05 décembre 2015

COP 21 (5) : ni peur ni punition

En parlant hier de l’océan austral, sujet que je pensais neutre et fédérateur, j’ai réalisé qu’il était contaminé lui aussi. Par qui? Je n’en sais rien. On ne sait pas qui lance une légende. Celle des 1’000 ans en l’occurrence.


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1’000 ans, un chiffre magique. Un millénaire. Une étape trop grande pour se la représenter. Il y a 1’000 ans on construisait des cathédrales! Et on se gelait les burnes en hiver. Le on signifie ici paysan. Il est certain que le passage aux énergies fossile a été une amélioration rapide des conditions de vie. 

Dans les petite datchas paysannes formées d’une seule pièce, on vivait dans le noir, avec une maigre bougie, les enfants dans les pattes, les cochons grognants partout, les poules caquetant sur la couche et un vent du nord qui traversait les murs sans isolation. Le chauffage c’était le bois qui enfumait toute la petite demeure – imaginez l’odeur à la longue – et aussi d’être serrés les uns contre les autres. On imagine aisément l’intimité des couples et l’hygiène familiale. La gale n’était pas rare, la peste courait comme le vent, le feu et les asphyxies étaient une loterie.

Et encore il y a 1’000 ans c’était l’optimum médiéval: on avait des étés chauds, des hivers pas glacés, des moissons abondantes, on mangeait à sa faim, on payait les locations aux seigneurs aux temps prévus en argent et en biens ou services. Dès le refroidissement ce fut une autre affaire. Minimum de Dalton ou de Maunder sont marqués par la neige abondante, les fleuves gelés pendant des moins – un marché d’hiver se tenait sur la glace dure de la Tamise, on patinait sur les canaux de Hollande. Les famines furent habituelles. Ce sont elles qui ont en partie provoqué la révolution française et l’émigration vers l’Amérique au XIXe siècle.

 

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On connaît un peu les périodes du passé. Elle sont documentées. Des registres indiquent les dates de vendanges, marqueur climatique, ainsi que l’état d’avancement ou de recul des glaciers. Ils ont déjà disparu, ils sont revenus.

1’000 ans reste un chiffre magique. Hier je citais un document selon lequel les vents de l’océan austral auraient forci depuis 1’000 ans. C’est évidement impossible à prouver. Mais il suffit qu’une personne investie d’une forme d’autorité l’affirme pour que la presse le relate sans recul et que cela devienne une vérité. 1’000 ans: on n’a pas d’instruments de mesures, en plus sur des mers peu courues par le passé. Cela ne veut rien dire sinon qu’on appuie sur un chiffre en vue de l’édification du petit peuple qui doit vivre dans la crainte d’une main quasi divine.

J’ai déjà mentionné les ouragans depuis 20 ans supposés être les plus forts de l’histoire, mais qui en fait ne sont pas plus forts que les plus forts d’il y a un siècle et sont actuellement moins nombreux qu’avant.

Les récentes inondations en Caroline du Sud et du Nord en octobre suivent le même régime. Les plus fortes depuis 1’000 ans. Comment peut-on le savoir? Des registres amérindiens? Ils ne tenaient pas de registres. Ces quantités exceptionnelles tombées en 5 jours, conséquence d’une dépression et de la queue d’un ouragan sur la mer, sont à mettre en comparaison avec l’épisode cévenole de début octobre sur la région de Cannes. En Caroline il est tombé au maximum 400 mm d’eau en 5 jours, et jusqu’à 600 mm à un endroit. A Cannes il est tombé près de 200 mm d’eau en deux heures! Tout est relatif. Et il y aura toujours des records, surtout dans une architecture urbaine et un aménagement des sols qui aggravent les situations extrêmes. 

 

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Bref, cela pour dire qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter outre mesure. Au besoin des villes seront transformées et reconstruites. Ce qui est excellent pour les affaires. Ce que coûtent les destructions c’est de l’argent réinvesti qui circule à nouveau.

Je ne crains pas le réchauffement climatique. Bien sûr je n’ai pas 20 ans et je ne verrai peut-être pas 2050. Mais à 20 ans on en parlait déjà. On annonçait la catastrophe. L’écologie s’est construite sur la peur. C’est pourquoi je n’ai pas pu devenir militant. Elle a été marquée par René Dumont, gauchiste célèbre, écologiste et tiers-mondiste. Dès le début l’écologie a été teintée de culpabilisation, de morale néo-calviniste punitive, de catastrophisme. Elle a pris cette direction en politique en s’insérant dans la gauche, très à gauche. Les écolos n’ont pas tué symboliquement le père Dumont.

Hier soir sur Ce soir ou jamais de France2, quelques écologistes débattaient de la transition énergétique. Il y avait ceux qui brandissent la restriction, le reflux du mode de vie, et ceux qui disent qu’il faut servir l’énergie selon le besoin en améliorant les systèmes de productions et les ressources. On est donc bien, toujours, dans ce clivage entre les punitif-restrictifs, et les hédonistes inventifs. Or il faut inventer une autre ère mentale autant que technologique.

Je refuse qu’une société se construise sur la peur. Elle ne pourra qu’encourager la mainmise de l’Etat sur les citoyens et le passage à une forme de fourmilière. Une jeune femme au visage d’enfant, Alix Mazounie,  présidente de Climate Action Network qui groupe plusieurs associations, s’est montrée comme une petite chose discrète à côté d’un grand homme fort sur lequel elle s’est appuyée à un moment en lui disant: « Tu es mon allié ». Aveu candide des clans en présence et schéma homme-femme digne de la préhistoire. Elle tenait le discours « un autre monde est possible ». Elle reproduit encore l’idée d’une rupture, alors que le monde actuel n’est pas à jeter ni à remplacer mais à améliorer.

 

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Ce que je veux dire est qu’il y a bien une écologie qui prône la restriction, qui veut imposer ses solutions pensées comme absolues, et surtout qui pensent à la place des autres. Ces gens sont des faibles qui n’assument pas tout le positif de notre civilisation, qui est très important. Ces personnes disent aussi qu’en Afrique il faut préserver les exploitations agricoles familiales. Mais qu’ont-elle à dire ce que doit faire l’Afrique? C’est aux africains de se déterminer. Cette écologie, en plus d’être moralisatrice et punitive (les restrictions sont proposée dans un contexte de reproche donc de punition), sont néo-colonialistes. Foutez la paix aux africains, nom d’un chien! Pour qui vous prenez-vous, bourgeois arrogants en quête d’une bonne conscience personnelle?

Les exploitations familiales africaines produisent une agriculture de survivance, pas de développement. Or ces jours la Chine propose 60 milliards à divers pays africains pour lancer des projets de développement, d’industrialisation, de santé, de sécurité, contre la pauvreté, etc. Une sorte de mini plan Marshal. La Chine va faire d’un coup plus pour l’Afrique que les riches bourgeoises capitalistes coupables, qui veulent dire aux africains comment se développer en leur apportant des petits fours solaires qui seront foutus en une année, avec personne pour les réparer.

Il faut laisser les gens choisir leur vie et fournir les services en énergie dont ils ont besoin. Nous ne devons pas décider pour eux. Pour cela il est évident qu’il faut développer de nouvelles énergies pour changer de types de ressources, plus même que pour le climat. L’économie est probablement un enjeu majeur dans la question de l’énergie. J’y reviendrai.

 

 

 

A suivre.

 

09:51 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : climat, réchauffement, cop21, écologie, énergie, gaz, charbon, pollution | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

C'est simple à comprendre car de nos jours et ce grâce aux statistiques et en un millième de fraction -seconde on peut re- mettre aux oubliettes ce qui pourrait aider les gens è ne pas sombrer dans la spirale infernale ou dans l'obscurantisme des Millénaristes,Sectes tous ceux qui déjà en 2000 annonçaient la fin du monde
C'est ce qu'on nomme la biodiversité légendaire qui entretient ses contes à dormir debout grâce au Père Noel !
Cependant j'ai une question à savoir quel crédit donner à des scientifiques qui ont obligé des femmes à être stérilisées et ce même sans leur avoir posé la question auparavant ,bizarre tout de même

Écrit par : lovejoie | 05 décembre 2015

A qui a inventé cette légende on pourrait répondre le Père Fouettard qui sait
Cependant à force de lire des articles vantant les défauts du climat on peut se demander si les peurs inconscientes de la mort ne font pas dérailler de nombreux cerveaux trop nourris par un trop plein de films catastrophes
On nous a appris à nous protéger du climat dans le sens ou nous devions nous habiller ou ne pas sortir en fonction de la météo qui n'a jamais été uniforme!
Chaque lunaison est porteuse de changements ce qui montre que le ciel lui aussi n'en a rien à fiche de la pensée unique
Depuis 2002 on cherche à nous conditionner à ceci ou cela !Tous les 7 ans voir même avant ,rebelote nouvelles réformes comportementales
Alors à quand un sociologue pour chaque goutte de pluie ou chaque nuage obstruant le soleil?
Dans 10 ans si on continue dans cette marre des réformes qui un jour ne pourront plus être réformées ,le serpent fini toujours pas mordre sa queue il faudra un sociologue pour chaque mouche ayant piqué du nez dans une assiette sans y avoir été invitée ,si si vous verrez quand à moi je mangerai des pissenlits par la racine ,bon courage aux suivants

Écrit par : lovejoie | 06 décembre 2015

Avant vous, il y a déjà eu nombre d'incrédules. Ceux qui, après Copernic, croyaient encore que la Terre était plate ou qu'elle ne tournait pas autour du soleil...
Le temps leur a-t-il donné raison?
Oui, entretemps, on les aurait traité de "connards"...
Allez, bonne semaine.
Marc Zaninetti

Écrit par : Marc Zaninetti | 06 décembre 2015

@ Marc: ce sont plutôt les Copernic et autres que l'on traitait de connards ou pire face aux 97% qui croyaient que la Terre était plate...
De toutes façons ce n'est aujourd'hui qu'une manière d'éviter de voir en face les contradictions de la théorie anthropique, les failles des études comparées au réel, les non-concordances entre la prédiction et les faits actuels, de refuser de mettre en cause la science devenue dogme politique.
L'évitement semble devenu une posture générale.
Non, la controverse n'est pas épuisée.

Écrit par : hommelibre | 06 décembre 2015

Homme libre on connait tous le pouvoir de la pensée subjective tout comme le bourrage de crâne qui survient à force de lire les mêmes titres pour en arriver au même résultat
On est nombreux à avoir remarqué comme le monde parait moche à certain depuis l'arrivée des ampoules laides ,pardon LED sur le marché
A force d'en parler les gens ne voient plus les bons cotés de la vie
O a connu la mode Grunge ou gringe désormais on vit dans un monde ou tout ce qui est laideur doit être recyclé en beauté ou n'importe quoi
A force de dire aux gens faut courir au lac ,ils ne réfléchissent plus ,ils agissent sans même plus prendre le temps de la réflexion même si cela n'est pas bon pour eux .les autres le font alors je fais ! Les publicités à elles seules et comme jamais ont réussi ou d'autres mêmes pasteurs n'avaient jamais pu
Voyez le longueur des débats si on continuait /rire
Zut j'allais oublier mon gâteau aux pommes
Très belle journée pour Vous

Écrit par : lovejoie | 06 décembre 2015

Homme libre on connait tous le pouvoir de la pensée subjective tout comme le bourrage de crâne qui survient à force de lire les mêmes titres pour en arriver au même résultat
On est nombreux à avoir remarqué comme le monde parait moche à certain depuis l'arrivée des ampoules laides ,pardon LED sur le marché
A force d'en parler les gens ne voient plus les bons cotés de la vie
O a connu la mode Grunge ou gringe désormais on vit dans un monde ou tout ce qui est laideur doit être recyclé en beauté ou n'importe quoi
A force de dire aux gens faut courir au lac ,ils ne réfléchissent plus ,ils agissent sans même plus prendre le temps de la réflexion même si cela n'est pas bon pour eux .les autres le font alors je fais ! Les publicités à elles seules et comme jamais ont réussi ou d'autres mêmes pasteurs n'avaient jamais pu
Voyez le longueur des débats si on continuait /rire
Zut j'allais oublier mon gâteau aux pommes
Très belle journée pour Vous

Écrit par : lovejoie | 06 décembre 2015

@hommelibre,

Je ne comprends pas bien, où vous vous placez par rapport à l'Afrique ?

Les Chinois font du bien
( " Or ces jours la Chine propose 60 milliards à divers pays africains pour lancer des projets de développement, d’industrialisation, de santé, de sécurité, contre la pauvreté, etc. Une sorte de mini plan Marshal. La Chine va faire d’un coup plus pour l’Afrique que les riches bourgeoises capitalistes coupables, qui veulent dire aux africains comment se développer en leur apportant des petits fours solaires qui seront foutus en une année, avec personne pour les réparer.")

et les bobos européens se permettent de dire ce qui est bien pour les Africains ?
( "Ces gens sont des faibles qui n’assument pas tout le positif de notre civilisation, qui est très important. Ces personnes disent aussi qu’en Afrique il faut préserver les exploitations agricoles familiales. Mais qu’ont-elle à dire ce que doit faire l’Afrique? C’est aux africains de se déterminer. Cette écologie, en plus d’être moralisatrice et punitive (les restrictions sont proposée dans un contexte de reproche donc de punition), sont néo-colonialistes. Foutez la paix aux africains, nom d’un chien! Pour qui vous prenez-vous, bourgeois arrogants en quête d’une bonne conscience personnelle")

Je ne sais pas sur quel pied danser ... Les Chinois seraient des développeurs altruistes et les Européens des moralisateurs petits-joueurs.

J'ai entendu dire et j'ai lu ( mais ça doit être des calomnies de mauvaises langues) que les Chinois achetaient les bonnes terres en Afrique, pour assurer l'approvisionnement alimentaire de la Chine dans l'avenir.

Il faut espérer que les Africains sachent vraiment discerner, pays par pays, quel est leur propre avantage à long terme. Même les gentils Chinois peuvent parfois avoir d'abord le bien de leur propre population comme priorité.

L'émission de "Ce soir ou jamais" de vendredi 4.12. est vraiment intéressante, au-delà des minauderies de la jeune personne.
J'en retiens plutôt un débat très documenté, qui amène des chiffres, des faits, de la contradiction, des informations sur les innovations.
On distingue bien sûr les positionnements idéologiques de chacun, mais ce n'est pas gênant, puisque la contradiction permet de dégager des options qui mettent tout le monde d'accord.
Il y a les optimistes et les inquiets. Chacun des auteurs de bouquins a réfléchi de son point de vue.
J'aime bien écouter des ingénieurs, qui parlent de ce qui est faisable. P.ex. le bonhomme qui dit, qu'il peut fabriquer une voiture qui consomme 2 litres /100km, mais elle sera petite, légère et ne dépassera pas 70 km/heure.
Chez nous, les gens ont besoin d'avoir "la plus grosse", celle qui peut faire du 270 km/heure (on ne sait où, mais ce n'est pas grave...) et qui consomme peut-être 8 litres / 100km selon les constructeurs , mais plutôt 14 litres dans la réalité de la ville, puisque ces 4X4 ne sortent que rarement des routes goudronnées (c'est d'ailleurs très bien comme ça, si elles allaient toutes crapahuter dans les alpages, on aurait encore plus de problèmes ;-)))
Moi qui suis désabusée et pessimiste, j'ai eu un regain d'espoir en regardant cette émission. Il y a des gens qui cherchent des solutions. Même le représentant de l'industrie pétrolière admet, qu'on ne peut continuer à compter sur le pétrole, qui devient cher à extraire.
Le jour, où le renouvelable sera moins cher que les énergies fossiles , qui sont d'ailleurs actuellement subventionnées directement ou indirectement, on sera sorti d'un certain brouillard.
En attendant que les Africains aient la chance d'accéder aux retombées des investissements chinois, ils auront peut-être quelque profit d'accéder à des solutions énergétiques simples et décentralisées. Et tous ceux également, chez lesquels les Chinois n'investissent pas.
Rome ne s'est pas faite en un jour....

Écrit par : Calendula | 06 décembre 2015

Bonjour Calendula,

Sur l'Afrique je pense d'abord qu'elle devrait se déterminer elle-même et créer sa propre richesse. Sa posture de "mendiante" la dessert. Elle dépend trop de ce que nous lui apportons, et de l'idée qu'elle se fait de notre Eldorado car cette image fait partir trop de forces vives qui seraient plus utiles chez eux. A chaque fois que j'entends les africains parler aux européens ils demandent de l'aide. Quel message déprimant. Déprimant pour eux-mêmes. Et les occidentaux, ONG en particulier, semblent aller dans ce sens.

C'est bien de donner des crayons pour les écoles de brousse qui ont si peu de matériel. Mais c'est encore le blanc sauveur et le noir à la traîne. Creuser des puits, installer des fours, des éoliennes dans les villages, ce devrait être leurs propres gouvernements qui le font, pas nous. Il faut qu'ils se forment pour, qu'ils soient ensuite capables de réparer eux-même, de réinventer la technologie, de créer leurs produits, de s'industrialiser, s'électrifier, améliorer les routes. C'est à eux de le faire.

J'entendais encore un florilège déclarations de dirigeants d'Afrique noire à la COP. Tous veulent être aidés, et recevoir de l'argent. Ils ont perdu les 4/5 des forêts parce que les gens utilisent le bois, mais c'est à eux de gérer leur patrimoine. L'aide au développement, sur des dizaines d'années, se monte à de très grosses sommes, des centaines de milliards probablement. Que devient cet argent?

De toutes façons il faut aussi que l'Afrique produise et que nous achetions, afin de l'enrichir. Pour vendre elle doit produire, donc l'agriculture familiale n'est pas un outil de développement. C'est pourquoi l'arrivée d'argent chinois me semble une bonne chose (malgré l'utilisation des bonnes terres par eux). Cela va être fait selon des programmes précis. Il faudrait un plan Marshall pour monter le niveau de développement de l'Afrique, mais supervisé à cause de la corruption. Ensuite à l'Afrique de créer ses filières de formation, et de retenir ses expatriés. Les universitaires africains, on en trouve beaucoup en Europe et aux USA...

Au niveau pollution rien n'est fait. Beaucoup de villes sont sales, égouts à ciel ouvert, sans nettoyage, à cause entre autre d'infrastructures insuffisantes.

Je ne sais par où il faut prendre les choses mais le chantier est énorme. Et ne doutons pas que l'électricité ne va pas venir d'un coup. Il faudrait construire des centrales pour les villes et l'industrie, en assurer la maintenance par leur propre personnel, qui manque faute de formation. Les voitures à essences roulent encore pour très longtemps en Afrique.

Le résultat de la COP21 sera annoncé comme un succès, forcément, mais le débat sur CSOJ montre que le changement de technologies ne va pas se faire d'un coup. Au niveau des chiffres tout est possible, mais dans la réalité des infrastructures telles qu'elles sont, du remplacement des centrales électriques polluantes, de l'intermittence du renouvelable, on est loin du compte. Les positions vue dans l'émission sont intéressantes, mais on voit les idéologues et les pragmatiques. Même l'ingénieur qui veut dé-mécaniser l'agriculture et l'industrie pour remettre des gens au travail semble allumé. Un millions de gens aux champs? Où vont-ils habiter? Combien seront-ils payés et par qui? Veulent-ils le faire? La mécanisation a un sens. Or lui propose clairement le retour en arrière. La minaude et son alliés sont aussi dans la rétraction et le jugement sur notre mode de vie, alors qu'il faut au contraire le préserver et le valoriser. Des siècles d'¨évolution pour construire une société plus confortable et plus libre: et l'on veut y renoncer? Folie et contraire au mouvement profond.

Les voitures à 70 à l'heure elles existent déjà: les petite voitures françaises à bas prix et petite vitesse. Autrement il y a une très grosse majorité de voitures moyennes, et une minorité de gros 4x4 (ça c'est chez les bobos des campagnes genevoises...). Mais on peut aussi prévoir des voitures à plus de 70 et peu gourmandes. C'est déjà le cas, tout va dans ce sens.

Je pense que ceux qui vont mettre au point des technologies efficaces et plus économes vont prendre le marché. C'est cela qui se passe dans un système libéral: ce qui marche l'emporte.

Écrit par : hommelibre | 06 décembre 2015

Hugo Chavez (RIP) d après le TdG, Chavez qu on aime ou pas a dit lors de la précédente conférence sur le climat en 2009:
Si le Climat était une banque, les grands pays les plus riches l auraient sauvé immédiatement.
Comprendra qui pourra. En outre et sans tacler le COP21 Paris, qu attendons nous d une conférence présidée par un Escroc, Mr Fabius...? Comme quoi...

Écrit par : Charles 05 | 06 décembre 2015

@hommelibre,

Concernant les ventes de voitures 4x4, je suis désolée de devoir vous contredire. Vous écrivez :
"Autrement il y a une très grosse majorité de voitures moyennes, et une minorité de gros 4x4 (ça c'est chez les bobos des campagnes genevoises...). "
De deux chose l'une : soit une bonne partie des genevois est bobo campagnard, soit il y a beaucoup d'autres catégories tentées par cet achat !
Il suffit d'aller dans la rue et de faire sa propre statistique !
Déjà, il y a beaucoup de gens très riches : voir catégorie Porsche Cayenne, Land Rover, Volvo, Lexus. Ensuite, il y a tous les 4x4 moins chers ( aussi apellés SUV) : Nissan Juke, les Toyota Rave, VW Touran etc. Et les bas de gamme comme Dacia.
Cela me frappe toujours, lorsque je rentre de l'étranger : notre parc automobile est juste incroyable ! Plus rutilant, difficile à trouver.
Et je n'ai pas parlé de berlines Mercedes, Audi et BMW que l'on voit p.ex. dans les Balkans pendant l'été, lorsque les gens rentrent chez eux pour les vacances, presque toujours par groupes de 3-4 voitures aux plaques de cantons suisse-alémaniques. Ca frappe les esprits !

J'ai lu récemment une statistique sur les achats de voitures par catégories en Suisse. Je ne le retrouve pas, seulement un article de l'Hebdo datant de 2011. Le contenu ressemble furieusement à ce que j'ai lu récemment.

www.hebdo.ch/les_une_passion_suisse_88934_.html

"De 26% en 2009, la proportion des 4x4 dans les ventes a grimpé à 28% en 2010. L’an dernier, les immatriculations de tractions intégrales ont atteint 81 954 unités, soit 18,6 % de plus que l’année précédente. La tendance ne fléchit pas en 2011: en janvier, les ventes ont encore augmenté de 17,5 %.

L’engouement va jusqu’à surprendre les marques automobiles. Nissan Suisse avait fixé un objectif de 1300 unités en 2011 pour son nouveau Juke, un SUV (sport utility vehicule) de petite taille. Mais les commandes du réseau du constructeur japonais sont telles que l’objectif a été relevé à 2300 unités!"

J'ai toujours été intéressée par les voitures, j'en ai longtemps été dépendante pour aller travailler. Pour moi, c'est un objet quasi incontournable, mais je ne lui attache pas une importance du type "marqueur social". Ca doit rester un objet utilitaire et ne pas devenir un veau d'or, autour duquel tout s'organise, à commencer par le bruit et le danger près des routes.

Écrit par : Calendula | 06 décembre 2015

Quant à l'Afrique :

Je partage beaucoup de vos points de vue, mais suis malgré tout sceptique face à votre enthousiasme concernant l'intervention des Chinois.
Ils ont l'avantage, certes, de ne pas avoir de passé colonial à expier, d'arriver sans grand fardeau historique à porter. Ca peut tout changer et c'est bien sûr ce que l'on peut souhaiter.
Je ne pense pas non plus que le Blanc doit sauver l'Afrique, mais j'aimerais peut-être que les compagnies minières et autres entreprises sur place s'arrangent pour que les populations locales profitent davantage des retombées économiques et des profits dégagés. On retombe bien sûr à chaque fois sur le problème des régimes corrompus.
Je ne jetterais pas le travail des ONG totalement aux orties, parce que je crois comprendre que d'aller directement à un endroit donné et de travailler avec les gens sur place ( aussi modeste soit l'apport) , cela permet de court-circuiter les instances qui peuvent détourner l'aide.
Mais je peux bien sûr me tromper.

Les dirigeants africains demandent de l'argent ?
Le plan Marshall, c'était quand-même aussi de l'argent, beaucoup d'argent.
Et un système très astucieux, qui pouvait marcher en Europe, juste après la guerre. Mais ce modèle est-il transposable ?
Personnellement, je ne vois pas d'inconvénients, à ce que les Chinois investissent en Afrique, de sorte à écouler leur production et à relever le niveau de vie sur place. En théorie.
La pratique peut se révéler beaucoup plus compliquée. Il faut faire fonctionner en synergie des systèmes de pensée très différents.

Se documenter sur le plan Marshall est très intéressant, p.ex. regarder qui en a bénéficié, quelles ont été les motivations des Américains etc.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_Marshall

"Les milliards débloqués ne sont pas un don mais un prêt accordé par des banques américaines avec une garantie des États-Unis. Le mécanisme retenu consistait à fournir un crédit à un État européen. Ce crédit devait servir à payer des importations en provenance des États-Unis. L'État européen bénéficiaire encaissait, en monnaie locale, le produit des ventes de ces importations sur son marché national, ainsi que les droits de douanes afférents. Parallèlement cet État devait octroyer à des agents économiques nationaux (entreprises ou administrations) des crédits destinés à des investissements d'un montant deux fois supérieur au crédit qu'il avait lui-même reçu. L'État européen bénéficiaire devait en outre faire la preuve qu'il autofinançait sa part, sans recourir à la création monétaire, donc au moyen de l'impôt ou en recourant à de banques. Par ce montage, les États-Unis encourageaient un effort significatif d'équipement et d'épargne en Europe. "

Écrit par : Calendula | 06 décembre 2015

@Calendula, si je peut ...

"Déjà, il y a beaucoup de gens très riches : voir catégorie Porsche Cayenne, Range Rover, Volvo, Lexus."

Tous les propriétaires de ce genre de véhicules ne sont pas riches.
Par contre, oui, ils sont snobs.
Mais par dessus tout, ils sont envieux au point de mettre leurs finances en péril, car oui, il y en a trop de gens qui se pourrissent la vie pour faire comme ...

Le leasing, Calendula, vous connaissez ?

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu © | 06 décembre 2015

@ Calendula,

C'était un peu pour embêter les 4x4 bobos, c'est vrai qu'ils sont tellement la cible...
Au point de vue utilité, la région genevoise n'est pas vraiment si difficile à rouler qu'il y ait besoin d'eux. C'est donc plutôt un marqueur. Mais la voiture est clairement un marqueur en général, pour beaucoup de gens. Je rejoins votre observation sur les belles voitures, mais dans mon quartier il y en a nettement moins.

Pour l'idée d'un plan Marshall en Afrique, c'est sûr qu'il devrait être pensé de manière adéquate. L'idée est d'abord de donner un très gros coup de pouce aux capacités économiques du continent. Il faudrait en même temps développer la formation professionnelle et développer la fabrication locale. En quelque sorte donner un tissus de base étendu pour que le sous-continent noir commence à parler à égalité avec le monde. Les ressources minières ne peuvent former à elles seules un tissus économique même si elles peuvent en être des moteurs.

On peut étudier quelles ONG vont dans un bon sens mais beaucoup servent aussi à faire que les gouvernements se désintéressent du pays – d'autres font le boulot pour eux.

C'est évidemment plus complexe mais l'idée de base est d'aller dans le sens de la demande qui nous est faite une fois pour toutes, et ensuite de passer à d'autres relations. Je vais continuer à creuser cette idée.

Écrit par : hommelibre | 06 décembre 2015

@V-L Dumitrescu,

Le leasing ? Oui, c'est une bonne façon de se payer une belle voiture et beaucoup d'automobilistes y ont certainement recours. J'imagine que cela existe dans les pays qui nous entourent, mais le niveau du parc automobile reste malgré tout plus modeste que chez nous.
Mon idée était de dire qu'en plus des bobos, il y a de vrais riches qui pensent qu'une 4x4 c'est bien, qu'il faut ça pour être pris au sérieux. Ca donne un look "week-end à Verbier"
Mais ce n'est bien sûr pas le top du top. Il y a plus cher et plus bling-bling.
Le 4x4 genevois a aussi de bons côtés, j'en veux pour preuve cette anecdote :
Un jour, j'étais en course d'école dans des pâturages du Jura vaudois et ai été amenée à vivement remercier un agriculteur du coin, qui m'a embarquée pour la gare de St Cergue dans sa 4x4 avec une élève qui s'était foulé la cheville.
Il m'a répondu : "Cette voiture, je l'ai achetée d'occasion à un Genevois. C'était une chance, parce que je n'aurais pas pu me la payer autrement."
C'était un drôle de gag : celui qui en a vraiment besoin n'a pas les moyens de se payer la voiture utilitaire neuve. En revanche, le citadin peut y arriver, alors qu'il n'en a pas réellement besoin.
J'ai tenu à lui envoyer une bouteille de blanc genevois, parce qu'il a eu l'élégance de nous faire profiter de sa Land Rover, au bon endroit, au bon moment. On a dû lui faire perdre un temps précieux...

Écrit par : Calendula | 06 décembre 2015

@ Calendula

"Ils ont l'avantage, certes, de ne pas avoir de passé colonial à expier, "

expier quoi, nous n'avons pas à avoir honte de notre passé colonial, ce sont les repentants qui ont créer cette notion que nous devrions avoir honte de notre passé colonial.

belle analyse du colonialisme par jean d'Orgeix

"Que notre analyse des mobiles de la politique française de l°époque
soit juste ou non, indéniablement la faute capitale fut d'admettre
le dénigrement de l,époque coloniale française.
Lorsque j,écris « admettre le dénigrement ››, ‘c’est un euphémisme.
Au lieu d” “admettre” on peut dans un très grand nombre de cas
dire “encourager”. Les opinions politiques obligeant, chez nous, à
des prises de position systématiques sur certains problèmes comme
celui de la colonisation, il n'y a plus étude des faits, recherche de
vérité, mais seulement prises de positions idéologiques. Il y eut une
époque, à Bangui, où les discours violemment anti-blancs tenus par
des dirigeants noirs étaient écrits par certains attachés de l'ambassade
de France. Combien de ces derniers sont arrivés avec l'opinion préé-
tablie que tout Français résidant là-bas ne pouvait être qu'un ignoble
exploiteur de la sueur du peuple centrafricain, auquel il fallait faire
rendre gorge. Cette autodestruction a eu des effets dramatiques.
Nous avons admis, encouragé tous les propos, tous les écrits
présentant l”époque coloniale comme si elle avait été une infamie,
une ignoble exploitation d’un vainqueur asservissant un vaincu.
L'écrasement d'un pauvre peuple par un autre. C'est au point, et
cela fait partie de la grande intoxication mondiale, qu'une majorité
de Français éprouve de nos jours un certain complexe de culpabilité
envers l'histoire coloniale de notre pays.
On croit rêver!
Qu'est-ce qu'était l'Afrique centrale quand les Français ont
commencé la pénétration? Une mosaïque de tribus plus sauvages,
plus cruelles les unes que les autres; connaissant des famines, une
mortalité infantile effroyable; un anthropophagisme institutionnel!
Nous savons comment le vieux Bandassa évoquait l”époque
de ce bon temps durant lequel quand il faisait des prisonniers de
tribus voisines, ces malheureux étaient attachés à des arbres et le
palabre concernant l”attribution de chaque morceau de viande se
faisait devant “l’animal sur pieds”, si l'on peut dire, qui, ainsi, avant
d’avoir la gorge tranchée avait le douteux plaisir de savoir, qui allait
manger son foie, son cœur ou ses abattis.
fai vu certaines des limites tribales au-delà desquelles tout homme,
femme, enfant étaient attrapés et immédiatement dévorés.
La culture, la civilisation de L’Afrique centrale dont les speakers
de Radio Bangui nous parlent souvent sans rire, cӎtait cela!
La réalité de la colonisation a été d'apporter d°abord ce menu
bienfait qui s'appelle “la paix” et de donner à tous les Africains de
nos colonies, avec la sécurité, la possibilité de voyager, de se déplacer
sans crainte hors de leurs limites tribales.
La colonisation a marqué la fin des famines grâce à une orga-
nisation administrative ayant rapidement regroupé sur des voies
accessibles les villages perdus de brousse et en organisant une
agriculture de base.
C”est l’effort sanitaire de nos médecins qui a permis de venir à
bout du fléau de la lèpre, de faire reculer toutes les grandes maladies,
et parvenir à la quasi-disparition des épidémies.
La colonisation, c”est elle qui a créé les routes, les villes, donner
un début d’infrastructure économique, construit des écoles, qui
a entièrement créé tous les éléments permettant aujourd'hui à ces
pays de revendiquer leur indépendance. Combien de temps dura
cette période coloniale pour parvenir à ce résultat? Un... deux...
trois siècles? Non! Les tout premiers Français ayant commencé
à pénétrer en Afrique centrale l”ont fait il y a moins de cent ans;
soixante ans à peine pour certaines régions.
Cette implantation coloniale s'est-elle accomplie par une invasion
brutale, dans un bain de sang? Aucunement. Dans la plupart des
contrées elle fut pacifique grâce à des “traités” avec les chefs locaux.
Les combats qui eurent lieu ne mirent jamais aux prises plus de
quelques compagnies. Toute la pénétration française en Afrique
centrale provoqua beaucoup moins de morts qu'une seule bonne
journée durant la guerre du Biafra, et certainement moins que le
nombre d'êtres massacrés chaque année par les expéditions tribales
avant la colonisation.
Cette période coloniale fut-elle entachée de brutalité, d'abus
d’exploitation ?
Brutalité? Il ne faut pas oublier quels hommes ont organisé ces
pays. Le militaire pénétra et ensuite assura la sécurité de tous. Ce
furent les administrateurs civils qui assurèrent la direction du pays,
parallèlement à L’implantation des missionnaires.
Imagine-t-on ces derniers instaurant avec nos fonctionnaires civils
un règne de terreur, de cruauté, de mépris de l,être humain? Soyons
sérieux! Que la fameuse “chicote” ait fonctionné, certes oui. Pour
obliger les villages à créer des plantations, les cultures nécessaires
pour empêcher les famines, les administrateurs durent employer
souvent des moyens énergiques et les chefs responsables des villages
n,ayant pas accompli le travail fixé recevaient un certain nombre
de coups de chicote sur les fesses. Quelle horreur? Encore une fois,
soyons sérieux. À cette époque les punitions corporelles existaient
encore dans la marine britannique et que je sache les marins de
Sa Majesté n'étaient pas de pauvres esclaves méprisés et avilis. Vers
les années 1970 le président Tombalbaye, au Tchad, réínstaura
oflîciellement les condamnations au chicotage pour les chefs de
villages n’ayant pas accompli le programme des travaux de culture
fixé par le gouvernement... qui y a trouvé à redire? Actuellement
dans de nombreux États on coupe les mains des voleurs... quand
ce niest pas plus. (]'ai fait un court séjour au Cameroun en 1975
et dans le journal Cameroun-Tríbune du 27 janvier, j'ai pu lire un
écho annonçant l,exécution de deux étudiants qui avaient volé un
transistor dans la chambre d,un de leurs camarades.) A-t-on jamais
vu de pareilles peines pour de simples vols durant l'époque coloniale?
Il est d'ailleurs plaisant aujourd”hui d”entendre dénoncer liau-
toritarisme de cette époque par ceux-là même qui proclament que
ces peuples sont encore trop jeunes pour accéder à la démocratie;
que seul un parti unique, c'est-à-dire une dictature avec tout ce que
cela implique, peut assurer le développement économique; et ces
personnes ne s”émeuvent aucunement (ou de façon vraiment discrète)
sur les incroyables abus de nombreux gouvernements africains.
Le voilà, le véritable esprit raciste. Il est chez ceux qui ne se
soucient pas qu'un noir tue un autre noir mais qui s”indignent si
un blanc donne une gifle à un noir.
Abus? Certainement il y en a eu! Dès qu'une communauté en
domine une autre, des individus en profitent, en usent et abusent.
C”est fatal. Mais les abus particuliers qui ont existé ne peuvent peser
dans la balance face à tous les bienfaits apportés durant l”ensemble
de l)époque coloniale.
Nul doute que durant les cinq siècles d’occupation romaine
nous ayons, nous Gaulois, subi bien des abus individuels. Mais
par ailleurs nous reçûmes tout l”apport de la civilisation romaine
et méditerranéenne.
Astérix nous ravit, mais, historiquement parlant, il est heureux
que le brave Vercingétorix ait été vaincu à Alésia.
Que sont d'ailleurs les abus qui furent commis par quelques par-
ticuliers en Afrique en comparaison de ceux commis actuellement
par les fonctionnaires africains?
Exploitation? Il aurait été normal que la France colonisatrice cherche
à tirer un maximum de profits des territoires qu’elle contrôlait. Hélas,
ce sens de l”exploitation rationnelle n'a pas été, comme chez les Anglais,
l’apanage des gouvernements de la III° République. Les quelques
richesses mises en valeur en Afrique centrale ne contrebalançaient
pas les sommes que nous a coûtées l'équipement de ces territoires.
Non! En aucune façon les peuples d”Afrique centrale ne peuvent
dénoncer l’époque coloniale. Elle a été nécessaire pour eux; elle,
et elle seule, leur a permis de sortir d”un complet primitivisme et
de pouvoir prétendre accéder à la civilisation; et cela en un laps de
temps très court et à un prix infime.
Quelle importance dira-t-on, des discours anticolonialistes à
l”usage de la population sont normaux; ils font partie d’un certain
défoulement compréhensible et sans conséquences! Mais si, juste-
ment, les conséquences en sont graves. L'Africain à tous les éche-
lons est un affectif. C'est aussi un comédien né; il joue des rôles,
se grise lui-même de mots. À force de dénoncer l’époque coloniale
sans que nous remettions les choses au point, le dirigeant africain
s'est convaincu lui-même.
Il est tristement de bonne foi aujourd'hui quand il affirme que
nous avons volontairement détruit la “culture” africaine, la “civili-
sation” africaine, les “monuments” africains [sic], tout ce qui faisait
la gloire et la grandeur de l°Afrique noire, et ceci afin de parvenir à
asservir de pauvres peuples, de les réduire en esclavage en détruisant
leur histoire et leurs traditions.
Il y croit d'autant plus qu”il veut y croire. Il faut beaucoup de
courage pour admettre que l”on appartient à des peuples restés en
retard des autres dans l'évolution du monde, qui ont eu besoin
d,une direction étrangère et qui ont encore des efforts importants
à réaliser pour combler ce retard.
Il est plus simple et plus agréable de se poser en malheureuses
victimes dont le développement, l'épanouissement ont été entravés
par de féroces peuples guerriers ayant imposé leur loi par la force.
Or c'est très grave. D'abord parce que l’irréalisme est le pire
ennemi de toute politique créatrice; ensuite, cette vision totalement
fausse de leur histoire donne à l'Africain une agressivité, si ce n'est
de la haine, envers le blanc.
C'était le point de départ fondamental de tous nos rapports
présents et à venir. Où ces pays reconnaissaient que la colonisation
française a été nécessaire pour eux, profitable, alors une coopéra-
tion amicale, fraternelle était possible, et serait source de progrès.
Ou bien ils considèrent avoir été spoliés, exploités, et alors cela
engendre à notre égard une méfiance, une agressivité, un goût de
“revanche ”complètement stupides.
Un ne peut s,empêcher de penser que la condamnation sys-
tématique, sans appel, sans même envisager qu”il puisse en être
autrement, de l,époque coloniale appartient à la très vaste action
visant à la décomposition par l°intérieur de l'Occident.
Dans cette guerre larvée qui caractérise notre époque, l'Est s'ap-
puie sur l'arme idéologique grâce à laquelle il utilise des “cinquièmes
colonnes révolutionnaires” à l’intérieur des pays de l,Ouest, et par
ailleurs il cherche à gagner en influence dans le Tiers-monde.
Quel meilleur moyen que, d'un côté, attiser le sentiment de
revanche raciale contre les anciens colonisateurs, et de l'autre détruire
les forces morales de l'Occident. Dans la mesure où celui-ci renie
son passé, n'a plus conscience de ce que sa civilisation a apporté au
monde, éprouve un permanent complexe de culpabilité sa faculté
de résistance s”effondre.
D'où la mise en œuvre depuis des années de ce gigantesque
lavage de cerveaux visant à donner à l'homme blanc un sentiment
de culpabilité par rapport aux peuples afro-asiatiques.

"Exploitation? Il aurait été normal que la France colonisatrice cherche
à tirer un maximum de profits des territoires quelle contrôlait. Hélas,
ce sens de l”exploitation rationnelle n'a pas été, comme chez les Anglais,
l'apanage des gouvernements de la III° République. Les quelques
richesses mises en valeur en Afrique centrale ne contrebalançaient
pas les sommes que nous a coûtées l'équipement de ces territoires.
Non! En aucune façon les peuples d”Afrique centrale ne peuvent
dénoncer l'époque coloniale. Elle a été nécessaire pour eux; elle,
et elle seule, leur a permis de sortir d”un complet primitivisme et
de pouvoir prétendre accéder àla civilisation; et cela en un laps de
temps très court et à un prix infime."

Écrit par : leclercq | 07 décembre 2015

@leclercq,

Ma phrase concernent "l'expiation" était ironique. Les Chinois ont peu de passé en Afrique, contrairement aux Européens de certains pays.
Je pense qu'il y a déjà bien assez à faire au présent, pour ne pas s'encombrer avec des fardeaux du passé. Si on arrivait à tenir tête à la corruption et au clientélisme actuel, ce serait pas mal, mais je crois que cela arrange pas mal de monde, aussi du côté des Occidentaux présents en Afrique.

De plus, beaucoup de pays européens n'ont pas de passé colonial (p.ex. la Suisse, ou certains pays de l'Est, scandinaves ou baltes, qui n'étaient même pas indépendants à la grande période coloniale) et n'auraient au fond rien à "expier". Je n'ai pas à porter une responsabilité collective pour le colonialisme, simplement du fait que j'aie la peau blanche.

Je n'arrive pas à savoir, pour qui le bilan colonial a été le moins défavorable.
Personnellement, je pense que je n'aurais pas aimé être colonisée, même par plus riche et développé que moi.
Imaginer son pays conquis par des étrangers venant de l'autre côté de la Méditerranée, ayant une technologie plus développée que la nôtre, avec une volonté de régir notre pays ? Qui pourrait trouver ça formidable ?!
Je comprends que les Africains de l'époque aient pu trouver le colonialisme difficile à accepter et cela ne me surprend pas qu'il reste des amertumes à ce sujet.
Des deux côtés.
Et je décide d'être neutre dans ce débat, même si je sais que la Suisse n'a pas été neutre dans un passé récent ( p.ex. collaboration commerciale avec le régime de l'apartheid en Afrique du Sud)

Écrit par : Calendula | 07 décembre 2015

Tapez sur votre barre: cop21 grand rassemblement sectaire
Et lisez sur le site siècle21 Eeuw21 ce qui fait sourire pour ne pas pleurer de colère en voyant combien les politiciens se fichent de nous
On a le Jamboree scout désormais on aura celui des sectes animales,alimentairs,médicales et réchauffistes

Écrit par : lovjoie | 08 décembre 2015

Tout ça - comme je le supposais - est d'une formidable hypocrisie:

http://jacquelineroiz.blog.tdg.ch/archive/2015/12/08/cop21-est-schizophrene.html

Schizophrénie est trop gentil, c'est une maladie et le malade n'est pas responsable de sa maladie.

Mascarade, enfumage, tromperie, mensonge, les mots pour le dire ne manquent pas.

On vous dit qu'on va faire qqch, mais en fait il n'y aura jamais pénurie: ils vont juste taxer tant qu'ils pourront et plus les particuliers que les industriels. En france il n'y a pas de réel programme pour inciter massivement les gens à s'équiper en énergies renouvelables, car rendre des habitations autonomes du point de vue de leur consommation énergétique serait une catastrophe pour les compagnies qui détiennent le monopole de l'approvisionnement en énergie. Un seul exemple: les éoliennes individuelles sont hors de prix, parce qu'il n'y a pas de marché suffisant. Deux fois moins chères aux USA.

Écrit par : Johann | 09 décembre 2015

@ Calendula

"Imaginer son pays conquis"

pays quel pays vous avez vu des pays où.

"Qu'est-ce qu'était l'Afrique centrale quand les Français ont
commencé la pénétration? Une mosaïque de tribus plus sauvages,
plus cruelles les unes que les autres; connaissant des famines, une
mortalité infantile effroyable; un anthropophagisme institutionnel!"

"Je comprends que les Africains de l'époque aient pu trouver le colonialisme difficile à accepter et cela ne me surprend pas qu'il reste des amertumes à ce sujet. "

la phrase que vous écrivez j'ai l'impression que vous ne croyez pas à ce qui est écrit plus haut, qu'est qui vous chagrine ? je comprends pas, c'est un homme d'expérience qui écrit, qui a vécu en Afrique, qui a été confronté à ses institutions malhonnêtes et procédurières. il faut quand même avoir la foi pour aider des gens et être mépriser en même temps sans aucune justification valable.

pourquoi des amertumes ? c'est à cause de ces gens là "Il y eut une
époque, à Bangui, où les discours violemment anti-blancs tenus par
des dirigeants noirs étaient écrits par certains attachés de l'ambassade
de France. Combien de ces derniers sont arrivés avec l'opinion préé-
tablie que tout Français résidant là-bas ne pouvait être qu'un ignoble
exploiteur de la sueur du peuple centrafricain, auquel il fallait faire
rendre gorge. Cette autodestruction a eu des effets dramatiques."

qu'il y a eu des amertumes.

c'est normal qu'au degré de civilisation où on les a amener , ils veulent être indépendants, (mais selon moi c'était trop tôt), mais ça aurait été aussi normal que ça se fasse avec une reconnaissance.

Écrit par : leclercq | 09 décembre 2015

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