21 septembre 2015

De l’argent rien que pour les filles

Un rapport annuel de l’Unesco dit que dans le monde, 12% des filles n’ont pas accès à l’école primaire. Pour le secondaire cela monte à 16%. L’image 1 montre la différence de taux de scolarisation entre les garçons et les filles (cliquer pour agrandir).

 


tina kieffer,marie-claire,flamme,scolarisation filles,sexisme,misandrieLes faits

 

Le magazine de mode Marie-Claire soutient depuis quelques années une campagne en faveur de l’écolage des filles au Cambodge: La Flamme Marie-Claire. En achetant une bougie spéciale de l’Occitane on participe au financement d’écoles dans ce pays où toutes les filles n’ont pas la possibilité d’être scolarisées. 

 

La victimisation féminine étant maintenant introjectée dans toutes les consciences comme un fait indubitable il suffit de dire que l’on va faire campagne en faveur des filles pour que l’on vous admire et que l’on parle de vous très positivement, comme d’une bienfaitrice.

 

Marie-Claire – 1 centime de féminisme pour 100 euros de bénéfices – l’a bien compris, ainsi que Tina Kieffer, chroniqueuse périphérique. 

 

 

tina kieffer,marie-claire,flamme,scolarisation filles,sexisme,misandrieBusiness pervers

 

Réfléchissons cependant un instant avant de devenir définitivement bêtes. 12% des filles dans le monde n’ont pas accès à l’école primaire et 16% au secondaire. Et les garçons? 10% n’ont pas accès au primaire et 15% au secondaire. Soit une différence dérisoire. Pourquoi alors ne faire campagne que pour les filles? 

 

Deux raisons à cette discrimination: les filles sont de meilleurs objets publicitaires que les garçons, et par sexisme misandre.

 

La campagne est relayée par TF1, France Télévisions, M6, BFMTV, Chérie 25. Du lourd en matière de pub. Et tout ça pour rien: des journalistes s’engagent et soutiennent à l’antenne le magazine. Pub annuelle gratuite. Ensuite vous achetez la bougie sur les sites des boutiques Marie-Claire ou l’Occitane – un bon moyen de vous inciter à acheter autre chose pour encourager ceux qui portent une si « belle » initiative.

 

Le charity business est une perversion de l'âme.

 

 

tina kieffer,marie-claire,flamme,scolarisation filles,sexisme,misandrieL’arme néo-colonialiste

 

En payant des écoles dans des pays moins développés on s’immisce dans la politique intérieure d’un pays. Le discours qui va avec, et qui figure sur le site de la campagne, est de l’idéologie pure:

 

 

– offriront à des filles et à des femmes la possibilité de s’émanciper de leur condition.

 

– initiatives visant à offrir a des filles l’arme du savoir.

 

De quoi devraient-elles s’émanciper dont les garçons seraient exemptés ou privés? Ils travaillent souvent aux champs et deviendront petits paysans. Quel privilège... Et une arme contre qui? Dans une campagne au profit des seules filles, on peut imaginer aisément qui est l’ennemi à supplanter.

 

Ajoutons que ces écoles ne sont pas mixtes (image 3, avec T. Kieffer) comme les autres (image 4) – et donc que l’on influence directement la culture du pays. 

 

Quelle différence fondamentale entre l’Arabie saoudite qui paie des mosquées et des imams intégristes en occident pour préparer de jeunes musulmans au jihad, et ces écoles où l’on distille l’idéologie occidentale de guerre des sexes pour monter la tête de jeunes filles? Aucune au fond. 

 

 

tina kieffer,marie-claire,flamme,scolarisation filles,sexisme,misandrie,Lettre ouverte

 

Un correspondant s’est donné pour tâche d’écrire aux médias pour dénoncer la misandrie qu’ils relaient. Je l’ai déjà cité ailleurs. Voici sa lettre à M6:

 

« Le 4 septembre, au journal du 19.45 de M6 et à la demande du magazine Marie-Claire, vous avez invité les téléspectateurs à verser de l'argent pour l'éducation des filles, et uniquement des filles, dans le monde. Pensez-vous que l'on puisse ainsi séparer les intérêts des unes de ceux des autres et accorder une aide à une seule catégorie d'êtres humains ?

 

Comme les filles, les garçons ayant une scolarité insuffisante, voire inexistante, se comptent par millions sur la planète. Comme les filles, ils quittent l'école prématurément pour exercer les métiers les plus durs où ils seront exploités, quand ils ne sont pas recrutés dans les conflits armés. Quand ils ne sont pas au chômage, leur formation ne suffit pas à assurer un emploi qui leur permette de nourrir convenablement leurs enfants et leur épouse qui reste au foyer pour élever une famille trop nombreuse. Comme les filles, ils ont besoin d'éducation sexuelle afin de limiter les naissances. Comme les filles, leurs connaissances et leur esprit critique doivent être développés pour avoir les moyens de résister aux dictatures et aux extrémismes religieux, dans le but de construire une démocratie. Comme les filles, il est nécessaire de leur donner les outils qui leur permettront de bâtir, dans leur propre pays, une économie viable afin de tarir le flot des émigrés, etc. Oui, le sort des femmes est profondément lié à celui des hommes.

 

Chez nous aussi, l'éducation de tous est indispensable. Chaque année, 150 000 élèves quittent l'enseignement sans qualification. 100 000 sont de sexe masculin. Allez-vous réclamer un budget pour lutter contre l'échec scolaire, mais seulement en faveur des garçons parce qu'ils sont deux fois plus nombreux que les filles à en avoir besoin ? La République nous l'interdit et elle a raison car elle ne reconnaît pas les communautés. Elle accorde les mêmes droits à chacun et soutient les citoyens qui en ont besoin, indépendamment de leur genre, leur religion ou leur ethnie.

 

Votre appel télévisé est donc, à la fois, discriminatoire et contraire à nos valeurs. Pour le lobby féministe qui est à l'origine de toutes les actions de ce type, les dons comme les impôts doivent servir prioritairement les femmes. Le pouvoir politique accorde même des dizaines de millions d'euros pour cela en finançant un Ministère des droits des femmes mais rien pour défendre ceux des hommes en particulier. Les principes fondamentaux de notre nation sont bafoués par ceux-là même qui sont chargés de les défendre. Et vous ajoutez une pierre à cet édifice sexiste et misandre ! En agissant ainsi, vous abîmez l'image d'une chaîne qui fait pourtant de gros efforts en matière d’information. »

 

Henri L’Helgoualc’h 

 

 

 

P.S.: Comme le rappelle Henri L’Helgoualc’h: « ... notre pays (ndla: la France) compte, de laveu même des féministes, plus de 400 réseaux, financés par de l’argent public et privé (entreprises et particuliers), chargés daider les femmes, à lexclusion des hommes ! » Sans commentaire.

 

 

08:53 Publié dans Féminisme, société | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : tina kieffer, marie-claire, flamme, scolarisation filles, sexisme, misandrie | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

J’ajoute ceci tiré du site:

« Happy Chandara, une école pour petites filles au Cambodge vouées sans cela au travail dans les champs ou au commerce de leur corps. »

D’une part les garçons autant que les filles sont voués au travail des champs. D’autre part de quel droit moral se permet-on de juger que le travail des champs serait avilissant et empêcherait l’émancipation? Car c’est cela que dit le texte, au fond, quand le texte dit encore:

« … L’éducation constitue pour elles l’espoir de construire leur vie plutôt que de la subir la clef de leur autonomie future. (…) offriront à des filles et à des femmes la possibilité de s’émanciper de leur condition. De construire. »

Quel mépris pour les parents de ces filles voués au travail des champs pour nourrir leur famille…

Enfin le choix des filles n’est-il que les champs ou la prostitution? Certainement pas. Beaucoup de femmes travaillent dans les institutions de santé, dans le commerce, l’artisanat, la confection textile, tiennent des micro-entreprises.

Écrit par : hommelibre | 21 septembre 2015

D'autant que les filles n'ont pas l'exclusivité de la prostitution infantile. Est-ce qu'un garçon violé, c'est moins grave qu'une fille ?

Écrit par : Kad | 21 septembre 2015

Et pendant ce temps l'Arabie Saoudite est élue à la tête du Conseil des droits de l'homme!

Écrit par : Mère-Grand | 21 septembre 2015

Mère-Grand,

C'est un petit, un tout petit pas pour l'humanité...

Écrit par : hommelibre | 21 septembre 2015

"C'est un petit, un tout petit pas pour l'humanité…"
Question de point de vue ...

Écrit par : Mère-Grand | 22 septembre 2015

Je paraphrasais à l'inverse les astronautes...

Écrit par : hommelibre | 22 septembre 2015

http://cdn2.img.fr.sputniknews.com/images/101829/26/1018292683.jpg

Écrit par : aoki | 22 septembre 2015

C'est à en perdre la tête!...

Écrit par : hommelibre | 22 septembre 2015

Vous avez raison: il faudrait investir davantage dans l'éducation des garçons.
Avec des hommes éduqués et éclairés, il y aura moins d'horreurs contre les fillettes et les femmes: viols, mariages forcés, parfois même avant la puberté, excisions, lapidations pour adultère, polygamie, statut social inférieur, burqa etc…

Lu récemment dans Charlie Hebdo: deux fillettes ont été condamnées par le conseil villageois (en Inde) à être violées par tous les hommes du village. Leur crime: leur frère avait couché avec une femme d'une caste supérieure. Quel beau pays que l'Inde - où on pratique l'avortement sélectif pour éviter d'avoir des filles, qu'on devra ensuite brûler vives si leur dot est insuffisante. Qu'il est bon de naître femme dans le tiers monde, on est tellement gâtée! De l'argent rien que pour les filles, en effet…. c'est trop injuste!

Écrit par : Arnica | 22 septembre 2015

Arnica, vous mélangez les sujets. On parle d'écolage et je ne vois pas de raison de discriminer les garçons et de ne faire campagne que pour les filles.

Ce que vous dites, que vous présentez comme général, est un réquisitoire terrible contre les hommes dans leur ensemble. A-t-on des preuves de cela? Dans quelles proportions?

Les mariages forcés sont rares en Asie, il s'agit plutôt de mariages arrangés, entre familles, mais (en Inde par exemple) que les enfants peuvent refuser. Les excisions au Cambodge? Non. Là où elles ont lieu elles sont pratiquées en général par des femmes et imposées par des femmes, ce qui de ce point de vue justifierait en effet qu'on éduque plus les femmes que les hommes.

Pour chaque chose il faudrait des exemple concrets et des chiffres précis. Mais à voir comment les chiffres sont tordus voire inventés en Europe, où les statistiques sont meilleures, que penser d'éventuels chiffre venant de pays émergents et souvent communiqués par des ONG à forte tendance féministe-colonialiste?


"Lu dans Charlie": oui, je l'ai lu aussi mais ailleurs. Un cas sur 1,3 milliards d'habitants. Et ce ne sont pas les femmes qui sont visées ici, ce sont les intouchables soit le système de castes qui touche autant les hommes que les femmes. Pour la dot, oui, c'est encore la religion. La sélection des nouveaux-né varie selon les époque et les régions. Au temps d'Hérode ce sont les garçons qui ont été passés par le fil de l'épée.

Il faut noter que la dot est le plus souvent payée par le garçon ou sa famille à la famille de la fille. En Europe c'était le cas.

Écrit par : hommelibre | 22 septembre 2015

A mes yeux, l'histoire de la bougie rose est un cas typique de lobbying.
Le lobby "journal féminin" va s'engager pour des causes féminines.
Il serait certes plus noble de s'engager pour les écoliers de tout un pays (tous sexes, ethnies, castes et religions confondus) que de choisir une catégorie.
Mais alors, on pourrait reprocher au journal de choisir plutôt le Cambodge que l'Afghanistan ou la Bolivie.
Comment choisir la cible de son engagement ? Quelle cause est prioritaire et pourquoi ?
En ces temps si difficiles pour les réfugiés qui sont sur les routes vers l'Europe, il ne faut pas oublier tous les autres dossiers !
Je continue à recevoir des demandes de dons pour fournir de l'eau potable en Afrique, de l'écolage en Inde, des infrastructures à Madagascar.
Que faire ? Comment choisir, si on ne peut pas donner à tous ?
Il y a am-stram-gram, mais également des critères de choix plus personnels. Ou alors une sorte de roulement : si j'ai déjà donné à Haïti, la prochaine fois je donnerai au Sud-Soudan. Sans jamais savoir, si mon don arrive à bon port ...

Écrit par : Calendula | 22 septembre 2015

Des preuves? Il y en a à foison, pour autant qu'on prête foi aux rapports de l'UNICEF, Terre des Hommes et consorts. Les mariages forcés sont rares en Asie? Soit, mais ils sont monnaie courante en Afrique et dans les pays arabes, ne dites pas le contraire. Les excisions sont inexistantes au Cambodge. Oui, certainement, elles sont rares en Norvège aussi. Les excisions sont pratiquées par des femmes? En effet, il serait inconcevable qu'un homme aille tripoter les parties intimes d'une femelle qui ne serait ni sa fille ni sa femme. Les femmes pratiquent l'excision parce que c'est une coutume ancestrale imposée par la communauté, dominée par des règles décidées par les hommes. Les sociétés matriarcales sont la minorité.

En Inde, c'est la famille de la fille qui doit payer, très cher, pour se débarrasser de sa fille et dédommager la famille du mari. Raison pour laquelle les fillettes sont avortées. Avec un problème démographique avéré, les preuves abondent là aussi.

Mais si vous êtes convaincu que les femmes et les filles vivent dans un statut favorable et privilégié, il n'y a sans doute rien à faire.

Écrit par : Arnica | 23 septembre 2015

@Arnica,

Le tableau de l'UNESCO , publié au début du billet, montre bien que dans certaines régions, l'inégalité dans la scolarisation persiste.
Si les chiffres globaux peuvent faire penser que tout va bien et que l'égalité est désormais atteinte, l'examen attentif du tableau fait ressortir des situations très variables selon les régions.
On a fait de gros progrès depuis l'an 2000 ( p.ex. dans les Etats arabes pour les filles, l'Asie de l'Est pour les deux sexes ), c'est donc que les programmes en faveur de l'instruction fonctionnent et sont nécessaires.
Il faut des projets ciblés pour améliorer les choses là, où c'est nécessaire. Chacun est libre de choisir son domaine, la cible de ses efforts, sans devoir le justifier.

J'ai lu ailleurs, que le taux d'inscription ne signifie pas forcément que autant d'enfants fréquentent réellement l'école et s'instruisent. Ces chiffres ne sont donc pas totalement fiables.

Ensuite, les autres problèmes ( avortements ciblés, excision, mariages forcés) sont à prendre un à un. Cette histoire du déficit de femmes en Inde et Chine est un gros retour de boomerang. On peut apprendre quelque chose de cette réalité : les coutumes et lois inventées par l'humanité peuvent avoir des conséquences gravissimes sur les équilibres naturels et ce qui pourrait être civilisateur dans l'absolu ( règles régissant la vie en commun) peut aboutir dans un cul de sac.

Écrit par : Calendula | 23 septembre 2015

Arnica,

Vous êtes en plein dans le mille: les chiffres ou estimations, que d’ailleurs vous ne fournissez pas, sont-ils fiables? Quand on parle par exemple d’excision a-t-on compté exactement le nombre ou a-t-on estimé, extrapolé? Parle-t-on de chiffres réels avec des cas nommables, dont l’excision peut être localisée précisément et datée, ou parle-t-on sur une abstraction hypothétique en fonction de… lon ne sait quoi?

Je vous donne un exemple, sur ce que l’on appelle les mariages forcés. Il y aurait en France 70’000 mariages forcés. Ce qui est en moyenne 20 fois plus que dans les pays voisins sans aucune explication. Des chercheurs indépendant se sont penchés sur ce chiffre, ainsi que sur celui des excisions. Je cite un extrait. Attention, cela vaut son pesant de cacahuètes:

www.penombre.org/41/04.htm

« J’ai donc allumé mon moteur de recherche Goût-Gueule. J’ai fini par trouver que le chiffre en question émane du rapport que le Haut Conseil à l’Intégration a remis au Premier ministre le 26 janvier 2003 : « Le contrat et l’intégration » , « rapport réaffirmant les droits individuels des personnes issues de l’immigration »(1). On y lit effectivement que : « Selon les chiffres convergents rassemblés par les associations que le HCI a auditionnées, plus de 70 000 adolescentes seraient concernées par des mariages forcés en France ». Je n’en saurai pas plus. Bref, pour une bonne cause, un chiffre qui n’a pas de sens !

Mais je ne suis pas au bout de mon étonnement, car dans ce même rapport il est aussi question de l’excision. Il y est écrit : « L’excision : 35 000 jeunes filles ou femmes seraient mutilées ou menacées d’excision en France. Cette estimation du GAMS est proche de celle du ministère des Affaires sociales, qui évalue que 20 000 femmes et plus de 10 000 fillettes sont concernées ou menacées par une excision sur le territoire français ». Même interrogation ? Qu’est-ce que des personnes concernées ou menacées ? Si je comprends bien, ce chiffre additionne les femmes venues en France et qui avaient été excisées dans leur pays, la France n’étant donc pas responsable, les petites filles qui sont excisées en France, ce qui est justement interdit dans notre pays, et celles qui pourraient l’être mais ne le seront pas, ne fût-ce que par peur de la loi française. Un tel amalgame n’est pas sérieux.

Comment le GAMS, « Groupe femmes pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles et autres pratiques affectant la santé des femmes et des enfants », a-t-il abouti à ce chiffre ? Sur son site(2)  on lit : « En s’en tenant aux décomptes des titres de séjour en cours de validité par nationalité (ministère de l’Intérieur 1989 [sic]), on peut estimer qu’il y a au moins 20 000 femmes et 10 000 fillettes mutilées ou menacées résidant sur le territoire français. » Autrement dit, les chiffres en question ne résultent pas de l’observation du phénomène, mais d’application de sortes de « taux de risques (de quoi ?) » pifométriques à des populations issues des pays visés. Remarquons encore que les chiffres du ministère des Affaires sociales, qui sont censés conforter ceux du GAMS, sont repris… du GAMS.

Je pensais avoir atteint le summum du non-sens, mais il n’en était rien. Car ce chiffre de 35 000, qui n’a pas de pertinence, mais dont on peut néanmoins dire qu’il prétend mesurer un nombre de personnes, un stock, devient dans la bouche de Blandine Kriegel, la présidente du HCI et donc responsable du rapport en question, un flux annuel. En effet dans une interview à L’Express du 26 janvier 2004(3), celle-ci déclare : « Pendant des années, on a passé sous silence des faits intolérables. Je ne pouvais pas imaginer qu’il y ait 35 000 excisions par an en France [sic] ».

(Voir aussi ici: http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http%3A%2F%2Fwww.penombre.org%2F70-000-mariages-forces-par-an)



Voilà comment on fabrique du chiffre abstrait sans connexion avec le réel. Et cela vient d’un organisme officiel.

Evidemment ce serait compliqué, long et coûteux de faire une enquêtes réelle, village par village, personne par personne, avec vérification des dires par des témoins fiables. Mais au moins on travaillerait sur la vérité numérique, pas sur une hystérie virtuelle.


De plus on devrait demander aux garçons combien ont été mariés de force, car vous ne les mentionnez pas. Oubli? Ignorance? Et que croyez-vous donc? Que les garçons sont libres de leurs décisions? Vous rêvez, ou vous êtes contaminée gravement au discours victimaire

Selon WFiki, en Angleterre, « De plus, d'après les sources de l'association ELELE, la quasi-totalité des jeunes turques (94 % pour les garçons et 94 % pour les filles) sont touchés par le mariage non consenti. Ils sont le plus souvent âgés de 18 à 19 ans. »

Et ici (extrait):

www.courrierinternational.com/article/2008/11/28/mariages-forces-les-garcons-aussi

« Azad ne peut oublier ce jour de septembre 2005, où il a célébré son mariage à Stuttgart et enduré les heures les plus humiliantes de sa vie : “C’est vraiment horrible de devoir se forcer à avoir des rapports sexuels avec quelqu’un de sa famille”, explique le jeune Kurde de 20 ans. “Vous imaginez ? Avec ma cousine germaine. »


D’ailleurs on doit faire la différence entre mariage forcé et mariage arrangé, où les parents proposent et où les enfants peuvent refuser. Il y a des raisons ancestrales à cela. Aujourd’hui le développement économique et l’évolution des moeurs permet de voir autrement, mais à une époque en Europe les mariage (selon la catégorie sociale) était fait pour préserver un patrimoine, donc un avenir du clan et du village. L’amour passait après la survie du groupe.

Aujourd’hui l’amour passe avant parce qu’il n’y a plus grand chose à transmettre et parce que l’Etat nous materne – il en a les moyens.

Les gens d’avant n’étaient pas moins responsables que maintenant mais les notions n’étaient pas les mêmes et ne sont pas comparables.


Voyons le cas de Diderot pour évaluer ses supposés privilèges masculins:

« En 1742, il effectue un premier retour à Langres pour solliciter auprès de son père le droit de se marier11. Il essuie un refus. Au début de l'année 1743, s'opposant au mariage qu'il projette malgré son refus et sans doute fatigué des frasques de son fils, son père le fait enfermer quelques semaines dans un monastère près de Troyes. Denis s'en échappe et ayant atteint sa majorité matrimoniale (30 ans à l'époque) en octobre, épouse secrètement en novembre Anne-Antoinette Champion (1710-10 avril 179612) en l'église Saint-Pierre-aux-Bœufs13 le 6 novembre 174314. Le jeune couple s'installe rue Saint-Victor (1743). ». (Wiki)

A part cela, puisque vos accusations contre les hommes sont graves et concernent semble-t-il un volume considérable, pouvez-vous les étayer en citant les chiffres précis, avec les noms, les adresses, les lieux des crimes? Sinon ce ne sont qu’extrapolation, virtualité et calomnies. Généralités, comme dans le racisme.

Écrit par : hommelibre | 23 septembre 2015

J'ai aussi une grosse méfiance de la part des occidentaux aux Cambodge.

Une de mes amies qui est passé par là-bas récemment m'a dit que la plupart des ONG c'est du bidon!

Etant entrain de me projeter à vivre peut être là-bas, je me renseigne tous les jours. Ma surprise fut grande de voir qu'une arnaque a été faite il n'y a pas si longtemps.
UN enorme festival sur la culture devait avoir lieu. Les organisateurs avaient été meme recommandé par le ministère de la culture français. Le résultat est qu'il y a énormément de personne qui n'ont pas été payée pour leur travail.
Quand l'occident fait dans l'humanitaire c'est assez compliqué de trouver de bonnes personnes avec de vraies bonnes intentions.

Écrit par : plumenoire | 23 septembre 2015

Voila un homme qui par une lettre qui est une bonne initiative il y avait également dans un document que j'ai lu récemment consacrait aux femmes ou on pouvaient en déduire que 42 % des personnes qui n'ont pas effectuer leur études en primaire sont des jeunes hommes. L'éducation si elle se veut équitable dans notre société occidentale cela se traduit plus a "pour femme" les garçons en sont exclu sans compter les compter les contraintes de mixités car trop d'hommes. On parle même pas à titre d'exemple des filières techniques et scientifique quand les hommes sont majoritaire, l'éducation et même le recrutement dans les grandes entreprises avec des journées dédiée, prix dont certain avec une récompense d'argent, des quotas de recrutement une sorte de "plancher de verre", enfin ces mesures sont dites "égalitaire". Si ils commencent à avoir des hommes qui veulent défendre leur droits leurs misandrie ne tiendra pas longtemps on pourrait également leur proposer de diviser par deux une sorte de parité les sommes qu'elles perçoivent certaines apprendrons qu'ils existent deux sexes.

Écrit par : Lafaux | 23 septembre 2015

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