15 octobre 2015

Le rêve d’Icare

Je classerais Louise Turcotte dans la déraison politique, à l’intersection de la folie personnelle, la dé-connexion du monde sensible, et l’outrance individuelle ou folie psychiatrique.

 


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Louise Turcotte participe à la déraison moderne, à la fuite en avant, la surenchère permanente du  féminisme. Cette fuite en avant où l’on doit trouver toujours plus de raisons de faire des femmes des victimes universelles, et de détruire l’ouvrage de millénaires de civilisation.

 

Cette rage de déconstruire notre civilisation est-elle le fait de quelques individus déjantés ou est-ce un entraînement, un mimétisme de groupe? La conjonction des deux, possiblement.

 

Louise Turcotte, lesbienne radicale canadienne, écrivait en 1996 dans la revue Amazones d’hier, lesbiennes d’aujourd’hui, à propos de la théorie queer (critique de la détermination du genre par le sexe biologique):

 

« L’hétérosexualité : un régime politique dans lequel aucun rapport sexuel ne peut être libre pour les femmes. […] La cause sociale de l’hétérosexualité, c’est de maintenir les femmes dans leur appropriation par le chantage et le viol. […] L’on ne peut prétendre à des rapports sociaux égalitaires tant que ce régime politique de l’hétérosexualité ne sera pas aboli. »

 

 

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Maintenir les femmes dans leur appropriation par le chantage et le viol. On croît rêver. Dans la droite ligne d’Andréa Dworkin: « La relation hétérosexuelle est l'expression la plus pure, la plus formalisée du mépris pour le corps de la femme. » La déconstruction des relations de genre serait la seule voie politique pour ces femmes.

 

Ma réflexion sur les humains a parfois flirté avec l’idée de déconstruction. Défaire nos limites conditionnées. Nous pouvons être tout: la tentation suprême, le rêve d’Icare – tutoyer le soleil, était à portée des esprits vifs du XXe siècle.

 

Par chance la Nature des choses et des êtres parlait toujours en moi. Je n’ai pas largué toutes les amarres. Mon goût pour l’autre sexe a sans doute contribué à tempérer ma fougue intellectuelle.

 

Louise Turcotte fait partie de ces ultraminorités qui prennent d’assaut la société par la plainte victimaire. Elle n’ont que le mot discrimination à la bouche. Et le mariage gay n’est pas suffisant. Elle écrit en 2001:

 

« Depuis quelques années, les gais luttent pour la reconnaissance de leurs droits civils, notamment l'acceptation juridique de leur statut conjugal. Peut-on voir dans ces réformes un nouveau contrat social ? J'en doute fort. Cela reviendrait à dire que le régime politique de l'hétérosexualité représente le seul et unique mode de fonctionnement qui puisse assurer une cohésion sociale, pour peu qu'il soit assez inclusif. »

 

 

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Le prisme de la victimisation est entré au plus profond d’elles. Elles en veulent toujours plus. La femme doit être lesbienne si elle ne veut pas être au service de l’homme. Le but est dès lors l’abolition de l’hétérosexualité, donc le déploiement illimité du lesbianisme. Comme le dit la féministe radicale Ti-Grace Atkinson: « Le féminisme est la théorie, le lesbianisme est la pratique. » La dame ne fait certes pas bander les foules d’hommes. On trouve plus sexy, même chez les féministes. Il n’est dès lors pas surprenant que le récent film qui retrace la naissance du MLF et qui a été un flop, La Belle Saison, soit l’histoire d’un amour lesbien: le lesbianisme serait l’avenir de la femme et du genre humain. Mais résumer la libération sexuelle à un amour lesbien c’est singulièrement réducteur et biaisé.

 

N’en finira-t-on jamais avec la fabrique féministe de victimes? L’aboutissement du féminisme sera-t-il l’asile psychiatrique?

 

J’ai eu autrefois une relation intime avec une femme homosexuelle. Une belle relation, sensible, lumineuse. Quand nous nous croisons parfois, il reste une disponibilité, une affection. Je livre ce bout d’intimité parce que je ne fais fondamentalement pas de différences entre les personnes. Mais les groupes, c’est autre chose. Et le groupe des lesbiennes radicales, c’est no way. Elles s’affirment comme ennemies de la civilisation et imprègnent le féminisme en général. A leur yeux la seule identité valable pour une femme est celle de lesbienne. 

 

Leur désir de toute-puissance, leur dictature de minorité, s’arrête ici: on n’abolira jamais l’hétérosexualité. Jamais. J’aurais peut-être pu être bisexuel, par goût de l’extension de la carte du plaisir. Mais je suis straight et très bien de l’être. 

 

Les hétéros, en tant que groupe naturel, jouisseur et identitaire, n’accepteront pas de disparaître.

 

 

 

Image 1: Henri Füssli, Le Cauchemar; 2: Farewell to Icara by Jeffrey K. Bedrick; 3: Ti-Grace Atkinson.

 

 

10:53 Publié dans Féminisme, Philosophie, Politique, Repères, société | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : lesbianisme, sexualité, féminisme, mlf, amazone, icare, folie, turcotte | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Moi non plus, je ne souhaite pas la disparition de l'hétérosexualité. Mais il est vrai que "féministe" rime souvent avec "lesbienne". Elles sont, si j'ose dire, comme "cul et chemise". Remarquons également que le couple hétéro est constamment dénigré par les féministes qui présentent l'homme comme un être violent, violeur et paresseux au foyer. Les revendications des lesbiennes sont appuyées par les féministes,comme la PMA et l'homoparentalité (voir l'action des femen(s) contre la manif pour tous). Dans un avenir, peut-être pas si lointain, et avec la promotion croissante du lesbianisme dans les films, séries, pubs, clips, etc, on s'apercevra que les femmes n'ont plus besoin des hommes pour l'amour, le plaisir et la procréation. Ce type de société, où l'apartheid sexuel sera la règle, deviendra "le meilleur des mondes" pour les lesbo-féministes. Comme dirait l'autre, pour les hétéros que nous sommes, il restera... la zoophilie !
Non, je plaisante, du moins, je l'espère...

Écrit par : Henri | 16 octobre 2015

on s'apercevra que les femmes n'ont plus besoin des hommes pour l'amour, le plaisir

Lol.... Vous n'avez pas connu assez de lesbiennes. Les femmes ont besoin d'un homme dans leur vie pour trouver la stabilité affective. Le grand jeu du féminisme c'est de pousser les femmes a coucher avec tout le monde (homme ou femme) sauf avec cet homme qui assure leur stabilité.

Écrit par : Kome | 19 octobre 2015

" A leur yeux la seule identité valable pour une femme est celle de lesbienne."

Une lesbienne est une femme frustrée de n'être pas née de sexe masculin!

Écrit par : Patoucha | 20 octobre 2015

Les commentaires sont fermés.