07 novembre 2015

Réchauffement et pergélisol : le méthane n'est plus une bombe climatique

Depuis des années le relargage de méthane a été placé au top du risque d’emballement de l’atmosphère vers le très chaud. Il est qualifié de bombe climatique. Il pourrait, selon certaines prédictions, faire monter la température terrestre de 8° Celsius.

 


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Le CNRS, assemblée de chercheurs français, relayait encore cette info au début 2015 cette vision linéaire, simpliste du processus:

 

«Si la totalité du carbone emprisonné dans le pergélisol venait à être relâchée, cela pourrait avoir des conséquences dramatiques pour le réchauffement climatique», explique Florent Dominé, qui évoque une augmentation de 5 à 8 °C de la température d’ici à 2100...  Tout ce qu’on sait aujourd’hui, c’est qu’on est face à une redoutable boucle de rétroaction positive, poursuit le chercheur. Plus la température de l’air augmente, plus le pergélisol fond, plus la quantité de gaz à effet de serre augmente dans l’atmosphère, ce qui entraîne une nouvelle hausse de la température de l’air, et ainsi de suite…»

 

Le pergélisol, ou permafrost, est le sol gelé depuis des milliers d’années. Il emprisonne du méthane. Sa fonte libère du CO2 et ce méthane, gaz considéré comme 25 fois plus impactant pour le climat que le CO2, comme l'image 1 le laisse supposer.

 

Une rétroaction positive est une réaction en chaîne qui amplifie le processus en cours. A contrario, une rétroaction négative freine le processus et rétablit une situation moins dramatique, comme c’est le cas avec la transpiration: elle est causée par la fièvre mais elle diminue cette fièvre grâce à la perte de chaleur corporelle due à ladite transpiration.

 

Le pergélisol a déjà fondu dans le passé, à la fin de l’ère glaciaire précédente. A l’époque c’est grâce au réchauffement que notre espèce a pu se développer. Le pergélisol non fondu était stable, du moins depuis que nous connaissons scientifiquement les terres arctiques. Mais nous ne pouvons pas savoir ce qu’il en était lors du réchauffement médiéval, ou lors de celui qui a vu l’expansion de Rome, ou encore au très gros coup de chaud il y a 8’000 ans.

 

 

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Début 2015 des scientifiques sont donc toujours dans l’alarmisme climatique. Pourtant en 2013 d’autres chercheurs avaient déjà mis un bémol au risque d’emballement. A croire qu’ils ne communiquent pas entre eux:

 

«... une étude effectuée à l’institut de géologie de Moscou démontre que les amas d’hydrates de méthane ne réagissent que très lentement à un réchauffement climatique, soit avec un retard de 20 à 40.000 ans. D'ailleurs, les dégagements actuels, qui viennent d'être mesurés directement par une équipe américaine, semblent très faibles, le méthane émis se diluant dans l'océan.»

 

Le méthane est aussi tributaire de la pression. Si les océans montent grâce au réchauffement, la pression d’eau plus forte le stabilisera en profondeur.

 

Le magazine Science & Vie de ce mois informe d’une découverte: une rétroaction négative, donc freinatrice, dans le relargage du méthane. Chui Lim Lau, chercheuse à l’université de Princeton pour l’environnement, a étudié la fonte du pergélisol dans le nord du Canada (image 2).

 

Elle et son équipe ont mis en évidence qu’en fondant, ce sol gelé donnait naissance à des bactéries jusqu’alors inconnues. Ces bactéries «consomment» le méthane et le réduisent en alcool. Ce qui signifie, selon elle, que plus le permafrost fond plus il est capable d’éliminer le méthane présent dans l’atmosphère. Cette rétroaction négative contribuerait à réduire l’effet de serre, anthropique et naturel. Cela invalide le schéma décrit par l'image 1, et sur lequel les croyances étaient jusque là fondées.

 

Des scientifiques ont par ailleurs noté que depuis les années 2000 les permafrost fond moins. Y a-t-il une corrélation avec la phase de plateau dans les températures observée depuis 15 ans?

 

Nous sommes loin de tout connaître du climat, de ses équilibres naturels, des mécanismes de régulation (rétroactions), des bienfaits possibles du réchauffement. Un refroidissement lié à une diminution trop importante de méthane, ou un trop grand réchauffement, sont aussi dérangeants l’un que l’autre – s’il sont durables. Mais l’espèce humaine s’adaptera, comme elle l’a toujours fait. Aujourd’hui on commence à parler d’adaptation au réchauffement comme d’un sujet en soi. Il était temps. Car il ne suffit pas d’imposer des mesures coercitives pour changer les choses. Cette attitude de type «punitif» n’est en général pas très efficace.

 

Les vrais écologistes devraient reprendre à leur compte la maxime d’Hippocrate: «D’abord ne pas nuire». Or aujourd’hui on n’a pas affaire à de vrais écologistes, mais à une sorte de horde protéiforme, plutôt négativante, déchaînée et hypervolontariste. Ce n’est pas le même tabac.

 

 

10:24 Publié dans Environnement, Science | Lien permanent | Commentaires (49) | Tags : climat, réchauffement, refroidissement, méthane, arctique, pergelisol, permafrost, effet de serre, co2 | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Cette découverte illustre le simplisme intellectuel des écologistes et des climatologues compilés par le Giec. J'attire depuis longtemps l'attention sur la nécessaire recherche de mécanismes de rétroaction. Celui-ci semble en être un.

Cela amènera-t-il un peu de calme dans les affirmations apocalyptiques? J'en doute la machine est lancée. Attendons-nous à voir un grand spectacle, comme celui des jeux olympique de Berlin en 1936.

Écrit par : hommelibre | 07 novembre 2015

De toute façon, j'ai toujours trouvé complètement absurde de penser que les rétroactions positives surpassent les rétroactions négatives. Cette pensée suppose que le climat de notre planète repose sur un équilibre instable qui ne demande qu'un événement fortuit pour partir dans les choux. Pourquoi pas diront certains, mais ce que cela suppose c'est qu'après 4 milliards d'années, notre planète devrait être réduite depuis très longtemps à l'état de Vénus, avec une atmosphère extrêmement corrosive et brûlante ou à l'état de Mars avec une atmosphère ténue et glaciale. Si notre planète a parvenu à se maintenir dans une plage de température vivable, c'est justement qu'il existe ici des conditions très rares qui permettent à l'atmosphère de rester à peu près stable. Et je pense que c'est la vie elle-même qui crée ces conditions. Donc je ne suis pas étonné de lire que c'est des bactéries qui assurent la stabilité du taux de méthane.

Écrit par : Kad | 07 novembre 2015

Très utile réflexion Kad, merci de souligner cet aspect: les rétroactions positives ne peuvent dépasser les négatives, et le climat ne peut reposer sur un équilibre instable. Le climat fait partie des systèmes dits chaotiques (très complexes et pas entièrement prévisibles) mais très organisé néanmoins.

A propos de la disparition des dinosaures, peut-être avez-vous lu la nouvelle hypothèse: la chute de la météorite ne serait pas à elle seule responsable, elle aurait provoqué une onde de choc qui aurait modifié/agrandi les cheminées des volcans du Decca, dont les éruptions auraient été accentuées par la chute. C'est alors que le climat aurait profondément changé: poussières de la météorite + super-volcans qui crachent pendant 50'000 ans. Rien d'étonnant à cela quand on sait que l'explosion du Tambora en Indonésie en 1815 a eu comme conséquence "l'années sans été" de 1816, avec neige en été en Europe, famines, et 200'000 morts selon les historiens.

Écrit par : hommelibre | 07 novembre 2015

le dernier paragraphe porte à sourire car en effet ces écologistes font partie des nombreux groupes dits Bordeline
Quelle est la moyenne d'âge de ces groupes qui veulent tout révolutionner sans aucune expérience personnelle autre que des théories sorties de leurs bouquins ou trop grassement payés par des Lobbys pour dire ou faire n'importe quoi

Écrit par : lovejoie | 08 novembre 2015

Une autre chose qu'on peut dire au sujet de la vie qui autorégule l'environnement, c'est que ça a pris beaucoup de temps pour que l'équilibre s'instaure. En particulier, on peut citer le très long épisode "boule de neige", où la Terre a été supposément recouverte de glace, alors que la vie animale n'était pas encore apparue et qu'ainsi, la concentration d'oxygène n'était pas régulée.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_Oxydation

C'est bien la vie qui a transformé notre planète et ça a pris beaucoup de temps.

Écrit par : Kad | 08 novembre 2015

Au sujet de la disparition des dinosaures, j'avais aussi pensé que les trappes du Décan pouvaient être une conséquence sismique de la chute de la météorite, car elles se trouvent pas très loin des antipodes, soit une zone où les différentes ondes de choc traversant le manteau terrestre se croisent. Mais après vérification, elles sont antérieures à la chute de la météorite. Cette nouvelle théorie est par contre intéressante, puisqu'elle rend cette possibilité un peu plus crédible. Merci pour l'info.

Écrit par : Kad | 08 novembre 2015

Ce qui est interessant est de voir que le citoyen lambda a une culture scientifique plus compétente que les climatologues...
J'imagine bien les simulations sur pc ou iPad!

Comme disait Coluche, lorsque l'on ne sait rien, ...

Il est possible que la Nature va nous aider, mais possible aussi, que ce soit le contraire. Face à ces incertitudes, la prudence est d'un retour à l'équilibre par une diminution des rejets humains.

Les changement lent sont très bien supporté par la Nature, mais lorsque c'est rapide, des plantes et animaux disparaissent par manque de nourriture ou par l'invasion d'autres espèces. La montée des températures des océans a fait proliférer des méduses qui remplacent par endroits les poissons. Les espèces qui mangeait ce poisson, cherchent d'autre endroits ou crèvent.
Quant à l'agriculture, en Europe, sommes-nous prêt à jouer au dés ? Qui va gagner, qui va perdre ?

Si les scientifiques se trompent, et c'est peu probable, alors tant mieux. En attendant, laissons à nos enfants une planète où il fait bon vivre.

Écrit par : motus | 08 novembre 2015

Une faille dans l'argumentation de cet article est qu'il met en opposition la conclusion d'un institut de géologie inconnu (indépendant ?) avec 99 % des labos et chercheurs du monde entier qui démontrent le contraire.

Quant aux bactéries qui transforment le méthane en alcool, leur effet est surpassé par les bactéries beaucoup plus répandues qui transforment la matière organique qui dégèle en méthane.

Enfin, il y a eu dans le passé des phénomènes de bascule violente (-15000 ans -8 000 ans , ...), apparemment provoqués par la brusque libération de méthane dans l'air et qui ont anéantis les formes de vie du moment en quelques décennies. Même si on ne comprend pas tout, perso, je ne prends pas le risque, c'est tout.

Écrit par : E_libres | 08 novembre 2015

Qui pourrait répondre à ces questions:

En admettant que le GIEC soit une officine qui propage exprès (par ignorance, idéologie ou par incompétence ) de fausses conclusions sur le réchauffement, peut-on espérer que les mesures préconisées soient de nature à favoriser le développement des énergies renouvelables et la préservation des ressources restantes ? Je pense en particulier à la qualité de l'air et de l'eau, nécessaires à la vie.
Est-ce que les conclusions concernant la possibilité de diminuer l'impact du réchauffement (fantasmé ou réel) peuvent avoir, comme bénéfice collatéral, de diminuer le gaspillage des ressources naturelles et un début d'anticipation de l'impact sur les hommes ? Car les changements que l'on peut malgré tout observer dans certaines contrées ne favorisent pas tout le monde, même si on veut rester positif.

Même si les prémisses sont fausses, et qu'en réalité le réchauffement n'a pas lieu et que que même s'il a lieu, nous n'y pouvons rien (soit parce que ça nous dépasse complètement, soit parce que c'est déjà trop tard), est-ce que les mesures préconisées sont de nature à nuire à l'humanité ?

Quel risque prenons-nous en ayant une gouvernance globale des ressources, avec des principes clairs ?
J'entrevois le risque d'une dictature, d'une mauvaise répartition des ressources restantes, des révoltes qui en résultent. Mais ne les risquons-nous pas déjà, simplement de par les déséquilibres existants ?

Jusqu'à présent, la Terre a réussi à se réajuster et à recréer des conditions de vie même après des cataclysmes et cela sur des périodes très longues, qui dépassent de loin la présence des hommes.
Le nouvel équilibre se fera aussi après notre éventuelle disparition, sans aucun doute et sur une très longue période. Je suis donc totalement optimiste, quant à la Terre. Elle n'a pas besoin des hommes.
Pourvu que les bactéries survivent, et tout recommencera.

Écrit par : Calendula | 08 novembre 2015

@ E_libres:

Ce serait mieux si vous donniez des sources sur vos affirmations.

Écrit par : hommelibre | 08 novembre 2015

Caluenda, je ne suis pas sûr que le réchauffement soit la source d'un vrai mieux sur le plan écologique. C'est vrai pour certaines technologies, faux pour d'autres. Je prends pour exemple le cas de la biomasse. L'explication de base du fonctionnement de la biomasse se trouve par exemple sur ce site écolo:

http://www.mtaterre.fr/dossier-mois/chap/843/La-biomasse,-c-est-quoi

En réalité, ce tableau enchanteur qui tente d'expliquer en quoi la biomasse est une ressource renouvelable et donc écologique est tout à fait trompeur. Dans les faits, le tableau est beaucoup moins idyllique.

Tout d'abord, ce que cache le terme faussement écologique de biomasse, c'est qu'il ne s'agit ni plus ni moins que de centrales fonctionnant sur le même principe que les centrales à charbon ! C'est en fait une façon de continuer à exploiter des installations complètement dépassées (ou d'en créer des nouvelles) tout en profitant des subventions liées à des systèmes tels que ceux que veut favoriser la COP21. En réalité, ces centrales à combustion produisent des tas de substances nocives, en particulier des particules fines, et n'ont rien d'écologiques ! Les substances relâchées sont particulièrement cancérigènes et il est pour moi effarant qu'on puisse mettre en avant de tels procédés.

On peut aussi parler des diesels produisant moins de CO2 que les moteurs essence mais polluant globalement beaucoup plus. (même si l'affaire Volkswagen permettra sans doute de rétablir la vérité sur ce thème) On peut aussi citer le nucléaire, peu polluant si on ne tient pas compte des déchets, mais plus polluant que n'importe quelle autre technologie humaine en cas d'accident...

Bref, il y a toute une série de technologies qu'on cherche à favoriser sur la base du seul réchauffement alors que globalement, elles sont des calamités écologiques.

Écrit par : Kad | 08 novembre 2015

@ Motus:

Votre posture est curieuse: à une époque où l'on conteste les oligarchies, où l'on ne veut pas laisser son destin entre quelques mains, voilà que vous faites le procès de l'intention "citoyenne" comme on dit aujourd'hui. Remarque nulle et non avenue. D'ailleurs, non, je ne prends pas la référence à Coluche, qui est au mieux méprisante, au pire stupide. Car je creuse, documente, réfléchis quand je traite ce sujet et d'autres. Et après tout, les membres du Giec ne font eux-même que compiler des informations produites par d'autres.

Laisser à nos enfants une planète où il fait bon vivre: argument où la morale remplace la raison. Toutes les générations invoquent leurs descendants, ça ne mange pas de pain, et depuis le temps on devrait être au paradis... Mais chaque génération travaille pour elle. C'est comme ça. Invoquer les enfants est une sorte de dédouanement moralisateur qui évite de mettre en doute le matraquage apocalyptique. Or la science est une méthode qui conduit les chercheurs à faire des hypothèses, et toute hypothèse doit être non seulement vérifiable (ce qui peut être difficile, surtout dans le segment du climat où l'on est dans la prédiction) mais aussi réfutable.

Il faut donc réfuter jusqu'au bout, par principe, pour voir ce qu'il en restera. Sans quoi ce n'est pas de la science mais de la croyance ou de la soumission. Et la pression actuelle pour la COP21 ne répond pas au principe de précaution nécessaire, qui doit être appliqué, si l'on veut être cohérent, à tout changement important pour l'avenir.

Les variations d'espèce sont habituelles. Entre l'époque glaciaire et aujourd'hui la faune d'Europe a probablement changé à 90%, ainsi que la flore. Les agriculteurs français planchent déjà sur l'adaptation à un réchauffement durable de 2 à 3°. De nouvelles variétés de blé sont mises au point (comme cela a toujours été), la culture sous arbres (à l'ombre) est envisagée, etc. ce sera toujours mieux que les famines du petit âge glaciaire.

Écrit par : hommelibre | 08 novembre 2015

J'ajoute, Motus, que le monde dont nos enfants héritent n'est pas si mal que cela: en Occident en tous cas, mais pas seulement, ils ne meurent pas de faim, ne sont pas traités en esclaves, sont soignés en cas de besoin, sont formés, protégés de beaucoup de malheurs. Il y a 150 ans on n'en était pas encore là.

Écrit par : hommelibre | 08 novembre 2015

Je suis aussi optimiste quant à la Terre Calendula. Les éruptions du Deccan, pendant 50'000 ans, l'ont soumise à un enfer invivable. Les dinosaures l'ont payé cher alors qu'ils dominaient la Terre entière depuis des dizaines de millions d'années. Mais elle s'est remise.

J'imagine parfois que le super volcan de Yellowstone se réveille. Sa dernière éruption étant lointaine, c'est possible. Je regarde d'ailleurs de temps en temps les rapports à ce sujet. Les poussées magmatiques sont observées par de nombreux moyens: mesure de la poussée verticale du sol, microséismes, sondages de la chambre magmatique. S'il se réveillait la moitié de l'Amérique du Nord serait sous une bonne couche de cendre et le climat serait sérieusement refroidi pour un moment. Avec la bascule géopolitique qui s'en suivrait.


Vos questions sont justes du point de vue théorique. Une action volontaire sur le climat pousserait en avant des technologies plus préservatrices des ressources et de l'environnement. Notons quand-même que beaucoup est déjà fait en matière de diminution de la pollution, même avec le carbone.

Mais alors disons-le ainsi, de manière à nous laisser réfléchir et anticiper sur ce qui est vraiment souhaitable. Car la précipitation ne répond pas plus au principe de précaution que l'ancienne course au pétrole, et l'on n'a pas encore envisagé quelles seraient les conséquences négatives d'un changement de cet ordre. On rêve, comme au temps des débuts du pétrole, que tout sera tellement mieux. Ne devrions-nous pas apprendre de l'Histoire? Non, apparemment. Le même réflexe productiviste est à l'oeuvre, avec une mystique de l'écologie comme il y en avait une du progrès.

Voulons-nous des forêts d'éoliennes dans les paysages? Des énergies intermittentes avec des coupures régulières? Le calcul du remplacement de la benzine par l'électricité dans nos moteurs est-il chiffré précisément, pour savoir ce qui nous attend? L'indépendance énergétique par l'intermittent est-il assuré partout ou verrons-nous de simples déplacements des rapports de force? Etc.

Ne faut-il pas continuer à étudier le nucléaire pour mettre en place des filières propres si c'est possible? Devons-nous installer de grandes centrales solaires dans l'espaces avec transmission sur Terre par des faisceaux de micro-ondes? Certains disent que les oiseaux qui les traverseront seront tués. C'est vrai. Idem quand ils se prennent dans les pales des éoliennes...

Un coup de fouet anti-carbone permettra-t-il d'accélérer cette réflexion? Je n'ai pas l'impression que l'on aille dans cette direction.


A part cela, juste pour sourire (quoique), j'ai trouvé ce calcul de la quantité de CO2 rejetée par la population humaine et animale...

La COP 21 devrait peut-être promulguer une euthanasie générale de la moitié de la population mondiale:


"Un être humain dont le volume pulmonaire est de 1 dm3 rejette environ 4% de CO2 (en volume) à chaque respiration , soit 15 fois par minute. Ce qui nous fait  1 x 0,04 x 15 x 60 x 24 = 864  dm3 par jour. Soit, puisque la masse molaire du CO2 est de 44cg (pour 22,4 litres à pression normale) :

864*365.25*44/22.4/1000 = 620 Kg de CO2 par an...

6 milliards d'êtres humains rejettent donc 3,7 milliards de tonnes de CO2 par an

Si on suppose que les animaux rejettent du CO2 proportionnellement à leur masse, et que la masse cumulée des animaux aérobies représente 10 fois celle de tous les humains (hypothèse très conservative), cela fait 37 milliards de tonnes... à comparer avec les 23 milliards de tonnes dues à nos activités. C'est très étrange car on n'en parle jamais (il est vrai que personne n'aurait à l'idée de réduire substantiellement la population animale... ou humaine !)  Ou bien j'ai fait une erreur quelque part ? Si oui, merci de me la signaler !"

Écrit par : hommelibre | 08 novembre 2015

@hommelibre: Vous écrivez plus haut "6 milliards d'êtres humains rejettent donc 3,7 milliards de tonnes de CO2 par an [...] la masse cumulée des animaux [] cela fait 37 milliards de tonnes... à comparer avec les 23 milliards de tonnes dues à nos activités. C'est très étrange car on n'en parle jamais"

Le mécanisme est important: Dans le cas de la plupart des êtres vivants complexes, avant qu'il soit émis sous forme de CO2, le carbone est au préalable absorbé par voie alimentaire (un organisme ne créé pas de carbone, il l'utilise, le prend sur du vivant), donc le bilan est nul ou même négatif. Au contraire, pour l'essentiel, l'activité humaine "technique" relâche du carbone qui n'était pas actif puisqu'il était enfermé en profondeur (=fossile).

Écrit par : E_libres | 10 novembre 2015

En lisant un article sur tout à fait autre chose, je suis arrivée par ricochet sur un article paru dans " The Journal of Environmental Psychology", résumé dans le "Washington Post".

https://www.washingtonpost.com/news/energy-environment/wp/2015/11/04/the-huge-paradox-at-the-heart-of-how-people-think-about-environmental-risks/

Il y est question de notre façon d'envisager les risques environnementaux et cela me semble en rapport avec le présent billet.

Une étude a été faite en Chine auprès de 220 personnes, villageois habitant près de mines de plomb et zinc et des mineurs travaillant dans ces mines.
Si j'ai bien compris, les mineurs, qui tirent un avantage direct de ces mines très polluantes ( leur salaire) estiment le danger plus bas que ne le font des villageois, qui ne sont pas salariés des mines.

Une des conclusions générales étant que tant que nous profitons d'une situation, nous n'avons pas envie de la remettre en cause.
Je ne trouve pas cela paradoxal du tout, contrairement à ce qui est annoncé dans le titre de l'article ! En l'état, la majorité de la population suisse profite de la situation économique et écologique actuelle, nous vivons en ayant accès à énormément de biens, de moyens de transport et de ressources, et nous verrions peut-être notre confort et notre liberté se réduire, si nous devions changer quelque chose dans notre fonctionnement.

Intéressant : il y a un conseil pour les personnes désirant faire passer l'idée qu'il y un changement climatique :
"What’s important to remember, he said, is that people don’t generally evaluate risk in rational ways, as a scientist might. “People assess risks based on their feelings about it, their experience with it.” (...)

"But when it comes to changing attitudes toward risk, mere education is often not enough, Carlton said. This is an issue that arises frequently in conversations surrounding anthropogenic climate change, where research has shown that simply presenting facts and statistics to climate doubters is rarely enough to change their minds. (...)

But understanding the factors that influence risk perceptions could help activists and policymakers become better communicators on environmental issues, nonetheless. Changing the way costs and benefits are framed is one suggestion the study’s authors make, for instance by more clearly communicating the cost of lead-zinc mining in a way that minimizes its benefits — or by promoting other livelihoods, such as cash-crop farming, that could provide better benefits with fewer risks."

Such strategies could help influence the kinds of environmental policies citizens support and oppose, as shown in this study. “Policymakers and managers in risk management should think twice about the desires of different interest groups before they act,” the authors wrote."

La conclusion me semble un peu un pétard mouillé : mieux vaut présenter les avantages d'un changement, plutôt que d'argumenter avec des chiffres.
Toutefois, je remarque que les graphiques et chiffres font souvent naître des controverses et des contestations, malgré leur caractère rationnel: on met en cause la date, le lieu, la source, la méthode.
A mon niveau de béotienne, il est évident que je vais me fier à mes observations personnelles, aux images de glissements de terrains, de fontes de glaciers qui se passent près de chez moi. Les Alpes subissent actuellement de changements très visibles et on ne pourra pas me faire mettre cela en doute, puisque je le vois de mes propres yeux, sur une période de 40 ans. Les graphiques resteront toujours un peu illisibles, en comparaison.

Écrit par : Calendula | 08 novembre 2015

"Votre posture est curieuse: à une époque où l'on conteste les oligarchies, où l'on ne veut pas laisser son destin entre quelques mains"

Entre quelque'un qui lit "science et vie" et des scientifiques j'ai choisis.
Derrière les simulations climatologiques, il y a des recherches continuelles pour affiner les modèles de simulations.

"Les variations d'espèce sont habituelles. Entre l'époque glaciaire et aujourd'hui la faune d'Europe a probablement changé à 90%, ainsi que la flore"
Cette comparaison avec ce qui passe actuellement est idiote. Un changement rapide de temperature ne permet pas à toute la faune et flore de s'habituer. Rien de comparable à une lente évolution de temnpérature.

Vous n'êtes pas un scientifique, vous n'avez pas leurs connaissances et vous n'avez pas la sagesse de l'accepter.

Votre seul but est de contester une pseudo oligarchie pour exister, ou je ne sais quelle autre raison.
Malheureusement, le climat est devenu une affaire politique à l'extrême droite américaine et européenne, juste pour contrer les "gauchistes"

La sagesse est de tout faire pour minimiser l'impact humaine sur l'environnement.

Écrit par : motus | 08 novembre 2015

@Kad,

Merci pour le lien concernant la biomasse. Ce que j'en comprends, c'est que les plantes ( nommées biomasse, lorsqu'on envisage l'ensemble de toutes les plantes ) sont de toute façon là, qu'on les exploite ou pas, et qu'à la différence du pétrole ou du gaz, on ne libère pas de quantités supplémentaires de CO2.

J'ai vraiment peu de prétentions quant à la compréhension de tous les mécanismes en cause, mais je crois avoir compris, que la déforestation est une catastrophe, surtout la disparition de la forêt amazonienne et indonésienne, car il s'agit de très grandes surfaces. Cette partie de la biomasse utilise justement le CO2, pour produire de l'oxygène.
La déforestation est d'ailleurs souvent déjà totalement illégale, mais les gouvernements laissent faire, puisque cela rapporte de l'argent sur le moment. Et nous consommons l'huile de palme et le bois précieux, sans trop d'états d'âme.

Le gros problème étant : que proposer pour remplacer la déforestation ? Qui est légitime pour dire : ça suffit ! Trouvez autre chose pour gagner de l'argent !

@hommelibre,

Avant d'euthanasier hommes et animaux, on peut réfléchir à la limitation des naissances ! Mais pour en avoir déjà débattu avec vous ici même, je sais que nous ne sommes pas non plus d'accord à ce sujet ...

Comme nous sommes totalement impuissants face aux éruptions volcaniques, tremblements de terre, tsunamis et astéroïdes, je préfère ne pas en parler. C'est juste le ciel qui nous tombe sur la tête. Punkt Schluss !

Je ne pense pas qu'actuellement, on fasse déjà beaucoup pour faire diminuer la pollution par exemple en Chine ou dans les régions minières des pays en développement. Même chez nous, il y a du boulot, si on pense à des chantiers comme la dépollution du site de la Lonza près de Viège. Et les raffineries de Monthey ... On a fait confiance aux entreprises et on a eu tort.
Vous pensez qu'il y a une mystique de écologie dans l'idée du développement d'alternatives "vertes".
Je pense que les solutions non-centralisées et innovantes sont les meilleures, surtout pur les pays en développement. Les éoliennes tellement mal vues chez nous sont une solution intéressante pour des gens, qui doivent utiliser des générateurs au diesel ! ( seulement du bruit, mais pas d'odeurs et émanations)
On peut envisager des piles solaires simplement pour éclairer des habitations le soir : on emmagasine l'énergie solaire dans des lampes pendant la journée et le soir, elles restituent la lumière, pour permettre aux gens de ne pas risquer des incendies avec des bougies et lampes à pétrole ou kérosène. Il ne faut pas penser qu'à nous !
Certes, si on s'y mettait, on pourrait réduire notre consommation en réduisant le gaspillage. Mais c'est inconfortable ...
Pour en revenir à l'article que je cite plus haut : il faudrait trouver des arguments attractifs, pour motiver nos contemporains à aller vers un fonctionnement souciant. Peut-être que l'arrivée des déshérités des pays de l'hémisphère Sud nous donnera un peu de punch et de motivation basé sur un égoïsme bien compris ;-)

Écrit par : Calendula | 08 novembre 2015

Motus, je ne savais pas que lire Science et Vie classait parmi les renégats. Quelle hauteur de vue!!! Dois-je vous communiquer tout ce que je lis pour que vous arrêtiez de vous la péter à peu de frais? Cela ne vous rend pas crédible.

Les anthropocentristes n'ont décidément que l'insulte et le mépris à la bouche. Ça de la science? Bullshit oui. Votre condescendance ne fait hélas que marteler un peu plus combien seule une poignée de gens politisés et bien payés a le droit de parole et d'influence sur les décisions politiques.

Bataille extrême-droite contre gauchistes? Comme c'est bien de réduire un peu plus le débat. Enfin, débat... avec des gens comme vous il n'y aura que la révolution pour vous faire accepter que vous n'êtes pas seul à penser. Je me fous de votre opinion politique, et je vous demande de ne pas présupposer de la mienne. Je croyais que l'on commençait à sortir de l'ère des préjugés et des stéréotypes. Je me suis trompé.

Les modèles sont mis en cause par des scientifiques eux-mêmes. Les failles des rapports du Giec sont nombreuses, insulter les gens ne détournera pas de cela.

Nous nous rejoignons peut-être sur un seul point:

" tout faire pour minimiser l'impact humaine sur l'environnement."

Et donc aussi minimiser l'impact des anthropocentristes qui veulent, pour certains, administrer un remède de cheval au climat.

Écrit par : hommelibre | 08 novembre 2015

Calendula,

Les naissances se régulent là où le niveau de vie et de soins augmente.

La technologie fait à mon avis beaucoup pour rendre les appareils moins gourmands en énergie, moins polluants. Pas partout, le développement de certains pays ne le permet pas encore. En Afrique subsaharienne beaucoup de gens roulent avec nos vieilles voitures.

Il y a toujours des cas mal pris, souvent résidus du passé. L'Etat sert aussi à cela: à veiller au grain.

Les solutions décentralisées, oui, autant que possible, mais il y a des limites. Une pile solaire cela va dans un village, pas dans un immeuble urbain. L'éolienne en Afrique, de loin pas partout. Et la décentralisation est relative: le partage du courant devra être géré, ou alors il en faudra une deuxième, etc.

Les arguments attractifs, oui. Mais il y a un relent de productivisme du XIXe siècle qui me dérange. Je crois davantage à la concurrence économique: celui qui fabrique des produits innovants et plutôt propres à bas coût remporte des marchés. L'Etat comme gardien, oui, mais comme patron, non.

Écrit par : hommelibre | 08 novembre 2015

Après relecture, Motus, je constate que vous êtes un très bon spécimen de la mentalité de ceux qui décident et gouvernent. L'exemple de ce qu'il y a de détestable dans l'humain, qui crée les fractures sociales et en quoi on ne peut pas placer sa confiance.

Écrit par : hommelibre | 08 novembre 2015

@hommelibre,

Je ne comprends pas quelque chose. Vous écrivez ceci :

"Mais il y a un relent de productivisme du XIXe siècle qui me dérange. Je crois davantage à la concurrence économique: celui qui fabrique des produits innovants et plutôt propres à bas coût remporte des marchés. L'Etat comme gardien, oui, mais comme patron, non."

Il nous faut définir des mots et clarifier des phrases.
Je n'ai jamais dit que le développement de procédures "vertes" devait être étatisé ! Si c'était le cas, ce serait un peu la dictature, dont je parlais dans mon commentaire plus haut. Je pensais bêtement au fait que des gens qui n'ont pas encore accès à l'électricité, à l'eau potable à proximité etc pouvaient bénéficier de inventions récentes, afin d'améliorer leur qualité de vie. Et ces inventions sont justement dues à des inventeurs qui ne bénéficient pas forcément de grandes subventions publiques.
Je n'ai pas précisé comment limiter les naissances, mais je suis persuadée que l'éducation (instruction) est la base de tout : le niveau de vie et de soins peuvent alors augmenter. Et il me semble qu'il a été prouvé que la scolarisation des femmes est une piste valable pour faire baisser le nombre d'enfants. L'Ecole est généralement du ressort de l'Etat. On peut le regretter, et penser que le privé serait mieux à même de fournir un bon niveau à tous les habitants d'un pays donné, mais j'attends de connaître un exemple d'un système privé pour tous.

D'ailleurs, le productivisme du XIXème siècle n'était-il pas plutôt le résultat d'un capitalisme naissant ? Il me semble que les modèles de planification socialiste, ainsi que le stakhanovisme datent plutôt du XXème siècle ?

Les initiatives privées sont souvent les plus dynamiques, mais pas toujours les plus philanthropiques. Je pense à l'industrie pharmaceutique, puisque vous parlez du niveau des soins. On nous a bien expliqué, qu'il est important de payer les médicaments au prix fort, afin de soutenir la recherche et le développement. Tant pis, si les médicaments coûtent trop cher pour les malades des pays en développement. C'est comme ça que ça se passe. Là, on ne parle plus vraiment de réchauffement, ni d'écologie !

Écrit par : Calendula | 08 novembre 2015

Je pense aussi que la scolarisation, au moins primaire et secondaire, doit être cadrée. Ecole publique ou privée doivent avoir un cursus défini et une validation reconnue. Il reste de la place pour que les individus et les pourvoyeurs d'éducations valorisent des compétences et des méthodes. Je ne rejette pas l'Etat en général, il reste malgré ses défauts un garant de la chose collective. Je ne crois pas au tout privé. La domination des mentalités les plus détestables n'y aurait pas de limites.

Dans l'économie par contre le privé est essentiel. Quand je parle de productivisme je pense surtout au nationalisme et au communisme tels que nous les avons vus à l'oeuvre, alliant Etat et privé ou forçant le privé. Je pense qu'il y a des groupes de pression toujours à l'oeuvre. Ils sont moins visibles mais parfois ils émergent. Ils sont probablement à l'oeuvre dans la politisation et les enjeux de la climatologie. C'est devenu un champ de bataille économique mais aussi très idéologique. Pas simplement entre extrême-droite et gauchiste, comme Motus le prétend. Lui représente, en lui-même ou par ceux avec qui il est en résonance, une troisième partie, moins visible, mais redoutable. L'écologie et le climat ne sont plus vraiment l'affaire des écologistes. Quelque chose a changé à mon avis. Malgré les failles du Giec, l'épistémologie scientifique malmenée, le débordement de la science sur la politique et la quasi religion voire la prédiction, le matraquage est inouï et fonctionne. Personne ne sait de quoi il retourne, mais presque tout le monde est d'accord! Fort, ça.

Je ne suis certainement pas paranoïaque, le doute pour moi est fondamental, y compris à l'égard de mes propres croyances. Mais la rupture du lien de confiance est engagée. J'ai compris ce soir, en deux heures de méditation sur l'un des commentaires précédents, pourquoi les révolutionnaires français ont coupé les têtes. Ils n'avaient pas d'autre choix s'ils voulaient changer le système, du moins en France. Il me semble que ce qui a été combattu alors s'est reconstitué.

Dans ce système il y a peu de place pour des gens comme moi. Je ne fais partie d'aucun assemblage idéologique existant et d'aucune coterie. Ce n'est pas grave, j'ai choisi ma vie et je continue à la choisir. C'est encore dans le possible et je continue comme je le pense juste, et dans les espaces possibles. Je ne me prends pas la tête car quoi qu'il arrive, dans quelques milliards d'années la Terre sera gelée après avoir cuit. D'ici là je donne de la critique et du plaisir. Certains disent que l'hédonisme est une temporisation, un désespoir masqué. Moi je crois que c'est une stratégie de fond pour organiser nos vies dans un monde d'une extraordinaire complexité où les balises sont mélangées et les fils embrouillés. Mais au final la vie gagne toujours, c'est sa nécessité première: continuer, se reproduire et donc trouver comment faire. Et sur ce point elle se fiche de nous en tant qu'individus.

Écrit par : hommelibre | 08 novembre 2015

Noel 1974 ou 5 il a fait aussi chaud que ces jours ci de même pour Novembre 1984 ou 3 donc y'a pas le feu au lac
Cependant le problème des migrations humaines ne semble pas encore résolu quand on lit les titres de la presse du jour *les eaux montantes vont noyer des mégalopoles*
Diable que les adeptes des Apocalypses aiment à s'en donner à cœur joie pour flanquer la trouille à tout le monde
C'est facile de flanquer la pétoche à des gens qui savent à peine lire et écrire et qui sont tombés dans le panneau des images diffusées 24 heures sur 24 et ce grâce au Net
Sans oublier que Spielberg et Stephen King se sont associés à Bill Gates sans doute lui aussi Scientologue et vous voudriez qu'on fasse confiance à des gens comme eux?
Déjà qu'on nous avait appris à en plus avoir confiance en la famille et ce dès le berceau faudrait tout de même pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages

Écrit par : lovejoie | 09 novembre 2015

@hommelibre,

Il est évident qu'on a non seulement le droit de penser que "les experts" peuvent se tromper, mais en plus, on a le droit de le dire. Quitte à se tromper à son tour. Et je m'inclus là-dedans, car comment prétendre avoir tout compris ?
En tant que simple citoyen, on va essayer de comprendre les informations comme on peut et nos lunettes de lecture ont leur propre histoire, comme vous le dites dans votre commentaire ci-dessus : "Je ne fais partie d'aucun assemblage idéologique existant et d'aucune coterie." C'est votre description de vos "lunettes".
Vous aurez compris que les miennes ont des montures un peu vertes ! Jeune, j'étais bien plus optimiste et idéaliste. A présent, je me dis qu'il vaut mieux essayer d'agir dans le sens d'une préservation maximale. Pas tellement pour des raisons morales, mais parce que ça me semble raisonnable. Ca doit provenir d'une éducation reçue de parents ayant vécu leur enfance et jeunesse dans une grande pauvreté, de grand-parents ayant tout perdu.

Je suis toujours taraudée par la question : que faire ?
En définitive, je ne ferai jamais rien de plus que de parler...
Que faire, si on a l'impression que toute la problématique écologique est une vaste arnaque et qu'on nous mène en bateau ?
Que faire, si au contraire, on a l'impression que l'on pourrait prendre quelques précautions, en constatant que la situation économique ( et également environnementale) est très déséquilibrée à travers le globe ?

Beaucoup de gens s'engagent concrètement et sont d'accord de fonctionner en groupe, aussi pénible que ça puisse être.(ONG, partis politiques, associations, lobbys, recherche-innovation , projets comme Solar Impulse etc)
Il est très rare qu'une personne seule arrive à changer une situation bien établie, à démasquer des arnaques et combines étatiques ( Snowden ? Assange ?), mais ça arrive. il faut avoir de sacrés biscuits et être d'accord de payer de sa personne.

En tant que simple citoyenne, je n'ai pas les mêmes responsabilités que les décideurs politiques. J'ai la liberté de proclamer ce que je veux et voter comme je pense. En Suisse, les "Verts" sont en perte de vitesse, cela veut donc dire que les votants ont la forte impression que leur message est secondaire. La responsabilité en incombe bien sûr d'abord aux Verts eux-mêmes, mais je pense que les votants n'ont pas non plus envie d'entrer en matière.
Les gouvernants proclament aussi beaucoup de choses et je parierais, qu'au sortir du "COP 21", on lira et entendra plein de belles choses, mais rien ne changera, tant qu'il n'y aura pas urgence.
(Comme avec la crise des réfugiés.)
Et on dira, comme toujours : "Mais pourquoi n'a-t-on pas prévu, c'était pourtant prévisible ? Et voilà que nous, les habitants de ce pays, on est dans le pétrin à cause de nos dirigeants incapables."
Lorsque nous serons appelés à voter sur des thèmes liés à l'environnement, je pense que le résultat sera : pas de changements, pas de concessions, pas de taxes supplémentaires, pas de réaffectation de crédits.
J'accepte le verdict de la majorité. L'homme a la capacité de discernement, mais les groupes ne fonctionnent pas forcément comme les individus. Le groupe est notre destin, on a beau essayer de vivre selon ses convictions, rares sont les ermites totalement en rupture avec la société.

Écrit par : Calendula | 09 novembre 2015

Plus je vous lis tous plus je me dis que les coups reçus pendant l'enfance doivent nous entourer de fils barbelés pour ne pas grimper à bord du train des défaitistes
Quand on est dépendant de l'aide d'autrui on ne cherche plus midi à 14 heures les nombreuses raisons x ou y évoquées pour ceci ou cela
Car il suffit d'un théoricien ayant besoin d'aide pour porter au diable vert /container/ son sac poubelle pour que tous ses fantasmes s'envolent en fumée et sans jeu de mots
Vous aurez sans doute et aussi remarqué que le föhn vent réputé pour énerver nombres de gens a repris de plus belle dès la reprise de l'horaire d'hiver
Et si seuls les changements d'heures été -hiver et les autres fuseaux horaires étaient responsables de ce galimatias intellectuel associé aux déréglements hormonaux affectant chaque humain et à tour de rôle ?
Perso je ne me fais pas de soucis le Qatar construit sur l'Océan tout comme la Chine ou ailleurs et pour peu qu'il y ait une manifestation de grande ampleur comme le Moundial toutes les craintes climatologiques se seront envoilées

Écrit par : lovejoie | 09 novembre 2015

Caluenda, puisque vous avez cité la déforestation, sachez que la biomasse en est la première cause et que ça ne va que s'emplifier. Par exemple, le Brésil s'est fait le champion des biocarburants. Pour cultiver les plantes nécessaires, le Brésil dit ne pas détruire de forêts. Très bien. Mais le problème, c'est qu'en remplaçant les cultures agroalimentaires par des cultures dévolues aux biocarburants, il force les producteurs agroalimentaires à aller chercher de nouveaux terrains en empiétant sur la forêt. Le bilan est finalement très négatif du point de vue du carbone, puisque la forêt amazonienne est un des principaux puits à carbone de la Terre, alors que les monocultures en absorbent beaucoup moins.

Mais les biocarburants sont favorisées par les politiques liées à la conférence COP21...

D'autant qu'on nous ment lorsqu'on dit qu'il y a des surfaces forestières inexploitées et qu'il suffit de prélever le bois pour la biomasse. La raison, c'est qu'en matière forestière on ne peut pas simplement raisonner en tonnes de bois. La forêt, c'est tout un écosystème végétal et animal. En détruisant les forêt pour replanter ensuite des nouveaux arbres, on tue cette biodiversité. Et tant que la biodiversité n'est pas de retour, (cela peut prendre de nombreuses années) la pousse des arbres, donc la consommation de CO2, sera elle aussi ralentie.

Écrit par : Kad | 09 novembre 2015

Calendula,

Mes lunettes sont multicolores. J'utilisais déjà l'arc-en-ciel dans une de mes activités bien avant qu'il soit repris aujourd'hui par les gay.

http://europeanastatic.eu/api/image?uri=http%3A%2F%2Fccsa.admin.ch%2Fcgi-bin%2Fhi-res%2Fget_thumb.cgi%3Fimage%3DGEVBGE_Da2547.jpg&size=FULL_DOC&type=IMAGE

:-)

Agir dans le sens d'une préservation maximale ne doit pas conduire à la peur, à l'inhibition ou à la culpabilité. Tout gain suppose une perte. S'il y a gain possible dans un changement radical vers une industrie moins polluante, comment-est-il quantifié et quelles seront les pertes? Et sommes-nous prêts à y consentir? Je me répète mais pour moi ce n'est pas de la précaution que de penser qu'un changement radical est souhaitable sans avoir envisagé ses risques.

Dans ce qui se met en place entre les gouvernements on arrive à des contraintes internationales, avec des sanctions à la clé. La diversité... politique va se perdre, avec un gouvernement virtuel unique qui imposera des politiques sans que le citoyen ne soit plus à même de comprendre les enjeux ni d'exprimer son avis. Car on va prendre des décisions majeures sans en référer aux populations. Et cette manière autoritaire paraît aujourd'hui normale.

La pression sur le climat est typique d'un débat qui n'a pas vraiment eu lieu.

Bien sûr que c'est plus efficace d'être à plusieurs pour changer les choses. Ma modeste intervention tient dans ma parole et mon analyse. Mais je ne pourrais me joindre à un quelconque groupe sans me sentir à l'étroit et sans garder une distance nécessaire. Je pense que je n'ai pas assez le goût du compromis politique pour accepter d'être dans un mouvement dans lequel ne je peux me reconnaître qu'à 50% ou 60%.

Les Verts reculent, c'est tant mieux, c'est qu'au fond le corps électoral n'est pas dupe de leur couleur apparente et que le thème de l'écologie n'a pas été accepté comme apocalyptique.

Écrit par : hommelibre | 09 novembre 2015

La terre se réchauffe depuis environ 20'000 ans. La question que l'on peut poser serait de savoir s'il vaut mieux qu'elle se réchauffe ou qu'elle se refroidisse... franchement le retour à l'époque où le bassin lémanique était sous plusieurs centaines de m de glace ne m'enchante pas, et vous ? Il est vrai que la mode c'est de faire peur et en même temps de faire croire que l'on peut tout contrôler, tout maîtriser. Depuis que l'écologie est devenue politique elle a perdu de sa crédibilité scientifique et ça ce n'est jamais bon.

Écrit par : uranus2011 | 09 novembre 2015

A propos de "lunettes":

En vous lisant, j'ai l'impression que c'est vous, qui êtes dans le catastrophisme, parce que vous pensez qu'on va nous imposer des décisions radicales par la force.
Décisions basées sur de fausses analyses.
Et moi, je pense qu'on va rien faire de très concret, comme d'habitude. Beaucoup de déclarations, mais peu d'actes.
Certes, les Chinois vont certainement devoir entreprendre des actions contre leur méga-pollution de l'air, les régions qui souffrent de grande sécheresse (comme la Californie)vont exiger des mesures.
Que faire ?
En attendant, on ne peut pas influer sur le travaux, ça c'est bien clair. Je me demande d'ailleurs, comment on le pourrait. Plus de 7 milliards de personnes et moi et moi et moi...

Ce sera intéressant de regarder ce qui aura été décidé et puis, 2-3 ans plus tard, ce qu'on aura réellement mis en pratique.

A propose de catastrophisme : je viens de lire ceci sur la page d'accueil de Swisscom :

"Une impulsion électromagnétique massive, occasionnée par les éruptions solaires, pourrait mettre un terme à la civilisation moderne, anéantissant réseaux électriques, téléphoniques et internet, à l'heure où nous dépendons de plus en plus de technologies électriques. En 2012, la Terre avait déjà frôlé la catastrophe, selon un communiqué de la NASA publié en 2014. (...)Selon la NASA, cette supertempête, la plus forte enregistrée depuis 1859, aurait pu «renvoyer la civilisation au XVIIIe siècle durant plusieurs mois», engendrant des dégâts sans précédent et un coût de 2'000 milliards de dollars. En effet, en dehors de l'impact sur les réseaux électriques et téléphoniques, une impulsion électromagnétique majeure occasionnerait une panne de tous les satellites, et des systèmes GPS, dont dépendent notamment les stations de forage pétrolier. En outre, le champ magnétique de la Terre pourrait lui aussi être perturbé, avec des conséquences sur les écosystèmes et sur les humains."

C'est le genre d'événement auquel je ne veux pas penser. Peut-être ne devrais-je même pas vous le communiquer ? La gestion de risques est un domaine qui dérange. Un gouvernement est-il tenu de préparer des procédures pour tous les cas de figure ? Jusqu'où doit-on pousser la précaution ?

Écrit par : Calendula | 09 novembre 2015

Jusqu'à ne pas mettre tout son capital (ou ses oeufs) dans le même panier Calendula...aussi simple que ça :-)

Écrit par : absolom | 09 novembre 2015

Calendula l'info de Swisscom est connue mais pas complète. Je peux déjà ajouter ceci:

le risque est bien réel et la panne de 1859 est restée dans les annales. Elle a été exceptionnelle:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Éruption_solaire_de_1859

L'ancienneté montre que ce n'est pas tous les jours, mais on ne sait jamais à l'avance quand cela peut survenir. D'autre part nous sommes aujourd'hui plus dépendants des systèmes électriques et électroniques.

Une autre tempête importante a provoqué une panne dans tout le Québec en 1989:

www.hydroquebec.com/comprendre/notions-de-base/tempete-mars-1989.html

Depuis les leçons ont été tirées et de meilleures protections mises en place. Je suppose que c'est le cas sur toute la planète.

Cependant si un tel incident survenait les réparations seraient relativement rapides en ce qui concerne l'électricité, mais cela dépend de la zone la plus touchée et de l'intensité. Il est vrai qu'une grosse réparation pourrait prendre plusieurs semaines sur les lignes à haute tension ou le remplacement de transformateurs. En 1989 la panne a duré 9 heures.

Aujourd'hui on peut anticiper. On voit le soleil en permanence en temps réel et une tempête peut être prévue de deux à trois jours à l'avance (selon la puissance d'émission). Beaucoup de satellites peuvent être mis en veille le temps de passage du plasma. Les transformateurs peuvent être arrêtés. En fait il faudrait se déconnecter pendant quelques heures. La Nasa peut non seulement déceler l'éruption en temps réel mais aussi voir sa trajectoire et définir précisément où elle frappera, pour autant que la Terre soit dans la direction du plasma.

Une tempête comme celle de 1859 est très rare mais toujours possible. il semble qu'il y en ait eu de pires dans le passé. C'est probablement l'événement naturel le plus grave qui puisse arriver, après la chute d'une grosse météorite, du fait de notre dépendance aux systèmes électroniques. Mais une météorite serait beaucoup plus meurtrières. Donc oui, tout peut arriver même s'il y a des moyens de limiter les dégâts. Et quand cela arrivera il faudra faire avec. De plus il y a une hypothèse selon laquelle les éruptions fortes sont plus sujettes à arriver en cycle solaire faible. Et c'est le cas actuellement...
:-))


Sur les contraintes étatiques, cela existe déjà: c'est la taxe carbone.

Écrit par : hommelibre | 09 novembre 2015

@absolom,

"Ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier." Oui, je m'en souviendrai
;-))))
C'est une des meilleures sagesses qui soit, même si ça peut passer pour ringard.

Dans le cas de la super-tempête solaire, nous serons vraiment obligés de chercher ces oeufs proverbiaux. Je ne suis pas sûre, que chacun de nous sache exactement, tout ce qui peut être perturbé par une telle tempête.

En Suisse, le réseau téléphonique "par fil" va bientôt être remplacé par un système avec internet (je ne me souviens plus du terme exact). Lorsque j'ai demandé ce que l'on ferait en cas de problème de connexion, le vendeur, qui m'avait donné cette info, n'avait pas de réponse.
J'espère que cette histoire de possible grosse perturbation puisse un peu freiner les ardeurs des innovateurs, qui misent tellement sur le virtuel.

@hommelibre,
Jusqu'à quel point la taxe carbone est-elle vraiment un instrument écrasant et insupportable ? Si on regarde, comment ça fonctionne, on constate qu' à peu près deux tiers "est redistribué à la population et aux entreprises"

www.bafu.admin.ch/taxe-co2

Pour l'instant, je ne me sens pas trop pénalisée par cette taxe, même si elle s'additionne à toutes les autres qui existent déjà. Il y a des contraintes bien plus lourdes : des assurances obligatoires, des versements obligatoires prélevés sur les salaires, la TVA, sans parler des impôts.

Écrit par : Calendula | 09 novembre 2015

Calendula, écrasant non, elle ne l'est pas, mais elle illustre une première mesure de contrainte inter-Etats. Elle permet d'ailleurs un "marché du carbone". Les pays pauvres vendent leur quota non utilisé aux pays riches.

Écrit par : hommelibre | 10 novembre 2015

Et moi qui pensait que l'explosion incontrôlée du méthane était une bête histoire de pets...
Heureusement que HL vient mettre les pendules à l'heure.
Plus sérieusement, si j'apprécie les réserves des climato-sceptiques, du moins sous un angle intellectuel, je les trouve aussi dangereux qu'inconscients. Ils ne semblent pas réaliser qu'ils sont manipulés par les grands groupes motivés presque exclusivement par des profits rapides et conséquents. J'en viens presque à espérer une catastrophe qui leur fermera le caquet et qui nous obligera à accélérer la mue.

Écrit par : PIerre Jenni | 10 novembre 2015

Sans commentaire...

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2015/10/05/25002-20151005ARTFIG00375-pour-nkm-les-climato-sceptiques-sont-des-connards.php

Et puisqu'elle m'insulte sans me connaître, moi je dis que c'est une sale pute. C'est ce qui arrive quand, à cours d'argument, on se met à insulter ses contradicteurs.

Au passage, finalement j'aime bien le néologisme dont on nous affuble. Dans climato-sceptique, il y a sceptique. Sceptique, ça s'oppose à non-sceptique, ou croyant. Sachant que par nature, tout scientifique devrait être sceptique, il s'agit bien là d'une opposition entre scientifiques et religieux du climat. CQFD

Écrit par : Kad | 10 novembre 2015

Oui ! Est-ce une bonne ou mauvaise chose, selon vous ? (les quotas -carbone revendus)

Mon souci est de savoir, si parmi toutes les contraintes avec lesquelles nous vivons, celles imposées par l'idéologie écologique sont les plus pesantes.

Nous sommes dans un pays, où on paye 40 Fr/année à l'état pour rouler sur les autoroutes. Descendre au bord de la Méditerranée par les autoroutes françaises coûte environ 50 Fr aller et retour ( si je me souviens juste) et cet argent va à des compagnies privées. Je considère que nous ne sommes pas les plus mal lotis...

Mon sentiment personnel est que je ne suis pas contrainte.
Je peux décider d'agir, à mon niveau de consommateur, de façon plus ou moins "écolo" ou pas. Etre assez idéaliste pour ne pas attendre des autres d'en faire autant. Et sombrer dans des contre-sens, comme prendre l'avion plusieurs fois par année. Rien et personne ne m'en empêche.
Je suis curieuse de voir, si à la COP 21 on va s'en prendre aux vols low-cost.
C'est un bon exemple d'un modèle économique qui obtient l'adhésion de la grande majorité de la population, mais qui pousse à augmenter la consommation de carburant.
S'attaquer à ce marché serait terriblement impopulaire et les voyageurs peu fortunés seraient les premiers pénalisés. Ils pourraient se sentir brimés par une politique "vertueuse" du point de vue environnemental.
La limitation de la circulation des voitures individuelles en ville ( péage urbain) aurait également un impact direct sur la vie des gens.

Actuellement, on pense surtout en terme de taxes, ce qui pénalise toujours les mêmes. On peut comprendre que cela crée un sentiment d'injustice, compréhensible lorsqu'il s'agit de personnes ayant peu de moyens et dont l'empreinte est probablement moins grande que celles de personnes ayant de grands moyens financiers.

Écrit par : Calendula | 10 novembre 2015

Calendula,

Votre question concernant les vols low cost est pertinente. Le projet qui sort progressivement est le rejet du libéralisme économique. De plus en plus de contraintes, de nivellement, d'étatisation des échanges. Les écologistes les plus actifs ne cachent pas leur anti-libéralisme ni leur anti-capitalisme. Ils n'ont en fait aucun autre modèle économique que d'encadrer ceux-ci et des les contraindre, faute de pouvoir proposer mieux.

Le troc? Trop contraignant. Echanger une poule contre trois cailloux oblige à avoir soit des poules soit des cailloux, et de tout en fait. De plus il faudra bien évaluer ce que vaut une poule par rapport à un caillou. L'offre et la demande resurgiront...

Dans pas de troc.

L'économie de proximité? Possible pour certaines choses, pas pour tout. Notre agriculture produit déjà des aliments venant de partout, (p.e. la pomme de terre, le quinoa). Manger du local c'est manger du mondial assimilé. Produire son énergie appartement pas appartement? Solaire ou éolien n'y parviendront pas, sauf à collectiviser l'apport par les toits, et donc gérer en groupe, puis par quartier quand il y a de plus gros besoins pour certains (grands magasins par exemple). On peut supprimer les grands magasins, bien sûr.

Et pour les usines? Des centrales éoliennes volantes, les projets sembles efficaces, ce sera joli plein de ballons dans le ciel. Et qui produira le moindre objet de consommation courante? Des artisans? On paiera 10.- la cuillère à café, 20'000 l'ordinateur portable de base, etc. Seuls les plus riches en auront un. Il faut aussi centraliser à un moment pour produire pour tous à moindre coût.

Bref, l'économie de proximité a ses limites, assez vite atteintes. Dans l'idéal c'est très joli de parler des petites choses de la vie sur un écran qui transmet cela à des millions de gens grâce aux centrales électriques, aux ordis, aux câbles sous-marins d'internet.

L'industrie favorise la liberté de tous, mais elle pollue. Elle peut polluer moins. Les politiques se sont-ils concerter avec les industriels avant les conférences climatiques? je l'espère.

Je pense aussi que nous devons collectivement être prêts à une inversion du réchauffement. Rien, absolument rien ne permet d'écarter cette hypothèse. Seule la fixation sur le CO2 anthropique fait qu'on n'y pense pas. C'est une erreur. Des avertissements ont déjà été lancés dans ce sens. Un gros coup de froid sur 30 ans fera consommer beaucoup de ressources, il faut être certain de les avoir (y compris par les biocarburants aussi polluants que le pétrole). Les éoliennes sont placées sur des zones venteuses. Sur combien de décennies les statistiques de la force et régularité du vent ont-elles été faites? Les variations climatiques naturelles, les cycles de pressions océaniques liés aux courants et aux grandes oscillations, font varier la météo. L'éolien est plus qu'intermittent: il est variable sur le long terme.

Tout solaire? Je préconise plutôt des grandes centrales dans l'espace, de bien meilleur rendement. Le solaire est d'ailleurs à la traîne. La géothermie de grandes profondeurs, mais la technologie n'est pas encore au point. Capter la chaleur des volcans, pourquoi pas? Je ne sais pas si c'est réalisable.

L'encadrement contraignant de l'économie n'est pour moi pas un projet.

Écrit par : hommelibre | 10 novembre 2015

Pierre, je ne me sens manipulé par personne, et les arguments de contestation sont bien réels. Pour moi c'est l'anthropocentrisme et l'apocalyptique qui manipule les foules. Ce sont eux qui sont dangereux: vouloir changer le climat de la planète (en soi c'est délirant) et sans savoir quels seront les risques: ils font en sens inverse ce qu'ils décrivent de la situation actuelle. Ils se prennent pour Dieu ou quoi?

Écrit par : hommelibre | 10 novembre 2015

Kad, j'avais hésité à faire un billet sur l'insulte de NKM. Finalement j'ai laissé, mais c'est inacceptable. Quel mépris. Le mépris des classes "supérieures".

Le scepticisme est une attitude fondamentale en science. Merci de le rappeler.

Écrit par : hommelibre | 10 novembre 2015

John, d'accord pour dénoncer les dérives dans les deux camps. Mais qui parle de changer le climat ? C'est effectivement délirant.
En revanche faire ce que nous pouvons pour respecter la nature et diminuer l'impact négatif d'un système qui promeut la croissance infinie et la consommation débridée me semble plutôt raisonnable.
Nous sommes tous plus ou moins manipulés. Disons plutôt influencés. Ce qui revient au même au bout du compte. Une véritable honnêteté intellectuelle est pour ainsi dire impossible et c'est bien ainsi. Le monde évolue aussi grâce aux antagonismes et à la discussion qui suit.

Écrit par : PIerre Jenni | 10 novembre 2015

Kad, demandez-vous pourquoi des scientifiques de pointe entament le retour vers le sacré.

Science
Définition Web
La science est « ce que l'on sait pour l'avoir appris, ce que l'on tient pour vrai au sens large, l'ensemble de connaissances, d'études d'une valeur universelle, caractérisées par un objet et une méthode déterminés, et fondés sur des relations objectives vérifiables [sens restreint] ». ...

Bref, depuis qu'on commence à comprendre les implications de la physique quantique, et les principes d'incertitude de Heisenberg et d'incomplétude de Gödel, les scientifiques ont compris que le langage même qui sert à définir est un outil inapproprié. Ils ont aussi réalisé que le seul fait d'observer un phénomène le pervertit.

Écrit par : PIerre Jenni | 10 novembre 2015

Comme tout va de travers migrants compris puisqu' une fois les solutions trouvées ils repartent pour Calais pour ceux qui se font du mouron au sujet de la météo soyez prévisionnistes ces chaleurs sont peut-être le signe d'un Noel ou tout le monde devra rester chez soi ceci suite à un surplus de neige
La planète Mars n'a pas encore dit son dernier mot et l'on sait son envie de bagarrer et contrarier les humains surtout ceux qui ne savent pas anticiper

Écrit par : lovejoie | 10 novembre 2015

Bonjour

Bien qu'étant légèrement hors-sujet, je ne saurais que recommander ces deux documentaires à ceux qui ne les ont pas vu hier soir, RTS2...

Visibles encore 6 jours, les villes du futur, pour les amoureux de "smart choses"...et les conséquences qui en découlent.

http://www.rts.ch/docs/lundi/7125983-le-doc-du-lundi.html

http://www.rts.ch/play/tv/doc/video/la-tragedie-electronique?id=7240110

Écrit par : absolom | 10 novembre 2015

Merci pour ces liens absolom.
La question de l'utilisation de la technologie dans nos vies n'en est pas vraiment une. Ou plutôt devrais-je dire que la question n'est pas de savoir si on va l'utiliser mais plutôt comment.
Ces documentaires nous montrent ce qu'il ne faut pas faire.

Écrit par : PIerre Jenni | 10 novembre 2015

@hommelibre,

Vous faites une liste des énergies alternatives incomplète.
Il manque la géothermie ( qui est évidemment omniprésente en Islande, il faut bien que les volcans et tout le bouillonnement si proche de la surface aient aussi un bon côté ...), qui est déjà exploitée par des particuliers, mais aussi pour le chauffage d'immeubles, même dans des pays sans volcanisme.
Et il y aura l'énergie marine, ou marémotrice. J'ai vu un reportage surprenant au sujet des Orcades, qui reçoivent déjà une grande partie de leur électricité d'un système, qui capte l'énergie des vagues et de la houle. Il y a, sur place, un centre d'études international , qui développe des systèmes à mettre sous l'eau et qui sont déjà assez aboutis.
Ce sont des régions, qui ne peuvent pas compter sur le solaire, mais qui ont bien sûr de l'éolien. Pour des îles, ce genre de solution coule de source.
Mon idée serait d'avoir plein de sources différentes, en plus du pétrole, du gaz et du nucléaire. De justement ne pas avoir tous les oeufs dans le même panier...
Il y a aussi l'idée de l'indépendance énergétique, la même que vantent les partisans du gaz de schiste.
Mon idée (certes trop utopique) serait que ces sources d'énergie décentralisées et innovantes permettraient d'améliorer le niveau de vie dans les pays pauvres, dans lesquels on est loin d'avoir des infrastructures permettant un certain confort et "progrès". Je ne prétends pas que nous devons être un modèle à imiter, mais il me semble que notre confort est malgré tout un peu envié par des personnes qui ne l'ont pas. L'électricité permet des activités plus intéressantes que son absence.
Ces pays-là ont pu sauter l'étape d'un système de téléphones par fil, ils ont passé directement au natel.

Il existe des écologistes radicaux. Je ne pense pas que les décideurs gouvernementaux du COP21 en fassent partie et le problème de l'emploi est central pour tous. A chaque fois que l'on remet en cause une industrie polluante ou problématique (p.ex. les usines d'armement, les centrales nucléaire vieillissantes), on nous rétorque que ça fait perdre des milliers d'emplois. Je ne pense pas que cet argument sera oublié à Paris.

Écrit par : Calendula | 10 novembre 2015

Calendula si vous saviez ce que nous sommes encore nombreux à chérir les anciens téléphones tandis que nos natels dorment en attendant le carton de l'invitation qui sonnera le 25 décembre à 9h du matin pour nous dépoussièrer un peu et nous octroyer la joie de pouvoir distribuer ce qui est préparé dès janvier
Oui dans un monde complètement déjanté par trop de technologies on est jamais assez prudent /les anciennes règles scolaires avaient du bon
C'est d'ailleurs le seul moment de l'année ou certains signes de feu toujours pressés comme s'il y avait le feu au lac ,ralentiront réalisant soudain que courir comme un lièvre ne permet pas de fêter Pâques en décembre
Réchauffement ou pas mais hier soir et ce depuis plusieurs jours le ciel avait des couleurs dignes d'une hémorragie cérébrale à moins que dame lune ait saigné du nez
A la place de flanquer la trouille aux plus naifs autant s'amuser comme le cosmos qui adore narguer les humains et leurs superficialités et ce d'autant plus depuis l'arrivée du Natel et de sa trop nombreuse descendance

Écrit par : lovejoie | 11 novembre 2015

Bonjour lovejoie,

Ah les natels ! Je suis très partagée quant à ces objets. Ils ont beaucoup (trop) changé nos vies. Ils sont presque devenus des prolongements de nos mains et que dire de nos cerveaux !
Mais comme j'en ai un et qu'il me rend bien service, je ne râle pas trop fort, j'essaye juste de ne pas en devenir totalement dépendante, de ne pas avoir toute ma vie rassemblée dans cet unique objet, alors qu'on nous pousse à désormais tout effectuer par son entremise.
Bonne journée, avec ou sans natel !

Écrit par : Calendula | 11 novembre 2015

@Merci Calendula ,perso je suis* en procès* avec des gens proches qui ont la sale manie de dire,si t'as besoin d'aide on est là ,tu parler Charles aux abonnés toujours absents ça c'est sûr
Vu mon âge je vois que rien ne change excepté qu'avant on sortait des gens seuls pour aller boire un café alors qu'aujourd'hui en tous cas chez nous on promène des sacs poubelles comme Médor ou mieux certains ayant une chambre vide remplisse celle-ci de sacs pour trier avant de se rendre aux déchetteries
Alors je retourne dans mon sac poubelle en attendant le 25 décembre au matin pour savoir si j'aurai droit à autre chose qu'un os à ronger /rire
Très belle journée pour Vous aussi

Écrit par : lovejoie | 11 novembre 2015

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