26 novembre 2016

Bourgeon, Sauvage, 25/11 : permis de tuer

Petit Bourgeon ne deviendra jamais fleur. Elle est trop morte. Sa mère et son beau-père ont été complices dans son massacre. Elle dort pour toujours. Petit ange Fiona ne souffrira plus.


violence domestique,femmes,viol,hommes,bourgeon,sauvage,gaget,justice,sexisme1. Cécile Bourgeon

Qui a frappé? Seul le parâtre, selon la justice. Pourtant la mère a déclaré en audience qu’il n’a jamais frappé. Aveu implicite: c’est elle la coupable. Quoi qu’il en soit elle était présente, chaque fois. Elle a au minimum regardé faire. Et elle l’a enterrée.

Le tribunal vient de condamner le beau-père à 20 ans. Et la mère? À 5 ans. C’est la justice sexiste.

Le quotidien La Voix du Nord publiait en 2012 une étude réalisée par deux chercheurs lillois. Deux ans de recherche, de présence à 1228 comparutions, de comparaison des peines selon le sexe. Conclusion:

« Les décisions prises à l’encontre des femmes tendent clairement vers la clémence. Les femmes bénéficient plus souvent d’une relaxe. Quand elles sont condamnées à de la prison, c’est le plus souvent assorti de sursis, et quand elles écopent d’une peine ferme, le quantum est en moyenne moins élevé que celui des hommes. »

Justice sexiste. Pendant ce temps, petit ange dort. Pour toujours. Adieu, petit ange.

 

 

violence domestique,femmes,viol,hommes,bourgeon,sauvage,gaget,justice,sexisme2. Jacqueline Sauvage

Trois coups de fusil de chasse dans le dos. Pan! Pan! Pan! Mort, le mari. Très mort. Homme violent est-il dit, depuis des années. C’était peut-être un vrai salaud. On ne tue pas pour rien. Mais ni preuve ni dénonciation. Et il est trop mort pour se défendre. Mais ce n’est pas la question. Selon Wikipedia, sur le jour du meurtre:

« Jacqueline Sauvage affirme que son mari l’a menacée, frappée, et qu’il lui a arraché sa chaîne. Cependant, l’expertise médicale atteste d’un coup à la lèvre, sans relever aucune autre trace de violence significative sur le reste de son corps. Elle affirme aussi avoir pris des médicaments pour faire une sieste de cinq heures. Toutefois, l’expertise n’a pas relevé de traces de médicament dans son organisme. »

Le reste est à l’avenant. Jacqueline Sauvage a été condamnée à 10 ans de réclusion pour meurtre avec préméditation. Levée de boucliers féministe. C’était de la légitime défense, disent-elles. Un mouvement s’est formé pour inscrire dans la loi la légitime défense différée. Un permis de tuer, quoi. Graciée partiellement par l’éléphant de mer de l’Elysée, elle voit sa demande de libération anticipée refusée. Nouvelle levée de bouclier féministe. Les borderline Femen la soutiennent. Justice de classe de genre.

 

 

violence domestique,femmes,viol,hommes,bourgeon,sauvage,gaget,justice,sexisme3. Maxime Gaget

Le même jour, collision du calendrier: l’ex-compagne de Maxime Gaget est condamnée en appel à deux ans de prison ferme pour violences aggravées, psychologiques et physiques, contre son compagnon.

Pas de féministes dans la rue pour soutenir Maxime. Pas compris pourquoi…

 

 

4. Hommes out!

Le même jour à Toulouse défilé féministe contre le sexisme. Mot d’ordre: les hommes sont priés de ne pas venir.

– Dis, maman, c’est quoi le sexisme?

 

 

5. 250’000

Ce n’est pas le nombre de millionnaires. Ce serait le nombre de viols en France. Comment le sait-on? Par magie. Pourtant, selon l’ONDRP, organisme officiel qui tient les statistiques du crime: « En 2013, 821 hommes et 12 femmes ont été condamnés pour viol sur des personnes de plus de 15 ans. » Si on rajoute les viols sur mineurs on double à peine le chiffre.

Que valent les chiffres sur le viol et la violence domestique? Il s’agit d’extrapolations. Il existe des enquêtes de victimisation. Sont mesurées toutes les formes possibles de violence domestique. On demande aux gens de répondre en ligne ou par téléphone à un questionnaire. Leurs déclarations sont anonymes et ne peuvent évidemment pas être vérifiées. Donc si une femme s’est fâchée avec son mec le matin, qu’elle lui a dit un gros mot et qu’il a répondu tu m’emmerdes il fait déjà de la violence psychologique. Siffler une femme dans la rue c’est une agression sexuelle. C’est sans limites. Les extrapolations permettent toutes les surenchères. 250’000 cette année. Un million l’an prochain? Je me marre.

violence domestique,femmes,viol,hommes,bourgeon,sauvage,gaget,justice,sexismeQuand la sinistre ministre Marisol Touraine reprenait à son compte le chiffre de l’année d’avant en affirmant: il y a 85’000 viols par an en France, c’est une conne. Elle aurait dû mettre le conditionnel et annoncer la méthodologie qui prévalait. Non, rien. C’est comme ça dans le Camp du Bien.

La violence domestique et le viol sont des business pour les associations féministes. Elle reçoivent des millions de subventions pour payer les salaires de leurs militantes. Cette semaine pour la journée contre la violence faite aux femmes (et pas aux hommes?) le gouvernement socialiste leur alloue 125 millions d’euro. Les élections approchent. 125 millions d’euro pour les femmes – rien pour les hommes. Des hommes qui sont pourtant, selon les études, de 25% à 50% des victimes de cette violence. Peu importe la vérité. Dans le camp du Bien on ne parle pas de vérité.

 

C’est le cloaque borderline féministe.

 

 

Pendant ce temps, tout va très bien du côté des anges. Enfin, presque. Ça vient de sortir:

 

violence domestique,femmes,viol,hommes,bourgeon,sauvage,gaget,justice,sexisme6. Fèces dans le sang

Un petit ange soigné pour une leucémie présentait des infections répétées inexpliquées. Une caméra vidéo a été placée dans sa chambre d’hôpital. Sur les images on voit sa mère injecter à plusieurs reprises une substance dans la perfusion. Après enquête et analyse, on sait: elle lui injectait des fèces. Des fèces? De la matière fécale. Du caca. De la merde, quoi. Directement dans le sang.

Elle a avoué.

– Bon appétit mon chéri! Ta maman qui t’aime.

 

 

Je m’arrête là. Je garde ma dernière ligne pour envoyer une pensée solidaire et silencieuse à toutes les vraies victimes, femmes, hommes et enfants.

 

 

 

 

20:50 Publié dans Féminisme, Politique, société | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : violence domestique, femmes, viol, hommes, bourgeon, sauvage, gaget, justice, sexisme | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Que l'on vote une loi pour qu'à partir du moment où un humain a atteint un certain degré de monstruosité, on peut l'abattre comme un chien et s'en tirer à bon compte, j'approuve pas mais je pourrais le comprendre. A deux condition quand même: d'abord, qu'on raconte pas de conneries à propos de légitime défense et qu'on appelle ça par son nom : exécution sommaire. Ensuite, que ce soit valable quel que soit le sexe de la personne et de ses victimes. Il y a bien quelques femmes, en particulier quelques mères, que ça me gènerait pas trop de voir prendre un coup de chevrotine dans le cul.

Écrit par : cyril | 27 novembre 2016

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Oui, que cela soit clair.
Il est toujours délicat de laisser faire la justice soi-même, mais l'offensé obtient sa réparation.

Ce serait plus clair que le détournement de la notion de légitime défense qui, si cette demande était appliquée, reviendrait au même et ouvrirait la voie à toutes les dérives judiciaires.

Écrit par : hommelibre | 27 novembre 2016

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- « Le tribunal vient de condamner le beau-père à 20 ans. Et la mère? À 5 ans. C’est la justice sexiste. »

Vous croyez ?

Est-ce que par hasard, vous ne confondriez pas ... cette justice là (la "justice sexiste", donc), ... avec LA Justice ... statistique, ... ou LA Justice ... divine, ... toutes deux des Justices très libres, ... parce toutes deux ... des justices du Peuple Souverain ?

Écrit par : Chuck Jones | 27 novembre 2016

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Chuck, l'application de la justice n'est pas que le fruit des textes, elle est aussi dictée par des doctrines, des tendances, et des subjectivités. L'étude que je mentionne parle je crois de LA justice dans la réalité de son application.

Écrit par : hommelibre | 29 novembre 2016

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Cher hommelibre,

- « L'étude que je mentionne parle je crois de LA justice dans la réalité de son application. »

Oui, mais avez vous tenu compte de cette étude publiée par le quotidien "Le Monde" en 2011, ...

... "Une passionnante étude de la direction de l'administration pénitentiaire" ... portant sur ... "7 000 dossiers de détenus libérés entre juin et décembre 2002 ont été comparés cinq ans plus tard" ... et qui dit ...

... "Ce n'est pas une surprise, les hommes, plus délinquants, sont aussi plus récidivistes que les femmes. La probabilité de recondamnation est deux fois plus faible pour les femmes que pour les hommes." ? ...

... et qui explique donc la "clémence" pour récompenser la bonne conduite collective des "femmes", pour montre

Ou peut-être ne parlons nous pas de ... la même justice ?

Ou peut-être ne parlons nous pas du tout de la même chose, lorsque vous et moi pensons, et disons, chacun le mot ... "justice", ... et à quoi ça sert ... pour la société ?

Écrit par : Chuck Jones | 29 novembre 2016

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