27 août 2015

François Hollande : une guerre de plus en Syrie ?

Le président français déclarait il y a deux jours: « Nous devons réduire les emprises terroristes sans préserver Assad. Les deux ont partie liée. En même temps, il nous faut chercher une transition politique en Syrie, c'est une nécessité. ». 


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Il a précisé:

 

« un dialogue peut être engagé, faut-il en fixer les conditions. La première, c'est la neutralisation de Bachar el Assad. La seconde, c'est d'offrir des garanties solides à toutes les forces de l'opposition modérée, notamment sunnites et kurdes, et de préserver les structures étatiques et l'unité de la Syrie. »

 

En clair, neutralisation signifie son élimination au moins politique, voire physique. C’est une déclaration de guerre. Hollande est de tous les coups belliqueux. C’est le seul axe récurrent de sa politique en trois ans de présidence. N’y a-t-il plus de diplomatie française? La France est-elle devenue à ce point un nain politique pour avoir besoin de telles démonstrations verbales? 

 

Cette déclaration sonne aussi comme une revanche contre Barak Obama, qui l’avait lâché en 2013 quand des frappes étaient envisagées contre le régime d’Assad suite aux révélations d’attaques chimiques attribuées au pouvoir (ce qui n’a pas été prouvé si ma mémoire st bonne). On a appris depuis que Daech est très fortement soupçonné de détenir et d’utiliser des armes chimiques…

 

En 2013 une coalition se dessinait contre Bachar el Assad, alors que l’on savait déjà que la rébellions syrienne était largement noyautée par les islamistes. Abattre Assad aurait ouvert toute grande la porte à ceux qui sont aujourd’hui connus sous le nom de Daech. Ils auraient eu un pays entier à disposition, avec son armée, ses armes, l’accès à la mer, le Liban tout près, bref l’un des pires scénarii envisageable. Le veto de la Russie et sa flotte basée à Sébastopol ont probablement empêché ce plan promis au désastre. 

 

syrie,libye,francois hollande,assad,daech,frères musulmans,guerre,france,obama,russieUne partie du désastre a cependant eu lieu, on le sait aujourd’hui, avec l’organisation Etat islamique contre lequel des frappes sont en cours depuis un an.

 

Les soutiens à la rébellion syrienne ont servi les islamistes. Comment François Hollande peut-il imaginer qu’abattre Assad ne sera pas une manière d’ouvrir un boulevard à Daech? Est-il sérieux quand il parle? Veut-il surfer sur le terrorisme et détourner l’attention de son échec politique grave en instillant la peur par la menace de guerre?

 

 

Après Daech, les Frères musulmans?

 

On voit l’état de la Libye après la « libération ». Cela pourrait être pire en Syrie. Il n’y a visiblement aucun plan pour un après Assad. Au mieux il faudrait envoyer des troupes de l’ONU avec un mandat durable. Cela ne se fera pas car derrière la crise syrienne se joue une partie importante de la géopolitique mondiale. Et l’idée de négocier avec l’opposition modérée est dérisoire: il n’y a plus d’opposition modérée en Syrie, plus d’opposition crédible. Seuls subsistent quelques exilés qui parlent en Europe au nom de feu cette opposition et qui ont siège au Caire. Une poignée de gens loin du terrain.

 

De plus cette opposition est très divisée et accusée d’être dominée par les Frères Musulmans. C’est dire sa crédibilité. C’est comme chasser un lion pour le remplacer par un tigre. C’est insensé. Hollande est-il à ce point déconnecté de la réalité? A tout le moins il est encore une fois totalement illisible.

 

syrie,libye,francois hollande,assad,daech,frères musulmans,guerre,france,obama,russie,Ou alors, autre solution: accepter une révision déchirante du discours tenu depuis trois ans et négocier avec Assad. Car abattre Assad, outre le fait que la Syrie deviendra une autre Libye, aura pour conséquence possible deux massacres par les islamistes: les Alaouites et les Yézidis (sauf les femmes, bétail à violer pour les djihadistes). Et peut-être aussi des kurdes. On pourrait se dire que les islamistes peuvent être vaincus. Les déclaration américaines il y a quelques temps, selon lesquelles il faudrait « au moins trois ans » pour les battre, ne sont guère encourageantes.

 

Mais négocier avec Assad serait se déjuger et ameuter tout ce que le monde contient de défenseurs des droits de l’Homme. Sans compter qu’il faudrait aussi changer d’attitude envers la Russie. Pourtant ce serait un moyen d'en finir plus rapidement avec le désastre humanitaire en cours.

 

Cela ne semble pas proche d’arriver. Les cohortes de réfugiés continueront donc à échouer sur les côtes européennes ou à se noyer sous l’oeil des caméras de télévision. Pendant que François Hollande continuera à s’acharner à trouver une raison de se représenter en 2017.

 

Ce ne serait que dérisoire, si ce n’était pas aussi monstrueux.

 

 

13:28 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : syrie, libye, francois hollande, assad, daech, frères musulmans, guerre, france, obama, russie | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Hollande, incapable de mener une politique intérieure cohérente ni de faire le nécessaire pour endiguer le chômage, ni de faire des économies, s'est focalisé sur la politique extérieure en tant que chef de guerre. Ca impressionne. Ah "La Grandeur de la France".
Mais, aidé en cela par son ministre de l'extérieur, Fabius, il n'y comprend plus rien.
Il ne comprend pas que :
1) Tirer sur tout ce qui bouge (EI, Daech, Assad) c'est organiser le foutoire général par manque de pouvoir central où chaque tendance n'a qu'un but, celui d'éliminer ses opposants.
2) Fournir des armes aux opposants à Assad c'est armer les djihadistes et donc favoriser l'éclosion du foutoire général
3) Qu'il faut un pouvoir central reconnu par une partie de la population, et que ce seul pouvoir est celui d'Assad

La seule solution serait donc de l'aider, à la condition que celui-ci s'engage à faire de profondes réformes lors du rétablissement de la paix. Car pour l'instant, personne (à part la Russie) ne sait qui aider et c'est le foutoire intégral.
La morale bien pensante crierait au scandale. Aider un dictateur sanguinaire ça ne se fait pas !
Mais à force de n'aider personne, de tirer sur tout ce qui bouge et d'armer des opposants qui ne sont plus que des djihadistes sanguinaires, l'occident n'a fait qu'embraser la région.
Alors, morale ou non, la seule solution est d'aider le seul avec qui on peut encore négocier.

Écrit par : Lambert | 27 août 2015

@Lambert: Je suis heureux de trouver sur ce blog des personnes capables de réflexion qui ne se laissent pas induire en erreur par nos médias téléguidés.

Écrit par : Ernest | 29 août 2015

Je vois que je ne suis pas le seul à penser ainsi, Lambert.

Mais qui pourrait faire remonter cette évidence jusqu'aux politiques? Préfèrent-ils voir la souffrance des populations continuer, augmenter, et les fameux Droits de l'Homme de plus en plus piétinés au nom d'une morale contre-productive et devenue dangereuse? Le "narcissisme moral" est une plaie pour la Syrie.

Écrit par : hommelibre | 27 août 2015

Vivement 2017. La France est une monarchie. Il n'y a aucun contre-pouvoir face au monarque, hormis les jacqueries (cf. le mouvement des bonnets rouge).

Écrit par : Charles | 27 août 2015

@Charles : Depuis le début de la cinquième république il n'y a pas de contre-pouvoir au Président élu (à de très rares exceptions en cas de majorité de l'opposition au parlement et cela ne change rien puisque le gouvernement peut passer en force par l'article XX (oublié le No.) prévu dans la constitution) le régime présidentiel a été instauré pour cela. Et tous les gouvernements de droite comme de gauche n'ont rien fait pour changer la donne.

Écrit par : grindesel | 27 août 2015

C'est marrant de voir comme tout est simple pour certains quand on ne tient pas compte de la complexité du terrain. Les tartarins en charentaises voulant régenter le monde sont nombreux, surtout quand ils veulent réduire les dépenses étatiques et militaires tout an ayant plus de sécurité, et sans risquer sa peau sur le terrain, le beurre et le cul de la crémière :

"Les forces armées américaines ou européennes, qui y seraient confrontées à des combats bien plus durs que ceux menés jusqu’ici en Irak, en Afghanistan, ou dans le Sahel, en ont de moins en moins les moyens humains – il s’agirait d’opérer en masse – mais aussi matériels – il suffit de regarder l’état échantillonnaire des arsenaux français."

http://www.laplumelesabre.com/2015/08/27/vaincre-letat-islamique-un-probleme-strategique-insoluble/

Écrit par : pli | 28 août 2015

Hollande n'est qu'une marionnette. Il faut arrêter de parler de Hollande et nommer les marionnettistes qui se cachent derrière lui.

Qui veut absolument renverser Bachar Al-Assad et pourquoi voila la question.

Comment ces gens arrivent-il a imposer à la France de mener une politique étrangère qui va totalement à l'encontre de ses inéret à long terme comme à court terme.

Écrit par : de passage | 28 août 2015

@ Pli:

L'article que vous mettez en lien est magistral et édifiant. Je suis sans voix pour le moment.

Écrit par : hommelibre | 28 août 2015

"Mais négocier avec Assad serait se déjuger et ameuter tout ce que le monde contient de défenseurs des droits de l’Homme."
Hollande et Fabius sont les nouveaux guignols de la politique.
Apparemment "négocier" est mal, sauf en ce qui concerne la vente d'armes, mais "s'allier", comme tout l'Occident le fait, avec les monarchies arabes, tout aussi coupables en ce qui concerne les Droits de l'Homme, c'est bien.
Quels imbéciles Hollande et les autres politiciens du même bord croient-ils berner? Toutes les populations apparemment.
En fait, seul une véritable négociation avec ceux qui sont capables de détenir un réel pouvoir, comme Assad, les Kurdes (et à l'époque les dictateurs d'Irak et de Libye) aurait eu quelque chance de succès pour le Moyen Orient. Et cela à moindre frais que ceux que nous avons tous à solder aujourd'hui.
Mais pour cela il fallait aussi apprendre à négocier véritablement, quitte à faire peser des menaces réelles sur certains chefs de gouvernements et leurs alliés et familles, et non se contenter de courbettes dérisoires.
En ce qui concerne les Kurdes, c'est avec les Russes aussi qu'il faudrait envisager de peser sur la Turquie pour qu'elle accorde à ceux-là de véritables droits, un territoire autonome peut-être, et cela à des conditions contrôlables elles aussi.
Tout cela n'a pas été fait, sous prétexte d'éviter des conflits guerriers (ou pour éviter de nuire à des intérêts commerciaux aussi) et nous nous trouvons aujourd'hui avec des conflits incontrôlables menés dans tous les pays concernés, ainsi qu'avec les prémisses d'une invasion culturelle islamique fatale à nos propres valeurs.

Écrit par : Mère-Grand | 28 août 2015

"Mais négocier avec Assad serait se déjuger et ameuter tout ce que le monde contient de défenseurs des droits de l’Homme."
Hollande et Fabius sont les nouveaux guignols de la politique.
Apparemment "négocier" est mal, sauf en ce qui concerne la vente d'armes, mais "s'allier", comme tout l'Occident le fait, avec les monarchies arabes, tout aussi coupables en ce qui concerne les Droits de l'Homme, c'est bien.
Quels imbéciles Hollande et les autres politiciens du même bord croient-ils berner? Toutes les populations apparemment.
En fait, seul une véritable négociation avec ceux qui sont capables de détenir un réel pouvoir, comme Assad, les Kurdes (et à l'époque les dictateurs d'Irak et de Libye) aurait eu quelque chance de succès pour le Moyen Orient. Et cela à moindre frais que ceux que nous avons tous à solder aujourd'hui.
Mais pour cela il fallait aussi apprendre à négocier véritablement, quitte à faire peser des menaces réelles sur certains chefs de gouvernements et leurs alliés et familles, et non se contenter de courbettes dérisoires.
En ce qui concerne les Kurdes, c'est avec les Russes aussi qu'il faudrait envisager de peser sur la Turquie pour qu'elle accorde à ceux-là de véritables droits, un territoire autonome peut-être, et cela à des conditions contrôlables elles aussi.
Tout cela n'a pas été fait, sous prétexte d'éviter des conflits guerriers (ou pour éviter de nuire à des intérêts commerciaux aussi) et nous nous trouvons aujourd'hui avec des conflits incontrôlables menés dans tous les pays concernés, ainsi qu'avec les prémisses d'une invasion culturelle islamique fatale à nos propres valeurs.

Écrit par : Mère-Grand | 28 août 2015

Madame Mère-Grand,

Je souscris entièrement à vos propos. Hélas!
Il faut se rappeler que suite à la première guerre mondiale la France et le Royaume-Uni se sont partager les territoires moyen-orientaux de l'empire turque en décomposition et que les frontières créées artificiellement ne pouvaient que dégénérer tôt ou tard en guerres fratricides. Tout a été fait pour semer les germes de ce que nous connaissons actuellement. Seul la création d'un Kurdistan indépendant pourra apporter la paix à la région et être un facteur de stabilité.
La France mène une politique 100% pro-israélienne et anti-arabe, sauf à vendre des armes aux états féodaux.
Sur le plan intérieur, une guerre extérieure est toujours profitable au pouvoir en place. Heureusement quand quelqu'un a fait preuve de son incapacité, le peuple sait ne plus se laisser berner. Une fois ça va, deux fois bonjour les dégâts.

Écrit par : Charles | 28 août 2015

@Charles
Je vous remercie de votre courtoisie et de la politesse qui vous fait précéder mon pseudonyme de "Madame". Comme les très anciens blogueurs le savent, je suis un homme et mon pseudonyme est celui d'un homme. Il s'agit du patron des agents secrets, et donc de Steed (qui vient de mourir) dans la série Chapeau melon et bottes de cuir.
Il fut une époque où des échanges ont eu lieu sur ces blogs au sujet des personnages de cette série, notamment des héroïnes successives, notamment Emma Peel (prononcé piiil et non pal) et Tara King et j'avais trouvé amusant d'assumer ce pseudonyme trompeur, que j'ai toujours gardé. Donc, merci encore d'avoir gardé de le sens de certaines convenances, même si en l'occurrence il y a quelque malentendu à le faire. Il est vrai que l'on peut tout aussi bien considérer que la forme de votre salutation convient parfaitement à la forme de mon pseudonyme.

Écrit par : Mère-Grand | 28 août 2015

Je trouve que tout cela s'inscrit bien dans la logique cohérente de toute cette affaire, qui pour moi se résume à un conflit tiède entre l'OTAN d'une part et la Russie d'autre part. Vous citez la guerre qui a failli éclater en 2013 entre l'OTAN et les forces gouvernementales syriennes. A juste titre, vous dites que ce conflit a été évité à cause de (ou grace à) la protection du régime syrien accordée par la Russie. Je pense pour ma part qu'il faut un peu développer ce point pour comprendre ce qu'est Daesh et quel est son rôle dans cette histoire.

Tout d'abord, il y a eu la volonté d'en finir avec Bashar El Assad. Une volonté du gouvernement américain, probablement largement influencé par Israël dont il est un ennemi quasi héréditaire. Mais sa nouvelle stratégie est de faire avancer ses alliés de l'OTAN pour éviter de salir encore plus sa propre image et c'est donc la France qui a dénoncé le gazage de la population par le régime. (ce qui n'est toujours pas démontré malgré la prétendue certitude du gouvernement français à l'époque) Barack Obama n'a fait que suivre, ce qui permet de bénéficier de la plus grande crédibilité supposée de la France sur la scène internationale, crédibilité qui était forte lors de son refus d'entrer en guerre contre l'Irak, mais qui en réalité a beaucoup baissé depuis.

La France et les Etats-Unis s'apprêtaient donc à appuyer les rebelles au sol par leurs aviations, ce qui présupposait qu'ils devaient avoir le contrôle du ciel comme c'était par exemple le cas en Lybie. Mais le support de la Russie implique que la Syrie dispose de batteries de missiles sol-air et de missiles anti-missiles d'assez haute technologie. Pour avoir le contrôle de l'espace aérien syrien, il aurait donc fallu s'assurer que la Russie ne bougerait pas. Et ça ne s'est pas passé comme ça, la Russie a assuré le monde qu'elle soutiendrait Bachar quoi qu'il arrive.

Donc les Américains ont décidé de passer au plan B. Et au passage ils ont "oublié" d'avertir leurs "partenaires" français, ce qui montre à quel point ils s'en soucient. Ils ont choisi la voie de la négociation avec Bashar, désavouant par là même le gouvernement français qui jurait ne jamais en venir là. Mais dans l'ombre ils préparaient la seconde phase.

Peu de temps après est apparu, venant de nulle part, ce prétendu état islamique issu en majorité de rebelles syriens. Des rebelles que les Américains et les Français avaient soutenu et armé. Mais bizarrement, pas grand monde n'a fait le lien. Daesh remporte de nombreuses victoires et étend rapidement son territoire. Personnelement je pense que Daesh a été conçu comme une force de destruction de Bashar. Puisqu'on ne pouvait pas attaquer la Syrie par les airs et qu'on ne souhaitait pas attaquer au sol, on devait utiliser ces extrêmistes pour faire tomber le pouvoir syrien. Ensuite, lorsque Daesh tiendrait tout le territoire syrien, qui s'opposerait à une attaque d'envergure contre ce pays ? Sans doute pas la Russie qui n'a pas plus de sympathie pour les extrêmistes islamiques que les Occidentaux.

Sans parler de la Turquie dont l'influence au sein de l'OTAN explique la non réaction de l'alliance pour la protection des Kurdes. Je pense qu'on peut même dire que mettre au pas les Kurdes est une sorte d'objectif secondaire.

Mais Daesh est devenu incontrôlable. Ils ont envahi des territoires en Irak et les Occidentaux ont dû réagir pour défendre leurs intérêts dans ce pays. Ils ont même pris possession d'armes des forces gouvernementales irakiennes. On a donc décidé de les bombarder pour arrêter leur avancée sur ce front-là. Mais sans leur causer trop de dégâts puisqu'ils n'ont toujours pas réalisé l'objectif principal à savoir abattre le régime de Bashar El Assad. On aurait pu faire des centaines de bombardements par jour comme c'était le cas durant les deux campagnes d'Irak, mais au lieu de ça on s'est contenté de 7 par jour en moyenne ! N'est-ce pas un aveu qu'on ne souhaite pas détruire Daesh ?

Bref, qu'aujourd'hui le caniche de Barack Obama annonce qu'il faut frapper Daesh sans aider Bashar n'a rien de nouveau. C'est juste la continuation d'une politique déjà en cours depuis des années. Le but de cette politique est d'éliminer le gouvernement pro-russe de Bashar pour le remplacer par un gouvernement plus favorable à l'Occident et à Israël. Et, objectif annexe mais tout aussi important, faire reculer l'influence de la Russie dans la région.

Mais bien sûr on s'impatiente de plus en plus et c'est pour ça qu'on voit un changement mineur de la doctrine, par le soutient plus prononcé aux forces autres que Daesh. Mais rien de très nouveau puisqu'on ne choisit toujours pas de s'allier à Bashar pour s'en prendre à Daesh.

Écrit par : kad | 29 août 2015

"Mais Daesh est devenu incontrôlable."
Je ne sais pas si votre intéressante analyse est (entièrement) correcte, mais la phrase que je cite montrerait en tout cas la naïveté (ou même la stupidité) de ceux qui ont pu penser qu'un mouvement idéologiquement fondé sur le fanatisme religieux se soucierait de se mettre ou de rester au service de forces "infidèles".

Écrit par : Mère-Grand | 29 août 2015

Je dirais que ce sont des apprenti-sorciers. Je pense qu'ils commettent souvent des erreurs, comme ce fut le cas en Libye. Ils cherchent à manipuler les factions qu'ils pensent contrôler pour renverser les gouvernements en place et ça marche généralement. Mais souvent le nouveau pouvoir ne leur est pas aussi favorable qu'ils l'auraient espéré. A se demander qui manipule l'autre...

Écrit par : Kad | 29 août 2015

Monsieur Mère-Grand,

Je suis désolé de mon erreur (qui ne se renouvellera pas) vous concernant et vous présente mes sincères excuses.

Écrit par : Charles | 29 août 2015

Monsieur Kad,

"Ils" ont joué la carte islamistes en Afghanistan, en Yougoslavie, au Kosovo, en Tchétchénie, et maintenant en Irak-Syrie. Daech est né en Irak où il pu s'armer grâce aux dépôts d'armes qui sont tombés entre ses mains suite à la déroute de l'armée régulière dans le nord du pays. Israël intervient militairement pour soutenir les islamistes contre l'armée syrienne:
http://www.voltairenet.org/article188509.html
Il y a aussi la question du gaz en Méditerranée.
Et si Monsieur Obama a renoncé à bombardé l'armée syrienne, c'est suite à deux flops de missiles US (la France est dans le rôle du pantin dans cette histoire):
http://www.legrandsoir.info/les-dessous-du-tir-des-deux-missiles-en-mediterranee.html

Écrit par : Charles | 29 août 2015

J'étais au courant pour les missiles, mais comme je ne considère pas cette info comme très fiable, je préfère éviter l'emploi de cet argument.

Au passage, je voulais préciser entre autres à destination de Mère Grand parce que je ne suis pas sûr que ça soit clair, je ne pense pas un instant que Daesh soit une sorte de succursale de Tsahal ou de la CIA. Je pense par contre qu'on a laissé l'organisation se créer car on la considère comme une arme contre le pouvoir syrien. Une arme jetable qu'on détruira après usage...

On peut aussi dire qu'il est de notoriété publique que le Qatar a participé au financement du mouvement. Le Qatar qui prétend en même temps faire partie de la coalition censée éliminer Daesh, ce qui en fait un allié objectif des USA et de la France dans cette affaire. On voit bien que certains jouent un drôle de jeu...

http://www.20minutes.fr/monde/1430219-20140820-ministre-allemand-accuse-qatar-financer-djihadistes-irak

Écrit par : kad | 31 août 2015

@kad
Votre argument est tout à fait raisonnable, d'autant plus que c'est exactement ce qui s'est passé avec les Talibans en Afghanistan.
@Charles
Délicieux humour, mais "Mère-Grand" suffira amplement. Merci.

Écrit par : Mère-Grand | 31 août 2015

Une intervention terrestre en Syrie ou en Irak et peut probable on préfère passer par les frappes aériennes qui ont des résultats mitigés. Nos société occidentales n'accepterons plus les pertes (surtout après l'intervention en Irak) a part pour les forces spéciales et encore il suffit de voir le cas de la Somalie. On préfère sous traiter les conflits (kurdes,...) C'était prévisible les islamistes était déjà présent dans le Caucase bien avant que l'on commence a en parler. Il faut une stratégie global (militaire, politique,...) pour vaincre ses mouvements très flexibles et combatif qui combine la technologie et la barbarie. Les programmes comme la morale à l'école qui vont pus servir a appliquer le "culturel gauchiste" ou la très faible valorisation du budget de la défense notamment ne sont pas "très important".

Écrit par : Lafaux | 31 août 2015

@ pli

"Les forces armées américaines ou européennes, qui y seraient confrontées à des combats bien plus durs que ceux menés jusqu’ici en Irak, en Afghanistan, ou dans le Sahel, en ont de moins en moins les moyens humains"

à des combats bien plus durs Ah bon et pour quelles raisons les combats seraient t'ils plus durs !!!

le défaut des pays occidentaux, c'est que leurs populations fonctionnent sur des valeurs féminines, elles n'acceptent plus qu'il y ai des morts à la guerre, les pays communistes tant vénérés par nos socialos, ne sont sont jamais embarrassés de ce genre de détail.

https://books.google.fr/books?id=vienCQAAQBAJ&pg=PT365&lpg=PT365&dq=m%C3%A9pris+de+la+vie+des+soldats+vietminh&source=bl&ots=AsfUgRtJia&sig=DHqOybZTFmztLhF1PVwPuRbs88U&hl=fr&sa=X&ved=0CCIQ6AEwAGoVChMIo_z7w8PlxwIVyb8UCh1Vlgvp#v=onepage&q=m%C3%A9pris%20de%20la%20vie%20des%20soldats%20vietminh&f=false

Écrit par : leclercq | 07 septembre 2015

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