé ne serait pas décisif mais consultatif. Il donnerait ou non des éléments supplémentaires d’appréciation à la commission cantonale.

Écrit par : hommelibre | 07 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

Il est évident que le comportement de cette candidate ne vas pas changer, naturalisée ou pas.

En revanche, elle n'a sans doute pas compris ou refuse de comprendre que ses déclarations qui concernent tout un village - cloches églises et vaches - dérangent des citoyens qui y sont attachés et que ces derniers l'ont exprimé à travers les urnes, dans le même esprit que le trop célèbre vote du 9 février 2014 !

Une femme qui a du caractère est très mal vue, chez un homme c'est normal, là est la question centrale : un homme qui aurait tenu les mêmes discours se serait sans doute vu naturaliser au premier tour !

Une femme qui ose dire tout haut ce qu'elle pense est "caractérielle" mais encore faut-il connaître la vraie définition du mot, ce que semble ignorer les personnes qui usent de cette terminologie sans réfléchir le moins du monde.

On peut aussi imaginer que, dans cette commune, si l'organe législatif avait voté avec une majorité très à droite, le résultat aurait été le même.

Écrit par : Lise | 07 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

@Lise,
Votre analyse est pertinente et juste. Bravo.
Et je me permets d ajouter que si c était un homme mâle avec les mêmes convictions que cette dame, on aurait dit:Enfin, il est courageux! Et peut être aussi que s il était un "bô" mannequin ça renforcerait sa position mais pas celle de Mme Nancy Holten. Allez comprendre!

Écrit par : Charles 05 | 07 janvier 2017

Même si cette personne finissait par avoir la nationalité suisse, cela ne signifiera pas qu'elle imposera sa volonté à son village.
Elle est certainement minoritaire dans ses points de vue et ainsi, les effets de ses combats resteront au même niveau qu'actuellement. Si elle lançait des initiatives, elle n'obtiendrait simplement pas le nombre de signatures requises ou de majorité de voix favorables lors d'une votation.

Le sale caractère est-il un délit ou un crime, comme le terrorisme ou le non-respect des règles de la circulation ? Non.
Les critères de naturalisation ne sont pas d'abord un test de popularité. Je pense, en définitive, que les structures démocratiques sont plus fortes, que le pouvoir de nuisance réelle de cette personne.
L'exode des citadins-citoyens vers la périphérie et les villages pourrait bien sûr changer les majorités, à terme. Mais là, c'est le domaine de l'aménagement du territoire qui est en cause, pas la naturalisation. La construction rampante dans les campagnes (le "mitage du territoire") amènera forcément des changements profonds.

Avec le cas de N.Holten, il s'agit probablement davantage d'un conflit entre des attitudes conservatrices et rurales et des idées plus urbaines et "modernes" que de problèmes de nationalité. Cette candidate serait certainement au diapason de beaucoup de Bâlois ou Zurichois.

On comprend bien, qu'elle ne cherche pas vraiment à se faire apprécier et le résultat est là. Elle choisit, en toute honnêteté, de privilégier ses idées à la qualité de ses relations humaines avec les autres villageois. Il faut qu'elle assume.
On peut imaginer son quotidien, ça doit être sympa... ;-((

Elle doit avoir un côté Brigitte Bardot ! Moi non plus, je n'aimerais pas l'avoir comme voisine, mais avec ou sans passeport, elle a le droit de rester à Gipf-Oberfrick.

Écrit par : Calendula | 07 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

Cher hommelibre,

- « Personnellement je suis mal à l’aise avec une votation pour accepter ou non un candidat ou une candidate. »

Une acceptation déléguée par les autorités de la confédération aux autorités du canton d'Aro (d'Ahrrahaouuuu en suisse-allemand argovien, Aarrrgaoo en allemand, Aargau en suisse-allemand et en allemand écrits) qui la délègue au peuple souverain de la commune de Gipf-Oberfrick.

Effectivement, une façon de voir la situation.

Une autre façon de la voir, la situation, c'est qu'il ne s'agit pas d'une "acceptation", mais d'une élection, à vie, à la fonction de citoyen suisse, avec des responsabilités différentes et des avantages différents par rapport aux citoyens d'autres pays (comme les Pays-Bas), par le peuple souverain de Gipf-Oberfrick, qui est vraiment mieux placé pour comprendre le sens des lois fédérales à Gipf-Oberfrick (par rapport au sens des lois fédérales à Berne), et comment les lois fédérales s'appliquent pratiquement à Gipf-Oberfrick, pour assurer la paix sociale à Gipf-Oberfrick, une paix très avantageuse, bercée pour le son des cloches des vaches et rythmée par le son des closhes des églises, selon le pacte entre la confédération, les cantons, les communes, et les citoyens, pacte qui s'appelle ... la Constitution fédérale de la Confédération suisse.

Ainsi, les citoyens s'assurent de "l'aptitude du requérant à la naturalisation" ...

Art. 141Aptitude
Aptitude
Avant l'octroi de l'autorisation, on s'assurera de l'aptitude du requérant à la naturalisation. On examinera en particulier si le requérant:
a. s'est intégré dans la communauté suisse;
b. s'est accoutumé au mode de vie et aux usages suisses;
c. se conforme à l'ordre juridique suisse; et,
d. ne compromet pas la sûreté intérieure ou extérieure de la Suisse.

Moi, si vous me demandez mon avis, je vous dirai que les points b.) et c.) ne sont pas remplis, ... puisque la madame ne s'est pas accoutumée au mode de vie et aux usages suisses, à Gipf-Oberfrick, qui se trouve en Suisse, un pays haut, et pas en Pays-Bas, un pays bas ... et que remettre en question l'autorité de décision de sa naturalisation, et les libertés dont jouissent les citoyens suisses, ... perturbe l'ordre juridique suisse, car ne se conforme pas, à mon avis, au texte très simple de la constitution, beaucoup plus simple que les constitutions d'autres pays, comme la constitution française ou pays-basienne, par exemple, pour que tous les suisses à Gipf-Oberfrick et à Berne, puisse comprendre à peu près de la même façon la constitution suisse, qui commence par ...

Préambule
Au nom de Dieu Tout-Puissant!
Le peuple et les cantons suisses,

conscients de leur responsabilité envers la Création, résolus à renouveler leur alliance pour renforcer la liberté, la démocratie, l'indépendance et la paix dans un esprit de solidarité et d'ouverture au monde,

déterminés à vivre ensemble leurs diversités dans le respect de l'autre et l'équité,

conscients des acquis communs et de leur devoir d'assumer leurs responsabilités envers les générations futures,

sachant que seul est libre qui use de sa liberté et que la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres, etc ...

Après, mon avis à moi, n'est pas plus juste ou plus vrai ou plus fort ou plus puissant ou plus meilleur que celui des autres citoyens suisses, dont les citoyens de Gipf-Oberfrick, un très joli village argovien et suisse, à qui je souhaite une excellente bonne année 2017 au passage.

Écrit par : Chuck Jones | 07 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

Lise, les choses changent dans ce monde, uniquement parce que des personnes imposent leurs visions, il n'y a pas si longtemps, la Suisse était un des dernier pays à ne pas reconnaître le vote féminin.

Écrit par : Katia | 07 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

- « Croyez-vous vraiment que cette anti cloches (des vaches des églises + anti chasse, anti courses, anti viande… bon, elle aime les chats, ça compense un peu son attitude de “neinsager” !) » (Michèle Roullet)

A voir la photo où elle pose à côté de sa culture agro-industrielle d'herbe à chat, faut croire qu'elle a aussi converti son chat à sa religion ruminante, probabalement importée des Pays-Bas, où les habitants et les fromages sont ... fades, ... sans relief, ... sans distinction, ... sans caractère, ... bref ... fort déprimants.

http://files.newsnetz.ch/story/1/3/2/13285664/1/topelement.jpg

RUMINANT, -ANTE, part. prés., adj. et subst. masc.
...
2. P. anal., qqf. au fém., gén. péj. Personne placide et molle. Une douce ruminante qui aurait dans la tête à peu près les idées d'une tulipe (Goncourt, Journal, 1865, p. 177).

http://cnrtl.fr/definition/ruminant

Écrit par : Chuck Jones | 07 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

Bon alors résumons : on donne la nationalité à une personne qui n'a aucune valeur en commun avec les Suisses. A dix, cent, mille, un million de personnes. Disons que ce n'est pas une question de cloches (quoique : d'appel à la prières, de minarets ?), mais de religion : l'islam, par exemple et à tout hasard, bien sûr.
A partir de combien de musulmans la Suisse est encore suisse ?

Écrit par : Géo | 07 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

Et si c'était une attaque cyber-média-internetique des Pays-Bas sur la Suisse ?

https://s27.postimg.org/rn19mc46b/image.jpg

Moi, si j'étais Gipf-Oberfrickien, je soufflerai très fort dans mon sifflet de lanceur d'alerte, pour qu'on mobilise l'armée suisse, et qu'on arrête ces attaques traîtresses, honteuses, intolérables, qui menacent la paix dans le monde, les valeurs helvético-argovino-gipf-oberfirckanes, et la "Swiss-Argo-Gipf-Oberfrickan Way of Life".

Écrit par : Chuck Jones | 07 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

Géo: "Devrait-on accorder la naturalisation à un djihadiste prêt à tout faire sauter ?"
Croyez-vous qu'il soit nécessaire de demander l'avis de la population pour ne pas naturaliser un tel individu ? Les critères objectifs le disqualifient et le qualifient même pour la prison ou l'exil. (ou les deux) Par contre, que dire d'une famille tranquille originaire de Tunisie, bien intégrée et désireuse d'acquérir la nationalité suisse pour participer à la vie de sa communauté ? Croyez-vous que les bons citoyens de Gipf-Oberfrick voteraient oui à la question 'Souhaitez-vous que Hamid Ben Alaoui obtienne la citoyenneté Gipf-Oberfrickienne ?' ? Ou 'Souhaitez-vous que le couple Jean-François Perret et Maurice Capuret obtienne la citoyenneté Gipf-Oberfrickienne ?' ? Le vote sur les naturalisations est la porte ouverte au délit de sale gueule.

Cette femme est mal vue parce qu'elle est engagée dans un combat politique minoritaire et que ça déplaît à certains. Je ne partage pas du tout son avis, mais je ne lui jette pas la pierre: dans une démocratie, tous les avis doivent être représentés. Si le but du refus de sa naturalisation est de l'empêcher de participer à la vie politique, c'est loin d'être une attitude démocratique. On tente au contraire de l'empêcher de s'exprimer.

Michel Routlet: 'Quant à déléguer les démarches de naturalisation à des fonctionnaires, ce serait se priver d’une spécificité et richesse de notre pays où les décision ne sont pas prises par des grandes administrations.'

Vous semblez ignorer qu'en Suisse le vote sur les naturalisations est une exception. Seules quelques communes le pratiquent. La norme c'est justement le choix par une administration.

Écrit par : Kad | 07 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

Ou le soulèvement des vaches suisses, dans le début d'une REVOLUTION MONDIALE, que tout le monde attend après la révolution américaine, la révolution française, la révolution industrielle, la révolution russe, la révolution numérique, la révolution internetique, et la révolution psycho-médiatique ???

https://s27.postimg.org/rn19mc46b/image.jpg

Écrit par : Chuck Jones | 07 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

Euh ... question ...

Est-ce que ça existe ... le passeport suisse pour les vaches ?

Ou quelqu'un a-t-il une carte qui indique la frontière entre ... le monde des suisses ... et le monde des ruminants, ... ou le monde des tulipes ?

Écrit par : Chuck Jones | 07 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

Euh ... question ...

Quelqu'un sait-il s'il existe en Suisse une réserve de ruminants (comme les réserves d'indiens dans le monde des Trumps), pour les migrants ruminants, ... des réserves bien fournies en herbe à chat, bien protégées, bien plates, bien fades, pour pas stresser les ruminantes et les ruminants réfugiés en Suisse ... qui ont déjà subi tant de malheurs, les pluies de cloches, et vu tant les horreurs de la guerre des cloches sur les vaches ?

Et ce sera tout pour aujourd'hui.

Écrit par : Chuck Jones | 07 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

Allez passer une journée dans l'espace où ils abattent les bovins, ensuite on en reparle

Écrit par : Katia | 07 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

C'est fort amusant tout ce que révèle ce refus. A défaut de vaches sacrées en Suisse, il y a de sacrées vaches. La dame milite contre les cloches? Et alors? Elle n'a aucun pouvoir même en tant que Suisse pour faire retirer les cloches. Donc ce qu'elle pense sur ce point n'a aucune importance. Je ne savais pas que les cloches des vaches faisaient partie des modes de vie et des usages suisses. Il faudra donc instituer une police des cloches et sanctionner durement sans faiblesse tout propriétaire qui n'aura pas habiller ses vaches avec des cloches. On peut prévoir aussi des modèles obligatoires quant à la taille et la couleur et le tintement des cloches. Oui, c'est bien de clochemerle qu'il s'agit. La démocratie ici a été fort utile pour montrer l'étroitesse d'esprit de certaines personnes. Le gros problème est que dans d'autres communes sa naturalisation serait passée comme une lettre à la poste. Et ça ce doit être bien embêtant pour l'"ordre juridique" suisse. Car l'arbitraire ne fait généralement pas bon ménage avec l'"ordre juridique". L'étape suivante serait sans doute de déchoir de leur nationalité tous ceux qui ne pensent pas comme les pro-cloches. Ou ceux qui comme moi n'en ont rien à faire. Exit liberté de penser et d'exprimer sa pensée. N'y aurait pas pourtant un article de la constitution qui les garantissent ces libertés?

Et je me demande comment il est encore possible en fonction de la constitution de naturaliser un ou une musulmane qui place la charia avant nos lois (ordre juridique donc), sans parler de nos modes de vie et usages dont le voile, les cimetières séparés, la non mixité, etc. ne font pas partie. Et qui montrent que ces personnes ne se sont pas accoutumées à nos modes de vie et usages.

Écrit par : Justice | 07 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

Sondage: qui est pour déporter cette femme qui manifestement s'oppose aux modes de vie et usages suisses? Car même en tant qu'étrangère elle peut continuer à semer un trouble grave dans cette paisible commune argovienne et bovine.

Moi je vote contre. Et pour sa naturalisation.

Écrit par : Justice | 07 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

Chuck relève avec pertinence la loi suisse sur la naturalisation:

"Art. 141Aptitude
Aptitude
Avant l'octroi de l'autorisation, on s'assurera de l'aptitude du requérant à la naturalisation. On examinera en particulier si le requérant:
a. s'est intégré dans la communauté suisse;
b. s'est accoutumé au mode de vie et aux usages suisses;
c. se conforme à l'ordre juridique suisse; et,
d. ne compromet pas la sûreté intérieure ou extérieure de la Suisse."

Ici les points B et C ne seraient pas remplis. Tout dépend de ce que l'on prend comme repère. Les cloches des vaches, cela ne me semble pas le plus important. Celles des églises non plus, j'aime les entendre sonner, elles font partie de mes marques, mais être pour ou contre ne contrevient pas à mon avis à la coutume suisse. Je souhaite les garder sonnantes, mais je ne dis pas que ceux qui n'en veulent plus ne sont pas de "bons" Suisses.

Cet article 141 B me paraît suggérer les fondamentaux du mode de vie, comme par exemple le fait qu'il n'y a pas de polygamie en Suisse, ou que l'excision n'est pas une coutume helvétique.

Au final le vote dépend de ce que chacun met comme critère, et n'a pas de valeur objective ici. On doit admettre donc que dans ce cas la naturalisation passe par des humeurs personnelles collectives. Je ne dis pas que ça n'a aucune importance. De plus ne vivant pas dans son village j'ignore tout du ressenti des habitants. Mais je n'arrive pas à voir dans ces points une gravité suffisante pour refuser une naturalisation.

Écrit par : hommelibre | 07 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

Chuck Jones, je vous sonne mes mercis les plus montagnards pour ce feuilleté de rires, à m'en décoller la crève du fond de la gorge

Écrit par : divergente | 07 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

Le style fondue est de retour

Écrit par : Katia | 07 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

Complètement bête! Ses revendications sont tellement idiotes qu'elles n'avaient aucune chance de passer. Mais vengeance et rancune tenace aidant, belle fille qui plus est, quoi de surprenant ? Le même état d'esprit en est impregné dans cette blogosphère. Vous seriez très surpris de savoir ce qui s'y passe d'où, sans doute, l'éloignement d'une bonne partie de commentateurs et blogueurs.....

Écrit par : Patoucha | 07 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

Elle aurait plus de chance dans tous les domaines ....... à Genève.

Écrit par : Patoucha | 07 janvier 2017

Patoucha, si les suisses brillaient pour leur intelligence, ça se saurait.

Écrit par : Katia | 07 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

@katia,
Pas d accord avec vous. Les suisses ont brillé par leur intelligence grâce à un système scolaire et éducatif de bon niveau. Surtout qu ils sont forts dans les maths et c est pour cela ils ont refusé d entrer dans l UE et ils ont très bien fait du moment où aujourd hui des autres pays de l UE crèvent d envie d en sortir, la GB l a fait la 1ère. Par contre, nos gouvernants à Berne trafiquent une nouvelle votation dans ce sens. Imaginez la Suisse devenir économiquement et souverainement comme la France, l Italie, l Espagne, le Portugal et surtout comme la pauvre Grèce!!

Écrit par : Charles 05 | 07 janvier 2017

Patoucha qui dit:"Elle (Nancy Holten)aurait plus de chance dans tous les domaines ....... à Genève.""
Si c était votre soeur, votre femme ou votre fille, auriez vous dit la même
chose (une niaiserie, une de plus!)

Écrit par : Charles 05 | 07 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

"Ainsi il y a deux ans elle faisait campagne contre les cloches au cou des vaches. Leur tintement serait stressant pour les bêtes. Et puis, dans la Suisse des traditions elle a condamné la chasse et les courses de porcelets. Pire encore: elle voudrait faire taire les clochers des églises, fort dérangeants le matin."

mais de quoi elle se mêle. il lui manque un contre pouvoir, pour lui remettre les pendules à l'heure à cette femme, ça lui enlèvera la manie de vouloir tout régenter. de se mêler de tout.

Écrit par : leclercq | 14 janvier 2017

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés entre 22 h - 08 h (Europe/Paris).