13 novembre 2015

TVA sur les tampons : changer les règles, d’accord, à condition que…

S’agissant des protections hygiéniques on doit reconnaître un brin d’humour dans le slogan Changer les règles. Il n’y manque que le tampon de l’administration. Pour une fois qu’elles sont drôles.

 


tampons,tva,culotte,mousse à raser,contraception,Pas de sang pour l’armistice

Elles? Deux groupuscules de filles, pas moins, pour traiter cette affaire d’Etat. D’une part le collectif Georgette Sand. Georgette c’est plutôt idiot vu que Georges est le prénom volontairement masculin de la romancière du XVIIIe siècle.

D’autre part le collectif Culotte Gate, 1479 like sur sa page Facebook. Le Culotte Gate s’est amusé à envoyer à l’Assemblée Nationale des culottes avec des taches de sang entre les jambes. Histoire de mettre le nez des députés dans la… peinture rouge? J’ai vu un reportage télé: elles étaient quatre pour préparer leur gag.

Deux groupes? Pourquoi deux? Peut-être parce que deux filles briguaient leur quart d’heure de célébrité, des places de présidentes, et des subventions. Et leurs entrées au gouvernement.

Sur le pavé, en tout, quelques dizaines de manifestantes à Paris le 11 novembre, jour de l’Armistice. Pourtant l’Armistice a été signée pour que le sang ne coule plus. Quelques dizaines tentant de faire plier les députés à leur volonté. La démocratie en Socialismusland c’est la dictature des minorités.

 

tampons,tva,culotte,mousse à raser,contraception,De bonnes raisons

Ces goupuscules réclament une baisse de la TVA sur les protections intimes. Elles demandent qu’elles soient classées dans les produits de première nécessité avec une TVA à 5,5% plutôt que 20%. Leur argument: on ne choisit pas d’avoir des règles. Pas faux. Même Beyoncé met des tampons. Une culotte, par contre, je ne sais pas (image 2).

Les députés ont une première fois refusé de baisser cette TVA en octobre. Il y a une grosse perte de recettes. Leurs arguments? La comparaison avec la mousse à raser, qui est aussi à 20%. Question: la mousse à raser est-elle un produit de première nécessité? Non, les hommes peuvent se laisser pousser la barbe comme les intégristes musulmans. Ce n’est toutefois pas le seul argument:

«Le ministère des finances ne tient guère à ouvrir le débat sur ce qui relève ou non de la « première nécessité », et qui justifierait un taux réduit de TVA. « Par exemple, voir clair est une nécessité, alors il faudrait baisser le taux sur les lunettes.»

 

Les canards leur disent merci

La vraie question est donc la classification des produits de première nécessité. Chose que l’État ne souhaite pas faire à cause du risque d'effet domino sur d'autres produits. Certes les femmes ne choisissent pas d’avoir des règles. On pourrait aussi baisser la TVA sur les serviettes réutilisables, que nos arrière-grand-mères employaient faute de tampons. C’était écologique à tampons,tva,culotte,mousse à raser,contraception,produire et durable. Pourquoi aujourd’hui favoriser un produite jetable et particulièrement polluant? On compte environ 2 milliards 304 millions de tampons ou serviettes rejetés chaque année rien qu'en France. Or:

« Les procédés de fabrication des protections périodiques jetables sont très polluants et utilisent des produits chimiques (plastiques, résines, liants, fabrication de fibres synthétiques comme la rayonne, blanchiment etc.). (…) L’argumentation hygiéniste conduit à une surenchère d'emballage (plastique individuel, boîte, applicateurs en carton ou en plastique etc.). La gestion de ces déchets, majoritairement non dégradables, est problématique. Les protections périodiques jetables sont le plus souvent incinérées mais aussi enfouies sur des sites de déchets. Ces protections mettent 500 ans à se dégrader et sont une source microbienne. Les tampons et les applicateurs sont souvent jetés dans les toilettes. Ils se retrouvent dans les océans et posent de nombreux problèmes aux poissons et aux mammifères aquatiques. » (Wiki)

 

D’accord, mais en contrepartie… 

Il est possible de remplacer les protections par des coupelles (image 4) et éponges menstruelles, pas chère et durables. Pour autant que les femmes n’aient pas le dégoût de leur sexe comme Simone de Beauvoir, et du sang qui en coule. Certaines femmes pratiquent même le free flow instinct: leur corps s’éduque à vivre sans aucune protection. Très vite les muscles se contractent et retiennent le sang. Il suffit d’aller régulièrement aux toilettes.

tampons,tva,culotte,mousse à raser,contraception,Et s’il faut classifier ces produits tellement pratiques mais si polluants en première nécessité, comme l’État français perdrait près de 60 millions d’euros de recettes par an, il faut tout reclassifier et revoir les prises en charge par la Sécurité sociale.

Par exemple la pilule contraceptive n’est pas un produit de première nécessité. C’est un produit de confort. Ovuler n’est pas une maladie. Si les femmes ne choisissent pas d’avoir leurs règles, elles choisissent de faire l’amour. Logiquement la Sécu ne devrait plus rembourser à 65% les contraceptifs. 

Donc d’accord pour baisser la TVA sur les protections hygiéniques féminines. Mais alors, fin du remboursement de la pilule contraceptive, doublement des taxes sur les produits futiles comme le rouge à lèvres, et introduction d’une taxe écologique sur les tampons pour compenser la grave menace qu’ils font planer sur l’environnement.

Je doute que cette idée, proposée avec humour, fasse très plaisir à Osez le Féminisme, aux Femmes à barbe et autres groupes de Gorgones. C’est à la fois égalitaire et en accord avec le principe du pollueur-payeur. Cela va coûter beaucoup plus cher. Les femmes pourront dire merci aux féministes.

 

 

 

08:42 Publié dans Féminisme, Humour, Santé, société | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : tampons, tva, culotte, mousse à raser, contraception, pollution, durable, écologique, sang, règles, lunettes | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Attention : En Suisse, les pilules contraceptives ne sont pas remboursées.
Ici, les femmes assument leur liberté à 100%.

Je trouve ce débat vraiment très compliqué. Est-ce à la collectivité d'expliquer aux femmes en âge d'avoir des règles comment les gérer au niveau de leur hygiène intime ? Ou : est-ce aux seules femmes ayant des moyens financiers conséquents d'accéder à des "protections" simples et pratiques à utiliser ?
On est dans une société, où le fait de jeter des trucs à la poubelle est totalement accepté, ça n'émeut pas grand monde, juste des écologistes geignards. Je pense à la mode des lingettes jetables, il y en a pour toutes sortes d'usage et ça cartonne.
Je sais : les féministes ont commencé, en amenant le sujet des tampons sur la table. Elles ont initié un débat sur ce qu'est "la première nécessité" et que découvre-t-on : tout un chacun a sa propre vision, selon ses propres nécessités. Quelle surprise !
Ca me fait rigoler, parce que adolescente, j'ai dû enquêter longuement, pour comprendre ce qu'était un Tampax. Il y avait de la pub, mais elle était tellement subtile, que je n'arrivais pas à saisir la spécificité du produit tellement pratique ;-))) Les temps ont bien changé !
En tant que personne aux montures de lunettes un peu vertes, j'ai culpabilisé d'utiliser des couches jetables pour mes enfants. Mais j'ai oublié de culpabiliser au sujet de mes serviettes et tampons hygiéniques ! Caramba ! Trop tard.
J'aurais donc dû apprendre des techniques de contrôle de muscles insoupçonnés pour me passer de toute protection, comprendre quand est-ce que c'est le moment stratégique de se précipiter dans des toilettes libres, qui sont de toute façon difficiles à trouver et me retrouver à faire la queue avec d'autres femmes pratiquant "le free flow instinct". J'imagine les femmes sur leur lieu de travail, s'absentant de leur poste pour gérer ça en toute discrétion, se lever la nuit, pendant un spectacle ou dans un embouteillage sur la route.
Nous aurions probablement eu de la peine à retenir le flow dans ces circonstances et il y aurait eu première nécessité d'avoir des panosses à disposition. :-))) Et puis, ça aurait augmenté le gaspillage d'eau dans des toilettes aux chasses sur-utilisées.
Non vraiment, le sang n'est pas n'importe quel liquide. Se retrouver avec des taches voyantes sur les vêtements est un vrai problème en société. Le contrôle de nos fonctions vitales est une exigence moderne, avec laquelle on ne peut transiger.
Le confort personnel n'étant pas une première nécessité, on se comprend.

La solution que j'entrevois, c'est de supprimer les règles, par des moyens médicaux. Ce n'est pas très naturel, mais d'après ce que j'ai compris, ça ne serait pas très néfaste. Etant sujette à l'anémie, à un moment donné, j'ai pu bénéficier d'une astuce, qui m'a évité de devoir recourir à des piqûre de fer dans les veines.
J'ai envie de croire dans des solutions médicales, car de vivre avec les règles c'est vraiment pas marrant.

Écrit par : Calendula | 13 novembre 2015

L'Etat qui perd de l'argent à cause de ses associations chéries ?
Le juste retour de bâton ...

Écrit par : spartakus | 13 novembre 2015

Calendula, MDR!!!
J'imagine les situations que vous décrivez en free flow instinct... Je n'ai jamais rencontré de femme le pratiquant mais j'imagine qu'en effet cela ne doit pas aller de pair avec un travail prenant, un long voyage en avion, des règles fortes, etc.

Les règles sont une contrainte pour les femmes. Elles s'y font, elles n'ont pas beaucoup de choix. La solution médicale existe, l'aspiration des règles. A voir quel est le meilleur confort ou le moindre inconfort pour chacune. En tous cas les taches sur les vêtements en société, en effet, c'est pas possible, même si c'est naturel. Je comprends bien que les femmes aient une pudeur sur ce sujet, même quand on est en couple.


Le débat sur la TVA me paraît encore une possibilité de placer de nouveaux groupes. Il est parti des différences de prix pour les rasoirs jetables. Maintenant c'est connu sous le nom de Taxe rose. Il faut vraiment chercher des "inégalités" partout pour exister et justifier des subventions et un statut avantageux de victime. Pourquoi les rasoirs hommes et femmes ne sont-ils pas aux mêmes prix? ... parce qu'ils ne sont pas de la même couleur... :-)))

Bon, il y a des différences de marketing, de volume de vente, etc. Les produits de soin de la peau n'ont pas non plus les mêmes compositions pour hommes et femmes car les peaux sont différentes. Je pense que l'on va trouver des raisons naturelles, économiques, de fabrication, etc, dans nombre de produits. Et puis rien n'empêche les femmes mâchefer des rasoirs jetables pour hommes! Et puis d'acheter là où c'est le moins cher. Après tout il y a d'autres domaines inégalitaires: les impôts. Ceux qui en paient plus, en proportion de leurs revenus, n'ont pas de meilleures prestations publiques pour autant. Les marchands doivent pouvoir vendre au prix qu'ils veulent. Après le consommateur choisit.

Pour les protections intimes c'est différent puisque les hommes n'en portent pas. La pollution est en effet particulièrement intense et volumineuse, mais entre cela et le confort des femmes, le choix est fait pour la majorité d'entre elles. Je le comprends. Je suis juste étonné que l'on parle si peu de cet aspect écolo, peut-être parce que l'on n'ose pas toucher aux "acquis des femmes"...

La question de la TVA n'est pas fausse mais c'est toute la classification qui serait à revoir. Avec au final une incertitude de pouvoir compenser les réductions de recettes. Par contre, puisqu'il y a déjà une taxe de retraitement à l'achat de pas mal d'appareils, une taxe écolo pourrait un jour être appliquée. Même si je pense que les taxes ne résolvent pas tout et qu'il faut trouver des solutions moins polluantes en amont, dans la fabrication. Changer les comportements c'est plus difficile, surtout devant le confort que représentent les serviettes et tampons.

Le plus irritant là dedans est toujours ce discours implicitement victimaire et orienté, alors que beaucoup de choses concernant les femmes et/ou les hommes pourraient être reclassifiées.

Écrit par : hommelibre | 13 novembre 2015

La revendication semble normale. Les femmes n'ont pas le choix.
Ce qui fait la différence entre le "superflu" et la nécessité, c'est le choix.

En France, le fois gras est considéré comme produit de première nécessité !
De même que des sucrerie, chips, etc...

Au vu de certain produit considéré comme nécessaire, la revendication est légitime

Écrit par : Glob | 13 novembre 2015

@ Glob:

La TVA semble avoir été parfois appliquée selon les cartes électorales ou une logique clientéliste ou corporatiste plus que selon une logique objective.

Le problème ici est que l'on reste dans le corporatisme. Mettons à plat tous les produits de la TVA, ou tous les produits concernant spécifiquement les besoins masculins et féminins, et au nom de l'égalité – puisque c'est l'enjeu idéologique ici – traitons avec le même intérêt les uns et les autres.

Ici on a un produit phare, défendu par deux énièmes groupuscules constitués pour l'occasion depuis peu, sans vue d'ensemble, polarisés sur un objet en vue d'un bénéfice idéologique certain (et financier probablement). Et d'un bon buzz. Que quelques dizaines de membres arrivent ainsi à monopoliser l'attention de tant de médias d'un pays, et ses députés, me paraît totalement excessif. Pendant ce temps on apprend qu'en 2014 neuf sdf sont morts chaque semaine en France, soit 498 sur l'année. Pas be buzz là. Bien sûr il n'y pas de lien, sauf le degré de médiatisation.

Le communautarisme et la partialité qui entachent la démarche en diminuent la légitimité. Ou alors, la requête aurait pu être faite non pas au nom d'une égalité sur fond de supposée discrimination, mais simplement au nom d'une logique purement fiscale. Mais on sait bien que ce n'est pas le cas. Le site du collectif est assez explicite du biais du discours:

"Serait-ce l’insuffisance de modèles féminins et l’omniprésence des hommes blancs, bien portants et aux cheveux gris..."

Le ton est donné. Nadine Morano aurait apprécié. Mais je doute que Moix ou Requiers leur en fassent le reproche...

Écrit par : hommelibre | 13 novembre 2015

Que ce soit défendu par un groupuscule, par des féministes cela ne change rien au fait que les produits de première nécessité doivent être défini comme incontournable.

Lorsqu'il y a obligation de consommer, on peut considérer comme première nécessité : électricité, pain, eau, objet pour handicapé (chaise roulante), ...

Ce qu'elles réclament, les femmes auraient dû le réclamer depuis longtemps.

Votre pensée est biaisée du fait que ce sont des féministes qui sont derrière tout ça, et vous ne les aimez pas. Le fait qu'elles en font quelque chose de politique ne change pas la réalité sur cette "injustice"

Écrit par : Glob | 13 novembre 2015

J'analyse le processus pas seulement le simple fait des produits d'hygiène de première nécessité. Je souligne un angle partial, politisé et "privatisé" dans un domaine qui ne devrait pas l'être. C'est le processus qui est biaisé, non ma pensée. L'excessive médiatisation démontre, s'il le fallait, le biais du processus.

Vous mettez le mot injustice entre guillemets, c'est heureux, car c'est un peu fort.

Écrit par : hommelibre | 13 novembre 2015

Les féministes des années 70, ADF, en Suisse, pourraient traiter d'usurpatrices les femmes d'aujourd'hui se disant féministes parce que, redisons-le, il était question de droit de vote, de salaires équitables, de décriminalisation de l'avortement (qui n'était pas et ne devait pas devenir l'IVG d'aujourd'hui où l'on jette un fœtus comme un emballage vide), de contraception et de plannings.
MLF, de politique et de psychanalyse et de crèches, principalement.

En revanche, concernant cet article, son imagerie, nous n'aurions pas hésité à nous dire en dire choquées par tant d'indécence ou de manque de pudeur.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 13 novembre 2015

Du même tonneau ou dans la même veine d'inspiration popotine, nous attendons maintenant un billet excrémentiel ou, plus crûment, bien assaisonné pipi-caca... rigoureusement documenté et soigneusement illustré, cela va de soi. Et tâchez de ne pas nous décevoir, cher hommelibre.

Écrit par : Bérénice | 13 novembre 2015

Myriam (et Bérénice):

1. L'image 1 est en accueil du site Culottegate
www.barbieturix.com/2015/11/06/taxe-tampon-laction-du-collectif-culotte-gate/

Les députés français en ont reçu d'autres plus suggestives. La télé les montre dans certains JT. Beaucoup de médias les relaient. "Osez le clitoris", "Marche des salopes", Femen se roulant au sol en hurlant ou pissant dans la rue devant les caméras sur la photo de DSK, etc: les féministes modernes nous ont habitués à des images de ce genre. C'est une partie non négligeable de l'iconographie actuelle.


2. Image aujourd'hui classique des stars auto-proclamées "féministes" qui remplissent les émissions de divertissement, les clips télé, les médias, internet (encore Beyoncé est-elle pudique par rapport à d'autres).


3. Ce que l'on voit dans le ventre de volatiles marins dans les régions d'accumulation maritime. C'est documenté depuis longtemps, c'est aussi la réalité, celle que nous ne voulons pas voir. Certaines images sont plus dures encore.

www.regardsurlemonde.fr/blog/la-pollution-de-l-ocean-pacifique-en-dechets-plastiques-provoque-la-mort-de-milliers-d-albatros-chaque-annee-aux-iles-midway

http://lehuitiemecontinent.blogspot.ch

Taper "albatros plastique" sur google.


4. Image publicitaire, comme il en existe tant pour Always, Tampax, etc.


Iconographie actuelle...

Écrit par : hommelibre | 13 novembre 2015

10ème et 11 ème arrondissements Trois ATTENTATS SIMULTANES

18 morts! Des blessés, Encore des tirs à la kalachnikov,. des otages situation chaotique

Écrit par : Patoucha | 13 novembre 2015

Ce que l'on voit, entends ou réalise aujourd'hui pose une question angoissante: que deviennent les hommes et les femmes entre eux?

L'amour?

En tant que féministe des années septante, "pas d'accord en tout" comme femmes demeurant chez elles pour s'occuper de leur foyer, tout ce qu'il y a à faire, "débiles"!

alors qu'en fait privilégiées en aucun cas "déphasées" selon leur vie en générale, couple, amis, relations, activités...

Le droit de vote n'aurait-il pas fini par l'emporter sans féminisme?
Les salaires égaux gagnés sur le papier non en réalité: cette seule remarque sur un blog me valut un commentaire des plus emportés par un homme.

Contraception? les médecins en parlaient, etc.

Gosses traînant dans les rues, personnes à la maison

Drogues dès les mêmes années: rien à voir avec l'absence de la mère notamment à midi lorsque les enfants rentraient de l'école?

Une bonne cantine peut-elle remplacer la présence maternelle?

Educatrices, selon ma formation, nous apprenions l'importance affective de la mère laissant en et sur tout ce qu'elle touche par ses mains, sa pensée, son cœur comme y circulant une sorte de fluide apportant à l'ensemble de la famille un sentiment d'amour et de sécurité.

Écrit par : Myriaqm Belakovsky | 14 novembre 2015

Myriam, je partage votre question:

"... que deviennent les hommes et les femmes entre eux?

L'amour?"

C'est pour moi une question centrale. Je pense qu'il va y avoir du boulot.

Écrit par : hommelibre | 14 novembre 2015

La liste des taux de TVA en France est curieusement faite. Les lobbys régionaux ont bien fonctionné:

"... le caviar est le seul produit alimentaire taxé à 20 %, quand le foie gras ou la truffe sont à 5,5 %. De même, si le chocolat n’a pas droit au taux réduit, les bonbons, eux, sont bien à 5,5 % ! Même chose avec les sodas, taxés, comme l’eau, à 5,5 % (même s’ils subissent une surtaxe par ailleurs), etc.

En savoir plus sur
http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/10/16/tva-sur-les-tampons-qu-est-ce-qu-un-produit-de-premiere-necessite_4791200_4355770.html#LwuSVMj5VJt2okJo.99 "


Le papier de toilette n'est pas considéré comme de première nécessité. Heureusement que l'on a les feuilles des arbres... Le savon non plus, ni le dentifrice, pas plus que les vêtements. On est donc très loin d'une Woman Tax, d'une taxe rose sexiste.

Cette liste date de 1950. Elle mériterait d'être revue, de toute évidence.

Écrit par : hommelibre | 14 novembre 2015

@ Myriaqm Belakovsky

Les salaires égaux gagnés sur le papier non en réalité: cette seule remarque sur un blog me valut un commentaire des plus emportés par un homme.

y a t'il une enquête honnête qui prouverait que les salaires égaux ne sont pas gagnés en réalité ?

http://blogs.mediapart.fr/blog/hommelibre/050312/inegalite-salariale-femmes-hommes-la-valse-des-chiffres

Conclusion

Donc en conclusion on n’est plus à 27%, 25% ou 20%? Non. On est à 5, 6 ou 7%. La stratégie victimaire ne tient pas la route. On n’est pas loin d’une escroquerie intellectuelle de grande ampleur. Il n’y a pas de discrimination sexiste générale, collective, massive et élevée. Encore un décalage entre ce qui est dit et la réalité, décalage que j’ai mentionné entre autres dans ce billet. C’est ce chiffre de 5, 6 ou 7% qui doit encore être analysé et compris: est-ce une véritable discrimination, tenant compte de compétences, diplômes, niveau de responsabilité, ancienneté, absentéisme, productivité équivalents? Si c’est le cas il s’agit d’une injustice. Ou cette différence a-t-elle une autre explication, auquel cas il n’y a plus d’inégalité salariale, ou seulement résiduelle et sectorisée?

Écrit par : leclercq | 15 novembre 2015

@ Leclercq

Si vous avez lu mon commentaire sans parti pris vous aurez noté en l'occurrence que j'ai relaté l'aspect agressif d'un autre commentaire non directement à mon sujet mais relatif aux revendications salariales féministes.

Dans les années septante, "femme au foyer" (donc dite "infantile"!) je rejoignis le féminisme notamment parce qu'il me semblait juste qu'à travail égal soit accordé salaire égal, certes, mais personnellement en pensant plus particulièrement aux mères célibataires afin d'épargner à pas mal d'entre elles le... "social"!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 15 novembre 2015

@ Myriam Belakovsky

actuellement les mères sois-disant célibataires en fait très peu (lire crise de la famille d'Evelyne Sullerot), ont tellement d'aide sociale quelles ne cherchent nullement à travailler.

elles consomment à elles seules la moitié des allocations familiales en France.

Écrit par : leclercq | 15 novembre 2015

@hommelibre
Les produits que vous citez sont utilisez par tout le monde, hommes et femmes, aucun groupe n'est pénalisés spécifiquement.

Écrit par : Glob | 15 novembre 2015

@ Leclercq

Je vous ai parlé des années septante.

Ne puis vous suivre entièrement tant je ressens de votre part un effarant préjugé comme s'il n'y avait plus de femmes honnêtes.

Toutefois pour ce en quoi vous auriez raison, Leclercq, vous confirmez la conviction de pas mal de monde selon laquelle renoncer à éduquer les enfants (en commençant par l'exemple) accepter n'importe quoi d'eux, nommer reine et roi "libre expression" sans réflexion juste pour le plaisir de blesser et dégrader, et roi, le "blasphème" le n'importe quoi... manque de respect en tout y compris nos valeurs les non sonnantes et trébuchantes pourraient ne pas être étrangers à ce que, Leclercq, vous dénoncez.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 15 novembre 2015

@ Glob:

Justement. Ce constat m'inspire deux remarques:

1. les taux de TVA appliqués ne dépendent pas d'une division par genre,
2. la définition de "première nécessité" et les classifications qui en ont découlé à l'époque ne semblent plus totalement pertinentes en 2015.

Par contre, déclarer qu'il s'agit d'une "woman tax" ou d'une taxe rose" indique une volonté de "genrer" la question a posteriori. Il s'agit avant tout d'une posture politique et d'un lobbying corporatiste (ici communautarisme) au nom d'un argument qui se présente universel et absolu: l'égalité de traitement (l'universel et l'absolu de cet argument étant déjà en soi discutable).

On pouvait se demander comment un groupuscule comme les producteurs de foie gras ont fait pour obtenir un statut corporatiste et spécifique. On voit comment et par quel biais des groupuscules féministes tentent de faire plier l'Etat en leur seule faveur, puisqu'il n'est pas question de remettre en compte la globalité de la classification.

Par ailleurs j'ai minimisé dans mon billet, la comparaison avec la crème à raser. Or en y repensant cette comparaison me paraît plus opportune qu'il ne me le semblait. Certes les hommes n'ont pas la même nécessité naturelle de se raser que les femmes d'absorber leur écoulement menstruel. Cependant il y peut y avoir une obligation sociale, professionnelle ou hygiénique selon le métier exercé. Barbes, ou cheveux longs pendants, ne sont pas perçus positivement dans la restauration par exemple. Dans des métiers à risques (police, armée) la barbe peut être contre-indiquée pour raisons de soins plus faciles des blessures au visage par exemple.

En France par exemple le règlement de l'Armée de Terre précise:

"La coupe de cheveux, le port de la barbe, des bijoux et ornements divers sont soumis aux exigences de l’hygiène, de la sécurité et du port des effets et équipements spéciaux. Les conditions d’application sont précisées par une instruction du ministre de la défense."

https://sin.thecthulhu.com/library/military/training/France/TTA-150-Titre-1-Connaissances-militaires-generales-edition-2008.pdf

On peut arguer du fait que des femmes utilisent aussi la crème à raser pour procéder à des épilations. Mais les raisons ne sont qu'esthétiques et non sanitaires, et il existe dans ce cas d'autres procédés, la crème à raser n'étant pas impérative.

Si donc il y a réforme de la liste et de la notion même de première nécessité, les raisons ne peuvent être genrées sans faire justement une discrimination qui n'a pas lieu d'être. En quelque sorte on crée ce que l'on veut combattre. Le fait de politiser à outrance un point spécifique et d'en faire un enjeu de genre ne correspond pas à un souci d'égalité intelligente et globale mais à la constitution de nouveaux groupes de type victimaires, qui vont solliciter des subventions de fonctionnement pour payer les salaires de leurs dirigeantes improductives. C'est à cela que sert la politisation de la question, et non à défendre une réelle égalité.

Écrit par : hommelibre | 15 novembre 2015

@ Myriam Belakovsky

l'Association retravailler a été créer en 1974 par Evelyne sullerot

"un effarant préjugé comme s'il n'y avait plus de femmes honnêtes."

aucun préjugé, c'est juste profiter des allocations mises en place.

extrait du livre crise de la famille. page 169, 170 années 1975 1985

"Ainsi, l'absence de reconnaissance de Yenfant par le père
peut ouvrir également droit à toucher l'API`: elle peut être
organisée et elle l'a été souvent. L'enfant n'aura pas de
père... pour que, jusqu'à son troisième anniversaire, sa
maman puisse avoir pour partenaire pourvoyeur, pour sou-
tien de famille, l'État-papa ! Bien sûr, il faut aider les
femmes seules dans la misère, mais pas parce qu'elles sont
seules ! Les conditions d'attribution de cette allocation ne
pouvaient que provoquer des effets pervers : fausses décla-
rations, éloignement du père, refus d'activité profession-
nelle*.
Pour s'en aviser, il faut avoir connu des femmes titulaires
de l'API. Dans plusieurs villes, les centres Retravailler ont
organisé pour elles des stages d'insertion professiormelle de
800 heures. Pendant les deux premières semaines de cours,
toutes cherchent à maintenir la fiction de leur « isolement ››,
puisque c'est à ce titre qu'elles sont payées et formées. Mais,
au fur et à mesure des jours, elles parlent, s'animent, se
confient. Les « compagnons » sortent du placard où elles
avaient dû les reléguer. Ils viennent les chercher à la sortie
des cours. À la fin des 800 heures, rares sont celles qui sont
encore « isolées ››. Mais si certains de ces messieurs roulent
en voiture, d'autres sont au chômage, d'autres « leur
piquent leur pognon ›› le jour où arrive l'API... La condition
d'« isolement ›› est une fiction marginalisante comme celle
du non-emploi. Pour garder l'API, on travaille au noir,
quand on ne fait pas « des passes ››. Nous cherchions à les
former pour une réinsertion professionnelle. « Mais si je
bosse, je perds l'API et je dois faire garder mon gosse ! ››
Alors le conseil d'une autre : « Fais-toi mettre enceinte avant
que ton gosse ait 3 ans ! ››
Cette allocation a été concoctée par quelques esprits géné-
reux et tordus, ravis d'aider les laissées-pour-compte du
mariage. Ils ont réussi à fabriquer des marginales.
Bien sûr, la misère de ces femmes doit certes être secou-
rue. Elles doivent être aidées. Elles le seraient mieux par le
RMI. Aux États-Unis et en Angleterre, on a également mul-
tiplié les fatherless mothers en leur distribuant des alloca-
tions spécifiquement attachées à leur situation de mères
seules.

Écrit par : leclercq | 15 novembre 2015

@ Leclercq

Si vous le permettez nous allons rendre la parole à l'auteur du blog en respectant le thème par lui présenté. Evelyne Sullerot c'est bien mais dépassé. Tout a changé.
J'ai souvent remis en question la démarche féministe du travail de la femme à la maison "infantilisant" parce que les deux salaires du couple ont permis aux prix et coûts de la vie, ou ce qui n'est plus la vie (double journée de travail l'une à l'extérieur la seconde le soir coaching scolaire y compris). Les deux salaires ont permis aux prix et couts de la vie, donc, de ne plus quitter leurs ascenseurs respectifs.
La plupart des couples avec enfants ne pouvant plus se contenter d'un seul salaire.

En cas de chômage grave on aurait pu imaginer que l'un des conjoints d'un couple vivant bien avec un seul salaire renonce à travailler afin de laisser libre une place à qui moins bien nanti avait franchement besoin de travailler.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 15 novembre 2015

@ Myriam Belakovsky

evelyne Sullerot c'est Dépassé !!!, la dernière mise à jour de la crise de la famille date de 2000, et ce livre relate l'évolution de la crise de la famille depuis la dernière guerre, les analyses dans ce livres sont très lucides et pertinentes. je ne pas l'impression que vous l'ayez lu,
j'ai plutôt l'impression que vous voulez avoir raison. donc je perds mon temps.

vous sortez du sujet de ce que j'ai écrit ci-dessus.

Écrit par : leclercq | 15 novembre 2015

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