20 décembre 2016

Passe d’armes raciste entre Bill et Donald : Trump fait tomber des masques

Les démocrates n’en ont pas fini de distiller les petites phrases contre l’élu. La dernière en date vient de Bill Clinton. Elle date du 10 décembre et a été publiée le 16. Billy-the-dick était en visite à Pleasantville, non loin de son homeland de Chappaqua. 


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Interviewé pour un journal local il a déclaré que le vilain grand canard l’avait appelé après sa victoire. Puis il a ajouté:

« Le président élu Donald Trump est assez ignorant, mais il sait une chose, c’est comment faire voter pour lui les hommes blancs en colère. »

Le journal en ligne Politico a reproduit cette déclaration le 19 décembre. Ce qui a fait réagir Donald-black-duck, qui a renvoyé Kill Bill dans les cordes en affirmant que c’est ce dernier qui avait appelé. Et ajoutant lui aussi: « Il ne sait pas grand-chose ».

Ce n’est qu’une petite anicroche sans doute. Sauf que…

Sauf que j’imagine une petite phrase presqu’identique, à peine modifiée, par exemple:

« Hillary Clinton est assez ignorante, mais elle sait faire voter les femmes noires revanchardes pour elle. »

 

 

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Ou celle-ci:

« Bill Clinton est un fucking ignorant mais il sait faire voter les femmes blanches solitaires pour lui » (la fascination du cigare, sans doute).

La presse mondiale en aurait fait plus que pour Alep. Sexisme, racisme, les deux mots à la mode auraient déferlé comme un tsunami.

Or là rien d’important. Pas de scandale planétaire. Que Bill Clinton sorte une phrase dénigrante, méprisante même, pour une catégorie de population désignée par son sexe et sa couleur de peau semble anecdotique. Personne ne le pointe du doigt en criant: « Shame on you! » C’est quasi normal.

C’est là un indicateur du degré de trouble idéologique qui sévit aux États-Unis. Huit ans de Clintobamasque ont dénaturé les mots et les attitudes et renversé les valeurs. Les huit années sous Obama ont en réalité profondément divisé la société américaine.

Le Camp du Bien, très moralou étouétou, peut proférer des propos racistes et sexistes sans être inquiété.

 

 

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Bill Clinton représente, je le crains, ce que l’ère démocrate portait implicitement: la haine du blanc en tant que groupe, la haine de l’homme en tant que groupe.

Et cela s’est entendu dans les oreilles de ces hommes blancs. Car même si les Clintobama ont utilisé un double langage et caché leurs véritables pensées, des hommes en colère ont ressenti cette attitude. Ressenti le désespoir d’être méprisés, abandonnés, oubliés.

Ce qui se dit du côté démocrate aujourd’hui est ce qui se pensait secrètement hier. Le clivage apparent généré par la victoire de Donald Trump est en réalité le clivage latent qui prévalait sous Obama.

La face cachée de l’idéologie progressiste est apparue au grand jour, même si cela semble difficile à croire: raciste inverse, sexiste inverse, culpabilisante, et méprisante à l’encontre du peuple blanc et du peuple des hommes – et du peuple des femmes aussi, par leur chosification en tant que troupeau d’opprimées. Et du peuple hispano-black utilisé comme réservoir électoral.

La démocratie a été capturée au profit de communautarismes, eux-mêmes servant des intérêts minoritaires, et comme privatisée, dénaturée. À Pleasantville Bill Clinton a exprimé sans gêne ce qu’il pense du fond du coeur: Fuckin’ white angry men!

Je ne donne pas de chèque en blanc (ni en noir). Je ne sais pas si Donald Trump fera mieux ou autrement. Mais, objectivement, son élection fait tomber des masques. C’est déjà ça.

 

 

 

20:27 Publié dans Philosophie, Politique, Repères | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : clinton, obama, trump, racisme, sexisme, blancs, noirs, femmes, hommes | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

"(la fascination du cigare, sans doute)."

MDR MDRRR

Excellente analyse!

« Le président élu Donald Trump...c’est comment faire voter pour lui les hommes blancs en colère. »

Ben.. Depuis que sa femme n'est plus "blanche comme neige".... Obama a dû déteindre sur lui.

Écrit par : Patoucha | 22 décembre 2016

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