21 juillet 2015

Elisabeth Lévy et le féminisme : « punir les hommes »

Elisabeth Lévy est fondatrice et directrice de rédaction du magazine Causeur. J’en parlais hier à propos de Gaspard Proust. Le magazine publie cet été un dossier sous le titre: La terreur féministe. J’y reviendrai prochainement. Je cite ici quelques extraits d’une interview de cette femme au franc-parler, propos publiés dans le Figaro du 17 juillet dernier.

 


elisabeth levy,causeur,féminisme,Les dangereuses ridicules

 

Si les effets de ce féminisme semblent relativement peu visibles sur le comportement et le discours de la majorité des femmes, nous ne devons pas sous-estimer son pouvoir de nuisance auprès des législatifs, des appareils judiciaires, des médias et de l’école.

 

Le double stéréotype femme victime par définition - homme bourreau universel s’impose de manière subliminale autant qu’explicite. Et, au-delà du néo-féminisme dénoncé ici par Madame Lévy, je pense que le ver était dans le fruit dès le début des années 1960. Le féminisme relevait déjà d'un marxisme recyclé où l’homme était explicitement assimilé au salaud de patron et les femmes à des esclaves opprimées. C’est encore le discours de Femen et de celles que Madame Lévy nomme les dangereuses ridicules. J’ai largement documenté cela par ailleurs. Passons aux extraits.

 

 

 

Contrôler, surveiller, punir les hommes

 

« Elles ne seront satisfaites que quand les hommes seront des femmes comme les autres et qu'elles auront éradiqué l'idée même de virilité. » 

 

« … nous ne nous en prenons pas au féminisme lui-même mais à ce que nous appelons le «néo-féminisme» qui s'incarne dans des groupes aussi bruyants qu'ils sont numériquement faibles. Ces nouvelles ligues de vertu exercent bien une forme de terreur - une terreur certes kitsch, ridicule, parfois comique à en pleurer, et c'est cet aspect comique que nous avons voulu souligner par l'image - mais une terreur tout de même. »

 

« … elles entendent imposer une histoire pieuse dans laquelle les femmes sont éternellement victimes et tous les hommes suspects - potentiellement violents, violeurs, harceleurs et j'en passe. »

 

elisabeth levy,causeur,féminisme,« … elles veulent en réalité régenter les esprits et les comportements, édicter des normes en matière de sexualité, de couple, de désir. Et comme l'a montré Orwell, la terreur opère d'abord sur le langage qu'elles entendent «assainir», expurger de toute trace d'un passé intégralement revisité sous l'étendard de la domination masculine. Interdire les mots pour faire disparaître les choses - et en l'occurrence «la» chose… D'où leur traque insatiable du «dérapage», du sous-entendu, de la blague de travers…et désormais du compliment «sexiste». »

 

« Quand un prix Nobel de médecine doit démissionner de son poste à l'université sous la pression hargneuse et furieuse des «réseaux sociaux», pour avoir fait un trait d'esprit sur les femmes, vous ne voyez pas le danger? »

 

« Quand des hommes sont menacés de perdre des contrats, des positions, des boulots, parce qu'ils défendent leur point de vue sur la prostitution ou sur tout autre sujet de prédilection de nos gardiennes de la paix des ménages, vous ne voyez pas le danger? Quand de plus en plus d'hommes ont peur de dire ce qu'ils pensent, c'est que la terreur a commencé. Vous ne voyez pas cette soif insatiable de contrôle, de délation, de sanction, le torrent de boue numérique que nos gracieuses combattantes peuvent déverser sur le malheureux qui s'oppose à leurs lubies - «l'envie du pénal» qui a, comme le dit Muray, remplacé «l'envie du pénis»? »

 

« … je crois que c'est ça le plus insupportable, cette inaltérable soif de «surveiller et punir». «Mon corps m'appartient», clamaient les joyeuses filles du MLF. «Ton corps m'appartient», répliquent leurs impayables héritières, apothicaires du désir autant que du fameux partage des tâches ménagères. »

 

« J'ajoute que, en brandissant de façon obsessionnelle les inégalités qui subsistent, nos féminocrates empêchent que l'on s'interroge sur leur pouvoir, notamment sur leur pouvoir idéologique. Pendant la campagne des présidentielles 2012, elles ont réussi à faire proférer les mêmes niaiseries sur la suppression de «Mademoiselle» à Hollande et à Sarkozy. C'était un spectacle consternant que celui de deux éminents responsables se pliant avec complaisance à la nouvelle mode langagière imposée par nos matrones qui avaient décidé que ce charmant terme de la langue française devait disparaître. Eh bien, je ne connais pas une seule femme qui ait approuvé cette mesure. »

 

 

L'interview dans le Figaro est disponible ici. 

 

Pour ma part je suis très clair: je n'accepte aucune norme féministe.

Je n'ai pas vocation à armer le fusil qui me vise.

 

 

 Causeur est en vente en kioske en France et sur le site en version papier ou numérique.

 

14:57 Publié dans Féminisme | Lien permanent | Commentaires (33) | Tags : elisabeth levy, causeur, féminisme | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

c'était déjà des menteuses et des manipulatrices à cette époque là

" et les hommes ne sont pas généralement aussi féroces envers les femmes qu'il plaît à quelques-unes d'entre elles de le répéter à tout propos."

http://www.huffingtonpost.fr/nicolas-bersihand/lettre-de-george-sand-au-comite-central_b_5542939.html

"Oui, l'égalité civile, l'égalité dans le mariage, l'égalité dans la famille, voilà ce que vous pouvez, ce que vous devez demander, réclamer. Mais que ce soit avec le profond sentiment de la sainteté du mariage, de la fidélité conjugale, et de l'amour de la famille. Veuillez être les égales de vos maris pour ne plus être exposées par l'entraînement de vos passions et les déchirements de votre vie domestique, à les tromper et à les trahir. Veuillez être leurs égales afin de renoncer à ce lâche plaisir de les dominer par la ruse. Veuillez être leurs égales afin de tenir avec joie ce serment de fidélité qui est l'idéal de l'amour et le besoin de la conscience dans un pacte d'égalité. Veuillez être leurs égales afin de savoir pardonner un jour d'égarement et de savoir accepter le pardon à votre tour, chose beaucoup plus difficile. Veuillez être leurs égales, au nom même de ce sentiment chrétien de l'humilité qui ne signifie pas autre chose que le respect du droit des autres à l'égalité."

on sait on ça en est l'égalité !!!

Écrit par : leclercq | 21 juillet 2015

Des féministes ont quitté le mouvement dès l'apparition des déviances évoquées en cet article étrangères à leurs attentes en vue de davantage de justice sociale et le célèbre "Mon corps est à moi" à propos de la grossesse non désirée appelait la riposte que si ton corps est à toi raison de plus pour faire attention en privilégiant non l'avortement mais la contraception. K. Wojtyla leur adversaire juré.

L'une d'elle, en Suisse, à Lausanne, en Courriers de lecteurs (sans demander que l'on corrige la concernant "lectrice"! ne cessa de recommander la lecture de Bergères de l'apocalypse... roman divagation, certes, mais le socle sur lequel il se fonde, insistait l'auteure, lui est réel:
il y a urgence.

Françoise D'Eaubonne, Bergères de l'apocalypse

Écrit par : Myriam Belakovsky | 21 juillet 2015

Ce féministe telle que nous le vivons aujourd'hui fait une erreur car il se construit en oubliant les hommes, elle veulent luis faire une rééducation, ce n'est pas un plan global pour tenir compte de l'ensemble de sa population. La ou les hommes sont majoritaire en études ou secteurs professionnel on parle de bastion, leur comportements et les échecs (scolaires, professionnel, dans la prise de risque, .. ) sont passées au silence. Les stéréotypes regroupe tout (différence biologique réelle,.. ) et il remettent plus en cause les hommes, c'est très rare quand ce mot concerne les femmes. Vouloir tout contrôler, c'est la pensée unique se n'est pas souhaitable pour différentes raisons la principale c'est que cela se heurte au principe de liberté de pensée et d'entreprendre. Une personne politique ne peut pas (risque pour la carrière) parler de "social bleu" cela viendrait se heurter à la pensée féministe ambiante. La seule chose à faire c'est essayer de peser pour que les destins des hommes soient pris en compte sans pensée victimaire et d'une vision des hommes simpliste et très caricaturale.

Écrit par : Lafaux | 21 juillet 2015

Je trouve quand même la démarche de Madame Levy un peu caricatural, mais je pense qu'elle doit avoir ses raisons. Le caricatural ne se combat que par le caricatural lui-même.

Écrit par : spartakus | 21 juillet 2015

Et au final que se passee-t-il ? on confond féminisme et marxisme...à croire qu'il n'y avait rien avant le marxisme...le féminimse est à la base anarchiste...Marx a fait sa soupe bien plus tard...
Entre le féminismes du début du siècle passé et celui des années 60-70 il y a un grand bond. Normal...aujourd'hui le féminisme n'est pas capable de comprendre qu'il y a également des hommes qui souffrent et qu'il y a des femmes qui souffrent énormément à l'étranger. (viol mal traitance, interdiction de s'instruire pour certaines, ou de conduire) Et qui plus est dans des pays alliés...tout part de travers...

Écrit par : plumenoire | 22 juillet 2015

Dans le magazine "ELLE" d'il y a quelques semaines, les filles de ces féministes MLF s'exprimaient en reconnaissant de pas OSER dire à leur mère qu'elles éprouvaient du plaisir dans les bras des hommes ... L'une d'elle ayant même avoué que c'était l'un de ses partenaires qui lui avait fait clairement remarquer que simuler ça se sentait ...

Sans commentaire !!!

Écrit par : Lise | 22 juillet 2015

En effet Lise...

Écrit par : hommelibre | 22 juillet 2015

Les femmes américaines qui lancèrent le mouvement féministe (et disposaient des "moyens" pour...) demandaient à quoi il servait d'avoir étudié pour en être finalement réduite au rôle soit de bonniche ou de potiche ainsi que vivant obligatoirement en fonction des horaires des époux comme des enfants: "anarchistes"... ces femmes réalisant que dès son mariage l'épouse se perdant de vue elle-même ne vit plus qu'au rythme d'autrui (y compris, également le rythme "sexuel" du partenaire: se "sous mettre" en tout?!

Punir les hommes?

On peut, selon concours de circonstances, ressentir de fondées, justes et légitimes colères, rages, écoeurement... mais l'auteur d'un livre que je recommande, Le langage de la guérison par Jean-Jacques Crèvecoeur, Jouvence, présente le pardon non plus comme un acte de charité vis-à-vis du prochain mais un "soin capital santé" pour soi-même.

En tout premier lieu en pensant à soi-même: sortie de conditionnement.
Pour soi-même.

"Charité bien ordonnée...

Écrit par : Myriam Belakovsky | 22 juillet 2015

Myriam:

"demandaient à quoi il servait d'avoir étudié pour en être finalement réduite au rôle soit de bonniche ou de potiche ainsi que vivant obligatoirement en fonction des horaires des époux comme des enfants: "

Je crois rêver... Là c'est clairement la démarcation entre nous.

Réduite au rôle de binocle ou de potiche? Vous parlez d'une petite portion des libéraux bourgeois du XIXe siècle. Vous relayez le "révisionnisme" féministe, cette relecture biaisée et victimaire de l'histoire. Comment avez-vous pu croire, comment pouvez-vous encore croire à ces fables?

Croyez-vous que les femmes qui géraient le budget de la maison, qui avaient maîtrise sur las maison, sur l'alimentation et la santé de la famille, sur la ferme, qui participaient aux fêtes et aux travaux, qui accueillait et soignaient les blessés, n'étaient que de simples potiches ou bonifies? Avez-vous à ce point intégré le discours féministe qui méprise les femmes du passé pour se présenter en libératrices et poser l'homme en coupable?

Il faut vous réveiller. Vous êtes misogyne de croire cela, comme toutes les féministes.
C'est ce que je dis ailleurs: les féministes sont les pires ennemies des femmes.

A lire:

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2012/02/28/si-ce-n-est-toi-2-le-syndrome-du-couple-cohen.html

et

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2012/03/03/si-ce-n-est-toi-3-le-cheval-de-troie.html

Écrit par : hommelibre | 22 juillet 2015

@ hommelibre Il faudrait sans doute relire mes lignes.

Dès 1970, à Genève comme à Lausanne, les émissions d'une femme de radio, Marie-Claude Leburgue productrice, ses collaboratrices et invitées, invités, parfois, se faisaient l'écho de tout ce qui s'était écrit et j'ai précisé parler du "lancement" du féminisme par les Américaine.

Faut-il vous remettre en mémoire qu'en 1969 en Suisse le droit de vote pour les femmes n'est pas acquis?

Les femmes qui peuvent se l'offrir ne travaillent en aucun cas à l'extérieur (s'estimant pour elles comme pour leurs familles privilégiées).

Nous préparons des manifs pour revendiquer le célèbre "à travail égal salaire égal"!

Les femmes boniches ou potiches se reconnaissent...

Hommelibre, nous sommes dans les années 70 et suivantes et vous ne me direz pas que féministe en milieu libéral puis MLF ce que je viens d'écrire je ne l'ai pas vécu

non au XIX siècle mais bien années 1970 et suivantes.

Obtention de l'IVG.

Prises de bec avec Karol Wojtyla qui refuse avortement comme contraception à l'exception de la méthode dite des "bébés Ogino"!

Puis, travail des femmes.

Ouvertures, pas évidentes au départ, de crèches.

Marie-Claude Leburgue avant la radio, psychologue: "Il faut choisir entre la carrière ou la famille"!

Planning familial...

Mon groupe, MLF Lausanne, avons "impulsé" le planning de Renens qui ne comptait alors pas un gynéco sur place.

Pas au XIX siècle... hommelibre.

Ce que nous avons acquis sur le papier, aujourd'hui, ne l'est pas encore dans les faits, la réalité:

en Réalités.

Réalités, l'émission féministe de Marie-Claude Leburgue, Vera Florence.
La fidèle Imelda Goy, Simone Chapuis-Bischoff.
Danièle Bron pour le choix de la musique. Secrétaire Suzanne Messerli.

C'est le temps de Benjamin Romieux, Jack Rolland, Gilles et Urfer. L'adorable pasteur Burnand (L'Ensemble vocal La Croix de Camargue) Les diacres de Boissonnet, Institut fondé par les frères Grand, Paul Tournier, etc.
L'inoubliable artiste et homme de radio Antoine Livio. Emile Gardaz avec Michel Dénériaz. "Claude Blanc dans Les aventures de Ouin-Ouin..." Au moins, à l'époque, bien après le XIXème... on se la marrait!

Pas au XIX... hommelibre... pas au XIX!
Bien après (du vivant de l'abbé Pierre, Edmond Kaiser, Guy Gilbert)!

Le MLFm alors, n'est pas particulièrement bien vu.
L'agressivité masculine notoire.
Pas au XIX siècle, hommelibre.
Pas du tout.

Hommelibre, pensez ce que vous voulez mais ne venez pas nier ou tourner en dérision ce qu'en Suisse, à Lausanne comme en France (Me Gisèle Halimi, Bobigny, notamment concernant l'IVG avons vécu et transmis.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 22 juillet 2015

@ Myriam Belakovsky : je me souviens de l'émission que vous citez, féministe oui un peu.

En revanche, citer Jack Rolland, Gilles et Urfer et cie ... c'est un peu tiré par les cheveux : il n'y avait rien de féministe dans leurs propos comme de citer Ouin-Ouin ... ??? féministes ces mecs en aucun cas !!!

Vous mélangez un peu tout pour avoir raison : l'auteur du blog parle de féminisme et non d'émissions radiophoniques.

Si vous vous sentez conditionnée par les hommes, et bien pas moi !

Écrit par : Lise | 22 juillet 2015

"Nous préparons des manifs pour revendiquer le célèbre "à travail égal salaire égal"!

fumisterie féministe !!!

http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article394

"Comme nous venons de voir, l’écart de rémunération entre hommes et femmes est en grande partie dû aux différences entre les deux groupes en termes d’éducation, durée du travail, expérience et type d’emploi (catégorie CSP, fonction, secteur d’activité). La partie de l’écart qui ne peut pas être attribuée à des différences dans ces caractéristiques est appelée "inexpliquée". Une interprétation possible de la composante « inexpliquée » est la présence d’une discrimination à l’encontre des femmes, définie comme le fait de payer des salaires différents à deux individus avec les mêmes capacités et poste mais de sexes différents. Une telle interprétation n’est pas toujours légitime car les séries statistiques disponibles à niveau national ne mesurent pas toutes les caractéristiques productives des individus. Ainsi, la composante « inexpliquée » peut résulter du fait que nous n’observons pas toutes les caractéristiques du poste de travail. Pour un pays comme la France, une fois qu’on utilise des données suffisamment précises, la partie inexpliquée de l’écart salariale est presque inexistante"

Écrit par : leclercq | 22 juillet 2015

@ Lise Il est toujours préférable de lire attentivement (sans omettre l'ensemble: article et commentaires).

L'allusion à d'autres émissions que Réalités était réponse à hommelibre qui datait mes lignes du XIX siécle... Où lisez-vous que, personnellement, je me déclare conditionnée par les hommes?

Mais ne sommes-nous pas tous peu ou prou "conditionnés" par ceci ou par cela (à commencer par nos informations?)!

Il y a dans La Cité un article posant la question d'un journalisme mieux axé qui serait service public...


Quant à dire que je mélange tout pour avoir raison.
Je ne mélange rien.
Pour avoir raison? jamais: Prudence!

En revanche j'ai appris à ne m'exprimer jamais au grand jamais juste sans avoir rien à dire!

Lise, en l'occurrence, en diriez-vous autant?! Une méchante remarque en passant vous aurait-elle, vu la chaleur, fait du bien?

Si oui, gare à ne pas mal vieillir, Lise.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 22 juillet 2015

@ Myriam Belakovsky : rassurez-vous je vieillis très bien !

Quant à vos autres propos, permettez-moi de ne pas y répondre.

Écrit par : Lise | 23 juillet 2015

@ Myriam:

Droit de vote en 1969, oui, c’était une anomalie et j’en conviens avec vous. On peut cependant remettre cela en perspective. Les hommes n’ont eu le droit de vote universel qu’au XIXe siècles. Pendant des millénaires ils ne votaient pas plus que les femmes. Seules de petites cotes privilégiées votaient. Dans certains pays européens comme la France le droit de vote effectif des hommes date du début du XXe siècle. Ce n’est pas une discrimination délibérée mais une évolution progressive des idées et de la pratique sociale.

Les femmes ont eu le droit de vote dans des assemblées communales dans certains pays au Moyen-Âge. Cela s’est perdu avec le siècle des Lumières, et la révolution française a déclassé socialement les femmes (leur violence révolutionnaire avait fait peur), avant que Napoléon n’assujettisse les femmes mariées à leur époux. Ce qui n’a été pratiqué qu’à petite échelle dans la classe bourgeoise.

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2013/05/29/pourquoi-la-revolution-a-ecarte-les-femmes-1.html

et

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2013/05/30/pourquoi-la-revolution-a-ecarte-les-femmes-2-et-fin-le-coup.html

Encore une fois la version féministe de l’Histoire est biaisée en parlant de discrimination systémique et de patriarcat oppresseur. La lecture féministe ne concerne qu’une petite partie de la bourgeoisie d’une époque. Au XIXe siècle les hommes s’exilaient pour nourrir leur famille, ou travaillaient 12 heures à la mine après avoir perdu l’usage de leurs terres, et mouraient à 40 ans de silicose. Quelle domination masculine!!!…


Travail égal - salaire égal: comme dit Leclercq. D’autre part j’attends que l’on me montre des centaines de fiches de paie pour les mêmes postes dans les mêmes entreprises dans les mêmes régions pour un temps de travail et des compétences identiques. Pourquoi cela n’est-il jamais montré? Il y a 2 ans on parlait de 17% à 25% de différence. L’an dernier madame Sommaruga ne parlait plus que de 9%. Tout change…


IVG, sur le plan civil, ok. Mais on a le droit de le regretter sur le plan moral. J’ai voté contre l’initiative visant à le dérembourser. Mais je souhaite que ces situations soient de moins en moins nombreuses.


« Les femmes boniches ou potiches se reconnaissent ». Et les hommes soumis à leur femme dominante et ne recevant de l’argent de poche qu’au compte-goutte aussi. Et bien ma mère qui a toujours fait à manger à l’heure où les enfants ou le mari rentraient, ne s’est jamais vue boniche. Elle n’a pas joué à la victime. Il faut dire qu’elle avait une estime d’elle-même qui semble singulièrement manquer aux « boniches et potiches ». Quel mépris pour les femmes dans ces termes. Quel conditionnement négatif et dépressif on leur a fait. Autant de mépris pour les femmes… je pense qu’en tant qu’homme j’en ai une image des femmes beaucoup plus positive, aimante et digne que vous.

Agressivité masculine? Féminine aussi. Les féministes ont dès le départ accusé les hommes d’être la cause de leurs malheurs. Il y avait de quoi mal réagir. Et puis eux ne comprenaient pas forcément les raison de l’élargissement de l’espace social des femmes, et ne recevaient trien en échange de ce qu’ils abandonnaient. S’occuper des enfants? Pourquoi en auraient-ils envie quand les femmes montraient l’exemple que la vie familiale était chiante et qu’elle préfèrent bosser, payer des inconnues pour éduquer leurs enfants et acheter de la bouffe de merde - faire à manger étant devenu une honte?

Si les féministes d’alors avaient eu un peu de pédagogie plutôt que de brailler contre les hommes, les choses auraient très bien fonctionné. D’autant que beaucoup de couples partageaient déjà le travail et les grandes décisions familiales, depuis longtemps. Dans ma famille une aïeule avait chassé son mari et gardé le commerce. C’était en 1950…

Vous invoquez le plus souvent l’IVG, et vous avez raison car des femmes mouraient d’avortements mal faits ou subissaient une opprobre, aussi parce que des hommes n’assumaient pas leurs responsabilités. Malheureusement l’IVG était une mesure sanitaire prioritaire mais d’une tristesse, d’une tristesse…

Écrit par : hommelibre | 22 juillet 2015

Erreur: "C'était en 1850."

Écrit par : hommelibre | 22 juillet 2015

hommelibre,

Il y avait des préjugés, des schémas.
Couleur bleue pour les poupons mâles nouveaux nés, couleur rose pour les filles.
A mayonnaise ratée, femme indisposée.
Bruit de tôle froissée, femme au volant.
Maths pour les garçons, couture (ou cuisine) pour les filles.
Statut des femmes ("Jamais de femme prêtres", signé K. Wojtyla) en Eglise.
Garçons, ne pas pleurer comme des femmelettes!

Je n'ai pas écrit que moi je voyais les femmes soit comme boniches ou soit comme potiche., J'ai écrit ce qui se disait et transmettait en nos milieux féministes. Pour ma part je n'ai jamais estimé qu'un femme qui a les moyens de rester chez elle pour s'occuper des siens est débile voire infantile soumise à son mari comme elle l'était auparavant à son papa. J'ai rejoint le MLF, sur le point d'éclater, recyclé en librairie (lausannoise) tout en participant à quelques actions. Mon choix de groupe fut psychanalyse et politique.

Pour certaines choses, j'étais d'accord, d'autres, comme il en va dans la vie, non. Simplement si je réagis à certains articles c'est lorsqu'il semble que l'on confonde les Femen avec ce qui fut à notre sens une suite de demandes ou d'aspirations légitimes.

Comme vous hommelibre je crois que si des hommes firent souffrir abominablement leurs partenaires, épouses, amies ou professionnellement parlant "subalternes" à disposition... hélas! la réciproque femmes monstres "mythologiques" est réelle.

Lise avait raison de me faire remarquer qu'en un commentaire j'avais cité des noms de personnes non en rapport direct avec le féminisme mais il s'agissait par ces noms de situer l'époque, les années septante.
Claude Blanc dans les aventures de Ouin-Ouin ainsi que les amis Dénériaz et Gardaz, sans victimisation, pratiquement "thérapie" parce que pouvoir à l'occasion se fendre la gueule sans méchanceté (mais sans oublier cette lueur dans l'œil de Dénériaz) le rire étant un grand médecin... A tous, je dois beaucoup.

Edmond Kaiser, quant à lui, admirait Benoîte Groult qui joua un rôle dans son combat contre la maltraitance visant les fillettes, les ablations de clitoris, notamment.

L'abbé Pierre comme Guy Gilbert furent régulièrement interrogés sur leur sentiment concernant Karol Wojtyla par rapport au statut des femmes catholiques, prêtrise refusée, principalement (pas directement en rapport mais en passant... l'imposé faussant la nature célibat des prêtres).
Les militantes qui ont cherché à faire innocenter l'avortement, celles auxquelles je pense, ont toujours insisté: "l'avortement ne doit être pratiqué que s'il n'y a aucune autre issue". Nous avons précisé non en mentant ou racontant n'importe quoi sur le fait réel pas forcément (à l'époque) assez connu que l'enfant d'une grossesse non souhaitée, subie, a de fortes chances de naître avec des problèmes cardiaques et du système nerveux.
Nous avons milité également en faveur des homosexuels.
Locaux à disposition des jeunes se droguant.

Des femmes féministes étaient lesbiennes, d'autres, non.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 23 juillet 2015

Homme libre a raison. Aujourd'hui, le féminisme impose aux femmes un statut d'éternelles victimes en se basant sur des enquêtes tronquées et truquées en matière de salaires et de violences, par exemple. Remarquons aussi que l'excision, citée par Myriam, n'est pas une violence masculine mais culturelle et qu'elle est pratiquée volontairement par des femmes sur des fillettes.

Ces incessantes références au machisme et à la domination masculine sont contre-productives et indécentes. Ce sont les hommes aux commandes qui ont institué l'égalité des droits entre les sexes. Et les adversaires de L'IVG n'étaient pas des hommes mais des hommes et des femmes (au moins aussi nombreuses que les hommes) influencés par l’Église. Il est temps que cesse cette misandrie et Bravo à Élisabeth Lévy et aux femmes qui ont compris que la guerre des sexes étaient une impasse.

PS. C'est vrai que les mouvements féministes et lesbiens militent main dans la main (comme le dit Myriam). On ne comprend pas pourquoi vu que, lorsque les lesbiennes sont discriminées, elles le sont en tant qu'homosexuelles et non parce qu'elles sont femmes. D'ailleurs, les associations qui défendent la cause des hommes n'ont rien à voir avec les gays. Mais peut-être que les féministes et les lesbiennes ont le même objectif : le séparatisme et l'apartheid sexuel ?

Écrit par : Henri | 23 juillet 2015

Myriam,

Couleur bleue pour les garçons, rose pour les filles: oui. Où est le problème? La société différenciait les filles et les garçons, ok. Et ils sont différents et j'espère que cette différence continuera à être assumée et transmise. Le garçon avait autant de contraintes à porter du bleu et ce que cela signifiait, que la fille à porter du rose et ce que cela signifiait. A noter que ces couleurs cédaient vite le pas à d'autres vêtements avec d'autres couleurs n'ayant plus rien à voir avec les sexes. Et aussi que de nombreuses écolières ou collégiennes portaient des costumes bleus, pas roses.

Dans l'organisation de la société, femmes et hommes n'avaient pas les mêmes rôles. Les femmes devaient se préparer à mettre au monde, soigner, nourrir, et les hommes à subvenir et à mourir. Pas de potiches (oisives bourgeoises bien rémunérées par des maris aisés), mais des femmes qui assuraient aussi la marche de la société et qui remplaçaient less hommes en cas de guerre. Question de biologie, tout simplement. La culture s'est construite sur la biologie, l'a confirmée culturellement. Aux hommes les sales boulots, les boulots durs, aux femmes des boulots moins durs. Ce partage des fonctions et des espaces de pouvoir a duré très longtemps, signe qu'il était la meilleure économie possible pour l'espèce.

Actuellement on n'a pas fait mieux. Seule la technologie permet d'atténuer ces différences et d'élargir l'espace occupé par les femmes. Le modèle masculin reste dominant, car les hommes n'ont pas envie de prendre l'espace féminin.

L'indifférenciation est pour moi une idiotie, une ineptie, et une manière de jeter la confusion pour en retirer des avantages. Ce n'est qu'une stratégie de transfert de pouvoir. Je refuse qu'on habitue les enfants à jouer à la poupée par idéologie. Certains le font d'eux-mêmes, comme aussi il y a des filles garçons-manqués. Laissons faire. Mais un garçon doit être élevé en homme et pas en femme, ne serait-ce que parce que le rapport à la sexualité est définitivement différent. Il y a toujours des critères collectifs en parallèle aux désirs individuels.

Des préjugés contre les femmes, d'autres contre les hommes: il y en a eu des deux côtés. Je ne vais pas faire de liste ici. Mais par exemple math et couture étaient liés à l'économie sociale issue de la différenciation. Aujourd'hui plus personne ne coud! On achète et on jette. Le problème ne se pose donc plus grâce à la technologie. Des filles en maths? Aucun problème. Moi en tant que garçon j'étais nul en math, ce n'est donc pas une simple question de sexes. Cessons de voir le passé comme un traquenards des hommes contre les femmes. Cette vision est une paranoïa, à l'image des premières féministes.

Les garçons ne doivent en effet pas pleurer autant que les filles parce qu'ils sont formés profondément pour être vigilants aux dangers et protéger leur famille. S'ils se centrent sur eux et pleurent ils sont incapables de la défendre. "Comme une femmelette": oui, et on disait aussi aux filles de ne pas "brailler" comme les garçons, ou que les garçons sont bêtes, etc. Pourquoi les femmes pleurent-elles plus? A la moindre mise en cause elles fondent! Et il suffit de les écouter raconter leurs malheurs pour les draguer. Pas toutes mais beaucoup. Pfff...

Statut des femmes: il y a probablement eu une raison pour que les femmes n'accèdent pas à la prêtrise. Peut-être à cause du célibat: on a plus besoin de femmes que d'hommes pour assurer la reproduction de l'espèce. Cela dit les protestants ont lâché ce principe. Les femmes chamans ont existé dans différentes cultures.

Je vois que vous avez admis de relire le passé dans le prisme victimaire féministe habituel, sans plus réfléchir.

Militer en faveur des homosexuels: pourquoi? Ce n'est pas votre cause. Les féministes américaines étant dominées par le lesbianisme, on comprend mieux. Et puis cela leur permet de s'identifier à des groupes minoritaires et de continuer à jouer les victimes par procuration. Elles utilisent les homos pour peurs propres besoins. Quand les homos réaliseront cela, ils s'en distancieront.

Les féministes ont voulu tuer la Mère, image suprême de l'aliénation pour elles. Eh bien au moins elles se reproduiront moins, tant mieux.

Écrit par : hommelibre | 23 juillet 2015

Absolument pas: hommelibre,


Tout dépend de chacun comme de chacune à condition de passer d'émancipation à évolution. Evolution par le moyen de l'émancipation (sortie des ornières des préjugés, "corsets" ou schémas mentaux).

J'étais alors (dès 1969) "en recherche" concernant psychanalyse et médecine psychosomatique. Je rencontrai mes camarades MLF pour la première fois. L'une d'elles, par son prénom entrait pic poil dans mon étude sur le Graal à partir d'un livre écrit par Emma, l'épouse de Jung.

 la fin de cette première rencontre mes camarades et moi, elle, également, allons prendre un pot, comme on disait. La jeune femme en question, assise en face de moi, souffrait d'un problème de peau, au visage. Nouvelle, on me posait des questions, je répondais. La jeune femme littéralement "buvait" (symbolique, sein maternel, possiblement) mes paroles. Un peu plus tard, trente minutes, environ, la peau de son visage, guérie, était celle d'un bébé. S'ensuivit un transfert mais en chamanisme, en cure, contrairement à la psychanalyse, la personne qui parle n'est pas le patient (l'analysant) mais le chaman. Ce qui advint (mes paroles étant en fait écrites). Un peu plus tard, publiquement, par écrit, de même, elle se délivrait d'un traumatisme de son enfance puis en sortie à Yverdon concernant sans doute toujours le même trauma, par un cri! poursuivait le travail. Impressionnée je demandai conseil à un cheval juste à côté de la porte d'entrée sur la suite à donner à cette affaire...

Quelques semaines plus tard je devenais pour un temps disciple de Maharaj Ji
(une femme disciple d'un homme, donc) et puis... et ainsi de suite.

Hommelibre, le féminisme que j'ai connu n'a rien à voir avec ce que nous lisons sur la plupart des blogs... Les militantes femmes libérales entendues puis quelques unes rencontrées à la radio étaient épanouies pensant aux autres... Lorsque le "souffle" qui nous inspirait retomba nous rentrâmes à la maison, le "cceur plein de chansons" (plusieurs militantes ex éclaireuses)...

Marie-Claude Leburgue et ses collaboratrices "complices" à et par la radio surnommées les "cheftaines"... du genre "victimes"?

Non: privilégiées (sans trace d'auto contentement ou suffisance).

La fréquentation du MLF, singulièrement, permettait avant tout d'apprendre beaucoup sur soi à la recherche de notre moi réel, pour l'Inde l'"atman".

Écrit par : Myriam Belakovsky | 23 juillet 2015

Le témoignage de Myriam a le mérite de nous rappeler l'effervescence d'une certaine époque.
On essayait un peu tout, on participait à des happenings, des stages, des collectifs.
Et je trouve juste de ne pas nier son passé, mais de s'en souvenir pour comprendre d'où on vient. Assumer ici même un passé, dans lequel on a pu, entre autres, se poser des questions sur les traditions concernant les femmes.
Si on n'a pas été totalement au top, ce n'est pas forcément dramatique.

Le féminisme ne m'a jamais vraiment parlé, même si je pense que les femmes de ma génération ont eu encore à se battre pour deux-trois choses ici, en Suisse.
Actuellement, je pense que ce sont les familles qui doivent s'activer, pour améliorer la situation de tous. Dit autrement : le défi de la place de crèche ou de l'accès au para-scolaire n'est pas seulement un problème de femmes. Le dossier de l'accouchement et des congés qui s'en suivent concerne toute la société et pas seulement les femmes.
Il est possible, que les femmes se sentent davantage concernées par ces problématiques et qu'elles se retrouvent à réclamer et à passer pour des empêcheuses de tourner en rond un peu emmerdantes !

Tuer la Mère ? laquelle ? C'est une vaste question ...
La sienne = essayer de vivre autrement ?
Tuer sa propre envie d'être mère = renoncer à avoir des enfants ?
Tuer le rôle prépondérant de la mère = n'importe qui peut jouer ce rôle, y compris un homme ?
Tuer l'image uniquement maternelle de la femme = avoir un job et se réaliser en tant que professionnelle ( au sens "ayant une formation" )
Tuer la Mère symbolique = ne plus se voir comme nourricière, mais comme un homme ?

P.S. : Dire que les hommes feraient tous les sales boulots me semble un peu rapide. De tout temps, les femmes ont nettoyé et lavé, changé des couches, fait la toilette des morts, tenu l'intérieur des maisons en ordre. Elles ont eu à s'occuper de saleté de façon très concrète.
Si on prend "sale boulot" comme équivalent de "travail physiquement pénible", vous avez peut-être raison sur le plan de la force nécessaire pour labourer, pêcher, chasser, construire, aller à la guerre. Simplement, en disant que les hommes ne veulent pas faire les travaux féminins, vous admettez en quelque sorte que ce ne sont pas des activités super valorisantes ou passionnantes.
Il peut y avoir de "sales boulots" qui sont psychiquement éprouvants.

La dépense physique a un côté euphorisant, cela a été prouvé par beaucoup d'études concernant le sport de haut niveau et p.ex. l'addiction à la course à pied. Les endorphines sont, dit-on, une drogue dure. J'espère que les générations d'hommes qui ont oeuvré avec leurs corps ont eu des moments de bien-être, qui les ont récompensés de leurs peines.

Écrit par : Calendula | 23 juillet 2015

"... le mérite de nous rappeler l'effervescence d'une certaine époque": oui, ça s'urgent. J'y ai aussi participé par différentes expériences. L'expérimentation est en soi intéressante, l'exploration. On peut aujourd'hui commencer à avoir du recul sur certaines thèses ou expériences, et oser en discuter le fondement. C'est bien aussi.

Tuer la mère? Laquelle?
C'est la question qui suit, en effet. Moi j'étais un papa poule. Aujourd'hui je ne le serais plus. L'écoute de chaque méandre de l'âme me paraît nettement moins opportune. Le monde se montre bien plus dangereux et dur que ce que nous, européens d'une période privilégiée, pensions.

Pour le "sale boulot", oui, c'est en regard de la pénibilité (travailler dans les mines, poser des rails, défricher des forêts, etc). Je ne sais pas si les boulots traditionnellement plus féminins sont moins passionnants ou valorisants mais ils sont présentés par nombre de féministes comme tels, et elles les fuient au profit de boulots plus traditionnellement masculins. Les demandes de parité visent les conseils d'administration, la politique, mais jamais les boulots comme travailler sur les plate-forme pétrolières par exemple.

J'espère et je pense que les hommes n'ont pas uniquement été au garde-à-vous et qu'ils ont aussi eu leurs moments de bien-être. La croissance des enfants, les fêtes, etc, ont pu en faire partie.

Écrit par : hommelibre | 23 juillet 2015

fichu correcteur: remplace "s'urgent" par "sûrement"...

Écrit par : hommelibre | 23 juillet 2015

Que voudrait-on aujourd'hui?

Toujours parler mariage ou, pour tous, homos comme hétéros, compagnonnage?

Sans vœux définitifs?

Mais toujours se dire, se parler! Trahir, se trahir, jamais.

Oser se dire!

Dédramatiser, relativiser.

La survie (climat, salaires, centres d'intérêts, priorités)?

Jamais plus la pensée unique!

Que penser de nos dirigeants: répondent-ils à nos attentes?

Si non, pourquoi accepter, se soumettre?

Qui croira qu'un homme politique, outré, a déclaré que Tsipras qui a commis le délit de consulter le peuple grec devrait être "cité à comparaître"! (voir Marianne numéro d'il y a une semaine)

Que certains de nos dirigeants n'hésitent pas à dire qu'il faut en finir avec la démocratie? (Marianne, de même)

Edmond Kaiser réveillant les siens entrant dans leurs chambres disait:
"Bedout, là-dedans!"!

Avait-il tout tort?

Quand allons-nous enfin nous réveiller "gentiment" comme nous disons, certes, mais en même temps... "pour de bon"?!

Demain, en reprenant le titre d'un film d'autrefois, ne sera-t-il pas trop tard?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 23 juillet 2015

Myriam,

"Oser se dire!"

Ok, et ça c'est valable autant pour les hommes que pour les femmes.

Écrit par : hommelibre | 23 juillet 2015

Voici également une interview intéressante
http://www.atlantico.fr/rdv/livre-debat/feministes-ont-elles-fini-achever-qui-reste-hommes-louis-lanher-barbara-lambert-1998013.html
et un extrait d'un document :
"Le fait que la performance scolaire des filles tende à s’améliorer sous l’effet d’une plus grande égalité des sexes dans la société dans son ensemble, alors que celle des garçons n’est que peu, voire pas du tout, affectée, peut signifier que les indicateurs standards de l’égalité des sexes rendent plus compte de l’émancipation des femmes que d’attitudes et de normes réellement neutres en termes de genre. Le simple fait que les femmes soient plus nombreuses à travailler en dehors de chez elles n’est pas synonyme d’égalité des chances pour les hommes et les femmes (ou les garçons et les filles) – que ce soit au travail, à l’école ou dans la société en général. L’égalité des sexes dans l’éducation requiert donc des attitudes plus neutres en matière de genre : encourager autant les filles que les garçons à lire davantage, autant les garçons que les filles à résoudre des problèmes de mathématiques, et autant les hommes que les femmes à partager plus équitablement leurs responsabilités parentales à la maison (OCDE, 2012a).
"http://hommesociete.e-monsite.com/pages/education/extrait-d-un-document-de-l-ocde.html

Écrit par : Lafaux | 23 juillet 2015

Je ne crois pas quelle fait ça par pur bonté d’âme.
Ce qu'elle fait d'autre l'on déjà fait, il y a quelque années aux USA, avec l'effet fracassant attendu.

Cependant après analyse toujours la même raison qui est: le statu quo actuel homme-femme nous privilégie par rapport aux hommes, arrêtez de vouloir tous le gâteau (les féministes) sinon ils vont s'en apercevoir et se poser des questions.
Cette tribune c'est un message direct aux féministes trop agités du bocal, pour leur dire calmez vous ont est déjà privilégiés, vous pourriez nous faire tous perdre.

Donc on est pas en face de quelqu'un qui respecterait un idéal de justice ou autre mais envers quelqu'un qui cherche avant tout a protéger ses privilèges.
A aucun moment les droits des hommes sont abordés, les doubles standards aussi bien sociétal qu'au niveau de la loi qui discrimine les hommes, le sujet chaud est tout le temps évité.

Ce qui les effraies c'est que les hommes commencent a ce posé des questions sur eux mêmes, leurs conditions, leurs images et surtout leurs droits ou plutôt leurs absences de droits dans bien des domaines.

Ce qui les effraient c'est le mouvement des droits des hommes qui est maintenant solidement enracinés aux USA, leur demande, assez simple, juste avoir les mêmes droits que les femmes, et ça, de la soit disant anti féministes a la féministes misandres, elles en ont peur, tellement peur qu'elles demandent aux États de censuré, elles empêchent des rassemblement ou l'on discute de la condition masculine, décrédibilisation des hommes via les médias etc etc

C'est pour ça que quand je vois Madame Levy s'agitait, je n'applaudis pas, je sais de quoi il est question, je sais ses motivations, le statut quo actuel, lui bénéficie, pour moi c'est un poids mort qui écrase mes droits les plus fondamentaux.

Écrit par : Fig | 24 juillet 2015

@hommelibre,

J'aimerais encore revenir sur ceci:
"J'espère et je pense que les hommes n'ont pas uniquement été au garde-à-vous et qu'ils ont aussi eu leurs moments de bien-être. La croissance des enfants, les fêtes, etc, ont pu en faire partie."

En réalité, j'ai pensé au bien-être physique, qui découle de l'activité physique. On peut certes être cassé par un travail physique trop dur ou usant, mais comme je fréquente beaucoup de sportifs ( sans l'être moi-même), je sais qu'il y a une accoutumance à l'effort et que certains sont accros à cette dépense.
Ils vont courir sous ce cagnard, prendre le vélo pour aller au travail et ne pas rechigner à affronter la pluie ou un froid glacial en hiver, alors que ce n'est pas vraiment obligatoire.
Je fais bien la différence entre le choix et l'obligation, mais il me semble que l'effort physique n'est pas qu'un désagrément.

Une autre chose importante dans le travail en-dehors de la maison ( qu'il soit physiquement pénible ou pas), c'est la satisfaction de faire ses preuves, de participer à la marche du monde. On sait, que les chômeurs ou retraités souffrent souvent de l'impression d'être inutiles, de ne pas avoir de place dans la société.
Il n'y a pas de sot métier, ni de sale boulot.
Je suis toujours émerveillée par le sourire des hommes de la voirie de mon village, je les salue à chaque fois. Heureusement qu'ils sont là, d'accord de faire le job, ça mérite au moins un sourire.

Écrit par : Calendula | 24 juillet 2015

@Fig

Vous croyez que ce serait une sorte de canalisation éventuelle d'une révolte très probable de la gente masculine ? (Je le sens en lisant les commentaires d'hommes dans des blogs, dans les articles 20 minutes, le monde, nouvelobs, voire même rue89...)
Enfin, je me demandais quand une personne réagirait face à cette victimisation?

@leclerq

Le mythe de l'inégalité salariale par Cyrille Godonou

https://critiquedufeminisme.wordpress.com/tag/cyrille-godonou/

La presse en plus d'être mensongère ne fait que relayer les même "problématiques"

Écrit par : spartacus | 24 juillet 2015

@hommelibre

Les suffragettes aussi étaient violentes. Je crois l'avoir lu dans "violence des femmes" de Christophe Régina.
Elles étaient d'ailleurs pas très différentes des La Barbe ou autres Femens

Écrit par : spartacus | 24 juillet 2015

@Calendula
"Il peut y avoir de "sales boulots" qui sont psychiquement éprouvants."
Votre phrase me fait penser au boulot de comptable ou à une tâche répétitif, lorsque je faisais encore des boulots alimentaires.
Mais le fond de votre pensée n'est malheureusement pas partagée par de nombreux contemporain qui veulent tous faire ingénieur technique ou commercial. Y' a pas de sots métiers.

Écrit par : spartacus | 24 juillet 2015

Bonjour spartacus,

Votre réponse m'a fait penser aux élèves en fin de scolarité obligatoire, ceux que j'ai pu fréquenter en tant qu'enseignante sur une très longue période ici, à Genève.
Tous veulent aller au collège (= lycée en France), puis à l'université. Ou au moins devenir top-model, styliste ou footballeur professionnel.
Ils ne semblent pas vouloir regarder la réalité en face.
Pour les métiers prestigieux dans le sport professionnel ou le mannequinat, il y a peu d'élus. Si on n'aime pas l'école, si l'on n'est déjà pas motivé pour obtenir les résultats nécessaires à 15 ans, comment envisager des études longues ?
Les métiers de la construction cherchent des apprentis, mais quasiment personne ne se voit devenir maçon, couvreur ou charpentier. A Genève, ces métiers sont pour finir souvent l'apanage d'ouvriers étrangers.
Lorsque nous sommes allés à la "Cité des Métiers" à Palexpo, le stand le plus populaire chez garçons: celui de la police ! Ce métier exerce toujours une belle fasciation sur les jeunes, alors qu'un certain nombre d'entre eux a beaucoup de peine à respecter le règlement de l'école.
Et voilà justement un métier pénible. On doit être confronté en permanence à toutes les coulisses de notre société.

Écrit par : Calendula | 25 juillet 2015

Hé oui! et dire que dans certains pays, un gosse de 8 ans fait un métier que ne ferais pas un individu de 30 ans ici. Et sans rechigner s'il vous plaît !
Je pense qu'au lieu de chercher à imposer une parité débile ou autres lubies, les gouvernants ont tout intérêt à faire intéresser les métiers où il y règnent une pénurie.
Ah mais non en fait, trop complexe comme tâche.

Écrit par : spartacus | 25 juillet 2015

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