30 novembre 2015

COP 21 (1) : la création d’un mythe

Le quotidien Le Monde a réalisé une première page spéciale sur la question: «Peut-on encore sauver la planète?». Je propose ici une série de réflexions en parallèle à la conférence de Paris sur le climat. Une réflexion critique car aucune dogme ne doit être accepté sans avoir poussé à son extrême le raisonnement.


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L’idée de sauver la planète n’est pas nouvelle. La nouveauté est qu’elle est aujourd’hui reprise à tous les niveaux: femmes et hommes politiques, médias, écoles, universités. Les meilleures volontés du monde, dans leur désir de bien faire et d’être dans le bon camp, se réunissent  pour exprimer leur désir de sauver la planète. 

Une expression qui au départ ne devrait figurer que sur les livres d’enfants, est devenue un mot d’ordre d’adultes. Mais je me demande quel adulte est assez naïf pour croire que l’on peut sauver la planète.

On assiste en fait à la naissance et à la construction d’un mythe. Calqué sur celui de Sauver le monde, aujourd’hui il assigne à l’humanité dans son ensemble la tâche inouïe, titanesque, celle de sauver la planète. Comme dans les mythes anciens on constate que la tâche est démesurée par rapport aux possibilités humaines. Sinon ce ne serait pas motivant. Il a pour fonction de pousser les humains à se dépasser et à donner un sens à leur existence.

Sauver la planète? Contrôler le climat – en réalité agir sur le seul paramètre température, pour remettre les choses à leur plus juste dimension – n’est pas différent de la volonté cartésienne de domination de la nature. D’un côté on nous vante l’idée que la Terre ne nous appartient pas, qu’elle nous est prêtée, que nous ne sommes que de passage. De l’autre on nous demande d’aller encore plus loin que par le passé dans la domination des éléments!

 

cop 21,planète,sauver le monde,sauveur,climat,réchauffement,liberté,grec,Nous sommes des géants

Défricher les terres, se multiplier, apprivoiser le feu, construire les pyramides, n’était rien à côté de la tâche assignée par ce nouveau mythe. 

Cependant, à voir les dégâts qui sont attribués aux humains, il faudrait sérieusement être prudents sur toute action collective impliquant un changement de l’ordre naturel des choses. Contrôler, c’est rendre rigide. C’est ne pas accepter ce qui se fait de soi-même. C’est encore une fois la même philosophie de toute-puissance humaine qui est à l’oeuvre. De nouvelles grand-messes sont organisées pour les adeptes du bien. Nous sommes des géants!

Sauver la planète est une prétention inouïe. Le fond de ce discours est le même que celui qui, supposément, nous amène à la catastrophe climatique. De plus le terme Sauver sert non seulement à faire de chacun de nous des chevaliers blancs imprégnés d’une nouvelle idéologie de la pureté, mais aussi de diffuser une vision anxiogène et apocalyptique. Le Monde a bien compris l’intérêt commercial de la chose e ajoutant: Peut-on encore? Ce qui laisse entendre: n’est-il pas trop tard?

 

cop 21,planète,sauver le monde,sauveur,climat,réchauffement,liberté,grec,Du côté du mal

Ce discours, qui se tient un peu partout, a comme conséquences une possible démobilisation. A vouloir crier si fort au loup, on pense qu’il nous mange déjà. A quoi bon dès lors se défendre? D’autre part cette question pousse constamment à l’urgence et à l’émotion. Deux facteurs particulièrement négatifs en politique. Enfin le mythe ne propose aucune délivrance. Au mieux on limitera les dégâts, dans 100 ans ou plus. 

Le mythe ne répond donc à aucune préoccupation actuelle. Sans le matraquage rare de ce thème les humains n’en seraient pas conscients. La petite poussée des températures il y a 30 ans, stationnaire depuis 15 ans, n’engendre pas d’ouragans démentiels et plus nombreux comme promis. Les grandes sécheresses prévues n’arrivent pas. La courbe des températures ne suit plus ni les modèles du Giec ni l’augmentation de CO2. Au contraire le Sahel, désertifié jusqu’aux années 1980, reverdit! Grâce à la variation climatique actuelle...

Mais le mythe continue car il est annoncé comme étant Le Bien. Ceux qui se posent des questions sont aujourd’hui stigmatisés et insultés publiquement par des politiciens et autres relayeurs d’angoisse. Le mythe désigne le bien et le mal. Alors, dans ce manichéisme simpliste, acceptons d’être du côté du mal, si c’est là que se tiennent la Liberté et la Raison.

Car, comme on le verra, les chevaliers du bien ont les deux pieds dans la déraison.

 

 

A suivre.

13:24 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (60) | Tags : cop 21, planète, sauver le monde, sauveur, climat, réchauffement, liberté, grec | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Sauver la planète ... de quoi? Quand on lit entre les lignes des proclamations des Nations Unies et du GIEC, on arrive à la conclusion qu'il faut tout simplement libérer la planète de l'être humain pour rétablir le paradis. Imaginez, le paradis sur la planète et personne n'en profite, parce qu'il n'y plus personne.
Chaque être humain n'a qu'une vie et ne peut pas savoir quand celle-ci se terminera. Quoi de plus naturel et logique que de vivre sa propre vie maintenant, et de profiter pleinement de ce que la nature nous donne comme moyens et ressources.
Non, je ne plaide pas pour une exploitation sauvage et irresponsable des ressources de la terre. Mais je ne tombe pas non plus dans l'autre extrême sous prétexte qu'il faut préserver la planète ad eternum et sans y toucher pour nos enfants (et pour leurs enfants et les enfants de leurs enfants). Mais ne gâchons pas notre vie, nos parents et leurs parents ne se sont pas non plus faits des soucis pour nous (leurs descendants) quand ils ont fait évolué les conditions de vie et le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui. A chaque génération la tâche de faire en sorte que la vie soit vivable, avec les moyens du bord.
Nous ne savons pas de quoi sera fait ce monde

Écrit par : Ben Palmer | 30 novembre 2015

On sauve déjà la Tour Eiffel.. Deux nouvelles en une:

Contre le terrorisme, Nice (Israël) sécurise la Tour Eiffel. Le "Made in Tel Aviv" en France.

Ilan Rosenthal (TelAviv) | France-israël
Headline image

SPECIAL ISRAELVALLEY. L’expérience israélienne de lutte anti-terroriste en matière d’intelligence technologique et opérationnelle va servir leGouvernement Français dans sa guerre actuelle contre Daesh.

Les responsables français du RAID sont déjà en contact direct avec Israël pour des conseils et formations. Des firmes israéliennes sont déjà en France. NICE (Israël) sécurise la Tour Eiffel, symbole de Paris.

En effet, NICE (depuis longtemps) a emporté un contrat afin de mettre en place des solutions visuelles de sécurisation en temps-réel du site de la Tour Eiffel et de ses millions de touristes annuels.

Les solutions numériques distribuées et les logiciels d’analyse visuelle avancée de NICE permettent au personnel d’identifier en temps réel les risques et prendre les décisions optimales pour améliorer la sécurité. Les outils de NICE, reconnus parmi les meilleurs au monde, ont notamment permis de retracer les étapes de déplacement des terroristes lors des attentats de Londres il y a dix ans.

De nombreux patrons en poste des Services secrets français connaissent de manière intime le secteur de la sécurité israélien. Une véritable communauté d’intérêts franco-israéliens a déjà été mise en place et va se renforcer après les attentats du 13 Novembre à Paris.

LE SAVIEZ-VOUS?
Selon (1) : "Le journal israélien Yediot Aharonot affirme que la France a reçu il y a deux semaines un avertissement de la part des services secrets israéliens à propos de la préparation d’attentats en France.

Le journaliste Ronen Bergman parle de communications surveillées par les services secrets israéliens entre des groupes djihadistes au Moyen-Orient et des personnes vivant en France. Selon ce journal israélien, suite à ces avertissements, la France a pris « des mesures essentiellement défensives, comme renforcer la surveillance autour des délégations étrangères à Paris » mais n’a procédé à aucune interpellation. Cette information a été reprise par différents médias israéliens".

Source: (1) Media Presse (Copyrights)

Écrit par : Patoucha | 30 novembre 2015

"agir sur le seul paramètre température, pour remettre les choses à leur plus juste dimension " Mais on ne connaît pas cette juste dimension. Il n'y a pas de mode d'emploi de la terre qui dit que la température globale doit être comme elle est aujourd'hui. Et même aujourd'hui, dans la même seconde, on peut mesurer des températures allant de -50 à +50°C. Même à un endroit donné, la température peut varier de plusieurs dizaines de degrés en l'espace d'une seule journée. Des êtres humains (volontairement!) et des animaux vivent partout, y compris dans des endroits sous ces températures extrêmes,

Personne ne vit sous une "température globale" mais l'être humain à su s'adapter à travers des milliers de générations et notamment grâce à la disponibilité abondante d'énergie.

Écrit par : Ben Palmer | 30 novembre 2015

Que nous dit Laurent Fabius ... à part des déclarations de guerre contre la Syrie et Assad ... mais que nous dit-il, dites donc ?

"la lutte contre le réchauffement climatique est une condition essentielle pour nourrir la planète"

https://twitter.com/COP21/status/671280817059033088

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu © | 30 novembre 2015

J'ai suivi l'arrivée des 150 délégations à Paris à la TV. Quel plaisir de voir tout ces grands responsables arriver en voitures électriques encadrées par la police en vélib et en vélos électriques ! Je pense qu'ils ont tous voyagés dans des avions non polluants style Solar Impulse. Car, si ces dirigeants avaient voyagés selon leurs vieilles habitudes cela prouverait que cette conférence est bidon et que le seul intérêt est les hôtels 5* et les restos 3* !!

Écrit par : Gedeon Teusmany | 30 novembre 2015

Surtout que les merveilles de la technologie fait que la vidéoconférence peut faire le bonheur des ayatollahs Verts

Écrit par : spartak | 05 décembre 2015

#COP21 ... le bilan carbone est à établir quand, au juste ?

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu © | 30 novembre 2015

La Cadillac One d'Obama (Barack, John, Barack) consomme la modique quantité de 34 litres aux 100 kilomètres, au bas mot, en ville ...

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu © | 30 novembre 2015

Quoi de plus clair ?

"on arrive à la conclusion qu'il faut tout simplement libérer la planète de l'être humain pour rétablir le paradis."

Merci Ben Palmer.

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu © | 30 novembre 2015

C'est la guerre entre la Turquie et la Russie, car c'est la seule motif pour la Turquie de fermer les détroits:

http://www.infowars.com/turkey-blockades-russian-shipping-black-sea-fleet-completely-cut-off/#disqus_thread

http://sputniknews.com/politics/20151126/1030827768/turkey-russia-bosporus-strait.html#ixzz3sxLiAgSd

Écrit par : Johann | 30 novembre 2015

Le journaliste météo viré par f3 engagé par Russia Today.

Écrit par : Johann | 30 novembre 2015

"Sauver le monde"

On peut pas le soleil n'étant pas immortel.

Écrit par : Johann | 30 novembre 2015

John, de toute façon on ne peut lutter contre la nature!

Écrit par : Patoucha | 30 novembre 2015

Répétition générale de contrôle de la population avant l'astéroïde "tueur global" ?

Écrit par : Chuck Jones | 30 novembre 2015

Apparemment vous ne comprenez toujours pas.
Le danger n'est pas l'augmentation, mais sa RAPIDITE. La rapidité empêche l'adaptation des êtres vivant. Une trop grande augmentation de la température de l'océan, et il n'y a plus de plancton, et je vous laisse imaginer la suite.
Le monde des vivants est dans un équilibre, et si nous pouvons réguler notre température, ce n'est pas le cas pour tous les êtres vivants.

Certes, il est difficile à cerner l'intensité des cataclysmes, mais autant ne pas les tester.

Votre scepticisme est comme une religion, celle de dire, les média sont des menteurs, les politiciens sont des menteurs et moi je sais tout.

Je fais confiance aux scientifiques, et le passé nous sert d'exemple. A l'époque des grands volcans qui se sont réveillé, certain branche humaines ont disparu.

Le but n'est pas de contrôler la nature, mais de limiter notre impacte pour ne pas arriver au 4-5 degré d'augmentation fatidique.

La jeunesse qui est concerné, doit pousser pour que les choses se fassent. Les vieux seront dans la tombe d'ici là, et je vois chez certains leurs indifférences et égoïsme puisque ça ne les concernent pas.

Écrit par : motus | 30 novembre 2015

Bonsoir...

Pour Patoucha :-)

http://www.20min.ch/ro/videotv/?cid=124&vid=461478

Écrit par : absolom | 30 novembre 2015

"Le danger n'est pas l'augmentation, mais sa RAPIDITE."

Sans compter que les écosystèmes sont morcelés, empêchant par exemple des migrations et des adaptations.

Écrit par : Johann | 30 novembre 2015

@motus
Vous avez bien fait de ne pas être resté "bouche cousue". C'est un vieux qui vous le dit, qui s'inquiète pour les jeunes, dont ses enfants. Car il est évident qu'aucun des opposants à l'idée du "réchauffement" (pour faire court) qui s'expriment ici ne sera encore là pour en subir les conséquences de la catastrophe annoncée.

Écrit par : Mère-Grand | 30 novembre 2015

"de toute façon on ne peut lutter contre la nature!" (Patoucha).
Voilà une affirmation qui mériterait d'être nuancée: toute reconstitution de la flore et de la faune de l'Afrique (ou de l'Europe même) telles qu'elles étaient il y a moins de cent ans pour la première ou quelques milliers d'années pour la seconde montre que cette lutte a non seulement existé, mais qu'elle a été d'une efficacité effrayante.

Écrit par : Mère-Grand | 30 novembre 2015

@motus: "Une trop grande augmentation de la température de l'océan, et il n'y a plus de plancton"
Le CO2 ne réchauffe pas l'océan (lois physiques élémentaires), c'est le soleil qui le chauffe. Le phénomène El Nino est le parfait exemple.

Et en ce qui concerne le plancton, vous vous trompez encore une fois: "Increased carbon dioxide enhances plankton growth"
http://feedly.com/i/subscription/feed/http://wattsupwiththat.com/feed/

Écrit par : Ben Palmer | 01 décembre 2015

@motus: "Le monde des vivants est dans un équilibre" Notre planète a une histoire de 4,6 moi d'années, avec des périodes chaudes (Greenland était vraiment green) et des périodes froides (Paris sous plusieurs centaines de mètres de glace)
La température de la planète varie, selon l'endroit où on mesure, entre -50° et +50°C, "l'équilibre" se trouve où exactement? A Genève? A Capetown? En Sibérie?

Écrit par : Ben Palmer | 01 décembre 2015

@motus: "Je fais confiance aux scientifiques"
Faire confiance c'est bien, vérifier c'est mieux. Vu l'enjeu en cours, il vaut mieux vérifier deux fois. Ainsi on demande généralement un second avis avant de se soumettre à un traitement médical lourd.

Le GIEC n'est pas une organisation scientifique, malgré ce qu'on veut nous faire croire. La rapport synthétisé du GIEC est entièrement concocté par les politiciens représentant les états membres. Il a peu de ressemblance avec les rapports scientifiques sur lesquelles il prétend se fonder.

Il faut les lire et comprendre, ces rapports scientifiques et il faut aussi lire ce que disent d'autres personnes compétentes en la matière. Ce que vous n'avez visiblement pas fait.

Écrit par : Ben Palmer | 01 décembre 2015

Mère-Grand: "Car il est évident qu'aucun des opposants à l'idée du "réchauffement" (pour faire court) qui s'expriment ici ne sera encore là pour en subir les conséquences de la catastrophe annoncée."

Tout d'abord, il suffit de regarder l'histoire de notre planète pour constater que le climat est variable dans le temps. Mais personne ne sait à ce jour quelles en sont les causes. Tant qu'on ne peut pas expliquer ce phénomène naturel, on ne peut pas non plus déterminer quelle est l'influence du CO2 anthropogène. On ne connaît même pas la sensitivité de la température à une augmentation du CO2. Croire que la température soit uniquement contrôlée par le CO2 est absurde; pendant les dernières 18 années, le CO2 a augmenté de façon continue alors que la température a stagnée.

Vous non plus, vous ne serez plus là pour nous "prouver" que vous aviez raison.

Écrit par : Ben Palmer | 01 décembre 2015

@motus: "Le but n'est pas de contrôler la nature, mais de limiter notre impacte pour ne pas arriver au 4-5 degré d'augmentation fatidique."
Vous fantasmez ou vous faites un cauchemar? Réveillez-vous, personne ne peut prédire le futur d'un système aussi chaotique que le climat.

Vous êtes si sûr que notre planète ne va pas un jour replonger dans un ère glaciaire? Pourtant, l'histoire nous apprend que ce sera tout à fait possible. Mais le GIEC ne s'est jamais donné la peine d'étudier l'évolution naturelle du climat, on n'en sait rien. Pourtant le froid tue plus de personnes que le chaud.

Écrit par : Ben Palmer | 01 décembre 2015

@ Motus:

Il y a quelques mois l'expédition Tara a rendu compte de son voyage de plusieurs années. Les scientifiques à bord ont étudié le plancton. Premier constat: on en savait peu sur le plancton avant cette expédition. Difficile donc de comparer 2015 avec 1950. Deuxième constat: le plancton est abondant, riche, très diversifié, s'adapte et mute utilement selon les modifications des conditions océaniques, dont la température.

Il sert entre autre à absorber le CO2:

http://oceans.taraexpeditions.org/m/science/les-actualites/la-sequestration-du-co2-dans-locean-un-critere-important-dans-les-modeles-climatiques-actuels/

"Plusieurs mécanismes participent à cette gigantesque pompe à carbone. 1) les océans emprisonnent naturellement, de par leurs propriétés physiques et chimiques, une partie du CO2 atmosphérique qu’ils entraînent dans les profondeurs. 2) le phytoplancton – le plancton « végétal » – capte le dioxyde de carbone pour le transformer en oxygène durant la photosynthèse et 3) les déjections et les cadavres des organismes planctoniques coulent lentement pour atterrir au fond de l’océan. Cette pluie de particules organiques riche en carbone, tels que les squelettes externes, coquilles ou enveloppes calcaires des micro-organismes, finira emprisonnée dans les sédiments du plancher océanique et peu à peu transformée en hydrocarbures. C’est ce que l’on appelle la séquestration du carbone ; en d’autres termes, un gigantesque puits à carbone."

Le plancton semble bien se porter et s'adapter, mange le CO2 et donne de l'oxygène. Logiquement il devrait augmenter en masse, comme la végétation, sous l'effet du CO2.


Par contre, on n'a pas encore expliqué pourquoi les océans se réchauffent alors que le CO2 n'y est pour rien. Il semble que ce réchauffement est en partie autonome puisque la NOAA annonce que même en cas d'arrêt de "l'effet de serre anthropique" ils continueront à se réchauffer. Le réchauffement des océans ne dépend donc pas seulement de ses échanges avec l'air, ce que l'on aurait pu invoquer (il absorbe le surplus de température de l’air), mais aussi d’autres choses inconnues s’il continue à se réchauffer en période de stabilité de la température de l’air. Le lien entre réchauffement des océans (de combien réellement?) et le CO2 n’est pas si évident.

www.parismatch.com/Actu/Environnement/Le-rechauffement-des-oceans-est-instoppable-802206

Justement, des scientifiques admettent que l'air s'est moins réchauffé depuis 15 ans mais que les records de températures depuis 10 ans (encore que température globale ne soit pas totalement signifiant) sont dus au réchauffement induit par l'océan. Si l'océan ne prend pas sa chaleur dans l'air d'où vient-elle?

www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/climatologie-oceans-confirment-acceleration-rechauffement-climatique-45513/

Les comparaisons avec les années 1960-80 sont d'ailleurs peu fiables étant donné les modifications du nombre et des méthodes de relevés océaniques depuis lors.


A cela on peut ajouter que l'océan austral a repris sa fonction de puits à carbone, comme annoncé en septembre dernier. On peut faire confiance aux scientifiques mais aussi garder une distance et attendre un peu. Par exemple ils croyaient que le puit à carbone océanique saturait depuis 10 ans, en réalité il semble s'être revivifié au cours de la dernière décennie:

http://www.insu.cnrs.fr/node/5434

"Il y a une dizaine d’années, les scientifiques annonçaient que la capacité de l’océan Austral(1) à absorber le dioxyde de carbone (CO2) atmosphérique diminuait et ils craignaient que cette capacité arrive à saturation. Mais l’analyse d’observations plus récentes, publiées cette semaine dans Science, montre que ce puits de carbone s’est au contraire revigoré au cours de la dernière décennie. Les chercheurs ont analysé en détail les raisons de ces fluctuations : des changements de régimes de vent et de température, bien identifiées à l’échelle de la décennie."

Il y a donc là quelque chose qui échappe aux climatologues et qui est contraire à ce qui était préalablement annoncé.

Alors, voyez, non, je ne fais pas une religion. Mais bon, à écouter un officiant du désastre hier sur C dans l'air, je ferais partie des "négationnistes". Terme utilisé généralement dans un but peu reluisant. Bullshit. Nous sommes en droit de préserver une réflexion philosophique et démocratique sur le mouvement écologiste en cours, en particulier sur ses aspects politiques, irrationnels et excessifs. Nous sommes en droit de questionner plus loin tant que subsisteront des contradictions de chiffres et d'interprétations.


Vous parlez de la rapidité. Cela peut être en effet une préoccupation. Est-elle anthropique et si oui quelles seraient les solutions, car c'est bien la question. Or le coup de chaud commencé au XIXe siècle était déjà très rapide. Entre 1920 et 1940 il était aussi rapide qu'entre 1980-2000, avec encore relativement peu de CO2 dans l'air. Cela semble signifier que le CO2 n'est pas l'unique accélérateur.


Quand à l'adaptation des espèces, il peut en effet y avoir des retards et des pertes, comme à chaque variation du climat. Cela dit diverses espèces végétales sont déjà montées en altitude. Elle s'adaptent donc. Et les humains, pas tout saisis de peur, étudient de nouvelles espèces résistantes à des températures durablement plus élevées.

Écrit par : hommelibre | 01 décembre 2015

Johann, la tension Russie-Turquie est en effet réellement préoccupante. C'est le genre "d'incident" dont on ne sait où il peut mener.

Écrit par : hommelibre | 01 décembre 2015

Je reprends une affirmation d'hommelibre: "Par contre, on n'a pas encore expliqué pourquoi les océans se réchauffent alors que le CO2 n'y est pour rien. Il semble que ce réchauffement est en partie autonome puisque la NOAA annonce que même en cas d'arrêt de "l'effet de serre anthropique" ils continueront à se réchauffer. Le réchauffement des océans ne dépend donc pas seulement de ses échanges avec l'air, ce que l'on aurait pu invoquer"

Le mécanisme de réchauffement des océans peut très bien démontré en observant El Nino/La Nina. Il s'agit de deux courants d'air au niveau de l'équateur qui régissent une grande partie de notre variabilité de climat.
Ils actionnent ce qu'on appelle l'iris, la couverture de nuages qui se trouvent au dessus du pacifique de l'ouest. En chassant les nuages, cette partie de l'océan est exposé au soleil (la seule et unique source de chaleur pour notre planète) sans protection ce qui le réchauffe. Quand les flux d'air diminuent ou s'inversent, l'eau chaude se déplace vers l'est où elle commence à réchauffer l'air (c'est l'El Nino). L'iris se ferme, le pacifique de l'ouest se refroidit.
Le CO2 n'a rien à voir dans ce phénomène, le budget global d'énergie de la planète n'est altéré que par l'insolation. Les océans ne peuvent pas être réchauffés par l'air, au contraire, ils perdent de la chaleur par la convection et réchauffent l'air de par la vapeur d'eau.

Pour en savoir plus sur les océans le blog de Bob Tisdale est sans aucun doute la référence. P.ex. https://bobtisdale.wordpress.com/2014/02/22/el-nino-and-la-nina-basics-introduction-to-the-pacific-trade-winds/

Écrit par : Ben Palmer | 01 décembre 2015

A l'école, on commence très tôt à instiller l'idée qu'il faut sauver la planète. C'est même une litanie répétée sans cesse durant le cusus scolaire. Ca dure tout au long de la jeunesse et il est évident qu'en arrivant à l'âge adulte, ces enfants seront bien peu nombreux à remettre en question cette idée. Je pense que c'est là la raison du passage à l'âge adulte d'une idée plutôt enfantine à la base. Pas difficile ensuite pour les politiciens de récupérer ce thème pour se faire mousser.

Ca procède d'une méthode qui me fait penser au cathéchisme. En bourrant le crâne des enfants, on s'en prend à un public facilement manipulable. Et parmi ceux qui ont suivi des cours de cathéchisme, peu sont ceux qui remettent l'existence de Dieu en doute à l'âge adulte. L'idée est d'instiller avec insistance une idée à un âge où la personnalité est en pleine formation. Une fois que cette idée fera partie de la personnalité forgée, elle y restera la plupart du temps pour toujours.

Il est bien loin le temps où l'école avait pour mission de préparer à la citoyenneté, à développer l'esprit critique. Désormais elle sert à créer des moutons qui pensent que leur pays est nul et que seule compte leur citoyenneté du monde. D'où les taux d'abstentionisme grandissants parmi les plus jeunes. Si le but était de rendre la démocratie obsolète, on ne s'y prendrais pas autrement.

Écrit par : Kad | 01 décembre 2015

@Ben Palmer
"Vous non plus, vous ne serez plus là pour nous "prouver" que vous aviez raison."
Cela va de soi et j'aurai certainement quitté le monde bien avant vous. A part cela, si j'ose dire, "prouver que j'ai raison" n'est pas ce qui m'importe. Ce que je crains, par contre, c'est c'est que nous nous faisions rien et que seuls ceux qui restent encore, en l'occurrence nos descendants, en paient le prix.
Mais s'il faut en venir à "prouver" quelque chose, je pense que vous non plus ne pouvez prouver que votre position est indubitablement la bonne. Dans ce cas, et à moins de considérer que tous ceux qui vous contredisent sont des incapables ou des idiots, le plus sage est de prendre des mesures qui, tout en évitant le pire (même s'il n'est prédit que par une grande majorité de scientifiques), nous permettent de changer de manière de gérer le problème de l'énergie dont nous avons besoin pour la "bonne" marche de nos sociétés et de nos économies.
Il me semble que la manière dont cela a été fait jusqu'à présent a causé de graves dégâts aussi bien à la nature d'abord et à de plus en plus à nos sociétés. Je ne vois pas en quoi des mesures propres à changer notre exploitation des ressources naturelles pour en atténuer ou même supprimer les effets nocifs mérite qu'on les combatte avec véhémence. Mais je ne doute pas que, si je vous ai mal lu, vous allez m'expliquer pourquoi et peut-être même prouver que j'ai tort.

Écrit par : Mère-Grand | 01 décembre 2015

"Je ne vois pas en quoi des mesures propres à changer notre exploitation des ressources naturelles pour en atténuer ou même supprimer les effets nocifs mérite qu'on les combatte avec véhémence."

Justement, ce que je reproche à la COP21 et à toutes ses prédécesseures, c'est qu'elle ne s'attaque qu'au CO2 dont la réduction est supposée limiter le réchauffement à 2°C ou 3,5°C. (bien qu'il n'existe aucune théorie scientifique capable de calculer ce réchauffement avec autant de précision à cause de la complexité du système climatique) On ne parle de ce fait pas du tout d'autres polluants, comme les particules fines par exemple. Dans ces conditions, les gouvernements seront tentés de promouvoir des solutions qui sont favorisées par la COP21 (et donc subventionnées) sans tenir compte de leur impact sur la qualité de l'air, sur la biodiversité, sur la santé publique, sur la qualité de vie, etc.

Simple exemple, mais pas des moindres, parmi les énergies dites "renouvelables" on trouve la biomasse, qui consiste à brûler de la matière végétale, en général du bois. Cette énergie est dite renouvelable, parce que la pousse de végétation permet de remplacer la matière végétale brûlée. Le premier problème est là: elle n'est renouvelable qu'à condition de ne pas faire de surexploitation et laisser la végétation se renouveler. Et cela sans détruire totalement la forêt mais en prélevant uniquement des arbres vieillissants, car sinon c'est tout l'écosystème forestier qui s'écroule. Mais l'expérience prouve que la tentation de la surexploitation arrive vite. (voir aux USA, en Angleterre et au Canada)

Le second problème, c'est en regardant une simple cheminée qu'on le comprend. Si le bois brûlé se régénère, cela n'empêche pas les émanations issues de la cheminée de contenir une grande quantité de particules fines et autres polluants. Technologiquement, c'est juste une version nouvelle des centrales à charbon et ça en a les mêmes inconvénients. Il est donc évident que ceux qui devront remplacer les centrales à charbon choisiront de les moderniser en bénéficiant de subventions et ne modifieront donc rien à leur pollution athmosphérique. Par contre, ils vont détruire leurs forêts à vitesse accélérée. Et pour rappel, les forêts sont le poumon de la Terre...

Un peu de lecture sur le sujet...
http://www.lepoint.fr/environnement/gardanne-le-choc-electrique-31-03-2015-1917291_1927.php

https://blogs.mediapart.fr/gdalia-roulin/blog/171015/lettre-ouverte-sur-la-centrale-de-gardanne-du-collectif-sos-foret-du-sud-2014

Et là on parle de la France dont l'électicité est presque exclusivement produite par le nucléaire. Je ne vous dis pas le désastre auquel on se prépare en Chine...

Écrit par : Kad | 01 décembre 2015

Mère-Grand,

J'accepte pour ma part cette remarque:

"Je ne vois pas en quoi des mesures propres à changer notre exploitation des ressources naturelles pour en atténuer ou même supprimer les effets nocifs mérite qu'on les combatte avec véhémence."

S'il ne s'agissait que de cela ce serait simple. Mais comme dit Kad le CO2 n'est qu'un élément parmi d'autres. Un élément moralement bien, mais on se fiche des iles de plastic au milieux des océans, et de quantité d'autres choses.

Par ailleurs la climatologie véhicule d'autres choses bien plus politiques. Cela doit être dénoncé. Le capitalisme fera plus pour améliorer la production propre que la COP (voir les voitures Tesla par exemple). Et je n'accepte pas cette mise au pas des populations mondiales sur fond de culpabilisation.

L'argument de la Terre que nous laisserons à nos enfants ne me touche pas. Chaque génération fait ce qu'elle a à faire pour elle-même et les enfants font avec l'héritage. Cette notion moralisatrice est encore une fois une utilisation idéologique des enfants et une sorte de reproche en creux de nos propres parents. J'y reviendrai dans un prochain billet.

Écrit par : hommelibre | 01 décembre 2015

@Mère-Grand: Pourquoi voulez vous absolument faire quelque chose, si vous ne savez pas pourquoi? Parfois, ne rien faire est plus raisonnable et moins couteux que de faire n'importe quoi. Personne ne va se faire enlever tous les organes susceptibles de subir un cancer un jour. On va plutôt agir le moment venu et espérer que la médecine progresse d'ici-là.

En ce qui concerne la température globale: il y a des êtres humains qui vivent près des pôles, il y en a d'autre qui passent leur vie dans les tropiques, personne ne vie sous la "température globale". il n'y pas de norme pour la température de notre planète, alors pourquoi vouloir imposer une "norme" qui n'est prévue dans la conception de la terre (et si elle l'était, nous ne la connaissons pas) Et si la température est un peu plus élevé, c'est déjà ça de gagné en ce qui concerne les émissions de CO2 pour le chauffage. La nature fait bien les choses ...

Encore un dernier mot si vous savez quelle part le CO2 a dans la température un peu plus élevée actuellement, faites nous le savoir. Ne cherchez pas dans les 3000 pages du rapport due GIEC, vous n'y trouverez pas la réponse.

Écrit par : Ben Palmer | 01 décembre 2015

Mère-Grand: Vous êtes vraiment convaincu que dépenser autant d'argent sans que personne ne présente un plan concret pour apaiser le climat et sans que personne ne doive rendre compte (dans 50 ans!) de l'utilisation de cet argent et des résultats atteints? Il faut être plus que naïf pour participer à cette folie.
"Developing Countries: We want a Trillion Dollars to Sign your Climate Agreement"
http://wattsupwiththat.com/2015/12/01/developing-countries-we-want-a-trillion-dollars-to-sign-your-climate-agreement/

Écrit par : Ben Palmer | 01 décembre 2015

On nous a appris que la planète est condamnée.
De même, le soleil.

Nicolas Hulot avait mis en garde. Les catastrophes à venir atteindront les plus pauvres d'entre nous.

Le problème: on ne sait jamais ce qu'il faut croire ou non.

Ressources naturelles bientôt épuisées,
Famines...

Toujours plus de monde. Que l'on demande aux couples de ne se permettre que deux enfants, pas un de plus, on criera à la privation de liberté.

Pourquoi ne parle-t-on pas de la loi d'entropie qui nous entraîne tous vers la destruction finale?

Immédiatement certains rétorqueront que cette loi ne concerne que la physique...

Obama a dit aujourd'hui que la conférence de Paris est positive, constructive.

Dans la Presse on venait de lire que déjà de profondes divergences entre dirigeants apparaissent...

Comment savoir quoi penser, comment raison garder?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 01 décembre 2015

@Ben Palmer on ne peut que vous donner raison et si ça se trouve dans 10 ans un astéroide plus intrépide que les précédents provoquera peut-être plus de dégâts et tous les calculs seront à recommencer
Einstein n'a t'il pas dit aucune science n'est exacte ?

Écrit par : lovejoie | 01 décembre 2015

"Vous êtes vraiment convaincu que"
J'ai peu de convictions. Lorsque j'en ai, elles sont d'ordre moral et même dans ce cas-là je les choisis (pour autant que l'on puisse choisir dans ce domaine) parmi des possibilités que je sais relatives à l'histoire et à l'état culturel dans lequel je vis.
Mais il faut quand même choisir dans la vie: certaines vérités relatives et certaines actes qui en découlent. Vous choisissez de ne rien faire lorsque vous n'avez pas de certitudes absolues et je choisis ce qui me semble un moindre mal lorsque des doutes subsistent … tout en sachant que des doutes subsisteront toujours dans l'esprit de certains, parfois même jusqu'à ce qu'il soit trop tard.

Écrit par : Mère-Grand | 01 décembre 2015

@hommelibre

- « ... mais on se fiche des iles de plastic au milieux des océans, ... »

Ou la la la la! C'est la toute grosse déprime !
Dans la fesse ou dans le bras, la chtite piquouze d'espoir ?

http://www.theoceancleanup.com/

Écrit par : Chuck Jones | 01 décembre 2015

- « Et si la température est un peu plus élevé, c'est déjà ça de gagné en ce qui concerne les émissions de CO2 pour le chauffage. La nature fait bien les choses ... »


Et toc !

Écrit par : Chuck Jones | 01 décembre 2015

Quelle foutaise, tous ces chefs d'état ne font que s'afficher pour leurs électeurs!

Hypocrisies de masse niveau gouvernants!
Des plus gros des pollueurs-parasite par ex, il y a longtemps que la Chine sait et est consciente, des conséquences de ses sur-exploitations DANS LE MONDE ENTIER

par invasions puis annexion de territoires frontaliers à la Chine: Mongolie - Tibet - Birmanie
par achats ou location des sols et sous-sols africains sous contrats à 99 ans


ces précieux chefs d'état restent incapables, ne décident de rien
en dehors du traditionnel "tu me gratte le dos - je te gratte le dos - on se retrouve sur le green"

Écrit par : suisse & genevois déshérité | 01 décembre 2015

Personellement, plutôt que d'essayer de mettre du CO2 en bouteille, j'ai plus d'inquiétudes concernant la déforestation (production intensive de soja et d'huile de palme pour l'exportation), la pollution des sols et des océans, et la destruction des structures naturelles du sous-sol (exploitation des sables bitumeux, surexploitation urbaine), et les conséquences directes:
- diminution de la biodiversité,
- accélération de l'érosion,
- pollution, épuisement des nappes phréatiques (6000 ans pour remplir la nappe des Grandes Plaines des USA !!!) et des lacs,
- diminution des réserves d'eau douce potables,
- instabilité des sols, trous dans le sol, glissements de terrain, tremblements de terre,

Et difficile de mettre ça sur le compte du CO2.

Comme c'est parti, il sera impossible d'éviter les dégats ...

https://web.archive.org/web/*/http://www.fao.org/docrep/016/i3010e/i3010e02.pdf

http://pleinsfeux.org/les-etats-unis-sassechent-rapidement/

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/06/24/en-pennsylvanie-des-nappes-phreatiques-polluees-par-le-gaz-de-schiste-jusqu-a-un-kilometre-autour-des-puits_3435325_3244.html

http://www.maxisciences.com/bangkok/bangkok-sombre-peu-a-peu_art14030.html

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/03/29/quand-le-gaz-de-schiste-fait-trembler-la-terre_3150329_3244.html

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/09/24/97001-20150924FILWWW00071-oklahoma-585-seismes-en-2014-au-lieu-de-2.php

https://www.washingtonpost.com/news/wonk/wp/2012/08/10/where-the-worlds-running-out-of-water-in-one-map/

Contamination de l'eau potable, empoisonements, corruption de l'Agence pour la protection de l'environnement des USA (EPA) ...
https://www.youtube.com/watch?v=cjomrt6gt6g

Écrit par : Chuck Jones | 01 décembre 2015

Vol de logo mythique:
Berlin, 1976-79: manifestations anti nuclaires, avec divers affichages dont Atomkraft Nein Danke!

venant après cette signalétique d'une main paume ouverte dans 1 cercle avec les mots "Nuklear Kraft - nein Danke!", devenue instantanément populaire

Car si les Demos anti-nuclaire était monnaie courante en Allemagne wie im Berlin-West, 1976 - 1977 - 1978
ce n'était pas le cas en France, lorsque un journaliste prétendu créer son logo d'une paume de main jaune barrée du script "touche pas à mon pote",

ressemblant à la main jaune barrée d'un "Nuklear Kraft, nein Danke!" des manifestants anti-nucléaires allemands
à cette époque
mon témoignage, pour avoir vécu à Bln-W à cette époque, y incl. bossé à lancer le Taz

Écrit par : suisse & genevois déshérité | 02 décembre 2015

@Chuck Jons Ce que vous dites au sujet des plastics est intéressant mais n'oublions pas les ouragans et tornades qui transportent tous les éléments même polluants sur de très grandes distances
Paradoxalement il n'est jamais fait mention de pollution suite aux inondations
Or tous les nombreux garages, carosseries inondés possédent des produits pour certains très toxiques ,il y a de quoi se montrer très dubitatifs face à l'invasion des infos

Écrit par : gribouille | 02 décembre 2015

Dans l'esprit de certaines personnes quand la chaleur a augmenté de quelques degrés ceux ci sont à ajouter à la température du jour suivant et ainsi de suite
Ce qui a fait réagir une dame quand on lui a demandé dans quelle cave le Grand Architecte encavait ces degrés supplémentaires car elle n'avait pas pensé a la chaleur du jour suivant ou on annonçait 10 degrés en moins
Ce qui est fréquent lorsqu'il est dit que Mercure est Rétrograde et nul besoin d'être astro ou voyant

Écrit par : lovejoie | 02 décembre 2015

@Chuck Jones,

Merci de recentrer le débat.
Cette histoire de réduction de CO2 est un objectif concret, une sorte de totem transitionnel, crée pour essayer de réduire le gaspillage général des ressources. Par cet objectif, on est censé agir sur les sources de pollution.
C'est en quelque sorte l'arbre qui cache la forêt ou le doigt qui pointe la lune.
Il est possible que ce ne soit pas la bonne façon d'envisager les choses et une fois de plus, on continuera comme si de rien était. J'espère que quelqu'un trouvera, comment bien sauvegarder les ressources en eau potable, c'est plus important que les moteurs de voiture.

En voyant la pollution massive de l'air en Chine, on ne peut pas prétendre qu'il n'y a aucun problème avec l'air qui entoure la planète et qui circule tout autour. Et que le jour, où les Chinois rouleront tous en Tesla, on sera sortis d'affaire. (Comme ce jour n'aura jamais lieu, pourquoi pas ne pas arrêter maintenant de consommer des objets en plastique débiles et des pulls à 5 Fr ???)

Pour moi, la survie des enfants, fussent-ils chinois ou indiens, n'est pas d'abord une question morale. C'est une question de réflexe de survie. Même les animaux se battent pour leur progéniture.
Mes enfants prendront par elles-mêmes la décision d'avoir des enfants à leur tour. Elles devront estimer la situation, le moment venu. Ce n'est pas une question morale, c'est une question raisonnable.

Écrit par : Calendula | 02 décembre 2015

Calendula, le problème de pollution des mégapoles est différent de la qualité de l'air en général. Dans les villes géantes le rapport entre sources de gaz et puits d'absorptions (arbres ou plans d'eau) est déséquilibré. Le régime des brises y est également affaibli. La chaleur y est captive. Elles sont à penser de manière spécifique: espaces verts, largeur des avenues, type de constructions, sols qui gardent moins la chaleur, etc.

La diminution des émissions y est souhaitable: chauffage, circulation, industrie. En attendant qu'une telle transformation soit possible et ait eu lieu il nous reste aussi à nous adapter. Le pouvons-nous? Notre corps encaisse puis s'ajuste, mais jusqu'à quel point? Je ne saurais le dire. Certaines émissions ont une action rapide, par exemple sur les bronches, d'autres sont plus lentes. Mais nous savons peu sur la manière dont le corps manage cela. Il existe depuis quelques années des chiffres sur les décès à cause de la pollution. Mais comment peut-on avancer une telle affirmation? Comment être sûr? Certaines sources sont bien documentées comme l'amiante ou le charbon, et les maladies y relatives suivent une exposition prolongée à haute intensité.

Peut-on se développer, avec ce que cela procure comme avantages (en petits unités les groupes humains paieraient les produits à un prix insupportable), et en même temps avoir le confort de la campagne paisible et aérée?

La fixation sur le CO2 est symbolique car le méthane produit par les animaux est bien plus problématique que le CO2. Le méthane ne sert d'ailleurs pas à nourrir la végétation comme le CO2.

Tout ce que je lis depuis des années sur le climat et la météo montrent que les systèmes et mécanismes atmosphériques ne sont pas linéaires. Une tentative dans une pure logique de cause à effet, sans tenir compte de cycles, d'interactions infiniment complexes, de rétroactions négatives, est-elle défendable au point de vue intellectuel et au point de vue des conséquences que l'on ignore totalement? On dit que l'intervention humaine crée une catastrophe rapide, comment penser qu'une autre intervention humaine ne puisse en créer une autre?

Soyons au moins clair: la réduction du CO2 n'est pas en soi une mauvaise idée et je ne dis pas qu'il faut s'y opposer mais une telle politique comporte des inconnues que nous ne pourrons maîtriser éventuellement que dans longtemps. A ce point de vue c'est un pari, et les enfants ont peu de choses à y voir sinon que par eux nous justifions un pari.

Je partage les questions de Chuck, en partie. La déforestation est un facteur important de déstabilisation de l'air. Moins de CO2 est absorbé, moins de rafraîchissement de l'air, moins d'humus. Dans presque toutes les zones de la planète la forêt est ou a été présente assez massivement. Il y a eu des déforestations dans le passé (Moyen-Âge) mais nous ne savons pas quel fut l'impact de cela sur le climat de l'époque. Aujourd'hui il y a de moins en moins de forêts et de plus en plus de bois utilisé. En Afrique il sert à cuire et à se chauffer selon les régions.

Je constate que certaines choses cependant ne dépendent pas entièrement de l'action humaine. Les nappes phréatiques romandes, en baisse chronique pendant une très longue période, se sont remplie depuis 2-3 ans alors que la pluviosité s'est accentuée. L'érosion des sols agraires, annoncée depuis plus de 20 ans comme catastrophique, n'a pas produit de désertification: on produit toujours, plus, et le génie humain y contribue.

Mettre le CO2 en bouteille est une image, mais les projets de recaptation et transformation du CO2 avancent.

La question des alizés et de la température de l'atmosphère est nouvelle, et je remercie Ben pour le lien. J'ai aussi trouvé quelque chose en français sur la question:

www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/20140211.OBS5907/mystere-du-hiatus-global-ce-sont-les-alizes-qui-refroidissent-la-terre.html

Le mécanisme d'augmentation des alizés est envisagé comme une possible rétroaction négative qui rentabilise le réchauffement. Cela expliquerait la stagnation des températures depuis 15 ans.

Donc fonçons, les politiques veulent cela, mais en sachant que nous ne savons pas vraiment plus qu'avant ce que nous faisons.

Quant aux enfants, nous souhaitons d'abord qu'ils aient un toit, à manger, du chauffage en hiver, un travail et les moyens de conserver tout cela et être en sécurité. L'idée d'une planète dépolluée vient bien après. Entre le CO2 et un refroidissement qui entraînerait des famines comme l'Europe les a connues dans le Petit Âge Glaciaire, le choix sera vite fait.

Écrit par : hommelibre | 02 décembre 2015

@hommelibre,

En l'état, il est clair que nos enfants ont tout ce qu'il leur faut. Nous habitons dans un coin du monde très bien situé, où il y a toutes sortes de lois, de normes et d'écologistes emmerdants qui essayent de mettre des freins à des pratiques débridées. On ne peut pas en dire autant d'autres régions du monde, où simplement la corruption permet de faire n'importe quoi.
Selon moi, on peut tout avoir : chauffage, travail, à manger sans pour autant gaspiller et polluer à gogo. Mais ça demande des efforts d'adaptation à de nouvelles manières de faire.
Cela étant, je suis totalement sans illusion sur notre capacité, en tant qu'ensemble des hommes de la terre, à gérer ce qui arrive. Changer de modes de production, imaginer des stratégies pour le long terme au lieu d'être dans l'instant présent ... C'est tellement pas sexy ! Je ne sais même pas pourquoi j'en parle, c'est ringard.
C'est pour cela que je me désintéresse de la COP 21. Je pense qu'on ne changera rien à rien et qu'on se débrouillera au jour le jour.
Les magouilles autour des émissions de particules fines des moteurs diesel de VW sont un fabuleux résumé de la mentalité qui prévaut : il faut produire et vendre à bas prix, à n'importe quel prix, y compris la mensonge.
Hier, on a appris que 900 ouvriers sont morts sur les chantiers du Mondial de football au Qatar. Il n'est pas bien vu de faire de la morale, mais je le dis quand-même : est-ce encore du sport ? Personne ne force le Qatar à respecter des normes minimales, puisque ce pays est si riche !

Nous en Suisse, nous ne souffrons de rien pour le moment. Nous pouvons regarder les images de la pollution et des difficultés des autres continents : monstre glissement de terrain rouge en zone minière en Amazonie, air à couper au couteau à Beijing, feux de forêt en Californie, gouffres qui s'ouvrent dans le sol en dégel en Sibérie, travaux de terrassement dans le Iles Marshall. Tout ça nous dépasse, nous n'y sommes pour rien. Si on n'avait pas les images, on vivrait comme des coqs en pâte.
Je propose qu'on ne regarde plus ces images !
Il se peut que nous soyons sur-informés et que l'Homme pense avoir une importance énorme, parce que les progrès des sciences et des technologies lui sont montés à la tête. En attendant, il faut gérer plus de 7 milliards de terriens avec des ressources mal réparties, des envies d'avoir sa part du gâteau existant et des frustrations croissantes.
J'ai passé 24 heures sur le campus de l'EPFL et ai été amenée à observer la génération montante, celle qui va, entre autres, reprendre le flambeau. J'ai cru comprendre qu'on était entré dans une nouvelle époque. Ces jeunes sont certainement adaptés à l'avenir et je pense que mon genre de voix est en train de devenir inaudible. Je suis un dinosaure.
Votre façon de voir les choses est probablement plus actuelle et aussi plus sympa pour les jeunes, plus optimiste et moins responsabilisante. Comme on ne peut rien faire, et qu'on n'est pas sûr de tenir le bon bout, ne faisons rien.

Vous évoquez les animaux et leurs émissions de méthane. Il existe des végétariens pour dire qu'il faut arrêter l'élevage. Je ne le dis pas, mais sais que nous consommons davantage de viande que nécessaire. Jamais ne viendrai-je voir ce qu'il y a dans votre assiette, mais j'essaye de moins consommer de viande. Très difficile dans une famille très carnivore ... je n'arrive même pas à influer sur les menus chez moi !

On est d'accord au moins sur un un point : Les hommes politiques ne m'inspirent pas non plus confiance, leurs décisions ne sont que rarement heureuses. Et puis, entre la théorie et la pratique, il y a mille écueils.
Gouverner, c'est prévoir ?
Ils font semblant et à la fin, on accouchera de compromis. On aura échappé au changement.

Écrit par : Calendula | 02 décembre 2015

Dans le même temps, il y a de vraies innovations, comme cette news arrivant fort à propos !

http://lentreprise.lexpress.fr/creation-entreprise/idees-business/une-start-up-israelienne-veut-dediaboliser-le-co2_1741636.html

Il y a entre autres une multitudes de technologie très innovantes et prometteuses, depuis longtemps d'ailleurs. Je suis souvent surpris que cela ne tente pas plus les industries de détenir un leadership dans ce domaine. Il ne semble avancer qu'à coup de concession faîte à la demande verte des consommateurs, mais pas plus.

Écrit par : aoki | 02 décembre 2015

Calendula,

Seriez-vous un peu désabusée? Pas sexy, ringard: non, pas d'accord. L'instant présent est le monde de l'individu. le long terme celui des politiques. Mais en démocratie, avec des élections tous les 4 ans, le long terme est réduit à peau de chagrin. Pas toujours, pas partout, mais pas mal. Je pense que la géopolitique voit à plus long terme, mais pas dans la direction de l'écologie...

Je ne dis pas et ne pense pas qu'il faille regarder sans bouger, mais que les questions autour du climat sont loin d'être épuisées. Que le remède – s'il y en a besoin, ce dont je ne suis pas encore convaincu – ne doit pas être pire que le mal. Si l'on reproche aux humains de s'être engouffrés dans la technologie sans trop réfléchir aux conséquences, pourquoi seraient-il devenus plus prudent en s'engouffrant dans la brèche écolo? Quand je lis et entends ce que disent les politiques autour de ce sujet, je suis quand-même inquiet sur leur compétences...

Le CO2 est devenu une fixation bien pratique. Alors que sa part dans le réchauffement et sa nuisance ou ses bienfaits sont toujours discutés, on ne fait que peu sur les pollutions classiques à grande échelle. Hollande joue sa réélection sur la conférence, c'est peu... et cela lui permet de faire oublier le reste. Même la montée du chômage ne fait plus la une.

La cause des trous en Sibérie: ben, on n'en sait rien. Le réchauffement est-il plutôt mauvais ou plutôt bon? Qui peut le dire? Si dans les années 1780, avant la révolution française, alors qu'ils avaient des été délicieusement frais avec des récoltes pourries, on leur avait dit qu'en 1980 les étés seraient à 25° avec de bonnes récoltes pour lutter contre les famines dans le monde entier, ils auraient dit que ce serait sûrement insupportable de vivre l'été à 25° de moyenne, que les insectes ravageurs allaient proliférer, les sécheresses désertifier l'Europe, etc...

Le climat en tant que relation au monde a toujours été une préoccupation. Cela a conditionné des migrations, des types de culture, le fait de devoir subir, etc. Donc la réflexion sur le climat est une bonne chose.

Je pense qu'actuellement c'est notre logiciel mental qui n'est pas adapté à la pose d'un nouveau paradigme. Par exemple on est sûrs que la température de référence est celle des années 1950-70. Mais pourquoi?

Je ne trouve aucune réponse à cela. Aucune. On ne peut même pas dire que le réchauffement a surpris les humains, puisqu'il était en cours depuis 100 ans!

Écrit par : hommelibre | 03 décembre 2015

Ooops, posté dans un mauvais billet ...

Les mystères de l'histoire - Le volcan de la Révolution

L'éruption du Laki, en 1783 au sud de l'Islande, a provoqué un bouleversement climatique tel qu'il a jeté les prémices de la révolte du peuple français.

http://www.lepoint.fr/culture/les-mysteres-de-l-histoire-le-volcan-de-la-revolution-09-07-2013-1702139_3.php

Écrit par : Chuck Jones | 03 décembre 2015

Pas de souci Chuck.

Etonnante influence du climat sur les sociétés, et d'un événement tellurique naturel sur la politique. Ce n'est pas la seule cause mais cela y contribue. J'aime beaucoup les volcans et tous les phénomènes de la nature et j'en avais fait un billet:

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2010/04/17/islande-1783-le-laki-volcan-qui-declencha-la-revolution-fran.html

Écrit par : hommelibre | 03 décembre 2015

@hommelibre,

Oui, je suis désabusée et je l'assume !
Je pense que le combat appelé "écologiste" ne sera d'actualité qu'au moment, où nous serons obligés d'économiser sur tout. Ca ne me fait pas vraiment peur, parce que les hommes ont vécu, et vivent encore, avec tellement peu.
La géopolitique est bien sûr la plus forte et en tant que spectatrice régulière de l'émission "Le dessous des cartes" sur arte, je ne peux qu'ajouter, que les enjeux énergétiques sont énormes. Les dernières émissions ont traité des carburants, de la situation de la pollution en Chine etc. Même si les dossiers écologiques et géopolitiques sont intimement imbriqués, je pense qu'on abordera les problématiques toujours par le côté politique, en urgence et pas par une gestion raisonnée et un peu ménagère de notre "maison" .
Pour moi, il est évident que l'emprise de la pensée écologique est en perdition, en tout cas en Suisse. N'était-il pas ironique, que le lendemain de l'ouverture de la COP21, notre Conseil national ait enterré l'initiative "Pour une économie verte" ?!?
Non, vraiment, il n'y a aucun danger que l'on prenne des décisions allant dans un sens irresponsablement écolo. N'étant pas de nature militante, je me soumets aux décisions démocratiques.
On nous imposera peut-être des choses depuis l'extérieur, comme si souvent ! Et on pourra râler, parce qu'on nous fait violence.
Il me semble malgré tout que les inventions et l'innovation sont stimulées par des impératifs légaux et la mise en place de normes. Même si des fabricants trichent avec les contrôles de pollution ou de normes sociales à respecter, on peut espérer que ces exigences aient quelque impact positif.

J'ai évoqué "les trous en Sibérie " dans une liste d'événements lointains. Il s'agit de phénomènes liés au dégel du pergélisol. Il y a dégel, tout comme dans les Alpes. Même si je préfère également une température de +25° à une de -25°, je trouve juste que ça va un peu vite. Lorsqu'on n'était pas 7 milliards sur Terre, les événements extrêmes avaient peut-être de l'impact sur moins de monde. Et surtout : il y a encore 50 ans, on n'avait pas connaissance de tout ce qui se passait autour du monde et cela en temps réel.
Il y a de quoi être désabusé, à entendre, voir et lire des nouvelles de catastrophes inexplicables et multiples.
C'est pour cela que je propose de ne plus visionner des images anxiogènes. On ne peut rien faire, on n'a pas notre mot à dire.
Si le Laki, le Merapi, le Krakatoa ou Popocatepetl se mettent à nouveau en eruption, eh bien il sera toujours assez tôt pour se faire du souci ;-))

Écrit par : Calendula | 03 décembre 2015

@Calendula je comprends votre déception mais pour apprendre aux gens à économiser ce qui coulait de source pour notre génération ,il faut je pense commencer par supprimer tous les petits crédits sinon c'est peine perdue
Le crédit n'encourage pas à la patience car c'est bien connu sous l'effet du stress et des peurs voire terreurs beaucoup font n'importe quoi ou achèteront n'importe quoi. On nomme ce symptôme ,la fièvre acheteuse et nous sommes en plein dedans
Mais comme vous dites préservons nous des images anxiogènes et préparons Noel qui ne doit pas ressembler à un enterrement ,la vie est trop courte et on n'en a qu'une

Écrit par : lovejoie | 03 décembre 2015

Je crois entendre une petite musique de fond, Calendula, comme un reproche en sourdine fait aux humains d'être comme ils sont. Mais ils sont comme ils sont, donc ils sont le mieux qu'ils peuvent être. Ils ne peuvent pas être autrement. Il faut faire avec eux comme ils sont, avec bienveillance. Je commence déjà un de mes prochains billets, là... :-)

La perte de prégnance du discours écologique n'est pas totale puisque l'on parle beaucoup de la planète. Mais ce discours était fondé sur la rupture et ne pouvait ni fédérer large ni produire le supplément d'âme nécessaire. S'étant trop vite politisé sur un schéma classique i9l a posé ses limites. Le débat de la gauchisation était réel, certains tenaient à développer une réelle nouvelle voie. Ils ont échoué. Même les candidats écologiques libéraux comme Brice Lalonde n'ont pas réussi. La lignée est celle de Dumont, homme de gauche marqué, tiers-mondiste, etc. L'écologie n'a pas trouvé en politique soin propre adn. Les Verts sont maintenant des bourgeois énervés en quête d'une bonne place dans la société et dans les arcanes du pouvoir. On est là aussi en fin d'un cycle de parole dominante et d'identité biaisée. Dumont fut à l'écologie ce que Calvin fut à la Réforme.

Bon, j'ai dévoilé la moitié d'un prochain billet!
:-)

Écrit par : hommelibre | 04 décembre 2015

@hommelibre,

Vous avez l'oreille fine ! Mais cette sonorité sombre, cette basse continue n'est pas un sourd reproche, c'est une sorte de reconnaissance d'un principe de réalité.
Votre fresque succincte de l'histoire de l'écologie politique le démontre : on n'arrive pas à réaliser un idéal, à mettre en pratique des principes . Il y a toujours quelque chose qui cloche, on est trop doctrinaire ou alors trop flou ou flamby, trop dirigiste ou trop capitaliste.
Cela vaut pour tous les projets politiques, je crois. Inutile de citer les dérives totalitaires du XXème siècle ( stalinisme, nazisme principalement).
Ces projets se voulaient nobles, leurs objectifs affichés étaient glorieux.
En observant la situation actuelle, on ne peut que constater que plein de dirigeants ont des projets pseudo-merveilleux pour leur peuple et le monde.

Nous, les commentateurs , nous avons nos préférences, nos convictions et nous pouvons nous fouler les doigts à essayer de convaincre les autres de l'excellence de nos poulains. La réalité continue son cours.

Je trouve donc peu surprenant que l'écologie politique ne soit pas un champ de roses. Est-ce pour autant le projet le plus nul ou le plus redoutable de tous ?!?!
Désabusée et désillusionnée, oui. Mais je ne fais de reproches à personne, je crois que je ne suis même pas misanthrope. Comme vous, je pense que les humains font de leur mieux, chacun à son niveau ( même s'il existe des personnes mal intentionnées, car tout le monde n'est pas bienveillant et on en a des preuves tous les jours)
J'accepte que ça ne se passera pas comme je l'aurais souhaité et j'aimerais juste vous rassurer : les écolos ne vont pas prendre le pouvoir !

Cette boutade, citation un peu modifiée de Brecht, est une magnifique claque à celui ou celle qui se plaint du verdict populaire :" Quand le peuple vote mal, il faut changer de peuple."
On ne changera pas le peuple ni les hommes en général.
Ainsi, nous n'arrêterons pas de ronchonner ici et de tirer des plans sur la comète ! Tout en sachant que notre opinion n'est qu'une toute petite note dans un brouhaha immense, nous continuons...

Écrit par : Calendula | 04 décembre 2015

Bien d'accord avec votre conclusion Calendula, et à défaut d'éventuellement convaincre d'autres, nous nous convions déjà nous-même à notre propre discours. Si en plus nous ouvrions un échange c'est pas mal, car je pense souhaitable que les idées circulent.

J'entends votre principe de réalité. Ok. Les projets politiques sont presque tous très mentaux et volontaristes, depuis le XIXe siècle, c'est aussi ce qui les rend clivants. L'écologie aurait pu peut-être ou devrait être non-clivée, mais elle a été développée par des humains dans une perspective particulière et une époque de rupture. Elle n'a pas fini de liquider ce passé. Elle ne le fait d'ailleurs pas.

Ce qui a été fédérateur? Les progrès technologiques, l'amélioration des soins de santé, le désir de justice et d'égalité, et donc le système économique et politique qui permet cela dans un cadre où notre volonté et liberté individuelle sont préservées. Les projets politiques et sociaux du nazisme et du communisme l'ont été à un moment mais n'ont pu tenir qu'en sacrifiant la liberté individuelle et en vivant sur la lutte contre un ennemi. Une telle disposition s'épuise à la longue.


Si les écolos étaient une assemblée de vrais sages, peut-être ne serais-je pas opposé à ce qu'ils prennent le pouvoir. Mais Cécile Duflot, Placé et autres, ah que heuuuuu.....
:-)

Écrit par : hommelibre | 04 décembre 2015

"...ils sont le mieux qu'ils peuvent..." / "...les humains font de leur mieux..." mais à l'aune de quoi?

Écrit par : Bérénice | 04 décembre 2015

@Bérénice,

Votre question est très bonne et sous-entend que ce n'est pas évident. Je suis d'accord avec vous et c'est pourquoi j'ai aussitôt ajouté ma parenthèse :( même s'il existe des personnes mal intentionnées, car tout le monde n'est pas bienveillant et on en a des preuves tous les jours)

Mon idée était que le but de tout un chacun n'est pas de détruire ce qu'il y a à l'entour. Souvent, on gaspille et pollue, faute d'alternatives ou par ignorance.
Ensuite, il existe des personnes qui veulent s'enrichir en exploitant les ressources à tort et à travers, en dissimulant ou en se moquant des retombées ( Lonza en Valais, Seveso en Italie, VW en Allemagne, la déforestation massive en Indonésie ou au Brésil etc). Il suffit pour finir d'assez peu d'individus pour faire un maximum de dégâts.
Si on veut réglementer un peu tout ça, on passe pour abusif ou moralisateur.
De nouveau, je pense que ceux, qui résistent à l'idée de la préservation des ressources, ne sont pas malveillants, mais résistants au changement. Il y a l'idée que la nature est infiniment généreuse et qu'il faut en profiter, augmenter son confort.
Certains ont effectivement encore beaucoup à améliorer et il se peut que des pays en développement puissent sauter la case "dépendance au pétrole , gaz et charbon". Ce matin, j'ai entendu que le Nicaragua fonctionnerait avec 50 % d'énergies renouvelables. C'est à vérifier.
Ceux qui n'ont rien à perdre dans l'adaptation aux énergies dites propres ont probablement de meilleures chances que nous de vivre indépendants et ne pas être à la merci de pétro-monarchies, tout en préservant une certaine qualité de vie.

Écrit par : Calendula | 04 décembre 2015

Calendula, Je ne suis pas sûre que vous ayez bien compris ma question. Je voyais la chose au niveau planétaire. Des milliards d'êtres humains vivant dans les pays (plus ou moins) émergents s'efforcent de faire de leur mieux, d'être le mieux qu'ils peuvent sans du tout se préoccuper d'une pollution dont ils ignorent tout.

Je prends un exemple tout simple: le Gange.
Wikipedia: "On estime que chaque jour le Gange reçoit les restes de quelque 475 cadavres humains ainsi que de 1 800 tonnes de bois utilisées pour les crémations, auxquels s'ajoutent les 10 000 carcasses d'animaux qui y sont abandonnées, ce qui est une importante cause de pollution. Diverses méthodes ont été envisagées pour aider à sa dépollution, comme l'installation de stations d’épuration et leur raccordement à des centaines de kilomètres d’égouts, la construction de milliers de toilettes publiques et de crématoires électriques - comme ceux de Varanasi - mais ils ne sont guère utilisés que par les indigents. Il a été aussi opéré à des lâchers de milliers de tortues nécrophages pour que celles-ci puissent dévorer les cadavres insuffisamment brûlés, mais les reptiles ont été capturés et consommés par les riverains pauvres."

Ne croyez-vous pas que tous ces gentils pollueurs s'efforcent de faire de leur mieux dans leur situation et à l'aune de leurs valeurs, pour adoucir leur misère? Il en va de même partout sur la planète.

Et nous, non seulement, nous avons plus que tout, souvent grâce au pillage des pays pauvres, mais nous nous arrogeons encore le droit de donner des leçons...

Écrit par : Bérénice | 04 décembre 2015

« Je prends un exemple tout simple: le Gange. »

Ha! Mauvais exemple.

Ca me rappelle tellement une blague à propos de la rencontre entre un routier qui s'est envoyé dans un fossé et une deux-chevaux qui passait par là ...

Écrit par : Chuck Jones | 04 décembre 2015

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