13 mars 2016

L’ennemi, c’est le fer à repasser

On l’a trouvé. Il est cerné, vilipendé, conspué. Il était soupçonné depuis longtemps. Aujourd’hui il n’y a plus de doute: l’ennemi est là. Il ose même se montrer sans état d’âme. Heureusement, la police des moeurs veillait.


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Sa dernière apparition: à Angoulême. Et pas n’importe où: au 1er Salon de la Femme que cette ville accueille ce week-end. Voici comment ce salon est présenté dans la diffusion internet:

« La beauté, la mode, la gastronomie, les sorties, loisirs, sport, santé, culture, intimité, vie active, le bien-être tout ça sous toutes ces formes… »

Derrière cette présentation très correcte, se cache justement l’ennemi. Car une association présente sur ce salon, l’Association d’aide en milieu rural (ADMR) avait prévu un concours de fer à repasser. Ce réseau associatif propose des services d’aides à la personne en situation de perte d’autonomie. Et en particulier des prestations de

« Services de confort à domicile : il s’agit de services accessibles à tous, qui améliorent la vie quotidienne des personnes. Ces services incluent le ménage, le repassage, de petits travaux de jardinage ou de bricolage, l’assistance administrative à domicile… »

 

 

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Le concours de repassage était en phase avec l’activité de l’ADMR et lui donnait une visibilité. Mais qui dit fer à repasser dit femmes opprimées, c’est bien connu. Donc, comme certaines sont payées par les subventions d’État pour rugir dans l’espace public, elles rugissent.

Ce concours a été qualifié d’affligeant et sexiste. Rien d’original. Du stéréotype, du fétichisme de l’objet. Du pavlovien habituel. C’est sûr, une femme avec un fer à repasser à la main est une aliénée pour les Gorgones féministes. Mais pas un homme? Car, détail amusant, les organisateurs du salon indiquent que sur les quinze personnes inscrites au concours sept étaient des hommes. Soit la moitié! Les Gorgones ont-elle perdu l’esprit? La question est brûlante.

Néanmoins les organisateurs se sont désolidarisés et l’AMDR a annulé le concours.

La police des moeurs féministes veillait.

On note au passage que l’association organisatrice du salon se décrit ainsi sur son site:

« … nous reconnaissons que notre association n’a pas de vocation féministe, elle est destinée à l’événementiel comme la création du forum de recrutement de la Charente de façon entièrement bénévole. »

 

 

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Elle ajoute que le but du salon est de soutenir d’autres associations qui oeuvrent dans le soutien aux personnes atteintes de cancer. Les femmes seules ne suffisent plus à faire vendre? Faut-il rajouter le cancer pour faire bonne mesure? En tous cas, rien à voir avec les femmes dans cette justification morale. Mais peu importe.

C’est aussi le reproche d’associations féministes: la commercialisation du 8 mars. Mais le noeud déclenchant semble bien être le concours de repassage. 

Pour présenter ce salon le quotidien Sud-Ouest publie un article qui se termine par ces mots: « l’association du mot femme et du mot repassage suscite des réactions qui vont du ricanement du mâle condescendant à l’affliction féministe. » Selon le journaliste, cette association de termes serait le problème.

 

On marche sur la tête. Le bon côté est que cela repose les pieds. 

Bon, je vais repasser mes chemises. Je laisse aux femmes le concours de marteau-piqueur, celui du lancer de parpaing, et celui du changement de roue le plus rapide de France. Je ferai les yeux doux à la gagnante, malgré ses mains sèches et écorchées, sa sueur mélangée à Chanel No 5, son tremblement nerveux et sa jolie robe blanche maculée de cambouis. À moins que, comme Michelle Rodriguez, elle n’ait eu la bonne idée d’ôter sa robe avant de plonger dans le moteur.

 

 

 

13:26 Publié dans Féminisme, Humour, Philosophie | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : angouleme, fer à repasser, concours, hommes, femmes, sexisme, repassage, mâle | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Dans le couples homosexuels, qui s'est qui repasse les chemises, pantalons, robes, blouses, taies d'oreillers? Et chez les célibataires?

Écrit par : Ben Palmer | 13 mars 2016

avec la sois disant lutte contre les stéréotypes, il devient interdit d'associer le mot femme aux seuls travaux quelles effectuent. la fumisterie féministe n'a plus de limites. mais d'associer les hommes aux travaux qu'ils sont les seuls à effectuer surtout pas, alors qu'en plus il faut aussi qu'ils effectuent les taches qui sont d évoluent aux femmes vu que ce sont les seules quelles savent faire.

Écrit par : leclercq | 14 mars 2016

http://www.huffingtonpost.fr/2015/03/08/macho-de-lannee-prix-chiennes-de-garde-manipulation-ps_n_6826178.html

enfin qui ne se laisse pas faire.

http://machodelannee.com/cmsms/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&cntnt01articleid=85&cntnt01detailtemplate=Edito&cntnt01pagelimit=10&cntnt01returnid=32

“La parité, c’est une connerie. On va forcer les femmes à faire de la politique alors qu’elles n’en ont pas forcément envie. Dans ma profession, j’ai affaire à de plus en plus de femmes. Il y en a de très compétentes, mais elles nous pourrissent la vie. Elles seraient mieux avec des casseroles à faire de la confiture.”

bien un qui ose dire que la parité c'est une connerie. et que les femmes en politique sont surtout là pour mettre en avant l'imposture féministe.

Écrit par : leclercq | 14 mars 2016

@ Leclercq: et en quoi "elles nous pourrissent la vie".

Expliquez-vous SVP ?

Écrit par : Lise | 14 mars 2016

La seule chose réjouissante dans tout cela, c'est qu'il y a autant de femmes que d'hommes (ou d'hommes que de femmes, soyons prudents) stupides; c'est bien ce que l'annulation du concours démontre, n'est-ce pas ?

Écrit par : Mère-Grand | 14 mars 2016

@ Lise

en soutenant l'imposture féministe.

http://www.pensamientocritico.org/elisbad0105.htm

exemple

" Par ailleurs, pendant les cinq ans du gouvernement socialiste de Lionel Jospin, un certain nombre de femmes ministres s’étaient entourées, dans leur cabinet, de représentants de ces associations. Il s’opérait ainsi une sorte de lobbying immédiat."

"L’autre monde féministe est un ensemble de nébuleuses constitué de centaines d’associations, voire de milliers sur toute l’Europe. Sa vocation est de secourir des femmes, de venir en aide. Ses militantes, extrêmement engagées, ont une fonction unique: une fonction sociale de réparation. Ainsi, lorsqu’il s’agit, par exemple, d’associations de défense contre les violences faites aux femmes, on observe la plupart du temps une «réaction de militantes» à propos du sujet qui les préoccupe.

Ces associations-là, de terrain, ne se réclament de personne, faute de grande figure du féminisme comme Simone de Beauvoir, mais ne sont pas sans influence. Elles sont proches des médias de gauche et arrivent très bien à se faire entendre. Ce qui me paraît inquiétant, c’est qu’à partir de leur combat quotidien, ces associations dégagent une image de la femme – leur image propre de la femme, c’est-à-dire celle qui constitue leur «ordinaire» et dont elles font une «généralité». Ces féministes, qui s’occupent de femmes violées ou de femmes agressées, induisent de leur constat une condition des femmes qui remonte à la presse par le biais de leurs amies journalistes. J’ai été très frappée de voir – que ce soit pour la prostitution, pour la pornographie, ou encore pour le harcèlement – qu’aussitôt que ces associations s’intéressent de près à ces sujets, ils se répercutent immédiatement de façon négative dans les médias, télévision y compris.

À quoi cela tient-il?
Tous les secteurs «société» des grands médias sont confiés à des femmes socialement, idéologiquement et politiquement très proches de ces associations féministes. Ces journalistes s’alimentent de ce que leur apportent les associations, et ces informations sont transmises quasiment sans nuance. Elles participent donc à cette «chape de plomb» que j’évoquais précédemment. L’année dernière, au moment du débat sur la prostitution, j’ai vu à quel point il était difficile de faire entendre une parole différente.

Autre exemple marquant: au moment du débat sur la parité femme/homme dans le monde politique, l’ensemble des journalistes des secteurs«société» des médias étaient pour la parité. Or je condamne totalement cette espèce de connivence objective de génération, de milieu culturel et politique. Tout cela me semble très grave, parce que cette nébuleuse composée des différentes associations constitue, par son lien avec la presse, une sorte d’idéologie dominante. Par ailleurs, pendant les cinq ans du gouvernement socialiste de Lionel Jospin, un certain nombre de femmes ministres s’étaient entourées, dans leur cabinet, de représentants de ces associations. Il s’opérait ainsi une sorte de lobbying immédiat"

Écrit par : leclercq | 14 mars 2016

Cher hommelibre,

« ... un concours de fer à repasser. »
« Le concours de repassage était en phase avec l’activité de l’ADMR ... »
« ... l’AMDR a annulé le concours. »
« La police des moeurs féministes veillait. »
« On marche sur la tête »

2 petites remarques de rien du tout ...

- Compte tenu de la _proximité dans le temps_ entre la Journée internationale des droits des femmes et du "Salon de la Femme" mentionné, dans le contexte de la sensibilisation au mépris et à la négation encore maintes fois constatées des droits des femmes dans le monde, on parle bien ici des mêmes droits pourtant universels dont jouissent déjà les hommes sans pareille contestation, vous négligez de relever en plus de l'aspect "égalité", la _légalité_ dudit concours pourtant mentionnée dans l'article publié par Sud Ouest, ...

"Les féministes s'interrogent également sur le soutien des collectivités à l'événement : le site Internet du Département en fait la promotion, la Ville d'Angoulême assure un atelier de self-défense et Grand-Angoulême met La Nef à disposition. « La loi impose aux collectivités d'œuvrer pour l'égalité réelle. Les politiques publiques doivent converger dans la lutte contre les stéréotypes. Là, on en est très loin. On n'est même pas dans le second degré »"

- Ensuite, votre billet laisse apparaître, ou un certain manque de bon goût, ou un manque malencontreux de sensibilité ...

Ainsi, comment ne pas imaginer, dans le "buzz" autour d'une "Journée pour la lutte contre le cancer", que certains esprits simples comprendront comme "La Journée du Cancer", pour organiser un "Salon du Cancer", où des fabricants et des marchands seront tout contents de venir vendre des perruques, des prothèses mammaires, des crèmes de protection contre le soleil, etc ...

Ou que penser d'une "Journée pour la lutte contre la faim", et l'organisation d'un "Salon de la Faim", ou l'on pourra y trouver, des vendeurs de barres energétiques, ou des produits coupe-faim, ou des produits pour maigrir, voire même du caviar pour ses vertues nutritionelles ?

Ou d'une "Journée pour la lutte pour les droits de l'enfant" .. un "Salon de l'Enfant" ... et un stand Disney, MacDonald, Kinder Surprise, etc ... ?

Écrit par : Chuck Jones | 15 mars 2016

@ Chuck Jones

"dans le contexte de la sensibilisation au mépris et à la négation encore maintes fois constatées des droits des femmes dans le monde"

et le tapage en France sur la journée de la femme et l'accusation globale des hommes, ça apporte quelque choses aux droits des femmes dans le monde. en réalité rien.

que les féministes aillent agir ailleurs où les droits des femmes sont bafoués au lieu de la France où les femmes bénéficient de toute la discrimination positive possible et imaginable, en plus du droit de mépriser et d'insulter les hommes en toute impunité.

"« La loi impose aux collectivités d'œuvrer pour l'égalité réelle. Les politiques publiques doivent converger dans la lutte contre les stéréotypes. Là, on en est très loin. On n'est même pas dans le second degré »"

un bon début serait de na pas confondre égalité avec égalitarisme. la lutte contre les stéréotypes !!!

elle repose sur quoi cette sois disant lutte, sur une théorie "genre" complétement déconnectée de la réalité.

commencer a vous connecter avec la réalité avant de parler de second degré ça sera un bon début.

Écrit par : leclercq | 16 mars 2016

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