17 juillet 2015

L’Europe dans la tourmente

Allemagne, terrorisme des ados, Grèce : une drôle de canicule enflamme l’Europe. Alors qu’une nouvelle vague de chaleur gagne le sud et l’ouest, un autre feu se déchaîne sur la toile et secoue le continent comme un cocotier des Philippines. 


Merkel01.jpgAllemagne bashing

 

L’ex-ministre grec des finances Yanis Varoufakis compare l’accord sur la dette grecque au traité de Versailles de 1919, qui a ouvert la voie à la deuxième guerre mondiale. Monsieur Varoufakis dérape grave. Cela n’a rien à voir, à part peut-être le sentiment d’humiliation des Grecs. Yanis Varoufakis ambitionne-t-il d’être le sauveur moral de son pays, le nouvel Hitler en Grèce ? Il est invité en août par Arnaud Montebourg. Les extrémistes s’entendent. La France n’a jamais renoncé à son héritage politique de coupeuse de tête.

 

En 1919 l’Allemagne était vaincue. Les conditions imposées par les gagnants étaient d’une dureté extrême. La France s’était même permis d’occuper militairement la Rhénanie et le bassin de la Ruhr de 1923 à 1925 (occupation cependant autorisée par le traité), pillant l’économie pour se rembourser des dommages de guerre. Il n’y a rien de tel aujourd’hui. Rien. Il y a un contrat économique entre des pays. La Grèce pouvait refuser et faire cavalier seul. Elle a choisi de rester dans l’euro, cela a un coût.

 

L’Allemagne est aujourd’hui accusée d’avoir fait un coup d’Etat. On lui reproche de vouloir dominer l’Europe. On entend dire à nouveau « les Boches ». L’expression « 4ème Reich » fleurit dans certains médias qui ont perdu la raison. On oublie un peu vite que la santé de l’économie allemande s’est faite au prix de gros sacrifices par les salariés. Ils ont accepté pendant des années une diminution de salaire. Ils se sont appliqué à eux-mêmes ce qu'ils demandent aux autres. On ignore peut-être que le salaire minimum allemand est aujourd’hui quasiment le même qu’en France. Pas plus. Pendant ce temps la France poursuit ses emprunts (1 milliard par jour) et ne réforme pas vraiment son économie ni son coût de fonctionnement. C’est bien plus aux allemands d’être fâchés contre la France que l’inverse. Non, il n’y a pas de coup d’Etat, mais l’observation des règles que les membres de l’Union Européenne se sont données librement. Ceux qui n’en veulent pas ne sont pas obligés d’y rester. 

 

 

Merkel02.jpgMerkel bashing

 

Dans la foulée Angela Merkel s’est laissé piéger hier à la télévision. Lors d’une rencontre télévisée avec des élèves d’un lycée de Rostok elle a été interpellée par une jeune réfugiée palestinienne dont la famille est menacée d’expulsion.

 

Sa réponse à la jeune fille : «  … si nous disons maintenant “vous pouvez tous venir et vous pouvez tous venir d'Afrique et vous pouvez tous venir”, ça, ça nous n'en avons pas les capacités. Nous sommes aujourd'hui tiraillés et la seule réponse que nous donnons, c'est: “Il ne faut plus que cela continue à durer si longtemps jusqu'à que les décisions soient prises.” Mais certains aussi devront repartir. » (Vidéo en fin d’article).

 

La lycéenne se met alors à pleurer et Angela Merkel tente de la consoler par une caresse sur la joue. Les réseaux sociaux reprochent à madame Merkel un manque d’empathie. Mais de qui se moque-t-on ? Un chef de gouvernement n’est pas une assistante sociale. Qui a coaché les élèves ? Qui a encouragé cette jeune fille à exposer son cas personnel ? Ce n’est pas clair. 

 

De toutes façons la chancelière n’est pas là pour régler de tels cas. Les larmes ne changent rien, aussi sympathique que semble être cette jeune fille. Visiblement bien éduquée et intelligente dans son maniement du langage, elle fait partie des élites qui quittent le monde émergent – monde qui aurait bien besoin de leurs compétences.

 

Imposture populiste de la télévision qui brandit un cas sensible pour faire de l’audience. Imposture des larmes en public destinées à inhiber la raison du téléspectateur. Imposture du « tribunal populaire » des réseaux sociaux. Je pense que madame Merkel n’aurait pas dû la consoler. Ce n’est pas son rôle et ce n’est pas une bonne pédagogie. Elle devait rester ferme et distante pour que le message soit plus clair encore. Elle a malheureusement cédé au populisme ambiant, fait d’émotions pavloviennes, de frustrations projetées, d’immédiateté consumériste et d’ignorance.

 

 

djihad01.jpgAdos terroristes en France

 

C dans l’air traitait hier le sujet des jeunes partis pour soutenir le djihadisme, de l’attentat de Berre et du projet d’attentat déjoué annoncé par Lolette – François Hollande – le 14 juillet. 

 

Les invités, gens que l’on ne peut guère soupçonner de vouloir faire de la surenchère, ont tous mis en garde contre la dérive intégriste de certains quartiers. La rupture d’avec la société française et occidentale est consommée. La guerre est à l’intérieur du pays. La France se prépare à souffrir. La situation est grave. Très grave. Des milliers de jeunes, connus de la police, sont prêts à passer à l’acte. Leurs actions ressemblent plus à des coups des Pieds Nickelés qu’à celles de Daech, il n’empêche que des quartiers sont aujourd’hui sous la coupe des intégristes ou des dealers - dont souvent les intérêts convergent. Et les filles ne sont pas en reste dans les rangs des apprentis criminels.

 

L’islamisme est un recours dans une société aux valeurs et repères liquéfiés. Le journaliste d’origine algérienne Mohamed Sifaoui appelle les occidentaux à assumer la critique du fondamentalisme islamiste. Il rejette l’accusation d’islamophobie et dénonce l’aveuglement d’une grande partie de la classe politique et des médias français.

 

 

Lolette01-hollande.jpgLolette : « tout va très bien »

 

La situation est grave. Lolette est-il sous médicaments ? Il continue à broder ses phrases dyslexiques et confuses, avec à la clé un message rassurant : les français sont protégés. Lolette, roi des Tartuffes. Un invité remarquait l’étrange construction lexicale de cette phrase : « Nous avons prévenu des actes terroristes qui auraient pu être produits» 

 

Le déni du réel atteint des cimes. La gauche fête officiellement la fin du Ramadan. Najat Vallaud-Belkacem, ministre et double-nationale franco-marocaine, encourage à étudier l’islam à l’école et à délaisser l’histoire chrétienne. Comme si de rien n’était. Volonté de découpler les musulmans de la fraction islamiste ? Je veux bien et je ne condamne pas par principe ces tentatives de réconciliation, bien que le volontarisme aveugle parfois les bonnes intentions. 

 

Mais dans les tensions actuelles, et alors que la Hongrie va ériger un mur sur sa frontière serbe contre les vagues de migrants, alors que l’Espagne a érigé depuis des années une grande clôture dans son enclave africaine contre les migrants, alors que ceux-ci meurent par milliers en mer, alors que la Tunisie va ériger un mur à sa frontière lybienne, alors que Daech terrorise le Sinaï égyptien et essaime dans le Caucase, c’est comme encourager des bisounours à danser au bal champêtre alors que sonne le tocsin et que la forêt brûle déjà.

 

 

 

 

 

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Commentaires

Ce qu'il y a de plus effrayant sur la question Grèce/UE, c'est cette alliance objective extrême-gauche / extrême-droite (?) ou droite dure. Mêmes simplifications, mêmes mensonges...
Il se trouve que les Grecs sont libres de sortir de la zone euro. S'ils veulent y rester, il faut qu'ils se conforment aux règles admises par tous. Cela paraît simple, d'un bon sens évident. Mais lisez un peu les délires qu'on peut voir ici ou là sur cette plateforme, et dites-vous bien que ceux qui écrivent ça ont le droit de vote, d'avoir des enfants...

Écrit par : Géo | 17 juillet 2015

En effet Géo, cette alliance est très étrange. Une boucle de l'Histoire qui devrait faire ouvrir les yeux et conduire à la fin des idéologies du XXe siècle. Enfin, je l'espère. Mais ce n'est pas gagné.

Écrit par : hommelibre | 17 juillet 2015

Je ne sais pas comment les médias allemands traitent cette vidéo virale, mais je trouve que Mme Merkel fut exemplaire. Je n'arriverais pas à croire une seule seconde que la compassion immédiate qu'elle a éprouvée en stoppant sa phrase ait été feinte même si c'est une bête politique. Et c'est ce qui me conforte le plus. Cette femme, qui est décrite comme froide et austère, est vraiment proche des gens. Elle leur ressemble et ça rassure.
Merci pour ce lien.

Écrit par : Pierre Jenni | 17 juillet 2015

Vous parliez d'erreurs dans un précédent billet, ou d'échec. Le contrepoint de votre opinion, c'est qu'à un moment donné, il faut accepter de les payer, les erreurs.

Vouloir soutenir l'euro en 2011 à coup d'achats de centaines de milliards de cette monnaie était une erreur. Lisez les blogs de cette époque, on était nombreux à le penser. Après avoir soutenu l'exportation pendant ces années, il faut revenir à la dure réalité...

Lors de la construction des Raffineries du Rhône, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer leur situation et l'aberration de transporter sur une telle distance de la matière brute. Les Vaudois l'ont refusé, les Valaisans se sont empressé de l'accepter. Ils n'ont pas peur des pollutions, par là-bas...
Et quand arrive le moment de vérité, grand bal des politiciens yakas...

La Grèce n'avait pas sa place dans la cour des grands, la zone euro. Par esprit de brillance intellectuelle, les Français ont insisté pour la faire entrer. Et maintenant, ce serait la faute aux Allemands. Espérons que nous serons nombreux à ne pas être dupes de ce sale petit jeu...

Écrit par : Géo | 17 juillet 2015

C'est aussi une manière d'apprendre. Mais Tsipras envoie un message très négatif aux grecs en disant qu'il accepte forcé mais qu'il n'y croit pas.

Écrit par : hommelibre | 17 juillet 2015

Il faudrait nuancer l'opinion personnelle de Y.Varoufakis sur A. Merkel. A moins qu'il n'ait changé d'opinion depuis le 7-8 juillet.
Par le plus grand des hasards, je viens de lire la transcription de l'interview qu'il a donné au "New Statesman" et il y dit ceci au sujet de A.Merkel :

"YV: You have to understand I never had anything to do with Merkel, finance ministers talk to finance ministers, prime ministers talk to Chancellors. From my understanding, she was very different. She tried to placate the Prime Minister [Tsipras] – she said “We’ll find a solution, don’t worry about it, I won’t let anything awful happen, just do your homework and work with the institutions, work with the Troika; there can be no dead end here.”
This is not what I heard from my counterpart – both from the head of the Eurogroup and Dr Schäuble, they were very clear. At some point it was put to me very unequivocally: “This is a horse and either you get on it or it is dead.”

En revanche, Varoufakis est explicite sur le fait que Dr Schäuble est intraitable et que l'Allemagne tiendrait l'Eurogroupe sous sa coupe. Cela contredit un peu un autre passage de l'interview, où il affirme que les opposants les plus coriaces de la Grèce seraient les autres pays du Sud très endettés.

Il est très maladroit de faire des éternelles comparaisons avec Hitler, comme on le voit sur l'illustration du journal grec. La solution de facilité, qui ne fait que rigidifier les lignes.
Heureusement, il existe de jeunes Allemands pour faire de l'humour à ce sujet :
l'hymne à Varoufakis de Jan Böhmermann.

www.youtube.com/watch?v=Afl9WFGJE0M

Écrit par : Calendula | 18 juillet 2015

La démission de la vice-ministre des finances va faire mal: elle avait averti sa mère de sortir 200 millions d'euros et de les placer sur un autre compte. Il n'y a pas que des pauvres en Grèce... Le désordre règne. Très mauvais exemple.

www.rts.ch/play/tv/12h45/video/grece--accord-fragile-le-point-avec-alexia-kefalas-a-athenes?id=6943855

Bien sûr, les comparaisons avec Hitler sont excessives, dans un sens ou dans l'autre. Mais Varoufakis a bien comparé l'accord aux accords de Versailles. Dérapage dû à l'agacement ou pour redorer son image?

Le ministre allemand des finances est intraitable. C'est peut-être mieux que d'expatrier 200 millions d'euros avant la fermeture des banques puis de jouer la victime.

Oui la vidéo est excellente et super bien réalisée!
:-DDD

Écrit par : hommelibre | 18 juillet 2015

Arnaud Montebourg parlait de "patriotisme économique", dans un pays connu pour son chauvinisme.

Les Français, comme tout autre consommateur, achète de la viande de porc allemande, à 4 euros € de moins que la viande française.

François Hollande en bon vieux rêveur idéaliste veut mettre la "grande distribution" au pas ...

http://www.itele.fr/france/video/le-secteur-agricole-en-pleine-crise-131656

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 18 juillet 2015

Je crois que Montebourg est un égorgeur potentiel frustré...
:-///

Écrit par : hommelibre | 18 juillet 2015

@hommelibre,

Je crois que le hic, c'est de ne pas confondre Merkel et l'Allemagne, la Grèce et les Grecs, la presse grecque et le gouvernement, Varoufakis et Tsipras, Schäuble et les autres ministres des finances etc etc.

L'interview en question laisse entrevoir que Tsipras et Varoufakis ne sont pas interchangeables. On se rend compte de la complexité des enjeux et des décisions à prendre. On prend aussi la mesure des responsabilités de chacun. La tâche du gouvernement Tsipras est quasi impossible à accomplir, le mandat que le peuple grec lui a donné, les espoirs suscités sont démesurés.

La vidéo de l'hymne à Varoufakis a un côté tellement défoulatoire, elle renvoie tout le monde dos à dos. Surjouer le cliché teuton est la bonne piste !

Écrit par : Calendula | 18 juillet 2015

Oui et non, Calendula. Oui parce que les choses sont probablement beaucoup plus compliquées que ce que l'on en voit. Les conséquences aussi mais on les ignore.

Non parce que Le gouvernement Tsipras représente une bonne partie des Grecs par l'élection et par le référendum. Et même par le vote du parlement où la droite a soutenu l'accord.

On découvre aussi que Varoufakis et Tsipras avaient possiblement un profond désaccord et que le premier n'a peut-être pas aidé les choses quand il était en poste. Le référendum en est peut-être en partie une conséquence.

Merkel représente aussi une bonne partie de l'Allemagne par l'élection. Donc son ministre aussi, supposément. J'ai aujourd'hui l'impression que ce gouvernement grec est très amateur. Peut-être a-t-il été trop vite regardé en symbole, charge très lourde. Un symbole devrait être amplificateur d'un mouvement, ici il est devenu réducteur. Les choses sérieuses commencent. Des choix sont faits librement, il faut aller de l'avant.

Je suis mal à l'aise avec tous les propos sur la Grèce otage, le diktat, l'oppression. Même DSK s'y met - on sent 2017 approcher, il va dans le sens de l'opinion française (il est crédité de plus d'intentions que Hollande). Détestable. Mare glauque. DSK élu? Après ce qui s'est passé, et même s'il faut accorder une autre chance à tout le monde, il y a une singulière perte de mémoire. Hollaqnde a gagné 5 points. Pas par adhésion, plutôt parce qu'il surfe discrètement sur le terrorisme et contre l'Allemagne.

La dette grecque sera probablement réduite mais il faut du temps. Varoufakis a peut-être trop joué sur les nerfs de ses partenaires. Pensait-il que la peur du Grexit allait faire plier ses partenaires? Je n'en sais rien, mais les négociations ont toujours été parfumées par ce risque. Chantage? Si oui on ne le saura pas avant longtemps.

En tous cas cela en dit long sur les velléités de renouvellement politique en Europe. Il n'y a ni pensée politique vraiment différente - à part le retour à une souveraineté discutable, et pas de force pour y aller. Même le FN ne parle presque plus.Un petit parti commence à attirer des enragés anti-européens, l'UPR. Il propose la souveraineté, les nationalisations, etc. Etrange superposition gauche-droite dans le discours. Une boucle se referme et l'on n'est pas beaucoup plus avancés. La Suisse reste un modèle, en partie, mais l'Europe pourrait redevenir ailleurs le seul projet en marche.

Bref, les cervelles chauffent autant que la canicule!

La vidéo surjoue tous les clichés, à ma lecture. Oui c'est bien de rire un peu.

Écrit par : hommelibre | 19 juillet 2015

@hommelibre,

Je suis totalement incompétente pour donner un avis éclairé sur la dette grecque. C'est un dossier très technique, dont les tenants remontent à 10-15 ans et dont les aboutissants sont encore difficiles à évaluer.
Les dégâts sont immenses et dépassent l'enjeu financier. Personne ne sort grandi ou vainqueur de ce long feuilleton.
On peut essayer d'en parler en tant que cas d'école, même si on ne connaît pas tout. Chaque fois qu'on lit des articles un peu longs, on découvre des particularismes du système grec, qui montrent combien la logique de leur fonctionnement est spéciale.
Je pense à l'absence de cadastre ou l'absence d'imposition de grands propriétaires, comme l'Eglise.
J'ai lu un article sur la corruption des médias ( malheureusement en finnois, donc je ne mettrai pas le lien;-)), où une journaliste grecque racontait qu'à un moment donné, des chaines privées ont simplement planté des émetteurs sur des collines et se sont mises à fonctionner. Un beau jour, un organe du gouvernement a voulu leur prélever des taxes, qui n'ont pas été payées. Fin de l'épisode. (Est-ce que cela ne pourrait pas s'appeler de l'anarchie ?)
Etrangement, ces chaînes privées auraient fait une grosse propagande en faveur du Oui au référendum. En revanche, la journaliste jugeait la position de la chaîne publique ( celle qui avait été fermée par le gouvernement précédant celui de Tsipras) comme neutre et équilibrée, alors que le gouvernement appelait à voter Non.
Ce genre d'informations sont tellement étonnantes, qu'elles en deviennent incroyables.
Pour en revenir à l'interview de Varoufakis, je pense qu'on peut le prendre au sérieux. Il dit que les partis de la gauche européenne, comme Podemos, n'ont pas pu apporter grand soutien à la Grèce au moment des négociations autour de la dette. Ces partis ne sont pas fortement représentés dans les instances de l'UE pour le moment et par ailleurs, leur soutien aurait été contreproductif :

"HL: And partnering with sympathetic parties, like Podemos?

YV: Not really. I mean we always had a good relationship with them, but there was nothing they could do – their voice could never penetrate the Eurogroup. And indeed the more they spoke out in our favour, which they did, the more inimical the Finance Minister representing that country became towards us."

Ainsi, le réseau des partis d'opposition n'est pas encore très puissant.

L'interview donne généralement l'impression que le relationnel aurait été très important. Comme si le style des jeunes Grecs avait mis ces messieurs-dames sur les pattes arrière.
J'espère que les grandes décisions ne tiennent pas seulement à de tels facteurs.
A mes yeux, il faut qu'un petit pays demandant des arrangements particuliers aux instances dirigeantes de l'UE sache manier la diplomatie avec maestria et ne pas chercher à casser la baraque. Les situations de la Grèce et de la Suisse-post-9 février 2014 ont des points communs.

Écrit par : Calendula | 20 juillet 2015

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