10 octobre 2016

« Affaire » Trump : quand Robert de Niro harcelait les femmes

Trump, un chien? La charge est inouïe. L’acteur Robert de Niro s’est est pris au candidat lors d’une attaque verbale d’une violence rare. Au menu: insultes et menaces d’agression physique.


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Dans le registre de la morale  Robert de Niro en a rajouté une bonne couche. Évoquant la vidéo du méchant Donald sur la manière dont il s’y prenait avec les femmes, l’acteur a donné les mauvais points. Il a traité Trump de chien, de porc, de crétin et de honte pour l’Amérique.

Il aurait mieux fait de tourner sept fois sa langue dans sa bouche. De Niro n’est pas exemplaire.

D’une part il sait dire de grosses conneries. Ainsi, alors qu’il soutenait la campagne pour la réélection de Barak Obama en mars 2012, il a osé une blague raciale désobligeante pour l’épouse du président:

« Enumérant les noms d'épouses de candidats à l'investiture républicaine en vue de la présidentielle du 6 novembre, il s'est permis une plaisanterie qui n'a pas été du goût de tous: « Callista Gingrich. Karen Santorum. Ann Romney. Vous pensez vraiment que notre pays est prêt pour une Première dame blanche? C’est trop tôt n’est-ce pas? »

La référence raciale n’a pas été appréciée. L’équipe démocrate s’est nettement distanciée de l’acteur, qui a présenté ensuite des excuses.

 

 

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D’autre part son biographe, Shawn Levy, a passé quatre ans à décortiquer sa vie. On découvre que, question sexe, de Niro aurait pu concurrencer Trump. En particulier pendant la période qui a suivi son divorce d’avec sa première épouse. Petit extrait de Robert de Niro, A Life:

« …le biographe conte l’histoire de De Niro mais n’en oublie pas pour autant la face sombre de la vie de l’acteur : drogues, addiction, sexualité débridée, réseau de prostitution,… (…) »

et plus précisément:

« Agressif et intrusif, Robert De Niro n’hésitait pas à harceler les jeunes femmes qui lui plaisaient. Ainsi Cybill Shepherd qui partageait l’affiche avec l’acteur dans Taxi Driver révèle avoir vécu l’enfer pendant le tournage après avoir refusé les avances de ce dernier; Helena Springs raconte avoir subi une pression intimidante pour avorter alors que les deux amants entretenaient une relation de longue date; et nombreuses sont les conquêtes (dont Uma Thurman, Whitney Houston ou encore Naomi Campbell) à relater les techniques douteuses de l’acteur pour parvenir à ses fins : poursuite en voiture, harcèlement par des tiers, … ».

 

 

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Je comprends qu’en chargeant Trump sur la question sexuelle le camp Clinton tente de faire oublier les frasques de Bill et le climat de mensonge qui a entouré le couple. Donald Trump a aussi rajouté une couche en présentant des témoignages de jeunes femmes qui accusent l’ancien président, comme le révèle le site de la RTS:

« Trois de ces femmes accusent l'ancien président Bill Clinton de les avoir agressées dans les années 1970 et 1990, et Hillary Clinton d'avoir aidé à son mari à les dénigrer. »

Monica Lewinski ne va pas être contente: elle pensait être la seule à fumer la pipe et à tester le cigare dans le bureau ovale!

D’accord, Donald Trump ne remportera pas la palme de l’élégance. Ses propos sont dignes de discussions de bistrots entre mecs qui se la pètent. Cela dit j’ai connu bien des femmes qui, en voyant un homme bien fait façon David Beckham, n’hésitaient pas à lancer: Je luis mettrais bien la main aux fesses, quel joli joli petit cul

Quand on sait que des dizaines de millions d’américaines ont acheté le best-seller érotique 50 nuances de gris il n’y a rien d’étonnant: les femmes aussi peuvent penser et parler crûment de cul et de sexe. Il faut en entendre parfois faire compétition de grivoiseries. C’est un régal.

Bref, de Niro ne devrait pas recevoir d’oscar pour cette saillie.

 

 

12:12 | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : donald trumo, hillary clinton, sexe, monica leawinski, race, obama, de niro, harcèlement sexuel | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Comme quoi, Trump a au fond rien dit de bizarre ou qui mériterait d'être relevé...
C'est juste un mec ou une nana comme un ou une autre - sauf que nous autres, on ne cherche pas à se faire élire à la présidence et à essayer d'inspirer confiance à toute une nation. Et c'est peut-être là, qu'est le vrai problème.
Endosser une fonction aussi importante exige une certaine exemplarité. Aucun des deux candidats ne peut prétendre à une pureté ou à une ardoise quasi vide.
Hillary a ses casseroles et celles de son mari à trainer, Donald a les siennes. De plus, il le candidat d'un parti qui se veut conservateur et exigeant sur la moralité, respectueux de la famille, de la religion etc, et ainsi, il est un peu en porte-à-faux.
Il me semble que si D. Trump dit avoir changé depuis 2005 et ses fanfaronnades, Hillary et Bill peuvent également invoquer le droit à l'oubli et au pardon, puisque les faits qui leur sont reprochés datent de l'autre siècle !
Je sais que les Clinton ne demandent pas pardon ( d'ailleurs : comment se fait-il que Donald tombe dans ce comportement expiatoire, lui qui est si frondeur et téméraire ?!?!), mais je crois qu'il n'y a pas encore de preuves formelles concernant les accusations, qui pourraient être fausses, comme ça arrive parfois.

Et on apprend, qu'il existe des acteurs adulés, qui harcèlent des femmes !!! J'aurais pensé qu'une star comme De Niro n'aurait pas à se donner tant de peine, mais on en apprend tous les jours. ;-))))

Écrit par : Calendula | 10 octobre 2016

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Pfff.... on va élire le ou la président(e) de la plus grande puissance mondiale et on a le droit à un déballage abject, sans idée, sans projet pour leur pays ou le Monde. Tout cela est à vomir.

Au final soit on aura du Coca light, soit du Coca Zero.....

Écrit par : Riro | 11 octobre 2016

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@ Riro,

Votre histoire de Coca est juste parfaite ! C'est tellement ça !

Par le hasard de mes lectures sur internet, je suis arrivée hier sur un buzz, qui a suivi le deuxième débat des candidats, aux USA.
Je n'ai pas tout de suite compris, pourquoi ce monsieur en pull rouge, nommé Ken Bone, a déclenché une vague se sympathie instantanée, alors qu'il ne faisait que lire une question écrite sur un papier.
Comment les téléspectateurs américains ont-ils compris si vite, que c'est un chouette gars, le type qu'on aimerait avoir comme voisin ? Franchement, je n'ai rien détecté de la personnalité qui s'est révélé par la suite.

Il a passé sur toutes les chaînes de télé le lendemain et a répondu avec un bon sens, simplicité et une sorte de crédibilité aux journalistes tellement formatés, avec un recul surprenant ("Je ne cherche pas mon quart d'heure de célébrité dans les médias, mais je trouve important de dire aux gens qu'ils doivent aller voter.")

https://www.youtube.com/watch?v=WmATRH9Sxdg

On le presse de dire, pour qui il votera. Il répond avec discernement et comprend, qu'il a une responsabilité, à présent. La grande classe !

Peut-être que les téléspectateurs ont senti, rien qu'en le voyant aussi ..."normal", que tout n'est pas perdu. Ken Bone est totalement à l'opposé des deux candidats, qui ridiculisent les États-Unis sous les yeux du monde entier.
Se pourrait-il, qu'aux USA, des gens non-botoxés, habillés sans recherche, avec un look considéré comme désuet ne passent pas aux heures de grande écoute ? Il est clair, qu'il est vu comme ringard et il y a un côté négatif à tout ça, mais il gère bien, en tout cas à ce stade, il semble parfaitement comprendre le phénomène. Il me semble que chez nous,on voit beaucoup de gens normaux, et donc à mes yeux, cet homme n'avait rien de particulier.

Le côté hystérique d'internet et de la culture Coca de certains Américains ? est arrivé très vite : le pull rouge est devenu un must-have instantané, il est en rupture de stock et on prévoit que le look Ken Bone sera très recherché pour les déguisements de Halloween.

Écrit par : Calendula | 12 octobre 2016

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J'ai du mal à comprendre votre raisonnement. Vous excusez Trump parce que De Niro n'est pas un ange ?
Ce qui fait la différence en Trump et d'autre, c'est le manque de respect.
Dans toutes phrase dites, il n'y a pas seulement la substance, mais l'intention.
Parler de joli fesse en regardant une photo n'a aucun rapport avec un patron qui le dit à sa secrétaire, parce que là, il voit sa secrétaire en tant qu'objet sexuel.

Dans le cas de Trump, on a probablement à faire à un narcissique. Les personnes autour de lui ne servent qu'à sa gloire.
Lorsqu'il parle, tout est ramené à lui. Il doit dire qu'il est le meilleur en affaire avec les femmes, etc...Comme centre du monde, il n'est pas conscient de ses dérapages, et s'offusque de la moindre critique.
Il n'est pas capable de respect pour les autres,pas même ses électeurs qu'il utilise à ses fin personnel uniquement, tel un dieu devant un monde de médiocres.

Bref, pour des gouvernement étrangers, c'est du pain béni que de pouvoir manipuler un narcissique, à l'image de la fable du corbeau et du renard.

Écrit par : motus | 12 octobre 2016

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Quand Bob allait aux putes :

"Robert De Niro interpellé à Paris. L'acteur a été entendu dans une affaire de prostitution."

http://www.liberation.fr/societe/1998/02/11/robert-de-niro-interpelle-a-paris-l-acteur-a-ete-entendu-dans-une-affaire-de-prostitution_229534

Je ne sais ni de quelle manière ni par où Bob attrapait toutes ces demoiselles de bonnes familles mais j'ai idée que ce n'était ni avec des pincettes ni même avec du sel sur la queue.

Bref, Bob est mûr pour le rôle de tartuffe.

Écrit par : Giona | 12 octobre 2016

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