14 septembre 2015

Peut-on encore parler de tout ?

Apparemment non. C’est ce que Michel Onfray, le philosophe français qui se revendique de la gauche autogestionnaire, déplore dans une interview au Figarovox (extrait):


onfray,émigrés,réfugiés,censure,« – LE FIGARO – L’insoutenable photo de l’enfant kurde mort sur une plage de Turquie a conduit François Hollande à modifier la position de la France sur la crise des migrants. Que cela vous inspire-t-il?

 

– Michel ONFRAY - Penser une photo est déjà la chose la plus difficile qui soit car on ignore tout de ce qui a présidé aux intentions et au geste du photographe: pourvu qu'elle soit bonne, une photo est toujours une idée. De plus, on sait qu'à l'ère numérique, une photo peut-être une manipulation à la portée du premier venu. On ne sait donc jamais si une photo est ce qu'elle dit a priori ou ce que la légende lui fait dire. Il existe des détournements célèbres par les légendes. Ce que l'on sait, c'est que dans notre monde où n'existe plus que ce qui est montré dans un média, une photo bien légendée fait plus qu'un long discours argumenté.

 

– L'émotion a-t-elle remplacé la raison? Cela nous empêche-t-il de percevoir les véritables enjeux géopolitiques contemporains?

 

– Oui, bien sûr. Il faut des bons mots, des petites phrases, des images chocs avec lesquelles on retient bien plus volontiers son public qu'avec une longue analyse fine, précise, argumentée, savante. Un clou chassant l'autre, ce qui est majeur un jour cesse de l'être le lendemain. La religion de l'instant présent dans laquelle communient les médias exige qu'on renvoie l'histoire à la poubelle. L'histoire, donc la mémoire. (…) Si un démographe travaille sur les taux de fécondité, il n'a pas encore produit un seul chiffre qu'il est déjà suspect de racisme. Nombre de questions sont désormais onfray,émigrés,réfugiés,censure,devenues impossibles à poser. Comment dès lors pourrait-on les résoudre? Interdire une question, c'est empêcher sa réponse.

 

Criminaliser la seule interrogation, c'est transformer en coupable quiconque se contenterait de la poser.»

 

 

Mais pour qui a besoin démotion la nécrologie du jour annonce 11 enfants et 4 bébés morts noyés aujourd'hui au large de la Grèce, en plus de quelques adultes. On na pas encore les photos des noyés.

 

On ne sait pas combien il y a eu de morts en Irak, ni combien de femmes yézidis ont été violées ce même jour, ou vendues sur les nouveaux marchés aux esclaves. On n'a d'ailleurs pas vu de féministes dans les rues à ce sujet.

 

Notons aussi, dans le carnet de bord, que lAllemagne rétablit le contrôle de ses frontières à cause du flot massif de réfugiés quelle ne peut plus gérer. onfray,émigrés,réfugiés,censure,La police est déployée. Je ne vois pas très bien la différence avec les murs et les barbelés tant fustigés. Mardi la Hongrie fermera hermétiquement ses frontières avec la Serbie. LEspagne, cela fait un moment qu'elle a mis des hauts grillages et des barbelés autour de son enclave nord-africaine de Melilla.

 

Ce journal de bord salue aussi la vision davenir de la chancelière Angela Merkel, qui sait ce qui arrivera avec les réfugiés: exclusion des femmes et communautarisme. Elle la dit indirectement avec cet appel aux femmes réfugiées:

 

«La chancelière Angela Merkel a appelé en particulier les femmes réfugiées à apprendre lallemand et à ne pas rester isolées dans leur communauté dorigine pour favoriser leur intégration.»

 

onfray,émigrés,réfugiés,censure,Autre page du carnet de bord, Laurent Fabius a  déclaré:

 

«C’est très difficile mais si tous ces réfugiés viennent en Europe ou ailleurs, Daesh a gagné la partie. Il faut que le Moyen-Orient reste au Moyen-Orient, il est important que la diversité soit conservée.»

 

On pourrait demander à lArabie saoudite, au Qatar et autres, daccueillir des réfugiés: jusquà présent il nen ont reçu aucun. Pas un seul frère musulman en détresse chez eux. Pourtant il y a de la place: lArabie saoudite est 206 fois plus grande que le Liban. 14 habitants au km2, pour 563 au Liban. On devrait pouvoir accueillir quelques réfugiés entre les puits de pétrole et les palais princiers. Et pas besoin de passeur ni de long périples avec les enfants sous le bras: c'est tout droit. En plus ces réfugiés ne risquent pas de se noyer en passant la frontière: il ny a que du sable et des pierres. Même les chameaux, appelés les vaisseaux du désert, ne se noient pas. 

 

 

C'était: parlons encore avant d'avaler notre langue.

 

 

00:47 Publié dans Philosophie, Politique, société | Lien permanent | Commentaires (53) | Tags : onfray, émigrés, réfugiés, censure | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Ce qui est tragique, c'est de constater à quel point le bon sens disparaît et la dimension de l'émotionnel est peu développée, donc manipulable.
On reconnaît là à quel point les écoles occidentales ont surtout axé leurs enseignements sur l'intellect. Un bon élève, me disait une enseignante du Cycle d'Orientation, est celui qui est fort en maths et en allemand. On est ainsi loin de celui qui est fort par les forces de son coeur.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 14 septembre 2015

Faisons un tour sur les campus car c'est là que l'on APPREND à ne pas parler de tout , désormais.

On est passé de "freedom of speech" à "freedom from speech" , comme on dit chez les ricans.
l'emotion prime totalement sur la raison , les triggers warning font loi et la contradiction assimilée à un discours de haine .
Les soi disant progressistes sont parmi les plus pro-censure , le débat lui même est mal vu car il pourrait être préjudiciable aux "marginalisés'.
Le safe-space est une arme contre la dérive intellectuelle et on interdit aux gens de s'exprimer selon les idées qu'ils tiennent , peu importe si ils sont en accord avec la loi ou pas.

http://www.theguardian.com/culture/2015/feb/02/goldsmiths-comedian-kate-smurthwaite-free-speech-show-feminist-campaigners

http://www.spectator.co.uk/features/9376232/free-speech-is-so-last-century-todays-students-want-the-right-to-be-comfortable/

""Criminaliser la seule interrogation, c'est transformer en coupable quiconque se contenterait de la poser""
C'est exactement ça et , visiblement , c'est parti our durer.

Écrit par : nemotyrannus | 14 septembre 2015

@Hommelibre on peut répondre par non à la question du jour ! quand on sait les nombreuses *omerta* affectant de nombreuses familles de notre pays
Il y a d'énormes drames familiaux dans notre pays tous sous jacents bien recouverts grâce au refus de la communication de la part d'adultes refusant comme naguère par leurs grands parents d'entendre ce que d'autres ont à leur révéler concernant aussi leur propre passé
Non communication agencée à souhait pour ce qu'il faut bien nommer des lâches et tout ceci aussi grâce aux natels ,ordinateurs et qui osent se prétendent accueillants ? Mais de qui se moque t'on ?
Très belle journée pour Vous

Écrit par : lovejoie | 14 septembre 2015

Du "pasdamalgame" nous sommes passés à "cépalislam" en même temps, l'interdiction de critiquer les musulmans devenus une race, se traduit par des procès dans les tribunaux, engagés par les associations islamistes et gauchistes.

Actuellement, nous passons à "lislamparfait" -plus parfait que l'islam, "tu meurs égorgé" éventuellement sous les rafales des Kalachnikovs, en vente libre dans toute l'Europe en particulier en France et dans les Balkans.

Pendant ce temps, des occidentalopithèques s'égosillent manifestant comme des scouts-boys toujours près en faveur de l'islam parfait et ses adeptes, des réfugiés, migrants, envahisseurs qu’importent les qualificatifs.

Des petits malins, à malin et demie, nous bourrent le crâne en nous rappelant l'histoire des migrations passées. Polonais, Italiens, Espagnoles etc.

Objections, ces migrants étaient en majorité chrétiens ou Athées, ils avaient les mêmes mœurs que nous, les contextes de l'après-guerre n'avaient rien à voir avec le monde d'aujourd'hui. L'ère industrielle allait connaître son apogée.

Ils n'avaient pas dans le crâne ou dans les poches, le bouquin du parfait guerrier pour tuer le juif et le mécréant et lapider les voleurs et violer les femmes, tuer l'apostat.

Aucun n'avait l'intention de se faire exploser ou de se servir d'un gamin pour le transformer en bombe comme c'est courant dans le bel islam.

La Liberté d'expression se réduit grâce à la définition du mot racisme incluant la religion, que communistes, socialistes, droite religieuse et chrétienne ont apporté dans la définition du mot.

La greffe des croyances a des effets positifs, elle attendrit le mouton avant la tonte et la cuisson. Elle permet aux médias, aux politiciens, aux financiers et aux monarchies chrétiennes et islamiques de mentir et nous prendre pour des billes.

Elle permet le partage en s'occupant du pôôvre et ainsi se donner bonne conscience pour aller au paradis en passant par le tribunal des flagrants délire appelé aussi jugement dernier.

Les pays musulmans ont cette particularité, ils partagent leurs guerres, leurs désastres économiques et mentaux. Ils nous font partager toutes leurs atrocités sur les femmes devenues esclave de la religion des hommes, à la pire soldate de l'islam parfait au point qu'elles emmènent leur chiffons et foulards islamique au nom de la religion. Contrainte ou non peu importe.

Soyons rassurés, Merkel est là, les USA nous protègent, dieu et sont christianisme devenu l'allié inconditionnel de allah est son islam prient pour nous.

Il faut y croire car ses migrants arrivent en forme malgré les images et les commentaires des journalistes et ce, après des semaines de marche souvent sans nourriture, mais avec de l'argent par milliers de dollars islamiques. Les enchiffonnées en surcharge pondérale ou maigres, peuvent encore manifester avec leurs Z'hommes conquérants, leur colère si on ne les prend pas en charge en critiquant nos pays!

Peut-on encore parler de tout? Non, sauf ici, mais pour combien de temps? *L*

Ce lien pour honorer cette très belle femme, seule femme monarque à avoir fait ce genre de déclaration. Les autres monarchies dont la reine d’Angleterre se gavent et se taisent en collaborant d'une manière sournoise.

http://www.blog.sami-aldeeb.com/2015/09/13/la-reine-rania-de-jordanie-les-musulmans-moderes-du-monde-entier-en-font-trop-peu-pour-stopper-lei/

Écrit par : Pierre NOËL | 14 septembre 2015

Marie-France de Meuron @ Vous avez tout faux, comme souvent. Depuis des dizaines d'années, la seule chose qui est enseignée à l'école, c'est le tout-émotionnel.
Jamais entendu parler de la dictature du "vivre-ensemble" ?
Les matières rationnelles ne s'enseignent plus à l'école publique ou très mal, c'est pourquoi de nombreux parents envoient leurs enfants à l'école privée.

Écrit par : Géo | 14 septembre 2015

Ces nombreux parents qui envoient leurs enfants à l'école privée (contrairement à d'autres sans moyens)?!

Mais en lisant les lignes de Géo adressées à Marie-France de Meuron sans jouer aux inspecteurs de travaux finis on retient non seulement le "Vous avez tout faux" mais plus encore: Vous avez tout faux "comme souvent"!

Qui peut être certain d'avoir toujours "tout raison": Géo, sans doute?!

De cet article "La religion de l'instant présent dans laquelle communient les médias exige qu'on renvoie l'histoire à la poubelle." En relisant bien "La religion de l'"instant présent"! appelle la question de savoir pourquoi puisque parlant de l'"instant présent"! on repartirait forcément dans le passé chercher de quoi ressasser éternellement, les mêmes vérités?

Un invité hier soir dimanche à l'émission de RTS DEUX, 19.00 Pardonnez-moi avouait à quel point en préparation de l'émission l'obligation de lire l'Encyclique récente du pape François l'avait dérangé,indisposé en ne se doutant pas un instant de la surprise qui l'attendait: être "bouleversé" (redit en insistant à plusieurs reprises) par l'encyclique en question traitant d'écologie.

Aux personnes en recherche d'elles-mêmes par un "retour aux origine" à comprendre origines par "authenticité" (d'être) tant les contraintes, obligations, impératifs de la vie risquent "dès l'enfance" de nous faire perdre contact avec nous-même, nous faire nous perdre de vue au point d'avoir à travailler à des retrouvailles avec nous-même... A ces personnes on ne cesse de redire qu'il faut se délivrer des idées toutes faites, on-dits/non-dits, préjugés. schémas.

Bien plus dangereux parce que du présent, contrairement à ce qui est du passé, ces médias d'aujourd'hui qui nous imposent en nous manipulant, en nous instrumentalisant (à commencer par tous ces gadgets électroniques des plus superflus) ce que nous avons à penser, parler ou faire...

Pourquoi les émissions de TV réellement ouvertes, éclairées passant-elles aux heures où la "masse salariale" se levant tôt pour aller travailler ferme la TV pour aller se coucher?!

Comme dirait Frau Merkel: "Schade"!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 14 septembre 2015

Géo: merci de me permettre de préciser la notion d'émotionnel, ce que j'ai fait un peu rapidement et votre émotionnel primaire a réagi au huitième de tour!
J'ai parlé du DEVELOPPEMENT de l'émotionnel - non pas de l'émotionnel instinctif - lequel développement permet de développer les forces du coeur.
Emotion peut être lu aussi comme "ex-motion", mouvement vers l'extérieur, qui est très visible. Or, ce mouvement vers l'extérieur est la résultante d'un mouvement intérieur, d'une "in-motion" qu'on peut percevoir comme le sentiment. Ce corps du sentiment, ou corps affectif ou prenez le mot de votre culture, peut vivre un processus de croissance comme le corps physique vit le sien. De la sorte, l'être humain peut acquérir une puissance des forces du coeur qui lui permet de "renverser les montagnes"

Écrit par : Marie-France de Meuron | 14 septembre 2015

Géo: merci de me permettre de préciser la notion d'émotionnel, ce que j'ai fait un peu rapidement et votre émotionnel primaire a réagi au huitième de tour!
J'ai parlé du DEVELOPPEMENT de l'émotionnel - non pas de l'émotionnel instinctif - lequel développement permet de développer les forces du coeur.
Emotion peut être lu aussi comme "ex-motion", mouvement vers l'extérieur, qui est très visible. Or, ce mouvement vers l'extérieur est la résultante d'un mouvement intérieur, d'une "in-motion" qu'on peut percevoir comme le sentiment. Ce corps du sentiment, ou corps affectif ou prenez le mot de votre culture, peut vivre un processus de croissance comme le corps physique vit le sien. De la sorte, l'être humain peut acquérir une puissance des forces du coeur qui lui permet de "renverser les montagnes"

Écrit par : Marie-France de Meuron | 14 septembre 2015

Je pense qu'il faut simplement prendre la parole.
Ne pas se demander, si on peut parler de tout.

Les procès en xénophobie, racisme etc sont également des mots. Les gens qui sortent cette arme-là, prennent la parole, sans se demander s'ils en ont la permission. Alors, c'est la même règle pour tous.
Se demander, si on fait partie des bons ou des méchants, de la majorité ou de la minorité, des progressistes ou des ringards n'aide pas à formuler sa pensée. Pas plus que de se demander si ce qu'on va dire/écrire peut être exprimé.
Si vous allez lire ce qui s'écrit sur cette plateforme, vous constaterez qu'on peut dire à peu près tout et son contraire. En cela, je pense qu'on ne peut pas dire qu'on soit muselés.
Certes, si on tombe dans une sorte de coterie d'unanimité, on s'en prend plein la figure, mais il s'agit de l'indignation de personnes comme vous et moi, de ceux qui profitent de la liberté d'expression de la blogosphère de la TdG. On peut lire ici et là, dans l'espace-commentaires, des paroles d'exclusion et de bannissement, car apporter une contradiction est malvenu... Un censeur sommeille en chacun de nous.

Écrit par : Calendula | 14 septembre 2015

La rézo-sociomania est devenue un des vecteurs de l'enfermement de la pensée collective.

S'exprimer dans la grande collectivité par des phrases courtes tweetées à n'importe quel propos, n'importe quelle rumeur ou anecdote; rempli de vacuité la communication de la population mondiale.

Pour se sentir plus actif ou interactif, il est de bon aloi d'alerter, dénoncer, exprimer son indignation sur le même ton; les épisodes les plus dramatiques ou les événements les plus insignifiants. L'important est cette sensation d'exister et de participer à de grandes messes mondiales vide de sens.
Le réseau social, c'est le café du commerce planétaire.

Cette sphère interagit malheureusement trop bien avec l'info en continu au style de médiatisation court, bref et dont les titres prennent valeur de slogans. Surtout depuis que les médias sont devenus de plus en plus dépendants de grands groupes.

Les communicants politiques et autres vendeurs d'illusions et de mirages nagent dans ce système avec facilité et bonheur pour distiller leurs trompe-l’œil sournois.

En finalité, l’hyper-communication numérique entre ces trois pôle est devenu un langage en mode récessif pour ce qui concerne le sens de la réalité et l'édification personnelle de l'esprit .

La grégarité de pensées et d'émotions démontre cet appauvrissement de l'espèce humaine.

Bienvenue dans la Matrice !

Écrit par : aoki | 14 septembre 2015

Quant au procès fait à l'école publique :

Il ne faut jamais oublier, qu'elle accueille les enfants de tout le monde. Les parents ont des attentes très diverses et les enfants viennent de milieux socio-culturelles infiniment variés. Cela apparaissait toujours très fort pendant les soirées des parents et je me disais à chaque fois, que c'était un miracle que les enfants s'accordent aussi bien, alors que leurs parents étaient si différents.
Il est impossible de plaire à tous, de répondre à toutes les exigences.
(Pensons encore à l'épisode de la tarte aux pruneaux ... Je m'imagine les complications possibles liées au caractère religieux du Jeûne...)
Je n'ai jamais enseigné l'émotionnel, car l'école n'est pas là pour ça. On doit amener à la réflexion, au savoir, à la connaissance. L'émotionnel est de toute façon là, il faut apprendre à vivre avec et aussi à le dompter.
Les élèves sont forcément dans l'émotionnel, c'est de leur âge . "J'aime /j'aime pas" sont les premières choses qui leur viennent à l'esprit. "J'ai une mauvaise note- la maîtresse ne m'aime pas !" Il faut beaucoup de patience, pour aller au-delà, pour que l'enfant comprenne qu'il est le maître d'oeuvre de son travail et que l'enseignant est là pour lui donner les outils et lui montrer comment s'en servir. On n'est pas là pour aimer ou ne pas aimer, même si c'est génial si on aime et surtout qu'on apprend à aimer.
L'école et les enseignants doivent garder la face, rester polis, répondre à tous et à toutes les critiques et attentes, en gardant à l'esprit la bonne mesure de leur mission. Ils ont un cahier des charges, qui ne stipule pas qu'ils doivent résoudre tous les problèmes de la société en amont.

Écrit par : Calendula | 14 septembre 2015

Calendula votre dernière phrase est on ne peut plus juste et reflète aussi ce qu'espèrent de nombreux politiciens qui attendent de plus en plus des solutions de la part du Peuple, aux erreurs qu'ils commettent
On vit vraiment dans un monde dépourvu de tout bon sens

Écrit par : lovejoie | 14 septembre 2015

Faites très attention à ce que vous écrivez. La police pourrait bien venir vous chercher à trois heures du matin:
"07.09 Ce jeune Berlinois de 26 ans a été interpellé, dans la nuit de vendredi à samedi chez lui, pour s'être réjoui de la mort du jeune Aylan sur Facebook."
Source fournie par Monsieur Dumitrescu:
http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/-Le-pere-d-Aylan-est-un-trafiquant--20948468

Écrit par : Charles | 14 septembre 2015

"J'ai parlé du DEVELOPPEMENT de l'émotionnel - non pas de l'émotionnel instinctif - lequel développement permet de développer les forces du coeur."
N'est-ce pas précisément la base de la culture du "vivre-ensemble" ?
L'école, comme l'explique Calendula, doit justement apprendre aux élèves à maîtriser leurs émotions, de manière à trouver la juste voie entre l'individu et la classe. Sommes-nous d'accord dur ce point basique ?

Écrit par : Géo | 14 septembre 2015

Calendula,

Il y a une grande liberté de parole et de ton sur ce portail de blog. Au plus est-on ostracisme selon ce que l'on écrit. C'est peut-être ici les clivages qui limitent le débat. Les mots et les thèmes étant teintés politiquement il faut prendre sur soi pour les utiliser tous. Au risque d'ailleurs de ne pas être compris, et cela me dérange plutôt car on en arrive à des affirmations contre d'autres affirmations, sans élargir l'espace de réflexion. Enfin pas toujours heureusement.

Qu'en est-il des médias suisses? Saur la photo de Aylan Infrarouge a laissé la parole à des personnes aux visions politiques très différentes, c'est appréciable, et je n'ai pas eu le sentiment que le journaliste tentait de ramener plus d'un côté que de l'autre, ne serait-ce que par le ton employé. Par contre je ne vois pas beaucoup d'analyse contradictoire sur la question des réfugiés, encore moins du climat, dans la presse écrite. Mais je ne lis pas tout et je suis prudent avec certains médias internet.

En France Onfray vise une situation plus aiguë qu'en Suisse. Il y a une sorte de culture de fond, une sorte d'évidence selon laquelle se poser la question de l'intégration à long terme des réfugié, ou cette des immigrés, serait déjà être dans l'ombre de la "Bête immonde". Ce que je ne crois pas du tout, mais allez parler de cela librement sur un plateau télé.

L'épisode entre Clémentine Célarié et un politique est représentatif de ce blocage (même si CC est connue pour être excessive et revendique son irrationalité).

www.bfmtv.com/mediaplayer/video/migrants-echange-muscle-entre-clementine-celarie-et-geoffroy-didier-sur-bfmtv-620051.html

Or, au-delà de l'élan d'aide, qui est légitime, la réflexion sur qui, comment, combien, où, jusqu'à quand, sur les causes et ce qui se déroule ailleurs, est tout aussi légitime. Alors, oui, prenons la parole. Et au final ce sera un rapport de force. Je le regrette car les flux de population devraient être traités de manière plus régalienne que partisane. Enfin, je me trompe peut-être.

Écrit par : hommelibre | 14 septembre 2015

A propos de l'école en effet on ne doit pas lui demander autre chose que sa mission. L'éducation au respect par exemple doit être fait ailleurs, en amont, et l'école doit être bénéficiaire de cette éducation; ce n'est pas son rôle de le faire.

Là, le courant anti-autoritaire, dont je suis preneur (mais pas dans tous les cas ni sous toutes ses formes) doit être cadré. Accepter que l'adulte dispose d'un pouvoir et d'un niveau de connaissance plus grand me paraît normal. Lui donner une prééminence en classe aussi. Cela ne veut pas dire qu'il dispose d'un pouvoir discrétionnaire, et par exemple la pratique de la punition devrait être limitée et finement justifiée, sans quoi elle déplace le centre de discussion de l'apprentissage vers trop de relationnel.

Mais je ne veux pas aller trop dans ce débat qui est vaste et déjà bien en cours dans les milieux concernés. Enfin, peut-être serait-ce intéressant de voir ici, une fois, quelles sont les attentes pédagogiques des uns et des autres, hors des cercles professionnels et spécialisés.

Par contre j'ai une question et vous pouvez peut-être m'éclairer Calendula. Savez-vous s'il existe des moments où les élèves font une lecture critique de l'actualité dans les médias? Je crois que cela a existé ponctuellement, à Genève je ne sais mais je l'ai lu en France. Ce serait un moyen de développer une analyse critique. L'image de Aylan ayant eu un immense retentissement, on pourrait même imaginer que les élèves aillent photographier un sujet, pour analyser ensuite ce qui a présidé au choix, à la manière de prendre la photo, à la mise en scène (cadrage, embellissement, etc), à la légende qui accompagne, etc.

Car si l'école doit donner aux futurs adultes des moyens d'être un jour autonomes dans la vie, de telles séances d'esprit critique pourraient faire partie de sa mission.

A quel âge les enfants questionnent-ils sur un sujet comme cette photo d'Aillant? Le sujet est-il évité? Sinon, comment est-il traité?

Écrit par : hommelibre | 14 septembre 2015

Pendant que les uns brandissent des pancartes Refugees Welcome; pendant que d'autres disent que nous avons les moyens d'accueillir quelques millions de réfugiés-qui-ont-tant-souffert; pendant que certains déclarent, devant les médias de préférence, qu'ils vont accuellir une famille de réfugiés syriens….. l'Europe n'est peut-être pas aussi riche qu'on le croit:

http://www.independent.co.uk/news/world/europe/fears-for-southern-italy-as-unemployment-organised-crime-and-economic-recession-sees-young-people-leave-the-country-10498516.html

Les Italiens sont aussi des réfugiés en Europe. Ils débarquent en nombre à Berlin et à Londres. Cela étant, ça créé beaucoup de places et il y a sans doute beaucoup de logements libres dans la région de Naples et dans les Pouilles, à bon entendeur ;-)

Écrit par : Arnica | 14 septembre 2015

"Savez-vous s'il existe des moments où les élèves font une lecture critique de l'actualité dans les médias?" Bien sûr que cela existe. Et on peut légitimement
craindre le pire : Les gentils palestiniens, les méchants israéliens...Les gentils ukrainiens, les méchants russes...les méchants américains, les gentils musulmans...
Pas sûr que cela soit une bonne idée de laisser la formation idéologique aux enseignants aussi directement. Déjà qu'ils déforment l'Histoire suisse à qui mieux mieux...

Écrit par : Géo | 14 septembre 2015

A propos de dictature de l'émotion, je mets ici le lien vers la photo d'une femelle ours polaire, amaigrie, sur une plaque de glace.

www.bfmtv.com/planete/la-photo-d-un-ours-polaire-emacie-choque-le-web-914169.html

L'article qui va avec parle évidemment de réchauffement et de diminution de la banquise, qui éloignerait les ours des lieux de chasse privilégiés. Les internautes ont été choqués et certains ont interpellés les politiques sur le réchauffement, comme si le lien était automatique. Pavlovisme émotionnel, ah la la!...

Or on ne sait pas pourquoi cette femelle est si maigre (cela arrive assez souvent semble-t-il), pourquoi elle est sur cette place de glace (qui ne doit d'ailleurs pas être loin de la côte ni isolée vu que la journaliste a pu prendre la photo). A croire que l'on découvre soudain que les ours aussi meurent! Effet du regard dans l'instant, sans faire référence à l'histoire de cette espèce et sa manière de chasser et de manger.

Pour cela il faut aller sur un autre site spécialisé:

www.ourspolaire.org/l-ours-polaire/tout-sur-lours-polaire/alimentation/

Les informations qui y figurent relativisent la question du réchauffement (même s'il est possible qu'il ait une incidence non encore quantifiée).


L'addition du culte de l'instant et de la dictature de l'émotion est déculturante.

Écrit par : hommelibre | 14 septembre 2015

Géo: en effet la posture idéologique de l'enseignant peut biaiser le cours. Mais on peut y pallier : enseignants de bords différents, ou systématique de lecture de médias différents.

Écrit par : hommelibre | 14 septembre 2015

Sur la liberté d'expression , les liens donnés plus haut pas Nemotyranus laissent quand-même songeurs sur une tendance qui s'affirme à bloquer les débats contradictoires, par l'interdit ici, par la stigmatisation ailleurs.

Écrit par : hommelibre | 14 septembre 2015

Les méchants, les gentils,: binaire, toujours et encore.

Comment faire sans l'éternel Grand Méchant Loup de service?!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 14 septembre 2015

Myriam, si vous trouvez la réponse vous mériterez le prix Nobel.

Écrit par : hommelibre | 14 septembre 2015

Arnica, l'article sur l'Italie mériterait un billet. Je vais creuser.

Écrit par : hommelibre | 14 septembre 2015

@ hommelibre,
Concernant le décryptage de l'actualité :
Il n'y a pas de cours spécifique à Genève, mais cela peut se faire en cours d'Education citoyenne ou en Français, où il est prévu d'organiser des "débats", ainsi qu'en cours de "Diction".
En heure de "maîtrise de classe" ça peut arriver également et lorsqu'il y a une actualité brûlante, comme au moment des attentats à Charlie Hebdo, on peut être amené à en débattre dans n'importe quel cours. Ca m'est arrivé et j'étais très contente d'avoir suivi une formation intitulée "Discussion philosophique en classe", qui préconise une sorte de protocole.
Il s'agit de récolter les questions des élèves sur un thème donné ( notées au tableau) et d'en choisir quelques unes, par vote majoritaire.
Les élèves doivent s'écouter, attendre de prendre la parole à leur tour et l'enseignant recadre, rebondit, pose des questions pour mettre en évidence les absurdités ou contradictions. Les élèves sont encouragés à donner des exemples, des contre-exemples, tenter des généralisations et à résumer de qu'on a entendu.
L'idée étant de créer ensemble un constat ou de nouveaux questionnements.
Parfois, ça ne marche pas bien, mais on ne perd jamais son temps. D'autres fois, on arrive à des conclusions ou des prises de conscience très importantes.
C'est plein de surprises et les élèves aiment généralement beaucoup pratiquer cette approche et j'ai souvent remarqué, que ceux qui sont effacés en cours, arrivent à dire des choses incroyablement intelligentes dans ce cadre. (J'ai travaillé avec les 12-16 ans, mais certains enseignants procèdent ainsi avec des petits de 6-7 ans !)
On ne doit pas induire des opinions, mais malgré tout tenir un cap et ne jamais perdre de vue que le bien et le mal, la justice et l'injustice sont des repères importants pour les jeunes. Il n'est pas possible de laisser dire des énormités, proférer des accusations etc.
Le racisme est un sujet qui est revenu souvent et ça n'a jamais dérapé, même si les élèves ont des idées assez impétueuses. Il suffit de demander : "Mais est-ce que c'est vraiment vrai ? Est-ce que c'est toujours comme ça ?" Aussitôt une main se lève pour donner un contre-exemple.
Cette façon de procéder permet de démontrer qu'il y a des perceptions très différentes sur un même sujet.

Écrit par : Calendula | 14 septembre 2015

"même si les élèves ont des idées assez impétueuses." Au risque de répéter des évidences, ces idées ont été apprises à la maison et leur remise en question touche à la confiance que les élèves ont en leurs parents. Il y a donc un très lourd affect sous-jacent. Je me suis toujours demandé par ailleurs pourquoi les psys avaient si peu étudié les relations entre psychisme et position politique. Les marxistes vous diront qu'on défend ses intérêts, point barre. C'est une partie de la réponse, certainement, mais pas forcément toujours l'essentiel.
Qu'y a t-il derrière la xénophilie exacerbée ? Une pulsion chrétienne exacerbée ? Cela veut dire quoi, psychiquement, une pulsion chrétienne exacerbée ? Une partie du cerveau particulièrement sensible chez certains ? En appliquant des électrodes sur certaines parties du cerveau, les sujets deviennent mystiques, ont des visions, se sentent couler dans le collectif, remplis d'empathie, bref, chrétiens modèles. Les chrétiens grésillent-ils du trolley ?
Je m'égare quelque peu...

Écrit par : Géo | 14 septembre 2015

"On est ainsi loin de celui qui est fort par les forces de son coeur."
Nul doute qu'à la prochaine rénovation de l'école, une équipe de spécialistes internationaux (ou canadiens, cela suffira probablement) présentera au DIP genevois une plan d'études, évaluation comprise, propre à mesurer ces "forces".

Écrit par : Mère-Grand | 14 septembre 2015

Les "forces" de son antisémitisme....

Écrit par : Patoucha | 15 septembre 2015

@Pierre NOËL
Vous rappelez, avec raison, que l'essentiel de la dernière vague d'interdits dans les médias provient des prêcheurs islamistes qui ont réussi à se mettre une majorité de journalistes et de politiciens dans la poche.
Même à l'heure de la grande migration d'Afrique et du Proche-Orient vers nos pays, personne n'ose dire qu'une grande partie de la réticence envers cet afflux de réfugiés est due au fait qu'elle comporte une forte majorité musulmane.
Car si on osait le dire, ceux qui misent entièrement sur les bons sentiments de nos concitoyens devraient évidemment chercher et proposer des remèdes plutôt que de proférer des insultes, ce qui risquerait de mettre en cause quelques-unes des fictions du "vivre ensemble" pacifique prévu pour l'avenir.

Écrit par : Mère-Grand | 14 septembre 2015

@ Pierre Noël: j'ai bien aimé votre commentaire!

Sur le fond de votre question John,je répondrai qu'on peut encore parler de tout, mais pas n'importe où. Ainsi, combien d'analystes critiques de la folle immigration que l'Europe connait avez-vous entendu à la radio. Entre 7h30 et 8h, nous assistons à un défilé de communiants: Amnesty, le haut commissaire aux réfugiés, le délégué à l'immigration de l'UE, etc.etc.
Le même discours martelé à journée faite. Et cette photo d'enfant que chacun est tenu de trouver "bouleversante", qui doit absolument créer un sentiment de culpabilité, car ce petit , nous l'avons noyé!
J'ai simplement trouvé triste la mort de cet enfant comme le sont toutes les morts d'enfants. Une fatalité. Mon sentiment était bien loin de celui que je ressens lorsque des hommes brûlent vif un pilote, violent et vendent comme esclaves des femmes, décapitent au nom de dieu. Bouleversée, indignée, révoltée au delà du dicible.
On peut parler de tout sur des blogs, sur des sites créés pour cela, mais pas dans les médias mainstream où comme je l'ai mentionné récemment, les journalistes sont beaucoup plus préoccupés par distinguer le bien (eux) du mal que de décortiquer le vrai du faux.
Bonne soirée!

Écrit par : Mireille Vallette | 14 septembre 2015

@Géo,
Les élèves (ou probablement les jeunes en général) se créent des idées ou des opinions également beaucoup entre eux, pas seulement au contact de leur famille.
Par exemple Facebook, le rap, les journaux gratuits lus dans le bus le matin, les jeux vidéo ne sont pas typiquement de la génération de leurs parents et je pense que ce genre d'occupations peuvent beaucoup influencer leur vision du monde.
On entend fréquemment, même de la bouche de "spécialistes" que les jeunes font très bien la différence entre le virtuel et le réel. Je n'en suis pas vraiment convaincue. J'ai souvent trouvé que certains se sentent un peu tout-puissants, bien davantage qu'il y a quinze ou vingt ans. Cela peut provenir d'une éducation trop permissive, bien sûr, mais je pense que trop d'écrans n'aident pas à bien percevoir la réalité.
De plus, beaucoup sont en rupture avec leur famille à l'âge de l'adolescence, ou du moins en opposition.
Ils sont en devenir et cela a un côté fatigant, mais aussi un côté rassurant : ils vont forcément encore changer !

Écrit par : Calendula | 14 septembre 2015

@Géo encore,

Vous posez une question que je me suis souvent posée:

" ...pourquoi les psys avaient si peu étudié les relations entre psychisme et position politique. Les marxistes vous diront qu'on défend ses intérêts, point barre. C'est une partie de la réponse, certainement, mais pas forcément toujours l'essentiel."
Ca a certainement déjà été étudié et les résultats doivent être intéressants. Il y a la question de l'inné et de l'acquis. Dans le cas des opinions politiques, cela doit être particulièrement difficile à distinguer.
J'ai trouvé une étude qui focalise sur la biographie et donc l'influence familiale :

www.persee.fr/web/revues/.../rfsp_0035-2950_1974_num_24_3_41872..

Vous continuez :
"Qu'y a t-il derrière la xénophilie exacerbée ? Une pulsion chrétienne exacerbée ? Cela veut dire quoi, psychiquement, une pulsion chrétienne exacerbée ? Une partie du cerveau particulièrement sensible chez certains ?"
De mon côté, je pense à l'équilibre hormonal, la sécrétion de l'ocytocine par exemple.
Si on lit l'article de Wikipedia en anglais à ce sujet, on tombe sur une page très riche, où on découvre des causalités multiples.

https://en.wikipedia.org/wiki/Oxytocin

Un extrait :
"Trust is increased by oxytocin.[39][40][41] Disclosure of emotional events is a sign of trust in humans. When recounting a negative event, humans who receive intranasal oxytocin share more emotional details and stories with more emotional significance.[40] Humans also find faces more trustworthy after receiving intranasal oxytocin. In a study, participants who received intranasal oxytocin viewed photographs of human faces with neutral expressions and found them to be more trustworthy than those who did not receive oxytocin.[39] This may be because oxytocin reduces the fear of social betrayal in humans.[42] Even after experiencing social alienation by being excluded from a conversation, humans who received oxytocin scored higher in trust on the Revised NEO Personality Inventory.[4"
Si on continue la lecture, on apprend que cette hormone peut avoir un effet ethnocentrique.. Donc le contraire de ce qui est décrit ci-dessus.
Je pense qu'on n'est pas encore en position de tout expliquer.

Écrit par : Calendula | 14 septembre 2015

Merci, HL, d'approfondir la question de la pauvreté en Italie (et certainement ailleurs en Europe).
Je suis toujours choquée quand je découvre ce genre de choses dont personne ne parle.

Il paraît que les sinistrés de l'Aquila - qui se souvient encore de ce tremblement de terre en Italie, il y a 10 ans (?) environ - vivent toujours sous tente. Certains ont peut-être émigré en Allemagne ou au Canada, allez savoir.... Qui donc, parmi toutes ces belles âmes qui défendent les migrants, va aller leur tendre la main et leur ouvrir sa porte? C'est nettement moins porteur.

Écrit par : Arnica | 14 septembre 2015

Merci, HL, d'approfondir la question de la pauvreté en Italie (et certainement ailleurs en Europe).
Je suis toujours choquée quand je découvre ce genre de choses dont personne ne parle.

Il paraît que les sinistrés de l'Aquila - qui se souvient encore de ce tremblement de terre en Italie, il y a 10 ans (?) environ - vivent toujours sous tente. Certains ont peut-être émigré en Allemagne ou au Canada, allez savoir.... Qui donc, parmi toutes ces belles âmes qui défendent les migrants, va aller leur tendre la main et leur ouvrir sa porte? C'est nettement moins porteur.

Écrit par : Arnica | 14 septembre 2015

"Ca a certainement déjà été étudié et les résultats doivent être intéressants. Il y a la question de l'inné et de l'acquis."
La question de l'inné et de l'acquis est en passe de ne plus en être une, avec l'évolution des connaissances sur la génétique d'une part et la visualisation des réactions du cerveau en direct de l'autre.
La division gauche-droite sur ce sujet devient de moins en moins pertinente...
Je ne doute pas une seconde que "Ca a certainement déjà été étudié" mais si les résultats avaient été intéressants, cela se saurait.
En fait, je déplore la disparition de CG Jung et la faiblesse de ses disciples...
Quels mythes archétypiques sous-tendent les prises de position de ces "héros" modernes : (je pense aux Français parce que bon, les Suisses...)Mélenchon (Oedipe ?), Hollande (le roi nu ?), Montebourg (Don Quixote ?), Marine le Pen (Antigone ? Cassandre ?)...

Connaissez-vous par exemple "Aspects du drame contemporain" de C.G. Jung ? Dans "Wotan", paru en 1936, il indique : "L'expérience divine sémitique, appelée Allah, fut pendant longtemps pour toute la chrétienté une conjoncture extrêmement pénible. Nous autres, qui sommes à l'extérieur, jugeons beaucoup trop l'Allemand contemporain en tant qu'être actif, que l'on doit rendre responsable; il serait peut-être plus exact de le considérer, à tout le moins, aussi en tant que sujet passif, qui agit moins qu'il "n'est agi".
Si nous appliquons avec conséquence nos considérations - singulières, avouons-le -,il nous faudrait conclure que Wotan devrait extérioriser non seulement son caractère fébrile, agité, brutal et tempétueux, mais aussi sa nature toute différente, extatique et divinatoire. Si cette conclusion se vérifie, le national-socialisme ne serait pas, et de loin, le dernier mot; il faudrait s'attendre, dans les prochaines années et décades, à ce que surviennent des événements procédant d'arrière-plans obscurs, et desquels, d'ailleurs, nous pouvons encore mal nous faire une idée à l'heure actuelle. Le réveil de Wotan est un recul et une régression; le flot, se heurtant à un barrage venu l'obstruer, a de nouveau fait irruption dans son ancien lit. mais l'accumulation des eaux ne peut durer éternellement; elle constitue un "recul pour mieux sauter" et les flots finiront par déborder par-dessus l'obstacle. Alors se manifestera ce que Wotan "murmurait à la tête de Mimir":
"Déjà la source bouillonne;/ la couronne de l'arbre du monde/s'embrase aux sons éclatants du cor/ Que Heimbold brandit en sonnant vigoureusement l'alarme"
Citation de la Volüspa, un des poèmes de l'Edda.

Écrit par : Géo | 14 septembre 2015

Merci pour ces informations Calendula.

Géo, égarement loin d'être insensé!

Écrit par : hommelibre | 14 septembre 2015

"Mais pour qui a besoin d’émotion la nécrologie du jour annonce 11 enfants et 4 bébés morts noyés aujourd'hui au large de la Grèce, en plus de quelques adultes. On n’a pas encore les photos des noyés."

Les Grecs ont sans doute plus de respect pour les morts...

Écrit par : Patoucha | 15 septembre 2015

@Géo,

Si j'ai utilisé les termes "inné et acquis", c'est que pour moi, la génétique représente l'inné et l'éducation et le milieu familial = l'acquis.
Au fond, nous ne sommes pas vraiment en désaccord sur le fond, seulement sur la terminologie.

Je ne connais pas aussi bien Jung que Freud, et je le regrette. Jung n'était pas très présent en Faculté des Lettres dans les années 1970-80, époque, où j'ai fait mes études. Peut-être serait-ce le moment de me plonger dans son oeuvre. Que me conseillez-vous comme première porte d'entrée ?
Le texte que vous citez (et d'autres que vous avez posté auparavant) sont très impressionnants, déjà par leur clairvoyance et la compréhension des structures profondes de l'Allemagne de son époque. On pourrait même y voir des rapprochements avec le présent.
Je me demande simplement, si cette vision de Wotan ne pourrait pas également s'appliquer à d'autres nations, à d'autres politiques et s'il n'y a pas plusieurs avatars de Wotan sur la scène internationale.
Le passage est trop court, pour que je puisse véritablement comprendre toute la dimension de la vision jungienne de Wotan.

Écrit par : Calendula | 15 septembre 2015

Voir "Political Psychology" dans Wikipedia, entre autres.

Écrit par : Mère-Grand | 15 septembre 2015

@Mère-Grand,

Merci pour cette référence bien intéressante.
L'article en anglais décrit avant tout les phénomènes de groupe, le leadership, et donc les études concernant des personnalités ayant fait carrière en politique. Le facteur religieux n'est pas évoqué spécialement, et ce qui semble intéresser le plus les chercheurs, c'est la personnalité autoritaire et ce qui permet de devenir chef politique.
En cliquant sur la page correspondante en français, on tombe sur quelque chose d'assez différent et de tout aussi intéressant.
Il y a la liste des 14 "chantiers" de la psychologie politique et j'en donne copie ici, car plusieurs de ces chantiers rejoignent des discussions et préoccupations exprimées sur ce blog :

"La psychologie politique se nourrit de la praxis des situations de crise. D’où l’importance des enjeux concrets. Car les grands chantiers qui forment la psychologie politique actuelle ne sont pas figés, mais en mouvement. Un inventaire rapide de ces chantiers tiendra compte des urgences et une bibliographie abondante existe, bien que peu visible.

Premier chantier : les diagnostics de la crise des sociétés démocratiques.

Deuxième chantier : les enjeux idéologiques dans la lecture de la réalité politique contemporaine.

Troisième chantier : la construction de la mémoire socioculturelle.

Quatrième chantier : les discours politiques et les stratégies persuasives.

Cinquième chantier : le biais machiavélique de la démocratie.

Sixième chantier : le rôle des leaders charismatiques et les avatars du populisme.

Septième chantier : l’économique et ses effets psychologique.

Huitième chantier : l’impact du religieux dans la sphère du politique.

Neuvième chantier : les nouvelles formes de militantisme politique.

Dixième chantier : Le rôle de la propagande et les masse medias.

Onzième chantier : la critique du modèle libéral et les manipulations mentales.

Douzième chantier : L’influence de la technologie dans les nouvelles formes de gouvernance.

Treizième chantier : violences et terrorismes.

Quatorzième chantier : citoyenneté, idéologies et organisations politiques."

La bibliographie en bas de page donne le vertige, mais ces ouvrages contiennent certainement des pistes très intéressantes, pour qui a le temps et la capacité de comprendre cette foule d'études.

Écrit par : Calendula | 15 septembre 2015

@Calendula
De rien. Je lis depuis plusieurs années la revue scientifique anglaise "The New Scientist" et j'y ai assez souvent trouvé des articles sur le sujet.
Je n'ai pas le temps de rechercher des références à des exemples qui me restent très vaguement dans l'esprit, mais cela m'a fait réagir à l'affirmation d'un intervenant qui déplore le peu d'études touchant à la composante psychique de la "vocation" politique.

Écrit par : Mère-Grand | 15 septembre 2015

Pardonnez-moi Mère-Grand et Mireille Vallette, je suis parti une semaine à la Mecque en oubliant mont Saint-ordinateur et le reste.

J'ai fait tomber une grue avec mon 4 X 4 j'ai dû repartir très vite avant d'être lapidé, égorgé puis dégusté.

*L*

Écrit par : Pierre NOËL | 16 septembre 2015

Géo : vous reprenez les propos de Calendula : "L'école, comme l'explique Calendula, doit justement apprendre aux élèves à maîtriser leurs émotions, de manière à trouver la juste voie entre l'individu et la classe. Sommes-nous d'accord dur ce point basique ?"
vous décrétez que c'est un point basique. Oui, si c'est la tête qui décide de maîtriser les émotions mais, à ce moment-là, l'individu se divise pour régner en lui-même. Une autre voie est de prendre conscience du sentiment sous-jacent à l'émotion, ce qui évite de partir dans différentes réactions, qu'elles soient mentales (du style : "c'est pas grave" ou encore "il faut le comprendre" ou encore "on n'a pas le temps maintenant") ou émotionnelles (comme la colère ou la tristesse) sur lesquelles on essaie de glisser ou encore de les minimiser. Ce sont des maîtrises de l'instant mais qui n'empêcheront pas la récidive puisque les forces sous-jacentes auront été escamotées.
Evidemment, c'est un peu ardu de l'expliquer dans un commentaire, ce qui va sans doute, pour certain-e-s, donner libre cours à leurs ironies, ce qui est bien plus facile que d'entrer dans la proposition.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 16 septembre 2015

Géo : vous reprenez les propos de Calendula : "L'école, comme l'explique Calendula, doit justement apprendre aux élèves à maîtriser leurs émotions, de manière à trouver la juste voie entre l'individu et la classe. Sommes-nous d'accord dur ce point basique ?"
vous décrétez que c'est un point basique. Oui, si c'est la tête qui décide de maîtriser les émotions mais, à ce moment-là, l'individu se divise pour régner en lui-même. Une autre voie est de prendre conscience du sentiment sous-jacent à l'émotion, ce qui évite de partir dans différentes réactions, qu'elles soient mentales (du style : "c'est pas grave" ou encore "il faut le comprendre" ou encore "on n'a pas le temps maintenant") ou émotionnelles (comme la colère ou la tristesse) sur lesquelles on essaie de glisser ou encore de les minimiser. Ce sont des maîtrises de l'instant mais qui n'empêcheront pas la récidive puisque les forces sous-jacentes auront été escamotées.
Evidemment, c'est un peu ardu de l'expliquer dans un commentaire, ce qui va sans doute, pour certain-e-s, donner libre cours à leurs ironies, ce qui est bien plus facile que d'entrer dans la proposition.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 16 septembre 2015

Aoki, Je suis sidérée avec quelle justesse, perspicacité et nuances vous nous transmettez la notion de la "rézo-sociomania". Vous n'écrivez pas un mot de trop et chaque aspect que vous apportez est pertinent.
Je désire ajouter que ce système d'expression brève conduit à une réduction dans un mode binaire alors que tout ce qui est vivant se développe dans de multiples dimensions et dans une mobilité permanente.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 16 septembre 2015

"Une autre voie est de prendre conscience du sentiment sous-jacent à l'émotion"
Peut-être, mais là vous allez transformer l'école en une sorte d'ashram ?

Écrit par : Géo | 17 septembre 2015

@Marie-France de Meuron,

Sans vouloir polémiquer sur la place de l'émotion à l'école, j'aimerais encore dire ceci :

La difficulté des enseignants est illustrée par le débat entre Géo et vous. Si vous et lui étiez les parents d'élèves fréquentant la même école ou la même classe, les profs auraient bien de la peine à répondre à vos attentes à tous deux.

L'Ecole va forcément mettre l'accent sur instruction, au sens large, puisque c'est sa mission première. On a des programmes, des objectifs à atteindre et la population est en droit d'attendre que les élèves sortent avec un certain bagage de la scolarité obligatoire.
La gestion des émotions n'est pas explicite, mais implicite.
On espère que la socialisation puisse avoir lieu, grâce au cadre bienveillant, mais ferme de l'école. Les enfants ne sont pas seulement des élèves et ils passent beaucoup de temps ailleurs qu'à l'école, qui n'est pas leur seule référence.
Nous devrions peut-être encore mieux définir, ce que nous entendons par émotion. Nous nous rendrions peut-être compte, que nous ne sommes pas en désaccord total ...

"L'intelligence émotive" est un concept qui a vraiment fait évoluer la compréhension de notre fonctionnement, jeunes ou moins jeunes.

Dans le meilleur des cas, les enfants et jeunes apprennent, en observant les autres, leurs succès et leurs difficultés ou échecs. L'empathie permet de sortir d'un enfermement égoïste. Les émotions sont là, de toute façon.
L'enseignant va forcément devoir répondre à ça, essayer de désamorcer les conflits, encourager, trouver des solutions.
Tout le monde sait, que l'on apprend mieux, quand on "aime", que l'on comprend le but de ce qu'on fait et que l'on a quelque réussite.

Les élèves disent souvent, qu'ils viennent à l'école d'abord pour rencontrer les copains. Ca a le mérite de la franchise ! Les enseignants doivent arriver à faire avec ce défi : faire travailler tout ce petit monde, qui aimerait être dans l'instant présent et le ludique avant tout.
La meilleure leçon est celle qui n'a pas vu arriver la sonnerie et qu'un élève s'exclame : C'est déjà fini ?
Là, c'est le moment d'émotion positive pour l'enseignant.
Car il ne faut pas oublier, que les profs sont aussi des êtres humains à part entière.

Écrit par : Calendula | 17 septembre 2015

La place de l'émotion, à l'école et ailleurs: sujet inépuisable. L'époque est à la valorisation des émotions. Pour ma part je n'ai jamais eu l'impression d'en être privé. Dans ma famille les émotions n'étaient pas proscrites ou mal vues. Filles et garçons nous avions les nôtres. Sans trop cependant. La raison était le socle commun.

Et heureusement.

A l'école la nécessité était plus proche de ce que dit Calendula: gouverner certaines émotions pour laisser la prépondérance à la transmission. Mais bien sûr il y a des matières que l'on aime plus que d'autres, et des profs qui les font mieux passer. J'ai connu un pion brutal, détestable, et un prof sadique qui aimait taper sur les doigts avec une règle de métal quand nous étions dissipés. Ils ont contribué à ce que je cultive une détestation de l'école. Plus tard quand j'ai moi-même enseigné j'ai procédé par une pédagogie interactive, participative, relativisant l'autorité du prof, et non classique. La personnalité de l'étudiant n'était pas séparée de la manière dont il apprenait. C'était avec des adultes et cela me semblait approprié. Mais c'était beaucoup de travail de suivi individuel.

Toutefois tout le monde n'y trouvait pas son compte. Certains étaient déroutés par une méthode moins linéaire que l'enseignement magistral. La dimension personnelle incluant l'acceptation des vécus (y compris les émotions en tant que processus vital ou catharsis temporaire mais non en tant que finalité) ne convenait pas à tout le monde.

Il faut en effet mieux préciser ce que l'on entend et attend par émotions. Par exemple quand Isabelle Alonso déclarait que les garçons doivent apprendre à pleurer, je trouve qu'elle ferait mieux de réfléchir davantage. L'éducation des garçons a été en partie faite pour les solidifier face au monde, pour ne pas être emportés par leurs émotions quand les femmes comptaient sur eux. L'évolution du mode de vie n'a à mon avis pas fondamentalement changé cela ni cette attente des femmes d'être avec un compagnon qui ne larmoie pas trop...

Les hommes ne sont pour autant pas dépourvus d'émotions ni d'empathie. Que devraient-ils apprendre de l'école à ce point de vue? Peut-être à sociabiliser leur vécu, donc à relativiser, et à découvrir et expérimenter les mécanismes relationnels plus qu'à les résoudre.

Écrit par : hommelibre | 17 septembre 2015

Quel sujet, que l'émotion. Comment ne pas s'enthousiasmer devant l'idée qu'il faut en favoriser la part qu'elle peut jouer dans certains domaines et aspects de notre vie?
Il va de soi qu'il ne s'agit que de la "bonne" émotion dont on nous vante ici les mérites. Car, en ce qui concerne la "mauvaise", de quels malheurs n'est-elle pas responsable à travers l'Histoire et à travers nos vies personnelles!
Alors, s'il-vous-plaît, ne nous abandonnons pas à un "must" supplémentaire, un nouveau mirage de la bien-croyance, qui désignerait le bonheur futur de l'humanité et qu'il faudrait, en plus, enseigner à l'école.
L'école ne se prête-t-elle pas déjà, par toutes sortes d'aspect, ne serait-ce que par la socialisation (autre terme à la mode, mais moins discutable peut-être), à l'exercice et au raffinement des émotions, à travers les littératures notamment?

Écrit par : Mère-Grand | 17 septembre 2015

Pour en revenir à Michel Onfray :
Il était invité à "On n'est pas couché" hier soir.
La séquence est assez pénible à visionner, car Léa Salamé et Yann Moix ont été très désagréables et le procès d'intention se voyait comme le nez au milieu de la figure.

http://pluzz.francetv.fr/videos/on_nest_pas_couche_,128322815.html

Est-ce que ce genre d'échanges permet de faire passer des idées ? Difficilement, mais je crois avoir entendu et compris Onfray.

Je ne suis pas toujours d'accord avec lui, mais je le trouve cohérent et si on l'écoute, on comprend bien ce qu'il dit. Les journalistes se sont déconsidérés. Il est évident que leur objectif est de coincer Onfray, d'essayer de lui faire dire une énormité, qui dévoilerait son vrai visage, qui devrait être celui du crypto-fasciste ou du sympathisant du FN.
Onfray n'a pas toujours été totalement fair-play, mais difficile de lui jeter le pierre. Comment garder son calme dans une telle situation ?

Oui, je crois qu'on peut encore tout dire et il faut faire confiance aux téléspectateurs, auditeurs et lecteurs de journaux et ... blogs. On est capables de réfléchir et se former sa propre opinion.

Écrit par : Calendula | 20 septembre 2015

Précisions :

L'interview d'Onfray commence après 4 publicités et à 49 minutes du début de l'émission à proprement parler.
C'est visible pendant 7 jours.

Écrit par : Calendula | 20 septembre 2015

Merci pour le lien Calendula. Onfray est très attaqué mais qu'est-ce que ça vole bas! En principe je ne regarde plus cette émission. Ruquier en fait sa tribune politique et les chroniqueurs me déçoivent. Ici Onfray pouvait aller plus loin, creuser davantage dans les mécanismes de l'opinion. Mais il s'est surtout défendu. Il se rattrape en disant qu'il faut les accueillir, mais la réflexion s'arrête à peu près là.

Écrit par : hommelibre | 21 septembre 2015

J'ajoute, Calendula, que le procès d'intention règne en maître dans la mentalité française imprégnée de "valeurs de gauche". On se serait cru dans une chambre d'accusation. Même Léa Salamin s'y mettait.

Et ce qui semblait déranger le plus n'est pas le propos de MO mais le fait qu'ils puissent ressembler à ceux du FN! C'était assez lamentable. Donc on n'analyse pas le propos pour lui-même mais pour savoir si celui qui les tient est encore moralement fréquentable. Et là Onfray était nettement en-dessous du niveau requis. Il est resté prisonnier de ce que Philippe Bénéton nomme "Les fers de l'opinion", petit bouquin percutant d'une autre tenue intellectuelle (Ed. Behemoth). A côté Onfray fait figure de tracteur des années 50.

Écrit par : hommelibre | 21 septembre 2015

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