17 décembre 2016

Syrie : la boîte de Pandore est ouverte

De quel droit des États étrangers osent-ils implicitement demander au gouvernement syrien de ne pas récupérer sa ville d’Alep? Au nom de quoi Assad devrait-il se soumettre? Et, en pleine guerre, comment la récupérer sinon par la force – ou un siège tout aussi meurtrier?


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Toutes les interventions occidentales sur ce sujet relèvent, au nom de la protection des civils, d’une ingérence politique et militaire. Comme par le passé quand la France et la Grande-Bretagne décidaient du sort de la région.

La France n’a semble-t-il pas abandonné cette prérogative coloniale. La volonté de renverser Bachar el Assad, dès 2011, puis les initiatives prises par le président François Hollande et son refus de toute démarche diplomatique même parallèle, sont pointés du doigt ouvertement par de plus en plus d’observateurs. Sa politique syrienne est un échec, un drame.

La tension avec la Russie, qui continue aujourd’hui, doit se lire dans cette perspective. Les Droits de l’Homme sont un prétexte moral aujourd’hui inadapté. François-le-Mou fait preuve envers Poutine d’une rigidité et d’une obsession toutes guerrières. La Crimée? Qu’on le veuille ou non il y a eu un référendum.

Ce qui dérange est géopolitique et non moral: l’accès permanent de la Russie à la Méditerranée. Et donc son autorité militaire et politique renforcée sur le Moyen-Orient.

La défense des civils, qui émeut les occidentaux, est certes louable. Pour autant personne ne se dresse pour la défense des civils de Mossoul, qui sont dans le même cas, ni pour ceux du Yémen massacrés par l’allié wahabite saoudien – à coups de bombes à sous-munitions, semble-t-il.

 

 

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Les civils ont toujours été victimes des guerres. Quand celles-ci se déroulaient sur un terrain, deux armées se faisant face, les perdants subissaient les conséquences par des actions d’après-bataille: villes rasées, campagnes incendiées, populations déplacées, administration pressurant les autochtones au profit de l’occupant.

Aujourd’hui les civils sont, souvent, les cibles directes. C’est particulièrement vrai dans cette guerre asymétrique nommée terrorisme. Ce l’est aussi dans une guerre plus conventionnelle comme la guerre de Syrie.

La volonté de protéger les civils d’Alep est en partie destinée à maintenir la pression sur le président Assad. La Russie a fait échec au plan de renversement, unique intention occidentale depuis le début. Alors on diabolise encore plus le président Poutine. Mais a-t-on pris des dispositions pour protéger les civils contre les combattants islamistes qui, depuis 2012, les retenaient prisonniers dans Alep-est? Non.

Une lecture lucide du Moyen-Orient, avec un peu de recul et selon des avis recoupés, montre que la Syrie est la suite du château de cartes commencé au Maghreb. La Tunisie semble s’en sortir mieux que les autres même si les pressions islamistes restent très menaçantes.

La Libye, elle, est profondément enlisée dans l’autophagie des guerres tribales et idéologiques. L’Égypte s’est remise de l’emprise des Frères musulmans (ceux qui ont créé le Hamas et qui terrorisaient les civils d’Alep) par un coup d’État.

 

 

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La Syrie était le dernier rempart avant la destruction de l’Iran et du Liban, au profit d’on ne sait pas vraiment qui: celui qui aura su tirer les marrons du feu le premier.

En Syrie se superposent plusieurs mouvements de tectonique politique. Il y a la guerre du gaz autour du refus syrien de laisser construire le gazoduc Qatari, lequel devait faire prendre aux pétromonarchies une position dominante sur l’approvisionnement de l’Europe tout en affaiblissant la Russie.

Il y a le déroulement géopolitique mondial, qui voit peu à peu le pôle eurasien prendre son essor (Russie-Chine-Inde-Indonésie). Il y a une prise à revers de l’Afrique depuis le nord-est. Il y a aussi les places à prendre pour des groupes de pressions divers et des puissances régionales. La guerre de religion entre chiites et sunnites n’est plus qu’un prétexte pour alimenter les combats et masquer les appétits.

Depuis des années des observateurs craignent et avertissent sur le danger d’une Syrie déstabilisée et démantelée. Camille Otrakji est l’un d’eux. « Blogueur syrien basé à Montréal au Québec, Camille Otrakji est depuis plusieurs années un analyste très en vue sur la toile anglo-saxonne pour tout ce qui concerne son pays d’origine. »

Dès 2011 il proposait une analyse dont la pertinence est aujourd’hui confirmée. Entre autres dans une interview dont je publie quelques extraits.

 

 

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« Le régime syrien, et seulement le régime syrien, sait comment fonctionnent le Levant et la Mésopotamie. Essayez seulement de laisser les Saoudiens décider à sa place et vous finirez par enchaîner les désastres. Vous vous rappelez du plan génial de Saoud al-Fayçal qui voulait envoyer une armée arabe combattre le Hezbollah au Liban ?

Les alaouites et, à un moindre degré, les autres minorités syriennes n’accepteront jamais que le système en place soit balayé en 24 heures, et sans que soient diligentées des réformes qui garantissent la sécurité et les droits des minorités. Vous devez comprendre que la plupart des alaouites considèrent la Syrie à peu près comme les Juifs voient Israël, les Kurdes le Kurdistan, les maronites le Liban, etc. C’est le seul pays au monde où ils peuvent dicter leurs volontés et n’ont pas à redouter d’être réprimés en tant que minorité. Ils ne vont pas accepter que cet état de choses disparaisse d’un jour à l’autre. Si la démocratie doit s’implanter en Syrie, cela doit se mettre en place graduellement et dans une région qui ne bout pas de colères sectaires. La plupart des Syriens le comprennent. Mais beaucoup d’autres, bizarrement, ne le comprennent pas. »

Et de manière plus détaillée:

« L’Égypte n’a pas la structure ethnique et religieuse complexe de la Syrie. Nous, nous avons des sunnites, des alaouites, des chrétiens, des druzes, des Kurdes, des Arméniens, et divers autres groupes ethniques ou religieux. »

 

 

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« Nous connaissons le tribalisme. Nous avons des liens historiques complexes et des frontières avec le Liban et l’Irak, deux des pays les plus fragiles de la région. Nous sommes en guerre avec Israël, et nous sommes un maillon essentiel de l’axe Iran-Hezbollah-Hamas qui nous met en opposition avec l’Arabie Saoudite et d’autres États arabes. Tous les Syriens sont conscients de la vulnérabilité de leur pays, et c’est pourquoi la grande majorité d’entre eux sont sincèrement partisans de l’actuel régime – ou pas opposés – même s’ils attendent impatiemment de nouvelles réformes. Les Syriens répugnent à l’aventure ; ils ne veulent pas courir les risques qu’a courus l’Égypte, parce que l’Égypte est beaucoup moins exposée à la dislocation interne : elle est à 90% sunnite, 100% arabe, ne compte ni tribus ni problème kurde, dispose d’immenses déserts la séparant de ses voisins, et a en outre choisi de signer un traité de paix avec Israël. »

Au nom d’une vision très auto-centrée des Droits de l’Homme, l’occident enfourche depuis des années le cheval de la morale, sans tenir compte des populations elles-mêmes ni des risques d’embrasement généralisé ou de guerres incessantes dans le Moyen-Orient pour le siècle à venir. La morale invoquée officiellement est ici en contradiction insurmontable avec la réalité et le libre choix des peuples, en plus d’occulter les intentions profondes des blocs politiques et militaires.

 

 

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Le libre choix des peuples semble pourtant montrer une autre Syrie que celle décrite par les bonimenteurs. Comme exemple je mentionne ici à nouveau le reportage proposé hier sur le blog de Sylvie Neidinger sur les femmes de Damas: « Syriennes ». L’auteur fera sans doute serrer les narines aux culs pincés: Julien Rochedy est l’ancien directeur des Jeunesses du Front National.

Pourtant, par simple curiosité sinon intérêt ou adhésion, il faut le regarder (ci-après). Malgré les limites techniques qui ont été les siennes, et fort de sa conviction de la nécessaire stabilité syrienne, il interroge des femmes de Damas. Croyantes ou non, étudiantes, travailleuses, artistes, politiciennes, toutes montrent le haut degré de liberté dont elles jouissent sous Bachar. Elles s’habillent comme elles veulent, sortent en foulard ou bras nus sur des terrasses en compagnie de garçons, choisissent leur métier et leur avenir. On se dirait en Europe (image 1). Si donc vous avez quelques réserves à la seule évocation du nom du Front National, oubliez celles-ci pendant 18 minutes.

Une autre version plus longue commence par 13 minutes d’interview de Julien Rochedy. Eh bien si tous les cadres du FN ont cette même intelligence, on le verra bientôt au pouvoir à la place d’un socialisme décadent et intellectuellement épuisé.

 

 

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Tout cela concourt à une évidence: il ne fallait pas toucher à la Syrie. On a ouvert une boîte de Pandore. Le mal est fait. Les 465 civils morts à Alep ne doivent pas aveugler sur le pire toujours possible: l’effondrement de toute une région, du Maghreb à la Chine. Qui, il y a dix ans, aurait pu penser au drame actuel?

Il est plutôt heureux que la Russie aide le régime à se renforcer. Non pas que l’on ait affaire à des enfants de choeur – pas plus qu’aux États-Unis ou ailleurs. Mais parce que si l’on ne parvient pas à refermer cette boîte de Pandore, ce que l’on voit aujourd’hui continuera, s’étendra, pour atteindre, directement ou indirectement, d’autres régions: Afrique, Asie centrale.

Continuer à démanteler la Syrie c’est, peut-être, préparer objectivement une troisième guerre mondiale. Et sans aller jusque là, vouloir encore renverser Bachar el Assad c’est être complice et préparer la place à Daech et aux autres, soit à l’islamo-fascisme qui se déploie depuis des années.

 

 

Ces réflexions m’entraînent loin de mon monde idéal, plus amical et poétique. Je ne sais d’ailleurs pas si j’ai raison. Je ne suis pas extra-lucide et le fait de partager cette analyse avec d’autres ne la valide pas automatiquement. Le doute fait partie de ma pensée, il offre parfois une chance ou un espoir imprévus.

Et je recommande, plus positivement, de peindre quelques touches du monde rêvé là où c’est possible: dans un périmètre de quelques centaines de mètres autour de soi. C’est déjà ça de gagné.

 

 

 

 

 

Commentaires

@HommeLibre,
Je salue votre initiative d avoir transmis et diffusé ces 2 vidéos sur les Femmes Syriennes, publiées comme vous le citez, par Mme Sylvie Neidinger sur son blog.

Je me permets aussi de mettre un lien d une soirée extra-ordinaire à Londres qui a lieu ce printemps par une Orchestre de Musiciens, tous Syriens ainsi que les chanteurs, Femmes et Hommes en back ground des musiciens. Ils ont été invités par Damon avec une jeune et belle chanteuse syrienne,Faya Younane.

Les autres chanteurs Tunisiens (rap tunisien magnifique), africains, Anglais dont Damon qui sont superbes aussi.

Je vous suggère les minutes 1h32 à 1h 47, minutes sublimes, quand les spectateurs étaient tous debout entrain de danser...

https://www.youtube.com/watch?v=aH_FP67cLP0&t=6264s

Écrit par : Charles 05 | 17 décembre 2016

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@ Charles 05:
Merci pour ce lien. J'ai regardé quelques instants, cela va me plaire!
C'est une bonne durée je prendrai le temps de regarder plus tard.

Écrit par : hommelibre | 17 décembre 2016

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Cher hommelibre,

- « Ce qui dérange est géopolitique et non moral »

Hmmmm.

C'est étrange.

Ma boussole de personnalité détecte dans ce billet des distortions inhabituelles dans les schémas stylistiques et sémantiques habituels de votre blog.

Un petit épisode de doutes ... ou d'angoisses ?

Écrit par : Chuck Jones | 17 décembre 2016

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@HommeLibre

Excellente synthèse.

Merci, vous m'avez épargné du boulot. Je travaillais sur une chronologie de l'histoire de la Syrie moderne, depuis les tentatives d'indépendance de la fin du XIXe à Hafez el-Assad. Et puis j'ai vu que ça existait aussi sur wiki, ici:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Syrie

Donc voilà. Pour ceux qui voudraient comprendre le pourquoi du comment des Assad, c'est bien expliqué. YAKA LIRE... jusqu'au bas de la page.

Écrit par : petard | 18 décembre 2016

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Pétard,

Le rappel historique montre la complexité de l’évolution historique du pays.

Sur Bachar el Assad lui-même et la situation depuis 2011, ce lien est peu documenté mais un autre, aussi de Wiki, est plus complet:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bachar_el-Assad

Le mode de pouvoir est mieux détaillé. Un pouvoir assez classique pour un pays arabe, et qui porte encore les traces du tribalisme: famille dominante qui gouverne, captation d’une partie des richesse par cette famille, opposition mise sous le boisseau. On ne comprend pas en Europe ce mode de fonctionnement qui nous apparaît essentiellement autocratique. Or, pas seulement.

À titre de comparaison j’ai vu en partie comment fonctionne une chefferie africaine. Le chief reçoit par exemple des cadeaux, il peut sembler tout prendre pour lui, mais il redistribue autrement pour la communauté. Ce n’est pas l’État qui perçoit et redistribue, c’est une personne. Pour cela cette personne doit accumuler de gros moyens. Pour nous ce concept n’est plus acceptable mais même en Europe au Moyen-Âge ce fut le cas, avant la Renaissance. Jacques Heers, médiéviste très documenté, dit notamment:

« Les solidarités s'exercent librement au travers des clans familiaux, des voisinages, des sociétés de métiers ou des fraternités charitables. Quand de petites gens sont dans le besoin ou manquent de quelque chose, les plus nantis leur prêtent objets et monnaies sans intérêt, c'est-à-dire sans usure, gratis et amore. Ce qui va à l'encontre des idées reçues sur cette époque qualifiée un peu vite aujourd'hui, par ignorance, d’obscurantiste. »

www.francisrichard.net/article-la-naissance-du-capitalisme-au-moyen-age-de-jacques-heers-105333706.html

Toutefois l’article de Wiki reste moins détaillé que l’historique fait par Camille Otrakji dans l’interview que je mentionne et dont j’ai cité les deux extraits du billet. C’est un peu long mais beaucoup plus documenté sur la chronologie des événements du printemps 2011, sur les causes initiale des manifestations, sur la très rapide politisation du mouvement par des personnes armées (il y avait eu des morts tués par balles côté police ou pompiers) et sur le fait que rapidement la sécession armée a noyé le mouvement civil.

Écrit par : hommelibre | 18 décembre 2016

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De plus, affirmant que l'OSDH est la seule source d'informations sur la Syrie, et reprenant ces dites infos, le texte de Wiki doit être pris avec prudence.

Écrit par : hommelibre | 18 décembre 2016

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Cher @HommeLibre, merci pour ce que vous dites sur l OSDH.

L OSDH, mais au fait c est quoi ce truc qui est quasiment une des principales sources d info sur la Syrie? C est une officine basée en Angleterre et gérée par un seul gars (peut être aussi par son épouse aussi et/ou ses enfants) qui se trouve, sur les photos, comme pendu à son téléphone avec "les syriens là bas" dans un magasin de vêtements et/ou de Kebab.

En plus, toutes les Agences de Presse corrompues c à d l Associated Press AP, Reuters et l AFP(ute) transmettent ses évaluations. Et afin que la boucle soit bouclée, cet OSDH reprend ce que l AFP, AS et Reuters ont annoncé (d après l OSDH bien entendu) pour se donner mutuellement du Crédit et de l épaisseur à l "info".

Quand on sait que ce gars seul et son OSDH ne sont pas une référence ni déontologique ni morale, pourquoi nous bourre-t-on le crâne avec ses intoxications mensongères et quasiment comme la seule référence de ce qui se passe en Syrie et surtout ces derniers temps à Alep-Est? Enfin, tout le monde sait que ce gars de l OSDH et ses info ne sont que ce que la MI 6 (services secrets extérieurs britanniques) lui disent de dire. quand on sait que d après tout Service Secret qui parle ou qui murmure, surtout celui de sa majesté LA Queen, il y aurait forcément plus de louche que du vrai!

Ce n est pas pour rien qu on a besoin de la Ré-Information et que les gens réfléchissent un peu sur le contenu des "piqûres" qu on leur donne!

Écrit par : Charles 05 | 18 décembre 2016

Chuck,

Je ne vois pas.
Tout au plus ai-je utilisé quelques formulations plus neutres qui me paraissent convenir ici.
Doute? Comme je l'écris vers la fin de mon billet.
Angoisses? Pas spécialement, sinon que ce constat et ce qui en découle, juste ou non, n'est pas le plus réjouissant qu'il soit possible d'envisager.

Écrit par : hommelibre | 18 décembre 2016

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Le blogueur cité ci-dessus a une vision assez fausse de l'Egypte :
"l’Égypte est beaucoup moins exposée à la dislocation interne : elle est à 90% sunnite, 100% arabe".
100% arabe ? Les Arabes ont envahi l’Égypte comme tout le reste jusqu'aux Pyrénées au VIIème siècle suite à l'avènement de cette idéologie de guerre et de conquête nommée "islam". Avant, il y avait précisément les... Égyptiens, dont la civilisation est relativement connue en Occident...
Une autre forme du mot "Égyptien", c'est "copte"...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Coptes

Pour le reste, du même avis que petard...

Écrit par : Géo | 18 décembre 2016

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@Géo,

D accord avec vous à 100% sur le point "Egypte" et "Copte".
Je me permets d ajouter ceci (navré si c est un peu scolaire :) )
Les arabes dont les Egyptiens utilisent le terme "Missr" pour nommer ce pays dit par nous l Egypte. L origine de cette nomination utilisée exclusivement à l extérieur de Missr vient soit du fait que dans le passé, les européens (chrétiens) qui visitaient ce pays entre autres les lieux de culte chrétiens des "Goptes" disaient qu ils étaient chez les "Goptes" et de cela le terme Egypte en français et Egypt en anglais se sont répandus. (Il y a une autre explication aussi plausible pour Missr venant d un nom d un ancien dieu grecque "Egyptus".)

Bien à vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 18 décembre 2016

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Géo,

Il est trop rapide sur l'histoire de l'Égypte, oui. Par contre le "printemps égyptien" a montré qu'en effet ce pays n'est pas aussi "dislocable" que la Syrie.

Dans l'interview il revient sur les débuts des manifestations. Celle de la mosquée des Omeyyades est en effet une petite manifestation, d'ailleurs le 20 minutes de l'époque en parle de la même manière, et relève quand-même qu'une contre-manifestation pro-Assad a rapidement eu lieu:

www.20minutes.fr/monde/689792-20110318-monde-syrie-police-disperse-manifestation-devant-mosquee-ommeyades

Il n'est complaisant ni avec le pouvoir dont la répression a été brutale, ni avec les manifestants probablement très vite infiltrés par des hommes armés qui ont détourné l'objectif initial de la contestation (légitime contestation en regard de notre idée de la démocratie) et sa radicalisation armée très rapide. Armée par qui, d'ailleurs? Qui, avant la France et les États-Unis, avait commencé à armer certains groupes – dont ceux qui ont pris Alep-est? Il y a du monde comme candidats pour y répondre.

Écrit par : hommelibre | 18 décembre 2016

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«On ne comprend pas en Europe ce mode de fonctionnement qui nous apparaît essentiellement autocratique.»

C'est ça le problème ici. Nos niais n'ont que le mot démocratie à la bouche. Ils n'ont pas assez de bagage historique pour comprendre que la démocratie est quelque chose qui se construit lentement, dans la douleur et qu'en finalité ça se mérite. Ça ne tombe pas du ciel, surtout dans un monde où la majorité des gens sont illettrés ou analphabètes.

Écrit par : petard | 18 décembre 2016

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«le texte de Wiki doit être pris avec prudence»

Evidemment, wiki n'est pas parfait, loin de là. Mais c'est déjà plus éclairant que la presse française. C'est pas difficile.

Disons que wiki c'est selon "protocoles et méthodologie scientifiques pour les nuls"

Écrit par : petard | 18 décembre 2016

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Assez bon reportage ce soir sur la télé suisse (Mise au point). En tout cas très loin des mensonges et des délires de la propagande française...

Écrit par : Géo | 18 décembre 2016

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Le lien vers le replay de Mise au Point sur Alep:

http://www.rts.ch/emissions/mise-au-point/

Écrit par : hommelibre | 18 décembre 2016

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Il y a un point très important à souligner dans ce reportage. Il mentionne que les bus pour évacuer les civils vers les zones rebelles sont placées sous l'égide du CICR. Qui partage avec la RTS le fait d'être une organisation ayant son siège à Genève. Pas un instant le reporter ou l'animatrice n'indique qu'en conséquence,
IL Y A DES OBSERVATEURS ETRANGERS ET QUALIFIES sur place. Que les Français ne le mentionnent pas, c'est normal, complexe de supériorité oblige...
Mais que la télé suisse passe à côté de ce léger détail qui fait l'objet d'une résolution des NU aujourd'hui, cela démontre que le CICR, à cause du manque d'envergure de ses dirigeants, a beaucoup perdu de l'importance qu'il avait autrefois. Même à Genève, ce qui est un comble !

Écrit par : Géo | 19 décembre 2016

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En ce qui concerne la situation en Syrie, je ne peux que professer mon incapacité à la comprendre. D'autant plus, qu'il y a une sorte d'évolution protéiforme non seulement de la situation elle-même, mais de la façon d'en rendre compte.

Ce qui devrait nous rendre très modestes, c'est la consultation de documents datant du début de la contestation en Syrie et du début de la confrontation armée, donc de la période 2011-2012.
On nous rapportait, qu'à Deraa, la contestation aurait commencé par des slogans tagués par des collégiens. Une sorte de contamination par la dynamique des "printemps arabes".
Il y aurait eu des manifestions, puis une répression sanglante.
Et ensuite, l'engrenage que nous avons essayé de comprendre au fur et à mesure.
C'est cela, l'effet "boîte de Pandore".
A quel moment les choses ont-elles déraillé, à quel moment est-ce que quelque chose de l'ordre d'une volonté populaire de changement, volonté honnête d'une évolution vers davantage d'ouverture politique, a été kidnappé et dévoyé ?
Car je ne peux pas croire qu'en Syrie, les personnes qui ont manifesté en faveur d'une évolution du système soient tous des suppôts de l'Oncle Sam.
Au fil des ans, nous avons pu constater que les Syriens sont des gens éduqués, qui peuvent non seulement communiquer avec l'étranger, mais voyager, se former ailleurs, s'expatrier et revenir dans leur pays et qu'ils n'ont pas besoin d'être manipulés, pour avoir une idée d'autre systèmes possibles, d'une évolution d'un système verrouillé.
Il y aurait pour des semaines de lecture et il faudrait non seulement du temps, une bonne connaissance de l'arabe et de l'histoire de cette région, mais également une capacité d'analyse et de synthèse exceptionnels.
Nous sommes souvent réduits à nous tourner vers des "experts" ou des reporters de terrain.
En l'état, j'aurais tendance à dire, que la Syrie n'était prête à aucune sorte de contestation ou manifestation. Les habitants de Deraa avaient mal évalué la capacité de leur propre pays à supporter le désordre.
Si en Tunisie, la mort d'un vendeur de légumes a pu provoquer les secousses que l'on connaît et des évolutions, dont on ne sait pas encore, si elles sont réellement favorables, est-ce que cela signifiait que les tags de collégiens allaient amener un changement positif en Syrie ?
On doit bien constater que non !
Chaque cas est différent, chaque aspiration populaire à un changement est soumise à d'autres contraintes.
Alors comment est-ce que nous, derrière nos écrans et dans notre pays à mille lieues de la Syrie, pourrions réellement saisir les enjeux ?
Nous pouvons lire et visionner des documents à l'infini, ce ne sont que des reflets dans une sorte de kaléidoscope.
A moins de simplement prendre parti pour une optique.
On peut se dire, que rien ne doit changer dans des pays non-occidentaux, que le changement est mauvais en lui-même. Et même que chez nous, la seule révolution qui semble désormais possible ce serait la "révolution conservatrice".
A ce stade, je pense que tout a simplement été trop vite partout : mondialisation, internet et communication pléthorique, valorisation de l'individu, "progrès" de toutes sortes.
Nous ne sommes pas capables d'assimiler tant de modifications simultanées.
De plus, nous recevons des informations contradictoires et tellement nombreuses, qu'il devient impossible d'y voir clair. Et nous savons pertinemment que certaines sont simplement fausses. Mais lesquelles ?
Selon quels critères, quelles convictions et quelles sympathies allons nous trier ?
Donald Trump a dit quelque chose d'intéressant, au sujet des hackers, qui auraient essayé déstabiliser la campagne présidentielle des États-Unis : Et si c'était quelqu'un qui fait ça depuis son lit ?
On en est là ! On sait déjà, qu'un jeune Roumain a répandu des fausses rumeurs sur H. Clinton, juste pour s'amuser.
Dans un tel paysage, je m'abstiens d'avoir des convictions.

Écrit par : Calendula | 19 décembre 2016

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Calendula@ Puisque vous remontez aux sources, n'oubliez pas le plus important : la population syrienne est composée à 85% de sunnites et de 15% d'alaouites, une forme du chiisme. Les Assad sont alaouites et ils savent que s'ils perdent le pouvoir, eux et tous les autres alaouites seront au mieux chassés, au pire massacrés. Mieux vaut ne pas oublier cette simple vérité avant d'ergoter sur la question syrienne.
Question : les chacals des médias français applaudiraient-ils au génocide des alaouites ? Connaissant les Français et leur goût pour la Terreur et la guillotine, je pense que oui.

Écrit par : Géo | 19 décembre 2016

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«Dans un tel paysage, je m'abstiens d'avoir des convictions»

C’est très sage. Dans ce contexte, même si vous prenez le 50/50 comme dans les jeux télévisés, c’est très inquiétant pour les agissements des Occidentaux. Parce que fifti/fifti, c’est 200000 morts (quand-même), pour la coalition emmenée par les Etats-Unis.

«nous recevons des informations contradictoires et tellement nombreuses, qu'il devient impossible d'y voir clair. Et nous savons pertinemment que certaines sont simplement fausses. Mais lesquelles ?»

On a passablement parlé de la propagande de guerre. On est en plein dedans.

Ce qui est inadmissible, étrange, déroutant, c’est que la quasi totalité de la presse occidentale (publique et privée), suit le même fil rouge.
Par ailleurs, on sait que le public fait facilement la confusion entre ce qui est de l’ordre du commentaire et de l’information.

Il reviendrait aux EXPERTS de l’info de proposer des pistes tangibles permettant de différencier le bon grain de l’ivraie. Mais quand on commence un sujet par «le boucher de Damas….», le «Tsar Poutine…», c’est mal parti.

Dans les articles ou les commentaires hostiles au régime de Damas, lorsqu’on creuse un peu pour en trouver les grandes raisons, on en revient à cette totalité des morts que l’on attribue à Assad, mais sutrout à cette histoire d’armes chimiques qui auraient été utilisées par le régime syrien.

Sur ce point précis, rien n’a strictement été prouvé. Admettons que j’aie tout faux, et que des preuves existent, on aimerait bien les voir.

Je pense que cela sort du même «moule» que l’affaire des couveuses au Koweït, qui alléguait d'atrocités commises par Sddam Hussain contre des nouveau-nés koweïtiens, ou les «vrai-faux charniers» de Timișoara, ou plus près de nous, les fioles de pipi de chat brandies par Colin Powell, comme preuves de l’existence d’armes de destruction massives en Irak.

Écrit par : petard | 19 décembre 2016

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@petard,

Votre dernier paragraphe prouve que ce qui a été massivement tué, c'est la crédibilité de beaucoup de politiciens occidentaux. Et cela par un effet -boomerang, dont il est difficile de se remettre.
Quand bien même quelque initiative ou fait rapporté soit effectivement juste ou honnête, on s'en méfiera désormais.
Les politiciens impliqués dans les démarches de mystification ( type Timisoara, armes de destruction massive etc ) ont crée une ambiance de cynisme difficile à neutraliser.
C'est exactement pour ça, que je n'ai pas de convictions quant aux vraies responsabilités.
On a souvent besoin de plusieurs mois, voire années, pour pouvoir se faire une idée un peu consistante des événements.
Les images peuvent être manipulées, on peut recycler de vieilles séquences, créer des illusions convaincantes. Il faut du temps, pour décrypter et recouper les sources. Entretemps, les enthousiastes de tel ou tel bord sont déjà occupés à d'autres tâches et les démentis passent à la trappe.
Ça donne envie de fermer tous les écrans et de cultiver son jardin, selon la conclusion faussement candide de Voltaire.

Écrit par : Calendula | 19 décembre 2016

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"Il reviendrait aux EXPERTS de l’info de proposer des pistes tangibles "
Il n'y a pas d'expert neutre. Il suffit de suivre "C dans l'air" pour s'en apercevoir très rapidement. En l'occurrence, dans cette émission, la majorité des experts sont des militaires qui se préparent à l'affrontement avec la Russie (Pierre Servent, comme meilleur exemple). Et Nicolas Hénin peut balancer sa version du premier entretien Poutine - Sarkozy sans que personne ne réagisse : Poutine terrorisant le petit Sarko devant témoins. Cette version a été démentie par une personne ayant réellement assisté à cet entretien.
Cela dit, je n'aime pas trop cette attitude de résignation devant la complexité d'une situation, alors qu'elle n'est complexe que parce qu'on se refuse à voir ou entendre les raisons premières...
1. Le fait que les alaouites ne sont que le 15% de la population et qu'ils n'ont aucune envie d'être massacrés, ce qui est relativement humain...
2. Que les Russes disposent d'une base à Tartous qu'ils n'ont pas envie de céder aux Américains cachés derrière l'appellation "OTAN".
3. Qu'il y a derrière cet affrontement en Syrie un affrontement plus grand entre Chiites et sunnites, entre deux puissances régionales, le KSA et l'Iran.

Écrit par : Géo | 19 décembre 2016

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Calendula,

L'ambiance créée n'a malheureusement pas été améliorée par un Hollande qui était supposé être honnête, alors qu'on voit que son obsession est de renverser Assad, ni par Obama, père la morale qui a armé les combattants islamistes qui tenaient Alep-est.

Je comprends votre résistance à tirer une conclusion ou à simplement esquisser un avis. Tout est si noyé de contradictions. Il faut dire que la manipulation de guerre a rarement été aussi visible, grâce à internet entre autres. Alors oui il faut trier beaucoup, beaucoup. Je vois défiler des tonnes de choses sur FB par exemple, mais j'en laisse 9 sur 10.

Par contre je pense que ce qui se passe en Syrie me demandera tôt ou tard de déterminer mon camp (hélas, je n'aime pas devoir prendre un camp contre un autre, mais c'est ainsi). Par exemple lors de votations sur la question migratoire, ou dans la question du souverainisme ou non, entre autre, et dans plein d'autres choses. Par exemple je pense maintenant qu'une défense européenne unifiée serait meilleure que l'Otan. Mais c'est une autre histoire.

Par exemple je vois défiler des pétition en ligne avec des langages d'imprécations-justiciers, sur "sauver les enfants d'Alep", ou "Donner de l'argent aux casques blancs ces héros". Avec ce que je lis et creuse depuis quelques temps je sais que je ne donnerai RIEN pour les casques blancs!

L'intéressant dans cette période est le doute généralisé plutôt que le suivisme trop confiant. On devrait pouvoir faire confiance à nos élus, mais ça ne marche plus vraiment et il faut de plus en plus faire sa propre opinion. je trouve cela plutôt positif même si c'est un exercice difficile. Peut-être cette décomposition des loyautés sonne-t-elle un peu plus la fin des grandes idéologies? Une idée, comme ça, rapidement.

Écrit par : hommelibre | 19 décembre 2016

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«Les politiciens impliqués dans les démarches de mystification ( type Timisoara, armes de destruction massive etc ) ont crée une ambiance de cynisme difficile à neutraliser.»

Je pense que ce climat de suspicion est soigneusement entretenu pour conditionner le(s) peuples à se rallier aux Pouvoirs qui les représentent. C’est le but de la désinformation.

Maintenant, il apparaît clairement que le/les Pouvoirs (dans chacun des camps opposés), se tiennent parfaitement au courant des tenants et aboutissants.

Les Américains et les Russes savent très bien ce qui est de la responsabilité de l’un ou de l’autre. Par exemple, sur l’utilisation des armes chimiques en Syrie, il semble que des contre-preuves avancées par les Syriens et les Russes sont à l’origine de l’abrupt abandon d’une intervention militaire américaine contre Bachar el Assad.

Et c’est de même, dans la crise ukrainienne, où les Russes disposent de preuves irréfutables qu’il y a bien eu coup d’Etat fomenté par les Américains. L’«annexion» de la Crimée, n’étant que la conséquence de ce coup de force.

Écrit par : petard | 19 décembre 2016

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@ Pétard:

Trop d'articles commencent en effet par un mot qui exprime clairement l'orientation de l'article. Ceux que vous citez sont extrêmes, d'autres sont plus discrets mais ont le même résultat soit d'emporter le lecteur non averti dans une vision particulière, soit de décrédibiliser immédiatement la suite de l'article.

Ce qui est possible sur des blogs, puisque nous n'avons pas la prétention ni la compétence d'être journalistes, ne devrait pas l'être sur des médias supposés informatifs. Aujourd'hui tout quotidien que l'on pensait un peu exigeant et rigoureux (Le Temps, Le Monde, enfin il y a longtemps...) est devenu un simple canard d'opinion ne se fatiguant même plus à proposer des thèses contradictoires.

Le nombre de choses non creusées est effarant. Les armes chimiques de Bachar: j'attends toujours aussi des preuves.

Sur cette question Obama a peut-être été plus clairvoyant.

Écrit par : hommelibre | 19 décembre 2016

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@géo
«parce qu'on se refuse à voir ou entendre les raisons premières...»

Bien sûr, les trois raisons que tu évoques sont essentielles. Elles sont la base du "sujet".

Mais comment faire pour que la presse, les journalistes et les "experts" en parlent objectivement ?

Faudrait les capturer, leur mettre des électrodes dans le "...", pour les faire parler ?

Écrit par : petard | 19 décembre 2016

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D'accord avec vous Pétard sur le fait que les Pouvoirs savent de quoi il retourne. Il est difficile de ne pas le penser avec les moyens dont ils disposent. Cela ne suffit cependant pas à faire vérité, mais la retenue des uns ou des autres sur un sujet fait souvent preuve implicite.

D'accord aussi avecGéo que les grandes lignes sont lisibles.

En fait en Europe nous vivons la fin de grandes illusions, dont celle de "la fin de l'Histoire". Non l'Histoire n'est pas finie, elle continue de plus belle.

Écrit par : hommelibre | 19 décembre 2016

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Le "sentimentalisme humanitaire" et notions collatérales associées est en train de se décomposer sous nos yeux.

Écrit par : hommelibre | 19 décembre 2016

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Pour la «récré» voici deux vidéos où Vladimir Poutine présente sa vérité.

À voir absolument !

Sur Donalp Trump…
https://www.youtube.com/watch?v=4xWt4o1MnO8

Sur l’Ukraine et la «nouvelle guerre froide»
https://www.youtube.com/watch?v=KWB0yiSwgpw

Écrit par : petard | 19 décembre 2016

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Mikhail Gorbatchev, sur l’OTAN et les sanctions contre la Russie.

À partir de 3 minutes :

https://www.youtube.com/watch?v=MWwfzgEPWdc

Écrit par : petard | 19 décembre 2016

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Fourberie américaine qui ne date pas d’ajourdhui…

Intéressant aussi de revenir en 1995 sur l’accord de façade Clinton-Eltsine sur la Bosnie.

À l’époque ils en riaient, le climat était détendu malgré le coup tordu.
La presse (Libération), présentait les choses encore plus ou moins objectivement.

http://www.liberation.fr/planete/1995/10/24/bosnie-accord-de-facade-clinton-eltsine-ils-n-ont-pas-avance-sur-le-detail-de-la-participation-russe_148316

Écrit par : petard | 19 décembre 2016

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"Fourberie américaine qui ne date pas d’ajourdhui…"
Les gens du CICR ont pu constater qu'un herkules C-130 américain se posait chaque semaine à Sarajevo pour apporter des armes aux islamistes lors de la guerre de Bosnie...
Ils ne vous le diront pas face micro, c'est vrai...mais cela vient d'une copine infirmière. Le petit personnel a la langue trop facile. Une infirmière française en Angola pour le CICR se vantait d'avoir été contactée par le SDECE pour des renseignements contre l'armée angolaise communiste, les FAPLA, ou leurs alliés cubains...

Écrit par : Géo | 19 décembre 2016

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"Les gens du CICR ont pu constater qu'un herkules C-130 américain se posait chaque semaine à Sarajevo pour apporter des armes aux islamistes lors de la guerre de Bosnie..."
C'était évidemment contraire au blocus imposé par la "communauté internationale", cette vieille pute pourrie...

Écrit par : Géo | 19 décembre 2016

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Je réponds aussi ici à DJ, qui répand des âneries sur son blog.

Edifiantes les statistiques qu’il rapporte, lorsqu’on consulte les sources de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC).

http://bunkrapp.com/present/8ccswp/?utm_medium=share

Mais regardons de plus près ces chiffres piqués au hasard sur le web qui concernent SA plus grande et belle démocratie du monde…

Social, chômage, niveau de vie
- 90 millions d’Américains sont actuellement dans la pauvreté ou au bord de la pauvreté.
- 80% des Américains considèrent aujourd’hui que les inégalités sont trop fortes et qu’il faut les réduire.
- plus de 46 millions d’américains font la queue devant les banques alimentaires et parfois dès 6 h 30 le matin.
- Le taux de chômage (non représentatif) des USA est sous les 5%!
Mais, lLes 94,7 millions d’américains sans travail de la «Not in Labor Force» ne sont bien entendu pas pris en compte dans ces statistiques.
- 47 millions d’Américains ont un niveau de revenu inférieur au seuil de pauvreté, soit 14,8% de la population du pays. Parmi eux, 15 millions d’enfants et 5 millions de retraités.

Justice et droits de l’homme
- Un rapport annuel, révèle un record d'erreurs judiciaires aux États-Unis, avec 1 300 condamnés sur vingt-cinq ans, qui ont finalement été innocentés.

- Les erreurs des témoins oculaires sont, quant à elles, responsables de 38 % des verdicts de culpabilité.
- sont probablement innocents mais bien d'autres encore ne seront jamais identifiés ni libérés car leur condamnation a été commuée.
- 4,1% des condamnés à mort aux États-Unis sont probablement innocents mais bien d'autres encore ne seront jamais identifiés ni libérés car leur condamnation a été commuée, conclut une étude par l'Académie des sciences américaine. L'étude démontre que le taux de jugements révisés pour cause d'erreur judiciaire dans les trois Etats où le nombre d'exécutions est le plus élevé, est de 18 % en Virginie, 52 % au Texas et 73 % en Floride.

Santé, démographie
- Aux Etats-Unis, six bébés sur mille meurent dans la première année de leur vie, un chiffre qui place le pays en haut du classement de la mortalité infantile dans les pays développés.
Les nouveaux chiffres publiés par le National Center for Health Statistics confirment une tendance déjà connue. Parmi toutes les nations dites développées, les Etats-Unis sont le pays où les nouveau-nés meurent le plus. Six sur mille (5,96 ‰) décèdent dans la première année de leur vie.


Sources:
http://www.businessbourse.com/2016/03/29/etats-unis-90-millions-damericains-sont-actuellement-dans-la-pauvrete-ou-au-bord-de-la-pauvrete/

Le dernier rapport du BLS sur l’emploi américain: http://www.bls.gov/news.release/pdf/empsit.pdf

http://www.atlantico.fr/decryptage/etats-unis-pourquoi-pauvrete-ne-baisse-pas-encore-malgre-reprise-nicolas-goetzmann-2338062.html

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Record-d-erreurs-judiciaires-aux-Etats-Unis-2014-02-04-1101418

http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/11661-Mortalite-infantile-les-Etats-Unis-detiennent-le-record

Écrit par : petard | 19 décembre 2016

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" Edifiantes les statistiques qu’il rapporte, lorsqu’on consulte les sources de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC).

http://bunkrapp.com/present/8ccswp/?utm_medium=share "

Les âneries c'est surtout quand on n'arrive pas à faire la différence entre des statistiques qui ne comptent que les homicides volontaires avec des statistiques qui comprennent les crimes violents qui vont du meurtre en passant par les viols et les agressions violentes n’entraînant pas la mort des victimes.

Pour le reste j'ai répondu à Pétard sur mon blog comme sur les taux de mortalité infantile qui ne se mesurent pas de la même manière dans plusieurs pays ce qui relativisent les chiffres américains.

D.J

Écrit par : D.J | 19 décembre 2016

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Ma critique des politiques occidentales en Syrie ne me rendent pas anti-américain, anti-français ou autre.

Cela pour dire que je ne vois pas le lien entre notre débat ici et ces statistiques, qui d'ailleurs comme toutes statistiques demandent à être maniées avec prudence et circonspection.

Écrit par : hommelibre | 19 décembre 2016

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