22 février 2016

2015 : l’année la plus chaude ?

Des experts de la Maison Blanche accusent le changement climatique en ce qui concernent la longue sécheresse subie par la Californie. La pluie est revenue, mais après des années de pertes pour la production vivrière.

 


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Or d’autres experts membres de la NOAA (Agence météorologique des États-Unis) affirment le contraire. Deux instances officielles nord-américaines se contredisent sur le réchauffement? C’est normal et plutôt bon signe. Signe que la science n’est pas un dogme ni une affaire de consensus, mais de faits et de mesures du réel. Ces autres experts écrivent donc, dans le Journal du Climat:

« C’est ainsi que nos résultats montrent que l’effet net du changement climatique a été de rendre les sécheresses pour l’agriculture moins probables et que les impacts sévères subis de nos jours n’ont pas été causés, de manière substantielle, par les changements climatiques à long terme. »

Mais revenons à l’année 2015. Elle fut chaude, c’est sûr, du moins en Europe de l’ouest. Un hiver très doux, un beau printemps, une canicule d’une semaine en juillet, un automne délicieux et un début d’hiver sans froid ni neige. Notons cependant qu’elle ne fut pas chaude pour tout le monde: les pays du nord de l’Europe, de la Grande-Bretagne aux pays scandinaves, ont connu en 2015 un été exceptionnellement froid.

Si les agences américaines (NASA et NOAA) ont classé l’année écoulée comme la plus chaude depuis le début des relevés de températures, les mesures satellitaires démentent cette affirmation. Les premières utilisent principalement les relevés thermométriques au sol dans les stations météos. Les satellites quant à eux mesurent la température de l’air à différentes altitudes de la troposphère (la basse atmosphère). Ils sont complétés par les mesures des ballons-sondes qui emportent des thermomètres classiques dans l’air. Les résultats des satellites sont bien corrélés avec ceux des ballons (image 1).

 

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Fiabilité

Les thermomètres au sol posent problèmes. Installés pour beaucoup depuis la première moitié du XXe siècle, leur environnement a évolué. Ainsi aujourd’hui de nombreuses stations météo, implantées en site périphérique des grandes agglomérations, se trouvent aujourd’hui encerclée de masses calorifiques: immeubles, goudron, béton, etc, mettant en partie en cause leur fiabilité.

Il y a 1298 stations au total sur les états américains continentaux contigus (sans les îles ni l’Alaska). Sur ce nombre 410 stations sont sans défaut, soit installés plutôt en zones rurales et n’ayant pas été modifiées depuis leur mise en service. Ces stations montrent un réchauffement des températures moins fort (0,12° en moins par décennie, image 2) que les autres qui sont rattrapées par les villes et les masses calorifères, et qui ont subi des modifications techniques depuis leur implantation.

Pour régler cette différence, déjà soulignée par un célèbre météorologue du pays, les agences américaines font ce qu’elles nomment une homogénéisation des résultats. Ce qui revient à se baser sur le plus grand nombre de stations (celles qui montrent un défaut d’installation ou une modification technique) et à aligner les stations sans défaut sur les premières. Les températures sont ainsi tirées artificiellement, forcées vers le haut.

Selon les satellites et des ballons-sondes l’année 2015 est en troisième place des années chaudes, après 1998-99 et 2010, soit des années El Niño, comme 2015. 

On peut dès lors dire, avec la même assurance que la NASA, que 2015 n’est pas l’année la plus chaude depuis le début des relevés météorologiques.

 

 

(Informations extraites de ce site d’un scientifique français)

 

 

 

 

14:55 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : climat, réchauffement, nasa, non, satellites, mesures, 2015 | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Jusqu'où va la mauvaise foi? Ce qui est important c'est la biosphère et la température de l'atmosphère à son contact. Mais bon, si vous voulez avoir raison à tout prix... continuez à nier l'évidence.

Écrit par : Johann | 22 février 2016

Il ne s'agit pas de bonne foi, ni même de foi toute seule, ce qui semble être votre cas.
Il s'agit de relevés et de comparaisons.
Et quelle évidence ai-je nié? Je ne fais que mettre un peu en vue des contradictions que les médias ne rapportent pas au public. D'ailleurs je ne nie rien, je questionne aussi loin que possible. C'est différent.

Comme ceux qui ne sont pas d'accord m'adressent des remarques inutiles du genre de la vôtre, j'en viens à penser qu'il doit vraiment s'agir d'une question de foi pour vous et eux.

Quant à la température de la biosphère rapportée par les thermomètres, encore faudrait-il savoir de quels thermomètres il s'agit: ruraux ou en ville et proche d'une source calorifique? Ensuite il faut savoir si le réchauffement, quelle que soit son origine, est plutôt un bien ou plutôt un mal. C'est évidemment mieux que ce soit présenté comme un mal, cela permet de mettre l'humanité en soumission à une poignée de scientifique et à une noria d'acolytes et de relais. C'est d'ailleurs remarquable ce manque d'étude en positif. Remarquable dans le sens de invraisemblable.

Écrit par : hommelibre | 23 février 2016

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