12 septembre 2016

Julie Gayet : du bois il sort, le petit chaperon blond

Même maître Yoda s’en étonne: « De sondage sur la popularité de Fanfrelande, point il n’y a eu depuis jeudi ». Sa prestation candidatesque du 8 septembre n’a-t-elle pas produit de rebond sondagier? Mieux vaut-il taire les chiffres?


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Vu le contenu polémique et le ton de challenger de François Hollande à la salle Wagram à Paris, je m’attendais à voir le président-candidat mesuré dans les 24 heures, comme le font fréquemment les instituts de sondage. Je suis surpris de ne lire aucune étude d’opinion.

Peut-être les mauvais chiffres sont-ils volontairement remisés pour l’entrée en scène de la marraine. C’est à se demander si elle a reçu une nomination pour une fonction officielle. Elle est presque devenue un personnage d’État.

Le petit chaperon blond est donc Julie Gayet. Ah, jolie Julie, avec du charme et ce qu’il faut de discrétion sur sa vie de compagne de président. Mais tout change. Cette semaine elle a capté la lumière – celle des magazines. Elle est en une de Paris-Match et du Parisien. Si elle veut profiter de sa place de compagne de chef de l’État elle a intérêt à se presser: il ne lui reste que huit mois pour tenir enfin son premier grand rôle public, après avoir joué dans des films plutôt confidentiels. Le président est un ascenseur social comme un autre.

Julie Gayet est une jolie femme, avec un charme apaisant. Elle pourrait même figurer dans les pages centrales de journaux masculins… 

 

 

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Mais ne croyez pas qu’elle soit cool pour autant. Dans Le Parisien elle y va d’une petite phrase digne des féministes les plus radicales:

« Être femme c’est être féministe ».

Oups. D’un coup d’un seul elle recrée les distinctions de genre et elle essentialise le féminisme, théorie politico-psychanalytique qui n’est qu’un ersatz de marxisme culturel. Elle précise d’ailleurs:

« Je le suis par essence : être femme, c’est être fémi­niste, qu’on le veuille ou non ».

Etre féministe par essence? Encore un domaine où les questions d’identité sont récurrentes et où les affirmations fantaisistes ne sont plus relevées par la presse. Dans quelque sens que je lise cette phrase je vois la radicalité qui pointe.

Non, être féministe ne peut pas se superposer au statut ou à l’essence d’être femme. On ne peut personnaliser à ce point et identifier les êtres humains avec une théorie abstraite. Radicale la Julie? Elle n’en avait pas l’air à première vue. La story telling ne fonctionne pas trop mais le message est clair. Et en plus la voici propulsée marraine d’une campagne gouvernementale contre le sexisme. 

 

 

julieGayet04-égales.jpgMasculin, le machisme

Six mois de campagne pour stigmatiser le machisme. Une campagne payée pour moitié par l’argent des hommes. Machisme? On drague vite fait du côté des femmes en crachant sur l’homme. La même saleté intellectuelle est partout.

Julie Gayet n’est pas moins dangereuse que les autres. Elle participe à jeter l’opprobre sur le masculin et au déni du sexisme misandre.

Car le sexisme n’a pas de préférence sexuelle. Les stéréotypes réducteurs touchent tout le monde. Pourtant seuls les hommes sont visés en tant qu’auteurs et la ministre Marisol Touraine, tristement connue, évoque le fait d’impuissanter les femmes.

Six mois de campagne, six mois d’enfumage en vue.

Taper ainsi sur les hommes par  principe et par généralisation ressort de la même attitude mentale que le racisme. Traiter habituellement les hommes de machistes et de sexistes, voire de harceleurs, c’est le racisme ordinaire de la gauche. Qui à ce point d’incohérence frise l’immoralité.

 

 

JulieGayet03-Vagino.jpgImmorales vaginocrates

Immorale elle est. En tapant systématiquement sur les hommes cette gauche plonge dans un stéréotype si installé aujourd’hui que personne ne s’en offusque. Et elle peut alimenter la caisse victimaire des féministes. 

Pour s’expliquer un peu sur son féminisme Julie Gayet dit qu’elle doit bien l’aborder avec ses deux garçons de 17 et 15 ans, par exemple pour mettre la table ou faire la vaisselle. Dans ma famille personne n’était féministe. Les garçons comme les filles mettaient la table, desservaient et faisaient la vaisselle. Ma mère n’avait pas besoin de se plaindre pour exister et pour être respectée.

Le Parisien titrait le 8 septembre: « Campagne contre le sexisme : machos, harceleurs, vos jours sont comptés ». Les hommes sont bien les cibles. Alors que le machisme est autre chose. Macho vient du latin masculus et désigne ce qui a trait au sexe masculin, depuis le XIIIe siècle. En 1971 le mot a reçu d’autres connotations, comme « Latino-américain qui fait sentir sa supériorité de mâle » ou « phallocrate ».

Que des vaginocrates taclent les machos, c’est l’hôpital qui se moque de la charité. Dans huit mois il faudra les éradiquer.

 

 

 

08:48 Publié dans Féminisme, Philosophie, Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Toujours d'un pitoyable les billets de... "hommelibre". Vieillit très mal. Comme les mauvais vins.. Vinaigre, vinaigre.

Écrit par : Helmut | 12 septembre 2016

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On n'attire pas les mouches avec du vinaigre, mais avec les "pitoyables" billets de hommelibre les trolls envieux et piètres jaloux!

Écrit par : Patoucha | 12 septembre 2016

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Le petit chaperon des contes porte une sorte de bonnet rouge. Peu importe l'apparence cheveux quelle qu'en soit la couleur (mais psychiquement parlant le rouge annonceur de sang introduit le méchant loup des bois des contes de fées aussi bien prêtre pédophile (le visiteur des biquets du conte de La chèvre et les biquets en l'absence de leur maman avec, en guise de preuve d'innocence pattes blanches avec voix onctueuse) que violeur. Autre conte, La chèvre de M. Seguin

On a dit que la pratique des féministes est l'homosexualité. Pour mémoire, la poétesse SAPHO, île de LESBOS, orpheline, si l'on peut dire, de sa propre fille décédée. Sapho qui cherche du regard au loin du rivage l'impossible retour d'une enfant, las! d'un âge disparu.

Commentaire inspiré par la finesse de l'auteur du blog.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 12 septembre 2016

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Au lancement de la campagne on a appris que leur budget a augmenté de 8 % c'est pour la femme indépendante toujours pas des subventions, fédérations et il existe une fédération de femme en France et association. Au passage féministe et impartial c'est deux contraires.
Sa va être une campagne sexiste contre les hommes et les garçons enfin d'une certaine manière sa démontrent que femme et/ou féministe peuvent être très sexiste ce n'est pas un stéréotype.
Leur méthode théorie du genre, les jouets et l'école, la représentation des femmes et toutes ces méthodes discriminatoires pardon non discriminatoire le féministe ne discrimine pas, la valorisation des quotas,... .
Il manque c'est une vraie alternative aux féministes de différentes manières.

http://hommesociete.e-monsite.com/pages/discrimination/page-2-2.html

Écrit par : Lafaux | 13 septembre 2016

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Cher hommelibre, pensez vous que la mise à mort annoncée de Hollande, et vraisemblablement du PS en 2017 entrainera aussi celle du féminisme tel qu'on le connait?

Écrit par : Cyril | 16 septembre 2016

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Cyril, je pense que cela ne suffira pas. La radicalité a d'anciennes racines en France.

Écrit par : hommelibre | 16 septembre 2016

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Je viens de lire que Julie Gayet a produit ou tourné dans un film qui fait scandale, une histoire de cannibalisme. Elle déroule son plan comm.

Écrit par : hommelibre | 16 septembre 2016

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"Homme libre" a raison de dénoncer cette campagne pilotée par le lobby féministe. Rien n'interdit à ces dernières de financer des spots télévisés pour dénoncer le supposé machisme de la gent masculine. Mais ici ce sont nos impôts (et d'abord ceux des hommes qui gagnent davantage) qui payent cette entreprise de dénigrement du masculin. Même le moins intelligent de nos concitoyens est capable de comprendre que l'argent public doit servir la cause de tous et non celle d'une seule communauté. Mais notre "Ministère des droits des femmes" (aucun pour défendre ceux des hommes) n'en a cure et piétine nos valeurs républicaines. S'il faut lutter contre le sexisme, c'est à la fois contre la misogynie et la misandrie qu'il faut se battre. Encore merci à "Homme libre".

Écrit par : Henri | 17 septembre 2016

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