23 juin 2016

L’avantage avec les joueurs d’Islande…

Le journaliste sportif français Pierre Ménès est irrité. Irrité par la joie helvétique après l’ascension de la Nati au second tour. Il qualifie même de minable la prestation de la Suisse contre la France. 


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Minable? D’accord ce ne fut pas le match du siècle. Mais puisque c’était contre la France, qui n’a su mieux faire que de préserver le nul contre des joueurs au jeu si minable, on peut se poser cette question: l’équipe des bleus serait-elle aussi minable que celle des rouges?

« @PierreMenes

Non mais sérieusement les supporters suisses qui font les malins après la prestation minable de leur équipe. Le chauvinisme est international. »

Ménès, cabot, n’a pas l’esprit de l’escalier. Il ne tire qu’une fois et ne corrige pas après coup. Chauvinisme? C’est l’hôpital qui se fout de la charité.

L’art de vanner pour vanner reste typiquement français. Dans un pays qui a si peu de pensée et de capacité à s’analyser, on ne peut guère attendre mieux. 

L’on ne se demande même plus pourquoi un commentateur lâche une telle vanne, qui lui vaut un petit buzz en France mais qui passerait pour stupide dans n’importe quel autre pays européen.

 

 

euro,2016,france,suisse,islande,irlande,ménès,nation,drapeau,pays,Le job

Quoi qu’il en soit, à ce niveau, les joueurs sont des bêtes. Imaginons un instant les heures, les semaines, les mois d’entraînement intensif. Pensons aux contraintes et pressions constantes qui pèsent sur eux. Ici tout se gagne au mérite personnel. 

Ils sont plus qu’eux-mêmes: ils sont des symboles nationaux, les couleurs d’un drapeau, les coeurs d’un pays le temps d’une grande compétition. 

Certains y voient la survivance des nationalismes de triste mémoire. D’autres y perçoivent l’inévitable identification à une géographie que les hasards de l’Histoire nous ont laissée en héritage.

Ce nationalisme-là n’est pas dangereux, qui se termine par les larmes des perdants et quelques bières chez les fans du gagnant. À l’image de ces irlandais à Lille, fiers comme des gamins de la qualification de leur équipe. Leurs chants puissants ont porté, peut-être, l’Eire vers la victoire.

 

 

euro,2016,france,suisse,islande,irlande,ménès,nation,drapeau,pays,Les Grandes-Bretagnes

À propos des îles britanniques, y aurait-il plusieurs nations sur le sol anglais? Comment une manifestation initialement nommée Coupe d’Europe des Nations, puis Championnat d’Europe des Nations, raccourci progressivement en Euro, peut-elle inclure des équipes ne représentant pas une véritable nation?

En effet ni le Pays de Galles ni l’Irlande du Nord ne sont des nations au sens administratif. Pourtant elles sont présentes et qualifiées pour le second tour. Dans cette logique, pourquoi la Corse et la Bretagne ne présentent-elles pas d’équipe spécifique concurrente aux bleus?

Wikipedia parle du pays de Galles comme l’une des quatre nations constitutives du Royaume-Uni. Soit. Mais il ne s’agit pas d’une nation autonome.

 

 

Fils de -son

Il faut reconnaître que ces équipes du nord font fort. Quatre jouées, quatre placées: Grande-Bretagne, Irlande du Nord, pays de Galles, République d’Irlande.

À quoi on pourrait ajouter l’Islande. Par proximité géographique. Laquelle Islande  est qualifiée pour le second tour.

euro,2016,france,suisse,islande,irlande,ménès,nation,drapeau,pays,La composition de cette équipe islandaise est remarquable. Du gardien à l’entraîneur, tous les noms sonnent, tous les patronymes se terminent par « -son » (prononcer sonne): Halldórsson, Árnason, Sigurdsson, Skúlason, Sigthórsson, Bödvarsson, et les autres.

Tous des fils de -son!

L’avantage est que vous brillez facilement en société avec ces patronymes. Vous passez même pour érudit quand vous annoncez le nom d’un joueur islandais.

Ce qui n’est pas difficile. Voici le truc. Vous grommelez deux syllabes incompréhensibles, par exemple gue-me, auxquelles vous rajoutez -son, par exemple: gue-me-SON. Votre interlocuteur n’en demandera pas plus, trop heureux de n’avoir pas à étaler son ignorance, et tentera de reconstruire la sonorité qui se rapproche le plus de votre baragouin. Au final il ne gardera que -son et s’en satisfera.

Il n’est pas indispensable de connaître tous les noms des joueurs, pourvu que ça sonne! Et la démonstration est faite: si leurs noms sonnent, les joueurs islandais ne sont pour autant pas des cloches.

 

 

 

08:44 Publié dans Humour, sport | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : euro, 2016, france, suisse, islande, irlande, ménès, nation, drapeau, pays | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

" Chauvinisme? C’est l’hôpital qui se fout de la charité. "

On a assez longtemps critiqué les journalistes des médias français pour leur chauvinisme et aujourd'hui les journaleux sportifs suisses font tout aussi pire en matière de chauvinisme que les français en consacrant tout les jours la moitié d'un quotidien ( Le Matin ) pour donner à l'équipe de Suisse une importance qu'elle n'a pas.

D.J

Écrit par : D.J | 23 juin 2016

Pour Le Matin, c'est vrai. Par contre à la RTS je les trouve plus calmes qu'en France.

Écrit par : hommelibre | 23 juin 2016

"Dans cette logique, pourquoi la Corse et la Bretagne ne présentent-elles pas d’équipe spécifique concurrente aux bleus?"

C'est vrai, ça! Et pourquoi pas la Suisse Romande, la Suisse Italienne et la Suisse Allemande? Ou l'Espagne et la Catalogne et le Pays Basque? Ou les Flandres et la Wallonie?
Là où je me marre c'est qu'en faisant nul contre la Suisse, la France se trouve du côté apparemment le plus difficile avec potentiellement l'Angleterre, l'Espagne ou l'Italie ou l'Allemagne sur sa route. Alors que si le pénoche avait été sifflé à la dernière minute elle aurait évité ce groupe en cas de défaite. J'ai appris aussi que le foot le mal nommé se jouait aussi avec les mains. Merci la Suisse!

Il faut déjà être maso pour regarder les matches, mais si en plus il faut lire le Matin, double peine.

Plus tôt la Suisse ET la france seront éliminées mieux on se portera.

Écrit par : Johann | 23 juin 2016

"Dans cette logique, pourquoi la Corse et la Bretagne ne présentent-elles pas d’équipe spécifique concurrente aux bleus?"

C'est vrai, ça! Et pourquoi pas la Suisse Romande, la Suisse Italienne et la Suisse Allemande? Ou l'Espagne et la Catalogne et le Pays Basque? Ou les Flandres et la Wallonie?
Là où je me marre c'est qu'en faisant nul contre la Suisse, la France se trouve du côté apparemment le plus difficile avec potentiellement l'Angleterre, l'Espagne ou l'Italie ou l'Allemagne sur sa route. Alors que si le pénoche avait été sifflé à la dernière minute elle aurait évité ce groupe en cas de défaite. J'ai appris aussi que le foot le mal nommé se jouait aussi avec les mains. Merci la Suisse!

Il faut déjà être maso pour regarder les matches, mais si en plus il faut lire le Matin, double peine.

Plus tôt la Suisse ET la france seront éliminées mieux on se portera.

Écrit par : Johann | 23 juin 2016

" Dans cette logique, pourquoi la Corse et la Bretagne ne présentent-elles pas d’équipe spécifique concurrente aux bleus? "

Les équipes bretonnes et Corses sont inclus dans le championnat français et dans la Fédération française de football alors que l'Ecosse, l'Islande ou l'Irlande ont leur propre fédération et leur propre championnat.

On pourrait par contre se demander si les équipes nationales comme la France ou la Suisse ont un sens en sachant que la grande majorité de leurs joueurs jouent dans des championnats étrangers.

D.J

Écrit par : D.J | 23 juin 2016

Merci pour l'info, D.J. Cela reste surprenant.

Écrit par : hommelibre | 24 juin 2016

Les commentaires sont fermés.