15 novembre 2016

Donald Trump : une chance pour la paix et la liberté

Hier le président Obama s’est dit inquiet de l’élection de Donald Trump. Il lui demande de tendre la main aux femmes et aux minorités. Ce faisant n’alimente-t-il pas encore la division de la société américaine?


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Concernant les femmes et les minorités, la courte vidéo ci-dessous démontre une fois de plus l’inanité des accusations lancées contre le nouveau président. L’avis de cette femme afro-américaine envoie un tout autre signal que celui de la peur.

Il a aussi affirmé que les États-Unis doivent rester un phare de l’espérance. Or lui-même n’a été ce phare que lors de son élection, et peut-être lors de son discours du Caire. La suite a cassé le rêve. Prix Nobel de la Paix prématuré, sa politique étrangère ne respire ni l’espoir ni une bienveillance humaniste.

Un politologue français, Alexandre del Valle, en témoigne dans un nouveau livre: Les vrais ennemis de l’occident. Cet auteur, classé à tort d’extrême-droite par l’extrême-gauche française, est spécialisé dans l’étude du terrorisme islamiste et des relations Europe-Turquie. Interviewé par Thierry Ardisson il rappelle d’abord que la guerre froide n’a jamais vraiment cessé.

Dès la fin de la première guerre mondiale un containment a été mis en place destiné à empêcher les russes d’accéder aux mers chaudes. Le régime wahabite est depuis lors un allié dans cette stratégie. L’auteur le décrit pourtant comme totalitaire et impérialiste et l’accuse de vouloir envahir l’Europe. Pour mémoire ce régime, mentor de Daech, pratique la décapitation en pleine rue.

 

 

donald trump,obama,guerre froide,wahabisme,arabie saoudite,paix,ukraine,Le prétexte ukrainien

À la suite de l’effondrement de l’URSS la barrière a été maintenue. Le coup d’État nationaliste en Ukraine contre le régime légitime participait probablement de cette stratégie d’isolement.

La réintégration de la Crimée dans la Fédération de Russie suite au référendum, dans un moment où l’Ukraine était en vacance de pouvoir et d’État de Droit, a aggravé cet isolement.

Les dirigeants occidentaux ont pris ce prétexte pour relancer et perpétuer une guerre froide dont on peut aujourd’hui se demander si elle a jamais vraiment cessé. Il faut se souvenir de la violence et de la vulgarité morale avec laquelle Barak Obama a traité Vladimir Poutine. À côté de cela la chatte de Donald Trump est anecdotique.

Donald Trump justement a livré depuis 2004 une analyse lucide et sans complaisance sur l’intervention militaire en Irak, pointant les erreurs aussi bien de Georges W. Bush que des Clintobama. Ce qui lui vaut une haine féroce dans la classe politique étasunienne.

La seconde vidéo ci-dessous, celle de l’interview par Ardisson, expose la thèse de l’auteur. Le propos d’Alexandre del Valle est soutenu par le juge antiterroriste français Marc Trévidic.

 

 

donald trump,obama,guerre froide,wahabisme,arabie saoudite,paix,ukraine,Changement de doctrine

Hier Donald Trump, le nouveau président élu, annonçait son intention de changer la doctrine de politique extérieure américaine. C’est un bon signe. L’alliance des États-Unis et de l’Europe avec la Fédération de Russie serait naturelle et cohérente.

Elle pourrait être un gage de stabilité mondiale à long terme grâce à l’inversion du containment. Si l’on suit l’auteur c’est l’idéologie wahabite – à dissocier de l’islam – qu’il faut isoler. Il faut aussi l’isoler en Europe par une politique qui empêche son développement dans les mosquées et associations culturelles subventionnées par Ryad. Le rapprochement avec Moscou est d’ailleurs une proposition du candidat François Fillon en France.

Le président Donald Trump a les cartes en main pour changer les choses. Il peut faire reculer le spectre de guerre auquel les démocrates et leurs alliés nous préparaient progressivement en lobotomisant les opinions. Le recentrage sur le pays inverse la doctrine interventionniste qui prévaut depuis une trentaine d’années et dont on constate aujourd’hui les effroyables dégâts en Syrie – entre autres.

Il faut reconnaître un talent aux démocrates d’Obama et de Clinton: celui d’avoir si bien su gauchir la lecture du monde en se faisant passer pour le camp du Bien.

J’aime les États-Unis et je pense du bien de la Russie. J’essaie toutefois d’être plus lucide qu’idéaliste. J’ai appris à ne pas trop attendre des politiciens. Mais dans ce monde en guerre militaire et idéologique j’ose espérer que l’élection de Donald Trump sera une chance pour la paix et la liberté.

Parole d’humaniste.

 

 

 

Une femme afro-américaine le lendemain de l'élection de Donald Trump:

 

Interview d'Alexandre del Valle:

 

 

 

 

17:17 Publié dans Philosophie, Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : donald trump, obama, guerre froide, wahabisme, arabie saoudite, paix, ukraine | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Cher hommelibre,

- « Il faut reconnaître un talent aux démocrates d’Obama et de Clinton: celui d’avoir si bien su gauchir la lecture du monde en se faisant passer pour le camp du Bien. »

Pourtant hier vous avez écrit ...

... "Ce clivage droite-gauche est à mon avis obsolète et ne permet plus d’appréhender la complexité du réel."


Serait-ce là l'annonce d'une migration du clivage "droite-gauche" dans votre nouvelle appréhension 2.0 de la "complexité du réel" ... vers un meilleur clivage "bien-mal", ... bien plus performant car beaucoup plus efficace ?

Écrit par : Chuck Jones | 15 novembre 2016

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Alexandre Del Valle se posait déjà la question en 2013 de savoir s'il ne fallait pas que l'Occident s'allie à la Russie pour rester puissant.

http://www.dreuz.info/2013/08/17/le-seul-espoir-pour-loccident-de-rester-puissant-est-il-de-sallier-avec-la-russie/

Écrit par : G. Vuilliomenet | 15 novembre 2016

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Merci pour ce lien.
Très intéressante analyse, qui pourrait encore être développée sur chaque paragraphe. Un discours qui a du sens.

Écrit par : hommelibre | 15 novembre 2016

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Chuck,

Pas une migration: une superposition non exacte. Le clivage bien/mal peut être endossé par la droite comme par la gauche. On entre dans la complexité, oui, dans un espace mental tridimensionnel.

Écrit par : hommelibre | 15 novembre 2016

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Hommelibre, Dreuz.info donne d'excellentes et vraies infos. Vous pouvez vous fier à ses articles contrairement aux mensonges distillés dans les médias.

Écrit par : Patoucha | 17 novembre 2016

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