04 novembre 2016

Les Clinton, une « Criminal family » ? Tempête au FBI

À son tour l’ex-directeur adjoint de l’agence et ancien chef du bureau de New York, James Kallstrom, dénonce les méthodes du couple Clinton. Dans une interview télévisée (vidéo ci-dessous) il les qualifie de « Criminal family », soit famille du crime. 


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Le mot de mafieux n’est pas explicite mais on le devine entre les lignes. La première procédure concernant les courriels n’a jamais été une véritable enquête parce que, selon lui, le procureur général Loretta Lynch, alliée de la candidate démocrate, l’a empêchée. Il ajoute que la Fondation Clinton est un cloaque. Propos particulièrement graves et accablants venant d’un responsable considéré comme incorruptible.

La bataille actuelle au sein du FBI résulterait d’une révolte d’une partie du staff suite à la clôture de cette première procédure sur les courriels en juillet dernier. C’est ce qu’affirme entre autres le Walls Street Journal, pour lequel Hillary Clinton est un fiasco. 

Une partie du personnel de l’agence fédérale estime que les mensonges et dissimulations de la candidate, son mépris des règles très strictes et précises de l’administration américaine sur l’usage de serveurs sécurisés, et le risque qu’elle a fait courir au pays, méritaient a minima la traduction devant un grand jury, selon la procédure américaine.

Aujourd’hui le directeur Comey, qui a relancé la procédure sur la nouvelle fournée de courriels, est accusé de partialité en faveur de Donald Trump. En juillet on l’accusait à l’inverse de favoriser et protéger la démocrate. 

 

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Ce directeur nommé par Barak Obama est pourtant réputé pour son intégrité et son impartialité. S’il n’avait pas annoncé l’ouverture de ce nouveau volet de l’enquête on l’aurait accusé, après l’élection, d’avoir voulu étouffer l’affaire.

Cette affaire des courriels n’est pas la seule qui plombe la candidature d’Hillary Clinton. Elle est soupçonnée d’avoir monnayé son influence quand elle était Secrétaire d’État. Accusation extrêmement grave. Des courriels diffusés par Wikileaks montrent également qu’elle était informée du financement saoudien à Daesh – informée mais pas plus dérangée que ça.

Les accusations contre Hillary Clinton sont-elle une cabale montée de toutes pièces ou sont-elles fondées? À ce jour tout n’est pas prouvé mais les révélations de Wikileaks (et semble-t-il de sources internes du FBI et non pas de Moscou) n’ont pas été démenties. 

Il n’est pas certain qu’autant d’informations de dernière minute modifient le vote. De plus elles ne font pas de Trump un gentleman classy. Mais elles laissent imaginer une possible corruption à grande échelle au sein de l’administration américaine et dans le clan Clinton. À côté de cela Trump fait presque figure d’enfant de choeur.

Selon une hypothèse assez incroyable, une partie du camp démocrate est à l’oeuvre derrière les attaques contre la candidate. Difficile à prouver. Cependant Bernie Sanders, rival d’Hillary à la primaire démocrate, a posté un étrange tweet le 30 octobre: « Maintenant il est temps pour notre prochain président de rallier le peuple contre Wall Street et les entreprises cupides et de défendre la classe moyenne. » (Image sous la vidéo).

 

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On remarque que Sanders ne fait aucune mention du nom d’Hillary. On peut discuter sur le sens précis de ce message mais ceci est significatif: s’opposer à Wall Street c’est s’opposer à Hillary Clinton, dont les liens avec le monde de la grande finance et de la spéculation figurent en clair dans ses discours de 2012 et 2013. 

La gauche américaine, supposément représentée par la démocrate, est prête à élire la candidate de la haute finance, de la spéculation, de l’amitié avec les saoudiens qui financent Daesh, de l’abandon des frontières – et donc de l’industrie qui se délocalisera au Mexique entre autres avec les conséquences dramatique sur le marché de l’emploi aux États-Unis. On peut la comprendre: régulariser des immigrés illégaux ou en faire venir davantage générera une population économiquement précarisée et qui donc un jour votera démocrate.

Cerise sur le gâteau: Michelle Obama a effacé de ses comptes Tweeter toutes les références à Hillary. Cela sent à ce point  le roussi?

Enfin, Barak Obama surfe sur une vague ethnique. Depuis des mois il enjoint les noirs à voter Hillary. Parce qu’ils sont noirs, bien sûr. Obama contribue donc à diviser la société américaine autour de la question raciale. Il y a deux jours encore il regrettait que le vote noir ne soit « pas aussi solide qu’il doit l’être », enjoignant à nouveau la communauté afro-américaine à voter Clinton. Le camp du Bien convenu – cette escroquerie intellectuelle et sentimentale – représenté par Barak Obama a de bien drôle de manières…

Ce communautarisme au racisme inverse ne semble déranger personne. Et si Trump demandait expressément à la communauté blanche de voter pour lui, que se passerait-il?

 

 

 

 

 

Tweet de Bernie Sanders:

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12:37 Publié dans Philosophie, Politique | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : clinton, obama, trump, come, kallstrom, loretta lynch, corruption, élection américaine, mafia | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Or donc, on ne peut pas affirmer que tout l'establishment politique et les médias in corpore roulent pour Hillary.
C'est rassurant. Cela voudrait dire, que tout le monde n'est pas totalement pourri et que des contre-pouvoirs aux élites en place, ainsi que contre le complexe industrialo-miliaire existent.
Ce n'était pas l'analyse de Donald Trump, il y a quelques semaines.

Écrit par : Calendula | 04 novembre 2016

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"C'est rassurant. Cela voudrait dire, que tout le monde n'est pas totalement pourri..."

Est-ce de l'humour Calendula? Ou alors ai-je mal interprété votre commentaire?

Aux dernières nouvelles, Donald Trump est passé devant Clinton dans le dernier sondage ABC News (où il était 12 points derrière elle) (Flash Dreuz.info)

Trump accusait Clinton d’avoir les questions avant les débats, il avait raison! Donna Brazile, ex-présidente du Comité national démocrate, renvoyée de CNN pour avoir fuité les questions d’un débat présidentiel à Hillary Clinton!

Le tweet de Bernie Sanders aurait-il eu un rapport avec la trahison de Hillary Clinton dénoncée par Wikileaks: "the Hillary campaign discussing an assassination of Bernie…"(Mon commentaire dans le billet précédent)

Vous croyez encore à l'élection de H Clinton?

http://mondaymondaynetwork.com/politics/donald-trump/donald-trump-hillary-not-victim-american-people-victims/#.WByboIXA1FR

Écrit par : Patoucha | 04 novembre 2016

En effet, Calendula.
Les annonces de campagne sont souvent exagérées, et Trump est très visible à ce jeu. Hillary Clinton pas moins cependant, quand elle accuse Moscou d'être à l'origine des fuites que nous pouvons lire dans la presse.

Je n'ai pas encore eu le temps de regarder le lien que vous avez posté ce matin, je le ferai pendant le w-e. Je constate en tous cas que les candidats sont comme des figurines visibles, et que derrière il y a un jeu/enjeu très complexe.

Écrit par : hommelibre | 04 novembre 2016

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Parce que moi je n'y crois pas!
Cet article complète votre billet hommelibre:

Coup de tonnerre : mise en accusation probable d’Hillary Clinton concernant les « indélicatesses » de la fondation Clinton
Publié par Jean-Patrick Grumberg le 3 novembre 2016
(..)
Oubliez (pour l’instant) l’enquête du FBI sur le scandale des emails, c’est celui de la corruption au sein de la fondation Clinton qui semble être assez solide pour envoyer Hillary Clinton directement à la case prison, sans passer par la case présidente.

Hillary Clinton va sans doute être déférée devant la justice. C’est ce que laissent entendre deux sources différentes venant du FBI, citées par Bret Baier.

La première information confirme que le FBI enquête depuis janvier dernier sur la fondation Clinton, soupçonnée de recel de corruption. Hillary Clinton, en janvier, avait qualifié cela de rumeur conspirationniste de la droite— nous venons d’avoir la confirmation que l’enquête existe bien et avance à grands pas sur la corruption qui a enrichi les Clinton de plus de 130 millions de dollars alors qu’ils étaient ruinés lorsque Bill a quitté la Maison-Blanche.

La seconde information nous dit que l’enquête sur la fondation est maintenant passée au statut «haute priorité» au sein du FBI.

Quelle que soit l’issue de l’élection, l’enquête poursuivra son cours, a déclaré l’une des sources, ajoutant que des agents du FBI entendent pousser l’affaire jusqu’à la mise en accusation de Clinton, malgré les pressions qu’ils subissent de la direction du FBI et du Département de la Justice.

Selon Catherine Herridge, correspondante de Fox News à Washington, qui fut la première journaliste à révéler qu’en janvier 2016 le FBI venait de lancer une enquête sur la fondation Clinton, les soupçons de corruption ont été récemment renforcés par des emails publiés par Wikileaks et d’autres emails, peut-être ceux découverts dans l’ordinateur de l’ex d’Huma Abedin Anthony Weiner. Conséquence de quoi, des témoins vont être entendus dans les semaines qui viennent sur des avantages reçus par des gros donateurs de la fondation alors que Clinton était Secrétaire d’Etat.

Catherine Herridge révèle également que selon trois sources qui ont gardé l’anonymat et sont des agents frondeurs du FBI qui veulent voir l’affaire sortir, l’ordinateur de l’avocate personnelle d’Hillary Clinton, Cheryl Mills, que l’on pensait avoir été détruit par le FBI en échange de son immunité dans l’affaire des emails, a été mis à la disposition des enquêteurs de la fondation, et que des documents précis ont été découverts dans l’ordinateur de Weiner.

Des enregistrements secrets d’une personne soupçonnée de fraude avec la fondation Clinton

Des enregistrements secrets d’un suspect, qui évoque la corruption de la fondation Clinton, ont solidifié les soupçons de corruption des enquêteurs.

Les agents pensent avoir obtenu avec ces enregistrements assez de preuves pour poursuivre «agressivement»— c’est le terme employé par la source— l’enquête, laquelle a reçu l’aide involontaire d’un livre de Peter Schweizer, ancien consultant du Président George W. Bush, «Clinton Cash*— ou comment les gouvernements étrangers ont enrichi Bill et Hillary Clinton», qui a été longuement interviewé par le FBI.

Le procureur du Département de la Justice a rejeté les enregistrements comme étant des «rumeurs sans valeur». Les enquêteurs ont refusé de lâcher l’affaire.

L’UBS dans la tourmente

En février 2009, le fisc américain réclamait à l’UBS les noms de 52 000 clients américains soupçonnés d’évasion fiscale.
Hillary Clinton, qui venait d’être nommée Secrétaire d’Etat, fut convoquée en Suisse par le Département des Affaires fédérales, son équivalent.
Le 19 août 2009, Hillary Clinton annonçait que l’UBS ne paierait aucune amende, et produirait uniquement la liste de 4 450 clients d’ici un an.
A partir de là, les dons de l’UBS à la fondation Clinton «sont passés de moins de 60 000 dollars jusqu’en 2008, à un total de 665 000 dollars jusqu’à fin 2014», rapporte le Wall Street Journal. La banque suisse a également accordé à la fondation un prêt de 30 millions de dollars, et a versé 1,5 million de dollars à Bill Clinton pour des « conférences privées ».
C’est peut-être ce dossier— mais il en existe d’autres où Hillary Clinton a arrangé des affaires ou avantagé des personnes qui ont ensuite fait de très très gros chèques à la fondation et à Bill Clinton pour des «conférences»— corroboré par les preuves jusque là manquantes et découvertes grâce à Wikileaks et l’ordinateur de Weiner, qui confortent les agents du FBI que Hillary Clinton va être mise en accusation.

La fronde au sein du FBI

De nombreux agents du FBI sont furieux, scandalisés, par la décision de leur patron James Comey, en juillet 2016, de ne pas recommander de poursuites pénales contre Hillary Clinton et son refus, malgré l’accumulation des preuves, de réclamer que Clinton soit présentée devant un grand jury.

Cette fronde et ce qui a été découvert dans l’ordinateur de l’ex-mari de Huma Abedin expliquent pourquoi Comey a décidé de rouvrir l’enquête contre le scandale des emails, mais au-delà, pourquoi il n’a pas été possible d’arrêter les enquêteurs dans l’enquête sur la fondation, et l’on sait maintenant que la ministre de la Justice américaine Loretta Lynch a tenté de la bloquer.

Dans un article publié tard hier, le Wall Street Journal livre les détails de la bataille qui oppose les agents du FBI rebelles qui veulent faire leur travail et conduire leur enquête, à leur direction qui leur a donné l’ordre de l’arrêter, et qui nourrit la fureur… et alimente les fuites.

Depuis février, rapporte le WSJ, les enquêteurs du FBI et les procureurs fédéraux en charge des affaires de corruption s’affrontent. Au centre de la frustration des premiers, le procureur des Etats-Unis de Brooklyn, Robert Capers, qui a été nommé par… Loretta Lynch (quel panier de crabes), et bloque l’enquête, aidé en cela par des hauts responsables du FBI, au prétexte que les preuves ne sont pas suffisantes, alors que les enquêteurs pensent le contraire.

Et plus les enquêteurs sont frustrés, plus les fuites parviennent aux médias…

Parmi les responsables du FBI accusés de bloquer l’enquête, le numéro 2 Andrew McCabe est en bonne place, sa femme ayant reçu 675 000 dollars d’un proche d’Hillary Clinton (quel panier de crabes bis).

Une autre figure importante de la machine Clinton a tenté de bloquer l’enquête. Fin 2015, le FBI a rencontré Leslie Caldwell à Washington, grande militante des droits des LGBT, engagée à l’extrême gauche contre le «grand capital», et directrice de la division criminelle du Département de la Justice nommée par Obama.

A propos de Leslie Caldwell – qui a tenté de bloquer l’enquête – l’ex-inspecteur général du Département d’Etat Howard Krongard l’avait prédit il y a longtemps. Il avait expliqué que même si le FBI référait Clinton au Département de la Justice pour des poursuites criminelles, «celles-ci ne déboucheraient jamais sur une mise en accusation» car :

«le dossier ne pourrait pas dépasser le barrage de quatre femmes démocrates loyales : la ministre Loretta Lynch, la conseillère principale de la Maison-Blanche Valerie Jarrett, Sally Yates, et l’assistante du procureur général Leslie Caldwell, directrice de la division criminelle».

Il convient en outre de noter que ces femmes ont financièrement contribué à la campagne électorale d’Hillary Clinton (quel panier de crabes ter).

Après cette réunion, rapporte le WSJ, les enquêteurs ont reçu l’ordre de «laisser tomber» leur enquête sur la corruption à la fondation Clinton.

Mais au sein du FBI, les enquêteurs ont considéré qu’ils avaient en main un dossier déjà solide, et ils refusèrent de «laisser tomber», et devinrent de plus en plus frustrés par les résistances des procureurs spécialisés dans les affaires de corruption.

De leur côté, les procureurs refusaient toujours de donner aux enquêteurs les outils dont ils avaient besoin pour poursuivre leur enquête— et devenaient de plus en plus impatients devant ces agents qui refusaient de comprendre qu’il faille fermer le dossier, et paraissaient indifférents aux ordres de leurs supérieurs qui leur demandaient d’agir plus discrètement.

Morale de l’histoire

Les médias sont formidables. La palme revient à Slate cette semaine, qui voit chez Hillary Clinton une seule faute répréhensible : «la mauvaise gestion de son serveur de messagerie»— tandis que Trump en aurait 239 !

En matière de mauvaise foi, Le Monde ma foi ne fait pas toujours la loi.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.
http://www.dreuz.info/2016/11/03/coup-de-tonnerre-mise-en-accusation-probable-dhillary-clinton-concernant-les-indelicatesses-de-la-fondation-clinton/

Écrit par : Patoucha | 04 novembre 2016

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@ hommelibre,

Comme je ne voterais ni pour l'une, ni pour l'autre, parce que je les trouve mauvais tous deux, il reste à savoir, qu'est-ce qui peut tenir, au milieu du naufrage.
Je crois énormément aux contre-pouvoirs, aux forces qui se contre-balancent, pour maintenir un minimum d'équilibre dans les démocraties.
Aux USA, la presse a longtemps joué un rôle majeur. L'"impeachement" existe, le Congrès aussi.
Et il y a ces agences très fortes que sont la CIA et le FBI. Et la NSA. Et l'armée. Pour ne nommer que cela, puisqu'il y a aussi des lobbies etc.
Ça donne un puzzle multi-dimensionnel.
Le président n'est pas tout seul pour diriger le pays.
@ Patoucha,
Quand j'écris :
"C'est rassurant. Cela voudrait dire, que tout le monde n'est pas totalement pourri..." c'est un peu de l'humour, parce que je trouve que D. Trump a trop vite joué à David, qui serait écrasé par Goliath ( qui serait le système dans son ensemble et pro-Clinton).
Mais au vu de ce que j'ai écris ci-dessus, je suis malgré tout contente, que le pouvoir ne soit pas unilatéralement dans les mains d'un seul homme ou d'un clan.
On aime, que David gagne ( moi y compris). Mais Donald est-il réellement un David ? J'en doute un peu. Il est bien plus puissant et introduit dans les sphères du pouvoir ( médiatique et financier) que ce que ses faux airs de nouveau-venu pourraient le laisser penser.
Vous n'avez pas voulu regarder l'émission de la RTS, si je comprends bien votre post sous le billet précédent. C'est bien sûr votre droit le plus absolu. Mais j'y ai retrouvé des éléments factuels qui ne sont pas dénués d'intérêt.

Écrit par : Calendula | 05 novembre 2016

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"Et il y a ces agences très fortes que sont la CIA et le FBI. Et la NSA. Et l'armée. Pour ne nommer que cela, puisqu'il y a aussi des lobbies etc.
Ça donne un puzzle multi-dimensionnel.
Le président n'est pas tout seul pour diriger le pays."

Ben... tout ce petit monde a besoin de l'aval du Président pour bouger sauf Le Congrès. En revanche, ce petit monde (NSA/Armée exclus) est aussi une sacrée mafia
quand leurs intérêts sont en jeu...
On attribue l'assassinat de Kennedy - ils ont ordonné à la dernière minute un changement d'itinéraire... - à la CIA et au FBI. Je n'ai raté aucun reportage ni film sur Kennedy dont l'assassinat de Bob qui a suivi également programmé! "L'assassin" transjordanien pourrit en prison!

Écrit par : Patoucha | 06 novembre 2016

Cher hommelibre,

- « ex-directeur adjoint de l’agence et ancien chef du bureau de New York, James Kallstrom, »


Décidément, moi si j'étais vous, je demanderai le remboursement de mon abonnement à votre service de renseignement. Ils ont des sérieux problèmes de compréhension de l'anglais.

James Kallstrom n'a jamais été "directeur adjoint de l'agence", sous-entendu, l'adjoint du directeur de l'agence.

James Kallstrom était ...

... "an assistant director of the F.B.I. in charge of the New York office"

En anglais, ... "an" ... ça veut dire ..._UN_ ... directeur adjoint de l'agence.

http://www.nytimes.com/1997/12/10/nyregion/fbi-s-kallstrom-head-of-flight-800-inquest-to-retire.html

Ensuite, James Kallstrom a pris sa retraite du FBI en 1997, donc bien avant l'entrée en fonction de Hillary Clinton dans le gouvernement,

Ensuite, dans le lien que vous avez aimablement fourni, James Kallstrom, affirme ...

... "I've known Donald Trump for 40 years."


D'ailleurs James Kallstrom a pris sa retraite du FBI, *** immédiatement après *** avoir "bouclé" l'enquête sur l'explosion en vol du TWA 800, em déclarant que le FBI n'a rien trouvé.

Problème pour lui, 4 jours après l'explosion du vol, il a déclaré aux membres de son bureau ...

... “We have a very embarrassing situation” ...
... et ...“White House will make a statement later today.”

( http://www.wnd.com/2016/08/believe-twa-flight-800-story-pilots-dont/ )


Malheureusement pour lui, la Maison Blanche n'a jamais fait de déclaration ce jour là, et il n'y avait *** aucune *** bonne raison pour laquelle cette enquête devait être embarassante pour le FBI.


- « ... un responsable considéré comme incorruptible. »

Ah ben ! Mais est-ce que l'incorruption et le mensonge sont compatibles ?

Parce que Kallstrom ment beaucoup, souvent, très délibérément, au public, et au congrès.

http://www.truth-out.org/news/item/17127-did-us-government-lie-about-twa-flight-800-crash-ex-investigators-seek-probe-as-new-evidence-emerges

https://flight800doc.com/fact-checking/fact-checking-james-kallstrom/


- « Aujourd’hui le directeur Comey, qui a relancé la procédure sur la nouvelle fournée de courriels, est accusé de partialité en faveur de Donald Trump. »

Ce qui est très ennuyeux pour un "incorruptible", n'est-ce pas ?

Surtout après que le même directeur Comey vient d'avouer au congrès que l'enquête qu'il a faite sur les emails d'Hillary, c'était pas une vraie enquête, pour faire une petite faveur à Hillary !

https://www.youtube.com/watch?v=RQBsOiuHxoY


- « Ce directeur nommé par Barak Obama est pourtant réputé pour son intégrité et son impartialité. »

Ce qui est très ennuyeux pour la réputation du directeur Comey, ou la réputation du FBI, vu que la réputation de Barak Obama, tout le monde la connaît déjà, et c'est plus vraiment important :-)))


- « S’il n’avait pas annoncé l’ouverture de ce nouveau volet de l’enquête on l’aurait accusé, après l’élection, d’avoir voulu étouffer l’affaire. »

ROTOFOLOLOL ! :-))))

Vous allez bien rigoler !

D'être accusé d'avoir étouffer l'affaire, c'est pas vraiment le problème qui attend le directeur du Eff-Bi-Aïe Comey.

Son problème c'est plutôt d'être accusé par le congrès d'avoir fuité une réouverture d'enquête à ses copains Rudy et Donald, et son copain Rudy qui l'a fuité en direct à la TéVé avant que le direcetur Comey ne l'annonce officiellement.

http://www.dailymail.co.uk/news/article-3908622/Giuliani-denies-FBI-agents-told-Clinton-emails-news-went-public.html

Surtout qu'en plus, le directeur Comey va devoir encore répondre à la violation de la loi Hatch, qui interdit aux membres du gouvernment d'influencer les élections :-)))

Eh oui, c'est comme ça au pays du Big Mac !

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hatch_Act_of_1939

http://www.nytimes.com/2016/11/06/us/politics/james-comey-fbi-hillary-clinton.html


- « Hillary Clinton. Elle est soupçonnée d’avoir monnayé son influence quand elle était Secrétaire d’État. Accusation extrêmement grave. »

Euh ... c'est quoi la différence entre ... un "soupçon" ... et une "accusation" ? Ou est-ce que c'est tout la même chose et alors Hillary est "soupçonnée" d'un soupçon grave, ou accusée d'une "accusation" grave ?


- « Des courriels diffusés par Wikileaks montrent également qu’elle était informée du financement saoudien à Daesh – informée mais pas plus dérangée que ça. »

Vous allez bien rigoler.

Hillary ... eh ben Killary ... elle est pas dérangée. Elle est complètement zin-zin! Si si :-)))

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2016/08/11/hillary-clinton-rapport-medical-accablant-ou-fake-278142.html


- « Les accusations contre Hillary Clinton sont-elle une cabale montée de toutes pièces ou sont-elles fondées? À ce jour tout n’est pas prouvé mais les révélations de Wikileaks (et semble-t-il de sources internes du FBI et non pas de Moscou) n’ont pas été démenties. »

Vous allez vraiment bien rigoler !

Le Effeu-Bi-Aïeaïeaïeaïe, il a même pas cherché des preuves ! C'est le directeur qui l'a dit lui-même !!!

https://www.youtube.com/watch?v=2ylPdxgIp0I


- « Mais elles laissent imaginer une possible corruption à grande échelle au sein de l’administration américaine et dans le clan Clinton. À côté de cela Trump fait presque figure d’enfant de choeur. »

Là vous allez vraiment bien rigoler. Donald ... ben Donald ... et l'administration américaine ... ils zen font tous partie ... du clan Clinton ! Si si si ! Donald c'est le drone de croisière nucléaire de Barak Obama pour faire péter le congrès ! Si si si si !!! :-)))


- « Selon une hypothèse assez incroyable, une partie du camp démocrate est à l’oeuvre derrière les attaques contre la candidate. »

Ah! Vous voyez bien ?


- « Cependant Bernie Sanders, rival d’Hillary à la primaire démocrate, a posté un étrange tweet le 30 octobre: « Maintenant il est temps pour notre prochain président de rallier le peuple contre Wall Street et les entreprises cupides et de défendre la classe moyenne. » »

Ben oui ! Parce que Bernie en est aussi ! Al-Barak de Chicago il a pas aimé la facture de Wall Street de 2008 pour entrer dans la Maison Blanche.


- « s’opposer à Wall Street c’est s’opposer à Hillary Clinton, dont les liens avec le monde de la grande finance et de la spéculation figurent en clair dans ses discours de 2012 et 2013. »

Mais naaaan! Hillary c'est la taupe, l'agente secrète, qui va aller témoigner devant le congrès avec son immunité diplomato-politico-présidentique.


- « Enfin, Barak Obama surfe sur une vague ethnique. Depuis des mois il enjoint les noirs à voter Hillary. Parce qu’ils sont noirs, bien sûr. Obama contribue donc à diviser la société américaine autour de la question raciale. »

Faut croire qu'il dit aux blancs de pas voter Hillary, donc de voter pour Donald. Ce qui est vraiment très malin. Puisque les blancs savent bien que Obama c'est un sacré menteur, donc ils vont voter Hillary rien que pour l'embêter, parce qu'ils sont plus malins que Obama. Bien fait pour ses pieds, à Obama.


- « Ce communautarisme au racisme inverse ne semble déranger personne. »

Ben non! C'est parce que la société américaine est très communauta-rasta-raciste. C'est tout normal-normal.


- « Et si Trump demandait expressément à la communauté blanche de voter pour lui, que se passerait-il? »

Excellente question ! Et très rigolote ! Vraiment très rigolote !!! Si si !!!

Parce que si Donald fait ça, y'aura forcément des blancs qui se croiront plus blancs que les autres et qui empêcheront les moins blanc de voter pour Donald ! Rotolofol!

Excellent billet ! Vraiment délicieux !!!

Écrit par : Chuck Jones | 06 novembre 2016

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@ Patoucha,

Votre réponse apporte un peu d'eau à mon moulin. Les contre-pouvoirs sont bien là, mais ça ne veut pas dire qu'ils sont admirables.
En effet, le FBI (la CIA) ne sont pas des institutions forcément vertueuses. La NSA n'est pas perçue comme un élément favorisant la transparence et la démocratie. Des gens comme E. Snowden ou J. Assange sont là pour nous le démontrer.
Ces agences sont censées œuvrer pour le bien du pays, et accessoirement du "monde libre", mais sans être des historiens émérites, nous nous souvenons de manigances incroyables. Des opérations secrètes, des rivalités, des enquêtes opaques. Tout ça a donné matière à thrillers, films, séries télévisées. Et de livres et films documentaires.

Ainsi, les agissements actuels du FBI ne sont pas automatiquement plus transparents ou désintéressés qu'autrefois.
On soupçonne ou accuse H. Clinton de plein de choses, le soupçon à lui seul pèse énormément. On part de l'idée que si elle n'est pas condamnée, c'est que justement, elle est tellement coupable, qu'elle a mis tout le monde dans sa poche.
La perte de confiance dans les institutions est arrivé à un tel point, qu'il n'y a plus de référence fiable. Tellement de hauts responsables sont soupçonnés de partialité, qu'on ne s'en sort plus.
Les contre-pouvoirs sont là, et on échappe à la mainmise d'un clan en particulier. C'est rassurant dans un sens, mais cela n'empêche pas le système entier d'être remis en cause. C'est pourquoi j'ai utilisé le terme de "naufrage".

Selon Trump, s'il gagne l'élection, ça signifie que les procédures n'étaient pas truquées. S'il perd, ça veut dire que l'élection était truquée.
Et il y aura des Américains ( mais pas seulement) pour suivre cette logique, pour admettre que cet homme est le seul à énoncer la réalité telle qu'elle est. Que sa parole serait la plus crédible, la plus proche de la vérité et que c'est bien ainsi.
Personnellement, je pense que dans tous les cas de figure, ce show politique est un jeu de dupes, un théâtre d'ombres.
Savoir captiver des foules par une parole habile est un art précieux en politique. Savoir donner de l'espoir, à tout prix et contre toute vraisemblance, est un vrai atout.

La phase de candidature est une phase euphorique, pour ne pas dire hypnotique. Ensuite, il y a le réveil.
On rejoue ce scénario depuis que les élections existent. Les plus âgés d'entre nous devraient avoir la force de l'expérience, pour pouvoir rester éveillés pendant tout le processus, du début à la fin, et ne pas oublier que tout ce que nous voyons n'est qu'une partie de la réalité.

Écrit par : Calendula | 06 novembre 2016

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Vous croyez encore à l'élection de H Clinton?

Écrit par : Patoucha | 04 novembre 2016

Parce que moi je n'y crois pas!

Écrit par : Patoucha | 04 novembre 2016






Youpi-Youpla...

Écrit par : youpi | 06 novembre 2016

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Youpiiiiiiiiii Attention... j'ai un sixième sens très développé!

Youplaaaaaaaaaaaaaa...la! LOL

GOD BESS AMERICA de tous ces journaleux qui ont mis leur tête dans les vieilles friperies pour en sortir du moisi mais le retour du boomerang n'a pas tardé. Ils sont KO!
Et je ne vous dis pas leur tête aux infos.....!

Les gôchos? C'est fini, À quand la FIN de l'UE!?

Écrit par : Patoucha | 10 novembre 2016

@ Chuck:

Merci pour cette précision concernant Kallstrom, même si elle ne change pas grand-chose.

Pour Comey, on verra la suite. L’abandon hier de l’enquête sur les e-mails est un choix de où on met le focus. Pour moi une personne qui ne tient pas compte de la sécurité de l’État, surtout au poste où elle était, est en faute grave et devrait être disqualifiée. Ce n’est pas l’avis du FBI. Dont acte.

Écrit par : hommelibre | 07 novembre 2016

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@ Calendula:

Le docu de Temps Présent m’a laissé sur ma faim. De plus la présentation est déplaisante: Trump est traité de fantasque, montrant d’emblée l’orientation du journaliste qui colore le documentaire.

Je continue à penser que Trump est plus franc, plus entier. Hillary, gentille tête de première de classe, est toujours aussi déplaisante.

Reste les programmes: Obama a sacrifié une partie de la classe moyenne américaine. Une administration qui s’intéresse plus aux migrants qu’à ses propres administrés montre le renversement des valeurs auquel nous sommes rendus.

Au-delà de l’élection en cours, dont vous faites bien de relativiser la portée, c’est un débat de philosophie politique qui est en cours et qui prendra encore des décennies, avant qu’une nouvelle pensée s’impose comme référence politique et morale.

L’élection est un moment important. Mais le vrai combat continue.

Écrit par : hommelibre | 07 novembre 2016

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@hommelibre,

Merci pour votre réponse pondérée concernant "temps Présent".
Je vois plus ou moins quel "combat" vous évoquez, mais Trump est-il réellement votre homme ?

Comme je ne peux pas voter dans ce cas, j'observe le déroulement de la campagne avec un œil un peu théorique.
Le gros gros problème avec le rendu médiatique de toute réalité est le point de vue. Et bien sûr également dans ce reportage-portrait.
Prenons l'exemple de Trump d'abord :
Les journalistes auraient-ils dû en quelque sorte camoufler le passé de Trump, qui est pourtant de notoriété publique aux USA ?
Lorsqu'il plaque un arbitre au sol pendant un match de catch, je trouve cela pour le moins spectaculaire.
Serait-il plus juste, que l'on choisisse de ne pas montrer ça et de dire : maintenant qu'il a 70 ans, tout son passé ne compte plus. Mais parlons du passé de H. Clinton et de son volage mari, parce que ça, ça compte ?

Le vrai enjeu, à mes yeux, c'est que nous les électeurs, nous choisissons souvent de voter pour tel ou tel selon des critères pas totalement rationnels et beaucoup par élimination, par tradition ou par réflexe communautaire.
Une femme, plutôt qu'un homme, un "Noir" plutôt qu'un "Blanc", le Républicain plutôt que le Démocrate, Hollande plutôt que Sarkozy, Trump plutôt que Clinton. Ou l'inverse.
La réalité du personnage devient secondaire.
Le journaliste est peut-être anti-Trump, mais est-il pour autant pro-Clinton ?
Et si Trump était vraiment un peu comme le reportage le montre ( d'origine aisée, enfant turbulent, faillites, perte d'argent des retraités) et Clinton aussi ( féministe énervante et première de classe, poursuivie par des dossiers louches, d'origine modeste, et bosseuse) ?
Dans le reportage, on apprend que Trump n'est pas un businessman très réaliste, il n'a pas bien évalué ce qu'il entreprenait. Il a vu trop grand (le casino Taj-mahal). Il faut juste le savoir. C'est quand-même une réalité.
Nous étions davantage au courant à propos de H. Clinton, puisque beaucoup d'entre nous ont suivi sa carrière en temps réel. J'ai trouvé qu'il était intéressant de voir des photos d'elle jeune, d'avant le masque figé.
Elle est peut-être brillante, mais pourquoi a-t-elle choisi de rester avec cet homme, qui est au fond un boulet. C'est une vraie faiblesse.

Au fond, peu importe ! Puisque tous les deux sont les candidats les moins aimés de l'histoire récente. Ils ont au moins ça en commun !
Je connais désormais un peu mieux le programme de Trump et je peux comprendre qu'il puisse trouve de l'adhésion.
Dans un sens, j'aimerais qu'il gagne, afin que l'on voie, ce que sa rhétorique donne dans la pratique, dans la confrontation à la réalité.
Cela permettrait de mesurer le pouvoir réel d'un président et jusqu'à quel point il peut changer son pays et à quelle vitesse.
J'aimerais voir sa capacité à recruter une équipe, sa capacité à prendre en compte des avis différents, à déléguer, à considérer que la personne en face est à prendre au sérieux, même si elle est moche ou grosse ou d'une origine peu prometteuse.
Être président, ce n'est pas tout à fait la même chose que d'être promoteur immobilier ou animateur d'une télé-réalité.

Je écris tout cela en sachant qu'avec H. Clinton, tout est bétonné, prévu par l'appareil du parti.
Dans les élections précédentes, les deux partis étaient majoritairement derrière leur candidat, les deux avaient l'appareil derrière eux.
Je continue à penser que le positionnement du Parti Républicain est au moins aussi problématique, que celui du Parti Démocrate, qui présente une candidate aussi controversée.

Si on devait considérer D.Trump comme l'emblème de l'homme blanc républicain et H. Clinton comme celui de la femme démocrate en politique, ce serait une vraie catastrophe.
Le monde occidental ( et probablement pas seulement le monde occidental) a les yeux braqués sur cette élection, les USA se mettent en scène et se déconsidèrent par un spectacle déconcertant et inquiétant.
Qu'est-ce que ce revirement de dernière heure du FBI ??? Ce sont de vraies girouettes et on ne sait plus, qui manipule qui.
Oui, c'est un naufrage.

Écrit par : Calendula | 07 novembre 2016

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Calendula, je trouve aussi qu'il est utile de rappeler le passé des deux candidats. Il n'y avait pas de raison de faire autrement. Je pense aussi que l'on ne peut pas reprocher indéfiniment à HC le passé de son mari. On imagine ce qu'elle a subi, même si pour sa propre convenance (projet présidentiel) elle a accepté de rester avec Bill. On ne devrait incriminer le passé de Bill que s'il a explicitement un impact politique sur le présent. Est-ce le cas? Je ne m'avancerai pas dans ce sens tant que rien n'est démontré de manière sérieuse. On peut se poser des questions, suspecter, mais pas affirmer de manière définitive.

Le passé de Trump est plutôt rassurant à mon sens: il se prend moins au sérieux, et les échecs sont plus un apprentissage qu'une opprobre. Le match de catch? J'ai éclaté de rire. Ce n'est pas très digne, mais c'est moins hypocrite. Il se montre, alors qu'Hillary se cache tout en montrant un visage d'ange (ce double visage est rédhibitoire pour moi). Je ne trouve pas chez Trump la dimension intellectuelle que j'aimerais voir dans son projet politique. Cela dit ce projet m'intéresse car il veut recentrer le pays sur ses fondamentaux.

Clinton a dit en conférence qu'elle rêve d'un monde sans frontières économiques. La globalisation doit-elle pour autant se réaliser sans nuances, sans adaptation progressive? J'en doute.

L'évolution de nos sociétés qui prévaut depuis une cinquantaine d'année est-elle vraiment assimilée? J'en doute aussi. Je pense que les injonctions moralisatrices produisent du refoulement. Le "surmoi" sociétal étouffe le moi individuel. Il n'est pas dit que ce refoulement soit la bonne manière de gérer la société et les valeurs sur lesquelles elle s'est construite. Trump est possiblement un symptôme de cela: une sorte de rejet de la marche forcée vers "l'amour universel"... dont je pense qu'il n'est qu'une arme politique de dénigrement des "mauvais", des "coeurs fermés", etc. Je pense que l'évolution de la société, la globalisation, vont trop vite pour être collectivement assimilés.

C'est la première fois de mon existence que je suis ouvert à un candidat républicain. Pas spécialement pour sa personne, mais pour ce qu'il propose politiquement. Oui, il serait intéressant de le voir à l'oeuvre.

En tous cas je le trouve plus pondéré, même dans ses excès, que Clinton dont l'expression rigide et surjouée est pour moi un signe d'alerte. Il me semble qu'il y a moins de zones d'ombre chez lui que chez HC.

Écrit par : hommelibre | 07 novembre 2016

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Cher hommelibre,

- « Pour Comey, on verra la suite. L’abandon hier de l’enquête sur les e-mails est un choix de où on met le focus. »

Vous voulez dire que ... le FBI ne sait pas où regarder ... ou ne sait pas ce qui cherche ... ou fait des videos youtube pour que le monde mette le focus sur lui par manque d'amoûûûr ... ou joue la montre pour faire perdre le temps de tout le monde ... ou pour vendre de la pub ... ou pour se dire qu'il sert encore à quelque chose ... ou pour dire à ceux qui paient très cher pour l'entretenir de l'achever humainement ?

Écrit par : Chuck Jones | 07 novembre 2016

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Le Temps Présent? Jamais vu un truc autant partial! D'un côté la super woman Hilary, qui est intelligente,brillant, indépendante et malheureusement trompée par son mari auquel elle se soumet pour sa réussite (genre femme de l'ombre sacrifiée)... d'où une immense nécessité d'être libre en se positionnant comme femme politique après l'affaire Monica Lewinsky. Et de l'autre côté, un Trump né avec une cuillère en argente dans la bouche et qui n'aurait réussi que la Trump tower comme bonne affaire dans sa vie. Lamentable reportage!
Vivement que cette mascarade US prenne fin! Car Clinton est la femme du système politique et Trump celui de l'argent.... Ces deux-là n'ont pas de projet et ne se battent pas pour une vision de la société. Les américains n'ont pas fini d'en voir de toutes les couleurs!

Écrit par : Riro | 07 novembre 2016

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"Les américains n'ont pas fini d'en voir de toutes les couleurs!"
On s'en fout, des ricains. mais c'est nous qui allons continuer d'en baver...
La destruction de l'Irak et ses vagues de réfugiés, c'était pas W en 2003, pour sauver la démocratie ?

Écrit par : Géo | 07 novembre 2016

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Chuck: vous avez beaucoup d'imagination. Mais vous vous égarez.

Écrit par : hommelibre | 07 novembre 2016

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Riro, pas d'accord. Il y a des programmes, et derrière ces programmes une idée sur l'avenir de l'Amérique. Mais le débat est escamoté par les affaires. Dommage.

Écrit par : hommelibre | 07 novembre 2016

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@hommelibre,

Comme vous, je pense que la globalisation va beaucoup trop vite et trop loin.
Il y a certainement des batailles incroyables, en sous-main, pour la conquête de marchés, des financements et des ressources.

Il faut toujours rester sceptique, mais p.ex. le nouveau livre de G.Malbrunot et C. Chesnot intitulé "Nos très chers émirs" montre le genre de choses qui peut se passer en coulisses :

www.huffingtonpost.fr/2016/.../le-livre-qui-accuse-jean-marie-le-guen-rachida-dati-et..

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de.../l-invite-de-7h50-20-octobre-2016

Un contre-feu:
www.qatarinfos.net/2016/10/chesnot-et-malbrunot-des-vendeurs-de-fange/

Pour un pays grand exportateur, comme la Suisse, il peut y avoir des avantages dans la conquête de marchés mondiaux, et un virage protectionniste suisse n'aurait pas de conséquences énormes sur des centaines de millions de personnes. Le renchérissement ou la chute de nos exportations (revanche des partenaires devant subir des taxes) serait bien sûr en premier lieu pesant pour notre économie.
Mais si un pays immense ( comme les USA) devient protectionniste, ça changera beaucoup de choses et pour beaucoup de pays, qui comptent sur le marché américain. Ce serait bien sûr très intéressant, car on verrait, grandeur nature, comment le marché réagit. Comment on peut valoriser les jobs, qui reviendront p.ex. de Chine aux USA. A qui vendra-t-on les produits ? Le marché intérieur est immense, donc il se pourrait que ça marche en cercle un peu plus fermé.
Les bourses semblent craindre l'arrivée au pouvoir de Donald Trump. Et ça, ce n'est pas manipulable par le clan démocrate. C'est juste un phénomène de l'ordre du réflexe pavlovien : une nouveauté possible se profile et hop ! Les bourses chutent.
Il y a tant de dimensions qui échappent même à Donald Trump, qu'il faudra quand-même accepter qu'il ne pourra pas tout accomplir, même s'il promet très fort et qu'il y croit sincèrement lui-même ! ;-))))

Écrit par : Calendula | 07 novembre 2016

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