04 janvier 2016

Viols inventés : deux jugements, deux sentences

On sait que ce genre d’invention est difficile à déceler. Et difficile donc à chiffrer. Il arrive cependant de plus en plus souvent que la police fasse correctement son travail d’investigation. Et que la justice sanctionne.


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Le premier cas est celui d’une brésilienne, prénommée Thais, vivant en Irlande, à Dublin. Elle a 21 ans. Elle habite avec son copain et d’autres co-locataires. Il semblerait qu’elle ait rencontré des difficultés pour payer sa part des charges. Elle a alors prétendu avoir trouvé un job. 

Pendant plusieurs jours elle partait au travail. Un jour elle est revenue plus vite que prévu. Elle était en partie déshabillée. Elle a affirmé avoir été attrapée par des hommes qui l’auraient violée. Ses amis ont appelé la police. Dans sa déclaration elle a donné une description précise des violeurs.

La police a enquêté, un portrait-robot a même été diffusé dans la presse. Au bout de douze jours, l’enquête serrée ne donnant aucun résultats, elle a reconnu avoir inventé le viol et n’avoir aucun travail.

Elle vient d’être condamnée à trois mois de prison avec sursis et 600 euros d’amende. Le juge a affirmé que son crime était signe de dépravation, de haine et de méchanceté, et qu’il était de nature à dissuader les vraies victimes de déposer plainte.

Certes, mais on se demande alors pourquoi la sentence est si légère. Et surtout on parle des victimes qui seraient découragées de déposer plainte, mais on ne mentionne pas les vraies victimes de cette accusation inventée: l’ensemble des hommes.

 

 

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L’autre cas vient d’Angleterre, précisément de la ville d’Edinburgh. Une jeune femme de 21 ans, au prénom de Naima, a affirmée avoir été violée à deux reprises par le même homme dans un parc entre 2012 et 2013.

La police locale a passé des centaines d’heures en investigations serrées. Naima a finalement accusé nommément un homme qui, à au moment des faits supposés, purgeait une peine de prison, et ne pouvait donc être coupable. La police a également découvert un journal intime dans lequel Naima raconte son imaginaire et ses fantasmes de viol, ainsi que les noms de délinquants sexuels en Ecosse. Elle a par la suite avoué avoir inventé ces viols pour tenter d’excuser un échec universitaire.

Un jury composé de douze femmes et trois hommes l’a récemment condamnée à deux ans de prison ferme. Le juge a considéré son comportement comme  déviant et persistant à un degré remarquable. Il a également fait remarquer que cette accusation d’un viol imaginaire détournait les ressources des vrais crimes.

Il n’a pourtant, comme le juge de Dublin, pas mentionné qui sont les vraies victimes: l’ensemble des hommes.

 

 

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Il y a un progrès dans le fait que de telles accusations inventées fassent l’objet de véritables enquêtes, soient reconnues comme telles et que les auteures soient sanctionnées pénalement.

On peut regretter la légèreté des sentences. La peine pourrait être la même que la peine maximale encourue par un vrai coupable: ce serait dissuasif. On peut surtout constater la facilité avec laquelle des femmes inventent une telle accusation. Le viol ne semble donc pas si dramatique ni si difficile à inventer, et mettre l’entourage dans l’affaire semble également d’une facilité déconcertante. 

Et l’imaginaire collectif est aujourd’hui bien conditionné à voir des monstres violeurs à chaque coin de rue, prêts à sauter sur leurs proies.

On en est rendus là dans l’image des hommes véhiculée par la société.

 

 

17:36 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (34) | Tags : viol, fausse accusation, affabulation, jugement, dublin, edinburgh | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Ces diffamations me remettent en mémoire les fausses déclarations de viol des dénommées Lola et Amina à la même époque de l’agression qu’aurait subie une lycéenne de la Rochelle. La procureure de la république, en bonne successeuse de l’inquisition catho, a fait subir aux 500 lycéens et collégiens des tests ADN. Tous négatifs ! A-t-elle utilisé le au détecteur de mensonge avec la fille ? Non !
En Espagne, à Marbella, les assureurs ont mis en place une assurance-dédommagement pour les victimes de viols. En un mois, les déclarations se sont multipliées par 20…

Écrit par : ALLINE | 04 janvier 2016

Assurance-viol: il y a quelques années ce fut aussi le cas aux Baléares. Il suffisait d'une déclaration à la police pour toucher l'assurance. Le nombre de déclarations au augmenté de manière spectaculaire...

Écrit par : hommelibre | 04 janvier 2016

@hommelibre

Sérieusement, quel est l'intérêt (à savoir, qu'est-ce qu'il apporte à quel débat), ou le motif, de ce billet ?

- « Il y a un progrès dans le fait que de telles accusations inventées fassent l’objet de véritables enquêtes, soient reconnues comme telles et que les auteures soient sanctionnées pénalement. »

"de telles accusations inventées" ... vous présumez qu'elles sont inventées. Ce que ne peuvent faire les services enregistrant les plaintes.

"soient reconnues comme telles" ... vous voulez dire "prouvées", ou "avouées comme telles", ou tout simplenment classées parce que "jugées incohérentes". Mais au fait, jugées par qui ?


- « On peut regretter la légèreté des sentences. La peine pourrait être la même que la peine maximale encourue par un vrai coupable: ce serait dissuasif. »

Comme je demandais au début, quel est donc l'intérêt de rapporter ces deux histoires ?
Les "fausses accusations" ne sont pas apparues au monde avec le viol comme premier crime faussement dénoncé.
Maintenant si vous aviez parlé de condamner et de punir de peines dissuassives des politiciens utilisant leur plateformes de tribun pour faire des fausses accusations, là y'aurait eu une chouette idée à développer.

Accessoirement ... la réalite, c'est que, en France, en 2014 ...

... 118 femmes sont décédées des suites de violences commises à leur encontre par leur conjoint, à comparer avec 25 hommes décédés des mêmes causes, dont 5 ayant été signalés préalablement pour violences,

... 765 hommes et 6 femmes ont été condamnés pour viol sur des personnes de plus de 15 ans,

... 15 982 hommes et 561 femmes ont été condamnés pour des crimes ou des délits sur leur conjoint ou ex-conjoint.


Enfin, malgré tous les défauts reprochés à l'Enquête nationale sur les violences envers les femmes en France (Enveff), dont les résultats furent publiés en 2003, celle ci a mis en évidence l’ampleur du silence et l’occultation des violences par les femmes qui les subissent, notamment au sein du couple. et a conduit à la commande d'une enquête de victimation en 2007, entreprise par l’Observatoire national de la délinquance.

Cette enquête montre notamment que la plupart du temps les femmes ne portent pas plainte puisque les violences physiques ou sexuelles dont sont victimes les femmes dans le ménage ont un taux de révélation entre 7.6 et 14.1%.

Et c'est cette enquête qui servit de justification pour la spécification et la mise en oeuvre d’un protocole national pour l’amélioration de la prévention et de la prise en charge des femmes victimes de violences,

http://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/societe-violences-faites-aux-femmes-2014.html
http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/droits-femmes/lutte-violences-femmes/
http://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/femmes-victimes-violences-vers-protocole-national-prise-charge-20141114.html

Écrit par : Chuck Jones | 06 janvier 2016

Chuck,

Votre conclusion EST la démonstration de la nécessité d'un tel billet. Il apporte une nuance au stéréotype installé par des féministes sur l'homme bourreau - la femme victime. Il interpelle le public sur des affaires qui sont traitées souvent sans suites, sur une violence extrême mais sans les coups, sur la manière silencieuse de détruire une vie. Sur le culot de certaines criminelles.

Et il y en a pas mal. Lola à Perpignan avait été plus loin: télévision en larme, marche blanche, et au final aveu d'inventions.

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2014/07/17/a-perpignan-lola-reconnait-avoir-menti-sur-son-viol-257970.html


Je dis inventées, que dire d'autre? Avez-vous un autre mot? Peut-être s'agit-il d'esprits malades et qu'elles y croient: c'est pire alors. Mais ici elles sont passées au aveux pour l'une et aveu plus rétractation pour l'autre alors même que le procès à montré que l'accusation du supposé suspect était matériellement impossible. Elle a quand-même donné un motif (universitaire).

Il faut que l'on sache avec quelle facilité une telle accusation est lancée, jusque devant les amis proches et la police. Cela fait froid dans le dos: combien d'innocents en prison suite à une fausse accusation contre laquelle on n'a pas su se défendre? Sans compter la vie professionnelle et sociale détruite? Il faut que l'on ne croie plus aveuglément une telle accusation sous le prétexte des chiffres discutables que vous citez.

La violence conjugale est un phénomène anecdotique quantitativement. L'enquête de l'Enveff a permis de subventionner grassement des associations dont le fond de commerce est l'accusation des hommes. C'est un fond de commerce, oui, financier et idéologique. Depuis plus de 30 ans des chercheurs américains ont démontré le peu de fiabilité des enquêtes sur le sujet. Le Canada, dans des enquêtes incluant et femmes et hommes, montre que la violence conjugale est partagée.

Il reste qu'il y a plus de tuées par un conjoint que l'inverse, seul domaine qui leur reste encore. Mais c'est sans compter sur le nombre de suicides masculins en cas de séparation. La violence par procuration. La violence psychologique. Et puis le nombre des tuées conjugales reste bien en-dessous du nombre d'hommes tués en totalité. Les femmes tuées ne le sont pas parce qu'elles sont femmes mais parce qu'elles sont dans une situation qu'elles ont souvent contribué à créé (50% d'alcoolisme des deux partenaires) et parce que l'un ne supporte plus l'autre. Ne me dites pas que 100 ou 125 morts sont une généralisation de genre quand ils sont environ 0,00018% de la population ! On ne fait pas un ministère ni une campagne sur 100 morts par cause de caractères dépravés! Alors que l'on ne parle même plus des centaines d'hommes tués pour x raisons en France.

La plupart des chiffres rendent compte des rien. Une fourchette de révélation de 7 à 14%, cela montre l'incroyable légèreté des déclarations et des calculs. Ou bien ce sont des faits avec des chiffres précis, ou bien ce sont des influences du moment, selon la définition du sujet. Un regard un peu appuyé est classé dans les agressions sexuelles! Pas étonnant que les femmes se déclarent agressées. L'enquête de l'Enveff a été démontée, par une féministe, entre autres.

Le résultat: ministère des droits des femmes, droits pour les femmes, etc: un discours totalement genré favorisant des procédures et privilèges non démocratiques.

Cet article rappelle qu'il ne suffit pas de suivre aveuglément les chiffres, ni crier comme des orfraies: le viol est un business pour certaines, et le public n'a aucun recul sur la situation. Une situation qu'il est impossible de chiffrer avec tant soit peu de rigueur.

Le nombre de condamnations pour viols est un peu plus réaliste. Pour les viols cela fait 0,001% de la population. Pas de quoi en faire un drame national au détriment des quantité d'hommes qui sont atteints parce qu'ils sont hommes, dans tous les domaines. Ce pourcentage doit bien correspondre à une frange désaxée des humains. Il y a, selon ce chiffre, un risque sur 100'000 d'être victime d'un viol par année. Donc 1 risque sur 30 millions par jour.

Écrit par : hommelibre | 06 janvier 2016

Merci Monsieur Jones de remettre l'église au milieu du village; pour avoir vécu des violences pendant des années sans jamais oser en parler (Monsieur avait l'air tellement respectable, tellement apprécié de ses amis...) de peur qu'on ne me croie pas!!! Les articles comme celui d'Homme Libre ne font qu'empirer cette situation; "et si on ne me croie pas?" et on oscille sans arrêt entre honte de ne rien dire, crainte d'essayer de changer la situation, explications et reprise de l'emprise psychologique du mari violent sur soi (de toutes façons tu le cherches, tu ne vaux rien) et cela traîne des années.
De plus, jusqu'à il y a une trentaine d'année, la loi était du côté des hommes, chefs de famille, à qui la femme devait obéissance.
Je comprends que Homme Libre ait souffert d'une fausse accusation à son égard, et cela le fait réagir de manière particulière; mais il n'a pas plus souffert que les épouses maltraitées des années en silence (heureusement que le divorce s'est démocratisé!) ou carrément tuées par leur conjoint en cherchant à s'en séparer.

Écrit par : exfemmebattue | 06 janvier 2016

Pourquoi, quand on parle de crimes spécifiquement orientés contre les hommes, faut-il voir des chiffres postés sur les femmes? Comme si l'un devait annuler l'autre? Vous faites la compétition?

Puisque vous en parlez il faut avoir la même rigueur avec les accusations lancée par des femmes que par des hommes. On ne doit croire personne sur parole. Les hommes y sont habitués, c'est aussi cela la justice, pas de passe-droit malgré les campagnes médiatiques victimaire.

Chuck, les enquêtes sont-elles du même ordre que ce micro-trottoir, qui révèle la perception subjective?

www.youtube.com/watch?v=HfnoKas71_0

On croit rêver...

Écrit par : hommelibre | 06 janvier 2016

Il est presque impossible de débattre de ce sujet de façon rationnelle.
On se lance des chiffres plus ou moins vérifiables, plus ou moins anciens, qui sont censés mettre les choses au clair.
Notre empathie est fortement interpellée et elle n'est pas toujours bonne conseillère. Je commence à croire, qu'il ne faut pas considérer ce sujet de façon généralisatrice, mais plutôt avec une loupe, chaque cas est particulier.
Il faudrait surtout entendre les personnes qui s'occupent des victimes de la violence domestique, mais aussi des dossiers de divorce, car elles ont une idée concrète des besoins. Et à Genève, ce n'est certainement pas la même chose qu'au Canada, aux USA ou en zone rurale française ou suisse.

Les personnes qui accusent faussement font un mal infini, elles ont sur la conscience un brouillage de toute la problématique. La méfiance envers les vraies victimes est entretenue par ces cas borderline, au bas mot.
Les seules victimes dont on ne doute pas sont les mortes. Peut-être faudrait-il se baser uniquement sur ces chiffres-là ? ( c'est une question ironique)

Lorsque j'ai entendu à la télévision, qu'il y avait près de 90 morts par balle par jour aux USA, j'ai pensé qu'ils s'étaient trompés. Ca devait être 9 par jour ou 90 par mois. Mais non, c'est une moyenne quotidienne exacte.
Le conflit est incontournable dans les rapports humains, toute la difficulté consiste dans la façon de le gérer. Comment contenir sa colère, comment entendre celui ou celle qui nous résiste, dominer son impulsivité ?
Surtout, si on a été élevé dans l'idée du " tout, tout de suite " ?!?

Pouvoir recourir à une arme ( ou la force physique) rend tout conflit concrètement dangereux. Il est évident, qu'une femme ne va pas arriver facilement à frapper un homme, elle va recourir à d'autres "armes". Peut-être qu'aux Etats-Unis, elles ont désormais recours à un pistolet ...
On ne peut pas véritablement parler d'un progrès.

Comment relativiser des injustices, quantifier les besoins de justice, de réparation, de sanctions dans un domaine aussi difficile à circonscrire ?
Il faudrait certainement plus de personnel judiciaire, pour traiter des violences domestiques. Mais il faudrait davantage de personnel judiciaire tout court !
Faut-il arrêter de s'occuper des femmes et enfants, qui ont un mari et père violent à la maison ? Y a-t-il déjà assez de structures ? Faut-il créer davantage foyers pour hommes subissant des violences avant tout psychiques ? Car au fond, le problème réside dans l'utilisation des fonds publics.
S'il est difficile d'avouer être maltraité à la maison (pour les deux sexes), c'est là qu'on doit développer quelque chose.
Je connais mal le monde de la médiation, mais ça me semble la bonne piste. Si on pouvait avoir un accès dédramatisé à une telle instance, qui aurait une dimension officielle, mais pas directement policière ou judiciaire, je pense qu'on pourrait diminuer une partie des violences.

Ce domaine de la mésentente dans les couples cristallise toutes les contradictions de notre société. On idéalise toujours énormément le mariage et le fait d'avoir des enfants, alors que la réalité est tellement exigeante ! Et presque chaque enfant et ado sait, par expérience vécue, que la vie de couple n'est pas seulement super chouette.
On pense probablement toujours faire mieux que ses propres parents, les images de robes blanches, de bébés adorables sont si fortes, qu'on pense pouvoir créer un couple qui surmontera tous les obstacles ...

Écrit par : Calendula | 06 janvier 2016

Sans aller au coeur du débat, la différence entre les deux peines me paraît parfaitement logique. Dans le deuxième cas, un individu particulier a fait l'objet d'une dénonciation calomnieuse, a vu sa réputation salie avec les dommages qu'on peut imaginer sur les plans personnel, professionnel, etc. (et le fait qu'il ait été en prison à l'époque ne doit pas conduire à relativiser ces dommages). C'est assez logique que la fausse victime ait été plus lourdement sanctionnée.

Ensuite, faut-il prendre en compte dans le jugement le dommage infligé aux hommes en général ? ça me rappelle un fait divers survenu en France il y a une quinzaine d'années où une jeune femme avait prétendu avoir été la victime d'une agression de la part de plusieurs jeunes d'origine nord-africaine, parce que, selon elle, "ils avaient pensé qu'elle était juive" (alors qu'elle en l'était pas). Tous les médias et les politiques avaient donné un énorme retentissement à cette histoire. Or, tout était faux et les jeunes en question n'existaient pas. Elle avait été condamnée pour fausse dénonciation mais sa condamnation avait été assez modérée (prison avec sursis). Alors qu'objectivement, on pouvait penser qu'avec son histoire, elle avait contribué à la montée des tensions entre les communautés. Cela dit, certains observateurs avaient estimé que même si un tel comportement était inacceptable, son histoire n'avait eu un tel retentissement que parce qu'elle était crédible. Et il est vrai que la période de la fin des années 90 et du début des années 2000 a été marquée en France par de nombreuses agressions de personnes juives.
Comparaison ne vaut pas raison mais si les policiers prennent au sérieux les histoires de viol, c'est sans doute parce qu'ils ont des raisons de le faire et que le phénomène est quand même répondu.

Un aspect de la discussion entre notre hôte et Chuck Jones, porte sur un point très intéressant : la notion du nombre. A partir de quand un certain nombre de faits isolés devient un phénomène social ? C'est tout à fait différent de parler de dénonciations calomnieuses de viol s'il n'y en a que quelques unes par an dans un pays comme la France (ou la Suisse), ou s'il s'en produit plusieurs centaines. Cela pose la question de l'enregistrement statistique de ce genre de comportements par la justice et par les médias. Jusqu'à quel point des faits divers comme ceux rapportés dans le billet sont significatifs ? Quelle place occupent-ils dans les journaux par rapport aux articles mentionnant des affaires de viols ? Le différentiel, quel qu'il soit, est-il justifié par la différence du nombre de cas ? Et même si un fait divers est exceptionnel, ne mérite-t-il pas d'être mentionné parce qu'il apporte un éclairage complémentaire à la réflexion du public ? Pas facile de répondre...

Écrit par : F-Cat | 06 janvier 2016

je rejoins par ailleurs la remarque de Calendula sur le ,fait que nous devons nous méfier du caractère forcément sélectif de notre empathie. Nous sommes tous plus ou moins amenés à accorder davantage d'attention à tel phénomène qui touchera nos cordes sensibles plutôt qu'à un autre. Certains vont être sensibles à la questions des migrants, d'autres s' inquiéteront plutôt de la montée du chômage en occident... Certains s'inquiéteront de la montée de l'intégrisme musulman, d'autres du développement de l'islamophobie en Europe. Certains ressentent de la compassion pour les victimes, d'autres auront tendance à éprouver de la pitié pour les coupables. C'est la diversité de nos expériences, de nos milieux, de nos caractères qui explique ces différences. C'est humain mais autant que possible, il faut essayer d'en avoir conscience pour éviter d'avoir une vision déformée de la réalité.

Sur toutes les questions qui portent sur les relations hommes-femmes, la tentation peut être d'observer les choses à travers sa propre identité sexuée, masculine ou féminine. C'est un peu votre cas, John, mais j'ai l'impression que chez vous, c'est moins un réflexe spontané qu'une démarche militante et réfléchie car vous avez l'impression que le point de vue féministe est dominant dans le monde intellectuel et que cela mérite d'être compensé.
Cela me fait penser à une réaction de Léna Dunham (scénariste et actrice et icône féministe) à l'annonce de la mise en examen de l'acteur Bill Cosby suite à de multiples accusations d'agressions sexuelles. Elle a dit en substance qu'elle était folle de joie de cette nouvelle, qu'elle pensait fort à toutes les femmes que Cosby avait agressées, et que "si elle croyait à l'enfer, Bill Cosby y irait directement." Bien que je n'ai pas la moindre sympathie pour Cosby et que je pense qu'il mérite une lourde condamnation si les faits sont avérés, j'ai un drôle de ressenti par rapport à cette déclaration. Comme si, parce qu'elle était une femme, elle avait une espèce d'empathie naturelle et une sorte de devoir de solidarité avec toutes les victimes potentielles de l'acteur, alors même qu'elle ne connaissait aucune d'entre elles et qu'elle ne partageait pas a priori de traits communs avec elles, si ce n'est son sexe... Comme si le fait qu'elle soit une femme lui donnait une espèce de compréhension avec cette souffrance particulière, plus que disons, avec celle des victimes de cancer ou des enfants victimes de la faim dans le monde... Comme si cela justifiait qu'elle éprouve et exprime cette forme de haine pure envers ce type, plutôt qu'envers un terroriste de Daech ou un kidnappeur d'enfants. Je doute un peu que vouloir percevoir le monde à travers un prisme unique comme cela semble être son cas, permette vraiment de saisir la complexité des choses humaines. Rien n'est tout blanc ou tout noir et il y a bien plus de gens qui méritent notre compassion que de temps que nous sommes disposés à leur accorder....

Écrit par : F-Cat | 06 janvier 2016

Ce qui ressort c'est que les hommes sont vue comme des citoyens de seconde zone dans bien des situations et dans bien des domaines.

En voila une autre preuve:
http://www.metronews.fr/blog/ovidie/2015/12/29/elle-ma-fait-un-enfant-dans-le-dos-et-autres-mythes-insupportables/
==> On refuse aux hommes les mêmes droits que les femmes a savoir refuser la responsabilité.

ps: fait intéressant sur l’Angleterre, le portrait robot de la personne la plus moquée et la plus insulté dans les médias est l’homme blanc hétérosexuel, vous savez le fameux dominateur millénaires que ce soit dans monde ou dans l'autre.

Écrit par : lig | 06 janvier 2016

@hommelibre

« Il interpelle le public sur des affaires qui sont traitées souvent sans suites ... »
« ... le culot de certaines criminelles. »

Excusez moi s'il vous plaît d'insister, ce n'est pas les lacunes des autorités publiques que j'essayais de mettre en évidence, c'est votre prédisposition à discriminer hommes et femmes pour des comportements qu'ont indifféremment les individus des *** deux *** sexes, et de choisir d'écrire sur certains sujets, en particulier les thèmes de société, depuis une *** perspective *** qui considére la discrimination comme une prédisposition parfaitement normale.

Pourquoi parler du "culot des criminelles" lorsque vous souhaitez débattre du "problème des fausses accusations", au lieu par exemple du "culot des criminels (-elles)" ?

Si votre sujet est spécifiquement "les fausses accusations contre les hommes *** en particulier *** "annoncez le d'entrée, tudju ! Ou négligeriez vous les fausses accusations faites par *** des hommes ***, contre *** des hommes *** ?

Accessoirement, toute la démarche entreprise pour combattre les violences contre les femmes, sert AUSSI les hommes victimes de violences commises, pas seulement par des femmes, mais aussi *** par d'autres hommes ***. Ou est-ce que l'un des aspects fondamentaux de la loi, *** l'indiscrimination *** des victimes ET des auteurs d'actes violents, vous échappe ?


- « Je dis inventées, que dire d'autre? Avez-vous un autre mot? Peut-être s'agit-il d'esprits malades et qu'elles y croient: c'est pire alors. »

Ce que vous laissez entendre, c'est que les accusations inventées sont --- le fait de femmes ---.
Remarquez comment j'ai formulé ma phrase ci-dessus, comme vous la vôtre.
J'ai pas écrit "de toutes les femmes" et j'ai omis de mentionner "et des hommes".
Alors, que faut-il donc comprendre, hommelibre ?

... "Surtout le fait des femmes." ?

Alors que ce sont "surtout" les femmes qui sont victimes de violences commises par "surtout" des hommes ?


- « Mais ici elles sont passées au aveux pour l'une et aveu plus rétractation pour l'autre ... »

Essayez vous de convaincre ceux qui vous lisent du fondement de la théorie "Surtout le fait des femmes." en utilisant la méthode de "la preuve par l'exemple" ?

Je dois vous avouer que cela me surprend de la part de quelqu'un avec qui je partage un intérêt pour l'aspect *** scientifique *** de la météorologie, et donc implicitement, la *** méthode scientifique *** pour réfuter des théories sur le climat à la mode, mais bien mal fondées.


- « Il faut que l'on sache avec quelle facilité une telle accusation est lancée, jusque devant les amis proches et la police ... »

Vous voulez dire ...

... c'est plus facile pour les femmes, que les hommes, de lancer de telles accusations ?, ou ...
... c'est plus facile pour les hommes, que les femmes, que de croire de telles accusation lancées par des femmes ?

Accessoirement ...

... pourquoi cela serait plus difficile pour les hommes de lancer de telles accusations ?, et ...
... pourquoi cela serait plus difficile pour les hommes de croire de telles accusations lancées par d'autres hommes ?


- « L'enquête de l'Enveff a permis de subventionner grassement des associations dont le fond de commerce est l'accusation des hommes. »

Ah! Une accusation pur jus avec des vrais morceaux de vérité, pas une inventée, une vraie de vrai!
La preuve, hommelibre, je veux VOIR pour croire !


- « Il reste qu'il y a plus de tuées par un conjoint que l'inverse, seul domaine qui leur reste encore. »

Vous voulez dire "le seul domaine" ... comme une spécialité dans laquelle elles excellent et se battent pour rester numero 1 ?

J'ai pris de bonnes résolutions cette année, hommelibre: répondre avec bienveillance ("Ils ne savent pas ce qu'ils disent, Barnabé.") au lieu du vitriol. Mais ça ne m'interdit pas les questions qui font le même effet que la fraise du dentiste... .


- « La plupart des chiffres rendent compte des rien. Une fourchette de révélation de 7 à 14%, cela montre l'incroyable légèreté des déclarations et des calculs. »

Non hommelibre.
Cela montre la *** difficulté *** a récolter des données fiables. Comme la météorologie et la climatologie.

C'est *** précisément *** cette raison qui motiva la décision de commander l'enquête de victimation de 2007.

Avant de décrier cette enquête come une *** insoutenable *** "accusation des hommes", je vous conseille vivement de lire le "A propos" de cette enquête de victimation à l'adresse que j'ai indiquée ci-dessous, ou je fais un petit trou dans votre molaire du fond, en bas à droite, sans anesthésie.

http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=sources/ope-enq-victimation.htm

Vous avez bien entendu remarqué l'absence stupéfiante des mots "homme" ou "femme" dans la description de l'enquête, n'est-ce pas ?


- « Le résultat: ministère des droits des femmes, droits pour les femmes, etc: un discours totalement genré favorisant des procédures et privilèges non démocratiques. »

Bref, ce que vous dites c'est ... la création du ministère des droits des femmes a été rendue possible parce que les femmes sont meilleurs que les hommes pour se mettre en situation de se faire violer.

Eh ben voilà, vous savez ce qu'il vous reste à faire pour créer le "Ministère des droits des hommes".


- « Cet article rappelle qu'il ne suffit pas de suivre aveuglément les chiffres, ni crier comme des orfraies: le viol est un business pour certaines ... »

Si j'ètais vous, je l'encadrerai.
Là, c'est les avocats que vous méprisez.
Après avoir vexé les femmes et les avocats, il restera qui pour vous défendre si un jour quelqu'un aussi chatouilleux que la LICRA vous lit ?
Pourquoi la LICRA ?

Comme on dirait en Belgique, remplacez une fois le mot "viol" par "anti-sémitisme" ...


- « Le nombre de condamnations pour viols est un peu plus réaliste. ... Pour les viols cela fait 0,001% de la population. Pas de quoi en faire un drame national au détriment des quantité d'hommes qui sont atteints parce qu'ils sont hommes, dans tous les domaines. Ce pourcentage doit bien correspondre à une frange désaxée des humains. Il y a, selon ce chiffre, un risque sur 100'000 d'être victime d'un viol par année. Donc 1 risque sur 30 millions par jour.»

C'est l'appréciation d'une statistique de performance sportive ?
Comment savoir quand acheter un billet de loterie ?
Parce qu'en matière de société, j'ai pô compris !

Écrit par : Chuck Jones | 06 janvier 2016

@hommelibre

- « Pourquoi, quand on parle de crimes spécifiquement orientés contre les hommes, faut-il voir des chiffres postés sur les femmes? Comme si l'un devait annuler l'autre? Vous faites la compétition? .»

Pourquoi négligez vous les crimes contre les hommes commis ... par d'autres hommes ... ?

Vous plaigneriez vous d'une loi qui ne fait PAS de discrimination entre hommes et femmes ?


- « Puisque vous en parlez il faut avoir la même rigueur avec les accusations lancée par des femmes que par des hommes. On ne doit croire personne sur parole. »

Mais cher hommelibre, voila tout autre chose.
Peut-être faut il commencer à appeller un veau, "un veau".

Donc, ce dont vous voulez parler, c'est le manque de rigueur des vérifications visant à déterminer la crédibilité d'une accusation, ou ai-je mal compris ?

Pour commencer, qu'est-ce qui vous fait croire que des accusations "lancées par les femmes" sont moins bien vérifiées que des accusations "lancées par les hommes" ?

Écrit par : Chuck Jones | 06 janvier 2016

@ exfemmebattue

"et cela le fait réagir de manière particulière; mais il n'a pas plus souffert que les épouses maltraitées des années en silence"

de manière particulière non avec lucidité et honnêteté. d'avoir subit une fausse accusation ça lui a ouvert les yeux apparemment chez vous ça a fait le contraire, on comprend en constatant votre fonctionnement pourquoi le féminisme est une imposture.

vous pensez que Chuck Jones est une référence moi l'impression qu'il me donne c'est que systématiquement il écrit le contraire, je pense que c'est pour tester s'il le commentateur tient la route s'il est capable d'avoir des arguments (dont il ne tient aucun compte), valables pour contrer son délire. en réalité c'est un testeur, et nous le remercions tous pour cette attitude. c'est quelqu’un qui s'est rendu indispensable par ce fonctionnement spécial, je dirais même mieux original.

Écrit par : leclercq | 06 janvier 2016

http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/droits-femmes/lutte-violences-femmes/

L'ENVEFF une vaste fumisterie.

http://www.scienceshumaines.com/index.php?lg=fr&id_article=3479

LOGIQUES DE L’AMALGAME
Cette façon de faire porte un nom, l’amalgame. L’indice global de harcèlement sexuel en offre un exemple particulièrement évident, mais l’ensemble de l’enquête repose sur ce principe. La grossièreté du procédé ne doit cependant pas décourager l’analyse car, à déplier ce qu ’elle replie, on verra que la confusion n’est pas introduite n’importe comment, que l’enquête est grossière, si l’on peut dire, avec précision et qu’elle s’articule ainsi dans ses moindres détails avec un projet politique singulier. Trois couples d’amalgame organisent l’ensemble : la confusion des mots et des choses, la confusion des violences physiques et des violences psychiques, la confusion entre la sexualité et la violence.

Écrit par : leclercq | 06 janvier 2016

@ Chuck Jones

c'est bizarre par rapport à vos écrit j'ai l'impression que vous découvrez le sujet, vous citez des liens que d'un seul point de vue, vous devriez pourtant savoir qu'il est bien d'avoir deux sons de cloches.

ça sera bien avant de vous exciter, de compléter votre culture dans ce domaine.

http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?rubrique53

http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article232

- « L'enquête de l'Enveff a permis de subventionner grassement des associations dont le fond de commerce est l'accusation des hommes. »

Ah! Une accusation pur jus avec des vrais morceaux de vérité, pas une inventée, une vraie de vrai!

Erin Pizzey (1939- ) : écrivaine anglaise très intéressée par la condition féminine, mais hors idéologie ; elle ouvre en 1971, à Chiswick, le premier centre pour femmes victimes de violences conjugales. Dix ans plus tard, après avoir reçu cinq mille femmes et perdu beaucoup d’illusions, elle raconte son expérience dans Prone to violence (Enclin à la violence, 1982). Elle y fait plusieurs constats politiquement incorrects : la moitié des femmes venues dans ce centre sont elles-mêmes violentes ; leur misère est exploitée par des encadrantes sexistes qui les poussent à la haine des hommes en général ;

la violence conjugale est devenue une industrie dotée de budgets énormes que des groupes idéologiques essaient de capter à leur profit !!!

La publication de ce livre déclenche contre elle une véritable hystérie, au point qu’elle a besoin d’une protection policière pour en faire la promotion. Il devient un livre maudit : jamais traduit en français, et accessible seulement dans quelques bibliothèques du monde. Elle continue, dans des articles, à démonter et à dénoncer les mécanismes de l’idéologie misandre.

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2012/06/21/violence-conjugale-nouveaux-chiffres-nouvel-enfumage.html

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2015/11/01/violence-domestique-le-grand-lavage-de-cerveau-selon-erin-pi-271410.html

Écrit par : leclercq | 06 janvier 2016

Merci Monsieur leclercq, de ne nous révéler l'étendue du traumatisme subi par l'auteur du billet publié, et de ce blog.

Écrit par : Chuck Jones | 06 janvier 2016

@leclercq

- « ... ça sera bien avant de vous exciter, de compléter votre culture dans ce domaine. »
« ... le premier centre pour femmes victimes de violences conjugales. »
« ... la moitié des femmes venues dans ce centre sont elles-mêmes violentes; leur misère est exploitée par des encadrantes sexistes qui les poussent à la haine des hommes en général ; »

Merci pour cette charmante attention, mais quel rapport avec les vraies victimes de violences conjugales ?

Écrit par : Chuck Jones | 07 janvier 2016

@ Chuck Jones

un grand merci à vous, vous êtes un magnifique exemple de l'efficacité de la propagande féministe.

Écrit par : leclercq | 07 janvier 2016

" Ne me dites pas que 100 ou 125 morts sont une généralisation de genre quand ils sont environ 0,00018% de la population ! On ne fait pas un ministère ni une campagne sur 100 morts par cause de caractères dépravés! "

bien vu

en plus de ça la majorité des morts sont dans les banlieues d'ile de France "les territoires perdus de la république"

dans les enquêtes féministes, là ce sont plus des territoires perdus chercher l'erreur.

http://www.scienceshumaines.com/violence-de-quoi-parle-t-on_fr_30395.html

Plusieurs enquêtes locales de victimation tempèrent cependant ce constat, en révélant que les zus n’enregistrent des taux vraiment plus élevés qu’en matière d’agressions au sein des familles et non sur les vols avec violence,

Les études sur dossiers judiciaires appuient ce constat de violences graves, produites la plupart du temps dans le cadre des relations de proximité. Ainsi le premier type d’homicide est-il l’homicide conjugal (3) . De même que le premier type de viol est en réalité l’inceste (4).


Ces violences intrafamiliales surviennent donc plus souvent qu’ailleurs dans les territoires concentrant les personnes en situation de précarité socioéconomique (mais elles existent néanmoins aussi dans les milieux plus aisés)

Écrit par : leclercq | 07 janvier 2016

@ Chuck Jones

"Merci pour cette charmante attention, mais quel rapport avec les vraies victimes de violences conjugales ? "

" la moitié des femmes venues dans ce centre sont elles-mêmes violentes;"

c'était déjà ça au-début les "vrais victimes", maintenant la grande majorité sont co-responsables de la violence dans le couple.

mais cette réalité ne plait pas du tout aux féministes mais alors pas du tout.

"Accessoirement, toute la démarche entreprise pour combattre les violences contre les femmes, sert AUSSI les hommes victimes de violences commises,"

faux, mon constat votre compréhension et expertise sur la violence conjugale est nulle, vous n'avez aucune connaissance du sujet, cela rajouté, a votre faculté de remise en question proche de 0, bonjour il y a du boulot !!!

Écrit par : leclercq | 07 janvier 2016

@ F-Cat (et Calendula et Chuck):

Ce débat des relations femmes-hommes dans le prisme de la violence est particulièrement difficile à mener avec objectivité. J'essaie fréquemment dans mon approche des sujets que je développe, de garder une certaine objectivité. Mais pas toujours. Petite digression sur ce point:

Un des penseurs dont la pensée est pour moi très inspiratrice est Philippe Bénéton. Dans son livre "Introduction à la politique" (que je relis et qui est dense) il fait à différentes reprises la comparaison entre neutralité, objectivité, jugement de valeur, méthode scientifique. Il est clairement critique sur la méthode scientifique et sur les sciences sociales dès que l'on tente de chiffrer l'humain uniquement sur la base d'une posture extériorisée.

Je trouver chez lui quelque chose que j'ai toujours pensé et appliqué sur moi: il n'y a pas de connaissance froide, neutre, désincarnée. Le positivisme en science voudrait que la méthode s'impose au réel pour l'analyser, le comprendre et le modeler. La position de Bénéton, que je partage, est que le réel prime et que la méthode doit suivre les objets et non les précéder. Or il n'y a plus guère de domaine aujourd'hui où la chose prime sur la théorie ou sur la méthode. Le féminisme analyse le passé au travers d'un prisme intellectuel fabriqué et non selon les choses ou les faits. L'Histoire doit confirmer sa théorie sinon on fait du révisionnisme. L'écologie annonce la catastrophe en pliant les indices actuel pour leur donner une force prévisionnelle à long terme. On pense à l'envers, semant une grande confusion pour longtemps. A terme la manière de penser m'intéresse plus que les problèmes de violence. Mais ils sont liés.

Depuis je pense la fin du Moyen Âge la théorie s'est mise à primer sur l'objet, ce qui a facilement justifié les génocides du XXe siècle. Si l'on voit d'abord la chose, l'humain souffrant, on ne peut pas, en tant qu'humain emphatique, construire une théorie pour le tuer. Mais si l'on voit la théorie dans laquelle cet humain est un parasite, on peut le tuer sans difficulté, avec bonne conscience.

Dans ma démarche philosophique le corps est présent. C'est par mon expérience que j'accède au réel. Ma théorie ne doit pas précéder le réel, ni l'enfermer, mais rester toujours un peu en retrait. J'ai toujours été attentif à voir ce qui se dit officiellement et ce qui se fait ou se vit, et au décalage entre les deux. J'essaie de revenir au réel plus qu'à une justification a posteriori.

Je ne prétends pas à la neutralité, concept auquel je ne crois pas trop (on a toujours un point de vue même si l'on s'abstient d'en faire un outil de modelage du réel). Dans mon expérience, que Chuck considère un peu malheureusement comme seulement un traumatisme, un accident de vie a provoqué mon expérience, puis le constat que je n'étais pas un cas isolé, puis la perception d'une tendance de société, puis un discours qui légitimait cette tendance (le stéréotype homme- bourreau-femme victime)

Alors en effet je m'impose parfois de compenser ce discours de manière plus militante qu'instinctive, c'est là où la perception, maladroite ou minorante de Chuck, l'amène sur une fausse route. Je procède en partie à un rééquilibrage, dont le but est de sortir du biais actuel sur la réalité, biais qui ne peut conduire qu'à de mauvaises solutions et à une possible aggravation des choses. Et je ne parle même pas ici en terme d'injustice. Mais peut-être faudra-t-il aller dans le mur pour remettre la pensée dans le bon sens, soit en service de la chose réelle et non en maître de la chose réelle. Aller dans le mur c'est revenir au corps, à l'expérience physique du réel, seul véritable fondement de la philosophie pour moi. Ce sera peut-être une guerre, car nous ne sommes pas sortis de la violence de la révolution française et de ses clivages guerriers, ou une violence en augmentation. Ou la mort du couple reproducteur en occident.


La question du nombre intervient évidemment dans le rééquilibrage que j'opère puisqu'il est une source de revendication féministe (l'autre source étant le concept même de victimisation). On le voit: quand j'aborde les chiffres, je trouve toujours des contre-chiffres, ou le nombre de mortes sous les coups du conjoint comme argument ultime. Ce qui est d'ailleurs à la fois vrai et dérisoire. Un crime est toujours de trop, mais une centaine de tuées par année, ou environ 25-30 hommes tués par année, en France, cela ne signifie pas grand chose. C'est infinitésimal, ce n'est sûrement pas un phénomène social. C'est une poignée de cas. Quand on peut en lire certains plus détaillés, on constate en plus qu'il y a l'alcoolisme, ou des violences psychologiques co-générées avant le passage à l'acte. On est très loin d'une théorie de la domination par exemple. On est devant une poignée de gens qui ont perdu les pédales.

Combien y a-t-il réellement de fausses accusation spécifiques de femmes contre des hommes dans des affaires sexuelles? On n'en sait rien. Beaucoup passent sous silence. Je suis personnellement surpris du nombre important d'hommes qui ont été dénoncés lors de divorces conflictuels. La majorité des cas n'a pas été plus loin, beaucoup ne s'en rendent d'ailleurs pas compte. Moi-même lors de mon divorce, bien avant "l'accident", j'avais été une fois accusé par mon ex-femme. Cela s'est arrêté presque instantanément parce que le juge semblait en avoir habitude et parce que ma nouvelle compagne était toujours avec moi quand je voyais ma fille. Sur le moment j'ai été choqué mais j'ai oublié.

Cependant la théorie s'est développée et fait de plus en plus de dégâts.

Il y a quelques années Ségolène Royal avait fait des dégât dans l'Education Nationale en demandant que toutes les plaintes d'enfants soient poursuivies par principe. C'était autour de l'affaire Dutroux. Une journaliste en a fait un livre et un documentaire, l'Ecole du soupçon:

www.mariemoniquerobin.com/ecoledusoupconsynopsis.html

Des centaines d'enseignants ont été accusés faussement, détruits à vie, certains suicidés. On était passé d'un coup au phénomène de société. Phénomène encouragé par la surenchère des chiffres et des campagnes, ainsi que de la philosophie, des groupes féministes, qui placent leur théorie avant la chose comme tout système fascisant. Car à froid c'est vers cela qu'on avance...

Récemment la ministre de la santé en France déclarait de "83'000 femmes sont violées chaque année en France". Outre que ce chiffre a plus que triplé en 10 ans sans qu'on sache pourquoi, il ne s'agit pas de faits avérés mais d'extrapolations, sur la base d'enquêtes (comme l'ENVEFF) dont la méthodologie, l'intention, l'origine, comportent de nombreux biais. Donc on n'en sait rien mais on développe une sorte de misandrie "scientifique" hallucinante, contre laquelle une posture neutre serait sans effet. Au mieux la ministre aurait dû employer le conditionnel, mais même cette prudence est abandonnée. Le féminisme est une maladie de l'esprit, une toxicité sociale puissante.

Préférant l'objectivité à l'esprit partisan, je suis bien ennuyé d'avoir parfois à être dans la peau du militant. Cependant c'est parfois nécessaire.

Ici un rapport que j'ai fait il y a quelques années sur les fausses accusations. Il reste valable même s'il faudrait le réactualiser:

http://hommelibre.blog.tdg.ch/media/02/00/845358903.pdf

Écrit par : hommelibre | 07 janvier 2016

@hommelibre

- « Mais c'est sans compter sur le nombre de suicides masculins en cas de séparation. »

"Une surmortalité masculine qui existe dans pratiquement tous les pays et qui s’explique notamment par le fait que les hommes utilisent des moyens létaux plus violents."

http://www.20minutes.fr/societe/1493747-20141203-huit-chiffres-chocs-suicide-france

Voilà qui est très parlant, n'est-il pas ?


- « La violence par procuration. La violence psychologique. »

Conséquence par exemple de ... la pauvreté ? ... le chômage ?

http://www.upr.fr/actualite/en-france-le-chomage-tue-5-fois-plus-que-les-accidents-de-la-route

Je comprends, je reconnais, et je la dénonce aussi mais on diverge ...

- « Et puis le nombre des tuées conjugales reste bien en-dessous du nombre d'hommes tués en totalité. »

?(oO)?

Et ???
Pardonnez moi, mais je n'ai pas d'autre élément de comparaison pour vous faire comprendre ma tentative d'y trouver un sens ... Encore une statistique sportive ?


- « Les femmes tuées ne le sont pas parce qu'elles sont femmes mais parce qu'elles sont dans une situation qu'elles ont souvent contribué à créé (50% d'alcoolisme des deux partenaires) ... »

Essayez vous de dire que les femmes boivent plus ou supportent moins bien l'alcool ? Ou quoi d'autre ?


- « ... et parce que l'un ne supporte plus l'autre. »

A voir le nombre de femmes tuées suite à des violences *** physiques ***, Il faut croire que les hommes supportent moins bien les femmes que l'inverse, non ?


- « Ne me dites pas que 100 ou 125 morts sont une généralisation de genre quand ils sont environ 0,00018% de la population ! On ne fait pas un ministère ni une campagne sur 100 morts par cause de caractères dépravés! »

Oh, vous savez ...

" ... plus de 11.000 personnes décèdent chaque année par suicide en France ..."

Au moins 3 fois le nombre de tués dans des accidents de la route ...

".. et que près de 200.000 personnes sont prises en charge par les Urgences après une tentative de suicide."

http://www.itele.fr/france/video/un-francais-sur-50-meurt-par-suicide-en-france-103510


Moi, je ne me souviens même pas de la dernière campagne contre le suicide en France.
Et vous ?

Écrit par : Chuck Jones | 07 janvier 2016

Un détail Chuck: en effet les femmes supportent en moyenne moins bien l'alcool que les hommes. C'est un fait physiologique connu.

Écrit par : hommelibre | 07 janvier 2016

@hommelibre

- « Un détail Chuck: en effet les femmes supportent en moyenne moins bien l'alcool que les hommes. C'est un fait physiologique connu. »

Tellement connu que les alcoo-tests ont 2 positions ... "homme" et "femme", ou bien ?

Et en attendant l'alcoo-test à deux positions, je vous défie de tenir debout plus longtemps que ma belle-mère.

Et puisque nous nageons allègrement dans les statistiques de barman ...

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Quelles sont les différences entre hommes et femmes ?

Au total, 13 % des Français sont des consommateurs quotidiens. Ce comportement est de moins en moins fréquent. La consommation d’alcool est plus fréquente chez les hommes : 19 % d’entre eux en boivent tous les jours, contre 7 % des femmes. À l’inverse, les consommations occasionnelles (moins d’une fois par semaine) concernent essentiellement les femmes soit 48 % contre 27 % des hommes.

En termes de quantités bues, l’écart entre les sexes est également très marqué : les hommes déclarent boire en moyenne 2,8 verres un jour ordinaire où ils consomment de l’alcool, contre 1,7 verre pour les femmes.

...

L’ivresse est-elle un comportement répandu ?

Parmi les 15-75 ans, près d’une personne interrogée sur cinq (19 %) déclare avoir été ivre lors des douze derniers mois, les hommes étant environ 3 fois plus nombreux que les femmes à être dans ce cas (28 % contre 11 %).

...

Combien y a-t-il de consommateurs à risque ?

On estime que 52 % des hommes et 20 % des femmes ont, de façon occasionnelle ou régulière, une consommation d’alcool à risque. Ces chiffres incluent 8,8 % de personnes qui présentent une consommation d’alcool à risque chronique ou de dépendance (14,6 % des hommes et 3,4 % des femmes).

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http://www.alcool-info-service.fr/alcool/consommation-alcool-france/alcool-francais

Écrit par : Chuck Jones | 07 janvier 2016

@leclercq

- « c'était déjà ça au-début les "vrais victimes", maintenant la grande majorité sont co-responsables de la violence dans le couple. »

C'est déjà mieux que "c'est à cause des femmes", non ?

Je vois une lueur d'espoir de raison en vous, Monsieur leclercq.

Écrit par : Chuck Jones | 07 janvier 2016

@hommelibre,
Merci pour votre longue réponse, à laquelle il est impossible de répondre de façon complète et je dois donc choisir.
Je prends l'idée du corps et de la réalité.
Sommes-nous arrivés à un stade, dans lequel nous sommes davantage dans les hypothèses que dans l'épreuve de la réalité ?
C'est possible, car nous sommes submergés d'informations et de chiffres que nous ne pouvons pas vérifier.
En pensant aux violences conjugales, aux fausses ou vraies accusations, on est exactement dans ce flou. Si on décide de s'y intéresser en tant que simple internaute, il faut accepter de ne pas pouvoir vérifier les chiffres, la vraie fréquence des fausses dénonciations etc.
J'ai repensé aux personnes que je connais ayant subi des violences physiques, dans leur propre corps. Je n'ai que peu de témoignages directs et ne peux pas parler de mes propres expériences, puisque j'ai eu la chance d'être épargnée jusqu'à présent. Mais ce qui ressort, c'est une double peine : l'atteinte au corps produit une grande déstabilisation psychologique, comme une humiliation, si on n'a pas su ou pu se défendre.
La terreur psychologique est terrible, mais la violence physique l'est à double titre, puisque la blessure psychique est incluse, c'est un multi-pack.
Dans ce contexte, je ne peux me contenter de me dire : sur l'ensemble des agressions subies ou de morts violentes ou tentatives de suicides réussies ou ratées rapportées en une année, les violences conjugales ne représentent statistiquement presque rien.
Si on en arrive à minimiser la problématique, je pense qu'on passe à côté de vraies souffrances, surtout en ce qui concerne les enfants des couples dysfonctionnels.
Plus haut, j'ai évoqué la médiation, comme piste concrète, sans m'attarder sur des statistiques.
Parce que je trouve insupportable d'avoir dans mon entourage professionnel ou de voisinage connaissance de violences familiales ou conjugales. Je me fiche de savoir, s'il s'agit de cas isolés ou pas. J'ai besoin de savoir, où demander de l'aide.
Appeler la police est une possibilité, mais c'est quand-même bizarre, si c'est l'unique solution, surtout en premier recours.
Le cas qui nous a préoccupé concernait une femme hystérique et verbalement très audible. On était à deux doigts d'appeler la police, mais il était difficile de juger, si c'était nécessaire. Nous ne savions pas, s'il y avait des coups et si oui, qui en donnait à qui. La scène était insupportable pour le voisinage, mais étions-nous le bon étalon pour en juger ? Le mari a su se débrouiller de son côté, mais il n'a pas voulu en dire davantage, ce que je respectais complètement. Les voisines plus proches de la femme ont réussi un certain travail de médiation, surtout à cause des enfants.

Votre souci se place au niveau de la doxa, le mien au niveau ... du vécu !
Il n'y a pas besoin d'être assistante sociale pour être confronté à des cas concrets et se sentir impuissante.

Écrit par : Calendula | 07 janvier 2016

Merci à vous Calendula.
Je me place au niveau de la doxa parce qu'elle a pris une importance démesurée par rapport au vécu, à mon avis. je privilégie normalement le vécu, moi aussi, c'est de lui que mon expérience et ma perception se construit.
Votre expérience, je l'ai déjà entendue dans les propos de nombreuses personnes, femmes ou hommes, et cela ne renforce dans l'idée qu'on est dans une surenchère et plus dans le réel.

Mais bien d'accord avec vous: une seule souffrance doit être entendue. Ensuite, c'est son extension sociale qui pose problème, la réalité de son étendue, ce que l'on en fait, à qui elle sert le plus. Et là, le biais me paraît aujourd'hui total.

Écrit par : hommelibre | 07 janvier 2016

Chuck, je ne parle pas de l'alcool social ou se sa consommation moyenne, mais de la réponse physiologique: une femme n'y réagit pas comme un homme.

"Les femmes réagissent plus vite et plus intensément aux effets de l'alcool que les hommes. Elles sont, en moyenne, 20 à 30 % plus saoules pour une même quantité d'alcool.
Un verre standard d'alcool, qui en contient 10 grammes, conduit à un taux d'alcoolémie de 0,2 ‰ chez les hommes et 0,3 ‰ chez les femmes."

www.aide-alcool.be/alcool-assimilation

Quelle incidence ensuite sur les comportements et les conflits? Je sais simplement qu'il est reconnu que la violence de couple survient, de mémoire, presque une fois sur deux dans un couple dysfonctionnel où l'alcool est très présent.

Écrit par : hommelibre | 07 janvier 2016

la médiation très bien ..

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2008-08-22/violences-conjugales-a-qui-la-faute/1597/0/268422

maintenant la grande majorité sont co-responsables de la violence dans le couple. »

voilà un bel exemple. de femme co-responsable de la violence dans le couple.

"Le cas qui nous a préoccupé concernait une femme hystérique et verbalement très audible. On était à deux doigts d'appeler la police, mais il était difficile de juger, si c'était nécessaire. Nous ne savions pas, s'il y avait des coups et si oui, qui en donnait à qui. La scène était insupportable pour le voisinage, mais étions-nous le bon étalon pour en juger ? "

"Accessoirement, toute la démarche entreprise pour combattre les violences contre les femmes"

Chuck Jones vous croyez que les démarches entreprises pour combattre la violence contre les femmes ont une efficacité, vous êtes naïf, quand on ne soignera pas les femmes pour leur co-responsabilité dans la violence conjugale, il n'y aura aucun résultat.

Écrit par : leclercq | 07 janvier 2016

@hommelibre

« Un verre standard d'alcool, qui en contient 10 grammes, conduit à un taux d'alcoolémie de 0,2 ‰ chez les hommes et 0,3 ‰ chez les femmes. »

Cette citation est incomplète si elle n'est pas carrément fausse.
Si le taux d'alcoolémie varie de 15 à 20% selon le sexe de l'individu, il dépend surtout de *** son poids ***.

http://operationnezrouge.eu/info-drogues-et-alcool/alcool/equivalence-entre-les-differents-alcools/

Écrit par : Chuck Jones | 08 janvier 2016

@hommelibre

- « Je sais simplement qu'il est reconnu que la violence de couple survient, de mémoire, presque une fois sur deux dans un couple dysfonctionnel où l'alcool est très présent. »

Alors, que faut-il interdire ?

L'alcool ... ou les couples ?

Écrit par : Chuck Jones | 08 janvier 2016

Chuck:

Citation incomplète, bien sûr, raison pour laquelle j'ai mis le lien.
Il y a le poids et surtout le rapport graisse/muscles, le foie plus petit, le métabolisme, etc. De toutes façon ce n'est pas le sujet.

Écrit par : hommelibre | 08 janvier 2016

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