03 décembre 2015

COP 21 (4) : l’emportation

Peut-on encore soutenir une parole différente et un doute, quand 97% des scientifiques sont supposés convaincus par l’aspect anthropique de la variation climatique? On me fait parfois cette remarque. La non-adhésion à la pensée dominante serait déraisonnable. Je rappelais il y a deux jours que l’ancienne ministre de l’écologie Nathalie Kosciusko-Morizet traite même les dissidents de connards. Drôle de manière de mettre fin à la controverse.


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Je réponds néanmoins à cette remarque. Mon « ADN psychologique » est naturellement prudent quand je vois qu’un groupe adhère à une parole ou une croyance sans plus aucune contradiction. Je me trouve régulièrement à contre-courant. J’ai soutenu le féminisme avant d’ouvrir les yeux et de devenir opposé à ce courant d’idées. J’étais naturellement partant pour certaines thèses écologistes, et les médecines douces dont j’avais fait ma profession m’apparaissaient comme une écologie appliquée, avant de réaliser que la politique partisane avait gangrené le mouvement écologiste.

Je me méfie des paroles uniques. Je garde un fort besoin d’indépendance et de liberté émotionnelles et intellectuelles. Que cela m’appartienne en propre n’en dévalue pas l’intérêt sociétal. Un ami me disait récemment que je suis un « réfléchisseur ». J’aime cette définition. Réfléchir, par principe, ce n’est pas adhérer. Dans le domaine scientifique par exemple la réfutation est de mise. Wikipedia résume clairement ce qu’est la réfutation:

« Le principe de réfutation requiert du scientifique qu'à partir du moment où une exception est constatée expérimentalement, et qu'elle peut être répétée pour infirmer la théorie, il doit construire une nouvelle explication, la plus simple possible, rendant compte de ce nouveau phénomène, et que cette nouvelle explication doit être préférée à l’ancienne. »

Même les théories d’Einstein ou le Big Bang sont encore l’objet de discussion et de recherche de preuves.

 

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N’y aurait-il plus aucune controverse sur la variation climatique? Toutes les questions sont-elles épuisées, toutes les incertitudes résolues? Certainement pas. Le fait par exemple que les températures globales soient stables depuis 15 ans contredit les modèles et prédictions du Giec. La réalité est en contradiction avec les modèles. C’est un exemple de la nécessité de la contradiction et de la réfutation. 

Sur C dans l’air lundi dernier, une climatologue française affirmait que selon les modèles seul la part du CO2 anthropique pouvait expliquer la montée des températures de la fin du XXe siècle. Mais dès le moment où les prédictions ne se réalisent pas le modèle doit être questionné. Ne pas le questionner, c’est quitter la science pour la politique. C’est décider de ce que doit être la réalité plutôt que de la constater

Il se trouve par exemple que le mécanisme puissant de la circulation air-océan, particulièrement dans le Pacifique, n’est ni expliquée ni vraiment prise en compte. Que les oscillations de températures tous les 60 ans, relevées depuis neuf siècles, non plus. Que l’augmentation des températures depuis 1850, augmentation sans couplage avec une forte charge de CO2 (dont les émissions se sont emballées à partir de 1960), pas plus. Qu’il n’y a pas de consensus à 97% et que cette affirmation est une légende urbaine. The Guardian propose un article sous le titre: « L’affirmation d’un consensus à 97% sur le réchauffement global ne tient pas debout ».

Un site d’analyse des tendances en technologie a également analysé ce chiffre de 97% de scientifiques supposés en accord avec l’aspect anthropique du réchauffement. Le chiffre est issus d’une compilation d’articles parus sur le net, de différents scientifiques. Nombre de ces scientifiques, questionnés directement, invalident leur adhésion à un supposé consensus. Il n’y a pas de certitude uniformisée et consensuelle, il y a une lutte de pouvoir. Les partisans de « l’anti-capitalisme et de l’anti-libéralisme pollueurs et destructeurs » et de la « lutte des classes nord-sud » ont pour le moment gagné cette lutte, en apparence. Comme le féminisme, l’écologie est devenue un champ d’application du marxisme culturel. La possibilité que le réchauffement soit un rattrapage naturel suite au Petit Âge Glaciaire n’est même pas évoquée.

 

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Les politiques n’ont à disposition qu’un résumé du rapport du Giec commenté par leurs conseillers, alors que le rapport complet est plus prudent que le résumé. Des décisions à long terme, engageant l’humanité, ne peuvent être prises sur des information contestables et sur des certitudes qui n’en sont pas. Or le CO2 comme cause unique du coup de chaleur est une idée simpliste qui ne rend pas la complexité du climat et de son histoire.

J’invente dès lors un mot pour décrire le phénomène que je constate: l’emportation. Il se rapproche de déportation mais dans celui-ci le sens est que des autorité déplacent contre leur gré des populations. L’emportation est l’adhésion des populations à une idéologie collective et globalisante. On est comme emporté par la vague, on ne résiste pas au flot puissant, qu’il s’agisse du courant d’un fleuve d’idée ou d’un tsunami d’idéologie.

Les périodes de l’Histoire où une idée unique et simpliste s’est imposée à un grand nombre de populations ne sont guère positives. La contradiction est un acquis culturel important, en politique comme en sciences. Ne doit être admis que ce qui a résisté à toutes les réfutations. 

Et pour dire le fond de ma pensée, alors que je suis un grand optimiste, je commence à craindre l’aspiration que peut produire l’adhésion à une idée unique avec une période de plus en plus instable et troublée politiquement.

Dans l’emportation les résistances se diluent, se brisent, s’abandonnent peu à peu. Le discours imposé finit par passer pour être La Vérité Unique. Peu, très peu de gens ont une idée de ce qu’est l’effet de serre, de l’histoire du climat, des sujets de controverses autour du Giec. Mais ils croient en majorité à la catastrophe annoncée.

Ce serait amusant si ce phénomème d’emportation n’était pas grave par nature et par ses conséquences potentielles.

 

climat,réchauffement,anthropique,co2,cop21,écologie,grec,apocalypse,emportait,kosciusko morizet,réfutation,binard,ares,97%,consensus,effet de serre,el nino,Faire peur ou donner envie

Le soir des attentats à Paris, l’émission Ce soir ou jamais sur France2 était consacrée au réchauffement. Elle a malheureusement été interrompue, bien évidemment. Le débat était animé par, entre autre, Jean Staune, Christine Bénard et Jean-Marc Fédida pour les joyeux, et Paul Ariès et Catherine Larrere pour les grincheux. Je le dis ainsi non pour provoquer mais parce que les postures de ces derniers étaient caricaturales. 

On a bien compris, en les regardant autant qu’en les écoutant, que le catastrophisme est une posture émotionnelle rationalisée intellectuellement. Les joyeux ont montré les aspects positifs du réchauffement, l’adaptation de grandes entreprises déjà en cours. Par exemple Renault développe un concept de client-locataire de sa voiture: bientôt on n’achètera plus son véhicule, Renault en restera propriétaire jusqu’à sa fin et sera responsable de son recyclage. Arrêtons donc de penser que les industriels attendent d’être dans le mur et sont irresponsables. Les gauchistes de l’écologie, représentés par Paul Arès, font surtout figure de pères fouettards punitif-coupables.

Mais bon sang, pourquoi ont-ils voulu dès le début agir par la peur et la culpabilité? 

Il manque cruellement une âme dans l’écologie, quelque chose à quoi se référer en étant en profond accord entre soi et le monde. C’est aussi sans doute une des raisons de ma distance. Que n’ont-ils remercié nos ancêtres d’avoir créé une société certes polluante et améliorable mais plus libre qu’avant et plus confortable? Que n’ont-ils, dès les années 1960, donné envie d’écologie et donné une image joyeuse d’un avenir modifié?

 

 

A suivre.

 

 

Image 1: découplage entre la température relevés par satellites et ballons sondes, et les prédictions du Ciec (en rouge).

Image 2: données mensuelles du taux de CO2 atmosphérique (NOAA, en vert), données mensuelles sur la température de surface des océans du globe (HadSST2, en bleu pointillé) et données mensuelles sur la température globale de l'air à la surface du globe (HadVRUT3, en rouge). Le dernier mois indiqué est le mois de Décembre 2011. Le pic de chaleur de 1998 est celui de El Niño.

Image 3: Cycle de 60 ans dans les températures, et rattrapage (?) du Petit Âge Glaciaire. 

 

 

Commentaires

J'attends avec impatience de lire le commentaire de Myriam Belakovsky-Kaiser sur la croyance ...

"Mon « ADN psychologique » est naturellement prudent quand je vois qu’un groupe adhère à une parole ou une croyance sans plus aucune contradiction."

Cela ne vas pas être triste ... nous allons bien rigoler ...

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu © | 03 décembre 2015

En résumé, de quoi Paul Joseph Goebbels, serait particulièrement fier ...
Sauver le climat !

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu © | 03 décembre 2015

@ Victor-Liviu Dumitrescu

Il faut vous demander si vous entendez provoquer ou chercher la vérité. Savoir à quoi s'en tenir.

En ce cas la réponse ne vient pas de la lectrice en question mais bien des scientifiques.

N'étant pas scientifique moi-même, l'article éclairant de John Goetelen n'appelle de ma part aucun commentaire.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 03 décembre 2015

Aïe, je m'attendais à des sermons bibliques, Myriam Belakovsky-Kaiser ...

N'êtes vous pas une adhérente, comme une autre ?

"Mon « ADN psychologique » est naturellement prudent quand je vois qu’un groupe adhère à une parole ou une croyance sans plus aucune contradiction."

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu © | 03 décembre 2015

En fait de sermons bibliques, Victor-Liviu Dumitrescu, voyez en ma question de savoir si vous cherchez la vérité ou à vous amusez à provoquer, il y faut voir une démarche mienne (non biblique) de psychologie de la motivation.

Restons-en là.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 03 décembre 2015

[...] si une personne qui commence à savoir ne doute pas d'elle-même, elle devient alors redoutable pour les autres, car éprise de pouvoir. (Malek Chebel - Né en 1953)

C'est peut-être ce qui conduit aux 97 % que vous mentionnez...

Écrit par : Michel Sommer | 03 décembre 2015

Qu'on en reste là, Myriam Belakovsky-Kaiser ?
Je vous l'avais pourtant demandé de mon côté aussi ...
Pourquoi vais-je arrêter maintenant ?

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu © | 03 décembre 2015

@ Victor:

Pour m'épargner d'avoir à le demander... Restons dans le sujet.

:-)

Écrit par : hommelibre | 03 décembre 2015

Je vous laisse continuer de chercher votre vérité, Myriam Belakovsky-Kaiser ...
MDR; LOL ; ;-))

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu © | 03 décembre 2015

Excellent article.

“Ce n'est pas le doute, c'est la certitude qui rend fou.”

Écrit par : Chuck Jones | 03 décembre 2015

- « Dans l’emportation les résistances se diluent, se brisent, s’abandonnent peu à peu. Le discours imposé finit par passer pour être La Vérité Unique. Peu, très peu de gens ont une idée de ce qu’est l’effet de serre, de l’histoire du climat, des sujets de controverses autour du Giec. Mais ils croient en majorité à la catastrophe annoncée. »


Le croient-ils vraiment ?
Et avant de pouvoir le croire, le comprennent-ils vraiment ?

Les gens redoutent ce qu’ils ne comprennent pas, haïssent ce qu’ils ignorent.

Alors, ne serait-ce pas plutôt de bénéficier de l'association ou l'appartenance à un groupe tout-puissant pour se faire le petit plaisir coupable de se faire un petit auto-shoot d'adrénaline, de déclarer publiquement sa haine et de la vivre ?

Dans nos sociétés occidentales, il est déplacé de haïr.

Mais si un individu détenant une certaine autorité morale fournit une excuse, bonne ou mauvaise, et que personne ne réussit à dénoncer (Euh ... Le Pen ? Bzzztt! Mauvaise pioche!), c'est le signal de l'ouverture de la chasse aux contradicteurs et aux mécréants.

Pour citer Freud ... c'est la réalisation de ...

" ... la pulsion destructrice au service de l’Éros (elle détruit autre chose que soi) ; la destruction est source de jouissance (narcissique) car elle réalise les anciens souhaits de toute-puissance du moi." ("Malaise dans la civilisation")

Écrit par : Chuck Jones | 04 décembre 2015

http://www.qpic.ws/?v=jaimelahaine.jpg

Écrit par : Chuck Jones | 04 décembre 2015

Damned ... mauvais lien.
Voici le bon ...

http://www.qpic.ws/images/jaimelahaine.jpg

Écrit par : Chuck Jones | 04 décembre 2015

Hommelibre on ne peut que regretter les esprit misogynes qui eux aussi s'emportent facilement

Écrit par : lovejoie | 04 décembre 2015

Chuck:

Un sondage cet été en France disait qu'une majorité le pense. Est-ce qu'ils le croient, si je fais cette distinction? J'imagine que oui parce qu'ils n'ont pas le moyen de mettre en doute. Dès lors qu'il n'y a pas d'expérience directe et personnelle ni autre chose qu'une information externe répétée, sans possibilité de la vérifier par soi-même, je suppose que la pensée s'appuie sur une croyance. Jusqu'à quel point la croyance est ancrée, c'est une autre question.

Le comprennent-ils vraiment? J'en doute mais il y a des représentations possibles: par les films-catastrophes, qui sans être réalistes suggèrent néanmoins des images associées au thème, et surtout un sentiment d'effroi. Par des articles illustrés et des affirmations prospectives. Il subsiste un possible doute mais trop ténu face à la puissance sonore des annonciateurs d'apocalypse.

Mais votre propos mène ailleurs et c'est intéressant: la détestation de ce que l'on ne comprend pas. Le tableau peint sur l'apocalypse climatique, trop vaste et trop technique pour beaucoup, donne probablement le résultat que beaucoup ne le comprennent pas – comme l'effet de serre justement. Et, oui, on redoute facilement ce que l'on ne comprend pas, car le danger semble plus grand.

Mais on peut aussi laisser sortir de notre esprit ce qui est trop loin de notre compréhension ou représentation, comme si cela ne nous concernait pas.

Pour mieux savoir ce qui se passe dans la tête des gens il faudrait une étude fine et élaborée, sans risque de réponses induites. Ce serait intéressant puisque l'enjeu du climat est présenté comme – et est probablement – majeur pour une société. Il l'est puisque quand le climat change fortement cela modifie des possibilités de vivre en un lieu, de trouver des ressources alimentaires, déstabilise l'organisation sociale, crée des tensions. On l'a vu avec le Laki, que vous avez mentionné, et aussi avec le Tambora en 1815-1816 dont l'explosion a déclenché une famine et 200'000 morts estimés en Europe.

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2008/11/13/hemisphere-nord-la-grande-famine-de-1816-l-annee-sans-ete.html

Pour la deuxième partie de votre phrase: "haïssent ce qu'ils ignorent", je ne sais pas. Cela va-t-il jusqu'à la haine s'il n'y a pas de véritable danger imminent? Mais en effet un phénomène un peu obscur peut servir de défouloir aux tensions que l'éducation civilisée génère, aux choses avalées par la nécessaire police du comportement que nous nous imposons et qui ne sont pas toujours évacuées. Cela peut aussi être un danger confus, qui déclenche une réaction atavique que l'on peut imaginer vitale en d'autres circonstances. Des bruits anormaux autour d'un campement au temps préhistoriques devait éveiller une crainte nécessaire, et une réponse violente en cas de danger. Le mécanisme du bouc émissaire peut s'activer sur une situation comme sur une personne, quitte ensuite à désigner des coupables pour avoir des personnes dans le rôle du mauvais. Alors que, là aussi, nous sommes tous co-responsables de la pollution, par défaut de savoir, par difficulté à pouvoir faire autrement. La désignation d'un coupable unique risque au final d'évacuer cette responsabilité, de servir de leurre.

Aujourd'hui les réactions de défenses n'ont pas disparu – et pourquoi disparaîtraient-elles? Peut-on donner l'entier de sa foi en la sécurité assurée par des tiers que nous ne connaissons pas? Peut-on abandonner sa propre capacité de réaction, qu'elle soit adaptée ou non à la situation selon la représentation que nous en avons et les conditions où nous sommes à un moment donné?

Mais un changement climatique supposé fort et durable, est-il automatiquement un danger, ou perçu comme tel? Cela nécessite-t-il de produire de la haine?

A vrai dire j'ai été surpris de ce t-shirt, car je doute que la haine soit quelque chose d'assez confortable pour être aimée, et de plus aimée sans objet (je la suppose sans objet dans le cadre d'un t-shirt provocateur et commercial, un peu comme d'autres le sont sur différents thèmes).

C'est d'autant plus amusant que la jeune femme qui le porte semble agréable et enjoués, pour ce que l'on voit d'elle.

Et si je vais au bout de ce que je pense être le fond de votre pensée, car je sais un peu votre attachement à la liberté pour avoir le plaisir de vous lire souvent ici, la peur et la haine font que le citoyen civilisé donne davantage de pouvoir pour assurer sa sécurité aux élus qui le représentent. C'est ce qui se passe avec l'état d'urgence en France.

Cependant j'admets que ce que la police française fait aujourd'hui est simplifié grâce à cet état d'urgence. Une procédure habituelle prendrait du temps, beaucoup de temps. Bien sûr cela ne justifiait pas que rien n'ait été fait alors que l'on savait. Les langues se délient depuis le 13 novembre, comme en témoigne le C dans l'air d'hier. Le déni français est-il en train de se dissoudre? Et si oui, pour combien de temps?

Cela concerne les attentats mais la même délégation de pouvoir sur le climat peut être donnée aux politiques par défaut de compréhension de la question.

Écrit par : hommelibre | 04 décembre 2015

En parlant de croyance, j'ai vu un très mauvais reportage sur les "climato-sceptiques" hier sur F2. Ils ont traversé l'Atlantique pour nous montrer ce que c'est un méchant climato-sceptique. D'abord il y a eu un gros con qui traffiquait le moteur diesel de son pick-up pour le faire polluer le plus possible. Il passait par exemple à côté d'une piétonne et lui demandais "vous fumez ?", elle répondait que non et là il accélérait pour la laisser au milieu d'un gros nuage de fumée noire ! Humour...

Ensuite il y avait un vieux couple de bigots qui ne croyait pas au réchauffement parce que Dieu a déjà tout écrit et que l'homme n'a aucune influence sur ce que Dieu a créé. Et finalement un milliardaire parvenu qui a fait fortune dans l'énergie du charbon et qui a peur pour ses bénéfices. On voit tout de suite que ça vole haut tout ça.

Ensuite on passe sur un père de famille qui a fait un procès à l'école de son état et l'a gagné afin qu'on ne bourre pas la tête des enfants avec le réchauffement. On le voit expliquer à une classe pourquoi il pense qu'il faut douter du réchauffement après quoi les enfants sont convaincus. Mais le reportage est tourné de manière à ce qu'on n'entende pas un seul de ses arguments. Ainsi, s'il a convaincu les enfants, c'est qu'il a profité de leur crédulité enfantine. Et de toute façon, il est pareil que les autres gros cons qu'on a vus auparavant et c'est donc un gros con lui-même. Manipulation...

Après ça continue encore pendant un bon moment avec des gens qui ne veulent pas qu'on dépense plus pour prévoir la montée inéxorable des eaux, routes ou maisons surélevées, et un scientifique nous "démontre" que c'est pourtant la vérité et que les dépenses demandées sont nécessaires. Il va sur le ponton qui est face à sa maison et il dit "Avant j'vous l'dis ma p'tite dame, l'eau elle arrivait là, maint'nant elle en est là!" Science...

Finalement, on voit un ancien du Tea Party qui a été rejeté par les siens parce qu'il s'est mis à croire dans le réchauffement. Ben aussi, le Tea Party, hein ?

Bref, un gros ramassis de conneries et de manipulations. S'ils veulent que je leur donne des noms de personnes sérieuses des deux côtés de l'Atlantique, je peux leur citer de tête des tas de noms, de quoi remplir une série de dix reportages comme celui-là. Mais bon, le but ce n'est pas de convaincre la population qu'il n'y a pas de réchauffement, mais c'est de les convaincre qu'ils doivent croire...

Je suis d'accord avec vous John, tout le problème c'est qu'on demande de croire à une théorie scientifique, alors que la science est tout sauf affaire de croyance. Ce reportage nous demande de croire, parce que les incroyants sont, au mieux, des imbéciles et au pire, des gens cupides. On ne parle absolument pas de science et il est vrai que la population n'a dans l'ensemble que très peu de connaissance de la science du climat. Les meilleurs arguments scientiques sont des tirades du genre de celle de Michel Rocard et ils n'ont pas de raison de penser qu'on peut douter. En leur disant qu'on ne doit pas douter, ils sont clairement manipulés, car en science on doit toujours douter, mais ils n'ont pas les connaissances scientifiques qui leur permettraient de le comprendre.

Moi-même j'ai été convaincu, (et non pas croyant) jusqu'à il y a une dizaine d'années, alors que le hiatus des températures commençait à se prolonger bizarrement. Personnelement je ne dis pas qu'il n'y a aucun réchauffement, mais je dis qu'on l'a sans doute largement surévalué ce qui me fait penser que finalement, le réchauffement n'a rien de catastrophique comme on essaye toujours de nous le faire croire. Ce n'est donc plus pour moi un sujet prioritaire et je pense qu'on devrait orienter la recherche des nouvelles énergies dans d'autres voies.

J'ajouterai encore à votre billet que toutes les grandes découvertes ont été faites par des scientifiques qui étaient, en leur temps, seuls contre tous. Einstein, Darwin, Copernic, Galilée, Pierre et Marie Curie, etc. Tous ont fait une percée qui allait à l'encontre de la pensée de leur époque. Donc l'idée que consensus vaut vérité est une idée politique et non scientifique. En science, on ne vote pas. En science, on prouve.

Écrit par : Kad | 04 décembre 2015

"Peut-on encore soutenir une parole différente et un doute, quand 97% des scientifiques sont supposés convaincus par l’aspect anthropique de la variation climatique?"
On peut toujours soutenir une parole différente face aux scientifiques, même s'ils sont d'accord sur un sujet à plus de 95%. La preuve est dans l'opposition des créationnistes (et autres fondamentalistes, dont les Islamistes) à la théorie de l'évolution.
Mais sont-ce des causes juste et utiles ? L'intelligence préfère toujours le "non", qui est, en effet, souvent facteur de progrès. Mais cela ne doit pas devenir une manie.

Écrit par : Mère-Grand | 04 décembre 2015

Les scientifiques vont-ils mettre cette nouvelle éruption sur le dos de l'Humain ?

"En sommeil depuis deux ans, le volcan sicilien a offert jeudi de magnifiques images de son "orage volcanique"."


http://www.bfmtv.com/planete/eruption-spectaculaire-de-l-etna-934194.html

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu © | 04 décembre 2015

Monsieur Dumitrescu soulève un lièvre important surtout si l'on songe au triste et célèbre tsunami qui a eut lieu en Indonésie à une époque ou la modernité n'existait pas encore du moins pas comme aujourd'hui
Dans les années 1700-1800 je ne me souviens plus de la date mais ce tsunami aura encore été plus meurtrier que ceux auxquels nous les vivants d'aujourd'hui avons pu assister
Ce sera peut-être la faute aux rapaces avec deux ailes ,qui sait !

Écrit par : lovejoie | 04 décembre 2015

Merci lovejoie.

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu © | 04 décembre 2015

Je n'avais pas trop envie de me mêler à la cacophonie ambiante, mais avec une telle insistance pour dénoncer une "imposture", je ne résiste plus.

Science selon le Larousse : "Ensemble cohérent de connaissances relatives à certaines catégories de faits, d'objets ou de phénomènes obéissant à des lois et/ou vérifiés par les méthodes expérimentales."

La Science est un "work in progress" permanent. Les axiomes d'un jour sont réfutés le lendemain. En ce sens, elle ne diffère pas tant de la politique qui est l'art d'accommoder les restes.

Pour que le monde évolue, il faut du temps. Beaucoup de temps. Et comme nos vies s'accélèrent, nous n'avons plus la patience. C'est ainsi qu'en politique, celui qui aura les slogans les plus courts et les plus percutants risque bien d'obtenir la plus grande adhésion.

Le monde scientifique s'inquiète, à tort ou à raison, des dégâts que nos modes de vie engendrent. Ils ont choisi l'alarmisme et cette tactique semble porter ses fruits.

Personnellement, je n'y vois pas d'inconvénient majeur. Au pire, ce qui risque de nous arriver c'est que nous respirerons un air plus propre et nous boirons une eau plus pure, ou moins sale, comme vous voulez.

Maintenant, si vous voulez la vérité suprême, il faudra radicalement changer de stratégie car vous ne pourrez accéder à ce Graal par le seul exercice mental puisque vous ne disposez pas de ce qu'on pourrait appeler la science infuse, soit la connaissance globale des causes et des effets de vos choix et des conséquences de ceux-ci sur votre entourage.

Au final, vous contribuez à nous distraire et à éduquer notre sens critique, mais vous participez insidieusement à la fuite en avant du consumérisme et de nos modèles économiques qui contribuent non seulement à polluer mais surtout à creuser les inégalités.

Écrit par : PIerre Jenni | 04 décembre 2015

" fuite en avant du consumérisme et de nos modèles économiques qui contribuent non seulement à polluer mais surtout à creuser les inégalités."

Tout le problème réside là !

S'il est certain que nous avons besoins d'une société libérale pour laisser l'être humain s'épanouir en tant qu'individu, il ne faut pas pour autant oublier le corollaire de la responsabilité qui va avec la notion de liberté. Force est de constater que cette partie est mise sans autre de côté dans notre économie mondialisée. En réalité je me fous un peu de savoir si le réchauffement est d'ordre purement anthropique, astronomique ou que sais-je encore, à moins que cela ne soit un mix de plusieurs facteurs.
Il n'empêche que le mode économique qui se nourrit du consumérisme est un monstre qui englouti tout les secteurs qu'il touche de près ou de loin. Ceci concerne autant les ressources terrestres qui a son propre rythme de renouvellement que le facteur humain, et il n'y a pas besoin de faire science Po ni l'ENA pour s'en rendre compte.
L'ambiance sociale est violente, parce que le climat général est fait de violence guerrière, celles qui nous préoccupent actuellement ont essentiellement pour motifs plus ou moins masqués, la lutte du pouvoir sur les ressources.

Est-ce bien cela que nous voulons comme liberté ?

Écrit par : aoki | 04 décembre 2015

à M. Jenni

(...)celui qui aura les slogans les plus courts et les plus percutants risque bien d'obtenir la plus grande adhésion.

Où est le risque ? Vous vouliez peut-être dire "a des chances d'obtenir"...(...)

Écrit par : Michel Sommer | 04 décembre 2015

Oui, merci Michel. J'écris un peu vite...
et au delà de la pensée.

Écrit par : PIerre Jenni | 04 décembre 2015

Comme tout change tout le temps, nous, nos cellules y compris, peut-il y avoir "vérité suprême"?

Si l'on pouvait enfin répondre qu'il ne peut y avoir de vérité suprême ou définitive... que de guerres, de haines, de conflits religieux en moins.

Guerres, haines, conflits à quoi s'ajoute comme justement écrit par aoki par "motifs plus ou moins masqués, la lutte du pouvoir sur les ressources."!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 04 décembre 2015

Allez, on va se creuser les méninges ... et se faire chier par la même occasion.

"vérité suprême"?
Écrit par : Myriam Belakovsky | 04 décembre 2015"

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu © | 04 décembre 2015

Tiens, tiens, on dirait Albert Einstein !

"Comme tout change tout le temps, nous, nos cellules y compris ?
Écrit par : Myriam Belakovsky-Kaiser | 04 décembre 2015"

Tout est relatif ?

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu © | 04 décembre 2015

@ Pierre:

Je pense au contraire que le consumérisme contribue à réduire les inégalités. Le consumérisme passe par l'industrie, qui permet de produire à ces coûts abordables par le plus grand nombre. Si l'on était à l'ordinateur artisanal, seul quelques individus en posséderaient un. Quant au monde émergent, grâce au consumérisme l'ensemble de son industrie pourra se développer, avec la sécurité alimentaire, le confort sanitaire, etc. Je peux communiquer à égalité avec un indien dans la banlieue de Delhi parce qu'il a internet quelque part et un ordinateur.

C'est bien malin d'accuser le consumérisme quand probablement 90% des objets que chacun a chez soi ne sont pas indispensables, et que ce consumérisme crée assez de travail pour que nous puissions tous en vivre plutôt que mourir de famine tout en assurant un Etat solide, un social protecteur et une culture vivante.

Mélanger les données ne les rend pas plus claires. Je constate en tous cas que l'affect prime sur le raisonnable.

Maintenant si on veut courir dans la fuite en avant du catastrophisme plutôt que réfléchir sérieusement, ma foi la majorité décidera. Mais l'argument de l'air plus pur est peu prenable, car l'air n'est jamais pur. Il est forcément mélangé, un air pur est irrespirable. Il est mélangé à des gaz toxiques à fortes doses. Les organismes vivants se sont toujours adaptés aux variations, nous ne sommes pas figés dans le marbre. Et puis, ce discours presque abandonnique sur les prérogatives de l'esprit de donne pas spécialement envie de cet avenir.

Écrit par : hommelibre | 04 décembre 2015

"L'écologie sert à déplacer de l'argent d'un point A vers un point B par l'intermédiaire de X. On sait qui est A (ceux qui produisent), qui est X (L'Etat). Déterminez qui est B et pourquoi il ne produit pas d'argent lui-même."

C'est le clin d'oeil cynique (ou pas tellement) repris d'un commentaire lu ailleurs. Pfff, il y en a qui ne respectent plus rien...
:-)

Écrit par : hommelibre | 04 décembre 2015

HL

je ne suis pas vraiment d'accord avec le fait de penser que c'est grâce à nos objets superflus que nous allons de l'avant.
Car ces dits objets ne nous nourrissent, ni l'âme ni le corps et contribuent même à effacer les notions d'indispensables et de l'agréables au profit de la vacuité qui réside à courir après des objets qui n'ont d'autres significations que le fait d'être intégré et à la page de la société.
J'ai même le sentiment que le goût de la satisfaction est perverti par l'abondance d'objets insignifiants.

J'ai de la peine avec ces notions, car j'ai une image de l'être humain un peu plus noble.

De même que je suis bien certain que le fait de communiquer par voies informatiques, est une avancée technique extraordinaire, mais elle est nettement au détriment de la relation purement humaine. Je crois que cette avancée isole plus qu'elle ne relie, parce qu'elle nous masque une partie essentielle et équilibrante dans l'échange; à savoir la perception émotionnelle de son interlocuteur. Pas que son visage, mais directement ce qui rayonne en direct quand il reçoit les mots que l'on lui propose.
L'échange réel est riche à ce niveau là. Un autre aspect de l'isolement est celui que l'on constate dans la rue ou dans le tram lorsque l'on croise une majorité d'individu le nez dans leur portable ou en train de s'exclamer face à un interlocuteur invisible.
Cet isolement favorise tous les délires, parce que l'on ne ressent plus son interlocuteur que d'une manière virtuelle. Les gardes fous que constitue les autres ne joue plus suffisamment. Ainsi on peut se permettre de railler , d'insulter, de troller, de menacer sans en assumer purement l'aspect humain.

En réalité tout ce consumerisme est le reflet de notre prise au piège dans des pseudos valeurs créées uniquement pour nous rendre addicts et de ce faits esclaves d'une consommation que nous ne désirons pas toujours.

Certes Monsanto à créé des super semences "données" à des agriculteurs asiatiques, mais la réalité du piège de ces techniques reste le suicide d'un bon nombre de ces bénéficiaires. On peut dire que ce n'est pas grave au vu de la surpopulation. Ainsi va la logique de l'économie de consommation.

Il ne faut dès lors plus s'étonner qu'une grande partie de la population se tourne vers une religion perçue comme une lutte contre le système !
Ainsi va la logique de la vie.

Bref je ne suis absolument pas contre le développement à condition que ce soit réellement au profit de l'être humain, pas à des super monopoles qui dictent où va la consommation et qui créent une économie qu'à leur propres bénéfices.

Écrit par : aoki | 04 décembre 2015

Mère-Grand: vous n'y allez pas de main morte! Je sais que nous ne sommes pas d'accord et que faute de mieux vous prétextez des enfants et de l'avenir que nous leur préparons (dans ce domaine il y a quand même nettement pire). Mais mettre en parallèle le créationisme et la mise en doute d'une science productrice de prédictions pour l'avenir et acceptant l'outrage d'une telle politisation, il fallait oser. Je ne vous connaissais pas une telle audace.

La voile c'est naviguer aussi bien au près que vent arrière.

Quant aux manies, je ne me souvenais pas avoir demandé conseil à un directeur de conscience. Comme de plus cela ne semble pas répondre aux éléments précis que j'apporte, je vous rends l'hommage.

Écrit par : hommelibre | 04 décembre 2015

Bon d'accord John, j'aurais dû préciser le propos, mais ce n'était pas directement lié au sujet.
Je ne conteste pas le fait de consommer. Nos vies dépendent de l'absorption et l'élimination de matières que nous consommons. La question n'est donc pas de consommer ou pas, mais de comprendre pourquoi et comment on le fait.
Je fais partie des techno-enthousiastes qui pensent que ce qui est aujourd'hui offert comme un gadget distrayant deviendra à terme un élément d'une chaine intelligente qui permettra d'optimiser la consommation des matières premières non renouvelables et préserver ces ressources rares sur Terre.
Je ne suis donc pas un pourfendeur de la consommation, mais plutôt de l'abrutissement de notre espèce par la poursuite de biens superflus et lassants. J'aime bien l'idée du consom'acteur. Et je déplore que tu justifies la consommation par la création de postes de travail.
Lis, ou relis Jermey Rifkin. Il y a déjà 15 ans, il annonçait la fin du travail. Et j'applaudis, car nous avons mieux à faire ici que de travailler comme des esclaves pour engraisser le 1% insatiable (Stiglitz).
Les néo-économistes dénoncent une économie de rentiers. Au contraire, j'appelle de mes voeux une telle société d'abondance, encore Rifkin dans son dernier Opus (Zero marginal cost society), qui nous permettra de consacrer notre énergie à la création ou autres activités qui nous plaisent.
Sais-tu, John, que nous allons bientôt voter sur le RBI en Suisse ?!!
Chaque mot demanderait développement...

"Mélanger les données ne les rend pas plus claires. Je constate en tous cas que l'affect prime sur le raisonnable."

Le raisonnable est forcément frustrant. L'affect en témoigne. Mais aucun manichéisme ici, juste la sagesse de relativiser notre savoir provisoire et une confiance de fond inexplicable.
"Réfléchir sérieusement", ok, mais avec la conscience que ce que nous croyons savoir et sur quoi nous basons notre analyse n'est qu'une compréhension partielle, et donc momentanée, du phénomène que nous étudions. Du coup, le sérieux en prend forcément un coup. De là à parler d'abandonisme, tu exagères.

Maintenant, ton histoire d'air pas trop pur, franchement...?
Retourne un coup à deux ou trois mille mètres, juste pour te rappeler comment c'est !

Excuse le vouvoiement d'avant. Je parlais aux climato-sceptiques.

Écrit par : PIerre Jenni | 04 décembre 2015

Aoki,

peut-être que si des religions luttent contre le système avec tant d'audience et d'éclat, c'est parce que dans le système très nombreux sont ceux qui le critiquent tout en en vivant et sans proposer d'alternative réelle. Le rejet du système est à la mode même quand on en vit.

Les relations vraies passent par où elles passent, en général par la présence physique, mais pas seulement, Une voix, des mots, peuvent éclairer sur la profondeur. Je ne cherche d'ailleurs pas forcément cela sur internet, je l'ai ailleurs. Mais chacun fait comme il veut. Je ne considère pas internet comme un isolement et une coupure. Ceux qui se coupent se couperaient probablement autrement. J'ai connu des fumeurs de joints qui, en groupe, s'isolaient des autres dans leur bulle alors que je n'aimais rien tant que d'échanger. C'est affaire de caractère. La technologie sert l'humain.

Objets inutiles, encore une fois, chacun doit se déterminer. Je n'ai pas de smartphone, j'ai un portable déjà vieux. Quand j'étais gamin il y avait un seul téléphone pour toute la famille et c'était bien. J'achète parfois des choses dont je n'ai pas ensuite un grand usage. Avec le temps j'apprends à réfléchir avant de consommer. Consommer est un acte fondamental, comme le bébé qui tète à la demande. Il n'y a pas de blâme à cela, mais une réflexion qui vient peu à peu.

La société propose la consommation plutôt que les grandes rencontres d'âme, et tant mieux. Si elle proposait les âmes, elle s'introduirait dans notre conscience et dicterait ce qui est bon. Heureusement le libéralisme met à disposition sans imposer, à chacun ensuite de choisir. Si l'on veut des vraies rencontres c'est à nous de les faire, pas à la société de les faire pour nous. Moi cela ne m'a jamais fait défaut.

Les agriculteurs qui se suicidaient, il devait y en avoir pas mal au XVIIIe siècle... Monsanto rend dépendant de ses graines, c'est ce qui me dérange. Sinon c'est aussi grâce à la chimie que la production a fait se réduire les famines. Si l'on peut faire aussi bien sans la chimie, je suis évidemment partant!!!

N'empêche que des chercheurs canadiens ont mis au point des bactéries pour nourrir les abeilles, bactéries qui décomposent les néonicotinoïdes (Round Up) et les rendent inoffensif. Cela permettrait de réduire les inconvénients de la chimie, en attendant de peut-être pouvoir s'en passer.

D'autre part, outre les bienfaits du CO2, il est question (Science et Vie) de l'extraire de l'air mécaniquement car les décision de la COP21, si elles sont prises et appliquées, ne suffiront pas. D'autres chercheurs, des allemands, disent aussi avoir trouvé un moyen de transformer le CO2 en méthane, gaz ensuite utilisable dans les ménages et l'industrie.

Les vraies solutions ne seront pas restrictives mais positives. C'est ainsi que les humains avancent. Ou alors il faut un dictateur.

Écrit par : hommelibre | 04 décembre 2015

Ok Pierre, on se comprend mieux comme ça.

Écrit par : hommelibre | 04 décembre 2015

"Les vraies solutions ne seront pas restrictives mais positives. C'est ainsi que les humains avancent. Ou alors il faut un dictateur."

Mais là on est bien d'accord, je suis pour le développement qualitatif je déplore précisément que cela ne soit pas plus encouragé Voir mon intervention sur le premier billet de ce thème.

Pour le quantitatif, je constate qu'il n'amène que des problèmes, la productivité ne nous nourris pas vraiment, elle tient de l'élevage ...
Par contre, pour ce qui tient à la critique du ou des système, je pense pas qu'il faille être Robinson pour avoir du crédit, pas plus qu'il ne faille être scientifique pour critiquer le GIEC ... ;-) ... et toc ! :)))))

Écrit par : aoki | 04 décembre 2015

"Maintenant si vous voulez la vérité suprême(..) a été rédigé par Pierre Jenni ce 04.12.2015

Repris ensuite par moi, signifié par les guillemets.


La malveillance, la mauvaise foi sont aveuglantes, Monsieur Dumitrescu.

Je ne répondrai plus à Monsieur Dumitrescu ce qui ne signifiera nullement mon acquiescement à ses lignes quelles qu'elles soient.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 04 décembre 2015

Je ne tiens plus le compte du nombre des fois que vous m'avez attaqué, Myriam Belakovsky-Kaiser.
Vous accordez ma confiance, s'en est fini.

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu © | 05 décembre 2015

Victor-Liviu aurait à se relire.
Dire que je commence à faire ch(...) la compagnie n'est pas courtois.

Le penser est un droit, l'écrire non.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 05 décembre 2015

Aoki, je ne dis pas qu'il faille avoir fait l'ENA pour critiquer un système, mais je trouve déplacée la tendance assez systématique dans l'écologie à taxer le capitalisme et le libéralisme de tous les maux, tout en en vivant et sans alternative crédible.

La productivité ne nous nourrit pas, ce n'est pas son rôle. Son rôle est de produire en quantité pour des populations nombreuses. On ne doit pas demander du Mozart aux fabricants d'automobiles.

Mais pour la qualité il y a eu un autre monde. Je viens de mettre en ligne:

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2015/12/06/ecologie-relations-societe-le-monde-d-avant-le-notre-272332.html

Écrit par : hommelibre | 06 décembre 2015

" je trouve déplacée la tendance assez systématique dans l'écologie à taxer le capitalisme et le libéralisme de tous les maux, tout en en vivant et sans alternative crédible."

Pas très d'accord avec cette assertion. Chacun vit et s'adapte comme il peut à un système qui est généralisé. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas en faire la critique.
Où faudrait-il s'exiler pour être crédible et cela permettrait-il d'être entendu ?
En vivant dans le système on est encore plus crédible pour en faire une critique. Le cas contraire serait explicitement une dictature.

D'ailleurs faut-il vraiment être dedans ou dehors pour se permettre de critiquer quoique ce soit ?
Je me souviens d'avoir entendu suite à des critiques contre la politique extérieure des USA, la réponse " de toutes façons je préfèrerai vivre au USA qu'en Russie !" Comme s'il était question de ça.
C'est un genre de pensée tellement réducteur.

Écrit par : aoki | 08 décembre 2015

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