22 juin 2015

ASVI – Ramadan : les drones sont sortis

Tirs nourris depuis quelques jours sur les blogs. D'un côté, les drones : ceux qui amalgament racisme et critique de la religion et qui s'affirment gardiens de la démocratie. De l'autre, la cible : Mireille Vallette et l’ASVI.

Pendant ce temps Hani Ramadan, responsable du Centre islamique de Genève, déverse sa haine de l’occident, sa philosophie mortifère et toutes ses innombrables stupidités effarantes. Il bénéficie d'une liberté d'expression sans limite visible. 

 


mireille vallette, hani ramadan, islam, geneve, asvi, Mais pas Mireille Vallette. Des appels circulent demandant d'interdire l'association qu'elle préside. Elle semble heureusement avoir le cuir solide. Parce qu’être assimilée au nazisme par certains qui n’ont probablement jamais lu Mein Kampf, c’est violent. 

 

Je connais un peu Mireille Vallette. Dans le passé souvent j’ai lu ses articles et apprécié sa mesure et son intelligence. Bien que je sois en complet désaccord avec sa démarche féministe, comme vous pouvez l’imaginer, j’apprécie cette femme.

 

Je n’adhérerai pas à l’ASVI car j’ai là aussi quelques positions différentes. Je suis toujours partagé sur la manière dont la liberté individuelle est prônée chez nous. Faut-il interdire certains signes et donc limiter cette liberté, ou laisser chacun faire comme il l’entend? Si l’on admet que l’individu prime, comme le mariage pour tous tend à le démontrer, alors nous n’avons pas à interdire le foulard, la kippa ou la croix chrétienne. Par contre rien n’empêche d’en discuter abondamment et de mettre en cause la radicalisation intellectuelle, culturelle et religieuse. 

 

Je comprends certains points de la charte de l’ASVI, par exemple le refus de créer un monde à part pour cause de religion. La mixité est un principe en occident. Une séparation des filles et des garçons à la piscine pour raisons religieuses ou culturelles porte atteinte à ce principe.

 

Sur le port du foulard je redis mon point de vue : les femmes d’origine arabo-musulmanes doivent être considérées comme consentantes. C’est à elles un jour de dire non, si elles le veulent. C’est ainsi que je considère le respect qui leur est dû. 

 

De même je n’ai pas une vision si tranchée sur l’islam. Je doute qu'une majorité de musulmans partage les thèses radicales.

 

Mais je ne suis pas outré par la constitution de ce groupe. Le débat est libre. L’ASVI ne lance pas d’appel à l’éradication des personnes. La religion n’a rien à voir avec la notion de race. Si la Constitution suisse les associe, comme je l’ai lu dans certains commentaires, il faut rapidement abroger l’article y relatif et mettre fin à cet amalgame. Il est intéressant de voir cette position de censeur soutenue en Suisse. Cela répond aux voeux les plus chers des plus radicaux des musulmans : la religion serait intouchable et la critique de l’islam devrait être sanctionnée au même titre que des propos racistes.

 

Non la religion n’est pas intouchable. Les occidentaux particulièrement devraient s’en souvenir. 

 

Alors, les gars et les filles, on fait quoi de Hani Ramadan ? Je propose de demander à Barak Obama – le prix Nobel de la paix qui lance ses drones contre les djihadistes – s’il peut trouver une solution concernant le Centre islamique de Genève. C’est une officine politique dont le chef est un ennemi déclaré de l'occident.

 

 

 

 

20:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (39) | Tags : mireille vallette, hani ramadan, islam, geneve, asvi | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Les menaces d'interdire l'ASVI ne sont que des éructations de personnes immatures démocratiquement. C'est-à-dire qui n'ont pas intégrés certaines valeurs fondamentales que commandent la démocratie: liberté d'expression, liberté d'association, liberté politique pour ce qui concerne cette nouvelle organisation sans but lucratif. Il est à noter que de telles organisations sont légion, qui se chargent de surveiller certaines pratiques ou de défendre certains intérêts ou certaines valeurs, de recourir au besoin en utilisant les instruments de notre démocratie. Tout le monde aura un premier exemple en tête...

Écrit par : Johann | 22 juin 2015

Ai-je besoin d'écrire que je soutiens votre défense de l'action de Mme Vallette (et du commentaire de Johann)?
Ce qui me chagrine le plus c'est évidemment l'attitude irresponsable de la gauche en général et de certains de ses représentants en particulier, qui trahissent totalement leurs propres valeurs d'égalité des sexes et de liberté face aux religions pour, probablement pour glaner des voix chez des gens incapables eux-mêmes de limiter la portée de la religion dans leur programme politique réel.

Écrit par : Mère-Grand | 23 juin 2015

Bonjour hommelibre...

Un article sur "les observateurs" d'aujourd'hui concernant M. Barbey qui ne manque pas de piquant je dois dire :-)

Écrit par : absolom | 23 juin 2015

La religion ne doit jamais, sous peine de fanatisme, devenir intouchable mais les noms de Jésus et de Marie figurant en bonne et due place à plusieurs reprises dans le coran on ne voit pas pourquoi à propos des voiles ou signes distinctifs on ne ferait pas référence aux évangiles qui font dire à Jésus que ses disciples s'habillent tel le "lis des champs", fleur simple, courante. Autrement dit qu'ils s'habillent comme tout le monde.

Les mosquées, comme églises ou temples sont lieux de reconnaissance non de race mais d'identité spirituelle avec parenté ("Frères et Sœurs") entre
pratiquants mais on souhaiterait que les musulmans dont le livre de bord, le coran, descend des écrits bibliques parfois un peu comme amputés pour ne pas dire plus fréquentent nos églises et temples afin qu'ouvrant leurs esprits et cœurs, à l'"autre" d'une religion différente ils apprennent ce qui n'est pas enseigné dans le coran: laïcité et tolérance.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 23 juin 2015

@ Absolom:

Je ne suis pas d'accord avec ce qui est dit de Grégoire Barbey sur lesobservateurs. La méthode est même douteuse. J'ai posté un commentaire sur leur site. J'espère qu'il passera.

Écrit par : hommelibre | 23 juin 2015

"Je ne suis pas d'accord avec ce qui est dit de Grégoire Barbey sur lesobservateurs."

Ok c'est imagé, mais seulement après des faits réels - Il y a eu plusieurs interventions de la police - De plus,
je lis: "G. B. en a finalement accepté le principe après discussion avec son avocat. Le procès a été suspendu. Il reprendra au mieux cet automne.

Apparemment il écrit mieux qu'il ne parle..... vidéo

http://www.sept.info/club/la-face-cachee-dun-journaliste/

PS: J'avais lancé un appel de cotisation, après avoir lu des pages de son vécu avec sa famille sur son blog,afin de l'aider auprès d'un avocat. J'ai même contacté des Etudes d'avocats.... Il a bien changé... depuis!

Écrit par : Patoucha | 23 juin 2015

@ Myriam:

"Autrement dit qu'ils s'habillent comme tout le monde."
Oui, ce serait tellement plus simple. Mais les appartenances sont souvent marquées par des signes extérieurs.

Écrit par : hommelibre | 23 juin 2015

@ hommelibre

Il y a les signes extérieurs, certes, mais les autres?

Ce qui vient du plus profond de nous?
De l'homme (ou la femme) réel: notre Moi pour l'Inde, l'Atman?

Qui fait qu'une couleur nous attire, une voix?

En pensant à une fleur des champs, allusion au commentaire précédent invitation de Jésus à s'habiller simplement selon les évangiles cités plus haut dans ma cuisine je "vis" ensuite un myosotis, fleur parlante qu'"on ne l'oublie pas", fleur parole de couleur bleue. Or Le bleu correspond au chakra de la parole et, de Jésus, n'a-t-on pas dit qu'il est la Parole incarnée comme on dirait de Mozart la musique?!
Cette fleur qui demande qu'on ne l'oublie pas ne correspond-t-elle pas à ce même Jésus qui mangeant ou croyant manger pour la dernière fois avec ses disciples s'attendrissant soudain leur demande également que par la suite en célébrant la Pâque ils pensent à lui prêt à donner sa vie non,je crois, pour le mot clé de l'islam, "soumission", mais bien plutôt celui de cette "liberté" à laquelle nous aspirons tous.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 23 juin 2015

Oui pour nous c'est clairement "Liberté".

Le mot "soumission" devrait cependant être précisé, car en religion (en principe il me semble) la soumission est celle du croyant devant plus grand que lui, et il devrait impliquer que tous les humains sont égaux - c'est à mon avis une des fonctions du concept de dieu: une autorité au-delà de nos affaires individuelles.

Écrit par : hommelibre | 23 juin 2015

"Le mot "soumission" devrait cependant être précisé,"

Wikipédia pourra s'en charger dans "Soumission Islam"!

"A propos de la jalousie,"

C'est un sentiment que j'ignore. John, ces personnes sont dangereuses, méchantes, vindicatives et rancunières. Elles ont des réactions qui frisent la folie. Je les fuis comme la peste!

"Mais il y a aussi la douleur de la trahison"

Une fois connue, la laisser mûrir... Attendre son moment pour la servir. La revanche n'en sera que plus impitoyable, glaciale. Et vous, délivré!

"de l'effondrement d'un projet."

Un projet n'est qu'une idée..

N'oubliez pas John, qu'en amour rien n'est acquis!

Écrit par : Patoucha | 25 juin 2015

@ hommelibre

Ne voyez-vous pas Dieu de façon trop humaine: une "autorité au-delà de nos affaires individuelles" telle, par exemple, l'autorité de l'UE indifférente aux souffrances endurées par les victimes les plus démunies de l'"austérité" bien que "Bruxelles" étant parfaitement au courant?!

Il faut bien souvent une crise douloureuse pour que l'on ne cherche plus à l'extérieur le secours attendu mais bien à l'intérieur au plus profond de nous où réside l'éternel immortel Atman, notre vrai Moi ce ou le... "Je suis" biblique!

De Vivekânanda cet Indien grand érudit son magistral Jnâna-Yoga (jnâna: Connaissance)

Écrit par : Myriam Belakovsky | 23 juin 2015

"Mais les appartenances sont souvent marquées par des signes extérieurs."

Exemples: l'étoile jaune, le triangle rose, etc.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_marquage_nazi_des_prisonniers

Écrit par : Johann | 23 juin 2015

Oui, aussi, malheureusement. Mais la notion même d'appartenance me paraît faire partie de l'humain et de sa construction, ce dès l'enfance.

Écrit par : hommelibre | 23 juin 2015

Bonjour John,

Je vous apprécie beaucoup et je dois dire que je m'en étonne vu que je suis en complet désaccord avec votre approche antiféministe. Et sur d'autres sujets. Mais j'aime les gens à la pensée libre, créative, qui apprécient le débat et respectent l'adversaire. Je n'ai pas le cuir solide, seulement des valeurs, une connaisance du sujet, des craintes nées il y a longtemps (1979) et que tout ce qui s'est passé ces dernières années confirme - bien au-delà de ce que j'imaginais.
Les délires auxquels vous faites allusion m'ont d'abord déprimée, puis je me suis dit que leurs auteurs se ridiculisaient eux-mêmes.
Pour le foulard, je ne doute pas un instant que ces femmes, devenues souvent femmes-soldates de l'islam, le portent volontairement. Mais je trouve indécent de vouloir porter le symbole de 14 siècles d'asservissement encore en vigueur dans tant de pays et que les textes islamiques détaillent minutieusement. Ce qui m'étonne, c'est que nous soyons si peu à trouver cela indécent.
Dans leur combat pour la démocratie, de nombreux musulmans et musulmanes se battent contre ce symbole dans les pays islamiques. Mais curieusement pas chez nous. Car si je suis convaincue que la majorité des musulmans sont intégrés, souvent pas ou peu pratiquants, je leur reproche de laisser sans réaction les mosquées et leurs associations avancer leurs pions rétrogrades. Ceux qu'applaudissent Barbey, ses commentateurs, la gauche et tant d'autres! Vous donnez l'exemple de Ramadan, j'en ai donné de nombreux autres. Bon,je m'arrête,je pourais noircir des pages, pour ne pas dire des livres.

Écrit par : Mireille Vallette | 23 juin 2015

Patoucha,

La méthode du site est probablement de l'ordre du pénal. C'est un lynchage en règle. Manquerait plus qu'il s'appelle Dreyfuss... (Excès pour excès...). Ceux qui font cela sont des pourritures humaines (sans excès...).

Et ils ne passent pas mon commentaire, alors que d'autres postés après (heure de publication faisant référence) sont visibles. Et ils vilipendent la censure? Mais ils se foutent du monde ces gens là. C'est l'hôpital qui se fout de la charité. Les staliniens de droite ne valent pas mieux que ceux de gauche (excès pour excès...).

Je n'ai pas accès au dossier, qui devrait être secret, contrairement à d'autres qui servent de flingueurs, donc je ne sais pas ce qu'il a dit en justice. Mais les propos de la dame respirent à pleins poumons le copier-coller, le coaching et les mots préparés. Croyez-moi, j'en ai assez vu, je les repère de loin. Et quoi qu'il ait dit avec son avocat, si cela se vérifiait, il a peut-être choisi une solution moins coûteuse pour lui. A 24 ans il ne veut pas casser sa carrière naissante. Moi si j'avais fait profil bas je n'aurais peut-être pas vu ma vie s'écrouler. A mon âge c'est moins grave, et puis je me fais une nouvelle vie. Mais lui?

Pour le reste, il fait son chemin et son expérience. Comme tout le monde. Je lui accorde cette latitude même si je suis en désaccord avec ce qu'il écrit.

Écrit par : hommelibre | 23 juin 2015

Le lien que j'ai mis relate les faits. Il ne sont pas commentés comme celui du journaliste qu'a fait paraître le site des Observateurs.

Le signataire a mis cet encart pour répondre à ses détracteurs:

"On me reproche de mentionner le nom d’un journaliste qui ne se cache pas, bien au contraire, sur les réseaux sociaux. Les critiques les plus virulentes proviennent surtout des confrères, au nom de la présomption d’innocence qu’ils sont les premiers à violer. Les mêmes n’ont d’ailleurs semble-t-il pas lu l’article jusqu’au bout. Il repose sur les neuf points qu’un procureur a retenus contre G.B. Il rend compte de ces accusations et des explications du prévenu. Etonnante l’absence de réaction de ces mêmes détracteurs lorsqu’est annoncée la simple interpellation d’un individu, sitôt mis au pilori. Donc soyons hypocrites, comme ces journalistes effarouchés au moindre égratignement : floutons la photo et réduisons le nom du prévenu – de faits très graves soutenus avec ardeur par la plaignante – à ses initiales. Il ne mérite peut-être pas plus que ce dédain. CHU "

Il est trop tard pour étoffer mon commentaire.

Bonne nuit

Écrit par : Patoucha | 24 juin 2015

Oui, mais l'enfant grandit et peut à la longue nuancer le "J'ai acquis" (signification du nom Caïn) devenant Offrande, ce qui monte (évolue) sacrifice pour Abel (les deux Abel et Caïn cohabitant en nous). On dit "mon" homme, "ma" voiture... Peut-être présence, accompagnement, disponibilité mais sans attachement cette forme d'attachement qui peut tourner à l'obsessionnel sans oublier que l'Inde n'oppose pas la vie à la mort. Les naissances et les morts en ce cycle du samsara mais aussi cycle de transit... la "vie étant au-delà!" sans savoir s'il s'agit de celle, la "bonne vie" de la chanson, que les moines font!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 23 juin 2015

Mireille,

Les loyautés sont ce qu'elles sont. Il faut du temps pour voir et reconnaître que sa propre communauté fait fausse route, et encore plus pour l'exprimer, avec tout ce que cela suppose de risques d'exclusion.

L'EI, par sa radicalité et sa violence, propose des balises claires. Mais le risque est aussi grand de voir se révolter les musulmans contre cette abomination. Il y a des signes grandissants de refus, même si nous pouvons encore les trouver timides.

J'ai aussi mes loyautés. A notre culture de la liberté, mais aussi aux gens qui me sont proches. Parmi eux il y a aussi des musulmans, qui sont d'abord des humains avec lesquels j'ai un échange sincère et une parole libre. Je ne suis pas prêt à renoncer à ces loyautés.

Écrit par : hommelibre | 23 juin 2015

Myriam,

Les appartenances de l'enfance sont par la suite relativisées ou remplacées à l'âge adulte. C'est une évolution que je pense souhaitable. L'éducation doit permettre à l'enfant de vivre ses appartenances puis d'apprendre qu'elles ne sont pas absolues.

Je suis d'accord avec votre présentation de l'acquis à l'offrande. C'est à mon sens le chemin de maturation des humains. L'attachement ne me dérange pas trop. Est-il vraiment évitable, et est-il souhaitable de l'éviter? Je ne sais pas.Cela me semble faire partie des relations. Mais il peut aussi comme vous le dites devenir obsessionnel.

"Mon" homme, "ma" femme, je pense que personne n'imagine une véritable propriété sur l'autre (sauf cas limites). Ce pronom possessif indique justement une appartenance à un même territoire dans le couple, à une maison, à un patrimoine éventuel, à une volonté de reproduction avec une personne choisie, à une solidarité (en principe...) entre les partenaires.

Écrit par : hommelibre | 23 juin 2015

@hommelibre,
Je suis allée lire le texte des "observateurs" - c'est d'un niveau étonnant ! Des méthodes indignes, qui jettent le discrédit sur le site. Héberger quelque chose d'aussi peu professionnel me semble assez irresponsable.
Ne voudriez-vous pas publier votre commentaire ici ?

Écrit par : Calendula | 23 juin 2015

Les Observateurs informent contrairement aux médias qui désinforment. Et les Observateurs, comme les sites qui nous donnent les vrais infos sur l'actualité au Moyen-Orient, qui dérange fortement les propagandistes euro-islamistes BDS &C°, sont taxés d'extrême droite et j'en passe.

Écrit par : Patoucha | 24 juin 2015

hommelibre

L'appartenance pour l'enfance n'est pas forcément évidente, substitutions plus ou moins heureuses parentales telle la situation d'une fillette souffrant d'un malaise personnel comme sociétal douloureux jusqu'au jour où elle parvint à mettre les mots suivants sur cemalaise: "Je suis comme une étrange étrangère en terre étrangère!" Mais bien avant cette démarche la récitation du Notre Père lui apportait un soutien... complété pour d'autres, orphelins, par la récitation du Je vous salue Marie "ma petite maman du ciel" disait l'une d'elles qui par la suite devint un admirable précurseur social: Jeanne-Antide Thouret.

Les personnes extrêmement jalouses ne sont-elles pas tentées de voir en la personne aimée, par exemple, une propriété dont elles disposeraient à leur gré? que l'on pourrait leur voler absolument comme pour un objet... objet ou, selon, "jouet" en attenant le/la suivant/en parlant éventuellement de "fidélités successives"?! avec interdiction à l'autre de sortir de cage ou de prison... réciprocité zéro.

Le mot "jouir" (de) tiré d'un livre de K. Wojtyla, alors cardinal: Amour et responsabilité) mérite réflexion.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 23 juin 2015

John, je ne comprends pas du tout ce que vous voulez dire. Que l'écrasante majorité des musulans refusent l'EI me parait une évidence, mais les religieux, associations et pieux fidèles détestent reconnaitre que les assassins sont bien eux aussi des musulmans et que peut-être, dans les textes, il faudrait voir... Sans préférer l'éternel refrain que ce sont eux les victimes. Ce qui m'effraie et que je n'arrive pas à comprendre , c'est que ces atrocités, comme pour Merah, augmentent le nombre d eleur ssympathisants, parmi les jeunes en particulier. Il serait temps que lesdits religieux se sentent concernés et se penchent sur ce mystère. Et qu'on ne nous dise pas que c'est parce qu'ils se sentent discriminés, ce serait la première fois dans l'histoire que des discriminés iraient pour cette raison violer, torturer et assassiner.
Et je ne comprends pas pourquoi vous vous sentez tenu de défendre vos loyautés envers des musulmans, comme si je trouvais ça anormal. Il est vrai qu'avec mon combat, les musulmans qui me sont proches sont plutôt critiques. Les autres ont tendance à m'éviter. Quoique pas toujours. Et lorsque la discussion avec ceux qui sont en total désaccord avec moi peut rester sereine, j'adore. Et ce sera tout pour aujourd'hui...

Écrit par : Mireille Vallette | 23 juin 2015

Mireille,

La contamination des jeunes est en effet préoccupante. Les vases communicants fonctionnent. Je suis d'accord qu'un sentiment de discrimination ne justifie pas les crimes d'un Merah. La victimisation fait des ravages dans les esprits, malheureusement, et nombre d'européens y contribuent en se culpabilisant.

J'ai déjà dénoncé madame Taubira qui ne veut pas parler de traite esclavagiste arabo-musulmane pour ne pas traumatiser les jeunes musulmans. C'est un déni de réalité et une insulte à ces jeunes considérés comme incapables de faire les prises de conscience nécessaires. Cela c'est en partie l'héritage de la gauche (en France en particulier) depuis une quarantaine d'année, qui fait son fond de commerce de cette auto-flagellation (comme pour le féminisme).

Les bonnes intentions ne font pas forcément une bonne politique. Ils doivent apprendre qu'ils sont aussi descendants d'esclavagistes et d'un impérialisme. Il n'y a aucune discrimination à dire cela.

Tant que cela ne sera pas fait la contamination continuera. Et beaucoup y ont intérêt. Les religieux (pas tous). Ce discours me paraît nécessaire pour ôter la légitimité artificielle que certains tirent de cette victimisation. Je me range plutôt dans ce discours-là que dans une critique sans appel de la religion. Alors, oui, les écrits du livre... Mais aujourd'hui, quel chrétien reprendrait au premier degré les crimes de l'Ancien testament commis au nom de Dieu? Le contact avec la modernité occidentale pourrait à terme être aussi une contamination.

Sur la loyauté, j'en parle parce que tout changement de regard est un long processus, surtout si ce processus nous renvoie une image plus contrastée que ce que nous voudrions. Personne ne devrait être contraint à renoncer à ses loyautés s'il ne l'a pas décidé lui-même. Peut-être que parler en terme de loyauté est une piste à creuser.

Écrit par : hommelibre | 23 juin 2015

"Mais la notion même d'appartenance me paraît faire partie de l'humain et de sa construction, ce dès l'enfance."

Hélas. Comme s'il ne suffisait pas de se construire et d'appartenir au seul genre Homo sapiens plutôt qu'à l'une de ses déclinaison: Homo fanaticus, Homo religiosus, Homo predator, Homo destructor, etc.

Oui, question d'éducation...

Écrit par : Johann | 24 juin 2015

"C'est un lynchage en règle."

Virtuel. Seulement virtuel.


"Des méthodes indignes,"

Certes. La réponse du berger à la bergère. Les insultes proférées à l'encontre de Mme Vallette ne valent pas mieux: "C'est cette même rhétorique [celle de Mme Vallette donc] qui a poussé des êtres humains à mettre leurs frères dans des wagons pour des destinations sans retour." Et même pas besoin d'apposer un triangle vert, puisqu'ils se discriminent eux-mêmes par le voile ou la barbe...


"Je n'ai pas accès au dossier, qui devrait être secret,"

Du moment que le tribunal n'a pas siégé à huis-clos il n'y a plus grand chose de secret. Je suppose que vous avez lu le compte-rendu d'audience?

http://www.sept.info/club/la-face-cachee-dun-journaliste/

Où sont clairement évoqués des éléments factuels de harcèlement, voire de menaces. Quant à l'immaturité, c'est un secret de polichinelle. Ce n'est bien sûr pas condamnable en soi.

Ce qui pose problème, c'est l'omerta des collègues "journalistes" sur cette affaire.

Et comme je n'ai pas de sixième sens me permettant de savoir qui ment, j'attendrai la suite du procès pour en savoir plus. Sans préjugé.

Écrit par : Johann | 24 juin 2015

Encore sur l'appartenance.

Les Rose-Croix disent être "de ce monde mais pas de ce monde" où "tout est vanité"! Laquelle vanité à force de nous faire vivre en fonction de l'autre et de ce qu'il pense de nous conduit à la maladie mentale appelée banalisation qui signe la fin d'une civilisation (la nôtre entend-t-on dire étant bientôt parvenue à son terme).
Le Notre Père demande à Dieu (que l'on peut ressentir "instance suprême en nous" sans imposer ce point de vue) de nous délivrer du mal ce qui peut nous faire redire de nous délivrer d'un monde où tout est vanité sans pour autant nous démobiliser et de l'ensemble de ces commentaires ici présents ce qui rejoint un grave problème de notre temps est la sexualité des enfants de plus en plus jeunes commettant viols, "tournantes", fellations, sodomie à partir en moyenne de 9-11 ans certains encore plus jeunes... Quelles sont les "appartenances" de ces enfants sinon "sites" à droite comme à gauche... lesquels rendent toujours plus déconcentrés ces élèves... Gadgets insensés toujours pour avoir sinon plus au moins autant que le copain (qui, désormais, leur apprend ou leur aurait appris que "comparaison n'est pas raison"?!
Des juges pour mineurs ont demandé à des jeunes le pourquoi de leur prématurée vie sexuelle. Pour passer le temps, ont répondu certains. D'autres parce qu'en refusant les divers harcèlements ils n'auraient pas été intégrés dans leur groupe (ce qui confirme ce que dénonçaient les féministes suisses dans les années 70: obligation de rire, lancer comme un cri de rire hystérique sans en avoir la moindre envie à l'ouïe de certaines plaisanteries de porcherie ("witz")! de certains messieurs : "bien obligées de rire, que voulez-vous"! L'état de la planète ne devrait-il pas hors frontières de sexes, statuts sociaux économiques comme religions, ou sans, mobiliser l'ensemble des vivants pour enfin agir en une idée non de Marché mondial mais de Fraternité universelle?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 24 juin 2015

Erratum, des Rose-Croix: "Dans ce monde mais non de ce monde"!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 24 juin 2015

@ Johann:

d'éducation et aussi de nature à mon avis. L'être humain est fait de multiples aspects. Sapiens est composé de homo prédator, etc, et aussi de homo angelicus ou démocraticus. L'éducation devrait permettre de naviguer entre ces sous-identités en les intégrant et non en les laissant rivales entre elles (en nous-mêmes ou entre les humains). L'empathie que montrent naturellement beaucoup de petits enfants n'est pas contradictoire avec les détestations, rivalités, prises de pouvoir sur les jouets, etc. Les aspects coexistent. Nous devons apprendre à les trier et les modérer.

Le fonctionnement du cerveau humain permettrait-il d'intégrer une universalité avant d'avoir passé par la différenciation? J'en doute. La différenciation par l'appartenance favorise le développement d'une identité personnelle et locale au travers de groupes. On voit en pédagogie comment l'apprentissage suit une croissance par cercles successifs. Le passage par le "moi je" est indispensable pour découvrir l'altérité, le "toi" différent de moi. Les morales laïques ou religieuses sont des modes d'emploi de soi et des relations.

L'idée que nous puissions être seulement des Sapiens sans autre déclinaison ne me convainc pas, et encore moins dans l'enfance où les facettes sont potentielles. Elles émergeront un jour et à ce moment nous devrons trouver une organisation intérieure qui tempère les facettes négatives. C'est le rôle de la culture, complément indispensable à la nature.

Pour moi les appartenances permettent de délimiter des champs identitaires utiles pour une période de vie; de cela il découle que le rapprochement entre les humains n'est pas le fruit du hasard ou d'une souhaitée indifférenciation sans sous-groupe - qui est plus une vision spiritualiste que réaliste, mais qu'il est le fruit de besoins qui s'organisent en contrats. Le contrat me paraît un aboutissement plus sûr du rapprochement entre humains que la non-séparation initiale en sous-groupe, car ce contrat reconnaît les différences voire les oppositions, donc reconnaît chacun des partenaires, et ouvre la voie à la gestion mutuelle de ces différences ou oppositions.


Sur le lynchage:

- virtuel, mais pouvant être aussi destructeur et sur le long terme; je suis d'accord avec vous, les propos sur MV sont déplacés et gravement excessifs, mais enfin GB est resté dans les idées et dans des comparaisons très malheureuses, alors que les obs jouent dans un tout autre registre;

- l'article relatant des éléments d'audience: était-ce bien une audience publique? Le compte-rendu est un article, donc ce qui est dit est choisi. Il reconnaît avoir surréagi. Eh bien, dans une séparation brutale les sentiments peuvent être violents. Qui réagit très zen, genre "cool et merci" quand il ou elle est quitté ou quittée de manière imprévisible? La souffrance taraude. En tous cas la dame était très enjouée et libre de ses interventions sur FB. J'espère que la juge a lu cela, sans quoi ne prendre que les sms du moment de la séparation est biaisé. Et l'expertise psy n'apportera probablement rien de plus, comme souvent, en tous cas sur les actes supposés.

- moi si, j'ai souvent un sixième sens, et dans certains domaines j'ai pu le vérifier; mais cela ne suffirait pas, j'ai aussi besoin de confirmer rationnellement ou matériellement mes intuitions. Et il y a les nombreux échanges FB, au contenu contraire aux affirmations de la dame telles que mises dans le compte-rendu. Ensuite il y a les mots utilisés, la construction des phrases et l'effet que ces choix sémantiques doivent rendre, je connais bien cette littérature-là. Cela n'y manque pas, et l'auteur de l'article se régale en les citant : "Cette femme contrôlée comme au Moyen Âge vivait dans la «terreur», selon ses dires."

C'est à mourir de rire quand on sait ce qu'elle écrivait à l'époque.

Et puis, il y en a plein de ces histoires. Petit exemple parmi beaucoup d'autres:

www.dailymail.co.uk/news/article-2358759/Leanne-Black-finally-jailed-FIVE-false-rape-allegations-ex-boyfriends-years.html

Écrit par : hommelibre | 24 juin 2015

Myriam j'y reviendrai ce soir.

Écrit par : hommelibre | 24 juin 2015

@hommelibre, d'accus moi aussi pressée branlement de combat: j'attends l'un de mes fils...!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 24 juin 2015

Non seulement la religion n'est pas intouchable mais elle n'a pas et ne doit jamais, ce qu'elle fut, hélas! à être intouchable sans quoi, du fanatisme, pléthore de ses graines empoisonnées.

En même temps pourquoi se priver du soutien des textes bibliques selon les situations?

Les noms de Jésus et de Marie figurant dans le coran (...) à propos des signes vestimentaires et voiles:

dans les évangiles les disciples demandent à Jésus comment il faut qu'ils s'habillent. Jésus leur parle du lis des champs lequel est une simple fleur des champs. Il invite donc ses amis à s'habiller simplement en fait "comme tout le monde"! donc sans signes distinctifs (pensée qu'il prolonge en disant que ceux qui jeûnent ne doivent pas l'afficher donc sont invités à se parfumer et qu'aussi la main gauche de celui qui fait la charité est priée d'ignorer ce que fait la main droite, celle qui donne ou aide...

La religion n'a rien à voir avec la notion de race, certes, mais elle peut être moyen d'établissement, de stabilité tout en protégeant son identité.

Il faut admettre qu'autrefois pratiquant (en temps où l'on voyageait nettement moins qu'aujourd'hui) en arrivant "à l'étranger", en s'établissant quelque part, catholiques, par exemple, nous demandions où se trouvait l'église la plus proche. En y entrant nous reconnaissions un peu comme quelque chose de "chez nous" ce que la messe dite ou chantée en latin confirmait. On peut comprendre l'importance des mosquées pour nos nouveaux venus musulmans mais il serait souhaitable que pratiquant, donc croyants, ils s'ouvrent le cœur et l'esprit, l'horizon en fréquentant parfois nos églises ou temples.

Horreur! s'ils devaient par l'imam ne pas en avoir le droit ou la permission.

Islam signifie soumission mais en réalité "liberté" est ce à quoi nous aspirons tous.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 24 juin 2015

Je vous ai posté une réponse hommelibre, mais "la" machine me signale une erreur...je ferai une nouvelle tentative plus tard :-)

Écrit par : absolom | 24 juin 2015

D'accord...

Méa culpa alors. J'avoue que j'étais tout de même étonné...mais je n'aurais pas dû commérer :-(

Écrit par : absolom | 24 juin 2015

Myriam,

Je partage vos réflexions sur les textes bibliques. On peut les lire sans forcément appartenir à une religion. Ils sont un recueil de situations archétypales qui permettent en miroir d'analyser son propre comportement. Il est intéressant de constater que la pensée de l'époque était déjà lucide sur l'humain. Les situations ne sont guère différentes de ce que l'on voit aujourd'hui. Les réponses apportées concernent l'individu face à lui-même.

Je suis en affinité avec cette démarche, plus qu'avec une idéologie politique qui déborderait de la simple gestion de la cité et qui tendrait à déterminer ce qu'est le bonheur des gens.

L'exemple que vous donner sur l'habillement, ou sur la discrétion de ses propres pratiques comme le jeûne, est singulièrement parlante dans une époque marquée par le règne de l'apparence. Pas de signe, pas d'exhibition pour se montrer si bien. Celui qui fait le bien n'a pas à s'en vanter. Or le charity business est une pub pour qui le pratique.

On est loin de la simplicité et de l'authenticité du coeur.


Dans cet esprit la religion n'est plus une appartenance de groupe mais une pratique intime dont les résultats passeront aussi dans la société. Que les gens qui pratiquent les mêmes aspirations et rites se retrouvent pour se conforter me paraît normal.

Il faut peut-être nuancer ou développer davantage cette notion d'appartenance, avec ses côtés utiles à la construction intérieure, à la différenciation sans laquelle il n'y a pas de conscience individuelle donc pas vraiment de responsabilité ni même la liberté de n'appartrenir à personne. L'appartenance en elle-même ne me dérange pas. Nous vivons foule d'appartenances temporaires, comme dans un groupe d'amis ou dans une classe d'école, une équipe sportive. Pour moi cela fait partie d'identités partielles qui composent notre puzzle. A chacun de trouver l'équilibre et le bon usage de ces identités partielles ou temporaires. C'est aussi à cela que servent les textes de sagesse, la philosophie, les règles comprises de la vie en société.


A propos de la jalousie, il y a des personnes qui ne voient en l'autre que l'objet de leur propre désir, sans laisser la place à la réalité de l'autre. Mais il y a aussi la douleur de la trahison, de l'effondrement d'un projet.

Écrit par : hommelibre | 24 juin 2015

@absolom

"mais "la" machine me signale une erreur..."

C'est le nouveau sport d'été de la TdG. J'y ai eu droit une bonne huitaine de fois depuis quelques jours :) Vous ai-je rassuré l'"histoire d'amour"? LOL

Écrit par : Patoucha | 24 juin 2015

hommelibre,


Vous écrivez exactement ce qu'il convient: "On est loin de la simplicité et de l'authenticité du cœur."!

Il y a un negro spiritual qui dit (it's a long time) qu'il est loin le chemin du retour... ce qui évoque la parabole de l'enfant prodigue qui par un beau jour après avoir ramassé ce qui lui revenait de son héritage est parti loin de la maison du père pour finalement se retrouver dans une soue ce qui dit parfaitement notre situation ainsi que l'état cloaque de notre planète.

Il faut croire en cette parabole et souhaiter ardemment qu'elle devienne réalité de et pour notre temps.

Une personne pratiquement boulimique était stagiaire dans une maison pour grands déficients mentaux. Un étage de cette maison était réservé aux plus atteints dont l'un était réduit plus ou moins à l'état d'un tube digestif. La personne refusa d'aller rendre visite à cet être. Passant plus tard par l'une de ces crises qui provoquent les remises en question elle sortit sa tête du frigo après une sorte d'immense hoquet...

Elle venait de réaliser que l'être jadis refusé de rencontrer réduit quasiment à l'état d'un tube digestif à elle, boulimique, lui renvoyait comme en un miroir sa propre image.

Or, en Inde, Jésus non compris en tant que divinité, est présenté comme un miroir qui renvoie l'homme à lui-même.
Miroir appelé mahatma, c'est-à-dire grande âme.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 25 juin 2015

Hello Patoucha, merci du "tuyau" et oui, tout va pour le mieux avec notre "vieille histoire d'amour" :-)))

J'avoue parfois ne pas trouver les mots justes pour tel ou tel commentaire, ce qui peut me présenter comme prétentieux ou conquérant, mais ce n'est jamais mon intention :-)

Écrit par : absolom | 25 juin 2015

Quel étonnement pour moi de constater que nos contemporains non-musulmans vénèrent l'islam d'une manière inconditionnelle, au point de vouloir faire taire toute tentative d'en dénoncer les graves dérives.

D'où leur vient cette adoration pour une religion étrangère?

Écrit par : Daniel | 27 septembre 2015

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