25 juillet 2015

Imposer l’avortement à la femme si l’homme ne veut pas d’enfant

On connaît ces situations où la femme devient enceinte sans que le couple n’ait explicitement discuté d’un projet de famille. Dans certains cas la grossesse est accidentelle, dans d’autre elle est une trahison.


grossesse,avortement,femme,homme,paternité,égalité,Je pars du principe que la sexualité n’a pas pour seule vocation la reproduction, mais aussi la rencontre des êtres et le plaisir partagé. Les hommes doivent prendre leurs responsabilités. En cas de relation occasionnelle le préservatif reste une contraception plutôt efficace. Je préconise cependant de demander à sa partenaire si elle est en phase d’ovulation au cas où – heureusement rares – il y aurait rupture du latex.

 

Dans une relation durable la contraception hormonale est une solution à privilégier. La mise au point définitive et fiable d’une pilule pour hommes serait la bienvenue, autant pour protéger les hommes que pour soulager les femmes. La méthode du retrait avant éjaculation est plus aléatoire.

 

Si une femme devient enceinte de manière imprévue, ou en trahissant la confiance de l’homme et en lui faisant un bébé dans le dos, le pouvoir de décision doit être égal entre les partenaires. On ne doit pas faire un enfant à la légère ou par contrainte. Ce qui vaut ici pour les femmes, et qui est une des raisons de l’avortement, doit valoir aussi pour les hommes. 

 

Cela signifie en clair que l’homme doit pouvoir refuser une paternité non désirée, quitte à imposer l'avortement à la femme. Et même si la femme veut garder le foetus. Ce serait un peu comme si l’homme lui-même avortait. Actuellement il n’a aucun moyen de faire valoir ses droits. La biologie est inégale et ses conséquences sociales très différentes pour les femmes et les hommes.

 

On peut penser à une variante au cas où la femme veut continuer sa grossesse malgré le refus de l’homme. Une clause juridique à créer devrait permettre d’exempter l’homme de toute responsabilité paternelle, patronymique, financière, affective et morale. Cela pourrait intervenir dans un délai fixé par la loi, laissant à l’homme un temps de réflexion – court – avant de prendre sa décision. Si l’annonce de la grossesse était trop tardive et s’il y a eu dissimilation démontrée, la possibilité de refus de la paternité devrait courir plus longtemps. Dans le cas d’un enfant né de lui sans qu’il le sache, l’homme doit également avoir le choix d’assumer ou non une paternité.

 

Cette idée est très crue voire choquante, mais comment établir une égalité malgré l’inégalité des corps et malgré les conséquences sociales de cette inégalité? Eviter tout rapport sexuel en dehors d’un projet de couple et de famille? Ça va être difficile. C’est aussi cela l'égalité, surtout si l'on veut des pères responsables.

 

La situation inverse est beaucoup plus compliquée: un homme voudrait garder l’enfant et la femme enceinte ne le veut pas. Je n’ai pas de suggestion pour modérer les conséquences de cette inégalité fondamentale.

 

 

 

14:27 Publié dans Politique, Santé, société | Lien permanent | Commentaires (55) | Tags : grossesse, avortement, femme, homme, paternité, égalité | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

"La situation inverse est beaucoup plus compliquée: un homme voudrait garder l’enfant et la femme enceinte ne le veut pas. Je n’ai pas de suggestion pour modérer les conséquences de cette inégalité fondamentale."

c'est pas évidement ça m'est arriver il y a deux mois.

Écrit par : leclercq | 25 juillet 2015

Argument nul et non avenu. On ne dit pas aux femmes "Ah bon! Vous ne saviez pas que la copulation pouvait mener à une grossesse" lorsqu'elles recherchent un avortement. Alors ne servez pas cette soupe aux hommes lorsque vient le temps pour eux de décider si ils veulent, oui ou non, être responsable d'une nouvelle vie.

Écrit par : martin malthus | 29 juillet 2015

ooooooo, mais personne n'aurait dit aux hommes qu'aucune contraception n'est fiable à 100%, et que d'avoir des rapports inclut la possibilité d'une conception?????
Avoir des rapports inclut ce risque, mon jeune ami, et votre naïveté est touchante....

Écrit par : bof | 25 juillet 2015

@ bof

je n'ai donné aucune explication manque de temps, alors conclure à de la naïveté de ma part sans avoir aucun élément !!! vous vous foutez de qui !!!

vous n'êtes qu'une merde bof

Écrit par : leclercq | 25 juillet 2015

mais, Leclercq, je ne vous répondais pas, je répondais au contenu de l'article de Monsieur Libre!

Écrit par : bof | 25 juillet 2015

Bof, vous avez un incroyable talent pour jouer le bêta de service.
Le risque est le même pour les deux, la responsabilité est des deux côtés. Certaines femmes dans cette situation décident d'avorter, avec ou sans l'avis du monsieur. Quand elles ne font pas un bébé dans le dos:

www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article342

Si l'on parle d'égalité des droits, on ne parle même pas de responsabilité, mais de mêmes droits accordés aux deux. Simple logique de réciprocité. L'éthique c'est encore autre chose et c'est un autre débat.
L'argument par exemple de "mon corps m'appartient" ne s'applique pas ici car ni l'embryon ni le foetus ne sont le corps de la femme.

Écrit par : hommelibre | 25 juillet 2015

Bonsoir John, à mon avis "Bof" n'est pas le bêta de service mais plutôt un provocateur de première.
Il n'y a que la stérilisation féminine ou la vasectomie pour les hommes qui est efficace à 100% (qui est partant?) les autres moyens présentent des risques. C'est quand même la femme qui a 9 mois de grossesse quelque soi celui qui veut l'enfant et cela est aussi à prendre en considération.
PS. Et je n'ai jamais lu de la part de Leclercq quelque chose de positif et constructif, je dois avouer que je saute le plus souvent ses commentaires. Bonne soirée.

Écrit par : grindesel | 25 juillet 2015

Bonsoir Grindesel,

C'est aussi à prendre en considération, oui. Cela montre que la question est pour le moins complexe. Et mon pavé dans la mare n'est pas une analyse exhaustive. Je pense toucher plusieurs tabous. A suivre.

Bonne soirée.

Écrit par : hommelibre | 26 juillet 2015

@ grindesel

"Et je n'ai jamais lu de la part de Leclercq quelque chose de positif et constructif"

et vous estimez avoir un avis éclairé pour ce qui peut être constructif et positif !!!

le dialogue avec vous est impossible, vous voulez toujours avoir raison avec une mauvaise foi certaine, vous êtes la même merde que bof

Écrit par : leclercq | 26 juillet 2015

Questions complexes auxquelles il est très difficile de s'identifier lorsque l'on ne s'est pas trouvé dans cette situation.

Si je puis parfaitement entendre le refus de l'homme face à la déclaration de sa partenaire "je suis enceinte", en revanche ce refus refusera à un enfant d'avoir un père et se retrouvera avec une question ancrée dans sa tête : pourquoi les autres enfants ont un père et une mère alors que moi l'un des deux ne me veux pas !

Si la liberté de refuser une paternité et/ou une maternité deviendrait possible tant pour l'un que pour l'autre, l'adulte s'en sortira sans doute relativement bien mais que se passera-t-il dans la tête d'un enfant qui apprendra tôt ou tard que soit papa, soit maman ne m'a pas "non seulement pas voulu, pas désiré mais en plus me rejette alors que je n'ai pas demandé venir au monde" ?

Il y a déjà assez d'enfants orphelins (père et/ou mère ou des deux), pourquoi en rajouter alors que l'on peut tout à fait imaginer que la relation sexuelle était voulue et acceptée par les deux partenaires ?

A quoi servent les préservatifs et autres moyens de contraception ? A enrichir les fabricants, puis les revendeurs de ces produits ? Est-ce si difficile de se protéger que ce soit contre les MST ou une grossesse non désirée, ni souhaitée ?

C'est pourtant si simple d'en avoir toujours avec soi aussi bien pour un homme que pour une femme !

non seulement pas désiré

Écrit par : Lise | 26 juillet 2015

@Leclercq : exactement ce je relevais, mais contrairement à moi, en plus vous êtes grossier:-((( Montrez moi un seul commentaire ou vous ne vous plaignez pas, ou vous ne jugez pas en assénant des sentences sans appel et surtout pas un petit effort pour comprendre le point de vue de l'autre. Dictatorial et sinistre c'est tout!

Écrit par : grindesel | 26 juillet 2015

@ grindesel

"Et je n'ai jamais lu de la part de Leclercq quelque chose de positif et constructif"

vous me prenez pour un con, et vous voudriez que je sois gentil et poli avec vous !!!

"Montrez moi un seul commentaire ou vous ne vous plaignez pas"

je mets beaucoup de lien lucides sur le féminisme et vous appelez ça se plaindre en assénant des sentences sans appel, mais réveillez vous et arrêtez de croire que vous devez toujours avoir le dernier mot avec une mauvaise foi patente. c'est quand même bizarre si on m’amène pas des arguments en y mettant les formes (oui je ne suis pas une femme j'appelle un chat un chat), on est dictatorial !!!

en réalité vous êtes incapable de changer d'avis de reconnaitre quand vous avez tort, quand on a compris celà, on comprend qu'il ne faut pas prendre de gants avec les gens comme vous, puisque la gentillesse n’amène à rien, et que le dialogue est impossible, (un homme dialogue pour faire changer d'avis son interlocuteur, en amenant des arguments, vous on dialogue en amenant des arguments en sachant très bien que vous ne changerez pas d'avis, en plus vous avez des propos condescendants et insultants, donc là pas de cadeau, pas des respect, on ne respecte les personnes qui si elles vous respectent ce qui n'est pas votre cas, on comme disent les corses quand les femmes deviennent chiantes "Basta", ça veut dire assez et elles comprennent très bien, et si cette attitude était employée par une majorité d’hommes, on aurait pas cette énorme proportion d'hommes souffrant de violences psychologique

http://gbatti-alinguacorsa.pagesperso-orange.fr/intornu/basta.htm

Écrit par : leclercq | 26 juillet 2015

Et encore un exemple de plus de votre incapacité à admettre que l'on n'est pas obligé de partager vos opinions, votre seule méthode c'est l'insulte alors continuer à piorner et vitupérer, perso j'aime mieux en rester là.

Écrit par : grindesel | 26 juillet 2015

@ grindesel

si mes opinions ne sont pas les bonnes (il n'y a qu'une vérité), prouvez moi que j'ai tort en donnant des arguments, et là je reconnaitrais que j'ai tort et je changerais d'avis, mais le problème c'est que vous êtes incapables de donner de bons arguments contraire et donc de reconnaitre que vous avez tort, vous ne savez qu'être condescendant et insultant, donc vous ne méritez que l'irrespect et le mépris. c'est très bien restez en là, je n'ai pas de temps à perdre avec des personnes incapables de reconnaitre quand ils ont tort.

Écrit par : leclercq | 26 juillet 2015

@Lise,
Votre commentaire est vraiment intéressant, parce que vous vous placez du côté de l'enfant et c'est lui qui importe.
"Faire un bébé toute seule" exprès me semble un truc pas très adulte. La femme qui prend cette décision sous-estime ou ignore le point de vue de l'enfant, celui que vous exposez. C'est une typiquement attitude "Yaka."

Ensuite, il faut admettre que certaines femmes ne peuvent sincèrement pas franchir le pas de l'avortement et je trouve compliqué de critiquer ça.
Longtemps, les femmes se sont retrouvées enceintes sans le vouloir. Les hommes devraient réellement prendre la contraception au sérieux et à leur compte. J'espère pour eux, que la recherche trouvera des solutions innovantes, malgré la difficulté de la tâche, afin de palier aux incertitudes liées à l'utilisation du préservatif.
J'ai eu ma propre phase "Yaka", lorsque j'en avais marre de prendre la pilule, qui me faisait aussi un peu peur, j'avais l'impression de me bourrer d'hormones. (A l'époque on déconseillait le stérilet aux femmes n'ayant jamais accouché et on nous faisait peur avec le risque d'infections. Dans les années 70, le préservatif n'était pas en vogue, c'était avant le sida.)
Je trouvais tellement injuste que tout ça retombe sur la femme. Jusqu'au jour, où une amie sensée m'a dit : "Tu as avantage à être vraiment sûre de ta contraception et ce n'est qu'en l'assumant toi-même que tu ne te fais pas avoir."

Le conflit autour d'un enfant à moitié désiré est probablement un des plus douloureux qu'un couple peut être amené à vivre. Le non-désir d'enfant peut être pris pour la preuve d'un amour insuffisamment grand ou solide.
Je crois comprendre, que ça arrive assez souvent au sujet du troisième ou quatrième enfant. L'un veut une grande famille, l'autre pas. Dans nos vies de citadins, cela implique souvent de gros moyens financiers et de se serrer dans l'appartement, forcément trop petit !

Écrit par : Calendula | 26 juillet 2015

@ Calendula : je vous suis totalement et partage avec vous de la difficulté avec certains hommes - pas tous - de leur faire accepter de participer à la contraception.

Oui je mets en priorité le bien être des enfants : en tant qu'adultes responsables, on doit commencer par ne pas être égoïste mais de penser qu'une vie est présente en nous et qu'elle doit être notre priorité que l'on soit un homme ou une femme !

Contrairement à vous, je n'ai pas trop souffert de la période "débrouillez-vous Mesdames" pour ne pas être enceintes par accident (!).

Je rajouterai encore ceci : il faut penser en premier lieu aux couples qui ont des difficultés à avoir des enfants, voire même dans l'impossibilité totale, ce malgré les progrès de la médecine.

Écrit par : Lise | 26 juillet 2015

Imposer l'avortement à la femme si lui ne veut pas d'enfant?
Quelle horreur!

A la femme de décider grossesse ou non sachant qu'elle laissera son partenaire en paix à condition qu'il ait auparavant et par écrit, s'il-vous-plaît, précisé qu'en cas d'accident, oubli ou négligence de la contraception, lâchement, il n'assumera aucune charge pas plus matérielle qu'affective.

Parfaitement au courant de la mentalité de son partenaire, à elle de décider si elle souhaite réellement avoir le moindre rapport intime avec lui.

En cas d'"acceptation" de quelque chose de pareil! pour le bien l'enfant, on souhaitera que la mère renonce à sa grossesse, certes, mais ce que nul/le ne peut lui imposer.

En cas de grossesse avec naissance, suivi social ni pour elle, ni pour, lui.
Pour l'enfant.

Les habitués de rapports rencontres d'un soir ou d'un moment, généralement sont au courant de la contraception qu'en principe (reste néanmoins à mieux généraliser) ils pratiquent.

Ne jamais perdre de vue qu'en cas de grossesse c'est elle, non lui, qui est en cloque et qui l'enfant à venir l'a dans le "tiroir"!

Vaut donc la peine, Mesdames, de prendre ses précautions..."avant"!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 26 juillet 2015

Choquant, Myriam? Autant que les paternités non désirées imposées aux hommes avec 20 ans pendant lesquels ils bosseront pour payer?

Pourquoi trouve-t-on normal d'imposer des choses non désirées aux hommes et s'indigne-t-on de la symétrie pour les femmes, sinon à cause d'un biais évident?

Écrit par : hommelibre | 26 juillet 2015

Certaines personnes, mon cher John, devrait apprendre le mot "égalité" ...

https://www.ge.ch/egalite/

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 26 juillet 2015

https://www.ge.ch/egalite/doc/actualites/egalite-legislature-13-18.pdf

égalité confondu avec similarité comme d'habitude

Écrit par : leclercq | 26 juillet 2015

Bonsoir John, effectivement "imposer" une paternité a quelqu'un qui n'en veut pas c'est quoi grave, injuste, pas acceptable? Et c'est valable pour les 2 sexes. Du moment où il y a relation sexuelle le risque d'une grossesse existe mais la question est pourquoi ce risque existe t'il encore puisqu'il est connu, n'est il pas bizarre de continuer à faire quelque chose quand on sait pertinemment le risque que l'on court. A moins de se dire cela n'arrive qu'aux autres. Bonne soirée.

Écrit par : grindesel | 26 juillet 2015

@ hommelibre J'ai écrit qu'il faut se mettre d'accord, "avant"!
Il est juste de ne pas imposer une paternité ou une maternité à qui ne le souhaite pas mais pourquoi l'interdire à qui souhaiterait exactement le contraire?!
Il faut donc, encore une fois, se mettre d'accord, "avant"!

Au cas où un partenaire imposerait un avortement il faut redire (aucun gynéco honnête ne le niera) que l'avortement peut présenter des séquelles tant physiques, qu'affectives ou psychiques et ce à quoi ce partenaire impose à l'autre n'est pas un risque pour lui-même mais bien pour elle: lui ne passera pas sur le "billard": bien elle!
Facile, non?
"Pratique".

En France l'avortement est "désigné" IVG c'est-à-dire interruption "volontaire" (non imposée) de grossesse.

Vieux jeu je déplore le "balancer par les fenêtres" des sentiments de respect, d'attention qui accompagnaient autrefois plus généralement ces rapports de la part non seulement des femmes mais des hommes sans quoi on les disaient de mauvaise vie. Modernité oblige: chacun apprécie à sa guise. Non donneuse de leçon mais quand-même alarmée pour la suite.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 26 juillet 2015

Je savais que je touchais un gros tabou en abordant ce thème. Plus même que je ne l'avais envisagé en l'écrivant. A première lecture il peut paraître provocateur, et beaucoup auront eu la réaction de Myriam, même si tout le monde ne le dit pas. Mais il n'est provocateur qu'en apparence.

Car je me suis placé uniquement sur le plan de l'égalité des droits. Sans aborder l'avortement lui-même – j'ai déjà développé cela ailleurs. Sur le plan du droit on constate en effet une inégalité profonde. Mais le droit seul ne peut prendre en compte toute la réalité et les conséquences physiques et autres d'une telle suggestion. L'aspect affectif et moral est immense. Les religions chrétiennes - enfin en tous cas les catholiques - sont opposées à l'avortement. Ce serait un peu trop rapide de les créditer d'une attitude archaïque. En préservant la vie à tout prix elles participent à la pérennité de l'espèce et à la réflexion préalable avant la sexualité. On ne peut rejeter cela sans autre forme de procès.

De plus, dans le cas où une telle loi existerait, le désaccord dans le couple conduirait à ce qu'il y ait forcément un ou une perdante. Sans compter l'enfant lui-même évidemment.

Je pense que c'est un débat qui contrarie par exemple l'idée que le corps de la femme lui appartient – comme celui de l'homme lui appartient aussi. Les contraintes ne sont pas que physique mais affectives, morales, sociales, économiques, éducationnelles. On est ici devant un constat bien plus que devant une provocation. Il y a une inégalité de fait aux conséquences bien réelles.

Evidemment je souligne implicitement, et même explicitement dans ma réponse à Myriam, le biais qui produit deux attitudes opposées et sexuées: la protection de la femme et de l'enfant d'un côté, et la responsabilisation de l'homme, voire sa culpabilisation de l'autre. Il y a un bon vieux stéréotype derrière cela. N'étant pas contre les stéréotypes, et considérant que dans la grossesse la femme doit être plus soutenue que l'homme, je ne peux être pleinement satisfait d'une posture purement légale sur l'égalité des droits.

Un tel débat devrait conduire à réfléchir beaucoup plus en amont.

Écrit par : hommelibre | 26 juillet 2015

Hélas! si en parlant de sexualité on parlait également amour. Avant d'égalité des droits...
La loi, pléthore de lois, oui.

Ethique désormais moustique inopportun le moins possible.

Mais, hommelibre, ce que vous écrivez concernant contraintes et obligations "affectives, morales, sociales, économiques, éducationnelles" étant indiscutable raison de plus pour faire attention "avant"! sans oublier qu'un enfant qui n'est pas une poupée n'est pas forcément "sage comme une image".
L'Eglise catholique impose à la femme violée de garder l'enfant à venir... pas plus qu'elle ne veut entendre qu'un enfant "subi" parce qu'imposé à la mère a de fortes chances de naître avec des problèmes cardiaques et/ou du système nerveux central.

Si l'on prend rigoureusement à la lettre le récit de l'annonce de la naissance de Jésus de par la volonté divine "imposé" à Marie... le fait qu'il soit mort en quelques heures en croix ce qui est, aussi peu d'heures, impossible (l'agonie des crucifiés pouvait durer non des heures mais des jours d'autant plus que le coup de lance au côté, avec effet de pneumothorax (historique) prolongeait l'agonie, la souffrance. Ensuite la mort n'était toujours pas certaine mais comme il fallait libérer la planche qui demeurait en terre (les condamnés à la crucifixion dans leur marche au calvaire n'en portait qu'une) pour la prochaine crucifixion on brisait leurs membres aux condamnés avant de jeter leurs corps dans la vallée de la Géhenne. Par conséquent quoique sans rien affirmer le récit évangélique donne à penser que Jésus pouvait souffrir de faiblesse cardiaque et certains épisodes de sa vie qu'il était également parfois "délicat" du côté du système nerveux central.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 27 juillet 2015

Je pense qu'ici nous sommes tous d'accord sur un point: la responsabilité des partenaires doit être invoquée, plus que la simple liberté individuelle.

En continuant ma réflexion je rejoins la position de Myriam:

"En cas de grossesse avec naissance, suivi social ni pour elle, ni pour, lui.
Pour l'enfant."

Toutefois il y a eu utilisation de l'homme sans son consentement. La symétrie serait que l'ovule d'une femme soit prélevé à son insu et utilisé sans son accord. Ce serait un crime. Pourquoi ne le serait-ce pas dans l'autre sens? On peut dès lors imaginer qu'une situation de "vol" de sperme soit considérée comme une atteinte à l'intégrité, comme une violence et comme un délit grave, supposant un dédommagement ou une amende conséquents. La pension pour l'enfant, prise en charge par la société, devrait être supervisée afin qu'elle ne soit pas détournée.


Par ailleurs j'apprécie les réflexions de Lise sur la place de l'enfant dans ce débat.

Écrit par : hommelibre | 27 juillet 2015

Malheureusement pour le point que vous soulevez, il ne s'agit pas *d'enfant* içi mais bien de *grossesse non désirée*. L'homme qui dirait "non" ne nie pas un enfant, il refuse une grossesse, tout comme la femme qui dit "non" et obtient un AVG (Arrêt Volontaire de Grossesse). Si il y a enfant, au bout du compte, c'est que quelqu'un (madame, en l'occurence) aura dit "oui". Il est intellectuellement injuste de culpabiliser l'homme pour un choix qui, vu du point de vue est parfaitement correcte et acceptable. Comme le faisais remarquer le philosophe Daniel C. Dennett, soit on joue au tennis avec le filet ou sans filet- pas les deux en même temps. Si madame possède le droit d'exprimer un NON définitif et permanent à une grossesse, monsieur doit avoir le même droit. Voilà un bel exemple d'une société *vraiment* égalitaire.

Écrit par : martin malthus | 29 juillet 2015

Le but de tout cela étant évidemment de mettre en avant la responsabilité en amont.

Écrit par : hommelibre | 27 juillet 2015

Je souhaite redemander pourquoi nous n'avons plus jamais entendu parler de l'annonce publique concernant un futur test, comme les tests pour savoir si une femme est enceinte, permettant à chacune de connaître précisément ses heures, un jour ou deux, d'ovulation ce qui est le moyen infaillible, quitte à s'abstenir quelques heures, de n'avoir plus que des enfants appelés à la vie/"appel de la vie à la vie" (Aurobindo)!
Echec de la recherche, "interdit" de nos Hautes Autorités, si oui, pourquoi?

S'abstenir quelques heures également bon exercice d'apprentissage de maîtrise de soi-même individuelle comme à deux.

Laissant les "tournantes" à l'ordinaire.

Sans oublier que même sans pénétration... des caresses laissant passer du sperme en l'endroit concerné suffisent à mettre une femme enceinte ce qu'aucun gynéco ne contredira mais que bien qu'après 2000 ans ou plus de grossesses magiques mystérieuses (vierges mythologiques fécondées par divines "pluies d'or") sommes nombreux... pays, contrées, savanes... à ne jamais en avoir entendu parler.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 28 juillet 2015

Cette idée est très crue voire choquante

==> Aucunement, a partir du moment ou l'on est un minimum égalitariste en terme de droit (le fondement de l'égalité homme-femme), on ne peut qu'approuver vos propos.
Une femme peut via la loi se défaire de ses responsabilités (qui est un privilège au passage).
A partir de la, je ne vois ABSOLUMENT aucune raison de refuser le même droit aux hommes.
Refuser se droit aux hommes est sexiste.
Par conséquent a l'heure actuelle le droit est sexiste envers les hommes.

Bien sur sur ce thème de la reproduction ou les hommes sont lésés dans bien d'autres cas, que faire si une femme veut avorter (privilège) et que l'homme veut de l'enfant.
Que faire si une femme accouche sous x, le géniteur n'est a aucun moment informé, c'est juste hallucinant.
Et un dernier pour la route un homme qui veut faire un test de paternité en France en passant par les voies légales doit faire un tas de démarche qui sous entendront tous le long de ses démarches qu'il est un vaurien qui n'a pas a ce poser ce genre de question, et il peut même essuyé un refus.

Qui est opprimé par qui ?

Le terme droit des femmes, c'est un package de droits que les femmes ont en plus des hommes, qui si on serait honnête on devrait le renommé package privilèges féminins.

Écrit par : yrios | 28 juillet 2015

Si en Suisse un groupe avait le courage de lancer une initiative sur ce thème, j'en serais, au nom du débat sur l'égalité qui ne doit plus être laissé au profit d'un seul genre victimaire, et pour commencer à délimiter l'égalité réelle.

Écrit par : hommelibre | 28 juillet 2015

Je suis un pro-choix de dernière ligne- c'est à dire que je suis plus pro-choix que la plupart des pro-choix. Je crois fermement en un Droit au Choix Universel et ai même publié un billet dans le Huffington Post récemment sur ce sujet. Mais ce que je lis dans cet article me laisse pantois de désarroi. *Imposer* à une femme un avortement?!?
L'auteur ne semble pas comprendre le principe d'un droit décisionnel sur *sa propre existence*. Imposer à une femme une grossesse non-désirée (ou un avortement) est aussi toxique qu'imposer un enfant non-désiré à un homme. La solution ne peut pas, ne dois pas, ne saurais être une capacité d'imposition d'une volonté d'un être sur l'autre. Chacun doit être *libre* de décider pour lui-même.
Voilà comment un Droit au Choix universel devrait s'appliquer. Librement. Chacun décide de ce qu'il souhaite. Si les désirs concordent, excellent. Si les désirs ne concordent pas, c'est madame qui aura le mot final (du fait qu'elle est le lieu physique où cette grossesse existe). Mais c'est là où le MAIS est capital: mais si monsieur dit "non", c'est "non" quand même- peu importe ce que madame décide. Chacun fait son choix et *chacun en assume les conséquences*. C'est ça être "responsable". Si madame dit oui et que monsieur dit non, alors madame *aura choisi librement* d'être la seule personne responsable d'une nouvelle vie, comme beaucoup choisissent de le faire, d'ailleurs.
Il est beaucoup plus simple et démocratique d'octroyer à chacun le droit de décider si, oui ou non, ils veulent être responsable d'une nouvelle vie que d'octroyer à tout un chacun le droit de dicter aux autres leur volonté personnelle.
En fait, question est très simple. Considérons-nous *vraiment* que le Droit au Choix est un droit fondamental- comme le droit de vote, ou le droit à la vie...? Si oui, alors laissons les êtres voter ce qu'ils se souhaitent et cessons de nous inventer des moyens de transformer leur vote en ce qui fait notre affaire!

Écrit par : martin malthus | 29 juillet 2015

Ah non !

"En continuant ma réflexion je rejoins la position de Myriam:
Écrit par : hommelibre | 27 juillet 2015"

Comment peut-on être d'accord avec Myriam Belakovsky-Kaiser ?
La "groupie" de Jésus, une prosélyte, toujours prompte à dégainer Bible, Coran et autres livres dits "saints" ... bouddhisme par-là, yoga par-ci ...

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 29 juillet 2015

Le plus malheureux de tous les enfants est bien celui qui n'est pas désiré.
C'est à lui que sa mère lui reprocheras de :

ton père ne verse pas la pension = il ne t'aime pas ;
tu lui ressemble en tous points = à ton père ;
si j'avais su, je ne t'aurais jamais mis au monde = je te déteste, toi et ton père ;
je travaille pour te nourrir, alors que mes copines sortent en boîte = culpabilisation


La liste est tellement longue, qu'ayant la larme à l'œil, je préfère arrêter là.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 29 juillet 2015

Victor-Liviu,

Vous lisez mal mes lignes... j'ai osé l'hypothèse que le christ pourrait avoir été un enfant non désiré mais subi par obéissance à la volonté divine (ou prétendue ou crue telle) ce qui, il a quelques siècles aurait pu me valoir le bûcher. Une parole de Lui indique un problème: "Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous!"

Pour rendre service, non pour me mettre en avant mais parce que j'ai vécu cette expérience (non désirée par ma mère mais qui ne me l'avoua que moi âgée d'environ une quarantaine d'années) le malaise est biologique d'abord si la future mère prive le fœtus de ce que l'on appelle le "langage de chair"! Ensuite, quand bien même extrêmement bien entouré l'enfant bien souvent risque de se sentir "étrange étranger en terre étrangère" qui est parole d'autiste (nombreux degrés en cette névrose).
Relisez vos lignes...
Educatrice puis formation complétée pas celle de la psychanalyse: ce que disent ces mères à leurs enfants peut également être asséné aux enfants en
moments d'exaspération, situations de divorce, etc.

Des femmes "victimaires"... il faut redire que, de par la nature (lire La faim du tigre, par Barjavel) en cas de grossesse seule la mère se retrouve enceinte... mais qu'il a bel et bien fallu être deux pour en parvenir à ce résultat. Donc, si lui ne veut pas s'entendre reprocher quoi que ce soit il faut qu'il fasse attention AVANT
Il est vrai, hélas! qu'il y a des femmes, comme c'est arrivé autour de moi, qui mentent en disant par exemple que, pour un temps, le gynéco a dit qu'elles ne risquaient pas d'avoir un enfant...!
Moyens de pressions et chantages variés imputables aux femmes (aux hommes, jamais?) rien n'est simple. Mais il ne faudrait en aucun cas "imposer" un avortement.

Bof: un fœtus, qu'est-ce?

Il faut demander au personnel infirmier chargé de faire disparaître le produit d'un avortement (même après des années de tels "soins")quel est son ressenti.

Pour en revenir à ce langage de chair... ma mère me sentant grandir en elle finit par vouloir me voir devenir ceci ou devenir cela... raison pour laquelle à Paris elle fréquenta des salles de concert gratuites avec beaucoup de Beethoven.
Sans savoir pourquoi, pas loin de quarante ans durant, quoiqu'aimant la musique, je n'ai jamais pu "entendre" Beethoven. Rien à faire parce qu'il fut par ma mère substitué au langage de chair ci-dessus mentionné. Et lorsqu'un jeune homme allemand, j'avais alors dix-sept ans, me dit qu'il ne m'oublierait jamais et qu'il penserait toujours à moi en écoutant la SONATE AU CLAIR DE LUNE, de Beethoven, sans du tout savoir pourquoi, de façon intempestive, je me tordis de rire mais les larmes, comme on sait, accompagnent aussi bien pleurs que rires...

Il faut conscientiser les hommes, évidemment, mais... mille fois plus, les femmes ("On ne devient pas femme on le devient!" (S. de B)!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 29 juillet 2015

Non, madame Myriam Belakovsky-Kaiser, non.

"MB, il faut vite arrêter avec vos évangiles, les chrétiens ont fait des millions de morts dans les pays musulmans, rien que la France a laissé 1 million de cadavres rien qu'en quittant l'Algérie, alors vos grenouilleries ne font rire personne !
Je ne parle même pas des siècles de croisades et des génocides juifs, rwandais, et les 400'000 et plus chrétiens tués au Darfour avec la bénédiction de 3 papes !
Écrit par : Corto | 28/07/2015"

Il me semble que je ne suis pas le seul ...

De toutes les manières, il faut arrêter avec la propagande évangéliste, personne n'est dupe.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 29 juillet 2015

Vous l'écrivez vous même, Myriam Belakovsky * ... évangéliste ...

"Corto,
Que faites-vous de la liberté d'expression?
Quelle société nous préparez-vous?
Voyez! En ce qui concerne mes lignes précédentes le mot qui me venait en tête n'était pas ORGUEIL mais l'évangélique: "TOUT EST VANITE"!
Par empathie je me décidai pour ORGUEIL.
Pourquoi, à l'occasion, Corto, ne pratiqueriez-vous pas cette qualité d'empathie (pour ne pas dire vertu)?!"
Ce commentaire a été posté par MB."

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 29 juillet 2015

@ Martin:

On est ici devant une inégalité fondamentale. Hommes et femmes n'ont pas le même droit à la grossesse puisque les hommes ne portent pas d'enfant. Plusieurs cas de figure peuvent se présenter, en Suisse du moins:

1. Si le couple est marié et qu'une grossesse survient l'homme est automatiquement considéré comme le père, avec les droits et obligations qui en découlent. L'homme ne peut rien faire d'autre qu'accepter son statut de père, qu'il désire ou non cette grossesse, en accord ou non avec son épouse. Il est soumis à la décision de son épouse, quelle qu'elle soit. En cas de demande de divorce il y a un délai avant le jugement au cas où la femme serait enceinte sans qu'on le sache encore, et dans ce cas l'homme est présumé père biologique.

2. Si un couple n'est pas marié l'homme doit faire un acte de reconnaissance pour obtenir le statut de père. Il pourrait donc s'y soustraire, ce qui éviterait tout problème ultérieur. Sauf que ce n'est pas si simple. Les tribunaux ont de plus en plus tendance à considérer une vie en concubinage comme un équivalent du mariage. La loi va aller de plus en plus dans ce sens. Un homme peut donc se trouver dans une situation d'obligation qu'il n'a pas souhaitée.

3. Une information imprévue de possible paternité n'est pas sans effet juridique, patrimonial, économique, moral et affectif sur l'homme, à l'identique de la femme. Il peut paraître absurde de vouloir imposer un avortement à une femme qui ne le veut pas, mais ce débat montre que l'on est devant une situation des plus fondamentales et inégales.

4. La solution de laisser l'homme signer un document légal selon quoi il refuse cette paternité est aussi possible. Mais si la femme garde l'enfant l'homme passera sa vie avec cette idée en tête: je suis biologiquement père quelque part. Ce n'est pas simple.

5. Enfin si l'enfant, par exemple à sa majorité, veut contraindre son géniteur à le reconnaître (la biologie restant le seul marqueur indiscutable d'une filiation), et qu'il obtienne gain de cause par jurisprudence ou autre, le choix de l'homme et sa liberté de décision seraient anéantis.


Je ne parle même pas ici de cas de trahison (faire un enfant dans le dos) ou de vénalité si l'homme dispose de quelques moyens financiers, ni de l'aspect "vol de sperme" comme on parlerait de vol d'ovules. Je rappelle aussi que le foetus n'est pas le corps de la mère, il s'y développe et s'en nourrit. Il n'appartient pas à la mère pas plus qu'au père. Ce qui d'ailleurs interroge une fois de plus sur l'avortement et la limite où le foetus acquiert une personnalité juridique.

Ce débat pousse à creuser la notion d'égalité, qui n'est pas naturelle, qui est un choix et donc une interprétation et une possible orientation biaisée du jugement, selon les convictions du tribunal ou la tendance sociale du moment.

Ce débat est intéressant s'il fait prendre conscience en amont des responsabilités de chacun dans une relation.

Écrit par : hommelibre | 29 juillet 2015

J'ai, je crois, commis une confusion entre ce blog et celui de Jean-Noël Cuénod.
Mais je confirme ce que j'ai écrit.

Il ne faut pas éternellement repartir dans les méfaits du passé.
Plus utile, et urgent, de travailler sur les problèmes du présent en l'occurrence, en respectant ce blog, l'article sur le risque d'avortement imposé.

Attribuer à l'autre la démarche qui n'est pas la sienne, en l'occurrence "propagande évangéliste" en psychologie s'appelle "projection"!

Un peu lassée de voir mes prénoms et noms il m'arrive d'abréger MB

J'attire, Victor-Liviu, votre attention sur le fait que vous ne tenez pas votre promesse "écrite", cependant, de ne plus ajouter encore mon nom de jeune fille aux deux autres. Sans oublier que l'on est invité, pour ne pas dire plus, à "respecter le choix d'anonymat" des participants aux blogs.

Par honnêteté d'autant plus qu'en ce blog, comme vous le savez, les commentaires avec leurs signatures sont, semble-t-il, automatiquement immédiatement publiés.

Écrit par : MB | 29 juillet 2015

""On ne devient pas femme on le devient!""

On ne saurait mieux dire.

Écrit par : Plouf Ploufovitch | 29 juillet 2015

Ok, MB, d'accord Myriam ...
Par contre, je ne projette rien ... aucun projectile à l'horizon, Myriam.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 29 juillet 2015

Merci, Victor-Liviu.

Je tiens encore à dire que l'avortement qui risquerait de devenir "imposé" est la raison même pour laquelle j'ai démissionné du MLF.

Mes camarades et moi avions préparé une manif concernant la légitimité de l'avortement "selon les circonstances". A l'époque, années septante, l'"avortement ne devant jamais devenir un moyen de contraception comme un autre")! Nous défilions donc rue de l'Ale, Lausanne, soudain encadrées par les gars de la LMR lançant des slogans qui n'étaient pas les nôtres, ceux qui nous avions "fignolés"! Je regardais ces hommes... leurs attentes en "faveur" de l'avortement pour les femmes et soudain trouvai de leur part léger, facile, bien pratique... aveuglement égoïste (séquelles à vie pour "elles") leur démarche.

J'eus un malaise, quittai la manif et vu le manque de réprobation concernant la présence décrite de la LMR par mes camarades, quittai un MLF lausannois par ailleurs sur le point d'éclater.

Écrit par : Myriam Belakovsky (MB) | 29 juillet 2015

Myriam, avortement et contraception ont bénéficié aux hommes autant qu'aux femmes. Pourquoi pas?

Écrit par : hommelibre | 29 juillet 2015

Pourquoi ne pas lancer un "passeport maternité" ?

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 29 juillet 2015

@hommelibre,
Je suis prête à réfléchir à cette problématique sans oeillières, même si l'idée de l'avortement imposé me fait horreur. Il fait penser à la politique de l'enfant unique en Chine, où des avortements ont été opérés pour éviter des naissances excédentaires.
(Je crois qu'actuellement, dans notre pays, on ne peut même pas imposer d'avortement à une future maman handicapée mentale, parce qu'on n'imagine pas intervenir de l'extérieur. N'y a-t-il pas un débat éthique autour de la contraception chez les personnes handicapées ? Il me semble avoir lu des choses à ce sujet.)
En lisant ceci sous votre plume :
"4. La solution de laisser l'homme signer un document légal selon quoi il refuse cette paternité est aussi possible. Mais si la femme garde l'enfant l'homme passera sa vie avec cette idée en tête: je suis biologiquement père quelque part. Ce n'est pas simple."
Cet homme pourrait également passer sa vie à se dire : "J'ai mis fin à la vie d'un enfant. Etait-ce la bonne décision ?"
C'est la question que doivent se poser toutes les femmes qui ont décidé d'avorter. L'interruption de grossesse peut être volontaire, mais cela ne veut pas dire qu'elle est joyeuse ou insouciante ou que les suites ne sont pas difficiles à vivre.
En lisant tous vos points, j'en reviens toujours au même point :
Un homme qui ne veut pas d'enfant doit prendre toutes les précautions nécessaires lui-même et ne pas laisser de marge d'erreur.
A notre époque, il n'y a pas d'excuses, ni du côté de l'homme, ni celui de la femme.
Une grossesse peut être évitée par beaucoup de moyens et le cas du "déni de grossesse" fait pour le moment partie du domaine des interrogations psychiatriques et ne peut être pris comme référence pour la généralité des couples.
Dans le cas d'une rupture de préservatif, il faut que l'homme insiste sur la pilule du lendemain, car à ce stade-là, il ne s'agit pas encore d'avortement. L'incertitude demeurera quant à la réalité de la grossesse et les dégâts seront nettement moindres.
Tout ça n'est pas très romantique et donne l'impression que la vie sexuelle des couples est un terrain miné.
Tout compte fait, il serait intéressant de savoir si c'est pire ou moins pire à notre époque que dans les années 30,40, 50, 60. De telles statistiques n'existent bien sûr pas.
De plus, il faudrait pouvoir comptabiliser les grossesses non-désirées par les femmes et par les hommes.
Avant l'avènement de la contraception moderne (tant décriée par l'Eglise catholique), la probabilité de la grossesse non-désirée était très forte. Les hommes et surtout les femmes devaient vivre avec et il devait y avoir une sorte de fatalisme.
Au début des années 70, j'ai accompagné une amie au Planning familial, elle était tombée enceinte lors de son premier rapport, à l'âge de 18 ans. C'était dramatique. Elle a pu avoir un avortement légal, heureusement. Elle a été prise en charge au mieux. Je ne me souviens plus, si le jeune homme avait été mis au courant, je ne le crois pas. Vu qu'il ne s'agissait pas d'une relation stable, je n'imagine pas qu'il aurait réclamé d'avoir un bébé avec une collégienne ( lui-même très jeune). Mais que faire, s'il avait eu le droit de décider de la venue de cet enfant ? Je n'ose pas y penser.
J'en suis restée marquée pour toute la vie, mais surtout mon amie a vécu un traumatisme qu'on ne souhaite à personne. C'est un bizarre façon de commencer sa vie sexuelle.
Désormais, vu l'offre contraceptive, tout a changé et même à un point paradoxal, puisqu'on en vient à des extrémités pour provoquer des naissances désirées pour des personnes incapables de procréer et cela par mille combines.

Écrit par : Calendula | 29 juillet 2015

D'accord sur l'ensemble avec vos réflexions Calendula, celle-ci en particulier:

"L'interruption de grossesse peut être volontaire, mais cela ne veut pas dire qu'elle est joyeuse ou insouciante ou que les suites ne sont pas difficiles à vivre."

Le but ultime d'une tel débat est certainement d'inciter à réfléchir en amont, bien en amont. Même si à 20 ou 30 ans le désir peut être impérieux. Mais il faut inciter les jeunes gens à y réfléchir tôt, à exposer que la sexualité a aussi des conséquences imprévues. Pas très romantique, en effet, et heureusement que les jeunes gens qui se mettent en couple ne voient pas que le terrain est en partie miné. Ils auront l'occasion, pour certains et certaines, de le constater plus tard. Pour les filles la contraception n'a pas supprimé tous les effets d'une relation. Et je pense encore plus que les garçons doivent être éduqués en partie selon leur sexualité et ses conséquences.

Écrit par : hommelibre | 29 juillet 2015

Il me semble difficile de démontrer l'absurdité de la symétrie dans l'égalité en invoquant un combat sur la symétrie égalitaire dans la grossesse et l'IVG.
A moins d'y mettre plus d'ironie mordante pour démontrer cette absurdité.

Parce que pris à la lettre ce débat n'aboutirais qu'a déshumaniser encore plus les relations homme/ femme par une flopée de réglements kafkaïen à force de vouloir respecter l'intégrité des droits de chacun dans une situation qui n'est biologiquement pas symétrique. C'est pourtant bien ce qui fait le charme des rapports homme/femme que diable !
Quoique l'on fasse il n'y pas d'accord win-win dans cette situation, autant l'admettre d'emblée.

Démontrer l'inégalité pour les hommes dans cette situation spécifique devrait plutôt être mise en avant afin de déconstruire l'abérration du postulat de la symétrie égalitaire.

Mais pas de prendre finalement le même comportement absurde de l'égalitarisme qui veut standardiser les manières de pisser.

Pour autant j'admet, que ce débat amène à une vraie réflexion de fond très intéressante.

Écrit par : aoki | 29 juillet 2015

Un homme qui souhaite avoir un enfant ne devrait-il pas en faire part à son amie, partenaire ou épouse?

Si elle ne le souhaite pas pour elle en ce cas refuser nettement (sachant prendre le risque que se voyant refuser ce qu'il souhaite tôt ou tard il la quitte, certes, mais par simple souci d'honnêteté).

Mais tant qu'il serait avec elle il respecterait sa volonté en pratiquant la contraception soit lui, soit elle!

A condamner l'acceptation par elle d'avoir un enfant juste pour pouvoir avoir des rapports avec lui parce que, en ce cas, l'enfant à venir, "moyen", n'y trouverait pas son compte!

Militante à l'époque en faveur de l'avortement "en tant que mesure ultime s'il n'y en a pas d'autres" je déplorais que nos représentantes conviées à l'époque à la radio ne veulent ou n'osent pas dire qu'une femme, comme un homme, peut avoir envie de faire l'amour sans avoir envie d'avoir un enfant et qu'il n'est pas vrai non plus que pour être femme il faut incontournablement être mère.

Une fois de plus, privilégier le dialogue.
Se mettre d'"accord"/accorder ses violons har-mo-ni-eu-se-ment..."diapason"!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 29 juillet 2015

@hommelibre Quelqu'un commentait on sujet de l'asymétrie biologique entre l'homme et la femme et ça m'a remit en mémoire qu'au fil de mes discussions sur le DACU (Droit au Choix Universel) les féministes se retranchaient ultimement toujours derrière l'argument de l'asymétrie pour nier aux hommes l'accès à ce droit. Elles semblent considérer cet argument comme leur botte secrète- implacable et finale. Et pourtant, c'est exactement l'inverse qui est vrai. Vrai, l'homme n'est pas le site physique de la grossesse, celle-ci ne met pas potentiellement sa vie en danger et il n'a pas à traverser tous les aléas physiques engendrés par celle-ci.Soit. C'est pourquoi je dis toujours que *justement à cause de cette asymétrie* la femme doit toujours avoir le dernier mot à ce sujet. Oui ou non, peu importe ce que l'autre dit ou souhaite, c'est elle qui à le mot de la fin.
Mais l'asymétrie a deux cotés. Et celle de l'homme met à jour une problématique qui est totalement inconnue aux femmes, à savoir, une fertilité ouverte, publique.
Il est impossible d'arracher un ovule à une femme, le fertiliser, le remettre en place puis la forcer à mener à terme et l'obliger ensuite à être "responsable" de cette nouvelle vie. Sa fertilité est fermée, intime et exclut naturellement ce genre de considération. La nôtre, à l'inverse, par sa nature ouverte et publique, ouvre toute une gamme de scénarios criminels et/ou immoraux qui frisent parfois le ridicule tant l'injustice d'un DACU absent est patente. Comme notre semence est publique une fois éjaculée, et qu'elle survit parfois jusqu'à 48 heures dans de bonnes conditions, la fraude, le vol et l'extorsion deviennent alors des possibilités bien réelles- comme ce fut le cas de cette dame qui, après fait une *pipe* à monsieur, congela son sperme et se le ré-inséra *six ans plus tard* pour ensuite le forcer, via les cours de loi, à "prendre ses responsabilités" (sic) et donc de payer.
Tout citoyen à droit d'exiger de sa société qu'on le protège contre le crime. C'est un des minima d'une société dite "civilisée". L'asymétrie masculine, loin d'être l'argument final pour nous exclure du DACU, constitue justement le *meilleur* argument pour nous y inclure. Sans lui, nous existons dans un flou juridique qui ouvre la porte à une multitude de crimes contre notre personne. Notre société faillit à son devoir premier qui est de nous protéger et rien n'est plus dangereux qu'un citoyen qui ne croit pas en son système de justice. Ça le "décivilise" et fait de lui un cow-boy: quelqu'un qui se fait justice lui-même.
Le coup de l'épingle dans le condom, de la ré-insertion une fois monsieur endormi ou- ultime ironie- du décongelé après des années mènent à une forme d'extorsion dont seul le DACU peut nous protéger. Et le pire dans ce type de crime est qu'il n'arrête jamais. Semaine après semaine, chèque de paie après chèque de paie, nous devons revivre l'infâme.
Imaginez un instant si une femme devait se faire violer semaine après semaine, bon an mal an, et dès qu'elle se tourne vers les forces de l'ordre, on lui réponde: "désolé- trop difficile à prouver. Pas de poursuite." Donc, pas de protection. Combien de temps croyez-vous qu'une telle situation resterait lettre-morte?
Hors de toute autre considération humaniste, égalitaire et morale, l'asymétrie de la biologie sexuelle masculine devrait être la première considération sociétale pour inclure l'homme dans le DAC. On n'est pas au far west, tujieu!

Écrit par : martin malthus | 29 juillet 2015

@martin malthus,

Dans votre commentaire, je découvre des pratiques dont j'ignorais l'existence. Dans quel monde vivent ces femmes ?

Si on lit "La Déclaration universelle des droits de l'homme", il est évident que le vol de sperme est contraire à plusieurs des premiers droits énoncés.

Comme je suis d'une génération de femmes, pour laquelle le fait de tomber enceinte était plutôt une crainte, j'ai de la peine avec les comportements intentionnels que vous décrivez. Cela ressemble aux actes de déséquilibrées ou de criminelles agissant avec grande préméditation. On imagine déjà la vie de leurs enfants ! Des mères qui sont menteuses, tordues et control-freak...

Lorsque les tests ADN n'existaient pas, ce genre de crime n'était pas intéressant.
Une fois de plus, on constate que le progrès entraine dans son sillage de nouveaux problèmes. Il faudrait avoir beaucoup d'imagination pour contourner le vol de sperme. Je suis sûre que la science doit pouvoir inventer un truc autre que la vasectomie.

Votre exemple du viol que l'on ne peut pas prouver est très intéressant et
réaliste. Et ça marche dans les deux sens, car il existe effectivement de fausses accusations.
Le travail d'enquête et les décisions de justice sont diaboliquement difficiles dans le domaine des crimes liés à la sexualité. Il reste un vaste champ de progrès à accomplir.
Comment ne pas être navré de contempler la situation telle que vous la dépeignez. Connaît-on la fréquence de ce genre d'actes ?

Écrit par : Calendula | 30 juillet 2015

Les femmes, selon les us et coutumes, mariées de force sans être ou devenir éprises, amoureuses... ne subissent-elles pas un viol à chaque "étreinte"?

L'image ci-dessus de femmes en fait criminelles à force de capacité et d'aptitude à la crapulerie ne furent pas prises en compte par les féministes suisses fréquentées en tant que militante des années septante.

Une saine hygiène, se laver après les rapports sans traîner au lit avec un préservatif usagé, une ou deux autres choses, devraient pouvoir limiter les dégâts... Quant aux "pipes"! le dégoût de l'"odeur dans la bouche" (sans parler de la gêne que ressentent tant de femmes à propos de cette pratique) avec rétention revient dans la crapulerie à une forme d'"exploit" en aucun cas à la portée de chaque femme (sans oublier de redire à quel point cette pratique ainsi que celle de la pénétration anale, sans du tout parler morale (et morale "biblique")! rebutent ou dégoûtent pas mal de femmes sans oser une fois pour toutes refuser... de peur qu'"il" cherche ailleurs ce que refusé at home.

Ce qui donne, en confidences, qu'"il va bien falloir que j'y passe!"
- A quoi?
- A la "casserole" (pénétration anale, notamment).

Écrit par : Myriam Belakovsky | 30 juillet 2015

@ aoki,

Votre commentaire amène à dépasser les cas particuliers pour en venir à réfléchir sur la structure "égalité symétrique".
Vous écrivez :
" Démontrer l'inégalité pour les hommes dans cette situation spécifique devrait plutôt être mise en avant afin de déconstruire l'abérration du postulat de la symétrie égalitaire.
Mais pas de prendre finalement le même comportement absurde de l'égalitarisme qui veut standardiser les manières de pisser."

Comment ne pas être d'accord !

Je trouve qu'à chaque fois que l'on préconise des changements de micro-détails ( ici: position pour pisser), on est en présence d'une dérive.
Les personnes qui se lancent dans de telles croisades frisent le ridicule.

Le postulat de base de l'égalitarisme pinailleur serait qu'il existe une norme juste et unique et que son pôle nord serait le féminin.
Dans tout ce qui touche au corps, c'est intenable !
C'est d'autant plus révoltant que cela peut occulter de vrais problèmes.

Pour sortir du domaine de la génitalité, on peut penser aux différences dans les réactions face aux médicaments ( les "cobayes" pour les nouveaux produits sont majoritairement des hommes, pour des raisons pratiques, liées au cycle hormonal féminin, qui peut fausser les résultats des recherches...) ou la symptomatologie de certaines maladies. On commence seulement à comprendre, que la crise cardiaque ne se déclare pas de la même façon chez la femme que chez l'homme. Il était temps !

Écrit par : Calendula | 30 juillet 2015

"déconstruire l'abérration du postulat de la symétrie égalitaire":

C'est in fine l'objectif, même si cela passe parfois par des postures frontalement opposées ou symétriques. Cela n'en démontre que plus l'absurdité et les contradictions de l'idéologie égalitariste, qui ne peut mener ni à un apaisement ni à un nouveau paradigme des relations et des responsabilités individuelles dans cet apaisement.

L'égalité de droit peut à mon avis s'accorder avec une différenciation assumée et respectueuse.

Écrit par : hommelibre | 30 juillet 2015

@ Matthieu:

Bonne réflexion sur l'asymétrie qui doit justement inclure les hommes. L'asymétrie, loin d'être une borne de fin d'un débat, est le début d'un autre, plus surprenant car il implique des perspectives différenciées, circonstancielles parfois, situationnistes dans ma définition de ce terme, et ces perspectives nécessitent plus qu'une loi cadre universelle: un dialogue permanent et authentique, seul garant au fond d'une véritable égalité repensée. Peut-être l'égalité perdra-t-elle son statut de référence supérieure, mais pas ses référents actuels comme l'égalité devant la loi.


"C'est pourquoi je dis toujours que *justement à cause de cette asymétrie" la femme doit toujours avoir le dernier mot à ce sujet. Oui ou non, peu importe ce que l'autre dit ou souhaite, c'est elle qui à le mot de la fin."

Oui et non. Oui sur un plan humain, pour autant que des garanties soient données aux hommes dans le sens de ce débat. Non si ces garanties n'existent pas comme c'est le cas actuellement. Le débat ici, sur ce thème, fait penser beaucoup plus loin qu'une simple supposée contrainte à l'avortement. Je soutiendrais une initiative dans ce sens pour que le débat ait lieu, mais je doute que si une loi existait je demanderais de contraindre une femme à avorter si elle ne le veut pas. A condition que ma réalité soit respectée, je privilégie le dialogue tempéré aux contraintes.

Écrit par : hommelibre | 30 juillet 2015

comme je l'avais déjà écrit dans un billet précédent, mon épouse souffrait d'un dérèglement hormonal, suite à une pratique intensive du sport, (un an sans règles), nous avons été en consultation gynécologique, il y a 3 an, pour une fécondation, il fallait un traitement lourd pour elle avec prise importante de poids, problèmes de thyroïde, on a eu l'accord tous les deux pour une ICSI https://www.eugin.fr/traitement-fiv/icsi/ remboursée 10%, mais d'un commun accord vu les conséquences pour elle, nous avions décider d'abandonner le projet d'avoir un enfant, et puis au mois de mai, n'ayant pas eu de règles pendant deux mois, elle a fait un test de grossesse "enceinte", et elle a décider, vu nos horaires et nos finances assez basses en ce moment, plus je dois me faire opérer de la coiffe suite a un accident de travail, de se faire avorter, et de reprogrammer un enfant dans un an où deux, cette réalité actuelle m'interroge. donc on a été voir le médecin, il faut son accord pour le gynéco (protestant, 4 enfants), il n'a pas donner son accord.

"Militante à l'époque en faveur de l'avortement "en tant que mesure ultime s'il n'y en a pas d'autres" Myriam Belakovsky

cette phrase m'interpelle, j'ai l'impression que l'avortement est comme une continuité de la contraception, que seule la femme décide, quelle n'est pas un dernier recours avec de bonne raisons. on vit en couple , l’apport pécunier est apporté par les deux, l'enfant est éduqué par les deux, éducation différente et complémentaire, avant l'IVG, l'enfant arrivait sans qu'il soit nécessairement désiré, maintenant il est programmé par les femmes seules, il y en a moins, l'enfant est d'autant plus couvé par les mères, et vu leur pouvoir actuellement elles éjectent les pères de leur rôle de père, aidées en celà par la société féminisée. l'enfant est la richesse des familles pauvres, je m'interroge, en France actuellement un couple dont les deux travaillent, sont travailleurs indépendants avec des horaires élastiques de faibles revenus, n'a même plus le droit à cette richesse. c'est ça l'apport de la libération de la femme !!!

Écrit par : leclercq | 31 juillet 2015

@ Leclercq,

N'y a-t-il pas moyen de changer de gynéco?

Comment les gynécos, ou prêtres, pasteurs, rabbins voire imams imposent-ils une grossesse subie sans en avoir eux-mêmes à assumer les conséquences et responsabilités qui s'en suivront?

Il y a sagesse de votre part à remettre à plus tard votre projet, celui de votre épouse, d'avoir un enfant.

Mes vœux vous accompagnent.

Si, gynéco "fraternel", humain "homme" rencontré, avortement admis (en l'occurrence la moindre des choses!) votre épouse, en cas de souffrance, malgré tout, d'avoir à renvoyer à plus tard la venue d'un enfant peut parler au fœtus qu'elle ne gardera pas (ou avortement derrière vous deux à l'heure actuelle déjà réalisé) en lui expliquant en son cœur qu"il ne m'était pas possible, mon petit trésor de t'accueillir... mais... ce n'est que partie remise"!

Votre épouse ressentira alors une joie profonde au fond d'elle avec, en prime, comme un regard lumineux venu d'en haut!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 31 juillet 2015

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