16 août 2015

Réchauffement : l’effet du CO2 n’est pas confirmé par les observations réelles

La divergence entre modèles et réalité s’aggrave. On pourrait presque parler de divorce tant les chiffres prévus par le Giec et amplifiés par la presse se sont découplés d’avec les relevés sur le terrain. En clair, preuves à l’appui, la température réelle et observée de la troposphère est beaucoup plus basse que ce que les modèles informatiques prévoyaient.

 


climat,réchauffement,grec,john christy,effet de serre,ges,controverse,Découplage spectaculaire depuis 1995

 

Les extraits qui suivent sont repris d’une intervention de John Christy* devant la Chambre des Représentants des Etats-Unis au printemps dernier. La version originale en pdf est disponible sur ce site officiel. On verra que les relevés dans la troposphère (la couche basse de notre atmosphère, du sol à environ 10’000 à 15’000 mètres) divergent fortement des prédictions du Giec et que celui-ci « surchauffe » l’atmosphère d’un facteur de 3 à 4!

 

Le texte de John Christy traduit en français peut être lu sur l’indispensable site www.pensee-unique.fr, tenu par un ancien maître de recherche du CNRS. Ce site est abondemment doté d’informations scientifiques précises, provenant des agences officielles et de travaux d’observations reconnus.

 

Le graphique 1 (cliquer pour agrandir) montre l’évolution des températures globales au niveau de la moyenne troposphère pendant 40 ans. Les traits fins colorés sont les prédictions issues de différents modèles informatiques utilisés (le trait rouge est la moyenne des traits fins). Les observations réelles sur le terrain sont représentées par des séries de ballons-sondes en bleu, et par deux satellites de mesure en vert. On voit que le découplage entre les modèles théoriques et la réalité commence au milieu des années 1990. Les courbes d’avant 1990 sont relativement proches de la réalité parce qu’elles sont basée sur des relevés réels. Dès que l’on passe à la prédiction elles tendent à surchauffer l’atmosphère d’une manière que les observations invalident. 

 

climat,réchauffement,grec,john christy,effet de serre,ges,controverse,Le graphique 2 illustre encore la moyenne troposphère, cette fois de manière spécifique à la région tropicale. Cette région tropicale était annoncée comme devant subir un réchauffement beaucoup plus marqué, comme les modèles en traits fins le suggèrent. Les chiffres des observations réelles divergent ici encore plus qu’au niveau global, les modèles théoriques surchauffant l’atmosphère d’un facteur 4! Le graphique 3 est une image simplifiée des moyennes de la troposphère globale mesurées par ballons sonde et par satellites.

 

 

Et si l’on ne produit plus de GES?

 

John Christy va plus loin dans son intervention. Alors que les Etats-Unis produisent un peu plus de 15% des émissions de CO2 mondial en 2013, l’arrêt progressif de ces émissions, calculé selon les modèles du Giec, n’aurait qu’un effet minime sur les températures mondiales:

 

« En utilisant le logiciel dédié du GIEC de l'ONU connu sous le nom de Modèle pour la Détermination du Changement Climatique Induit par les Gaz à Effet de Serre, MAGICC ( Model for the Assessment of Greenhouse-gas Induced Climate Change), un étudiant, Rob Junod, et moi-même avons calculé l'effet de la diminution de la progression des émissions globales avec la contribution des Etats-Unis en partant de la date de ce jour et en progressant vers l'avenir. Nous avons aussi utilisé la valeur de 1,8°C pour la sensibilité climatique à l'équilibre déterminée par les techniques empiriques.

 

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Après 50 ans, l'impact calculé par ce modèle (MAGICC) serait de seulement une baisse de 0,05 à 0,08°C - c'est à dire une quantité plus petite que les fluctuations mensuelles de la température globale. [Ces calculs utilisent les scénarios d'émission A1B-AIM et AIF-MI avec des émissions des Etats-Unis comprises entre 14 et 17% des émissions gobales pour l'année 2015. Il existe des évidences indiquant que la sensibilité climatique serait inférieure à 1,8°C, ce qui abaisserait d'autant les résultats de ces projections.]

 

Du fait que les modifications des émissions de notre pays tout entier auraient un impact calculé aussi petit sur le climat du globe, il est évident que des projets isolés ou même de secteurs tout entiers de l'économie n'auraient que des impacts imperceptibles. En d'autres termes, il n'existerait aucune preuve, dans l'avenir, qui démontrerait un impact particulier sur le climat résultant des réglementations qui sont proposées. C'est pourquoi ces réglementations n'auront aucune conséquence significative et utiles sur la physique du système climatique - même si l'on est convaincu que les modèles sont utiles pour faire des prédictions. »

 

 

Les extrêmes prévus sont absents

 

Parmi les prédictions sur l’avenir, le réchauffement devrait augmenter les épisodes de graves sécheresses et de pluies dévastatrices. On dit souvent que c’est par leur intensité extrême que les phénomènes climatiques confirmeront le réchauffement, et l’on prévoit force désastres. La réalité est là aussi toute autre.

 

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Les ouragans les plus forts de l’Atlantique nord ont eu lieu en 2005. On se souvient de Katrina à cause des dégâts infligés à la ville de la Nouvelle Orléans. Mais on oublie deux autres ouragans plus violents que Katrina, qui se sont développés après celui-ci en 2005, et qui n’ont pas eu d’effets dévastateurs malgré leur puissance record parce qu’ils n’ont pas touché de terres habitées. Rita et Wilma ont été les ouragans records en terme d’énergie dissipée et de basses pressions. Depuis 2005 il n’y a pas eu de tels ouragans. Sandy a fait parler de lui plus pour avoir touché New York que par un record de puissance. Dans l’océan Pacifique le typhon Hayan, dont j’ai parlé ailleurs, était fort mais pas du tout le plus fort de l’histoire.

 

D’autres indices sont intéressants et montrent que les normes météorologiques ne valident pas les risques extrêmes annoncés. Or ces risques devraient déjà se manifester puisqu’ils résultent de l’évaporation des océans, comme pour les ouragans. A ce niveau il n’y a pas de délai important entre le réchauffement des eaux et ses conséquences. Par exemple El Niño a des conséquences directes sur le climat dans l’année même de son expansion.

 

L’image 4 montre les tendances à la sécheresse ou aux excès d’humidité aux Etats-Unis de 1895 à 2015, soit sur 120 ans, selon les relevés produits par l’agence américaine NOAA. Il n’y a pas de tendance particulière à des événements majeurs ces dernières années. On y voit la sécheresse de 2003 mais plus encore une sécheresse terrible au début des années 1950. Le début du XXe siècle était marqué plus fortement par les sécheresses qu’aujourd’hui.

 

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L’image 5 enfin est un graphique produit par la FAO, agence onusienne pour l’alimentation. Les productions céréalières sont en constante progression dans le monde depuis 1961. Aucun événement climatique extrême n’est venu enrayer cette production et aucune famine par manque de nourriture de base n’est prévisible.

 

 

Conclusion

 

Depuis l’an 2000 environ 25% du volume total de CO2 a été rejeté dans l’atmosphère. Si ce gaz était la cause principale du réchauffement actuel, cela devrait être visible dans les relevés. Ce n’est pas le cas. C’est troublant? Oui. Soyons troublés. On voit par ces simples exemples (j’en donnerai d’autres ultérieurement) que la controverse tant sur l’ampleur du réchauffement actuel, sur son aspect catastrophique et sur la validité des modèles de prédiction est justifiée. Aucun négationnisme ici. Il ne s’agit même pas de tenter de comprendre pourquoi les prédictions du Giec ne collent pas avec la réalité. Ici il s’agit d’un constat, non d’une explication.

 

Ce constat amène cependant à se questionner. Si les modèles ne parviennent pas à décrire la réalité climatique actuelle, comment pourraient-ils décrire ce qui se passera dans 100 ans? Il est à noter que le dernier rapport du Giec reconnaît le hiatus des températures mondiales depuis 15 ans et, dans plusieurs domaines, reste très prudent quand à l’indice de confiance qu’il accorde à ses propres prédictions. La presse et les politiciens devraient faire preuve de la même prudence.

 

Si aujourd’hui on constate une telle divergence cela signifie soit que les modèles sont incomplets ou insuffisants, soit que les GES (gaz à effet de serre) n’ont qu’une incidence faible sur le climat et que la sensibilité de celui-ci à ces gaz est nettement moindre que ce que les scientifique du Giec affirment.

 

 

 

*John Christy est un Professeur de Classe Exceptionnelle (Distinguished en anglais) des Sciences de l'Atmosphère, Climatologue de l'Etat de l'Alabama et Directeur du Centre des Sciences de la Terre de l'Université de l'Alabama à Huntsville. Il a exercé les fonctions d'auteur principal, de contributeur et de relecteur pour les rapports du GIEC de l'ONU. Il a été récompensé par la Médaille de la NASA pour Réussite Scientifique Exceptionnelle et, en 2002, a été élu membre de la Société Météorologique Américaine. Pas vraiment un illuminé, au contraire: un savant sérieux et reconnu.

 

 

 

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Terre01.jpgLien vers la pétition 

Moratoire pour le climat - Contre la Terreur climatique:

 

 

 

09:30 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : climat, réchauffement, grec, john christy, effet de serre, ges, controverse | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

On a une preuve certaine que le CO2 est nécessaire .Il suffit de voir la richesse des terres cultivables offertes aux habitants au pied des volcans
Ils veulent tous retourner sur les lieux .Tous savent que la nature reprend mais en échange elle offre mieux et plus durablement ce qui n'est pas la qualité première de la part de nombreux humains qui eux promettent beaucoup surtout quand ils arrivent en fin de mandat (rire

Écrit par : lovejoie | 16 août 2015

En janvier 2015 l'horloge de l'apocalypse (à minuit) climatique a été avancée de deux minutes, soit vingt-trois heures cinquante sept...
in Bulletin of Atomic scientists de l'Université de Boston.

Écrit par : MB | 16 août 2015

L'horloge de l'apocalypse n'a aucune valeur. C'est encore un gadget pour amuser le public. N'importe qui peut inventer son truc et faire peur. Restons dans la rationalité.

Écrit par : hommelibre | 16 août 2015

La conférence annoncée en fin d'année à Paris comme cruciale vu la situation climatique et écologique insoutenable planétaire n'est donc par conséquent que moyen de justification des petits fours et autres festins festivaliers?

Merci de nous avoir tous prévenus à temps.

Écrit par : MB | 16 août 2015

Regardez les chiffres et tirez-en vos conclusions. Ou cherchez l'information et vérifiez par vous-même.

Il y a sinon, en effet, l'option petits fours. Vous pouvez y tenter votre chance: les nouveaux grands prêtres ont besoin de croyants inconditionnels pour imposer leur dogme au monde.

Écrit par : hommelibre | 17 août 2015

De façon "croyants inconditionnels" découvrir par Google les effets de l'acidification de l'océan concernant les coquillages "à la base de la chaîne alimentaire" ainsi que la dissolution des moules et coquillages par la dissolution du CO2 de l'air dans l'océan. A propos de l'horloge de l'apocalypse on avait saisi qu'au vu de l'incroyable insouciance des maîtres du monde d'après le Protocole de Kyoto nuançant à l'infini mesures contraignantes et mesures non contraignantes ces dernières au grand service des plus puissants de ce monde en même temps que les plus polluants, on avait saisi l'"horloge de l'apocalypse" était sans doute une stratégie fondée sur certaines alarmantes réalités planétaires pas forcément "magiques", tombées du ciel sans aucun rapport avec la geste humaine...

Écrit par : MB | 17 août 2015

Savez-vous ce qu'est l'horloge de l'apocalypse, de quand elle date, qui l'a décidée, comment on la mesure, ce qu'elle signifie?

Écrit par : hommelibre | 18 août 2015

A propos de l'horloge de l'apocalypse on trouve l'info en question sur Google ce qui est suffisant si on a bien compris qu'il y a appel à l'attention au devenir de notre planète.

Il est toujours bon de s'ouvrir l'esprit sans oublier la curiosité.

On a parlé également d'une disparition des abeilles qui annoncerait notre propre disparition.

A nous de voir et de "faire en sorte" en évitant de croire que seuls les autres que nous sont responsables.

Écrit par : MB | 18 août 2015

Permette-moi, hommelibre de compléter.

Ma formation professionnelle m'a permis d'apprendre les méthodes des CEMEA(Centre d'Entraînement aux Méthodes d'Education Active" qui apprennaient à approcher l'enfant comme l'adulte non à partir d'un programme préétabli mais bien par leurs centres d'intérêts.

Certaines personnes, par exemple, auront leur attention stimulée par une allusion à l'Apocalypse, puis "Horloge de l'Apocalypse"! qui ne l'auraient pas par un article "scientifique" à proprement parler.

Ma foi, c'est comme ça... hommelibre!

Écrit par : MB | 18 août 2015

Pour information:
http://www.lefigaro.fr/sciences/2015/08/19/01008-20150819ARTFIG00324-le-mois-de-juillet-2015-a-ete-le-plus-chaud-de-toute-l-histoire.php
Extrait: "Cette année pourrait ainsi être l'année la plus chaude de toute l'histoire de la météorologie. De fait, plusieurs mois ont déjà décroché la palme du mois le plus chaud cette année, à l'instar du mois de mars.

La Nasa précise en outre que la température ne cesse de progresser au fil des années. L'année 2014 avait déjà été la plus chaude sur le globe depuis le début des relevés de température. Sur l'année complète, la température moyenne au sol et sur les océans avait été 0,69°C au-dessus de celle du XXe siècle, surpassant les précédents records de 2005 et 2010 de 0,04 degré."

Pause ou pose?

Écrit par : Charles | 20 août 2015

@ Charles:

Nous sommes dans une période plus chaude, oui. Mais par rapport à quelle référence doit-on évaluer sa "normalité" ou son "anomalie"?

Quand on regarde depuis 150 ans, les températures montent, par pallier. Rattrapage du petit âge glaciaire? On a rattrapé l'optimum médiéval. On rejoint l'holocène. Qui peut dire ce qui est bien?

Actuellement on est dans une phase en plateau, depuis à peu près le Niño de 1998, et les satellites et ballons sondes montrent même un fléchissement. L'oscillation multidécenale laisse aussi penser à un éventuel rafraîchissement. Une météorologie américaine disait récemment que l'hémisphère s'est légèrement rafraîchi. Ce qui est démontré par satellites et ballons sondes (ces derniers sont très fiables car ils mesurent la température de l'air directement) c'est que la tendance actuelle est nettement séparée des projections du Giec (qui l'a admis dans son AR5).

Pour 2014, les médias ont en effet annoncé l'année la plus chaude depuis les relevés. Mais la Nasa et la Noaa n'ont pas dit cela et ils ont rectifié. Voir ici:

www.pensee-unique.fr/news.html#chaude

Comme cela se joue à quelques centièmes ils ne disent pas que c'était une année record, il y a moins de la moitié des probabilités pour que cela le soit. Mais la presse a besoin de gros titres dramatiques. Déjà août 2014 avait été annoncé par la Nasa comme le plus chaud au monde. Or l'Europe frissonnait largement et c'était le mois d'août le plus frais depuis 40 ans!

La Nasa reconnaît aussi dans le lien que je mets plus haut, que les mesures ne sont pas 100% fiables.

Il y a beaucoup de contradictions, y compris le fait que j'ai déjà développé que les moyennes au sol en France ne montent pas depuis 25 ans. Trop de contradictions, il faut creuser.

www.climat-optimistes.com/france-commentaires-sur-les-series-de-temperatures/

Écrit par : hommelibre | 20 août 2015

En 2002 déjà de nombreux lecteurs abonnés au numérique ont remué ciel et terre pour contrer quelques affabulations du Giec
Il est étonnant que les pluies Cévenoles n'aient jamais été considérées comme faisant partie du réchauffement climatique
On sait que lors d'épisodes Cévenoles frappant régulièrement les mêmes régions il y a peut-être une cause autre et dont les médias ne parlent pas Dans la vallée de l'Hérault il y a un ou deux barrages
Lesquels sot peut être ouverts par fortes pluies car débordant tout - comme au Yemen ou les habitants fuient une rive pour se réfugier sur l'autre ceci une année sur deux afin d'éviter les inondations saisonnières auxquelles viennent s'ajouter les eaux des barrages débordantes ,allez savoir !
Ce qui confirme qu'on nous dit tout mais surtout qu'on nous cache tout

Écrit par : lovejoie | 15 septembre 2015

Le CO2 utilisé comme marque de voiture ,il fallait y penser et celui ci aura perms de faire grimper les ventes de cela on en est certain

Écrit par : lovejoie | 15 septembre 2015

zut je me suis broutée ! de fait il s'agit du Soudan et non du Yemen

Écrit par : lovejoie | 15 septembre 2015

"zut je me suis broutée ! de fait il s'agit du Soudan et non du Yemen"

Ah, ben, oui. C'est tout de suite plus clair.

Écrit par : Marquis von Plouf | 15 septembre 2015

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