La France ou l’Algérie ?

Récemment un footballeur double national franco-algérien a répondu à une interview sur la Gazette du Fennec. Les Fennecs est le nom donné à l’équipe nationale algérienne de football.

 

feghouli11.jpgPassé de victimes…

Un des joueurs de cette équipe se nomme Sofiane Feghouli. Il est né en France et a été formé à Grenoble. Il a d’abord joué dans les équipes jeunes puis espoirs des bleus. En 2012, en tant que binational, il a rejoint la sélection algérienne.

Dans cette interview, diffusée le 3 février dernier, Monsieur Feghouli appelle les jeunes footballeurs binationaux de l’hexagone à rejoindre l’équipe des Fennecs et à choisir l’Algérie contre la France comme pays de nationalité.

Ses raisons? Les jeunes d’origine algérienne ne seraient pas bien acceptés en France, et leurs parents sont algériens. Mais surtout Sofiane Feghouli avance un argument imparable, qui illustre bien la tension entretenue par les descendants d’immigrés de deuxième ou de troisième génération: 

« Il ne faut pas oublier l’histoire entre la France et l’Algérie. Moi, avec le temps, j’ai appris mon histoire, débute le joueur de 26 ans dans une vidéo postée par la Gazette. Voilà, il y a des choses qui se sont passées… »

Lui ne s’est pas senti « pleinement intégré et heureux au sein de la société française ». On se demande, c’est normal, ce que lui-même a fait pour être bien intégré. Car selon une logique toute naturelle, c’est au demandeur de s’intégrer et de s’adapter. 

 

 

esclavage02-taubira.jpg… ou d’envahisseurs?

On se demande aussi quelle Histoire il a appris. La récente, celle des 120 ans de colonisation française sur un territoire avant cela occupé par les ottomans (dont les algériens ne disent pourtant rien)? L’histoire victimaire, celle qui leur permet de développer une posture de refus de la France comme si c’était légitime?

L’argument est léger et a peut-être été utilisé comme support à la haine de l’occident et à la radicalisation de quelques milliers de jeunes gens. On ne peut indéfiniment se défausser sur une situation historique terminée depuis des décennies. On ne peut en vouloir indéfiniment à la France alors que les gouvernants algériens depuis l’indépendance confisquent le développement du pays et maintiennent un haut niveau de pauvreté et de chômage.

Enfin il devrait relire son histoire un peu plus loin en arrière. Il verrait que les arabes ont conquis le Maghreb par la violence et occupent depuis lors un territoire qui n’est pas le leur. Ce sont eux-mêmes des colons.

Il verrait que les arabo-musulmans ont été les plus grands négriers et esclavagistes de l’Histoire depuis plus de mille ans. Ils se sont servis d’esclaves pendant plus de douze siècles autant en Afrique qu’en Europe de l’est et en Italie. Les européens n’ont pas été les seuls à pratiquer l’esclavage à grande échelle. L’esclavage est une abomination: que chacun y prenne sa part.

En lisant Sofiane Feghouli on comprend un peu plus le mal français avec son immigration, et le fait que la fracture entre la France et ses enfants d’immigrés est installée pour longtemps. Le rappel historique sur la France coloniale semble n’être qu’un prétexte. On aimerait donner au footballeur des livres d’histoire plus complets et objectifs que ce qu’il a appris.

Mais, comme on l’entend murmurer aujourd’hui, parler de traite orientale serait une manière de minimiser la traite européenne, atlantique. Parler de l’islam sans en faire l’apologie serait du racisme. Parler d’immigration est même suspect alors qu’il s’agit d’un sujet régalien sur lequel la politisation et l’anathème empêchent tout vrai débat. Une des manières d’éviter le débat: dénigrer l’adversaire pour invalider ses propos, le placer dans le camp du mal. Raciste est devenu aujourd’hui un de ces mots qui tuent toute réflexion. 

Quelqu’un leur a mis cette victimisation dans la tête. Ils la reprennent à leur compte. Taubira avait même refusé de parler de cette traite orientale pour ne pas charger les jeunes beurs. La virginité de la victime, forcément sublime, exige quelques accommodements avec le réel.

 

 

Catégories : Histoire, Politique, société 18 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Les européens sont des esclavagistes des racistes des sexistes des ignorants et des belliqueux. Les arabes sont des démocrates des humanistes des égalitaristes des savants et des pacifistes c'est bien connu. Nous devrions tous émigrer chez eux.

  • Le problème est que la haine de l'Occident est partagée par beaucoup d'Occidentaux qui possèdent beaucoup de pouvoir. Mais effectivement, condamner leur pays d'accueil où ils jouissent de toutes les liberté et des agréments du développement alors que l'Algérie n'est que mensonges, prébendes et corruption depuis son indépendance, auquel s'est ajouté l'islamisme et les meurtres, c'est fort de café!
    Personnellement, je penche de plus en plus pour la suppression de la possibilité de prendre une double nationalité.

  • se demander pourquoi l'Algérie refuse le retour de ses citoyens requérants déboutés

    comment un nombre si important de migrants algériens ont pu obtenir le statut de demandeur d'asile en Suisse
    sachant qu'ilw continuent d'y résider clandestins

  • Malika Sorel a très bien analyser celà.

    Les problèmes de l'insertion et de l integration

    Le rôle d'une classe politique est de savoir identifier, et
    même anticiper, les difficultés nouvelles qui se présentent à
    la société au destin de laquelle elle préside. Aussi appartient-
    il à notre classe politique de savoir se former et s'informer
    en permanence, et surtout de savoir assumer ses responsa-
    bilités. Les citoyens ne disposent, la plupart du temps, que
    diune infime partie des informations qui concourent à une
    prise de décision éclairée. S'ils doivent être consultés sur
    les sujets majeurs, il est irréaliste de penser qu'ils puissent
    s'astreindre à se documenter pour décider de tous les sujets.
    Des sujets qui exigent de nombreuses compétences dans une
    multitude de domaines et qui deviennent chaque jour de
    plus en plus complexes. Cest là le rôle de nos élus. Ce sont
    la clairvoyance et la compétence de dirigeants politiques qui
    permettent l'élaboration de nouvelles politiques pour faire
    face aux mutations de l'environnement et à l'émergence de
    nouveaux risques. Sinon, pourquoi élire, s'il nous revenait
    de réfléchir à chacun des dossiers abordés?
    Que faire toutefois lorsqu'un sujet, devenu au fil des ans
    d'importance capitale, est instrumentalisé par des courants
    politiques, mais aussi par une multitude d'associations et
    de lobbies, qui l'utilisent au choix comme engrais, terreau
    ou repoussoir? Quel est le point commun entre ceux pour
    lesquels toute personne d'origine immigrée est à exclure et
    ceux qui depuis vingt-cinq ans exploitent politiquement la
    misère des migrants pour culpabiliser les Français et impo-
    ser à la France de ne pas traiter avec sérieux le dossier de
    leur insertion et de leur intégration? Ces deux catégories
    ont toutes deux contribué à fabriquer la situation explosive
    que connaît à présent la France.
    Lorsqu'on analyse l'écho des Français sur le sujet de l'in-
    tégration, on ne trouve guère qu'une poignée d'intellectuels
    de grandes villes, quelques personnalités politiques, des
    lobbies ou des cercles d'influence, pour affirmer que l'on
    doit rompre avec le modèle républicain d'intégration. Pour-
    tant, à défaut de se voir proposer d'autres axes de réflexion
    et d'autres chemins d'espoir, les Français s'interrogent
    aujourd'hui sur la pertinence de leur creuset républicain.
    Accepteront-ils de plonger dans une aventure de rupture
    avec leurs convictions républicaines et leur contrat social?
    Rien n'est moins sûr. Les Français sont de grands conserva-
    teurs. Ils apprécient la sécurité et se tiennent à distance des
    entreprises hasardeuses. Cette attitude frileuse irrite parfois,
    mais, sur les questions qui nous concernent ici, elle pourrait
    se révéler être le plus sûr des investissements pour garantir
    la sérénité de l'avenir.
    Pour quelles raisons le modèle républicain français ren-
    contre-t-il, depuis vingt-cinq ans, tant de difficultés et tant
    d'hostilité? Pour réussir son intégration, un migrant doit-il
    le vouloir, ou cette intégration peut-elle réussir sans que lui-
    même adhère à ce processus? Un migrant venant d'un pays
    où la culture est profondément différente de celle des Fran-
    çais peut-il réussir son intégration sans pour cela ne rien
    avoir à concéder de sa culture ancestrale? Un migrant peut-
    il s'intégrer à la communauté nationale du pays d'accueil
    sans avoir réussi au prealable son insertion dans la société
    civile de ce pays ? L’identité d'un individu se construit t'elle
    de maniere autonome ou depend-elle de la volonté de son
    propre groupe culturel? Il peut sembler difficile de traiter
    du probleme de l intégration tant ceux qui y sont confront-
    tes presentent des profils heterogènes Il n'en demeure pas
    moins qu'ils partagent tous le meme point névralgique, a
    savoir le probleme de la construction de leur identité, cette
    question est veritablement le nœud central du problème de
    l’intégration Viennent ensuite se greffer des dèternimants
    qui vont servir ou desservir les enfants de l'immig
    Parmi ces determinants, on peut citer notamment le
    cours scolaire
    Avant d aborder ces questions, je souhaite d'abord expos-
    ser les raisons pour lesquelles il est primordial, afin d'aider
    les Jeunes genérations de l immigration a se construire sai-
    nement, de resister a la tentation de cautionner la violence
    de certains d entre eux en la Justifiant

    NE PLUS CAUTIONNER LA VIOLENCE EN LA JUSTIFIANT
    Sans meme nous en apercevoir, nous nous sommes peu
    à peu habitués au fait que tout acte, du plus anodin au plus
    monstrueux, était explicable. Pour le commun des mortels
    ce qui est explicable est interprete comme etant en
    compréhensible, voire excusable Cette approche, basée sur
    l'analyse, aurait du demeurer confinee aux antres des psy-
    chologues et des psychanalystes
    Tous ceux qui voient autour d'eux evoluer des enfants
    savent qu'un enfant comprend instinctivement que la jus-
    tification que ses parents trouvent à son comportement le
    dédouane d'une grande partie de ses actes et l empêche dans

  • suite

    le même temps de développer quelque effort qué ce soit
    pour améliorer son attitude. Au fil des vingt-cinq dernières
    années, la victime d'une précarité a petit à petit acquis le
    droit, aux yeux de la société, à se transformer en agresseur.
    Cautionner la violence, c'est l'ériger en moyen acceptable
    de communication. Ce discours de la déresponsabilisation
    a poussé dé nombreux jeunes dans la voie de la communi-
    cation par le déversement d'un torrent de violence, créant
    ainsi un immense tort à notre pays. Ce mal de la dérespon-
    sabilisation est le cancer qui ronge notre société.
    La justification de la violence a renforcé la détermina-
    tion et le sentiment d'impunité dé tous ceux qui, par leurs
    agissements, ont profondément altéré leur propre image et
    celle de leur communauté d'originé. Le sentiment de préca-
    rité dépend beaucoup du référentiel adopté; il ne se mesure
    pas dans l'absolu. Si l'échelle dé mesuré intègre le dénué-
    mént qui règne sur l'autré rive dé la Méditerranée, alors on
    peut, sans hésiter une seule secondé, soutenir que la France
    a permis à beaucoup d'immigrés des dernières vagues un
    fabuleux bond économique et social, en un laps dé temps
    extrêmement court.
    Dans les grandes villes du Maghreb ont été construits
    de nombreux quartiers dotés de tours dont la hauteur n'a
    rien à envier à celles de nos banlieues françaises. Les familles
    rêvent d'y être logées pour échapper à la cohabitation, lar-
    gement répandue, de trois générations sous un même toit.
    Les jeunes sont massivement au chômage et n'ont souvent
    même plus la possibilité de rêver à un avenir meilleur. Ils
    passent le plus clair de leur temps adossés aux murs, à dis-
    cuter, pour tuer le temps. Ils se nourrissent de la télévision
    française, qui leur donne chaque jour la mesure de leur
    propre dénuement. Pire que ces images reçues du ciel, ils
    voient régulièrement revenir, aux vacances, leurs propres
    cousins, qui étaient leurs richesses sous leurs yeux : belles
    voitures, vêtements de marque, stations de jeux pour les
    enfants, beaux bijoux d'or et belles robes de cérémonie pour
    les femmes... Ces jeunes ne détruisent ni ne brûlent quoi
    que ce soit, alors qu'ils ont pourtant de multiples raisons de
    se sentir frustrés, de cette frustration qui, paraît-il, alimen-
    terait la violence dans nos banlieues.
    En hiver, nous avions du mal à écrire, car nos doigts
    étaient raidis par le froid. Nous étions engoncés dans nos
    manteaux, qu'il n”était pas question d'ôter vu la tempé-
    rature qui régnait dans la classe, Ceux qui avaient un
    bon manteau pouvaient déjà s'estimer heureux, car tous
    n'avaient pas cette chance. Lorsqu'il soufflait fort, il arri-
    vait au vent de s'inviter en classe par les vitres cassées.
    Il couvrait par instants la voix de notre enseignant, qui
    interrompait son discours, le temps qu'Éole veuille bien
    tirer sa révérence. Un nombre non négligeable d'élèves ne
    déjeunaient pas à la cantine, car leurs parents étaient trop
    pauvres pour pouvoir se permettre d'en honorer la note. À
    l'heure du déjeuner, ils se regroupaient devant les grilles du
    collège ou du lycée et sortaient de leur cartable un simple
    morceau de pain. Nous partagions pour la grande majorité
    la même détresse matérielle. Suivant le raisonnement qui
    prévaut en France, nous étions donc tous voués à devenir
    des délinquants et des incultes. Il eût donc probablement
    fallu tous nous séparer et nous disperser (éclater la carte
    scolaire), pour tenter de nous remettre sur le chemin de la
    réussite scolaire.
    Nous niavons jamais été ni outrageants ni violents. Je
    garde de cette époque des souvenirs de légèreté et d'insou-
    ciance, des souvenirs de bonheur d'enfance. ]'ai encore en
    tête le rire des enfants qui résonne, et le sourire lumineux
    des enseignants.
    Si les difficultés d'insertion dans la société française
    étaient réellement dues à une détresse matérielle liée, entre
    autres, à la qualité de l'environnement, comment expliquer
    alors que le déplacement vers des environnements sociaux
    privilégiés de familles défavorisées et sources de troubles
    dans leurs quartiers soit inefficace, voire dangereux, car
    générateur de nouvelles zones géographiques d'insécurité?
    En juillet 2005, les Renseignements généraux rapportaient
    que, dans la moitié des cas de déplacement, les familles à
    problèmes avaient non seulement continué d'exercer des
    activités répréhensibles dans leur quartier d'origine, mais
    pire, avaient dans le même temps installé un climat de ter-
    reur dans leur nouvel espace géographique! Dans neuf cas
    sur dix, ces délocalisations se sont soldées par un échec. Cet
    investissement financier a été une pure perte. Il a de plus
    contribué à renforcer le sentiment d'impunité de ceux qui se
    voient systématiquement présentés, aux yeux de la société,
    comme non responsables, car excusables, du fait de leur
    misère matérielle. L'échec de ces expériences de dépla-
    cement présente néanmoins un grand intérêt : il participe
    à nous faire prendre conscience que recourir systématique-
    ment à l'hypothèse des difficultés matérielles pour justifier
    des comportements asociaux est simpliste et dangereux.
    La France pourra bien dépenser des deniers publics
    pour continuer à détruire des tours et leur substituer petits
    immeubles et pavillons, cela participera très certainement
    à la relance de la filière du bâtiment (ce qui en soi pré-
    sente un indéniable intérêt économique), mais ne résoudra
    pas les problèmes liés à l'insertion et à l'intégration, tout
    simplement parce que la qualité de l'habitat des banlieues
    n'est pas la cause principale de leurs problèmes. Les tours
    d'immeubles n'ont rendu ni les Maghrébins asociaux au
    Maghreb, ni les Asiatiques asociaux dans toutes les villes
    où les gratte-ciel qu'ils habitent embrassent les nuages. De
    plus, dans une période où tant de jeunes ménages, tant de
    familles des classes moyennes et tant d'étudiants peinent à
    se loger, se permettre de détruire des habitations est perçu
    comme une injustice inacceptable. Rares sont les Français
    qui souscrivent au fait que l'on puisse dépenser de l'argent
    pour détruire des immeubles, dont une partie aurait pu et
    dû être réhabilitée et consacrée au logement de ceux qui en
    ont besoin, fût-ce en échange d'une contribution modique
    de leur part.
    Beaucoup des élèves pauvres qui m'ont accompagnée
    tout au long de ma scolarité dans le Maghreb ont brillam-
    ment réussi. Ils sont devenus médecins, architectes, ensei-
    gnants, ingénieurs, grands scientifiques... Certains ont
    rejoint des laboratoires mondialement réputés aux États-
    Unis, en Grande-Bretagne ou en France. Ils auraient préféré
    travailler pour leur pays; mais celui-ci ne leur a pas fait de
    place. Lorsqu'on a connu l'envers du décor, entendre dire
    que les espoirs de ces pays du Sud ont été ruinés par la
    France est insupportable. Il me semble honnête d'affirmer
    que ces mensonges ou ces vérités tronquées ne méritent
    pas les honneurs qui leur sont faits depuis trop d'années en
    France. Faire échec aux matérialistes de la mémoire, c'est les
    empêcher de semer le chaos sur leur passage; c'est aider les
    Français et les enfants de l'immigration à se construire un
    chemin d'entente, une voie de cohabitation pacifique.
    Si j'ai fait un détour par le Maghreb, c'était pour
    bien mettre en lumière que des jeunes aux mêmes profils
    ne manifestent pas la même violence, selon le pays où
    ils vivent. Serions-nous entrés en un temps inédit dans
    lequel, contrairement au sentiment que partagent les
    Français, l'espoir de s'en sortir ferait naître une fureur
    dévastatrice ?

  • se demander
    - pourquoi l'Algérie refuse le retour de ses citoyens requérants déboutés

    - comment un nombre si important de migrants algériens ont pu obtenir le statut de demandeur d'asile en Suisse
    idem en Allemagne (cf auteurs d'agressions sexuelles de Cologne)

    sachant qu'ils continuent d'y résider clandestins

  • @divergente


    - « se demander - pourquoi l'Algérie refuse le retour de ses citoyens requérants déboutés »

    Qu'est-ce qui vous fait croire que l'Algérie refuse le retour de ses citoyens requérants déboutés ?


    - « se demander - comment un nombre si important de migrants algériens ont pu obtenir le statut de demandeur d'asile en Suisse »

    Et ... quel est selon vous ce nombre si important ?

  • suite

    L'espoir a toujours servi à mobiliser les énergies vers la
    création de valeur et de bien-être. Pourquoi n'est-ce donc
    pas le cas pour les dernières vagues d'immigration? Cette
    question est au cœur du malaise actuel des jeunes qui en
    sont issus. Ces différences comportementales d'un même
    type de population, selon le contexte géographique où elle
    se situe, est LA question à partir de laquelle les problèmes
    de l'insertion et de l'intégration doivent être posés et analy-
    sés. Ce n'est en effet pas la misère ni le manque de moyens
    matériels qui conduisent à l'incivilité ou à la délinquance
    dans les quartiers sensibles , ce sont les diflicultés de posi-
    tionnement identitaire que j'aborderai dans les pages qui
    viennent. Il nous faut donc rendre aux pauvres la dignité
    qui leur a honteusement été enlevée!
    Il n'est plus possible de cacher ni de taire ce que tout le
    monde sait déjà. La forte implication des enfants de l'im-
    migration dans l'augmentation de la violence en France
    est une réalité bien établie. Lorsqu'une réalité saute aux
    yeux de tous, c'est-à-dire lorsqu'elle devient un secret de
    Polichinelle, il n'est pas utile d'avoir en plus recours au
    fichage des délinquants selon leur origine pour découvrir
    ce que nous savons tous déjà. Répertorier les individus
    selon leur ethnie, leur race ou leur culture, c'est par contre
    ouvrir la porte à toutes les dérives possibles. Cette appro-
    che s'apparente au ver qui serait introduit dans le fruit,
    car elle constitue la première marche vers la communau-
    tarisation de la France. Il faudra donc lutter, à tous les
    niveaux, contre cette tentation qui anime certains lob-
    bies et responsables politiques, influencés en cela par des
    associations ou des cercles qui ne perçoivent pas toujours
    le danger de tels fichages. Ceux-ci ont existé en d'autres
    temps. La France va-t-elle se laisser entraîner à reproduire
    les lourdes fautes du passé?
    Une bonne image est lente et diflicile à construire; elle
    peut au contraire être fortement ternie en très peu de temps.
    La délinquance de certains enfants de l'immigration a ainsi,
    au fil des ans, tissé et renvoyé au reste de la population
    l'image d'une inaptitude à la vie commune dans le respect
    des règles de vie de la société française. Les populations des
    banlieues paient chaque jour les conséquences de l'image
    fortement dégradée qui leur est attachée. De plus, le fait
    que les populations des quartiers sensibles, des associations
    et même des élus de la République réclament aux pouvoirs
    publics des moyens supplémentaires, en arguant que l'ab-
    sence d'effort substantiel entraînerait de nouvelles insurrec-
    tions des banlieues, renvoie une image ahurissante au reste
    de la population. Ce discours est interprété comme une
    sorte de chantage. Il n'a jamais été nécessaire d'être de condi-
    tion sociale aisée pour apprendre à respecter les règles de la
    vie commune. Il y a trop de pauvres en France aujourd'hui
    qui cependant ne cassent ni ne brûlent et trop de quartiers
    qui sont très loin de disposer d'autant d'attentions que les
    banlieues sensibles et ne menacent pas de s'embraser ou de
    défier la République. Les Français le savent, et cela ajoute à
    leur incompréhension et à leur désapprobation.
    Les populations entachées par cette image d'associabilité
    doivent réaliser qu'elles prendraient les mêmes distances
    vis-à-vis des Français de souche si ces derniers adoptaient
    le même mode d'expression. Les Français ne connaissent
    pas dans le détail, et c'est naturel, les cultures autres que la
    leur. Ils ne disposent donc pas de grilles de décodage suffi-
    samment fines pour leur permettre de différencier chaque
    individu de son groupe d'origine et le saisir en tant qu'in-
    dividualité. Aussi se protègent-ils en préférant se tenir à
    l'écart de tous ceux qui appartiennent à un groupe dont les
    attitudes leur apparaissent comme menaçantes.
    Ces grilles de décodage s'élaborent au cours du temps,
    au travers des connaissances acquises grâce aux informations
    que l'on recueille par le biais d'une multitude de canaux : la
    lecture, les médias, le cinéma, et bien entendu l'expérience
    du vécu quotidien des contacts avec les autres. Notre propre
    psychologie et notre système de valeurs, hérités en grande
    partie de notre culture, sont utilisés pour situer les autres
    par rapport à soi. L'autre est constamment référencé par
    rapport à nos propres critères d'évaluation. Ainsi, on ne
    peut pas ne pas situer l'autre par rapport à soi. Cette consta-
    tation est une donnée première de la réalité interhumaine. Le
    résultat de l'identification de l'autre intervient et oriente tout le
    processus de la communication avec cet autrui . Ce proces-
    sus n'est donc pas propre aux Français; il est spontanément
    mis en branle par tous les êtres humains sur terre. Il est un
    fait que les comportements et les moyens d”expression très
    éloignés de ceux que valorise la culture française exposent
    leurs auteurs à une réprobation unanime qui se conclut par
    une sanction, cette dernière pouvant aller jusqu'au rejet pur
    et simple.
    La modification de la démographie française s'est opérée
    trop rapidement pour que le peuple français ait pu disposer
    du temps nécessaire à l'assimilation d'un si profond boule-
    versement. Ce temps aurait pu être nettement raccourci si
    les flux migratoires ne s'étaient pas accompagnés d'autant
    d'interrogations quant aux facultés des migrants à s'inté-
    grer, ou plus modestement s'insérer dans la société fran-
    çaise. Répéter, dans un discours purement intellectuel, que
    1'immigration est une richesse pour la France ne suffit pas à
    en convaincre les Français. Comme toutes les autres popu-
    lations au monde, la population française juge en fonction
    de ce qu'elle observe ou rencontre dans son environnement
    quotidien. Le moins qu`on puisse dire, c'est que cette expé-
    rience l'aura conduite à l'inquiétude.
    Au moment où brûlaient les banlieues, nos femmes et
    hommes politiques tentaient de nous convaincre de la res-
    ponsabilité majeure du déficit de mixité sociale, qu'il fallait
    absolument combler. Quelle erreur de communication!
    Les Français ont traduit : voyez ces voitures qui brûlent,
    nous voulons les exporter également chez vous. Qui aurait
    envie d'adhérer à une mixité sociale, présentée sous un tel
    visage! Ce ne sont pas des lois qui changeront la donne.
    Aucune loi ne réussira à imposer une mixité sociale dans
    les zones géographiques ou dans les entreprises. Seule por-
    tera des fruits la construction d'une image positive ren-
    voyée par une immigration qui aura réussi à s'insérer dans
    la société.
    Depuis tant d'annees que des crispations se font sentir,
    les gouvernements successifs ont refusé de travailler à rassu-
    rer les Français. On est au contraire parti du postulat que les
    Français étaient potentiellement des racistes primaires , et
    on a abondé dans la création d'une panoplie de mécanismes
    et d'organismes pour leur faire la guerre. Les mots qui ont
    été choisis ont leur importance. On parle de Haute Auto-
    rité de lutte contre les discriminations. On planifie des
    campagnes de communication pour sensibiliser et encou-
    rager les potentielles victimes de discriminations à por-
    ter plainte. Or, dans l'imaginaire collectif, qui dit lutte
    dit ennemi ; qui dit victime dit « bourreau . Ainsi, on
    stigmatise les Français en les érigeant ofliciellement au rang
    d'ennemis ou de bourreaux. En procédant de la sorte, on
    divise la France en deux, en plaçant deux communautés
    face à face. Comment ose-t-on ensuite espérer que ces deux
    communautés apprendront à cohabiter?
    On préconise des absurdités telles que le CV anonyme,
    qui ne fait que déplacer l'instant de la rencontre entre les
    peurs et le déclenchement de réflexes de protection. On
    peut bien traquer ceux qui se protègent; ils développeront
    aussitôt d'autres stratégies de protection, tant qu'ils en
    éprouveront le besoin. Les minorités gagneraient elles aussi
    à se démarquer des pratiques de certains de leurs membres,
    au lieu d'expliquer sur toutes les ondes que la délinquance
    est une réponse naturelle à la précarité sociale. Les Français
    n'apprécient pas ces menaces à peine voilées, qui singulari-
    sent encore davantage à leurs yeux les populations d'origine
    étrangère.
    Accorder le statut de victimes aux populations d'ori-
    gine immigrée qui rencontrent des problèmes d'insertion
    et d'intégration est contre-productif, car cela les enferme
    inéluctablement dans un état de déresponsabilisation qui
    les empêche de prendre en main leur destin pour devenir
    moteurs de leur insertion et de leur intégration. Nous savons
    bien que l'argument très souvent utilisé est que cela ne leur
    est pas possible. Cet argument ne tient plus lorsque près de
    500 000 emplois ne trouvent pas preneurs dans notre pays,
    en majorité dans les domaines du BTP, de l'artisanat, de
    l'hôtellerie, de la restauration, des services d'aide à la per-
    sonne... et que les élus osent voter à l'Assemblée nationale
    un texte sur l'immigration de travail, arguant que, dans ces
    domaines précisément, les entrepreneurs ont besoin de faire
    appel à de la main-d'oeuvre étrangère. . . Imaginons un seul
    instant à quel niveau tomberait le taux de chômage, qui
    angoisse et démoralise tant les Français, si ceux qui recher-
    chent un emploi et ne disposent pas encore de qualification
    précise acceptaient de se former et de répondre à l'offre de
    ces entrepreneurs ? Ainsi, occulter aux enfants de l'immigra-
    tion, dont le taux de chômage est très élevés qu'ils ont un
    rôle actif à jouer et des perches à saisir, c'est ruiner définiti-
    vement leurs chances d'insertion dans notre société.
    Bien entendu, je ne fais absolument pas référence
    au statut général de victime qui est indispensable pour
    que l'individu reconnu comme tel puisse commencer sa
    reconstruction ou son travail de deuil. Attribuer sys-
    tématiquement le statut de victime dans le dossier qui
    nous intéresse ici, c'est comme éduquer un enfant en lui
    énonçant régulièrement que les autres sont à l'origine de
    tous ses malheurs et qu'il lui faut lutter contre eux. Il ne
    faudra alors pas être surpris de voir cet enfant adopter
    un comportement général de défiance envers ces mêmes
    autres et grandir avec la certitude que rien ne dépend de
    lui. La conséquence directe, c'est qu'il lui sera très difficile
    de cohabiter sereinement avec ceux qui apparemment lui
    voudraient du mal. Il sera également enclin à ne dévelop-
    per aucun sens de l'initiative et de l'effort, puisque rien
    n'est de son fait.
    Soutenir les valeurs républicaines qui régissent le fonc-
    tionnement de notre société n'a pas fait monter les scores
    électoraux des partis politiques extrêmes dans notre pays.
    Ce qui les a fait monter, c'est au contraire d'avoir oublié
    de les soutenir. S'ils ne veulent plus avoir à subir à chaque
    élection la menace d'un basculement vers les extrêmes, les
    Français doivent d'urgence se réapproprier leurs valeurs
    républicaines (une certaine idée de la justice, la liberté des
    uns et des autres, l'esprit d'initiative, l'égalité entre tous les
    êtres quels que soient leur sexe, leur race ou leur culture, la
    laïcité, la fraternité...) afin d'obliger les partis de gouverne-
    ment à en garantir le respect.
    Aujourd'hui, les Français ont peur. Ils se sentent en insé-
    curité quant au respect de ce qui fonde leur identité. À
    leur défense de tout ce qui participe de cette identité, on
    attribue désormais l'étiquette de raciste . Les Français ne
    se sentent plus protégés ni par leurs institutions, ni par leur
    classe politique. Or, le premier des besoins primaires est jus-
    tement la sécurité. Satisfaire ce besoin doit donc s'inscrire
    dans les priorités de tous nos gouvernants, quelle que soit
    leur teinte politique.
    Lorsqu'ils craignent d'être inquiétés, les Français déve-
    loppent pour se défendre des stratégies personnelles d'évi-
    tement qui sont autant de réflexes naturels de protection.
    Refuser de décrypter les causes de leur comportement et ne
    pas travailler à trouver les moyens de les rassurer les pousse
    à se refermer chaque jour davantage sur eux-mêmes. Cette
    attitude de repli sur soi n'aide guère à l'intégration de tous
    ceux qui y aspirent. Ces derniers souffrent de devoir payer
    pour les actes de membres de leur communauté d'origine.
    Le jour où les Français se sentiront à nouveau protégés,
    la situation évoluera pour le plus grand bonheur de tous
    ceux, issus de l'immigration récente, qui aspirent à ce que
    les Français les adoptent. Il est stérile et contre-productif
    de ne pas respecter le droit élémentaire du peuple fran-
    çais à exprimer et à afiirmer son identité. L'intégration des
    populations diorigine étrangère n'a pas la moindre chance
    de réussir si elle est menée contre les Français. Le jour où
    nous le comprendrons, l'un des obstacles å liintégration s'en
    trouvera levé.

  • suite

    En France, les récentes manipulations de pages de
    l'histoire coloniale ou de l'esclavage n'ont finalement que
    renforcé, chez certaines populations, un sentiment de ran-
    cœur déjà présent. Les matérialistes de la mémoire ou
    les semeurs de graines de discorde n'ont fait qu'exacerber
    ces sentiments, en leur donnant une justification raison-
    née. Ils portent néanmoins une lourde responsabilité dans
    les tensions communautaires qui se sont largement accrues
    sur notre territoire. Jeter de l'huile sur le feu ne peut que
    l'entretenir, voire l'amener à un point passé lequel il ne sera
    plus possible de l'éteindre.
    La situation de loin la plus critique se présente aux
    migrants qui doivent parcourir un chemin d'intégration
    façonné par l'ensemble des trois paramètres précités. Dans
    ce cas, ils doivent affronter les difficultés cumulées des pro-
    blèmes économiques, des problèmes moraux liés au passé
    historique et de la différence des systèmes de valeurs. Ces
    migrants sont ceux dont le processus d'intégration sera le
    plus compliqué, et surtout le plus risqué, sans issue prédic-
    tible.
    TENSIONS DANS LA CONSTRUCTION DE L'IDENTITÉ
    Appartenir aux dernières vagues d'immigration ne pré-
    dispose pas fatalement à une tension extrême avec l'identité
    française. Certains optent pour cette identité pour des rai-
    sons affectives ou philosophiques. On pourrait les appeler
    les Français de cœur et d'esprit. En migrant, ils vien-
    nent en quelque sorte se blottir dans les bras de la nation
    France , dont ils étaient déjà les enfants, avant même de la
    connaître en chair et en os . Passé les quelques années de
    difficultés incontournables pour la construction matérielle
    d'une nouvelle vie, ils ne rencontrent pas d'obstacle majeur
    à s'intégrer et à être reconnus par les Français. Ce qui est très
    saisissant, c'est de découvrir à quel point leur intégration
    semble évidente et spontanée, comme s'ils avaient depuis
    toujours fait partie du même univers. Ils sont les enfants
    adoptifs de la France. Restons toutefois lucides en précisant
    qu'ils ne sont pas majoritaires.
    Un facteur qui influence significativement la construc-
    tion de l'identité profonde est le tableau que les migrants
    dressent, à leurs enfants, du pays d'accueil. ]'ai déjà abordé
    ce point au début du livre, lorsque j'évoquais le socle indis-
    pensable aux descendants des immigrés pour pouvoir se
    construire dans le pays d'accueil. Plus les parents auront
    dépeint le pays d'accueil comme étranger, voire adverse, en
    raison du passé historique ou de la différence des systèmes
    de valeurs, plus leurs enfants développeront des résistances,
    voire une opposition farouche à l'intégration.
    Il est une attitude qui est individuelle, même si elle est
    largement influencée par la culture familiale, c'est la pré-
    disposition à rester plus ou moins fixé sur son passé ou sur
    celui de son pays d'origine, plutôt que de s'investir dans
    son propre avenir et dans celui de son pays d'accueil. Ceux
    qui recevront une éducation qui invite à rester focalisé sur
    le passé seront plus enclins à sombrer dans les difficultés
    que réserve le chemin de l'édification d'une existence dans
    un nouvel environnement. L'énergie mobilisée dans des
    voies sans issue, le passé étant par définition déjà joué, ne
    sera pas investie dans ce qui se joue, c'est-à-dire l'avenir.
    La difficulté est encore plus grande si la focalisation sur
    le passé entretient des tensions d'ordre moral ou philoso-
    phique.
    Une autre qualité personnelle qui aura une incidence
    non négligeable sur le processus d'insertion et aussi sur celui
    de l'intégration est la capacité des individus à savoir capi-
    taliser sur ce dont ils disposent déjà. Vous trouverez tou-
    jours, parmi un groupe de personnes parties avec le même
    bagage , une proportion qui saura surmonter une à une
    les difficultés rencontrées, quelle qu'en soit la nature, tandis
    que d'autres, dans le même temps, s'enfonceront peu à peu.
    Pour s'en convaincre, il n”est qu'à observer comment, au
    sein d'une même cellule familiale, les parcours des membres
    d'une même fratrie, ayant pourtant grandi dans le même
    environnement, avec les mêmes moyens humains et finan-
    ciers, varieront parfois dans des proportions considérables.
    Dans l'étude du problème de l'intégration des dernières
    vagues d'immigration, l'un des principaux errements aura
    été de considérer que l'immigration récente était de même
    nature que celles qui l'ont précédée (Portugais, Italiens,
    Européens de l'Est. . .), et que son traitement relevait, de ce
    fait, principalement du domaine économique. Par voie de
    conséquence, on a réduit l'ensemble du puzzle de l'intégra-
    tion à une seule de ses pièces, et qui plus est la plus petite!
    Il est un fait que l'intégration des plus récents migrants
    qui fait actuellement débat en France ne peut être comparée
    à celle des plus anciens. Le socle culturel de base de ceux-ci
    était identique à celui des Français de souche . Ces immi-
    grés partageaient tous avec les Français le même héritage
    culturel profond. Leurs différences culturelles étaient mini-
    mes, au regard de celles qui existent avec les populations
    issues des dernières vagues d'immigration. Si l'immigration
    récente avait été le fait de ressortissants des pays de l'Europe
    de l'Est ou du Sud, l'intégration aurait finalement réussi,
    malgré le contexte économique tendu que l'on a connu ces
    trente dernières années.
    En plus de leur culpabilité liée à la période coloniale,
    les Français éprouvent un profond malaise à vivre si bien,
    quand tant de peuples souffrent à travers le monde, et
    notamment en Afrique. Ils sont encore sous le coup du trau-
    matisme psychologique provoqué par des images de famine.

  • Chuck Jones, les faits sont anciens, les liens trop nombreux. En voici un récent:

    https://blancheurope.wordpress.com/2016/01/18/les-pays-dafrique-du-nord-refusent-de-reprendre-leurs-ressortissants/

  • suite

    sur ce continent, largement diffusées. Leur conscience en
    a été fortement ébranlée. Ils adoptent depuis, fait surpre-
    nant, un regard qui n'est pas le même selon la couleur de la
    misère qui leur est présentée. Selon que la misère touche le
    Maghreb (ex-colonies), l'Afrique (ex-colonies et problèmes
    de famine), l'Europe de l'Est, l'Asie ou l,Amérique du Sud,
    elle n'a pas du tout la même résonance en eux. Cette idée se
    nourrit également d'une méconnaissance de la transforma-
    tion du continent africain. Pourtant, en Asie, en Europe de
    l'Est ou en Amérique du sud, des enfants ont aussi les joues
    décharnées. Ils sont contraints de travailler dès leur plus
    jeune âge. Nombreux sont les adultes qui ont depuis long-
    temps perdu leur sourire et leurs dents, faute d'alimentation
    appropriée. Ce regard biaisé que portent les Français sur les
    migrants les empêche d'adopter un comportement objectif.
    La conséquence la plus lourde en est que les Français accep-
    tent (mais seulement en apparence) de la part des migrants
    des pays du Sud des comportements qu'ils n'accepteraient
    sous aucun prétexte de la part d'autres migrants. Ils taisent,
    en particulier, ce qu'ils ne tairaient en aucun cas face à des
    Occidentaux. Cette attitude est préjudiciable à l'insertion
    et à l'intégration des nouveaux venus, car elle leur occulte
    la réalité a laquelle ils vont se trouver inéluctablement
    confrontés au moment où ils souhaiteront entrer dans le
    monde économique, s'ils n'ont pas identifié les points d'ac-
    climatation, explicites ou non, que commande la société.
    Les Occidentaux posent les uns sur les autres un regard
    objectif et lucide. Lorsque surgissent des différends sur des
    points de cohabitation, la négociation s'engage de manière
    le plus souvent tacite, et l'équilibre des forces en présence
    est maintenu de manière souple et continue. L'orsqu'un
    migrant arrive dans un nouveau pays, il a de très fortes
    chances, lorsque sa culture est très éloignée de celle de ce
    nouveau pays, d'y rencontrer des tensions et des problè-
    mes de cohabitation. Sur des éléments superficiels ou des
    vétilles, la tension est amenée à disparaître très vite, car
    un processus d'adaptation ou d'acclimatation réciproque
    se met en place jusqu'à rendre cette tension supportable,
    et donc acceptable. Lorsque des différences apparaissent
    concernant des points fondamentaux, c'est-à-dire ceux qui
    touchent aux valeurs profondes qui structurent la société, se
    font jour des tensions beaucoup plus grandes. Les Français
    encaissent et ne bronchent pas. L'ennui, c'est qu'ils inté-
    riorisent et accumulent toutes ces tensions. On sait que le
    peuple français est doté d'une grande qualité, celle de pou-
    voir beaucoup absorber. Il peut néanmoins réserver des sur-
    prises, car absorber ne signifie pas nécessairement assimiler.
    Le peuple français saura-t-il un jour apprendre à s'exprimer
    au fil de l'eau, sans attendre que sa frustration devienne si
    insupportable qu'elle se traduise par un tsunami?

    On a en
    particulier terriblement sous-estimé l'influence considéra-
    ble des civilisations grecques et romaines, de la Renaissance
    et du siècle des Lumières, sur les schémas de pensée des
    Occidentaux et sur l'organisation de leurs sociétés, telles
    que nous les connaissons. Les sociétés qui n'ont que très
    peu, parfois pas du tout, été façonnées, sculptées et inti-
    mement travaillées par ces courants ont peu de chances de
    partager les mêmes points de vue sur un grand nombre de
    concepts et d'idéaux.
    On nous a souvent proposé, comme explication aux
    problèmes des enfants de l'immigration récente, l'échec du
    modèle d'intégration dit à la française ou creuset répu-
    blicain. Il conviendrait cependant de se demander si ce
    modèle a véritablement été appliqué ou respecté ces vingt-
    cinq dernières années. L'État, qui aurait pu devenir pour
    les immigrés habités d'une réelle volonté de s'intégrer un
    filet de sécurité, un tuteur, une boussole, a failli à ses obli-
    gations. Cette démission n'a pas été volontaire. On a juste
    parié que le temps finirait par avoir raison de toutes les
    difficultés. C'était compter sans la complexité de la nature
    humaine, et sans le fait que les difficultés qui ne sont pas
    traitées dès leur apparition finissent le plus souvent par faire
    boule de neige.
    La boussole s'est bloquée, et l'immigré s'est retrouvé
    seul face à lui-même, seul avec son système de valeurs et de
    codes hérités d'une autre société. Il s'est surtout retrouvé
    seul face à la pression de son groupe culturel d'origine. les
    Français auraient pu, eux aussi, à leur niveau, Jouer ce rôle
    de guides; mais, comme je l'ai déjà mentionné, bâillonnés
    ils n'étaient plus en position d'aider cet immigré au jour le
    jour, pour l'amener à identifier les points d`acclimatation
    nécessaires, et même indispensables, à son insertion dans
    la société. Un immigré qui arrive dans un nouveau pays
    en ignore tout le plus souvent. Il a besoin d'apprendre à
    en connaître les règles. La démission de l'État a laissé le
    champ libre à la montée en puissance des groupes com-
    munautaires, qui se sont approprié les individus et les ont
    peu à peu coupés des voies d'insertion. Cela s'est d'ailleurs
    rapidement traduit sur le terrain par la chute du taux d'in-
    sertion des enfants de l'immigration.
    La majorité des migrants rejoignent les pays économi-
    quement développés pour y trouver un épanouissement
    matériel. Ils ne recherchent en aucun cas une nouvelle
    forme d'épanouissement affectif ou spirituel. C'est la raison
    pour laquelle ils sont les premiers surpris et déçus de n'avoir
    pas prévu qu'il leur faudrait évoluer dans une société qui ne
    partage pas leurs aspirations.
    L'intégration des dernières vagues d'immigration repré-
    sente un sérieux défi pour le peuple français, ainsi que pour
    les migrants et leurs descendants. Elle nécessite en outre un
    accompagnement différent de celui qui a été apporté aux
    vagues d'immigration d'origine européenne. Il faut, dans
    le même temps, accepter une évidence propre à tout ce qui
    concerne les êtres humains : l'issue des processus d'insertion
    et d'intégration sera éminemment personnelle.
    À chaque occurrence médiatique de difficultés les
    concernant, on entend dire que les enfants de l'immigra-
    tion ont perdu tout repère, ou qu'ils souffrent de cruelles
    carences éducatives. Or, cela n'est pas tout à fait exact. Ces
    enfants ont bénéficié d'une éducation. Ils possèdent même,
    pour la majorité d'entre eux, de solides repères, qui ne sont
    toutefois pas ceux de la société française. C'est la raison
    pour laquelle les observateurs qui ne connaissent qu'une
    seule culture se heurtent à une difficulté majeure, qui est
    leur incapacité à décrypter les différences culturelles et leurs
    répercussions sur les comportements individuels. La ques-
    tion est donc de savoir si la France peut admettre que les
    familles qui arrivent sur son sol transmettent à leurs enfants
    tous leurs repères, y compris ceux qui vont les placer en
    porte-à-faux avec la société d'accueil. `
    Naturellement, nous savons tous que les enfants sont
    éduqués par leurs parents et leur cercle familial. Ce sont eux
    qui leur transmettent leurs propres règles de vie en société,
    leur éthique, leur système de valeurs. Ils leur transmettent
    également leurs sentiments d'approbation ou de rejet de
    certains codes comportementaux. Soyons réalistes : accep-
    tons que, de la même manière qu'un Français de culture
    européenne qui émigre transmettra à ses enfants son pro-
    pre référentiel de valeurs, les parents d'origine immigrée
    transmettent, en France, à leurs descendants, leurs propres
    idéaux et systèmes de valeurs. Plus il existera de différences
    entre les fondamentaux des deux systèmes de valeurs (celui
    qui est transmis par les parents au sein de la famille, et celui
    de la société d'accueil), et plus difficile sera l'insertion.
    Lorsque ces différences touchent à des fondamentaux, de
    réels conflits surgissent. l'enfant est de ce fait régulièrement
    confronté au délicat problème du choix des fondamentaux
    qu'il doit respecter. Pour être en position de choisir, encore
    faudra-t-il qu'il soit psychologiquement en mesure d'effec-
    tuer cet arbitrage et que sa famille accepte de lui laisser ce
    choix. Certes, l'identité possède un caractère dynamique
    qui lui permet d'évoluer au gré des expériences, mais ce
    mouvement peut être largement compromis lorsqu'il est
    entravé par des agents extérieurs, rendant de ce fait l'inté-
    gration dans une nouvelle communauté difficile et parfois
    improbable.

    La même question se pose au sujet du sens de la Fra-
    ternité . Celle que définit la Déclaration des droits de
    l'homme et du citoyen est-elle véritablement reconnue et
    partagée par tous sur terre? Tous les enfants sont-ils réelle-
    ment éduqués avec une conception de fraternité qui lierait
    tous les hommes, de par leur seule qualité d'hommes? La
    réponse est négative. Pour nombre de peuples, cette frater-
    nité n'embrasse que ceux qui partagent le même héritage.
    Cette différence de perception de la fraternité introduit une
    hiérarchisation des individus. C'est pour cette raison que
    des actes de racisme à l'encontre de Blancs se produisent
    aujourd'hui sur notre territoire. Nier l'existence du racisme
    anti-Blancs participe à renforcer le sentiment d'impunité
    des auteurs de ces actes de racisme. On se prive dans le même
    temps d'une opportunité pédagogique vis-à-vis de ceux qui
    adoptent une attitude qui n'a pas sa place dans la société
    française. Combattre toutes les formes de racisme est une
    obligation; faire une distinction, c'est s'inscrire soi-même
    dans une position raciste. La République doit cesser, par son
    mutisme, de cautionner la hiérarchisation de la souffrance
    humaine qui s'est établie sur son territoire. l'effort de péda-
    gogie doit porter sur l'exigence que tous ceux qui évoluent
    dans notre société doivent souscrire à la même définition
    de la fraternité : celle des fondamentaux de la République,
    qui englobe tous les êtres humains pour leur seule qualité
    d'êtres humains, et qui transcende donc les distinctions de
    race, d'ethnie ou de culture.
    Ces principes de Liberté, d'Égalité et de Fraternité sont
    inscrits dans la Constitution de la République française.
    Sera-t-il un jour nécessaire de l'abroger, pour lui substituer
    une coexistence de plusieurs autres constitutions? Un pays
    régi par plusieurs constitutions sera-t-il encore un pays,
    ou deviendra-t-il une fédération de pays? Si cette der-
    nière option est retenue, faudra-t-il, comme pour la liste
    des bénéficiaires de la discrimination positive, se poser la
    question du public concerné par chacune de ces différentes
    constitutions? Les individus disposeront-ils alors de la lati-
    tude du choix, ou leur sort sera-t-il définitivement scellé à
    la naissance? Ces questions sont-elles ouvertes ou fermées?
    Leurs statuts seront-ils appelés à évoluer en fonction du
    pouvoir que les groupes communautaires auront réussi à
    conquérir en France?
    Les Français le sentent instinctivement : ce qui est ici
    en jeu n'est pas le respect des différences culturelles, déjà
    acquis, mais le respect ou non des fondamentaux de la
    République. Chaque fois qu'elles s'inscrivent dans le respect
    des lois et de l'idéal de la République française, les Français
    admettent les différences culturelles.

    La contestation de l'autorité des policiers par les jeunes
    n'est pas liée aux qualifications des forces de l'ordre. Cette
    non-reconnaissance, voire ce refus de leur autorité, tient en
    partie, comme cela est souvent avancé, au désir de certains
    de soustraire de l'autorité de la République des territoires
    qu'ils ont annexés pour y mener une vie paisible à l'ombre
    de l'économie parallèle. Elle n'est pas sans rapport non plus
    avec la symbolique de l'uniforme, puisque cet uniforme
    représente une société qu'ils rejettent avec vigueur et dont
    ils ne souhaitent pas respecter les lois, car ils ne les recon-
    naissent pas. Ils ne rejettent pas du tout cette société parce
    qu'elle les aurait rejetés (ça, c'est l'explication vitrine
    qui leur a été fournie par de savants spécialistes et par
    la gauche). Ils la rejettent uniquement parce qu'elle n'est
    pas conforme à leur système de valeurs et d'idéaux. C'est
    d'ailleurs pour la même raison que les enseignants, qui sont
    eux aussi des symboles de la République, sont agressés. L'er-
    reur est de continuer à penser que les jeunes sont des
    électrons libres. Ils ne le sont pas. S'ils sont en position
    de camper si fort sur leurs positions extra-sociétales, c'est
    qu'ils savent qu'ils bénéficient du soutien pas nécessaire-
    ment réfléchi de leurs tuteurs légaux, et de l'aubaine de l'in-
    toxication des esprits liée au politiquement correct . Une
    action sur les seuls jeunes ne suffira donc pas, car, une fois
    extraits de la société, ils seront aussitôt remplacés par leurs
    puînés sur le terrain de l'action. Il est nécessaire de faire
    prendre conscience aux parents que leurs attitudes sont loin
    d'être sans conséquence et qu'il leur est possible de ne pas
    entraver l'insertion de leurs enfants dans la société.
    Il est essentiel de relever que cette vive antipathie de
    certains enfants de l'immigration pour leur pays d°accueil
    n'est jamais ressentie pour leur pays d'origine, qui est pour-
    tant celui qui a poussé leurs familles à l'exil et les a donc
    privés d'une existence dans une société conforme à leur sys-
    tème de valeurs. Preuve s'il en fallait encore que le véritable
    amour, sincère et désintéressé, n'est pas lié à des contingen-
    ces matérielles.
    Un nombre non négligeable de Français d'origine
    maghrébine se sentiront d'emblée plus proches de n'importe
    quel autre personne d'origine arabe se trouvant à l,autre
    bout du monde, que du Français d'origine européenne qui
    vit pourtant à côté de chez eux; cela pour la simple raison
    qu'ils partagent un immense héritage commun. La notion
    de nation arabe a un sens. Avoir le sentiment d'y appartenir
    recouvre une réalité à part entière, tout aussi respectable
    que celle d'appartenir à toute autre nation. C`est la raison
    pour laquelle les conflits qui impliquent les peuples ara-
    bes sont vécus avec autant d'intensité et d'émotion dans les
    banlieues françaises. Cette proximité se vérifie, de la même
    manière, entre tout Français de souche européenne et tout
    autre individu d'origine européenne, qui partagent du fait
    de cette origine un important héritage commun.
    Aucune comparaison ne peut être établie entre la situa-
    tion des enfants des migrants des pays de l'Est ou du Sud
    de l'Europe des précédentes vagues d,immigration et ceux
    dont l'intégration pose de nos jours de sérieuses difficultés.
    Les parents des premiers veillaient à ce que leurs enfants
    adoptent le référentiel de la France. Ils les encourageaient
    vivement à s'intégrer dans la communauté qui les avait
    accueillis et les soutenaient tout au long de leur parcours
    d'intégration. Aujourd'hui, le contexte est dans la plupart
    des cas substantiellement différent. Les parents sont en
    effet très loin de constituer des alliés de leurs enfants dans
    leur processus d'intégration. Cette intégration est donc
    menée sous la forme d'une lutte de chaque instant, car
    le modèle que ces enfants importent à l'intérieur de leur
    cellule familiale est tout simplement repoussé. Les parents
    ne disposent pas d'une entière marge de manœuvre. Ils
    sont souvent eux-mêmes intellectuellement, affectivement
    et viscéralement attachés à leur nation d'origine, qui, dans
    leurs schémas de représentation, constitue leur nation. Ils
    sont, de plus, assujettis au regard de leur propre groupe,
    s'il leur arrivait d'être indulgents ou permissifs avec leurs
    enfants.

    très belle analyse très forte cette femme.

  • @divergente

    - « Chuck Jones, les faits sont anciens, les liens trop nombreux. En voici un récent: »

    http://www.laliberte.ch/news-agence/detail/merkel-veut-accelerer-le-renvoi-des-algeriens-deboutes/324459

    Le premier ministre algérien: "... il faut naturellement s'assurer qu'il s'agit bien d'Algériens".

    Et pour le "nombre si important" ?
    Et ce nombre ... il est pour l'Allemagne" ... ou pour "la Suisse" ?

  • Madame Mireille Valette ...

    - « Personnellement, je penche de plus en plus pour la suppression de la possibilité de prendre une double nationalité. »

    Les grands esprits se rencontrent ...

    Après la "déchéance de nationalité" française, ... la "nationalité exclusive" algérienne.

    "Ce projet de loi suscite une grosse inquiétude auprès de la communauté algérienne à l'étranger notamment en raison d'un article 51 interdisant aux binationaux d'accéder aux hautes fonctions de l'Etat."

    http://www.leparisien.fr/international/l-algerie-a-adopte-une-nouvelle-constitution-contestee-par-l-opposition-07-02-2016-5523183.php

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_51

  • - « Personnellement, je penche de plus en plus pour la suppression de la possibilité de prendre une double nationalité. »
    Il est vrai que cela éclaircirait bien des choses et mettrait en lumière bien des égoïsmes.

  • Il semblerait que l'idée de la nationalité unique progresse dans les esprits. Fort bien, sauf qu'avec le nombre de double voire triple nationaux à Genève, ce n'est pas ce canton qui pourra prendre démocratiquement une telle mesure de santé publique.

  • extraits du dessus pour ceux qui n'ont pas l'habitude de lire plusieurs pages ensembles. où de lire des livres.


    "Les jeunes d’origine algérienne ne seraient pas bien acceptés en France"

    Ce regard biaisé que portent les Français sur les
    migrants les empêche d'adopter un comportement objectif.
    La conséquence la plus lourde en est que les Français accep-
    tent (mais seulement en apparence) de la part des migrants
    des pays du Sud des comportements qu'ils n'accepteraient
    sous aucun prétexte de la part d'autres migrants. Ils taisent,
    en particulier, ce qu'ils ne tairaient en aucun cas face à des
    Occidentaux.

    Une bonne image est lente et diflicile à construire; elle
    peut au contraire être fortement ternie en très peu de temps.
    La délinquance de certains enfants de l'immigration a ainsi,
    au fil des ans, tissé et renvoyé au reste de la population
    l'image d'une inaptitude à la vie commune dans le respect
    des règles de vie de la société française. Les populations des
    banlieues paient chaque jour les conséquences de l'image
    fortement dégradée qui leur est attachée. De plus, le fait
    que les populations des quartiers sensibles, des associations
    et même des élus de la République réclament aux pouvoirs
    publics des moyens supplémentaires, en arguant que l'ab-
    sence d'effort substantiel entraînerait de nouvelles insurrec-
    tions des banlieues, renvoie une image ahurissante au reste
    de la population. Ce discours est interprété comme une
    sorte de chantage.

    Depuis tant d'annees que des crispations se font sentir,
    les gouvernements successifs ont refusé de travailler à rassu-
    rer les Français. On est au contraire parti du postulat que les
    Français étaient potentiellement des racistes primaires , et
    on a abondé dans la création d'une panoplie de mécanismes
    et d'organismes pour leur faire la guerre. Les mots qui ont
    été choisis ont leur importance. On parle de Haute Auto-
    rité de lutte contre les discriminations. On planifie des
    campagnes de communication pour sensibiliser et encou-
    rager les potentielles victimes de discriminations à por-
    ter plainte. Or, dans l'imaginaire collectif, qui dit lutte
    dit ennemi ; qui dit victime dit « bourreau . Ainsi, on
    stigmatise les Français en les érigeant ofliciellement au rang
    d'ennemis ou de bourreaux. En procédant de la sorte, on
    divise la France en deux, en plaçant deux communautés
    face à face. Comment ose-t-on ensuite espérer que ces deux
    communautés apprendront à cohabiter?

    Accorder le statut de victimes aux populations d'ori-
    gine immigrée qui rencontrent des problèmes d'insertion
    et d'intégration est contre-productif, car cela les enferme
    inéluctablement dans un état de déresponsabilisation qui
    les empêche de prendre en main leur destin pour devenir
    moteurs de leur insertion et de leur intégration.

    "L’histoire victimaire, celle qui leur permettre de développer une posture de refus de la France comme si c’était légitime? "

    En France, les récentes manipulations de pages de
    l'histoire coloniale ou de l'esclavage n'ont finalement que
    renforcé, chez certaines populations, un sentiment de ran-
    cœur déjà présent. Les matérialistes de la mémoire ou
    les semeurs de graines de discorde n'ont fait qu'exacerber
    ces sentiments, en leur donnant une justification raison-
    née. Ils portent néanmoins une lourde responsabilité dans
    les tensions communautaires qui se sont largement accrues
    sur notre territoire. Jeter de l'huile sur le feu ne peut que
    l'entretenir, voire l'amener à un point passé lequel il ne sera
    plus possible de l'éteindre.

  • "On se demande aussi quelle Histoire il a appris. La récente, celle des 120 ans de colonisation française"

    nous n'avons pas à avoir honte, de l'attitude de la France dans ces trois anciens départements, l'Armée Française n'a pas massacré les populations civiles ni commis de génocide comme certains menteurs l'affirme, elle a lutté avec les moyens nécessaire dans une guerre qui utilisait le terrorisme comme moyen d'action, elle ,n'a pas a en avoir honte ceux et celle qui ont posés des bombes pour déchiqueter des innocents ne sont pas accusés.

    des ouvriers de ces départements français se sont volontairement exilés en métropole pour pouvoir nourrir leur famille, c'était la moitié des ressources pour faire vivre les départements français d'Algérie, et ça a continuer comme ça après la guerre d’Algérie pour faire vivre le pays, des travailleurs imposés par l’Algérie à la France suivant les accords de Genève, accords respectés par la France pas par l’Algérie, un million de pied noirs foutus dehors qui avaient mis en valeur le pays par leur travail, dont les ancêtres étaient morts de paludisme en mettant en valeur les marais de la Mitidja, et les Harkis massacrés torturés !!!

  • seule question valable: leclerq le squatteur paye ses impôts dans quel pays?

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